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« Je ne sais pas pourquoi les hommes détruisent tout ce qu’ils veulent s’approprier » Ezkel #2


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« Je ne sais pas pourquoi les hommes détruisent tout ce qu’ils veulent s’approprier » Ezkel #2, le Mar 22 Mai - 2:49

Faut que je prenne l’air. Que j’m’aère le cerveau histoire que je foute un peu du tri dans mes pensées. Je choppe mon skate et je descends dans la rue. Je roule, peinard. J’évite les passants mais ça ne m’empêche toujours pas de penser à Elle, Esvir. Elle m’avait fait flipper alors qu’je pensais avoir été clair : je voulais juste ken, pas être le mec de sa vie. J’me suis donc barré, m’suis dit que ça lui f’rait moins d’peine que si j’m’etais cassé après l’coït. J’suis pas un connard avec les gens qu’j’apprecie et elle avait su faire la différence par rapport aux autres meufs. Tellement que je pensais à elle sans arrêt. Le soir, j’voyais « poupée » sur mon écran et l’champs vide pour lui envoyer un message. J’voulais juste savoir comment elle allait mais chaque fois, j’coupais l’téléphone avant d’faire une connerie. Mary-Sue est revenue, sa crise passée j’l’au sauté mais même là, j’pensais à elle, elle m’obsédait grave.

J’vais au skate park faire des figures, histoire de voir autre chose que mon écran et m’concentrer ailleurs que sur mes codes cryptés. En semaine, le matin, y’a jamais personne. Ouaip. C’est l’matin. J’dors plus la nuit, ça m’soule. Du coup j’ai des cernes bleutées comme la couleur du ciel de fin d’journée et les traits tirés. J’suis grave à fleur de peau aussi, plus que d’habitude. Après deux petites heures à m’éclater seul sur les derniers sons d’Eminem et de Snoop, j’me décide d’aller acheter un truc à grailler. Genre une barre de chocolat, un truc bien sain quoi. Mon pied pousse le bitume et mon corps avance sur les roulettes du skate. J’passe dans quelques ruelles histoire d’éviter les gens puis j’entends un cri et mon coeur sursaute, c’est elle, j’en suis certain. J’m’engouffre dans la rue et j’la vois en train de tenir fermement son sac et un mec qui veut la cogner  pour obtenir son butin. Oh le fils de pute. J’récupère mon skate en l’faisant sauter et je cours vers lui. C’est un homme mort : « hé! Battard ! » le mec se r’tourne et instantanément j’lui balance ma planche d’un coup sec dans la gueule. Y’a un sale bruit qui suit, j’dois lui avoir pete la mâchoire, il s’écroule par terre. Je lève les yeux vers elle : « Ça va ? » que dire d’autre ?
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Re: « Je ne sais pas pourquoi les hommes détruisent tout ce qu’ils veulent s’approprier » Ezkel #2, le Mar 22 Mai - 3:34

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Depuis quelques jours, il fallait croire que le sommeil et moi, nous n'étions plus très bons amis et encore moins amants. J'étais fatiguée, crevée, lassée. J'en avais marre de tout et l'énervement se faisait sentir très rapidement lorsque quelque chose m'agaçait. Malheureusement, tout semblait m'agacer. J'étais dans un état lamentable, à cause d'un petit connard qui n'avait pas su porter ses couilles au bon moment et de la conne que j'étais, qui n'avait pas su tenir sa langue au bon moment non plus. Je soupirais dès que je me réveillais de mon semblant de nuit. J'avais envie de tuer tout le monde mais d'un autre côté, j'en avais pas la force. Il me manquait de ma superbe, de ma splendeur à avoir envie de tout déchirer. La motivation concernant le café m'était passée au dessus, je me retrouvais lascive, et fatiguée à longueur de journée. Un rien m'énervait. Mon cerveau n'arrêtait jamais de tourner, mon écran de téléphone était toujours allumé. A chaque petite vibration, je m'étonnais à encore espérer un message de sa part, mais ce n'était jamais lui. Toujours une foutue notification des réseaux sociaux. J'en avais rien à foutre de ces réseaux à la con. Je voulais le retrouver, lui. Leevi se retrouvait à souvent fermer le café. Je voulais voir personne, je voulais parler à personne et surtout, que personne ne me fasse chier. Une humeur de chien. Je m'enroulais dans des plaids alors qu'il faisait 30°c dehors, je mettais d'énormes pulls, et surtout, j'avais eu le temps d'acheté des millions de boites de mouchoirs qui terminaient toutes en boule parce que j'avais eu l'idée merveilleuse de me faire une catharsis home made en regardant un film d'amour, du genre Dirty Dancing, Ghost ou Coup de foudre à Nothing Hill. Je me trouvais conne, j'aimais pas espérer mais c'était comme ça. Fallait laisser du temps au temps, et j'y arrivais pas. Je trouvais dingue qu'un mec puisse autant me marquer. Le dernier qui l'avait fait, l'avait pas fait que mentalement. Je portais encore certaines cicatrices d'un coup qui était parti trop vite, et de milles excuses qui venaient jamais au bon moment.

Ce matin, je m'étais levée tôt. Je m'étais dit qu'aujourd'hui était une nouvelle journée, et que ça me ressemblait pas de me laisser faire comme je le faisais. Fallait que je me reprenne, pour tout. J'avais commencé en m'habillant directement après une bonne et longue douche. J'avais pris dans mon armoire les fringues qui m'inspiraient le plus, à savoir une combi-short en flanelle orangée. Je l'aimais bien cette combi mais je la mettais pas souvent. J'étais descendue en ville pour acheter des fruits, et des légumes, ce que j'aimais en règle générale. J'avais souris en voyant le récipient que j'avais acheté la dernière fois, celui avec du glyphosate dedans. J'étais passée devant, j'en avais pas repris, j'allais pas me faire engueuler une deuxième fois, mais qui sait, ça l'aurait peut-être fait revenir. Mon cerveau partait en cacahuète. Un coup d'un soir, pas l'homme de ta vie. Je me le répétais sans cesse. Ca marchait jamais. Il m'avait marquée, j'y pouvais rien et lui non plus.

Dans mes pensées, j'avançais dans les petites ruelles, j'espérais rejoindre le café mais mon sens de l'orientation était légendaire et je me perdais encore une fois. J'avançais, regardant autour de moi, pas assez visiblement parce que je me retrouvais rapidement avec un mec derrière moi, en train d'essayer de me prendre ma thune durement gagnée. Je fronce les sourcils, avant d'hurler. Fallait que j'alerte quelqu'un, fallait que j'essaye au moins. Le mec n'arrêtait pas. J'avais beau le frapper de toutes mes forces, visant ses attributs masculins à chaque fois, ça ne l'arrêtait pas. J'avais mes clés dans ma main, avec un petit couteau en porte clé. J'attendais le bon moment pour lui planter dans la cuisse ou ailleurs. Je me débattais, tant bien que mal. Mais, au bout de quelques secondes, un bruit parvient, ou plutôt quelqu'un qui gueule. Les frissons ne trompent pas, il était là le sale môme. J'souris en coin. Je relâche la prise de mon sac un instant avant de la reprendre encore plus fort. Je pousse le mec sur lui, et je le vois lui asséner un coup de skate en travers de la mâchoire. Je souris faiblement en regardant le mec au sol. "Enculé." C'est le seul mot qui me vient à l'esprit pour décrire cette ordure. Le sale môme est là, il me regarde. Je baisse les yeux. "Ca pourrait aller mieux mais merci." Mon épaule est rouge, comme brûlée par les lanières du sac que le voleur tentait d'attraper. Je passe ma main dessus en essayant de regarder. J'ai l'impression que ça a brûlé entre le cuir et la tension, je sais que ça ne va pas tarder à se mettre à saigner. Je grimace. "T'as un truc à mettre dessus ?" en te montrant mon épaule rouge et qui commence à saigner.

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Re: « Je ne sais pas pourquoi les hommes détruisent tout ce qu’ils veulent s’approprier » Ezkel #2, le Mer 23 Mai - 11:10

Le coup est violent et je n’hésite pas une seconde à le frapper au visage avec ma planche de skate. Le coup part rapidement et je lui envoie toute ma frustration et ma haine dans la gueule. Ma frustration de n’pas avoir couché avec elle, ma frustration de n’plus dormir et ma frustration de l’avoir vu emmerder la meuf que je veux sauter. Ça me défoule et l’voir au sol me procure un fucking sentiment d’puissance. Elle me fait sourie à l’traiter d’enculer, de rien Poupée, dis pas merci surtout. J’m’accroupis près du mec qui est sonné au sol et j’fouille dans ses poches tout en d’mandant à la blonde si ça va. Ca peut aller mieux qu’elle dit, j’men formalise pas, elle a dû s’chier d’ssus. Dans les poches du type, j’trouve ses papiers et j’me permets d’ouvrir son portefeuille. Elle va m’voir comme un enculé la meuf, mais j’m’en balance. Y’a quelques billets que j’glisse dans ma poche. Il m’semble qu’elle m’dit merci. Okay. Je choppe sa carte d’identité et je note le prénom du gars dans ma brique qui me sert de téléphone. Les touches s’enfoncent et font des p’tits bruits, c’est vintage, j’trouve ça cool. J’verrais bien d’qu’il il s’agit c’soir sur mon PC, j’le retrouvais c’gamin. Là, j’le laisse s’remettre de ses émotions.

La blonde me parle et j’lève les yeux vers elle. J’fouille dans mes poches, doit y’avoir un paquet d’mouchoir qui traine quelque part dans mon jeans. Je mets enfin la main d’ssus et j’lui tends « Tiens. » Sa peau est toute rouge, toute abimée. Elle va s’en r’m’ettre. Je me relève et j’fourre mes mains dans les poches, j’sais pas quoi lui dire à part que j’ai envie d’la bouffer toute crue dans son ensemble orange. Elle avait l’air crevée. Ptete que si j’passais à l’acte, elle n’occuperait plus mes pensées ? Sais pas, j’fais pas d’psychologie. Pour m’occuper, j’m’en roule une. « T’en veux une ? » qu’je d’mande. Y’a un malaise, on sait pas quoi s’dire, quoi faire : « Bon… » j’me balance d’avant en arrière avant d’poser un pied sur ma planche. « j’vais y aller hein, fin… » En fait j’ai pas envie d’partir, j’ai pas envie d’la laisser là. « T’veux qu’j’te raccompagne ? »
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Re: « Je ne sais pas pourquoi les hommes détruisent tout ce qu’ils veulent s’approprier » Ezkel #2, le Mer 23 Mai - 11:38

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Je regarde mon épaule, ça me lance et ça me tiraille en même temps. Je déteste me faire mal, ce qui m'énerve, d'autant plus que ce connard m'a fait peur. Le petit con se transforme en sauveur, j'esquisse un sourire quand il dégaine sa brique de sa poche. "Les smartphones, ça te dit rien? T'as encore Tetris dedans ?" Je souris en coin, même en ayant mal, je m'amuse toujours autant avec lui, c'est rassurant. J'ai une boule dans le ventre quand je le regarde, ça me fait mal et c'est pas cool. Et si on recommençait ? Si on rejouait un peu en se sautant dessus après ? Peut-être que ça marcherait mieux que ma catharsis home made à la con? J'en savais rien, tout ce que je savais pour l'instant c'est que j'avais eu peur et que j'avais mal. Je soupire, je sais qu'il a pris la thune que le mec avait dans son portefeuille, il agit comme un gars qui s'y connait en passage a tabac.

Je soupire en regardant mon fameux sauveur, et je prends le mouchoir qu'il me tend. Je tapote sur mon épaule, doucement pour pas faire accrocher le papier à la plaie. J'hausse un sourcil quand le mec bouge un peu. J'ai juste envie de reprendre la planche du sale môme pour lui éclater la gueule, encore une fois. Le brun me regarde en roulant une clope, je penche mon regard sur lui. Bordel, j'ai jamais vu autant de cernes sur un visage. Il m'en propose une, je souris. "Avec plaisir, 'fin, si ça te dérange pas. Merci encore, ein. Je sais pas comment j'aurais pu m'en sortir si tu lui avais pas éclaté la mâchoire." Le silence est pesant, c'est horrible. Je regarde ailleurs et quand il me dit qu'il va partir, je me force pour pas éclater dans une sorte de colère-tristesse améliorée. Il se rattrape un peu en me demandant si je veux qu'il me raccompagne. J'ai pas envie de rentrer nulle part, je veux juste qu'on reste ensemble, qu'on parle un coup, qu'on se libère de ces pulsions et de tous ces non-dits. "T'habites loin?" Je tapote encore mon épaule en le regardant, mon sac de courses est par terre, j'y jette un œil en me rendant compte que mes pommes sont juste en bouillie, je lève le regard vers lui. "T'aimes la compote?" Je ris un peu avant de planter mon regard dans le sien, bordel, ce que ces yeux noisettes ont pu me manquer.

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Re: « Je ne sais pas pourquoi les hommes détruisent tout ce qu’ils veulent s’approprier » Ezkel #2, le Mer 23 Mai - 12:05

Elle s’fout d’ma gueule l’autre là. Elle m’balance une vanne sur mon téléphone, c’quoi son problème ? Ouais, j’suis sur la défensive. J’pas envie qu’elle me ressorte un laïus comme l’autre soir, j’préfère être détestable que d’revivre ça. Elle m’avait sorti des mots auxquels j’m’attendais pas, du genre que j’étais p’tete le mec de ses nuits où j’sais plus quoi. Les meufs comme ça, ça m’fait grave flipper, j’préfère prendre mes distances. « C’est Snake en fait. ». Elle sourit, moi mon visage ne transmet aucune émotion. J’pas envie d’replonger dans notre jeu même si j’avais bien kiffé l’game. Elle avait changé les règles, j’me permets aussi d’la laisser jouer seule à ça. J’pourrais être un connard, la prendre et m’barrer une fois la chose faite. Mais j’préfère pas, ça risquerait d’compliquer les choses, surtout qu’elle à mon numéro la Go, elle va me harceler et tout. Rien qu’dis penser ça m’fous des frissons horribles. Pas l’genre que t’as quand tu kiffes la vibes, non plutôt l’genre qui t’arrivent quand t’es seul chez toi, qu’tu mattes un film chelou et que t’entends des bruits pas nets. « Les smartphones, c’est l’fléau d’notre époque » j’ajoute rien d’autre.

L’autre au sol remue un peu, il va revenir à ses esprits dans pas trop longtemps. J’m’en fiche, il s’ra pas capable de faire grand-chose et ptete que même il va s’évanouir d’douleur. Je roule une clope, j’lui demande si elle en veut une. Elle dit oui. Okay. J’fous du tabac dans la feuille, j’plisse tout ça et humidifie le papier fin avec ma langue avant d’lui tendre. J’m’en fais une pour moi, j’mets pas d’cales dans mes clopes, j’aime que mes lèvres goûtent l’amertume du tabac. Je lève un œil vers elle, elle est reconnaissante. Putain. Elle va m’prendre pour son héros et va pas m’lâcher la grappe. « Ouaip, t’s’rais ptete morte » J’lâche pas ça sur l’ton d’la rigolade, j’lâche ça comme ça d’façon neutre. J’prends d’la distance, j’vous jure, elle est aussi canon qu’elle m’fait flipper. Les meufs qui s’accrochent, j’les évites comme la peste. J’lui dis qu’je pars, puis au final, j’reste. J’suis tiraillé entre l’idée passer du temps avec elle et d’prendre mes jambes à mon cou. Du coup, j’trouve l’juste milieu et j’propose de la raccompagner. Sauf qu’elle me demande si j’habite loin. What the fuck ? Nope, j’la ramènerais pas chez moi. J’casse son utopie direct « J’te raccompagne, j’te ramène pas chez moi. C’pas pareil. » Mon r’gard est surement dur et transperçant. J’tire sur ma clope et j’souffle la fumée bruyamment. Elle est encore avec ses sacs de courses. Ca m’fait m’fait marrer. Elle doit sentir que j’me détends et elle me d’mande si j’veux d’la compote. J’plisse les yeux. D’la compote ? Elle rit. Ce rire, putain. Je déglutis et je secoue la tête « J’ai une gueule à bouffer d’la compote ? » J’fais avancer ma planche d’avant en arrière. « Allais, j’pas qu’ça à faire »
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Re: « Je ne sais pas pourquoi les hommes détruisent tout ce qu’ils veulent s’approprier » Ezkel #2, le Mer 23 Mai - 12:43

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Je comprends qu'il a décidé d'arrêter le jeu, le ton qu'il prend, le visage endurcit, les regards qu'il me lance. C'est pas tendre, c'est pas comme une semaine auparavant. J'hausse un sourcil en le voyant se braquer. Bordel, ce qu'il m'énerve. Je sais que j'arriverais à rien avec lui dans mes pattes, je sais aussi que j'ai envie de rester avec lui, de l'emmerder jusqu'à ce que ça pète, qu'on se gueule dessus comme des gorets pour mieux se retrouver ensuite. Il me fait son petit discours sur les téléphones, après le glyphosate, c'est les smartphones. Je souris en coin, je le laisse faire. Sa conclusion me laisse pensante, il a pas tord mais c'est tellement pratique. Je ne dis rien, je le laisse.

J'attends ma clope. Il me la tend et m'annonce gentiment que j'aurais littéralement pu crever si il avait pas été là. Je soupire en levant les yeux au ciel. Bordel, il est pas possible. Je sens que je m'énerve. Et je m'énerve de plus en plus quand il m'dit "non" pour qu'on aille chez lui. J'ai envie de lui coller ma main en travers du visage, de lui remettre les idées en places. Je dis rien, je tente juste de me calmer. J'essaye de calmer le jeu avec le coup de la compote mais, ça ne marche pas. Il reprend son skate. Je passe mes doigts sur mes tempes, il se prépare à partir, je le vois bien. "En fait, dès qu'il y a un truc qui te dérange, tu te casses ? T'as pas assez de couilles pour me dire ce que tu penses par rapport à quoi que ce soit. Par contre, quand c'est pour faire ton beau et me ressortir les trucs que t'as lu ou que tu sais, y a pas de problèmes parce que tu sais que t'as raison. Mais au final, t'es juste un putain de froussard. T'as peur. T'as peur de tout. T'as même peur de me donner ton prénom. Je suis pratiquement sûre que tes cernes, c'est à cause de moi et de ce que je t'ai dis l'autre soir. Ca t'as tellement marqué et tellement fait flipper que t'es pas capable d'en dormir la nuit." Je m'arrête pour tirer une latte, je la recrache par le nez. Je suis calme, et tranquille, je lui déballe ce que j'ai à lui dire. "T'as tellement peur de t'attacher qu'au final, t'oses même plus avoir envie de me baiser. Du coup, dès que ça va pas dans ton sens, tu te casses. T'as vraiment cru que j'étais en sucre ? Sérieusement ? T'as cru que c'était toi et ta petite queue qui allaient me rendre folle à en tomber d'amour pour toi?" Je l'apprécie, beaucoup, c'est clair et net. Il est différent. Dans un sens, il me fait vivre ce que j'aurais pu vivre avec Cole s'il n'avait pas commencer à me taper dessus, encore et encore. Le mec au sol bouge et un peu et je lui écrase le visage avec ma basket. "Toi, tu fermes ta gueule et tu laisses parler la dame." Je me retourne vers le sale môme qui m'regarde. "T'imagines même pas ce que j'ai vécu avant toi. Je vais pas me jeter dans les bras du premier venu, et sûrement pas les tiens vu comment tu portes tes couilles." Je termine ma roulée, et je la jette sur le mec au sol. Je soupire en reprenant mes sacs, je pars ou je reste ? Bonne question. J'attends de voir.

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Re: « Je ne sais pas pourquoi les hommes détruisent tout ce qu’ils veulent s’approprier » Ezkel #2, le Mer 23 Mai - 14:17

Elle ferme sa gueule après qu’lui ai parlé des smartphones. J’pourrais en parler en long et en large mais c’pas l’moment. On a juste qu’à partir, ferme nos gueules sur le chemin pour la retaper chez elle et s’casser. R’tourner à nos vies avant qu’on s’rencontre. J’suis clair avec elle : j’la ramènerais pas chez moi. Ça a pas l’air de lui plaire mais j’changerais pas d’avis pour ses beaux yeux. Puis cette histoire de compote, j’pige pas. Elle tente de faire des efforts pour dérider l’atmosphère ou quoi ? Elle est conne, l’pot d’compote j’ai envie d’lui balancer dans la figure. Sauf d’après quelques secondes, c’est le skate que j’ai envie d’lui balancer sur la gueule. Mais putain ? Elle me fait une psychanalyse à deux francs cinquante. Elle croit m’connaître, me balance des trucs qui me font lever les yeux au ciel. Elle ramène tout à elle, c’est une putain d’égoïste en réalité.

« Ça va t’as terminé ton cinéma d’enfant pourrie gâtée ? » J’fous les mains dans les poches, toujours la clope dans l’bec. Je mousse, j’vous jure j’ai envie d’la secouer. Mes mains ne restent pas à leur place et je m’approche dangereusement d’elle et je pointe mon doigt sur sa poitrine. Mes yeux bruns se sont transformés en yeux noirs, noirs de haine. « Tu veux qu’j’te dise ? T’es qu’une petite conne qui croit tout savoir. Tu m’connais pas cocotte alors tes suppositions à deux balles, tu les garde pour toi, elles n’intéressent personne. » J’avance, elle recule. « Tu veux des réponses ? Mais des réponses à quoi putain ? Tu m’chauffe, on s’chauffe puis tu m’sors des conneries d’attachement. J’te l’ai dit, j’suis pas ton prince charmant, Okay ? Tu aurais préféré que j’te défonce la chatte puis qu’j’me barre sans rien dire ? Okay, fallait l’dire ! » J’enchaîne, elle m’a mis hors de moi la conne. « Tu dis qu’j’ai peur mais en réalité, c’toi qui angoisse à l’idée d’pas avoir c’que tu veux. T’étais persuadée qu’c’était gagné en m’agitant ton p’tit cul sous l’nez qu’ça a brisé ton égo d’gamine de riche. » Repenser à son cul et à la pointe de ses seins me fait péter un câble et je shoote dans la poubelle en allumium à ma gauche, j’reporte immédiatement mon attention sur elle, j’en ai pas terminé : « J’ai plus envie d’te baisser parce que j’ai pas envie que Tu t’attaches, excuse-moi d’penser à autre chose que ma gueule ! Putain, mais t’es trop conne, meuf. Tu comprends c’que tu veux comprendre et en plus tu me prends la tête mais pire que ma meuf ! T’es pénible, chiante ! Putain, T’es pas l’centre du monde okay ? » J’inspire un bon coup lorsqu’elle me parle de son passé « Mais j’en ai rien à foutre, tu veux qu’j’sois l’gars qui t’fasse oublier ton crevard d’ex, c’est ça ? Laisse tomber, j’veux pas de tes emmerdes ! » J’ai avancé tout le long de mon engeuller, elle est contre l’mur et m’regarde « Arrête de m’fixer comme ça, tu m’casse les couilles ! Tu veux quoi hein ? tu veux quoi ?! » L’mec au sol commence à gémir et demande de l’aide « OH TOI TAGEULE » Je shoote dans son ventre, il étouffe un son. Tout l’monde a décidé de me casser les couilles ou quoi ? Mes poings sont serrés, j’sais même pas où est passé ma clope, j’ai dû la perdre pendant qu’m’énervais.
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Re: « Je ne sais pas pourquoi les hommes détruisent tout ce qu’ils veulent s’approprier » Ezkel #2, le Mer 23 Mai - 14:47

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Tu m'fais dérailler en gueulant. J'étais calme, maintenant c'est plus le cas. Je soupire en t'écoutant, je t'écoute, je suis sage, profites en. Ca ne va pas durer. Je te vois venir près de moi, j'hausse un sourcil avant de les froncer. Je t'attrape au col pour te pousser contre le mur d'en face. Je te pousse, fort mais pas assez pour ta posture stoïque.

Je soupire, je sens que ça va partir. Je tente de me calmer un instant avant de dérailler. Totalement. Sourcils froncés, je viens vers toi. Une furie. "Ca y est ? T'as terminé de me prendre pour une gosse de riche ? T'as vu quoi de ma vie, ein ? Ma baraque ? Mon café? Wow, ça y est tu me connais par cœur ? " Je ris, d'un rire glaçant. "Tu te prends pour qui à me parler comme ça ? Tu t'es pris pour le roi du monde, sérieusement ?" Je te regarde, je plante mes yeux dans les tiens. "J'aurais préféré que tu me baises et que tu te casses, je me serais pas pris la tête comme j'ai pu le faire les derniers jours en me demandant si t'allais revenir. " Je marque une pause avant de repartir de plus belle. Je viens près de toi, trop près de toi. Je sens ton parfum. "Ce que t'as pas l'air de comprendre, c'est que je suis pas la seule à être attachée dans l'histoire. Si tu l'étais pas un minimum, tu serais pas là et tu t'énerverais pas comme un connard, ok ?" Je me stoppe, je te regarde, je pointe tes yeux de mon doigt puis les miens. "T'as vu les cernes que t'as ? T'as vu la tronche que j'ai ? Ose me dire qu'il y a pas eu un déclic, ose me le dire." Je me reprends, je me mords la lèvre. Je tente de me calmer mais ça marchera pas, je le sais. J'sens l'adrénaline dans mes veines, je sens cette vivacité que j'aime pas. La boule au ventre, celle de l'énervement. "Tu m'parles de mon cul mais en attendant, tu disais rien quand tu l'avais sous le nez ! Et jusqu'à preuve du contraire, j'en fais ce que je veux de mon cul, putain." Manquait plus que tu me parles de ta meuf. "PARCE QUE T'AS UNE NANA EN PRIME ? Mais c'est dans une boite de céréale que t'as trouvé le respect ?! Je suis pas le centre du monde, clairement mais tu l'es pas non plus, gros con." Je sors une clope de ma poche. J'ai envie de te mettre ma main dans le visage quand tu me parles de mon ex. T'imagines pas ce que j'ai enduré avec, et tu le sauras jamais parce que t'es trop occupé à déblatérer des conneries plus grosses que toi. Je te fixe, et ça te rend dingue. Je le sais. Je rigole un instant. " Pourquoi je te casse les couilles ? Il te fait peur mon regard ?!" Le mec bouge au sol et je te vois lui mettre un coup de pied dans le ventre, je grimace. Je me calme petit à petit, en te regardant. Tes yeux sont noirs, les miens sont rouges, la seule couleur qu'on a en commun c'est le bleu qu'on a sous les yeux. "Je veux que tu te calmes et moi aussi. J'en peux plus, j'ai pas la force de m'énerver comme on est en train de le faire." Je nous regarde et je regarde comment on était la semaine dernière, je soupire. Je te tends une clope et ton briquet en les sortant de ma poche. "T'as écrasé la tienne en t'énervant."

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Re: « Je ne sais pas pourquoi les hommes détruisent tout ce qu’ils veulent s’approprier » Ezkel #2, le Mer 23 Mai - 15:12

J’gueule comme un goret, l’autre elle sourcille à peine et ça à l’don d’me rendre encore plus dingue. Sauf que j’sais pas à partir de quand, elle commence à péter un cable elle aussi. Cca ‘mafit jubiler, ça m’rends dingue de la voir s’énerver. On dirait un couple sauf qu’on est tous sauf ça. Je mense pas, je suis pas amoureux de cette meuf, j’vous jure. Elle m’attire, j’veux son corps, la baiser comme jamais et puis disparaître. Je veux juste ça putain ! Elle est pige pas ça. Elle m’attrape par le col, j’souris en coin tout en la mitraillant des yeux.
« Tu vois ? J’te connais pas, tu m’connais pas alors arrête de dresser un portrait de moi complètement ridicule et je ferais de même ! » Je me dis quand même qu’elle doit être riche pour avoir une maison et son café. Peut-être pas autant que moi, mais elle, elle le montre, c’est la différence. J’aime pas montrer que j’ai de l’argent. Y’a celui que je gagne et celui que je vole. L’premier j’le garde, l’autre j’le donne à des associations alors qu’elle ne me traite pas pour le roi du monde, ça m’exaspère. Elle est comme les autres, elle me juge. Je rétorque pas, je me pince les lèvres, je serre les dents. « Tu aurais préféré que je te baise ? » J’suis vénère. J’la pousse contre le mur lorsqu’elle s’approche de moi, j’me colle à son corps, okay, je viens pas d’avoir la meilleure idée du monde mais j’arrive pas à me calmer. « J’te prends là tout d’suite si ça t’permets d’remettre les idées en place ! » J’gueule. J’en ai envie maintenant. Putain, elle est chiante ! Je m’étais fait à l’idée, enfin, presque, que je la sauterais jamais mais elle continue de me chauffer malgré elle. Je pose ma main contre le mur au-dessus d’sa tête, j’ai envie qu’elle coince ses g’noux autour de ma taille. Je secoue la tête, je ne craquerais pas. « Me traite pas d’connard, j’pourrais vraiment l’devenir » Je souffle ces mots sur son visage, ça s’échappe entre mes dents. Je me décolle toujours pas d’elle. Elle s’est remise à parler d’attachement. Mais c’est quoi le problème de cette meuf ? Je me recule, je suis brûlé « t’sais quoi, crois c’que tu veux. Tu m’fatigues. » J’baisse les bras, ma voix se perd et j’inspire un bon coup. Je retrouve mon calme mais c’est de courte durée lorsque je repense à son cul et ses seins « Je disais rien parce que j’le voulais ton cul, putain, il faut que je te dise en quelle langue pour que tu comprennes ?! J’veux ton Cul, pas ton cœur en miettes ! » La poubelle s’prend un coup. Elle gueule parce que j’ai une nana. Mais putain. Elle est jalouse ? « Ca fait quoi qu’j’en ai une, on fait rien d’mal » j’ricane. C’pas vraiment une meuf, c’est plutôt un bouche trou. « C’toi la conne qui s’insurge parce que j’ai une meuf, t’aurais un mec que j’en aurais rien à branler. » Nope parce que j’me touche en pensant à toi. Elle me regarde avec ses yeux électriques, ça m’rends dingue, j’ai envie d’la bouffer. Mon pied rencontre le corps de l’homme, faut que j’évacue ma rage. Elle me demande de me calmer « Arrête de me dire ce que je dois faire ! » J’attrape la clope qu’elle me tends, j’dis pas merci c’est à cause d’elle si j’suis dans cet état. J’m’assieds sur ma planche à roulettes et j’tire comme un pompier sur le tube à nicotine. En deux secondes elle est terminée, je jette le mégot et j’men roule une autre. « Aksel. J’m’appelle Aksel. » Ptete qu’avec ça elle arrêt’rait d’me faire chier.
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Re: « Je ne sais pas pourquoi les hommes détruisent tout ce qu’ils veulent s’approprier » Ezkel #2, le Mer 23 Mai - 15:46

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Je crois que j'ai réveillé un monstre qui dormait depuis des années quand je le vois s'énerver comme il le fait. Je soupire et je l'écoute, comme d'hab, je m'énerve contre lui et lui contre moi. C'est triste à voir. On se déchire, on se détruit. Je tique. "Le problème c'est que le portrait tu te l'ais fait quand t'es venu chez moi. Tu t'es dis que j'avais de la thune et tout le reste alors que tu me connais pas. Tu sais pas ce qui m'est arrivé avant toi, tu sais rien. Et moi non plus je sais rien sur toi."

Tu m'attrapes pour me coller au mur, tu viens contre moi. Je soupire en te regardant. Je plonge mes yeux dans les tiens de l'temps d'un instant, tu me souffles au visage. Je souris en coin. "J'aurais préféré que tu me baises. Je te le répéterais, encore et encore." Je passe mes jambes autour de ta taille en souriant, toujours en coin. Bordel, ce que tu me fais envie. "T'attends quoi pour me prendre, tête de nœud ? Ca fait une semaine que je t'attends entre mes cuisses et tu viens pas, putain ! " Tu m'énerves encore. Je te met un coup de front pour accentuer le coup. Je fais un petit bruit quand tu me parles de devenir un connard, c'est pas comme si t'en étais déjà un. Un petit, certes mais t'en es un quand même. Tu me lâches et je me brûle le dos contre le mur de la maison. J'ai mal putain. Je fronce les sourcils. "Je crois que ce que je vois, c'est tout. Maintenant, si t'arrive pas à le voir sur ta gueule, j'y peux rien! Je soupire, je m'écarte, tu commences à me faire peur en t'énervant mais ta voix descend d'un octave. "T'avais qu'à le prendre mon cul, bordel ! Et je veux pas pousser mémé dans les orgies mais tu m'parles de mon cœur alors qu'on en a jamais parler, et après t'oses me dire que t'es pas attaché, putain. Arrête de te mentir, merde !" Je parle avec des grands gestes en m'inspirant de ceux d'Havane, je suis en face de toi mais j'ai l'impression que tu n'entends pas ce que j'ai à te dire. Jamais. Tu prends simplement des bribes et tu les recolles à ta sauce. Tu m'exaspères.

J'ai l'impression de voir un animal blessé, ça me tue. Mais tu repars en chasse, en me gueulant dessus à propos de ta pouffiasse. "Et tu t'es pas dis que ça me faisait peut-être chier que t'en aies une ? Pas de l'sens où je veux savoir toute ta vie, juste que ça pouvait éventuellement pas me plaire que tu la trompes avec moi !" Tu m'traites de conne, je grimace avant de sourire. "Arrête de me traiter de conne, putain ! C'est toi qui est con ! C'est comme le nez au milieu de la figure mais tu vois rien. A croire que t'es aveugle bordel. Ca t'aurait tout autant fait chier si je t'avais dis que j'avais un mec ! T'aimerais pas savoir que tu trempes ta queue dans le trou d'un autre, putain !" Les insultes fusent, je m'énerve puis je me calme, puis je m'énerves encore. Tu m'épuises. Je grogne une dernière fois. "Tu me demandes ce que je veux, je te réponds. T'es pas content, c'est la même, j'en ai rien a foutre !". Je passe mes mains sur mon visage. Le mec est toujours étendue sur le sol, je m'en branle de lui aussi. Je te passe une clope, pas de merci, rien. Mais je dis rien. Pas envie de m'en reprendre pleins la gueule. Je te regarde t'asseoir, je me décide à aller près de toi. J'ai envie qu'on se calme, putain. J'ai le pouls qui bat à mille à l'heure avec tes conneries. Un prénom survient. Encore un autre ? Un autre prénom à la con ? J'pense pas, mais je reste sur le cul. "T'as finis avec Stephen ?", je souris en coin. J'aimais pas ce prénom, je préfère Aksel.

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Re: « Je ne sais pas pourquoi les hommes détruisent tout ce qu’ils veulent s’approprier » Ezkel #2, le Mer 23 Mai - 16:19

Elle me fatigue, j’en peux plus de ces conneries. J’ai beau lui expliquer en long et en large que je m’attache pas, que c’est pas ce que je recherche, elle m’écoute pas. Pire ! Elle me dit qu’elle m’comprends, qu’tout est claire et puis BAM ! Elle m’en r’sort une autre de connerie. Elle est fatiguant. « Ok, sache que j’veux rien savoir de toi et qu’je dirais rien d’moi. Comme ça, c’est clair ! » Du moins, j’espère. J’ai pas envie d’savoir c’qu’il s’est passé dans sa vie, j’vis l’moment présent et il est déjà assez pénible pour r’parler du passé. Et puis, essuyer les larmes, j’kiffe pas.

Contre le mur, c’est difficile, compliqué de résister. Elle dit qu’elle préfère que je la baise. Je pourrais la tout de suite, j’vous jure, c’est méga tentant mais alors que j’hésite à faire quoi qu’ce soit, elle r’met à gueuler et m’colle un coup front. Putain, si elle la fermait sa gueule peut-être que j’le ferais. J’me recule, la menace de devenir un connard. Elle me croit pas ? j’pourrais la r’tourner et lui baisser sa culotte sans son consentement, qu’elle se calme celle-là ! j’suis pas un animal, je ferais jamais ça. Je me passe les mains sur le visage en tirant vers le bas, elle croit ce qu’elle voit mais quoi au juste ? Ca me rend dingue. « Tu sais quoi ? Ta gueule » J’cris plus, j’plus envie mais elle recommence. Bordel, ça ne s’arrêtera jamais ! On s’tire l’un l’autre à gueuler plus fort qu’l’autre. C’est un putain d’match de boxe. « MAIS JE MENS PAS ! » J’hurle et un chat sors en trombe de nulle part. Je usi spas attaché à elle, j’veux juste la baisser, c’est tout ce que je veux. Rien que ça. Je lève les bras, impuissants, ca sert à rien. J’laisse tomber.

Mais il suffit d’un rien pour que je reparte dans les tours quand on parle de ma meuf. Ca la fait chier que j’en ai une mais pourquoi ? C’est quoi l’problème ? C’est juste mon feu plan cul elle, et ma meuf, c’est la plante que j’arrose plusieurs fois par mois. Je me passe une main dans les cheveux. Je fais craquer mes cervicales en penchant ma tête de gauche à droite. Je parle calmement et je fais preuve du plus grand self contrôle du monde. « Ecoute. Tu fais ce que je veux de ton cul, Heu, de mon cul et tu fais ce que tu veux du tien. Y’a rien d’autre à ajouter. » J’attrape sa clope et j’lâche « Et vu comme tu te prends la tête pour des conneries, ca m’étonnerais que quelqu’un te fourre. » Je l’aurais d’jà fait, soyez-en sûrs. J’massieds su ma planche, j’en fume une m’en roule une seconde. J’lui lâche mon prénom dans l’espoir qu’elle me foute la paix. « Ouais j’ai fini, et la prochaine fois, ça sera Simon ou bien Julian, j’sais pas. » Je lui donne ce qu’elle veut, faut qu’elle me lance encore une pique. Je bouillonne, je suis toujours énervé. Elle s’installe à côté d’moi. Elle me lâche pas. « Qu’est-tu veux encore ? » Mon ton est cassant mais j'peux plus la voir cette fille, elle m'casse vraiment les burnes.
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Re: « Je ne sais pas pourquoi les hommes détruisent tout ce qu’ils veulent s’approprier » Ezkel #2, le Mer 23 Mai - 16:38

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Je te laisse déblatérer dans le plus grand des calmes. Je ferme ma gueule sur les choses que tu me dis, je dis plus rien. J'attends, j'attends que l'orage passe parce que sinon on risque de s'entretuer, et c'est pas avec mes pommes et mes carottes que je fais te faire quelque chose. J'ai pas envie de finir comme le mec que t'as éclaté avec ton skate. Je soupire, je viens près de toi et je reste assise dans la petite ruelle. Je me ressort une clope, c'est la troisième en une heure. C'est fou de voir à quel point on s'énerve tous les deux, ça me rend dingue. D'une seconde à l'autre, je passe de l'envie de lui sauter dessus à l'envie de l'égorger avec mes propres mains. Il me rend folle. Je dis plus rien. Je réagis même pas quand il me dit que personne ne doit me fourrer. T'façons, vaut mieux pour lui que je dise rien parce que sinon, on va repartir en guerre. Je soupire, j'allume ma clope que j'avais sortie. Je suis près de lui mais je bouge pas d'un poil. Mon épaule à beau me faire mal, je m'en branle. Je tire sur ma clope, j'attends.

J'hausse un sourcil quand tu me demandes ce que je veux. Qu'est-ce que tu veux que je te réponde ? J'en sais rien de ce que je veux. J'hésite encore entre les cisailles et les marteaux pour t'éclater le crâne. Finalement, je finis par lâcher une bombe. "J'ai envie de toi. Putain. Tu me rends folle, je sais pas si tu t'en rends comptes, Aksel." C'est la première fois que je t'appelle par ton prénom, ça me tue. "J'avais pas envie de me prendre la tête avec toi comme on vient de le faire. Je voulais juste qu'on baise et puis basta. Juste histoire de se faire du bien, de passer du bon temps, de déconner comme des gosses.. J'ai pas envie de me remettre avec quelqu'un, y a trop de trucs encore. J'ai juste besoin de me vider le crâne, de me vider le cerveau, de me détendre avec un mec qui est capable de me faire péter les plombs comme t'arrives à le faire mais qui est capable de me faire grimper aux rideaux, bordel. " Je soupire, je me relève. Je jette un coup d'œil au mec, il respire. Tant mieux pour lui. Je reviens vers toi. "Fallait que je me fasse pardonner, mais tu t'es barré avant."

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Re: « Je ne sais pas pourquoi les hommes détruisent tout ce qu’ils veulent s’approprier » Ezkel #2, le Mer 23 Mai - 17:34



Enfin, elle se tait. Enfin on arrête de gueuler. Le silence nous entoure quelques instant et la pression retombe mais j’me sens toujours nerveux. Il m’faut un joint, y’a q’ca qui m’calme. J’m’en ferais un pur Histoire de plus rien capter et d’me laisser aller. Planer, ouais c’est ça qu’il m’faut. Sauf qu’j’en ai pas sur moi, j’ai oublié l’pax à l’appart, j’avais trop la tête dans l’cul pour y penser. Ma tête est une vraie passoire après nos hurlements, j’ai d’l’ecume qui m’empêche de réfléchir comme à chaque fois que je pête un câble. Y’a plus d’filtre, plus d’raison. Elle se pose à côté d’moi. J’lui balance mon nom, sur le moment ça me paraissait être une bonne idée, mais j’le regrette déjà. Entendre mon nom dans sa bouche tiraille le bas d’mon ventre. Elle a envie d’moi. J’la regarde. Quelle pipelette ! Je la rend folle mais elle a encore rien vu. Putain, j’ai envie de craquer et d’la prendre contre le mur. Elle veut juste baiser c’est ce qu’elle veut. Et elle se remet à parler. Je cache mon visage entre mes mains mais elle est pas croyable cette meuf ! À chaque fois qu’elle parle d’elle et d’ses Etats d’âmes ou d’ses problèmes, ça m’ramolli. C’est universel cet effet. J’suis un consommateur de corps, pas de coeur. Je préfère ne rien dire sinon on va finir par se taper dessus. Elle se lève, sûrement parce que je dis rien. Osef, j’me prépare psychologiquement à faire la plus grosse erreur de sa vie.

Je me relève à mon tour, elle m’dit qu’elle devait sfaire pardonner. J’attrape sa main avant qu’elle ne ramasse ses sacs et je la tire voilement vers moi, là colère est encore présente, j’la sens couler dans mes veines. « J’vais pas m’barrer. » j’encercle son corps fin de mes bras comme une prisonnière. Ma main  grimpe rapidement le long de son dos et j’attrape ses cheveux que je tire en arrière. Sa nuque se dégage et j’y plante mes lèvres fines mais remplies de désir. Ma bouche remonte jusqu’à son lobe et je murmure : «  J’suis pas du genre à faire la conversation. Silence . » J’la porte contre l’mur, celui la même où on s’faisais la guerre. Je colle mon corps contre le sien, mes doigts s’agrippent à ses cheveux. J’me fiche bien d’la baiser dans une ruelle à côté d’se mec au sol, qu’il se rince l’œil s’il veut. J’vais lui montrer comment faire crier une femme. J’lui donne une bonne raison de gémir mon prénom et puis, après, j’me casse. Ma main libre s’accroche à sa cuise, ma main est ferme : elle sortira pas d’cette ruelle avant qu’j’me sois vidé.[/b]
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Re: « Je ne sais pas pourquoi les hommes détruisent tout ce qu’ils veulent s’approprier » Ezkel #2, le Mer 23 Mai - 18:26

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Re: « Je ne sais pas pourquoi les hommes détruisent tout ce qu’ils veulent s’approprier » Ezkel #2, le Mer 23 Mai - 19:47


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Re: « Je ne sais pas pourquoi les hommes détruisent tout ce qu’ils veulent s’approprier » Ezkel #2, le Mer 23 Mai - 20:30

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Re: « Je ne sais pas pourquoi les hommes détruisent tout ce qu’ils veulent s’approprier » Ezkel #2, le Mer 23 Mai - 21:10

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Re: « Je ne sais pas pourquoi les hommes détruisent tout ce qu’ils veulent s’approprier » Ezkel #2, le Mer 23 Mai - 21:38

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Re: « Je ne sais pas pourquoi les hommes détruisent tout ce qu’ils veulent s’approprier » Ezkel #2, le Jeu 24 Mai - 16:12

J’ai pas l’temps d’reprendre mes esprits qu’elle vient m’en balancer une dans la gueule. Pfff, encore une qui est trop sage, qui a pas l’habitude. J’aime ça moi, ptain. J’lance la capote dans une poubelle plus loin : panier. J’remonte mon jeans et j’lui lâche:

« Sois pas vexée, poupée. T’as accepté les règles du jeu »

J’monte la tirette, boutonne mon jeans. J’sors mon tabac d’ma poche et j’men roule. J’l’allume, et j’me glisse derrière elle. Ma main descend le long de son dos, ma bouche vient se loger près de son oreille :

« Merci, poupée » soufflais-je avant de lui agripper l’cul et d'sourire comme un con. J’monte sur mon skate et j’me rends compte qu’le tabassé n’est plus là. Osef.
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Re: « Je ne sais pas pourquoi les hommes détruisent tout ce qu’ils veulent s’approprier » Ezkel #2, le Ven 25 Mai - 13:32

Les hommes détruisent
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Tu m'dis de pas être vexée. Je manque d'éclater de rire. T'as littéralement la trace de ma main sur le visage mais t'oses encore me dire ce que je dois faire. Je soupire en m'allumant ma clope. "Ta gueule, Aksel." J'avais pas envie que tu me fasses chier avec ça, tu savais pas, tu savais rien. Alors que je pars prendre mes affaires, tu passes ta main dans mon dos, tu me le caresses encore. Je souris en coin au contact de tes doigts chaud sur mon dos. Tu me souffles un "merci" auquel je te réponds par un doigt d'honneur avant de sourire en coin. Je prends mes affaires, tu prends les tiennes. Le mec que t'as éclaté n'est plus là. Je m'en fou. Fallait pas me faire chier ce matin. Je pars de mon côté, tu pars du tien.

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Re: « Je ne sais pas pourquoi les hommes détruisent tout ce qu’ils veulent s’approprier » Ezkel #2, le

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