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Willray ► ce qui ne peut pas danser au bord des lèvres s'en va hurler au fond de l'âme


Loïc de Lorray
LIVRÉ À MOI-MÊME. STOP.
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Loïc de Lorray
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EN CE MOMENT
» Vacances en Corse brutalement interrompues par un accident en mer, retour à Austin dès la sortie de Loïc de l'hôpital.
» Rechute de son cancer, il espère être quand même capable de suivre les cours de l'année prochaine.
» Il essaie tant bien que mal d'avancer et de ne pas se laisser abattre, avec l'aide de Kelly, ses amis, sa famille.




ET SINON
» Gosse de riche.
» A beaucoup voyagé jusqu'à ses 14 ans.
» Cancer de la jambe droite, amputation.
» Cinq ans en plein dans la maladie.
» Guérison, études d'économie.
» Rechute en août 2018.




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Willray ► ce qui ne peut pas danser au bord des lèvres s'en va hurler au fond de l'âme, le Jeu 28 Fév - 22:36

Lewis Capaldi a la voix criarde dans mes oreilles, les notes insupportablement fortes et les paroles à éviter en cas d’extrême déprime. Sur le pas de ma porte, les courses plein les mains, je peine à extraire mon téléphone de ma poche pour arrêter la musique. « Someone you loved » inscrit en gras sur mon écran. Pourquoi cela est-ce tombé dans ma playlist. Je souffle un bon coup en rangeant l’appareil et appuie deux minutes mon front sur la porte.

Je ne veux pas rentrer.

C’est con à dire, hein.
Mais c’est une réalité.
Je ne veux pas rentrer.
Et affronter la suite.

Affronter mes médicaments sur la table, le masque à oxygène, les rideaux à moitié tiré, les cannettes sur le sol qu’on n’a pas ramassées et la vaisselle de trois jours dans l’évier, les affaires de Kelly éparpillées aux quatre coins de l’appartement…
Kelly. Kelly. Son image s’impose à moi aussi fortement que si elle m’avait pris la tête entre ses mains et collé ses yeux juste en face des miens. Ma main libre s’agrippe à la porte et racle le bois sans que je ne m’en rende compte. Kelly. La pression dans ma poitrine s’accentue et je me force à prendre de lentes, profondes bouffées d’air. J’aimerais bien me retrouver à nouveau le regard dans ses yeux foncés, à la belle. Sauf qu’on n’arrive plus tellement ces derniers temps.
Suffit, Loïc. Je grogne un coup, chasse les pensées parasites et ouvre d’un coup sec la porte.

Comme à l’habitude désormais, ça sent le renfermé par ici. Je pose les sacs de course sur la table en observant le désordre dessus d’un air quelque peu désespéré. Beau bordel à la hauteur de celui dans mon esprit. Je balaie les objets encombrants sur le sol, les repousse du pied en m’abandonnant à la résignation. Tant pis, ce sera pour plus tard. Une fois la surface dégagée, je sors unes à unes mes emplettes. Deux verres à pied – parce que les nôtres se sont cassés dans une dernière dispute –, une bouteille de vin, une salade, trois barquettes de tomates cerise, des cuisses de poulet, des petits pois, des amuse-bouche, deux bougies. Les prémices d’un dîner aux chandelles plein de potentiel.
Je soupire et roule en boule mon sac tout en me dirigeant vers la poubelle. Une fois cela fait, je sors une bière zéro pourcent du frigo – apparemment le traitement contre le cancer et l’alcool ne font pas bon ménage – pour me donner du courage. Kelly n’est supposée rentrer qu’à sept heures, ce qui me laisse donc à loisir la possibilité de nous faire une soirée rien que pour nous. Ça nous changera de l’habituelle froideur qui s’est installée depuis… Depuis, vous savez. Les jours n’ont pas arrangé les choses, pas plus que l’hiver qui s’est timidement installé dans des ciels gris et des nuages dominants. J’aurais encore préférée la lourde neige de France pour recouvrir notre Austin de joie enfantine. J’aurais préféré ça à la morosité de notre quotidien, avec ma tendre colocataire. Parce qu’il faut bien dire que c’est ce à quoi nous sommes réduits ces derniers temps. Ni des amoureux, ni même vraiment des amis. Je suppose qu’à vos amis, vous leur parlez, vous leur dites bonjour, vous leur râlez dessus parce que le café de la veille traîne toujours dans la cafetière, vous vous arrangez pour ne pas avoir à faire le ménage avec eux et vous passez des soirées à discuter de la politique étrangère ou de la dernière douffe que vous vous êtes foutus ensemble. Vous ne vivez pas avec eux comme on s’accommoderait d’un fantôme.

La boisson a un goût rance qui me fait froncer des sourcils, tourner la canette. Périmée depuis six mois. Super. Deux secondes en plus et le liquide ambré s’écoule dans le siphon de l’évier. C’est en attendant que le contenant soit entièrement vide que mon regard parcourt distraitement la pièce jusqu’à tomber sur une rose. Une vraie, véritable rose, d’après ce que je peux en voir. Posée sur le guéridon du salon. Je m’en approche bientôt sans vraiment voir ce que cet élément incongru fait ici. Ce n’est qu’en voyant la page pliée en trois à côté, la mention « Pour Loïc » en français de la main de l’Anglaise… que je comprends. Sans même me pencher davantage sur la chose infiniment trop douce pour les scénarios atroces qui se déroulent déjà dans ma tête.

Sans attendre, je me précipite sur mon téléphone, dérape à moitié sur le chemin et trébuche sur le masque tombé par terre, l’écarte d’un coup rageur. « KELLY ! Are you there ? » Merde merde merde merde MERDE ! « Kelly ! Goddam nit. Kelly where are you ? » Je spot le sac qu’elle a pris ce matin, largué au pied d’un mur. La porte de la chambre est entrouverte juste à côté. Je m’y précipite de mon pas claudiquant, téléphone et rose en main. Ses piques me rentrent dans la paume et je serre, je serre plus fort, trop fort, la brûlure traverse ma peau.

La première vue que je vois de la pièce est un désordre sans nom et un lit où traîne un monceau de boîtes et de plaquettes. J’ouvre la porte en grand et c’est une femme assoupie que je découvre, la tête ballotant contre son bras inerte. « Kelly… » Juste un murmure, infime, qui sort de ma bouche. On pourrait croire qu’elle s’est endormie au milieu de la lecture d’un essai pour ses cours d’espagnol. Sauf que ce n’est pas un bouquin tombé de sa main, mais une bouteille. Je m’avance jusqu’à elle, prend son visage entre mes doigts. Sa bouche est souillée de tous les traitements qu’elle a ingurgités. « Hey, sweetie. Sweetie. Sweetie, wake up ! Honey, come on… Allez ma belle ! Aurore, réveille-toi, fais pas ta connasse qu’attend son prince en roupillant un bon coup, t’as encore un putain d’dragon à aller défoncer. KELLY !! » Les larmes et la panique se mêlent en cacophonie, ressortent mon sarcasme à deux balle, désorganisent totalement mes pensées. Ok, Ok. Calme-toi Loïc. Appelle l’ambulance avec ton téléphone.
Oui mais il est où le téléphone ?
Dans ta main, asshole.
Je déglutis, serre les doigts froids de ma copine et compose le 911 la vision brouillée. « Courage Kelly… » Les secondes qui s’écoulent avant que le standard ne décroche semblent une éternité. « Hello ? Yes, yes, I’m in the residence in Austin University, door 23. I think my girlfriend has just tried to commit suicide, there’s… there are pills everywhere on the bed and, and… and alcohol… Yes, she’s still breathing. Hurry the fuck up, please !! »

╰⊱♥⊱╮╰⊱♥⊱╮╰⊱♥⊱╮╰⊱♥⊱╮


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Re: Willray ► ce qui ne peut pas danser au bord des lèvres s'en va hurler au fond de l'âme, le Mar 5 Mar - 23:04

Je me demande, si une seule choses c’était passé autrement, est-ce que je ne l’aurais pas fais ? Est ce que j’aurais pu continuer à vivre dans ce trou noir.

La dispute avec Loïc sur ma reprise de la cigarette m’avais mis à plat. Je me sentais encore plus mal que d’habitude. Même la cigarette n’y changeais rien. Du coup j’ai décidé de ne pas aller en cours. De rester à la maison et de fumer et manger le plus possible. Je me lève et me dirige vers la salle de bain pour prendre un bon bain chaud. Un bain me fera le plus grand bien. L’eau brûlante coule dans la baignoire et je met un peu d’eucalyptus pour que ça sente bon et que je me détende. Je mets mon pied doucement dans l’eau jusqu’à ce que je sois complètement dedans. C’est agréable avec les effluves d’eucalyptus. Je me laisse tramer dans l’eau et ferme les yeux. Je laisse mon esprit se balader et je pense à tout et à rien. Je sens la chaleur qui me fais hérisser les poils de mon corps. Ca va maintenant faire 4 mois que j’ai perdu mon bébé. Et je ne me sens pas mieux. Je n’arrive pas à passer au dessus, je n’arrive pas à m’habituer au vide dans mon ventre. Je sentais ses petit pieds me donner des coup, ses petites mains se poser contre les miennes avec entre nous mon ventre.
Mes mains cherche encore parfois cette bosse mais ne la trouve plus. Je fais des cauchemar à cause de ça, je revis ce moment sans cesse, nuit et jour, 24 heure sur 24. Je vois encore le rouge de mon sang se répendre sur le sol. Je vois ma main emmêlée dans celle de Loïc en lui disant d’appeler l’ambulance. Et puis le noir. L’incertitude.

Je prend le savon, il sent le jasmin. C’est ma mère qui me l’avais offert à son retour d’Italie. Il sent vraiment bon, on pourrais croire qu’on se trouve dans un jardin au Japon. Je me savonne et puis prend mon rasoir pour me raser les jambes. Ca doit faire au moins 4 mois que je n’ai pas pris le temps de me raser, que je n’ai pas pris le temps de me faire belle en fait. Je remonte le long de ma jambe le rasoir et puis en un moment d’inattention, je me coupe. Je vois le sang se répendre dans l’eau comme un poison. Et puis la ça me frappe comme un claque qu’aurais donner un père à son enfant car il a fait quelque choses de mal. J’ai plus aucun but dans la vie, je n’ai plus de raison de vivre. Mon amour pour Loïc n’est pas assez grand ou en tout cas n’est plus assez grand. Tout ça c’est de ma faute. Je ne peux plus vivre comme ça. J’en ai mare.

Je me lève du bain et mon sang coule toujours sur ma jambe. Maintenant je connais mon seul but. Mourir.

Je me dirige vers la cuisine et je regarde l’heure. Il est 14h et je sais que Loïc ne reviens qu’a 16h30. Je me rends vite conte qu’on est au bout de toute forme d’alcool et de toute forme ibuprofène. Plus de clope. Le mauvais combo… Je fait l’effort de m’habiller. Je mets un jeans et un gros pull. Je prend mon sac et je fonce vers la porte.

Il fait gris mais bon. Ni trop froid, ni trop chaud. Je prends mon temps pour aller jusqu’au petit magasin pas loin. Je passe par la pelouse de l’unif et je me dis que même étudier ça me manquera pas. Le vent sur mes joues, ça ne me manquera pas. L’odeur d’une bonne tarte ne me manquera pas.
Lancer une boule de neige ne me manquera pas. La seule chose qui me manquera là haut c’est mon chez moi, celui de Londres. Mon Camden chéri. Le seule endroit ou je me sentais vraiment bien. La seule chose qui s’en rapprochais le plus c’est les bras de Loïc. Mais depuis qu’on a perdu le bébé c’est plus pareil. On a plus ce feu. Ce feu qui nous a fait une fois faire l’amour dans la cuisine de ses parent.

Mes mains tremble quand j’attrape la clinche du magasin. Je me dirige d’abord dans l’allée de la pharmacie et je prends trois paquets d’ibuprofène de 20 pilules. Je prends ensuite l’allée des alcools. Je prends une bouteille de vodka. Je vais à la caisse et je demande avant de payer deux paquet de clope. La dame me regarde droit dans les yeux en me donnant mes paquets de clopes.
«Are you okay ? I mean you don’t look good. Do you need help ? » me dit-elle.
Je ne répond pas. Je paye et je sort du magasin. Ces américains… Tous des faux culs. Comme si elle avais quelque chose à foutre que j’aille bien ou pas. Que je sois en vie ou pas. Je continue ma marche lente mais cette fois en direction de l’appart. Puis sur le côté de la route je vois un fleuriste. Je me dis qu’il faut quand même que j’explique même si moi je n’arrive pas a y mettre des mots dessus. J’arrive et je regarde un peu les fleures avec mon sac des truc les plus mauvais pour la santé rassemblé en un seul et même endroit. Je vois une rose blanche. Une seule qui traîne avec toutes les autres rouge. C’est comme ça que je me sens. Une fleure différente parmi tant d’autre. Une fleure paumée. Une fleure qui s’est perdu en chemin. Pourtant les autre roses blanche sont juste à côté. Mais bizarrement elle ne trouve quand même pas son chemin entre les roses rouges. J’achète celle la. Et puis je rentres, avec un rythme plus rapide cette fois.

J’arrive à la maison, il est 14h45. Je pose mon sac et mes petits achat. Je vais dans ma chambre et pour la dernière fois de ma vie, je me fait jolie. Je mets une jolie robe. Celle que j’avais mis lors de mon premier baiser avec Loïc. La jaune avec des marguerites. Je me maquille, un petit trait d’eyeliner par ci et une autre par là. Je me mets au bord de la fenêtre et fumer une clope. Puis deux, et trois, et quarte. En même temps j'écris une lettre destinée à l'amour de ma vie. Je la pose sur les plaques dans la cuisine juste à côté je pose la rose blanche. J’ouvre la bouteille de vodka et bois un bon coup dedans. Et puis je procède ou déballage de toutes ses petites pilules. Je les mets toutes dans un verre. Il doit au moins y en avoir cinquante. Je me dirige vers le lit avec mon verre de pilules et la bouteille de vodka à la main. Je prends mon temps, une à la fois. Elles ont de plus en plus de mal à rentrer dans le gosier. Plus je bois et plus ma tête tourne. Et puis trou noir.



***

Je me réveille la lumière blanche se fait remarquer. Je cligne des yeux. Je me sens fort en vie pour une personne morte. Je me lève le plus doucement possible parce que ma tête me fait un mal de chien.
« Where am I ? » je dis dans un soupir.

HRP:
 

╰⊱♥⊱╮╰⊱♥⊱╮╰⊱♥⊱╮╰⊱♥⊱╮

DEAD
END
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EN CE MOMENT
» Vacances en Corse brutalement interrompues par un accident en mer, retour à Austin dès la sortie de Loïc de l'hôpital.
» Rechute de son cancer, il espère être quand même capable de suivre les cours de l'année prochaine.
» Il essaie tant bien que mal d'avancer et de ne pas se laisser abattre, avec l'aide de Kelly, ses amis, sa famille.




ET SINON
» Gosse de riche.
» A beaucoup voyagé jusqu'à ses 14 ans.
» Cancer de la jambe droite, amputation.
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Re: Willray ► ce qui ne peut pas danser au bord des lèvres s'en va hurler au fond de l'âme, le Mer 6 Mar - 17:10

Comme un mauvais goût de déjà-vu. Trop de réveils à l’hôpital, trop de l’un qui espère l’autre encore en vie, assez courageux pour se battre jusqu’à la fin. Pour qu’aucun ne finisse seul sur la route, à traîner le poids mort de souvenirs lourds, à devoir affronter les ennemis seuls. Parce que c’est ça, au final. Une lutte. Y’a que des pauses, jamais vraiment la paix. Faut pas s’fier à leurs discours à la con. Sinon on voit pas l’mur arriver, et là, on s’retrouve désarmé contre les vagues qui arrivent et qui niquent tout sur leur passage.

J’vois Kelly enchaînée à son lit par les tuyaux qui courent sur sa peau, sa chemise de nuit comme une camisole. Complètement knocked out. Moi-même, j’ai difficile à garder les yeux ouverts, et ma tête est lourde contre mon bras. Juste en face de moi, la mère Williams me regarde avec une tristesse insondable dans le regard. J’me demande c’que ça fait, de voir son enfant tomber en ruines devant soi sans pouvoir rien faire. Baisser les bras, pas par lâcheté, mais juste parce que s’en est trop tout simplement. Ce que ça fait de voir le tombeau de la chair de sa chair – et puis, j’me rends compte que c’est déjà fait en quelque sorte. Je me passe une main sur le visage et me mords un doigt pour ne pas lâcher prise. La douleur aide à me raccrocher au sentiment d’être encore en vie et d’avoir encore un rôle à jouer – à camoufler la peine du cœur, surtout.
Grognement.
T’es con Loïc, tu t’es fait saigner. Mes mimiques alertent la matrone devant moi mais je la rassure d’un petit coup de tête, sors de ma poche de quoi palier à ce problème. Silence entre nous. C’est pas encore le moment de parler.

J’ai la main dans un mouchoir blanc-rouge – comme une aquarelle marbrée, que je me dis – quand la belle reprend des forces. En moins de deux évidemment, nous nous sommes rapprochés de son chevet bien qu’il faille encore quelques minutes et un médecin sur le pas de la porte pour que des premiers mots soient prononcés. « Where am I ? » dans un soupir soupir. « You’re… You’re at the hospital, sweetheart. You… » Et la mère de Kelly part en sanglots. Je ferme les paupières et les presse aussi fort qu’il faille pour ne plus voir que des explosions de filaments lumineux multicolores dansant devant un panneau noir. Deux secondes de répit, encore, s’il-vous-plaît.
Un.
Deux.
J’ouvre les yeux, et le paysage est encore exactement comme avant. La belle dans ses draps étouffants et ses chaînes de tuyaux, le professionnel qui lui parle d’une voix douce. La mienne ne s’est toujours pas faite entendre, je me contente de masser le dos de la main de l’alitée en ronds circulaires de mon pouce, tandis que l’autre serre toujours le mouchoir. Et puis, son regard finit par choper le mien. Y’a plus rien dedans à vrai dire, ni dans le sien ni dans le mien. On est juste là, tous les deux, tous proches.
Et pourtant, tellement loin.

╰⊱♥⊱╮╰⊱♥⊱╮╰⊱♥⊱╮╰⊱♥⊱╮


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Re: Willray ► ce qui ne peut pas danser au bord des lèvres s'en va hurler au fond de l'âme, le Mer 6 Mar - 17:51

J’ai le regard fixé sur le mur en face de moi. Loïc rentre dans la chambre blanche avec un thé et un café. Il me tend le thé et je le remercie d’un mouvement de tête. Il me fuit, le garçon. Nos regard ne se croise plus. Mon regard ne peux plus se plonger dans le sien. On ne s’est pas parlé depuis mon réveil, de toute façon je ne saurais quoi lui dire. Comment pourrais-je lui expliquer, il n’y a pas de mot assez puissant, assez fort pour décrire mon acte. Même moi je ne sais plus très bien pourquoi je l’ai fait. Depuis mon réveil il y a plein de contre argument qui me vienne en tête. J’ai encore ma famille : ma mère, mon beau père, mon frère. J’ai aussi lui, l’inconnu à mes côté. Celui que je connaissais et que je connais toujours mais j’ai l’impression qu’il ne me reconnaît plus. Je ne vois plus cette étincelle que je voyais dans ses yeux lorsque j’entrais dans une pièce. Je ne sais plus ce qu’il ressent pour moi. Je ne sais plus si je peux lui tenir la main ni lui faire un bisous, ni lui faire un câlin. Pourtant c’est ce que j’ai besoin de plus pour le moment.

Je bois une gorgée de mon thé. Il est chaud et me brûle la langue. Je regarde Loïc mais il fixe le fond de son café alors je détourne la tête et juste à ce moment là il me regarde. Je fais un petit sourire. Ce genre de choses ça me fait toujours rire. La timidité entre deux personnes. Mais cette rosi ce n’est pas de la timidité mais plus de la peur de lui parler ouvertement de mon cœur en mille morceau que j’essaye tant bien que mal de réparer. Comment commencer à lui parler. Comment lui dire. Comment lui faire comprendre que jamais je n’ai fais ça pour le blesser. J’ai été égoïste sur ce coup là.

Je me relève et me mets debout. J’arrive bientôt à la chaise ou il est assis. Je me mets a genoux devant lui avec ma tête posée sur ses genoux. Je pourrais reconnaître son odeur entre mille. J’attrape sa main avec la mienne. Et tout bas je lui parle.
« I’m sorry. » Un long moment se passe avant que j’ai le courage de reparler.
« Yesterday, I went to the market. I bought three packs of ibuprophene, a bottle of vodka and two packs of cigarets. I went home and go really drunk. Then I took almost all the pils and I blacked out. Yesterday I tried to kill myself. Yesterday I couldn’t breath because of all the sadness that was inside me. Yesterday i couldn’t see any reasons why i should stay on earth. Yeasterday I was damn broken. Today I’m still broken. I still don’t see any purpus to my life. But today one thing has changed. I want to find a purpus, i want to get better and i don’t want to die. »
Je relève ma tête et le regarde dans les yeux.
« I’m greatful that I’m not dead. That was very selfish of me...what i did yesterday. I would like to be better. And I would really like it if you could help me with that. If you’ll have me. And in retrun I will try to help you with your issues. I would like that your problems and my problems become our problems. Would you be okay with that. »

Je savais que ce que je disais ne se réaliserais pas. Mais qui tente rien n’a rien.

╰⊱♥⊱╮╰⊱♥⊱╮╰⊱♥⊱╮╰⊱♥⊱╮

DEAD
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ET SINON
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Re: Willray ► ce qui ne peut pas danser au bord des lèvres s'en va hurler au fond de l'âme, le Mer 6 Mar - 18:39

Nos regards. Ils nous sont nous-mêmes devenus étrangers. Venus à la vie cataclysme après cataclysme et déviés de leur course pour ne plus affronter les épreuves – comme si ça allait changer quelque chose. Au final, j’avais peut-être tort tout à l’heure. Nos yeux, ce sont eux les lâches, pas nous. Sans la vue, nous sommes plongés dans un noir sans fond. Et pourtant… et pourtant, bordel, c’est pas fini. Y’a toujours un feu à l’intérieur, j’le sens, je le sais. Y’a toujours cette envie criante de retrouver le brasier de l’autre et la faim dévorante d’un amour sans douleur. Mais comment le montrer, quand le regard ne suit plus ?

Alors, oui, on est là comme deux inconnus côte à côte. Des chansons d’amour à la con tournent dans ma tête et, incapable d’exprimer le mien, j’ne fais que les chantonner d’une voix même pas audible. Planté dans une position statique, mes lèvres remuent de plus en plus fort à mesure que les mots de Kelly me reviennent en tête. Ses mots, d’encre bon marché étalée sur une feuille humidifiée par des pleurs. Je les revois encore parfaitement, ces lettres comme des épées, dirigées tout droit vers la poitrine de leur créatrice. Ils dansent encore plus nettement devant moi que la véritable femme dans ses draps blancs juste à côté. Mon dieu comme ils ont les mouvements amples et la grâce destructrice. Ils sont lourds de peine et d’abandon – lourds de mort. Cligner des yeux. Flash stroboscopique. Encore cligner une fois, et c’est l’apogée de leur litanie. Les passions plastiques du marketing musical s’effacent sous leur poids.

« I’m sorry. » Je n’avais même pas fait attention à Kelly. Elle s’est déposée à genou devant moi, sa main dans la mienne. Chaude. Infiniment chaude. Brûlante de vie. Je relève courageusement le regard pour chercher le sien, hagard, mais ne trouve qu’un désert de cheveux épais. Je ferme les yeux en encaissant cette énième défaite et hume du parfum de sa chevelure. Une fois encore, les larmes montent. « Yesterday, I went to the market. I bought three packs of ibuprophene, a bottle of vodka and two packs of cigarets. I went home and got really drunk. Then I took almost all the pils and I blacked out. Yesterday I tried to kill myself. » Lèvres pincées, charcutées. Pourquoi n’étais-je pas là pour elle ? Pourquoi n’étais-je pas là à temps pour lui enlever cette putain d’idée de la tête, pourquoi y’avait cette foutue entrevue avec le garagiste pour cette foutue voiture qui m’a fait rentrer plus tard, pourquoi a-t-elle eu cette folie au beau milieu de sa solitude, pourquoi n’avons-nous pas pu nous regarder en face et nous dire les choses telles qu’elles le sont réellement ? Pourquoi on a perdu tant de temps, hein ?
Pourquoi ?
« Yesterday I couldn’t breath because of all the sadness that was inside me. Yesterday I couldn’t see any reasons why I should stay on earth. Yesterday I was damn broken. Today I’m still broken. I still don’t see any purpose to my life. » Je lui passe une main dans les cheveux, doucement. The purpose to one’s life. Le dilemme d’une existence. « But today one thing has changed. I want to find a purpose, I want to get better and I don’t want to die. » Tremblement de terre, elle se relève à moitié, et ses yeux reviennent se planter dans les miens. Et. Oh. Bordel. Comme cela faisait longtemps. Ils sont là, ils sont chaleureux, ils sont fiévreux. La flamme. Cette flamme.

Comme elle m’avait manquée.

À travers la douleur qu’on voit y encore, je me plonge dans cette nouvelle étincelle. « I’m grateful that I’m not dead. That was very selfish of me… what I did yesterday. » Et là, un petit rire nerveux – le genre qui passe mal quand on ne connaît pas ma propension à foirer les moments sentimentaux. « Don’t worry honey, I’m sure your mother, Damon, God and me will all forgive you for that moment of looseness. » Et puis, sur un ton plus sérieux « Hey… It’s okay not to be okay. What you did… it shows what you’re in. What we’re in. Don’t apologize. Ever. » « I would like to be better. And I would really like it if you could help me with that. If you’ll have me. And in return I will try to help you with your issues. I would like that your problems and my problems become our problems. Would you be okay with that ? » Un long silence s’en suit, pendant lequel je dévore ses yeux. Les phrases tournent, dans ma tête, mais aucune ne me paraît assez adéquate. « We’ll do it. We’ll fight. Together. So no one will ever be lost on the side of the road again. And that belly of yours… it won’t be a dead land forever. I promise. In time. » Je termine sur un murmure. Nos visages plus proches l’un de l’autre que jamais.

Un long silence s’en suit encore, plus long que jamais, et il me semble que toutes les barrières sautent une à une. J’ai l’impression de retrouver la femme et l’âme pour lesquelles je suis tombé depuis bien longtemps. On s’en sortira. Mais oui. Ce moment d’innocence, quand bien même illusoire, fait un bien fou. On s’en sortira. Ensemble.
Ensemble ? « Kelly. » Ma bouche s’est ouverte d’elle-même. Mon cerveau ne sait pas quoi dire. Et pourtant, le reste de la phrase s’en suit facilement, dictée par le cœur gonflé d’émotions. « We can do this together. But not like this, not with that uncertainty of ours. » Longue inspiration. « Kelly. Will you mary me ? »

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Re: Willray ► ce qui ne peut pas danser au bord des lèvres s'en va hurler au fond de l'âme, le Jeu 7 Mar - 11:40

Peut-être  que c’était pas une si mauvaise idée ce suicide imprévu. Ça m’a fais comprendre tellement de choses : que la vie ne tiens qu’a un file, que mon amour pour Loïc n’était jamais vraiment partis, que même si je suis diplômée psy cela ne veux pas dire que je sais remarquer que j’ai une dépression ( C’était donc vrai que la personne ne sais pas qu’elle fais une dépression ou alors elle le nie) et que l’amour est ce qu’il y a de plus fort dans le monde.

Je reste là collée à lui. Mes mains encore dans les siennes, elles se tiennent plus fort que jamais. Mes yeux dans les siens, ils se sont retrouvé de façon si naturelle qu’on aurait jamais dis qu’ils avait arrêter de se regarder comme ça. A chaque mots qu’il prononce je sens un poids qui s’enlève de mes épaules. Il me pardonne, il ne m’en veux pas. Il veut encore bien de moi, il m’aime encore. Tous ma tristesse, les moment ou je le rejetais, tout ça ne l’a pas fait fuir. Quoi de plus pour une preuve d’amour ? Rien.

On reste la sans rien dire. Tête contre tête, mains dans la mains et esprit connecté. Je pourrais rester comme ça des heures entières. Et puis Loïc relève sa tête, je tentes avec une mimique de lui faire comprendre qu’il devrait se remettre mais il semble qu’il n’est pas prêt de se remettre.
« Kelly. » Son ton de voix me fait comprendre que c’est du sérieux. Alors je me remets bien, assise devant lui. « We can do this together. But not like this, not with that uncertainty of ours. » C’est pas faux ce qui me dis, mais je ne voix pas vraiment de solution pour y remédier. Je ne voix pas vraiment où il veux aller avec ce qu’il me dit. Je fronce un peu les sourcils et j’ai le regard interrogateur. J’essaye de lire dans ses yeux mais il n’y a aucun indice que laisse paraître ce qui va s’en suivre. « Kelly. Will you mary me ? »

Qu’est ce qu’il a dit ? Je reste de glace pendant un instant, je sais pas trop comment réagir. Est ce qu’il viens vraiment de me demander en mariage ? J’ai l’impression de me retrouver le jour ou Loïc m’a embrasser pour la première fois. Je me souviens très bien, j’avais été tellement prise de court qu’il y avais eu un gros bug dans la matrice. Jamais je n’avais ressentis autant en si peu de temps. En ce moment, je ressens la même choses. Le même bug, le même rush de sentiments. La peur, incompréhension, la joie, la tristesse, le questionnement du pourquoi, du comment. Tout ça en une fois. Pourquoi maintenant ? Quoi que vu les événement passé c’est le meilleur. Mes mains toujours dans les siennes, elles tremblent. Je sens des gouttes couler le long de mes jour comme des gouttes de pluie sur une vitre.

« I… What ? I mean is this… I… Can … WHAT ? »
Je le regarde longuement dans les yeux pour y trouver une lueur de joie mêlée à de l’incertitude. Il doit ce demander qu’est ce qui prend autant de temps. Il doit ce demander pourquoi je pleure. La réponse est pourtant si simple et déjà connue. Il suffit simplement de le dire.
« Yes. Yes yes yes. A million times yes. Of course I will marry you. » Mes larmes coulent plus que jamais. Mais cette fois ce n’est pas des larmes de tristesse mais de joie. Je me lève et plonge dans ses bras, comme si la distance entre nous n’avais jamais existé.

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END
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EN CE MOMENT
» Vacances en Corse brutalement interrompues par un accident en mer, retour à Austin dès la sortie de Loïc de l'hôpital.
» Rechute de son cancer, il espère être quand même capable de suivre les cours de l'année prochaine.
» Il essaie tant bien que mal d'avancer et de ne pas se laisser abattre, avec l'aide de Kelly, ses amis, sa famille.




ET SINON
» Gosse de riche.
» A beaucoup voyagé jusqu'à ses 14 ans.
» Cancer de la jambe droite, amputation.
» Cinq ans en plein dans la maladie.
» Guérison, études d'économie.
» Rechute en août 2018.




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Re: Willray ► ce qui ne peut pas danser au bord des lèvres s'en va hurler au fond de l'âme, le Jeu 7 Mar - 19:24

Would you marry me ?
Cette phrase énoncée à voix haute semble dix, cent, mille fois plus énorme que dans ma tête. Elle résonne dans la salle d’hôpital et fige instantanément Kelly en statue de glace. Il ne faut pas plus de deux secondes de ce silence pour me mettre à douter, me faire regretter cette impulsion. Putain. Et si elle ne veut pas ? Et si c’est beaucoup, INFINIMENT trop tôt ? Et si ses belles paroles n’étaient supposées que me calmer afin de ne pas me permettre de la sauver une deuxième fois ? Et si elle voulait juste en finir avec tout ça, avec notre amour en déraille ? « I… What ? I mean is this… I… Can… WHAT ? » Mon regard est incertain et pourtant plongé dans le sien. Oh fuck off Loïc, arrête de trembler sois un peu un homme merde. « Yes, Williams mary me… I mean Kelly would you… Well, you don’t have to if… Only if you really mean it, it’s… » « Yes. Yes yes yes. A million times yes. Of course I will marry you. » Les larmes coulent sur les joues de Kelly et je presse ma tête contre la sienne, fort. Les rires se mêlent à nos pleurs de bonheur, notre bonheur. Notre bonheur putain ! « Holy crap… Kelly… Bloody hell. What did you say… » Pretty obvious, silly boy, she said yes. « I love you. I love you, I love you, love you, love you, love you, love you… » Ceci dans une litanie incessante jusqu’à me couper le souffle d’un baiser, plus long que jamais. Pour une fois, il me semble que mes poumons me laissent tranquilles – ou alors est-ce la joie qui me bourre d’adrénaline. Je picore la face de ma bien-aimée de petits bisous, sur son nez, son front, ses joues, sa bouche, son cou. Mes mains descendent de sa chevelure pour épouser les formes de son corps ; sa nuque, ses omoplates, le creux de ses reins. Et, bientôt, mes doigts explorent une toute autre forêt amazonienne que ses cheveux.

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Re: Willray ► ce qui ne peut pas danser au bord des lèvres s'en va hurler au fond de l'âme, le Dim 10 Mar - 22:48

J'ai dis oui. Un simple oui qui dis tellement de chose. Ca nous rends heureux. Je sens l'incertitude des yeux de Loïc s'envoler comme des millier de colombes qui s'envole dans les cieux.
« I love you too honey. So so much. » On est dans les bras l'un de l'autre et on s'embrasse comme jamais. Un long baiser que jamais je n'ai envie de stopper. Mes bras sont dans sa nuque et je le gardes tout près de moi. Mes mains sont dans ses cheveux et mon corps et collé à lui comme un aimant. Lo¨c me fait des bisous partout. Je rigole, mais pas un rire rire, plutôt un rire sexy. Ses mains sont aussi dans mes cheveux mais plus les bisous durent plus ses mains deviennent baladeuses. Il épouse mes formes comme si il me dessinais, comme si il ne les avais jamais touché avant. En même temps ça fais quatre moi qu’on ne s’est pas touché. Sa mains viens se placer à un endroit que même moi je n’avais pas touché depuis quatre moi, j’en avais même peur. Sa mains est froide et ça me fait sursauter un peu. Je me recule difficilement de lui parce que je sais que j’en ai envie mais je ne suis pas encore prête. Je n’ai pas encore la force. Je le regarde avec mon air désolée.
« I’m sorry honey, not now. I’m still feel very tired. And that’s not the right place to do it. You know that I love you but i still need a little time to feel better about my body and every thing. But that doesn’t mean that you have to be punished. I would rather say on the contrary. »
Je me mets a genoux et défait sa tirette de pentalon. Et le reste je le garde pour moi.

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