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Parle à mon cul, ma tête est malade. [ft. Bambie]


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Parle à mon cul, ma tête est malade. [ft. Bambie], le Sam 2 Fév - 20:03







Parle à mon cul, ma tête est malade.



Je ne sais pas combien cette bonne femme est payée de l'heure mais je suis persuadé que ses tarifs sont aussi élevés qu'une prostituée de luxe. C'est ce que je me dis face à elle, regardant les aiguilles de l'horloge passaient les minutes et les secondes. C'est censé être une conversation mais je n'ai pas la parole facile, surtout pour une connerie pareil. Qu'est-ce qui m'a traversé l'esprit? La seule communication qu'il y a eu fut un "Bonjour" de politesse et même ça, je m'en serais passé. Je soupire, reportant mes yeux sur elle, affalé dans le canapé, les jambes bien écarté et mes mains liées entre elle, m'accoudant bien sur les accoudoirs. Bon ben voilà où nous en sommes. J'espère qu'elle n'a pas d'autres patients ou personnes étranges. Je suis censé lui dire quoi? Bonjour, le sexe je n'aime pas ça, je ne suis pas tactile pour un sou et dès que je suis près d'un corps vivant j'ai envie de dégueuler? Ou peut-être devrais-je commencer par autre chose. "Je n'ai absolument aucun désir. La seule fois que j'ai bandé, j'étais bourré et je ne m'en rappelle même plus." Après bien 15 à 20 minutes c'est ce que je lui raconte. "Les gens diraient et je me qualifie aussi de la sorte, comme un asexuel. Qu'est-ce que je suis censé faire pour faire plaisir à une fille si le moment devait arriver sachant que je n'en ai pas envie? Me forcer pour rentrer dans le moule?" On va voir si elle donne des réponses hein, vu qu'apparemment elle est là pour ça.

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Re: Parle à mon cul, ma tête est malade. [ft. Bambie], le Sam 2 Fév - 21:54





 




Habituellement, les clients sont gênés des conversations que l’on peut avoir ici mais aujourd’hui, j’ai un spécimen sous les yeux. Il ne parle pas, il ne dit rien, pas une émotion ne traverse son visage, rien. Juste rien. Un blanc immense depuis que la séance à commencé et je prends 50$ de l’heure. Mais là, il n’y a rien. Juste moi qui attends avec mon carnet sur les genoux pendant qu’il regarde la décoration. Qu’est-ce que j’ai sous les yeux ? Il a l’air jeune, en bonne santé, bien portant. Accro à la masturbation ? Masturbatoire compulsif ? Gay refoulé ? Sado-masochiste qui aime la zoophilie ? Je n’en sais rien et je commence à m’impatienter, mais, il ouvre enfin la bouche et un sourire satisfait vient sur mes lèvres. « Très bien, monsieur Fitzgerald. » Visiblement, tous mes clients possèdent des noms d’auteurs. Il se qualifie comme asexuel. « Pourquoi vous vous qualifiez comme ça ? » Je note sur ma feuille « asexuel » que j’entoure d’un rond avant de faire quelques branches pour les réponses qu’il me donnera. « Vous ne ressentez jamais de désir envers quelqu’un ? » Je dois y aller doucement avec celui-ci, sinon, il n’y aura aucun travail productif. « Avez-vous déjà eu des expériences sexuelles ? »


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Re: Parle à mon cul, ma tête est malade. [ft. Bambie], le Sam 2 Fév - 22:22







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Un regard presque meurtrier pour aucune raison. Je perds mon temps et j’en suis absolument conscient. Pourquoi je me considère comme ça? Parce que c’est ce que je suis. « Aucun désir, aucune attirance, un dégoût profond dès lors que je suis trop près d’un corps. » lui répondis je, tentant de regarder ce qu’elle tente de marquer. « Cest quoi pour vous être asexuel? » lui demandais je. Peut-être qu’avec sa définition je pourrais compléter. Elle me pose une seconde question. A croire qu’elle ne m’écoute pas. Si elle continue sur cette voie, je vais vite me barrer même si je pars un sacré blé. « Oui. Deux ou trois fois. Mais rien. Sois j’ai vomi sur elle, soit ma demi-molle a vite disparu, soit j’y suis parvenu mais même en ayant craché, ça ne m’a rien fait de particulier. » lui racontais-je en essayant d’improviser ses questions. Si ce n’est pas ce qu’elle voulait savoir au moins elle en saura un peu plus. « C’était pour faire comme les autres mais bon, j’ai vite abandonné l’idée. » ajoutais je.

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Re: Parle à mon cul, ma tête est malade. [ft. Bambie], le Dim 3 Fév - 15:40





 





En plus du silence, maintenant j’ai le droit à des regards noirs profonds. Je vais m’amuser avec celui-là. Je l’écoute me répondre avant de lui répondre. « L’asexualité se définit par elle-même, on ne ressent aucun attirance sexuelle envers quoi que ce soit. Mais, étant donné que vous m’avez signifié une érection, il se peut que vous ayez ressenti quelque chose ou alors, dans un autre cas de figure, que ce soit un érection de cas d’extrême urgence. » Je lui souris légèrement. « Certains hommes bandent quand ils sont en danger. Certains cas de viols sur des individus masculins démontrent que ces hommes bandaient pendant leur viol. Cette érection ne signifie pas forcément qu’il y ai eut du plaisir mais simplement un afflux sanguin important. » Je note sur mon petit carnet « Aucune attirance, ni désir. » Je l’écoute me parler de ses expériences sexuelles. « Aucunes sensations, donc. » Je le note aussi. Je note également « faire comme les autres, pouvoir société etc. » Je relève mon regard. « Quand avez-vous eu une érection pour la dernière fois ? » Le travail commence doucement mais j’espère pouvoir l’aider. « Est-ce qu’actuellement, le fait d’être asexué vous gêne par rapport à vos interactions sociales ? » Je laisse un blanc que je tente de combler. « Et pour répondre a votre question : non, vous n’êtes pas obligé de rentrer dans le moule. Personne ne vous le demande, en fait. Le désir ne se contrôle pas et même si vous voulez faire plaisir à une femme, assurez vous que vous en ayez envie autant qu’elle. Sinon, ce ne sera qu’une répétition de vos expériences passées. » J’essaye d’aborder autre chose pour voir ses réactions et réussir à le cerner. « Avez-vous déjà eu des expériences homosexuelles ? »

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Re: Parle à mon cul, ma tête est malade. [ft. Bambie], le Lun 4 Fév - 19:53







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Je l'écoute m'expliquer de quoi je suis atteint bien que je ne considère pas ça comme une maladie. La jeune femme est-elle juste une sexologue wanna be? "Les asexuels peuvent bander, ils ne sont pas impuissants. Soit c'est physique sans aucune attraction, soit ils peuvent se masturber et prendre du plaisir mais ce n'est pas relaté au sexe, à un désir directement." Qu'elle apprenne un peu son sujet avant d'évoquer des choses qu'elle ne connait pas. Pourquoi suis-je venu la voir? Je peux très bien répondre à ces questions tout seul. Des asexuels, il y a plus qu'on ne le croit; certains deviennent sexuels parfois, et d'autres fois c'est l'inverse. Je souffle, une fois de plus. Continuons. De toute façon j'ai payé pour l'heure et vu qu'elle est déjà entamé... "La semaine dernière ou il y a deux semaines, je sais pas." J'hausse les épaules. Je ne vais pas marquer le jour sur un calendrier ou ce genre de conneries comme si c'était un miracle. "Non, ça ne me gêne en rien. Juste si je devais avoir quelqu'un qui veut expérimenter la chose." Un regard toujours aussi vide, je l'écoute comme si elle parlait pour ne rien dire, pour combler le vide. Puis elle évoque l'homosexualité. Elle va bientôt me dire que je suis un refoulé ou une connerie du genre ou me demander des choses par rapport à mon enfance, ma relation avec ma mère, les femmes et ce genre de conneries. Mais non, je n'en ai pas eu d'expériences homosexuelles bien que le baiser forcé serait le maximum que j'ai fait avec un homme. "Si je suis là, c'est juste pour savoir si c'est possible que je change. Du moins, je sais que c'est possible comme je vous l'ai dit mais comment?" Je la dirige vers ce qui m'intéresse vraiment. Mais ai-je vraiment envie de changer?

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Re: Parle à mon cul, ma tête est malade. [ft. Bambie], le Mer 6 Fév - 20:45





 





J’arque un sourcil en l’entendant me reprendre. Non mais je rêve. Je décide de ne rien dire, après tout, ce n’est pas moi qui paye la séance, mais lui. Je l’écoute me raconter ce que je lui demande avant d’arriver au vif du sujet. Le changement. « Si vous le voulez, oui. C’est à vous de décidez. Est-ce que vous voulez réellement changer ? » Je le regarde droit dans les yeux. « Nous allons faire un petit test Mr. Fitzgerald, histoire de voir sur quoi nous pourrions nous appuyer dans la mesure où vous décidez de changer. » Je passe derrière mon bureau pour prendre une tasse. « Vous voulez un café ou un thé ? » J’attends sa réponse pour lui ramener ce qu’il veut. « Vous avez mentionner le fait que vous aviez littéralement vomis sur cette femme. Je pars donc du principe que l’acte en lui-même vous dégoûte, beaucoup. En-est t-il de même pour des baisers ou le simple contact ? »

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Re: Parle à mon cul, ma tête est malade. [ft. Bambie], le Mer 6 Fév - 22:32







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Est-ce que je veux vraiment changer? Non. Est-ce que je veux arrêter d'être malade dès lors que je vois un corps nu ou rien qu'à penser à faire des choses d'ordre sexuel avec un corps? Oui. J'ai du mal avec le corps humain. Qu'il soit homme, femme ou ce que vous voulez. Je ne veux pas le toucher. Je ne peux pas le toucher. C'est aussi simple que ça. "Je veux juste guérir. Je ne suis pas malade mais le corps humain me rend malade, littéralement." Je soupire. Des tests, j'en ai eu assez. Le dernier a même plutôt mal tourné. "Un café noir, s'il vous plait." lui répondis-je avant qu'elle ne revienne à l'attaque en plus de la tasse demandée. "J'ai tendance à éviter n'importe quel contact, surtout physique avec n'importe qui. Pour ce qui est de baisers ou de câlins, ça dépend des situations, il faut vraiment que j'en ai envie ou que la personne soit assez élevée dans mon estime pour que je me laisse faire." lui répondis-je en toute honnêteté. Je ne crois pas avoir de choses à cacher à ce sujet bien que je préfère ne pas mentionner certains événements passés.

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Re: Parle à mon cul, ma tête est malade. [ft. Bambie], le Mer 13 Fév - 20:02





 




Un café noir, très bien. Je reviens vers lui avec nos deux tasses et je l’écoute me parler des contacts avec les corps en général. Je lui demande alors par rapport aux baisers. Sa réponse me convient et nous continuons. « Partons du principe que cette même personne, celle que vous estimez, souhaite faire un pas de plus dans cette relation. Comment réagissez vous ? » J’ai l’impression de faire un QCM mais je me tais et trempe mes lèvres dans la tasse de thé. « Avez-vous déjà eu des relations de longues durées, M. Fitzgerald ? » Un couple ou quoi que ce soit. J’imagine bien que les relations purement sexuelles sont obligatoirement interdites ou esquivées. Je soupire légèrement. « Avez vous eu des traumatismes par rapport au corps dans votre enfance ou votre jeunesse ? » Question purement Freudienne.


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Re: Parle à mon cul, ma tête est malade. [ft. Bambie], le Ven 15 Fév - 2:34







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Des situations étranges, j'en ai connu mais ce genre-là, à m'installer sur une chaise à raconter le strict minimum, jamais, du moins pas en l'ayant décidé par moi-même. Je ne raconte rien aux autres si ce n'est à Poppy et encore, elle ne connait pas grand chose non plus. Elle pourrait penser me connaître mais c'est un fait, elle ne connait rien, seulement quelques goûts et anecdotes futiles qui ne feront rien avancer dans le fond, des sujets du quotidien qui n'influent en rien quant à ce qui s'est passé dans ma vie. Plus je discute avec cette femme, plus je me sens en retrait, préférant les réponses courtes pour ne rien dévoiler. C'est comme si j'attendais qu'elle devine sans rien lui révéler. Peut-être ai-je espoir, peut-être que ça m'effraie. Je ne saurais pas réellement expliquer le pourquoi du comment. "Du style sexe?" demandais-je sans vraiment savoir où elle veut en venir. "Je vous l'ai plus ou moins déjà dit. Ça me met mal à l'aise." Ça n'aide en rien n'est-ce pas? Et elle enchaîne. "Je ne saurais dire exactement, trois ou quatre mois mais ça remonte à loin et ce n'était rien de bien sérieux." Mais la question qui s'en suit, voyant pertinemment où elle veut vraiment en venir me laisse de marbre, la regardant droit dans les yeux en plein silence, cette expression neutre dans toute sa splendeur. Dois-je lui parler de chaque traumatismes, les énumérer? Dois-je lui raconter que petit mon père me frappait, que lorsque je n’obéissais pas, je lui servais de cendrier humain bien que les marques avec le temps se soient estompées? Dois-je lui dire que ma mère, dès qu'elle s'engueulait avec mon père, le menaçait avec des goulots brisés et malencontreusement, vu que je passais par là, j'en payais tout autant les frais? Dois-je lui dire aussi que durant certains repas de famille, les grandes personnes me caressaient légèrement les genoux, remontant ainsi vers les cuisses jusqu'à ce que je me lève en hurlant, récupérant par la même occasion une baigne car j'étais la honte de la famille? Dois-je continuer peut-être, durant mon collège, ces enfants qui se pensaient puissants m'attrapaient et m'enfonçait la tête dans les toilettes jusqu'à que je ne puisse presque plus respirer ou qu'encore à l'abri des regards certains me ruaient de coups en guise de plaisir personnel? Dois-je lui conter les nombreux étranglements que j'ai subi autant que j'en ai adressé? Ces regards remplis de pitié tout en m'agrippant alors que j'étais en train de les faire crever, ce genre de situations qui ne fait ni chaud ni froid maintenant? Dois-je tout lui avouer ou seulement me taire? "On peut fumer ici?" lui demandais-je en sortant un paquet de cigarettes et un briquet. Rien de ceci, ce qui trotte dans ma tête ne sortira de ma bouche. Ces mauvais souvenirs jamais ne se sauront et c'est très bien ainsi. Je n'ai pas de temps à perdre à ressasser le passé et si par ses questions elle tente de m'y replonger, c'est bel et bien la dernière fois qu'elle me reverra ici, à son plus grand bonheur. "Mais sinon, pour répondre à votre question, non, rien en particulier. Des gifles ou des fessées pour éduquer un enfant, ce n'est pas un traumatisme." finis-je donc par répondre avant de me mettre à souffler du nez, un petit sourire aux lèvres. "Je connais plus ou moins les théories de Freud mais non, rien dans mon enfance ou ce genre de conneries peut s'apparenter à mon problème actuel."

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Re: Parle à mon cul, ma tête est malade. [ft. Bambie], le Ven 15 Fév - 19:26





 




Je tente de le mettre en situation afin de voir comment il réagit mais sa réponse me déconcerte. « Oui, j’entends une relation sexuelle. » J’ai presque envie d’hausser les épaules tant l’évidence. « J’ai bien compris que ça vous mettait mal à l’aise, Mr Fitzgerald. Je veux simplement savoir si selon votre estime, votre malaise peut changer ou non. » Et puis, une question sur ses relations passées. « Très bien. » Je note dans mon carnet « Relation de quelques mois. » La question sur l’enfance survient. Freud et Lacan reviennent doucement dans le cabinet. La question reste en suspend tant la réponse est longue à venir et finalement, c’en est une autre qui vient. « Oui, bien sûr. » Je me lève et j’ouvre la fenêtre avant de poser un cendrier en cristal sur la table basse. S’il s’en allume une, alors moi aussi. « Je vous l’emprunte. » Je lui pique son briquet le temps d’une flamme avant de me concentrer sur ce qu’il va répondre. J’arque un sourcil. « Tous les enfants n’ont pas les mêmes seuils de tolérance à la douleur. Une fessée ou une gifle en a traumatisé bien plus que vous le pensez. » Je me pince les lèvres en tirant sur ma clope avant de lui sourire. « Tant mieux dans ce cas, ces soucis sont les plus longs et les plus durs à traiter. Il faut parfois faire une sorte de rituel pour passer au dessus, libérer l’inconscient de cette ancre qui reste. C’est plutôt compliqué, mais bref, passons. Avez-vous quelqu’un dans votre vie ? »


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Re: Parle à mon cul, ma tête est malade. [ft. Bambie], le Lun 18 Fév - 18:46







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Je ne réponds pas vraiment sur le coup. Est-ce que je suis prêt à changer? C'est en venant la voir que j'attends des réponses après tout. C'est un mélange de oui et de non qui vient tout de même à moi. J'aimerais bien changer pour elle mais je ne veux pas changer la personne que je suis pour qui que ce soit. Elle prend ses notes qui ne lui serviront pas à grand chose, me prend mon briquet avant de me le rendre et d'argumenter sur les châtiments infligés aux enfants. "Vous l'avez bien vécu vous?" lui demandais-je. Son sourire pincé pourrait presque m'en dire le contraire mais elle semble assez bien le vivre et surtout recevoir d'autres fessées au cours de sa vie sans que ça lui déplaise. "Et comment vous passez outre?" Autant continuer à faire la conversation. Elle me demande si j'ai quelqu'un. Je secoue la tête de droite à gauche en un seul mouvement. "Hum... Oui?" lui répondis-je comme si je doutais de cette relation. Je m'affale un peu plus sur le siège en tirant une latte avant de cendrer. "Enfin oui, je suis avec quelqu'un." me rectifiais-je d'une voix un poil plus sûre. Va-t-elle me demander comment elle voit mon problème et ce genre de choses? Va-t-elle me demander si cette personne a déjà fait des choses et qu'elle pourrait me changer? "Elle accepte apparemment le fait que je sois comme ça mais quand nous avons tenter, c'est elle qui a arrêté la chose en me disant que je n'étais pas prêt. Or, je suis prêt, j'en ai juste pas envie." Je soupire. "Je lui ai même dit que si elle voulait coucher avec quelqu'un je l'autorisais à voir quelqu'un d'autre mais elle ne veut rien entendre et faire sa première fois avec moi. Je lui ai dit que si on devait faire la chose, je devais me forcer forcément mais bon. Peut-être que je devrais lui cacher que je n'en ai pas envie et faire genre que je la désire sexuellement parlant." Peut-être que c'est le mieux, allez savoir. Se mentir à soi-même pour assouvir aux fantasmes d'autrui. Mais ça ne me ressemble pas de faire semblant.

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Re: Parle à mon cul, ma tête est malade. [ft. Bambie], le Lun 18 Fév - 19:49





 





Le voilà qui me retourne la question à propos des fessées et des gifles, je soupire légèrement en grimaçant. « Mes parents sont décédés quand j’étais très jeune et mon frère m’a élevé. Il n’a jamais été violent envers moi. » Je le regarde. « Par conséquent, je n’ai pas à passer outre mais je me souviens légèrement des réprimandes que mes parents pouvaient faire à mon frère et la honte partagée avec lui. » J’hausse les épaules en soufflant la fumée de ma cigarette. Je lui demande alors s’il est en couple avec quelqu’un. La réponse me surprends d’ailleurs. « Très bien. » Je n’ai rien à ajouter car il enchaîne directement sur une définition de sa relation. Je l’écoute, attentivement, tirant sur ma cigarette. « Je pense que cette femme ne veut pas vous forcer à faire quoi que ce soit, tout simplement. Elle doit grandement vous apprécier d’ailleurs pour ne pas vouloir arriver à ses fins. » Il continue et je l’écoute. L’idée de lui mentir ne me paraît pas saine. « Les mensonges ne sont pas bons dans une relation. Ils n’apportent rien de durable. » Je relève le regard vers lui. « Vous accepteriez vraiment qu’elle ait une relation sexuelle avec quelqu’un d’autre ? » Ca me paraît réellement bizarre mais relativement altruiste.

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Re: Parle à mon cul, ma tête est malade. [ft. Bambie], le Mar 19 Fév - 0:50







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Très bien. Je n'ai rien de plus à ajouter, sa réponse étant bien claire. "De toute façon, en général, dans une fratrie c'est les hommes qui prennent les coups dirons-nous." En général, bien entendu. Je réponds à sa question et m'emballe sur la réponse, préférant prendre les devants et je soupire. "Vous avez peut-être raison." lui répondis-je avant de garder le silence quelques instants. "Le truc c'est que dans une relation, il y a trois sujets qui peuvent poser problème, l'argent, la communication et le sexe. S'il y a les trois, tout baigne mais dès lors où il y en a un manquant, ça peut vite basculer et battre de l'aile." finis-je par lui conter bien qu'elle doit probablement le savoir, en tant que sexologue, elle se doute bien des choses qui peuvent empêcher un couple de s'épanouir autant dans la vie qu'au lit. J'hausse les épaules lorsqu'elle me parle de mensonges. Parfois, on ment pour ne pas blesser une personne donc si c'est pour du sexe, ce n'est pas vraiment grave, étant honnête sur tout le reste. "Je pense oui même si ce qui m'embêterait le plus serait que je ne peux pas assouvir à ses besoins. Elle lui donnerait son corps et j'aurais le droit à tout le reste, c'est assez équitable je suppose." lui dis-je en haussant les épaules avant de me penchant en avant et de m'accouder sur mes jambes. "Vu que j'ai bandé avec l'alcool vous pensez que c'est une solution? Vu qu'en général les gens sont chauds comme de la braise mais que ça devient mou rapidement ou alors ça ne monte jamais." lui demandais-je.

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Re: Parle à mon cul, ma tête est malade. [ft. Bambie], le Mar 26 Fév - 22:58





 




J’arque un sourcil à sa réponse, la trouvant presque trop bateau pour un homme comme lui. « Ca dépend des familles. » Je soupire en écrasant ma cigarette dans le cendrier. Je l’écoute avant d’intervenir. « Je commence à comprendre votre point de vue, Elijah. Maintenant, si votre amie comprends votre asexualité, ce n’est peut-être pas un problème pour elle ? Si ? » Je plonge mon regard dans le sien. Je sais bien qu’il a envie de changer pour elle mais il faut déjà qu’il soit prêt à faire ce travail sur lui-même. Je soupire légèrement en l’entendant me parler de la laisser coucher avec un autre pour son propre besoin, à elle. Je grimace presque. « Vous lui en avez parlé ? Il se peut qu’elle n’en ait pas envie vous savez ? Si elle vous considère comme son amant, même sans sexe, je pense que l’aspect sexuel peut passer au second plan à ses yeux. » Je le regarde avec un petit sourire. Il veut tenter de changer pour elle et pour lui, pour eux. « J’ai surtout peur que vous vomissiez sur elle. Vous tenez bien l’alcool ? »


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Re: Parle à mon cul, ma tête est malade. [ft. Bambie], le Dim 24 Mar - 19:20







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J'hausse les épaules. Peut-être que je réfléchis trop et sur-analyse tout. Peut-être devrais-je simplement me contenter du fait que Poppy ne cherche pas à voir plus loin, ne cherche pas à me changer. Je fronce les sourcils, un peu déboussolé sur le moment. Le truc, c'est qu'elle en a envie, je l'ai bien senti la dernière fois même si elle a tout arrêté à cause de moi mais... Je soupire. "Je tiens bien oui même si j'ai tendance à préférer ne pas boire." lui répondis-je en repartant dans mes pensées. C'est comme si je ne sais même plus pourquoi je suis venu ici. Je veux changer et parvenir à avoir une relation normale mais de l'autre côté, mon cerveau me dit clairement "flemme, tu verras ça plus tard, ou jamais". Mon pouce et mon index vienne prendre mon nez en le frottant et accoudé sur mes genoux, mon torse penchant en avant, je redresse lentement le regard sur la femme. "Est-ce que c'est en pratiquant qu'on apprend à aimer? Comme pour le café par exemple." lui demandais-je. S'il n'y a vraiment aucune solution, j'en conclurais que je suis venu pour rien ici afin de ne pas changer. Ca fait vraiment mal aux fesses. "Est-ce qu'en tant que conseillère de sexe, vous couchez avec vos patients pour leur apprendre comment faire?" Je fronce les sourcils, je suis sérieux. "Vous voulez bien m'apprendre quelques petites choses?" lui demandais-je sans réaliser la "gravité" de mes propos.

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Re: Parle à mon cul, ma tête est malade. [ft. Bambie], le Lun 25 Mar - 23:46





 




C’est déjà ça, s’il tient bien l’alcool alors nous sommes sauvés. Je lui souris légèrement. « Oui, c’est mieux et ça évite certaines situations embarrassantes. » Je pense surtout à Az quand il est arrivé chez moi totalement pété. J’inspire un grand coup en le regardant. Je tire sur ma clope avant de l’éteindre et de me pencher vers lui en attendant un petit peu. Je jette un coup d’œil à ma montre. « Ca dépend des gens mais il me semble que pour la plupart, c’est le cas. Surtout les femmes parce que les premières fois ne sont pas les plus agréables mais après, le plaisir vient. » Je lui souris gentiment, il a vraiment l’air perdu ce pauvre homme. Je lui souris jusqu’à ce que je l’entende me demander si je couche avec mes patients. La réponse se lit sur ma gueule. J’ai les yeux écarquillés. « Ah non. Je suis navrée Mr Fitzgerald mais je ne fais pas ce genre de choses. » Je me pince les lèvres en grimaçant. Je suis presque amusée mais quand j’vois qu’il est sérieux je perds mon sourire. « Je ne fais pas ce genre de chose. Je peux vous expliquer le fonctionnement du vagin et de la vulve mais très certainement pas vous montrer. » Je grimace en me levant pour sortir une maquette d’un placard. « Des questions particulières ? »

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Re: Parle à mon cul, ma tête est malade. [ft. Bambie], le Mer 3 Avr - 2:31







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Pratiquer pour ne pas rendre mes tripes. Je ne sais pas si je m'y ferais vraiment. Peut-être un jour, qui sait bien que l'idée ne me plaise vraiment pas. Je lui pose des questions, fais des propositions mais elle refuse, chose que je peux comprendre en soi bien que ça me laisse un peu dans une certaine contrariété. "Oui, excusez-moi." répondis-je en secouant la tête avant de lui faire un signe de la main. "Je crois que ça sera tout pour aujourd'hui." Ce n'est normalement pas à moi de dire ce genre de chose mais il faut bien que ça s'arrête à un moment donné. Frappant sur mes jambes je me lève, tendant ma main vers la sexologue avant de la saluer et de partir vers la sortie. Mais je me retourne. "Merci de ne m'avoir été d'aucune utilité surtout. Je pense que je ne pourrais vraiment pas changé mais merci quand même d'avoir essayé." lui dis-je avant de refermer la porte derrière moi. Je conçois que ce n'est pas le meilleur des compliments mais ça en est un en quelque sorte. Du moins, je le prendrais comme ça je pense. Merci de ne pas avoir cherché à me changer, c'est plutôt pas mal non? Bien que ça ne résout pas mon problème avec Poppy. On verra bien à la longue je suppose.

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Re: Parle à mon cul, ma tête est malade. [ft. Bambie], le

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