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Run, boy, Run [ft. Conwell]


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Run, boy, Run [ft. Conwell], le Dim 27 Jan - 23:26










J’étais dans la limo de mon père et j’arrivais au pied de l’entreprise MacWhite. Il m’avait déjà dit que je ne pouvais pas venir mais moi j’avais envie de voir comment ça se passait et puis ce serait à moi tout ça, un jour. J’en avais mal à l’estomac en y repensant. Un jour je serais sur le fauteuil de mon père et je siégerai tout en haut de la compagnie. Je signerai de beaux contrats et j’engueulerai des stagiaires. Ah la belle vie !! Une fois devant, je regardais le grand portail avec la bouche ouverte. Je n’avais jamais pu rentrer à l’intérieur. J’avais trop hâte, c’est pourquoi je sortais de la voiture avec Pincette sur mon épaule. J’avais fait un petit bonnet en laine pour mon rat qu’il portait sur lui. Trop mignon. On entrait donc dans l’immense bâtiment et je me dirigeais à l'accueil pour voir mon père mais la secrétaire refusait de me faire monter sous prétexte qu’elle ne me connaissait pas. Je fronçais les sourcils et je lui demandais d’appeler le directeur au plus vite car j’étais son fils. Mais elle n’écoutait rien et je sentais mon coeur battre la chamade. Je tapais du plat de la main sur le comptoir en lui demandant une dernière fois de l’appeler. Elle avait l’air choqué et elle commençait à appeler la sécurité. J’hurlais alors :

PAPA !! PAPA T’ES OU ?!!

La femme me voulait du mal ! Les hommes avec leurs matraques aussi. Ils étaient de l'hôpital je le savais. Je les reconnaissais, ils allaient m’emmener. Je me mettais à courir en leur échappant, prenant Pincette dans ma main. Je poussais la première porte et je montais les escaliers direction l’administration. Je bousculais tout le monde, haletant. J’allais trouver la porte de mon père. Non je n’y retournerai pas. Je poussais les bureaux quand les hommes de la sécurité étaient trop près. J’entendais les “oh” de surprise et les cris des femmes parfois. Kyle me disait de fuir et vite. J’escaladais un haut meuble, je poussais une armoire à terre pour échapper à leurs prises puis alors que je courais en regardant derrière moi je me prenais un mur… humain. Je tombais au sol sur les fesses et je relevais les yeux vers lui. Mon père. Il était là. Il allait me sauver d’eux. Je m’agrippais à sa jambe.

Papa. Papa, haletais-je. Ils… Ils vont… Ils vont… m’emmener… à… à l’ho… l’hôpital. Dis leur… Dis leur que je suis… pas… J’avais du mal à reprendre mon souffle, c’est pourquoi je fermais les yeux quelques secondes. Mais heureusement il était là et il allait m’aider.

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Re: Run, boy, Run [ft. Conwell], le Dim 27 Jan - 23:57







Run, boy, run.


Une journée de boulot banale, sans rebondissement, que des prises de têtes avec les comptes de la société et tout ce qui va avec. J'ai beau être en hauteur dans ma tour, le boucan créé en bas, dans le hall d'entrée, même un sourd l'entendrait. Ni une, ni deux, je descends illico presto, ascenseur, acharnement sur le bouton, les portes s'ouvrent et une scène d'horreur se déroule en face de moi. Mon fils. Agrippant ma jambe pour je ne sais quelle raison encore. Il perd la tête, comme à son habitude et la sécurité se rapprochant, cela n'arrange en rien le délicat problème. "Pourquoi vous ne m'avez pas prévenu, vous?" demandais-je d'un ton mauvais à la secrétaire. "Un autre faux pas et vous êtes virée." lui dis-je avant d'arrêter la sécurité en leur faisant un geste. Claquement de doigts pour qu'ils repartent à leur place, je foudroie du regard cet enfant ridicule. "Lève-toi." lui dis-je en en serrant les dents. Ma main vient attraper sa nuque, comme si je tenais un bon ami et je l'amène directement et par force surtout, dans l'ascenseur, sourire sur les lèvres jusqu'à ce qu'il s'efface lorsque les portes se referment. Je me retourne vers Lowell et le pousse jusqu'à le plaquer sur l'une des parois. "Je t'ai dit quoi au juste? Tu ne viens pas ici. JAMAIS TU M'ENTENDS?" lui dis-je en haussant la voix. "PERSONNE VA T'EMMENER A L'HÔPITAL ENCORE ABRUTI." continuais-je bien que l'idée de l'y renvoyer me fait de plus en plus réfléchir. Les portes s'ouvrent, je le lâche aussitôt et reprends une position normale, passant devant pour qu'il me suive dans mon bureau. "Explique moi ton bordel, ta venue. Me dis pas que tu es venu ici juste pour me dire coucou. Tu aurais pu m'attendre à la maison pour ça." lui dis-je en m'asseyant dans mon fauteuil en cuir. Je me masse les tempes tout en fermant les yeux, prêt à entendre une explication aussi idiote que ses faits et gestes.

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Re: Run, boy, Run [ft. Conwell], le Lun 28 Jan - 11:16










J’étais accroché à mon père comme un petit koala. Personne ne me ferait du mal si j’étais proche de lui. Je savais qu’il me protégerait coute que coute comme il l’avait fait pour me faire sortir de l’asile de fou. J’entrouvrais les lèvres quand il me demandait de me lever mais je m'exécutais sans un mot. Il avait cette voix ferme, à faire trembler les murs et même moi je ne faisais pas le malin face à lui. Je m’appuyais sur ma main et à peine je me retrouvais debout qu’il m’agrippait la nuque de se main. En une seule contraction il pouvait me faire le coup du lapin. Je marchais sur la pointe des pieds, espérant qu’il ne me tue pas sur le champ.

Pa… tu… tu me fais… ma… je me retrouvais projeté dans l’ascenseur, plaqué contre la paroi. Je couinais et j’déglutissais en essayant de me coller le plus possible contre les bords de l’ascenseur. Mon teint était livide et je sentais que je pouvais m’évanouir de peur au moindre instant. Je levais les mains pour agripper ses poignées.

Pourquoi ? Pourquoi je… Je ne comprennais pas pourquoi je n‘avais pas le droit de venir ici. Bientôt tout ça serait à moi alors pourquoi je ne devais pas me montrer ici ? Je n’avais pas le temps de continuer et surtout d’argumenter sur “l’abruti” que mon père me lâchait et se mettait dos à moi. je le suivais comme un petit toutou jusqu’à son immense bureau. J’entrouvrais les lèvres en regardant la pièce. Je posais alors mes yeux sur lui qui se massait les tempes. Je le sentais à cran et si je faisais la moindre erreur il allait me couper un doigt avec un coupe cigare.

Je… Je voulais littéralement venir lui dire bonjour. J’avais envie de voir comment c’est ici. Il allait me tuer. Puis… Bambie, elle a le droit… elle ! Pourquoi, moi je peux pas ? Je me tordais les doigts. Mon père allait me mettre la baffe de ma vie je le sentais venir. Je dois apprendre !! Un jour je serais comme toi et faudra bien que je sache comment faire, non ? J’étais un homme mort !

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Re: Run, boy, Run [ft. Conwell], le Lun 28 Jan - 16:45







Run, boy, run.


Les mots qu'il bafouille, je ne préfère ne pas m'attarder pour le moment, parler de tout ça au calme, autour d'un bureau. Ce qui arrive assez rapidement. Je lui demande des explications, il m'en donne. Des concrètes, il est vrai mais... "Bambie est une grande personne. Toi, tu n'es qu'un individu qui a certes presque la trentaine mais tu agis comme un mioche de 10 ans. Qu'est-ce que tu veux faire de ça?" lui demandais-je, un ton de mépris dans la voix. Il veut apprendre, très bien, c'est déjà quelque chose de bien mais tout ce que j'ai pu lui enseigner comme mon père l'avait fait, j'ai juste l'impression que ça passe d'une oreille pour en ressortir de l'autre.  Puis sa maladie. C'est aussi le problème. Si son Zachary de merde vient lui dire des choses irrationnelles pour la énième fois, il suffit d'une parole pour que cet empire s'effondre, cet empire qui a tenu le coup durant des générations. "Ok, tu veux apprendre c'est bien ça? Qu'est-ce que tu as retenu de tout ce que j'ai pu te dire sur le monde du travail?" Nous allons bien voir s'il est bel et bien aussi stupide que je le pense, du moins, pour ce métier. Enfin, en général à bien y réfléchir. "Tu ne veux pas trouver un travail digne de toi pour le moment? C'est une grosse responsabilité que de travailler ici et je ne me suis pas battu à vie et à sang pour que tu détruises tout. Cette entreprise a une réputation à tenir et toi, tu fais honte à cette famille." lui dis-je d'un ton légèrement plus agressif, le regardant droit dans les yeux. Était-ce de la psychologie inversée ou bien la réelle pensée qui traverse mon esprit? Un peu des deux je dirais. "Trouve toi quelque chose, reste y plus d'un trimestre et on en reparlera." ajoutais-je. Je sais pertinemment qu'il ne tiendra pas ou qu'on le virera avant.

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Re: Run, boy, Run [ft. Conwell], le Mar 29 Jan - 11:48










Je lui disais pour Bambie. Je l’aimais moi, ma tante, mais j’avais toujours été jaloux des attentions que pouvait lui porter mon père quand moi je me sentais à part, différent. Elle avait toujours su être gentille avec moi et à ses côtés je ne m’étais jamais senti inférieur. C’était dans les yeux de mon paternel que je voyais le gouffre entre elle et moi. Je déglutissais. D’après lui j’agissais comme un enfant de dix ans. Un enfant. Je serrais les dents.
Il ment. Il ne veut pas que tu aies l’héritage.

Je fermais les yeux quelques secondes pour me calmer. Kyle me soufflait des mots à l’oreille et je devais tout faire pour les combattre. Je secouais la tête en réponse à mon ami. J’ouvrais de nouveau les yeux pour les fixer dans celui de mon père. Je voulais apprendre, oui. Je voulais être comme lui. Il te méprise. J’entendais sa question mais je ne répondais pas de suite. Que m’avait-il appris au juste ? Je regardais à droite puis à gauche. Il enchaînait sur une proposition d’emploi. Il fallait que je m’en trouve un et que je le tienne. Je serrais un peu plus les poings, crispant ma mâchoire. Je me sentais tremblant, bouillonnant. J’étais la honte de la famille. Il te hait. Tu as tué sa femme.
Un long frisson me parcouru le corps et je sentais que je n’allais pas tenir longtemps. Depuis ses questions je n’avais rien dit, je l’avais laissé parler et il m’avait enfoncé plus bas que terre. Je sentais Kyle au creu de mon oreille à me souffler toutes ces choses et mon père qui ne voudrait jamais de moi ici. Ils te méprisent tous.

La honte ! Tu es la honte de la famille. Je m’agrippais les cheveux et j’hurlais :

VOS GUEULES !! VOS. GUEULES !!

Je parlais pour les deux seules personnes présentes. Les deux qui me voulaient du mal et me jugeaient. Jamais je n’avais hurlé sur mon père, il me faisait si peur que je n’aurais jamais osé.

JE NE SUIS PAS LA HONTE DE LA FAMILLE !! JE NE LE SUIS PAS !
continuais-je de crier tout en poussant la chaise en face de son bureau sur le côté.

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Re: Run, boy, Run [ft. Conwell], le Ven 1 Fév - 0:11







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Un silence radio. Le gosse ne prend même pas le temps de répondre à son père, malheureusement c'est ce que je suis à ses yeux mais je comprends mieux pourquoi lorsqu'il se met à hurler dans le bureau? Par réflexe, je l'attrape et le fous au sol, le maintenant à l'aide d'une de mes jambes sur son torse et le bâillonne à l'aide d'une main. "TU VAS LA FERMER TA GRANDE GUEULE?" Question rhétorique bien entendu, je n'attends que ça et je lui mets une baigne, provoquant aussitôt une saignement de nez. Comme si ç'en était pas assez, j’agrippe sa touffe de cheveux et lui cogne la tête contre le tapis posé au sol. Vu l'épaisseur, ça lui fera un amortisseur. "C'EST BON LA? IL EST SORTI DE TA TÊTE LA? ON PEUT DISCUTER ENTRE HOMME?" A croire que j'ai fait ça pour le faire revenir à la surface. Il y a un peu de ça, certes, je ne veux pas parler à un mur mais l'envie de le buter dans ses crises est beaucoup trop forte pour moi. Je me redresse, le relève par ses vêtements et le balance dans l'une des chaises du bureau, partant aussitôt en direction des vitres et baisse les rideaux. On ne sait jamais si des regards veulent se prêter à la scène. Je reviens vers lui, une main sur mon front, ne sachant pas comment aborder la chose. Je soupire, ayant toujours le sang qui bout au fond de moi. Je ne veux même pas lui adresser un regard et c'est hors de question que je me retrouve dos à lui. On ne sait pas ce que son Zach serait prêt à lui dire. "Tu comprends maintenant pourquoi je ne veux pas te voir ici? Je ne veux pas de vagues et toi, dès que tu franchis la porte, c'est toujours le même scénario. Tu m'envoies un tsunami dans la gueule. Comment tu veux que j'arrête ça?" S'il daigne recommencer, j'ai d'autres méthodes pour le calmer et je ne pense pas que ça va lui plaire.

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Re: Run, boy, Run [ft. Conwell], le Ven 1 Fév - 15:40










J’hurlais à plein poumon sur mon père. Je n’étais pas le débile qu’il s’imaginait avoir devant lui. Ni même le dernier d’une longue lignée à tout foirer. J’avais à peine le temps d’ouvrir les yeux que je sentais sa main puissante qui me fit pivoter et il me plaqua au sol. Qu’est ce qu’il s’était donc passé pour que je passe de debout à allongé en un rien de temps ? Son genou sur mon torse et sa main sur ma bouche je me calmais instantanément, les yeux écarquillés. Avant de soudainement me débattre comme un fou mais c’était comme essayer de déplacer une montagne avec les mains. Impossible.

Tu… Tu me fais… mal, papa !!

Rien de nouveau. Je savais que mon père était comme ça. Les mouvements en accélérés et les gestes brutaux, Peut-être qu’après il y allait avoir les poings fermés. Je n’en sentis qu’un celui qui s’écrasa sur mon nez, à demi sonné. Je sentais à peine les mouvements de ma tête frappé contre le tapis mou. Je plaquais ma main sur mon nez tandis que je me retrouvais libre, avant d’être jeté comme une vieille chaussette sur un fauteuil. Je réalisais à peine ce qui venait d’arriver. Les larmes montaient mais je m’interdisais de pleurer. Pas devant mon père. Surtout pas devant lui.
Mon père était dos à moi. Je ne savais pas quoi lui répondre. Je m’imaginais déjà devant un miroir à imaginer les bobards les plus crédibles pour les questions : “ j’ai pris une porte... “... mmmpf une porte battante alors ! Trop naze. “ J’ai hurlé sur mon père “ Non pas ça non plus. Putain c’était n’importe quoi. Ou alors “j’ai embrassé un mur”. Ouais classique. Vu qu’apparement j’étais le débile de la famille ça pourrait le faire. Ca arrivait à tout le monde de se bouffer un mur. Les gens allaient juste lever les yeux aux ciels et ne poseront pas de questions.

Pa… pardon. Je marquais un petit temps avant de retirer la main de mon nez où le sang avait coulé le long de ma mâchoire, jusqu’à mon cou et avait tâché mon t-shirt blanc. Je… vais trouver… un travail. J’allais lui prouver que j’étais pas un bon à rien.

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Re: Run, boy, Run [ft. Conwell], le Sam 2 Fév - 23:36







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Je souffle. Je tourne en rond. Je fais les cents pas. J’ai frappé ce gosse une fois de plus pour les mêmes raisons. Zach. Je ne le supporte plus, Lowell bon plus ou seulement dans un état un minimum normal. Les mains sur mon visage, je les laisse tomber vers le sol, sautant sur place comme sur le ring pour faire relâcher la pression sur mes épaules. Je savais que c’était une journée de merde mais à ce point. « Attends avant de partir. » Je me retourne vers lui avec une bouteille d’eau et un mouchoir et tente d’enlever ce sang sur son t-shirt. « Tu veux te convertir dans quoi plus tard? » lui demandais-je. Je serais prêt à l’aider avec les contacts que j’ai. Sa tante, sa belle-mère aussi mais... « Je veux que tu deviennes autonome mais si tu peux éviter d’avoir un métier de merde et qui en plus de ça te fatigue, ça sera bien mieux pour toi. » Je soupire, passant la main sur sa joue tout en la tapotant. « Prends soin de toi. » lui dis-je en le relâchant prêt à discuter de ses plans d’avenir, d’une manière sérieuse.

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Re: Run, boy, Run [ft. Conwell], le Dim 3 Fév - 19:01










Mon père c’était tout ou rien et pour le coup c’était le néant. J’restais assis sur le fauteuil, me tenant le nez dont coulait abondamment du sang. Je le fixais comme pour essayer de prévoir ses gestes. Impossible. Il sautillait sur place, se secouait. Je m’excusais et me levais. Il ne voulait pas de moi ici et je devais me trouver un travail puisqu’il le voulait. J’avais à peine fait quelques pas qu’il me retenait déjà. Lentement je me tournais vers lui alors qu’il attrapait une bouteille et un mouchoir. Je le laissais m’approcher, n’écoutant plus Kyle me parler. Je n’osais pas plonger mes yeux dans les siens. C’était difficile de tenir alors autant éviter l’Apocalypse paternel.

Je voudrais faire comme toi. Même si avec lui c’était compliqué, il était mon modèle. Ma mère m’avait toujours parlé de lui en bien, même s’ils avaient dû avoir des problèmes de couples, je suppose. Je veux être dans la vente. J’avais probablement aucun talent pour ça. Je n’étais jamais vraiment sorti, ayant eu droit à l’école à la maison. Il passa sa main sur ma joue. Je m sentais renaître. Elles étaient rares ses attentions envers moi. Peut-être qu’au fond il m’aimait, entrecoupé de gifles et de cris. Peut-être que je pourrais travailler avec Téodora ? Tu crois qu’elle dirait oui ? J’étirais un petit sourire en coin. J’pourrais juste être à la caisse ? T’as commencé comment, toi ?

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Re: Run, boy, Run [ft. Conwell], le Lun 4 Fév - 22:58







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Je voudrais faire comme toi. Et j'aimerais tellement qu'il soit comme moi. j'ai souvent entendu dire que je ne suis pas vraiment ouvert d'esprit même si j'ai beau dire le contraire. On me répète toujours que je veux que mon fils soit comme moi, ce qui est vrai mais je veux aussi qu'il soit lui. Il faut arrêter d'écouter ces conneries. "Un jour tu le deviendras." Ça prendra juste énormément de temps. Peut-être même que je serais mort avant que sa formation ne soit terminée. Peut-être même que ça n'arrivera jamais. "Ce n'est pas exactement de la vente, tu as tout les à côtés à gérer aussi mais je ne vais te stresser pour un rien. Tu n'en as pas besoin et même, tu n'y es pas encore." lui dis-je avant qu'il ne me parle de la femme que j'ai épousé. J'arque un sourcil. Teodora. Je lui souris à ce fils qui pourrait finalement me servir plus que je ne le pensais et baisse la tête. "Ce serait une excellente idée. Elle qui est dans la vente, elle saura rapidement te montrer comment faire et comment agir avec les clients." lui dis-je en lui adressant un clin d’œil. "Tu lui en parleras mais je ne vois pas pourquoi elle refuserait. Ce n'est pas comme si tu n'étais jamais allé là-bas, tu connais le lieu comme ta poche." continuais-je avant qu'il ne me parle de mes débuts. Je secoue la tête, un peu contrarié. Je ne m'en rappelle même plus. "Mon père m'avait tout appris, je venais avec lui pour voir un peu comment ça se passe et quand ton grand père est mort, ses hommes reprenaient un peu le flambeau sans réellement avoir de boss et je suis arrivé. J'ai commencé directement avec les responsabilités qu'il avait." Pas quelque chose de tout repos. "J'avais beau avoir les compétences, ça n'empêchait en rien que je n'étais pas assez mature et préparé pour ce genre de travail." De toute façon, à l'âge que j'avais, si on part de ce principe, je n'étais pas non plus préparé à élever deux gosses en même temps au début de ma vingtaine. "Tu peux y aller maintenant et insiste bien avec Teo si elle refuse. De toute façon, comme je te l'ai dit, il y a de grandes chances pour qu'elle accepte." Et si elle refuse c'est que ma théorie sur ses cachotteries est bel et bien vrai bien que je ne sache pas encore exactement ce qui se trame.

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Re: Run, boy, Run [ft. Conwell], le Dim 10 Fév - 17:34










J’avais encore mal au nez et à la tête. Mon père avait une sacrée force. J’hochais la tête. Être comme lui c’était ma volonté. J’étais un mélange entre lui et ma mère mais j’avais probablement plus d’elle que de lui. C’était peut-être ça le petit truc qu’il aimait bien chez moi. Je souriais en l’écoutant me parler. J’aimais écouter ses conseils. Il disait que je ne l’écoutais pas mais c’était faux. J’hochais de nouveau la tête après lui avoir parlé de ma belle mère. Je connaissais son commerce et j’étais sûr que ça lui ferait plaisir que je vienne bosser tous les jours avec elle. Elle était si gentille et aimable. Elle n’allait pas me dire non.

Je vais te montrer que je peux travailler papa. Tu peux compter sur moi. Je souriais encore. J’étais content de passer du temps avec lui. Il avait eu une enfance particulière car il avait repris le boulot de mon grand père si jeune. Mon père avait une force mentale hors norme et je l’admirais pour ça.

Je vais me montrer aussi fort que toi et tu seras fier.
J’inspirais sèchement en bombant un peu le torse. J’allais le rendre fier. C’était tout ce que je voulais, qu’il me serre dans ses bras en me disant que j’avais comblé toutes ses attentes. Et un jour il allait me donner les clefs de son entreprise pour que je reprenne son rôle. Je pinçais les lèvres :

Elle me dira oui, j’en suis sûr.
Je tournais les talons et fit quelques pas vers la porte bien décidé à demander à Téodora de m’engager. Je me figeais toutefois, ma main sur la poignée de la porte. Je me tournais lentement vers mon paternel et je soufflais : Papa ? Désolé encore pour ma venue ici.

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Re: Run, boy, Run [ft. Conwell], le Lun 11 Fév - 0:02







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Le garçon, toujours aussi sincère avec lui-même -dans un sens- qu'avec les autres, je souris à ses paroles. Qu'il donne le meilleur de soi-même, je n'attends que ça. Mon fils n'est pas un imbécile malgré les mots que j'emploie pour le qualifier. J'hoche la tête. "Très bien. Vole de tes propres ailes." lui répondis-je, me levant de mon siège, prêt à continuer mes affaires. Mais le garçon se retourne et s'excuse, je laisse échapper un soupire en secouant la tête. "Vas, ne refais plus le coup surtout. Je jugerai si tu es assez expérimenté pour venir ici." Je ne lui en veux pas vraiment dans le fond mais c'est vrai que ce genre d'intrusions ont du genre à me faire câbler. Je prends les devants, lui ouvrant la porte avant de lui mettre une tape sur l'épaule. Ni même un "au revoir", un "je t'aime" ou même un "je suis fier de toi". Non rien de ça, juste un mouvement pour l'inviter à sortir.

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Re: Run, boy, Run [ft. Conwell], le

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