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Willray ► Bébé t'es mort ?


Loïc de Lorray
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Loïc de Lorray
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EN CE MOMENT
» Vacances en Corse brutalement interrompues par un accident en mer, retour à Austin dès la sortie de Loïc de l'hôpital.
» Rechute de son cancer, il espère être quand même capable de suivre les cours de l'année prochaine.
» Il essaie tant bien que mal d'avancer et de ne pas se laisser abattre, avec l'aide de Kelly, ses amis, sa famille.




ET SINON
» Gosse de riche.
» A beaucoup voyagé jusqu'à ses 14 ans.
» Cancer de la jambe droite, amputation.
» Cinq ans en plein dans la maladie.
» Guérison, études d'économie.
» Rechute en août 2018.




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Willray ► Bébé t'es mort ?, le Lun 24 Déc - 1:50

Le regard de l'infirmière de garde passe de temps en temps sur moi avec une petite note triste sur son visage. Souvent, je me contente de lui adresser un vague sourire, celui qui vient avec le strict minimum d'efforts que je me sens capable de rendre. Clara, je pense, que la bonne femme s'appelle. Plus trop sûr, c'est une supposition qui vient d'une discussion espionnée à la volée il y a quelques semaines. Ils m'ont trop souvent vu traîner par ici, les employés de l'hôpital – sauf que ce n'est pas plus dans leurs habitudes que les miennes que j'y sois en temps que visiteur, et non patient.
Mains croisées devant mon nez et coudes sur les genoux, dans une position qui indiquerait presque la prière, j'ai les yeux plissés, dans le vague, un vague total, qui simultanément cogne contre les tempes et plonge dans une torpeur sans nom. Elles sont longues, les heures d'attente. Longues longues longues. Devant moi y'a une porte, et derrière elle un corps inanimé, une fille, infiniment chère.

Mais pas ma fille.

Pas ma fille.

Ma fille… dieu sait où elle est, à présent. Ou mon fils, saura-t-on jamais. Je renifle bruyamment et me passe une manche sous le nez, mi rageur mi dégoûté mi sarcastique mi étourdi mi effondré – trop de mi, c'est normal, les émotions foisonnent et menacent de crouler. Le cancer auquel je foutrais bien moi-même une balle si ça avait la moindre utilité, quitte à risquer prison à perpétuité pour homicide volontaire, provoque une violente toux dans ma trachée. Et me rappelle. Que, putain, j'serais pas le seul à clamser si cette connasse de tumeur parvenait à m'avoir.

Parce que le destin du bébé en devenir s'est arrêté sur le sol du studio universitaire de ses parents, dans une mare de sang et de tripes. Je ferme hermétiquement les paupières à cette pensée et mords ma lèvre inférieure jusqu'à la déchiqueter. Merde, Kelly avait raison. C'est – était – plus qu'un fœtus et plus qu'un embryon et plus qu'une satanée erreur. Quoi, j'saurais pas trop bien dire – un avenir, et une famille à construire, probablement ? Mais non. Mais non.
Maintenant c'est...
Juste une marre de sang.

Parce que Mère Nature n'est jamais foutue de faire correctement son boulot, n'est-ce pas ? Ou le karma, peu importe, si vous ne croyez pas à une pétasse d'arbre couvert de mousse qui vient vous apporter prospérité et récoltes abondantes. Au plus je pense à ça et au plus me reviennent en mémoire les paroles du médecin venu une demi-heure plus tôt, avec sa gueule désolée et ses termes médicaux à deux balles. Et j'suis là, à attendre comme un con, que celle qui m'apparaît plus que jamais comme la femme de ma vie se réveille. Putain de merde Kelly, si tu meurs je te ressuscite et t'éviscère lentement en te passant Shut up and Dance sur fond de clodo des rues qui cultive un jardin zen avec ses ongles sur un tableau noir. Compris ? Si ta vie ne tient qu'à un fil, tu apprends à jouer à l'équilibriste en moins de deux secondes et ton nouvel objectif de l'année c'est de devenir le meilleur de ta catégorie. Pas. Mourir.


Quand l'infirmière Clara s'avance vers moi – déjà je lis qu'elle s'appelle bien Clara sur son badge, hourra –, je me lève d'un bond. Enfin vu mon état et le stress, c'est une remontée beaucoup plus lente, quoique la frustration chasse bien vite ces préoccupations et rende presque ma voix agresive. « So ? » Elle a la mine faussement bienveillante, et des stigmates de souci derrière son sourire. « Your girlfriend is still a little groggy but she's just woken up, you can go see her now if you want. » Le soulagement a du mal à se frayer un passage dans ma poitrine, mais lorsque ça percute, je suis à deux doigts des larmes. Elle vient de se réveiller. Réveiller, thanks god. Réveiller. Réveiller. Sourire amer. Au moins est-elle saine et sauve. «Although, be careful » avec une main légère sur le bras lorsque je m'avance vers la porte de la chambre. Oeillade surprise. « She might be a little upset and… confused. Moreover, no one told her for your… loss. » Lente expiration. « Oh... » « I can ask someone else to do it for you if it's too hard, you know. It's your choice. » J'ai la mine soucieuse, l'esprit qui peine à réfléchir d'une façon cohérente – ou réfléchir tout court. Et puis je secoue la tête, pousse la porte d'un pas peu décidé.


Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour que cette dernière journée n'aie pas eu lieu. Que ma Kelly soit toujours resplendissante et confiante en l'avenir, que le ou la petite soit toujours dans la course, qu'il y ait toujours des doutes et des appréhensions remplies d'excitation. Mais pas ça, pas ce lit d'hôpital et ce blanc infernal et mes poumons au tiers de leurs capacités normales. Et surtout pas la belle inconsciente. J'approche une chaise de la courtepointe des draps et serre la main de ma petite amie. Elle est froide. Glacée. Mes propres doigts réchauffent distraitement les siens pendant que je scrute le visage de l'endormie. Qui ne l'est plus tant que ça d'ailleurs, à mesure que ses traits reprennent de la vie. Tout doucement, je lui murmure « Hey sweetheart. How are you feeling ? » Un filet de voix, rien de plus qu'un lien infime entre elle et moi que la plus petite brise pourrait briser avec facilité.

╰⊱♥⊱╮╰⊱♥⊱╮╰⊱♥⊱╮╰⊱♥⊱╮


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Re: Willray ► Bébé t'es mort ?, le Mar 25 Déc - 0:06

Bébé t'es mort ( totallement inapproprié) ★ We loved him a lot but god loved him more
(musique)


Je tombe et puis plus rien. Le noir, le néant. Jamais je n'ai eu aussi peur de ma vie. Le noir se transforma vite en blanc et une image commença à apparaître. J'avais l'impression d'être dans la réalité, alors que je souvenais bien être tombé dans les pommes. Je suis dans mon corps, devant le cerceil de mon père. Il est mort dans son costume blanc. Ca va si bien avec sa peau matte comme la mienne. On dirait Dieu. Il est si paisible. Je vois autour de moi qu'on est dans l'église dans le quartier de Camden Town où j'habitait. Il y a des fleures partout: des roses, des tulipes, des narcisses,... Le jour de l'enterrement de mon père je m'était jamais sentie aussi seul, aussi vide. J'avais l'impression que jamais je ne pourrais vivre sans lui. Et je dois dire que ce vide n'est jamais vraiment partis, j'ai juste appris à vivre avec. Les chant glorieux qui on emmené mon père vers les cieux, je m'en rappelle comme si c'était hier, joyeux. Mes mains trembles, je sens les gouttes contre ma peau de 15 ans. Mon père était mort du cancer des poumons. Il fumait beaucoup. Mais on ne meurt pas à 45 ans, même si on fume beaucoup. Moi qui est croyante je ne comprenais pas. J'en ai voulu à Dieu, je lui en veux encore un peu je pense.
Je vois encore le cerceuil rentrer dans son trou et les gens passant devant en y jettant une rose rouge. Quand j'avais lancé la mienne j'avais eu l'impression qu'elle était tombée tellement lourdement que le sol avait tremblé et que mon coeur s'était brisé en plusieurs milliers de morceaux et que jamais on ne saurais les recoller. Un jour tout vas bien, et le suivant tout tombe autour de moi.
Même si je rêve, je sens la douleur. Je n'entend rien mais je sais que je bouge.
Mon père avait été diagnostiqué deux mois avant qu'il ne meurt. Il avait toussé si fort qu'il avait craché du sang. J'était seul avec lui. J'avais appelé les secours et j'avais attendus des heures dans une salles d'attentes de l'hopital de Londres sans savoir ce qui s'était passé. Ma mère était en voyage pour son travail au japon et mon frère était en voyage je ne sais où. J'étais seul. Seul. SEUL.

Devant moi tout redeviens noir et je vois une lumière loins. Cette lumière elle m'attire, je veux savoir ce qu'elle veux dire. Je veux l'attendre. Mon coeur pince, ça fais mal. Il y a quelque chose qui me retiens. Et là sa me reviens. Loïc, mon amour. Toi tu es toujours vivant, toi tu es toujours là. Ma mère elle aussi est sur la terre ferme. Mon bébé est lui aussi toujours au chaud dans mon ventre. Alors je sens en moi qu'il ne faut pas que j'aille vers cette lumière blanche, il faut que je résiste. Alors je marche dans le sens inverse mais c'est difficile. C'est comme si un vent me poussais dans l'autre sens, comme si j'était perdue dans une tempête de neige.

***

Je me réveille mais la lumière est trop forte. Je reste les yeux fermé. J'essaye de savoir ou je suis en écoutant simplement mais même ça j'ai du mal. J'ai un bruit sonore dans les oreilles comme si un micro était trop près de son amplis. Se sont assourdissant s'estompe de plus en plus et laisse place à un 'bip' régulier qui me fait penser à un hopital. Serais-je dans un hopital, je ne sais pas. Je me sens trop fatiguée pour essayer de le découvrir et je ressombre dans un someil sans fin. Je rêve, un rêve bizzare. Je suis en haut d'un building à New-York et on me dis que je suis obligée de sauter et de m'écrasser en bas. Je dis que je ne veux pas mais on me pousse et quand je suis à deux doight de m'eclater contre le sol je me réveille.

C'est une quelqu'un qui me demande comment je me sens. Au début je ne réponds pas, j'ai pas la force. J'ouvre les yeux petit à petit et cette fois je ne ressent pas cette sorte de brulure dans les yeux malgré la grande luminosité dans la pièce. Je vois que j'ai un catétaire dans le bras et je me rends comte que ça me fais mal. Et plus j'ouvre les yeux et que ma vue s'améliore je ressens une douleur un peu partout dans mon corps. Je gémis. Une voix, à nouveau, me demande comment je me sens. Je réponds avec une voix cassé que j'ai mal partout et que je me sens fort fatiguée.

"Where am I?"
"At the hospital Miss. Williams."
"The hospital ?"
"Yes, I'm gonna give you a pain killer but it might make you sleep."
"Yes ok, Thank you."

***

Je me réveille avec une voix plus que réconfortante, celle de Loïc.
« Hey sweetheart. How are you feeling ? »
"I don't know. I dob't feel any pain but the nurse gave me pain killers so i guess it's that. Can i kow what is going on now? Nobody told me why i was in a hospital and i don't remember anything except the fact that i fell and then i suppose i fell unconsious. please tell me that everything is ok. Cause i don't think i can take anything more."
Je sens des goutte qui coules le long de mes joues, elles me rappellent le jour de la mort de mon père...



@"nom"
(c) noctae

╰⊱♥⊱╮╰⊱♥⊱╮╰⊱♥⊱╮╰⊱♥⊱╮

DEAD
END
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EN CE MOMENT
» Vacances en Corse brutalement interrompues par un accident en mer, retour à Austin dès la sortie de Loïc de l'hôpital.
» Rechute de son cancer, il espère être quand même capable de suivre les cours de l'année prochaine.
» Il essaie tant bien que mal d'avancer et de ne pas se laisser abattre, avec l'aide de Kelly, ses amis, sa famille.




ET SINON
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» Guérison, études d'économie.
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Re: Willray ► Bébé t'es mort ?, le Mer 26 Déc - 23:58

Elle a la voix encore endormie, ma Kelly, et semble mâcher le sommeil entre ses dents à mesure qu’elle parle. « I don’t know. I don’t feel any pain but the nurse gave me pain killers so I guess it’s that. Can I know what is going on now ? Nobody told me why I was in a hospital and I don’t remember anything except the fact that I fell and then I suppose I fell unconscious. Please tell me that everything is ok. Cause I don’t think I can take anything more. » Ses doigts se resserrent légèrement sur les miens, et je porte nos mains à ma bouche pour un baiser silencieux. Mon regard, incertain, refuse de se poser sur ses traits et divague entre le bord de la couverture blanche et le tissus de sa tunique de nuit tout aussi blanche. Un des nombreux talents de l’hôpital, ça – laver ses patients de toute couleur. Le silence s’installe, beaucoup trop longtemps, infiniment plus que ce que je ne l’aurais voulu au départ. Mais que dire ? Que dire, c’est ça la vraie question. Les larmes me prennent par surprise et gouttent bientôt sur nos peaux jointes. Son derme chocolaté emplit ma vision quand ma voix déraillée se fait entendre. « I… I don’t really know how to explain it. Which is quite paradoxical owing the… anyway. » La dernière phrase, surtout murmurée pour moi, tombe dans le silence le plus complet encore une fois et je dois prendre mon courage à deux mains pour amorcer la suite. « Well, you’ve been off for… for a couple of hours, probably eight, something like that ? » Je lance un coup d’oeil à la fenêtre, où le jour est sur le point de se lever sur un Austin déjà grouillant de vie. Il n’était que deux heures du matin quand nous avons quitté le kot. Gros soupir. Merde Loïc, vas-y. « The exact reason why you’re here’s because we woke up with you in… in a sea of blood. It was th… the – the baby. I called 911 as fast as I could and the ambulance took less than 5 minutes to arrive but that was too late. » Je serre la pauvre main de la fille dans un étau, maintenant, et l’envie de vomir n’a jamais été aussi présente. « I’m sorry Sweetheart. I’m sorry. » Me mordre la lèvre semble la moins grande des douleurs à affronter actuellement. « The baby… »

HRP:
 

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Re: Willray ► Bébé t'es mort ?, le Ven 18 Jan - 21:34

Toujours dans les vapes je ne réalise pas très bien ce qu'il vient de dire. Ses joues sont mouillées par les larmes chaudes. Apparemment mes neurones ne fonctionnent plus très bien parce que l'info mets beaucoup de temps à arriver, beaucoup trop de temps. Je passe par toutes les émotions jusqu'à ce qu'il n'y en aie plus. Plus d'émotions. Juste moi qui ne réponds plus. Y'a eu un problème dans la Matrice. Néo à fait beuger le système, il n'y a plus rien qui marche. C'est comme si ma batterie c'était déchargée parce qu'elle était au bout de sa vie. Mes mains toujours dans celle de Loïc se retire doucement. Je le regarde lais je ne le vois plus, à la place je vois juste un homme qui pleure. Puis y'a moi qui viens de réaliser ce qui est arrivé. En un instant tout avais changé, la vision du monde était passé de normal aux flammes des enfers ou je suis accueillie, comme toutes âmes, par Satan. Je vois ma chambre d'hôpital comme un trou noir, comme rien, comme un truc qui m'aspire sans que je puisse l'arrêter. Je sens qui se commence à me faire mal. Mais pas un mal comme si j'avais été poignardée mais le mal de la tristesse. Je ressens quelque chose. Je le sens dans mon ventre. La colère. La tristesse. L'incompréhension. TOUT. Je tente de me lever. Mais quelque chose me pique dans ma main. Une intraveineuse, je la retire d'un coup de main et manque de le foutre dans la gueule du mec qui est assis à côté de moi. Je m'en fous. Je me lève d'un coup et fait quelques pas avant de m'effondrer. Non pas d'un phénomène physique mais parce que je ne pouvais plus tenir debout. Je me laisse tomber comme une pauvre âme. Et crie. Crie. CRie. CRIe. CRIIIIIIIIIIIIIIIEEEEEEEEEEEEEE. Jusqu'à ne plus entendre ma voix. Mon bébé, ma part de moi. Ma vie. Je sens cette douleur qu'aucun médicament ne pourras faire partir. Je suis en boule par terre dans la position que mon bébé mort était autrefois. Mes mains sont dans mes cheveux bouclé et je tire tellement fort dessus que je suis étonnée qu'il ne soit pas tous déjà arraché. Karma, malchance, hasard, je n'y crois pas. C'est Dieu. Dieu. C'est de sa faute. Pourquoi, pourquoi faire ça. Je te faisais confiance, je t'ai consacrée ma vie. Je vais à la messe merde. J'ai cru en toi... Je ne crois plus. Je croyais que tu étais bon, que tu voulais la vie. Je te déteste.

"I HATE YOU. SON OF A BITCH. BASTARD. BLOODY ASSHOLE HELL. COME ON FACE THE DAMAGE YOU'VE DONE. WHAT A FOOL WAS I TO BELIEVE IN YOU. SILLY TWIT RIGHT?
YOU COWARD, LIAR, JERK. YOU'RE JUST A LITTLE GIT. I WILL NEVER BELIEVE IN YOU. YOU WILL FADE AWAY OF MY BLOODY MIND UNTIL YOU NOT EXIST ANYMORE."


J'ai tellement crié fort que j'ai dû réveiller tout Austin. Les médecins aussi, ils arrivent et me prennent. Je me débats, jusqu'à presque me faire mal.

"LEAVE ME BE. SHOVE OFF. LET ME SCREAM. LEAVE ME ALONE. BLOODY HELL, LET ME GO. I WANT TO DIE."

Mes larmes recouvrent presque tout mon visage. Je suis presque totalement nue à cause de mes mouvements désespéré. Ils me recouchent sur mon lit et puis je sens une piqûre dans mon bras. Un calment sans doute. Et je repars dans un sommeil profond...

╰⊱♥⊱╮╰⊱♥⊱╮╰⊱♥⊱╮╰⊱♥⊱╮

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Re: Willray ► Bébé t'es mort ?, le Mer 30 Jan - 20:08

Y’a comme un instant de battement dans l’air. Des secondes que le temps n’arrive plus à retenir dans sa course effrénée et sans pitié, quelques pas dans le vide avant d’y plonger corps et âme jusqu’au trépas certain. Je la vois, ma belle Kelly, sonner son esprit avec les deux mots tombés de ma bouche aussi doucement que cruellement. Le bébé. Putain, oui, le bébé. Ça doit être quelque chose comme l’une des rares fois où je prononce le mot et la première avec autant d’émotion – toujours aussi réservé à propos de cette paternité prématurée. Oui. Le. Bébé. Et la femme qui se tient devant moi n’a pas encore pris l’ampleur de la chose avec toute son importance. Elle en qui je plonge désormais mes yeux sans savoir où me mettre. Quoi dire. Quoi faire. Que faire de ces larmes. Qui coulent. Bon gré mal gré.
Au moment où je me saisis de la main de ma bien-aimée, c’est là que la déchirure scinde son cœur en mille morceaux – je peux la voir, là, écrouler tous ses plans d’avenir. Elle se défait brusquement de mon esquisse d’étreinte et c’est à peu près là que des docteurs arrivent puisque, bonjour les besoins du dame scénaristique. « Kelly, you shouldn’t… » Trop tard, elle se lève déjà brusquement. C’est suffisant pour que les nouveaux venus accourent comme un seul homme en prononçant des paroles vides de sens, de cohérence, d’humanité, pour calmer ses névroses, étouffer sa rage. Éteindre ses explosions quand je ne suis que de glace sur ma chaise – trop sonné pour moi-même réagir avec mes pleurs qui ont séché sur mes joues. Il n’y a que quand les hurlements de la belle fracassent les murs de la pièce que je me relève de ma frise temporaire. « I HATE YOU. » Je relève la tête avec un haussement de sourcil, presque soulagé des injures qui dégoulinent de sa bouche, et l’ombre d’un rire me prend le ventre en même temps que l’offense me heurte de plein fouet. Eh, oh, la gamine parle de moi ou… ? Bon dieu la situation est tellement décalée…
Je me mets enfin debout afin d’aider les blouses blanches tout en tentant de faire entendre raison à Kelly. Les larmes remontent, mais je me tiens ferme sur mes jambes et refuse de laisser paraître ma propre peine. « Kel, please, stop ! Kelly ! Kelly ! KELLY DAMN IT ! YES, JERK, ASSHOLE, SCUMBAG, DORK, WANKER, WHATEVER THE FUCK YOU WANT ! But can you please hear us ? Keep calm I… » Non, ça ne sert définitivement à rien si la fille couvre mes simulacres d’insultes avec d’autres grossièretés par-dessus. Ma voix se perd très vite et laisse la place à l’autre qui beugle tout son dégoût face à la situation. C’est là que la team de l’hôpital commence à s’en prendre physiquement à elle. J’essaie de m’interposer, en prônant une autre approche, mais ils m’écartent d’un geste sec. Il ne leur faut pas beaucoup plus de manières pour que les cris se tarissent, et qu’ils reportent le corps inanimé de leur patiente dans son lit. Ses cheveux en bataille sont plaqués contre son visage, collés en larmes humides. Je m’approche doucement du lieu de repos de Kelly avec l’approbation de l’infirmière du lot. Mon oreille n’est que distraite lorsqu’elle saisit le rapport et la compassion des professionnels – trop occupée à se choquer elle-même du silence nouveau dans la chambre. Et puis. À quoi bon épiloguer, sérieusement. Ça me rappelle terriblement un autre moment, quelques mois auparavant, quand j’étais à la place de l’hystérique et Isaak à la mienne. Pourquoi donc nos histoires se finissent-elles toujours en catastrophe ?




La nuit est tombée quand je me détache enfin de mon poste de surveillance. Minuit, une heure, une heure et demie, quelque chose comme ça. Damon et Kate sont enfin arrivés et la mère m’engloutit dans une longue étreinte – que je prends comme un stimulant, un boost pour survivre aux heures à venir. Le stress et la tristesse me pèsent sur les épaules et les poumons depuis plusieurs heures – certains infirmiers sont même venus me souhaiter bon courage et prendre des nouvelles de ma santé. Et, quand bien même mon père est venu me soutenir dans ma veillée, je n’ai pu me résoudre à laisser seule Kelly dans les vapes avant que ses propres parents soient revenus du Japon. Maintenant qu’ils sont là, je leur adresse un bref dernier sourire après leur avoir résumé la situation, et me dirige lentement vers les douches de l’hôpital.

Ce n’est que sous le jet d’eau que je peux réellement me lâcher. C’est une angoisse glacée qui me prend la poitrine pourtant, alors que les gouttes brûlantes brutalisent mon dos. C’est con, non, d’avoir été jusqu’ici pour… pour, quoi, au final ?
Un fœtus mort et calciné dans une de leurs poubelles médicales ?
J’ai la gorge qui se serre à cette pensée et un sanglot violent étranglé dans ma gorge. Putain si seulement on avait su…
Et quoi ? Et quoi ? On aurait abandonné dès le départ ? On aurait songé à l’avortement ?
« FUCK ! » Mon poing part sur le mur, résonne, résonne, résonne. Les ongles de ma main gauche s’enfoncent jusqu’à l’os dans leur paume, et je reste là, statique, au bord de la suffocation, pendant un temps interminable.
Peut-être que sous la pluie ardente
Je pourrai faire semblant
Que rien de tout cela
N’est arrivé


Au moins trois quarts d’heure plus tard, que je reviens des douches. Cheveux en bataille et esprit éparpillé, mais vivant. Entier. Plus ou moins. J’ai sûrement la tête des gens ailleurs. Je dépose mes essuies sur le canapé près de l’entrée – waw quel luxe – avant de m’approcher du lit. Kelly s’y est relevée en position assise, jambes entre les bras, et pleure doucement sur l’épaule de sa mère. Je me mords la lèvre avant de tenter quelques pas incertains. Qui sait si je suis toujours le bienvenu par ici ? Les insultes hurlées de tout à l’heure font toujours le grabuge dans mes pensées. Ai-je perdu mon couple en même temps que mon enfant ? Au moins la situation sera-t-elle rendue simple quand le cancer emportera mes poumons puis ma vie…
« Come on, Loïc. Hope the shower was fine. I’ll let you two alone for a while. » Kate m’adresse une moue rassurante, et je me rapproche davantage de ma petite-amie déjà un peu plus assuré. La porte se referme doucement sur nous deux. Il n’y a que la lampe de chevet d’allumée dans la pièce, nous laissant ainsi tous deux dans une ambiance très tamisée. Je n’ose plus rien faire après les éclats de tout à l’heure. Moins par peur de m’en prendre plein la gueule que de faire souffrir la fille.

╰⊱♥⊱╮╰⊱♥⊱╮╰⊱♥⊱╮╰⊱♥⊱╮


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Re: Willray ► Bébé t'es mort ?, le Mer 30 Jan - 23:32

La fatigue tombe sur mes yeux quelques secondes après la pression dans mon bras venant de la piqûre. La lumière des néons se rétrécis peu à peu à la mesure que mes yeux se ferment. Je dors mais j’entends encore tout. Je sais ce qui se passe j’entends tout ce que les médecins disent sans pour autant pouvoir réagir. Je suis comme paralysée. Comme si une araignée venimeuse m’avais piquée, comme si quelqu’un m’avais enchainé à mon lit et que je ne pouvais plus bouger.
Quelques minutes après, enfin je crois, je sens ma main qui se lève et viens se placer entre deux mains froides. Des mains fantomatiques, les choses que je ressens c’est presque comme un rêve, dans ce cas si c’est plus un cauchemar. Qui sont ses mains froides mais douces, ses mains me prennent les miennes comme si j’étais une plume précieuse. Je réfléchis, qui est-ce ? Je sens des lèvres sur ma paume et un souvenir me reviens. Moi dans une robe jaune à fleur, en talon, en retard qui arrive dans un parc. Il y a quelqu’un qui se dessine dans la noirceur du parc. Il me paraît familier. Puis, je me rends compte que c’est lui, c’est l’homme de ma vie. Je me souviens, de mon amour pour lui. Comment ai-je pu oublier mon seul, mon unique amour. Loïc. Loïc. Loïc. J’essaye de me relever pour essayer de l’attraper, de l’embrasser, de monter sur lui-même si en soit c’est physiquement impossible à cause de son foutu cancer. Franchement Karma’s a Bitch.
Je veux me lever, je veux le prendre dans mes bras, lui dire que je l’aime et que rien ne fera changer mon amour pour lui.
Mais je me rappelle que même si je l’aime une partie de moi c’est enfuie, une partie de moi est morte avec ce bébé. Cette partie de moi qui pensais à l’avenir, à un mariage prochain, à un travail prochain, à un enfant prochain, à une maison prochaine, une putain de vie prochaine. Mais le mec en haut en a décidé autrement, il a dit non non non ma Kelly pas cette fois-ci. Peut-être qu’il avait d’autre plan pour ce bébé en haut. Peut-être qu’il deviendra un ange, ou un démon. Va savoir. Je me demande si finalement il existe, si le grand IL existe . Parce que s’il existait pourquoi m’avoir enlevé une partie de moi, est ce que c’est un genre de défi que tu me donnes ? Ou simplement parce que tu t’ennuyais là-haut. Je ne sais pas… Je n’en n’ai aucune idée. Je n’ai plus la force de rêver, je n’ai plus la force d’être là, d’être en vie. Je sens ma main se reposer sur les draps du lit. Pourquoi me lâche-t-il ? J’ai besoin de sa présence. J’entends sa voix qui résonne et puis une autre voix plus grave juste après. C’est son père. C’est bien il n’est pas tout seul. Ça me réchauffe un peu le cœur glacé dans ma poitrine. Bouge Kelly, essaye de bouger. Prend tes jambes et bouge, lève-toi et marche. Prends ton courage et lève-toi. Bien sur ça ne marche pas. J'abandonne. Je me laisse sombrer dans un coma idyllique.

Je me réveille, mais je garde les yeux fermé. J’essaye de voire ce qu’il se passe autour de toi. J'essaye de savoir si quelqu’un est dans la pièce et par un bruit de respiration je me rends compte qu’il n’y a pas qu’une personne dans la pièce mais deux. J’ouvre les yeux doucement et bouge ma tête d’un côté pour apercevoir Demon sur son téléphone. Je tourne la tête de l’autre côté pour apercevoir ma mère qui me regarde en larme. Je me lève brusquement et ma mère fait de même.
Je l’observe et des gouttes commencent à tomber doucement sur mes joues. Mes mains sont gelées, j’ai froid. Ma mère me prend dans ses bras et je fonds en larme comme si les vannes d’un énorme barrage c’était ouvert. Je recouvre son épaule de gouttes d’eau.

« Ma… I’ve lost him. I’ve lost my baby. Heart… Stopped…Died...Like that…Blood everywhere...Yelled… » Puis ca me reviens la seule chose qui compte, la seule chose que j’ai besoin et qui n’est pas là. « Loïc… Where is he ? I wanna see him. I have lost it last time. I need to see him right now. »

« Honey, I know, I know. He went to take a shower. You’ve been asleep for the past 24 hours almost. You must understand. »

« I Need him right now. I just do. I can’t wait. I … I ... »
Et pendant que les pleures reviennent et que je retombe sur l’épaule de ma mère. La porte s’ouvre, et j'espère. Je me relève doucement avec mes cheveux dans ma bouche. ET voit la seule personne que j’avais besoin de voir. Loïc. Dans toute sa splendeur. Cheveux ébouriffé encore mouiller, les yeux rouges. Il a pleuré, je le vois instantanément. C’est comme une évidence que cette position l’affecte autant que moi. Ma mère nous laisse. Je suis assise sur le lit et déploie mes jambes que je tenais entre mes bras et m’assied en tailleur sur le lit. Il s’approche doucement de moi, comme si j’allais l’attaquer à tout moment. Ça me peine de le voir comme ça. Quand il est près du lit et qu’il s'apprête à parler de l’arrête, en passant mes mains derrière son dos. Je m’accroche si fort à lui que j’ai l’impression que je vais lui briser la cage thoracique. Après quelques minutes de réconfort dans ses bras, je me retire difficilement de ses bras.
« I’m sorry I yelled before. I shouldn’t have. And the horrible insult i said, that wasn’t for you, I would never, i mean never ever ever. I love you so much… I’m sorry … I lost our baby. It’s all my fault, i was still smoking, I was still drinking. I didn’t take care of my body. I’m so sorry, i never wanted this to happen. This is all my fault. » La dernière phrase était comme un chuchotement. Comme si je me le disais juste à moi-même. Je ne m’en étais pas rendue compte mais c’est de ma faute si notre bébé est mort. Les gouttes recommencent à couler sur mes joues sèches, j’ai l’impression d’avoir tellement pleuré que je suis en manque d’eau. La lumière ne paraît que par la lampe de chevet. Ma tête baissée pour éviter le regard de mon amour. Je la relève et j’essaye de le regarder au plus profond de lui-même, pour savoir ce qu’il pense. Mais je ne sais pas, je ne vois rien transparaitre.

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DEAD
END
Loïc de Lorray
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COLIS PERDU. STOP.
Loïc de Lorray
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EN CE MOMENT
» Vacances en Corse brutalement interrompues par un accident en mer, retour à Austin dès la sortie de Loïc de l'hôpital.
» Rechute de son cancer, il espère être quand même capable de suivre les cours de l'année prochaine.
» Il essaie tant bien que mal d'avancer et de ne pas se laisser abattre, avec l'aide de Kelly, ses amis, sa famille.




ET SINON
» Gosse de riche.
» A beaucoup voyagé jusqu'à ses 14 ans.
» Cancer de la jambe droite, amputation.
» Cinq ans en plein dans la maladie.
» Guérison, études d'économie.
» Rechute en août 2018.




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Re: Willray ► Bébé t'es mort ?, le Jeu 31 Jan - 0:17

Le visage de Kelly est encore baigné dans ses larmes, et assise presque au bord du lit ainsi, elle a l’allure terriblement fragile d’une rose en fin de vie – sur le point de se désagréger en l’espace de quelques secondes. Silencieusement. Sans être vue. Et pourtant, c’est de son étreinte aux effluves si familières que je m’éprends quelques secondes plus tard. La compréhension se fait instantanément et les pièces du puzzle se remettent en place d’elles-mêmes. C’est bon, c’est bon. Tout va bien. Tout va bien aller. On s’en sortira… Fais marcher l’espoir, Loïc, vous en aurez besoin. « I’m sorry I yelled before. I shouldn’t have. And the horrible insults I said, that wasn’t for you, I would never, I mean never ever ever… » Ma main se glisse dans ses cheveux et s’y emmêle presque tout de suite. Mes yeux dans les siens, je lui glisse un sourire qui se veut rassurant. « Hey hey hey Sweetie, that’s okay. You don’t have to… explain yourself. Really, I’m not the one who’ll be shocked by insults. I just wasn’t sure that my presence here was still welcome. And, you don’t need to worry. I know… » Oui, je sais. Je sais ce que c’est. Ou du moins je peux imaginer à quel point ta peine doit être insondable. Je sais. « I love you so much. I’m sorry… » Mon « Love you too… » passe presque inaperçu dans le reste de sa phrase qui me laisse interloqué. « I los tour baby. It’s all my fault, I was still smoking, I was still drinking. I didn’t take care of my body. I’m so sorry, I never wanted this to happen. This is all my fault. » Son mea culpa se finit en chuchotement. Je pose mon front contre le sien et ne dis plus rien pendant quelques secondes. Paupières pressées à l’extrême pour retenir les émotions, main crispée sur le cou de la belle, nous restons comme ça jusqu’à ce que je sente un mouvement. Notre regard se plonge alors encore l’un dans l’autre et semble y passer… tout ce que nous ne nous disons pas. Tout ce qui n’a pas encore été dit. « I don’t think it is, Chérie. I mean… Yes you smoked and you drank – like we all did. But I know you. I know you did the right things the moment you knew you’d have to lead an healthy life. I saw you – you saw it yourself and except if you took one of those sons of bitches of cigarettes in my back, there’s nothing else you could have done. » Je soupire, laisse le temps à mes poumons définitivement hors course se remettre un peu d’aplomb tout en serrant Kelly un peu plus contre moi. Menton sur son crâne et mains contre le tissu vert de sa tunique d’hôpital, j’enfile les inspirations et les expirations profondes. Respire, Loïc. Un pas après l’autre. Un. Problème. Après. L’autre. « Ce qu’il s’est passé… s’est passé. Et puis entre nous et les médecins, je choisis eux pour nous expliquer avec précision ce qu’il s’est réellement passé. Là suite, on verra. » Si ça s’trouve ça va pas durer, ou peut-être seulement quelques mois. L’angoisse, le flou, un peu trop fou pour moi peut-être.

HRP:
 

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Re: Willray ► Bébé t'es mort ?, le Jeu 28 Fév - 21:30

Sa présence? Pas souhaitée? Je n'ai besoin que de lui, que de sa présence, que de son odeur bien à lui, que de ses cheveux en bataille, que de ses main et ongles rongé, que de ses yeux gris, que de ses lèvres sécurisantes, j'ai besoin de lui, juste lui. Je serre mon étreinte pour que plus jamais il ne parte. Je m'engage dans une conversation qui me fais monter les larmes aux yeux. Je sais que c'est de ma faute, je le sais même si il essaye de me dire le contraire, tout le monde me dira le contraire. Jamais quelqu'un va dire a une personne qui viens de perdre son bébé que c'est de sa faute. Jamais. Mais je sais que c'est de ma faute, je le sais jusqu’à en avoir mal au ventre, à la tête, dans les muscles, même dans les os. je tremble de tout mon être, je sens le froid me prendre par les pieds et les mains. Loïc est toujours debout devant moi en essayant de me faire changer d'avis sur la question de est ce que c'est de ma faute ou pas. Je ne le crois pas mais peut être sa apaisera sa peine si je fais comme si. Je m'accroche à lui comme un singe. Je ne le lâche pas.
"Ok. En attendant les docteurs, lay down with me."
Je le tire tout contre moi et on se couche sur le lit une personne et je me colle à lui en espérant que jamais il ne partirait.

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DEAD
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