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Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ? ft. Aksel


Esvir Lilith Astankov
Contradiction ambulante.
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Inscrit le : 28/04/2018
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Date de naissance : 31/03/1991
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▸ Morrigan (2)
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HER AND ONLY HER.
▸ Ce qu'elle écoute en boucle :
▸ Russe de naissance, américaine de cœur.
▸ Un tempérament de feu.
▸ Tatouée de partout.
▸ Directrice du meilleur café d'Austin.
▸ Toujours à la recherche d'énergie créative.
▸ Elle habite seule dans une jolie maison.
▸ Elle possède une grosse voiture, qui fait beaucoup de bruit.


HER AND THE OTHERS.
▸ Amoureuse d'Aksel.
▸ Petite sœur de Demyan.
▸ Elle travaille avec Leevi, qu'elle considère comme son meilleur ami.
▸ Blonde de Scar.




Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ? ft. Aksel , le Mar 2 Oct - 19:02





 



Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ?


S'il y a une chose que j'ai bien compris ces derniers temps, c'est que rien ne se passe comme je l'ai prévu, et encore moins comme je le désire. L'un des plus gros point d'interrogation de ma vie repose sur cinq foutues lettres que je suis pratiquement incapable de prononcer à voix haute sous risque de m'enfiler un pot de glace dans la minute qui suit. Ce prénom qui me hante depuis quelques temps, depuis son arrestation. Cette enflure avait raison en me sermonnant qu'il n'était pas quelqu'un de bien, qu'il ne le serait jamais parce qu'il était, non, parce qu'il est un putain de criminel. L'avantage de cette révélation ou plutôt de cette gigantesque baffe, c'est que je me suis remise à jouer en ligne, depuis mon ordinateur. J'ai aussi pris quelques kilos a force de manger tout ce qu'il me passe sous la main, mais, j'ai rencontré des personnes super sympathiques en ligne. Des personnes qui m'aident à l'oublier, lui et ses conneries. Au lieu de défoncer des portes ouvertes et de me retourner le cerveau, je m'amuse comme une gamine à défoncer des guildes entières et à penser stratégie, logique, solidaire. Pour fêter notre 100ème victoire consécutive, on a prévu avec les gars de se retrouver dans un petit bar près d'Austin. Malheureusement, sur les cinq, trois ne peuvent pas venir pour des raisons familiales ou professionnelles. Du coup, on est plus que deux. Morgan et Lilith. Et pour bien enfoncer le clou, on s'est dit qu'on s'habilleraient bien, voir même très bien pour cette rencontre. Les rencontres irl de gens que l'on connait en ligne, c'est pas forcément évident mais à force de jouer avec eux, on se découvre une seconde famille. Une autre épaule sur qui compter quand les autres sont déjà occupées.

Je viens me garer devant le Spider House Cafe. C'est Morgan qui l'a choisit. Ce café à un nom à la con et je rigole d'avance en pensant à la soirée qu'on risque de passer. Bonne humeur garantie avec ce mec, j'sais qu'il déconne facilement et qu'il a un humour tordant. Ca me changera sûrement les idées. J'arrive en robe rouge, une robe un peu volante, assez simple avec de jolis escarpins rouges, eux aussi. Je pousse la porte du café et je rentre. On ne s'est rien dit, rien donné à part un numéro de table. Je le communique au serveur qui m'y amène directement. En rangeant mon téléphone, je relève les yeux et découvre enfin ce Morgan. Mon sourire s'efface rapidement et mes jambes se mettent à trembler, la voix chevrotante, je demande. "Qu'est-ce que tu fais là, Aksel ?" Je vérifie le numéro de la table, je le regarde encore une fois, puis encore une autre fois pour bien être sûre. "Morgan ?!"

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Re: Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ? ft. Aksel , le Jeu 4 Oct - 14:36





 



Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ?


J’avais déménagé. Je sais pas comment Marlon avait réellement fait son coup et je pense qu’il ne me le dira jamais mais j’étais à nouveau libre après quelques semaines d’enfermement. Putain, j’ai eu chaud. Croyez pas que cette arrestation m’a remis les pendules à l’heure. J’serais prêt à r’commencer. Ce connard le méritait. Plus que n’importe qui.  Du coup, j’avais déménagé, histoire de donner l’illusion que j’avais été traumatisé par ce qu’il s’était passé, que j’avais eu besoin de changer d’air… Le plus drôle dans toute cette histoire, c’est que j’avais réussis à toucher des indemnités. Moi j’veux bien buter chaque dirigeant chaque jour si c’est pour pomper du fric à l’état ! Bref, j’avais acheté un loft à Austin East, loin de la ville et remis l’appartement que je louais à Downtown à son propriétaire. En faisant ça, je coupais les ponts avec certaines personnes. Des personnes que je n’avais plus envie de voir.

J’ai pas eu trop d’mal à faire mon deuil. Esvir et Nate. J’ai plus aucune envie de les voir et en parler ne me fait ni chaud, ni froid. Qu’ils vivent leur romance si ça leur chante, je me mêle plus de ces conneries. Des ptits culs à baiser comme avant c’est très bien. Et je compte bien passer à l’acte ce soir avec cette ‘lilith’ rencontrée en ligne sur Ligue Of Legends. Un jeu à la con où faut pas avoir un doctorat en médecine pour gagner. A croire que le niveau d’intelligence des joueurs à baissé ces dernières années. Heureusement, j’me suis retrouvé dans un p’tit groupe où la moyenne semble plus élevée qu’ailleurs. Bref, on s’fight et on s’marre bien. J’essaie d’pas trop hiberner d’vant mon PC mais j’ai la flemme d’aller dehors. J’pas envie d’croiser des gens et puis si c’est pour me faire dévisager… Ouaip, vive la célébrité. Genre j’avais ma belle gueule dans les journaux quand j’ai été arrêté. Au top de ma forme. Au final, j’en ai RAF mais j’pas envie d’expliquer aux gens que blablabla, ça me gave. Et pourtant, va bien falloir que je bouge mon cul. J’dois pécho de la femelle ce soir. Cette Lilith va passer à la casserole sous les flammes de l’enfer. Bref, on s’met d’accord sur le Spider House café, un endroit posé et là, la dame veut qu’on s’fringue comme si c’était le nouvel an. Je roule des yeux. Putain. Elle me gave déjà. Sauf que, la chance est avec moi puisque les trois autres ne savent finalement pas venir. Parfait pour moi. Du coup, j’me décide à faire quand même un petit effort vestimentaire pour faire plaisir à la pucelle. Pantalon noir, chemise noire, petite veste en cuir noir et chaussures en cuir… Noir. J’suis très joyeux comme type. J’m’habille après avoir fait un saut dans la salle de bains, même quand ma mère vient dîner j’me fais pas aussi beau. J’passe sous la douche, j’brosse mes canines, j’me rase (pas touche à ma moustache !), et j’plaque mes ch’veux en arrière. Putain, j’ai l’air de ces mecs que je n’supporte pas. J’ricane quand j’m’imagine à la tête de la mafia. Ouais, appelez-moi Don Corleone.

J’enfourne ma bécane, pose mon casque sur ma gueule et j’roule jusqu’au rendez-vous de la baise. Le Spider House Café. Faut vraiment que je sois en manque pour aller dans un bar, bouffer dans le quartier riche et surtout m’habiller comme un pingouin. J’arrive, j’amarre et j’rentre. J’vais à la table 13. Porte bonheur ou porte malheur ? J’sais pas, j’men balec, j’fais pas attention à ces superstitions à la con. Bref, j’suis l’premier. J’m’assieds sur la banquette en cuir … noir et j’regarde la scène où une midinette fait des covers d’Alanis Morissette. C’est pas terrible mais ça m’occupe. Putain, elle est pas super ponctuelle et ça me gave. J’regarde un peu la déco. Des tables rondes, des bougies blanches sur des chandeliers argentés. Des nappes blanc cassé, enfin j’suppose parce que c’est pas vraiment blanc. Des serviettes en tissus, et des clients guindés. Je lève les yeux au ciel. Pourquoi j’ai dit à FromHell69 que c’était une bonne idée de venir ici ? Et pourquoi il a pas osé proposé lui-même ? Damn. J’suis trop sympa parfois. Mes doigts pianotent sur la table, et puis j’entends le serveur baragouiner que c’est ici ou j’sais pas quoi. Je tourne la tête vers lui et une tache rouge, puissante m’aveugle. J’ai la machoire qui va se décrocher. Non pas parce que cette femme est canon, elle l’est un peu hein, mais parce que c’est Esvir. J’ai envie de rire. C’est une blague.

« Ok. Je me casse. »

J’attrape ma veste. Je ne veux pas rester ici, j’veux pas lui parler. Je ne veux pas la voir. J’veux plus rien à voir avec cette enfant du diable.


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Re: Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ? ft. Aksel , le Jeu 4 Oct - 14:55





 



Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ?


Vous connaissez cette sensation de temps qui s'arrête ? Le temps suspendu, le temps qui ne court plus, qui se stoppe face à une sensation plus forte que les autres ? C'est ce que je ressens là, maintenant. Je n'entends plus le brouhaha du restaurant, je n'entends plus les aiguilles de l'horloge, ni de ma montre. J'entends simplement les coups et les bruits que mon cœur fait quand il s'arrête, quand il se stoppe. Je n'entends que des battements irréguliers, irrépressibles, imposants. Le temps peut courir longtemps, je vois sa face devant la mienne. Ma mine doit sans doute être décomposée mais je vois sa mâchoire qui se décroche et je me sens moins seule. Le hasard est un sacré salopard, une ordure, une véritable putain. La table porte le numéro treize. Les français le voient comme quelque chose de mauvais, les italiens comme un bon présage. Ce soir, je ne sais pas s'il s'agit de chance ou de malchance. Aksel se tient devant moi. Il s'est bien habillé, il a tenu le contrat. Le contrat de Morgan et de Lilith. Celui qui disait que la guilde devait se retrouver. Pourtant, nous ne sommes que deux. Lui et moi. Il se lève, et prend sa veste. Le serveur s'est déjà éloigné et je reste près de la table un instant avant de me reprendre.

"Attends !"

Je l'ai laissé me filer entre les doigts une fois, pas deux. Je lui cours après lorsqu'il est sur le parking. Comme par hasard, encore une fois, je retrouve sa moto près de ma voiture. Je sens le sang qui batifole dans mes veines, je le sens qui tape contre mes tempes. Le revoir, c'est pire qu'entendre le son d'une machine d'hôpital qui s'arrête. Pire qu'entendre le son continu de ce "bip" qui montre la fin de quelque chose, qui montre la fin d'une vie. Je le rattrape un instant, je viens près de lui.

"Aksel, pardonne moi, je t'en supplie. Je savais pas tout ça. Je savais pas que Nate était ton pote, j'en savais rien !"

Je plante mon regard dans le sien. Il sait reconnaitre quand je suis désolée, il sait quand je suis sincère et je ne l'ai jamais autant été.  


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Re: Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ? ft. Aksel , le Mar 9 Oct - 12:45





 



Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ?


Lilith. Avec un pseudo pareil, j’aurais dû m’ douter que cette soirée allais pas bien s’passer. J’m’étais dit que pour prendre un pseudo pareil fallait soit être carrément dépressif ou suicidaire, ou au contraire, avoir une putain d’haute estime de soi-même. Morgan, c’était juste mon deuxième prénom, c’était simple. J’passais pas d’messages. Mais en réalité Lilith, c’est pire que ça. C’est le diable lui-même. C’est cette pomme, cette tentation. Ce soir, je n’serais pas Eve, c’est fini ces conneries. D’un air froid, les dents serrées entre elle, j’dis que j’me casse. J’la regarde même pas dans les yeux. J’ai pas envie d’la voir, j’voulais juste passer une soirée tranquille putain. Elle me crie d’attende.

Elle rêve.

Mes bras se glissent dans ma veste en cuir lorsque j’arrive sur le parking. Je l’entends courir derrière moi. Elle lâche jamais l’affaire celle-là. J’avais pris l’temps de réfléchir sur la situation et mes sentiments envers elle. Ma conclusion a été rapide : elle m’attirait que des emmerdes et je passais plus de temps à m’énerver qu’à roucouler lorsqu’elle était là. J’veux pas d’une meuf casse couille, non j’en veux pas. J’arrive à la hauteur de ma moto, elle me rattrape. J’ai pas un regard pour elle mais elle s’en fiche, elle me parle, me supplie. J’ai même l’impression que sa voix tremble. J’en ai carrément rien à foutre. Je ris jaune dans ma moustache. Je relève la tête et enfin je plante mes yeux assassins dans les siens.

« Je m’en fous Esvir. Je me fous de ce que tu fais de ton cul. » C’était vrai. Entre mes quatre murs gris j’avais même relativisé quant à la situation : ni Nate, ni Esvir ne pouvait savoir. Je plante ma clé dans le coffre sous mon siège « Arrête de jouer les victimes ça me gave. » j’en pouvais plus de l’entendre geindre, me dire qu’elle n’avait pas eu une vie facile. J’pouvais pas tomber sur des meufs heureuses de vivre ? Putain.

Elle foire encore ma soirée.

« Pourquoi je dois toujours tomber sur toi ? Tu m’fais suivre ou quoi ? » j’perds patience. Ça me soûle qu’elle soit là où je me trouve. QU’elle me tombe dessus les moments où j’ai pas envie de la voir. J’attrape mon casque et je referme le petit coffre. Elle devrait passer à autre chose. « T’as toujours pas compris que je faisais pas partie des gentils ? J’suis p’tete innocenté » Je me penche vers elle, je murmure d’une voix angoissante « Mais j’ai vraiment tué c’type et tu sais quoi, j’ai aimé ça. » Et je visse mon casque sur ma tête.


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Re: Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ? ft. Aksel , le Mar 9 Oct - 20:41





 



Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ?


La colère, la hargne, la haine. Y a ces trois émotions qui se bousculent dans ma tête quand je l'entends me parler comme une merde. Est-ce que je savais que ce Morgan était lui ? Non. Est-ce qu'il savait que j'étais la nana avec qui il jouait depuis quelques semaines ? Non. Personne ne savait. Ni lui, ni moi. Personne ne pouvait le prévoir et encore moins l'appréhender mais j'ai la douce impression qu'il m'en tient rigueur. Décidément, le destin est une énorme pute. Je suis en train de courir après l'brun, je lui demande pardon et bordel, je me retrouve face à un mur. Un putain de mur, ni émotion, ni colère. Juste lui et son petit sourire en coin de bouche, celui qui me dit qu'il n'en a rien à foutre. Je fronce les sourcils. "Alors, pourquoi t'es comme ça, putain ?" Les mots sortent seuls et les insultent fusent. Je l'entends me demander d'arrêter de faire ma victime. Mes yeux s'écarquillent et je me recule d'un pas. Il est en train d'ouvrir son coffre de moto. Je tourne la tête de gauche à droite. Je ne préfère rien dire pour l'instant, garder mes mots pour moi et le reste. Il me coupe le sifflet à m'attaquer au fur et à mesure.

Les yeux sur le sol, je relève la tête quand je l'entends se poser cette question. Personne ne le sait bordel. Personne. Puis, la seconde partie de sa question arrive et j'hausse un sourcil pleins de haine. "Tu crois franchement que j'ai que ça a foutre Aksel ?" Je soupire. Il m'énerve. Il est en train de perdre patience, je le sens. Il est en train de péter une durite intérieurement. Je l'entends me murmurer qu'il a aimer tuer ce mec, qu'il ne fait pas partie des gentils. Je fronce les sourcils encore une fois. Je le pousse plus loin. "T'as vraiment un problème Aksel." Sa voix angoissante résonne encore dans mon crâne. Je sors une cigarette de mon sac pour l'allumer. "T'as un sérieux problème. T'es pas foutu de te rendre compte de rien. Tu te rends pas compte que tu fais du mal aux gens qui tiennent à toi. Tu te rends pas compte que tu te fais du mal à toi-même. Et le pire, c'est que quand on te tends la main, tu serais prêt à cracher dessus pour prouver au monde entier que t'as des couilles plus grosses que n'importe qui." Je soupire à la fin de ma tirade. Je tire sur ma cigarette en rejetant la fumée vers lui. "Passe une bonne fin de soirée." Je me recule d'un pas avant de tourner les talons vers ma voiture.

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Re: Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ? ft. Aksel , le Mer 10 Oct - 14:10





 



Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ?


Ça recommence à gueuler. Elle me pousse même. Un rictus se glisse sur mes lèvres qui s’évanouit dès qu’elle s’allume une clope pour me dire mes quatre vérités. Mes yeux ne la lâche pas, je ne dis rien. J’encaisse. Elle a pas que ça à foutre, j’ai un problème. Mensonge, c’est elle qui a un problème avec moi. Je bouillonne à l’intérieur. Je m’échauffe. Mes yeux deviennent sans doute encore plus noirs mais je ne sourcille pas. Hors de question de lui offrir ce plaisir-là. J’ai envie de lui plaquer la main sur sa grande bouche pour qu’elle se taise. Mais pour une fois, je ne réplique rien, j’laisse le temps et le silence s’installer entre nous. Elle soupire et me dit bonne nuit. Sans répondre, j’enfonce mon casque sur ma tête et j’enclenche ma bécane. Je démarre en trombe.

Les mains serrées sur le guidon, je slalome entre les voitures. Je roule sans trop savoir où je vais. Je veux juste mettre le plus de distance entre elle et moi. J’arpente les collines et peu à peu je quitte la ville et ses lumières scintillantes comme des joyaux. Je n’entends rien à part le sang qui se balade dans mes veines. J’arrive au point de vue, je me garde à côté du banc et je viens observer la ville qui s’élève sous moi. Elle est quelque part dans ce labyrinthe de lumière. Quelque part là-bas en train d’essayer de m’oublier. De la poche intérieure de ma veste, j’attrape ma poche à tabac et j’me roule une clope sans quitter la ville des yeux. Mes doigts viennent frotter mes paupières et pendant quelques instants je regarde mes pieds et le sol.

T’as vraiment un problème, Aksel.

Je lâche un souffle, je ris seul quelques secondes. Sa tirade résonne dans ma tête aussi fatale que la lame d’une guillotine. J’regarde mes baskets parfaitement blanches. J’avais fait un putain d’effort ce soir et pourtant je m’étais retrouvé face à celle que je voulais éviter. Le destin est un fils de pute. Pourquoi est-ce qu’il faut qu’elle soit constamment sur mon chemin ? Je ferme les yeux, peut-être est-ce que je vais trouver une réponse dans la noirceur de mes paupières. J’ingère de la nicotine. Le résultat étant nul, j’ouvre les yeux : j’ai pas la réponse. J’aurais jamais la solution à ce putain de problème. Entre mon pouce et mon index je fais rouler ma clope entre mes doigts : je suis calme mais tourmenté. Il aura suffi de quelques secondes pour qu’elle s’imprègne à nouveau dans ma tête. Pourquoi je lui ai dit tous ces mots ? Pourquoi je me suis fait passer pour un psychopathe ? C’est une évidence : pour la protéger. Encore et toujours cette putain de protection. Tu fais du mal aux gens qui tiennent à toi. Je secoue la tête. Un mal pour un bien. Un concept qu’elle ne semble pas comprendre. Pourquoi est-elle si têtue ? Elle va finir par me faire perdre la tête. J’écrase mon mégot sous ma semelle puis je le jette dans une poubelle pas loin. Je remonte sur ma moto, déterminé à mettre les choses au clair une bonne fois pour toutes.

Sa maison se dresse devant moi, casque sous le bras. Il fait noir, pas une lumière ne peut s’apercevoir chez elle. Je monte les quelques marches de son portique, mon doigt presse la sonnette. J’attends. Pas de réponse. Je lève les yeux au ciel. Je regarde à gauche, à droite, sous le pot de fleurs : rien, pas de clé. Bon. Deux solutions. Soit je fais le tour du pâté de maisons et je passe par l’arrière, soit je joue les kamikazes car la fenêtre du deuxième est entre-ouverte. Je me recule, je lève la tête. Il doit y avoir au moins deux mètres entre le sol et cette fenêtre. Mais je ne suis pas assez fou pour jouer aux singes pour l’instant. A pieds, et tranquillement je fais le tour du quartier et je traverse tous les jardins en priant pour qu’il n’y ait pas un seul clébard sur mon chemin et enfin, j’aperçois le jacuzzi d’Esvir, sa malle sous les fenêtres, celle-là même par laquelle j’étais entré lorsqu’on m’avait tiré dessus. La fenêtre est encore ouverte. Je lève les yeux au ciel, un sourire moqueur sur mon visage : elle ne tient jamais compte de ses erreurs. Je saute, grimpe et je m’insère dans sa chambre. Je n’ai pas le temps d’observer qu’un bip bip significatif parvient à mes oreilles : l’alarme. Je sors en trombe de la chambre et je dévale les escaliers. Devant le boitier, je ferme les yeux un instant. Elle a dû surement mettre le même code que dans son café lorsque l’alarme s’était mis à gueuler. Le bipbip se fait plus rapide, plus plaintif. Dans quelques secondes, elle se mettrait à hurler d’appeler la police. Je suis concentré, j’observe de loin ses petits doits pianoter sur le boitier : 8 – 7 – 4 – 0. J’ouvre les yeux et mes doigts s’agitent puis le silence. Je soupire de soulagement. Je me glisse dans la cuisine. C’est dingue ce que cette fille est ordonnée. Je me rappelle avoir glissé sur les lattes avec mon skate. Je m’approche de sa bibliothèque : de la littérature russe. J’attrape un Post-it et j’y inscrits ‘’pardon’’ en russe. Je colle le post-it sur un dos de couverture pris au hasard. Je continue ma petite visite, je me sens bien, j’ai le sourire aux lèvres. Je ne m’attendais pas à retrouver cette maison vide, j’étais là pour m’expliquer à la base, tant pis. Je transmets le message autrement. Au fur et à mesure que les minutes passent, j’ai collé près de trente post-it différents sur plusieurs objets qui ont une signification pour moi, pour elle ou pour nous. Par exemple, sur la boite de jeu où elle m’a défoncé dans mon appartement, j’y ai inscrit ‘’j’ai fait exprès de perde’’ ou encore sur la collection impressionnante de shots de vodka cachés dans une armoire ‘’tu as vraiment un souci avec la vodka :) ‘’. Je me glisse entre ses affaires, laisse des traces d’encre sur les post-it. Je ne sais pas si un jour elle les trouvera tous mais au moins, je me sens plus en accord avec moi-même. Etrangement, je me sens plus léger d’avoir déposé des bouts de vie, des morceaux de sentiments partout dans son appartement.

Je ne sais combien d’heures se sont écoulées mais la clé dans la serrure m’a fait sursauter. Merde. J’aurais dû décamper plus tôt. Si je monte en haut, elle va me voir passer dans le couloir. Merde. Merde. Il me faut une fucking cachette. Là ! La malle à plaids ! J’en lance vite un sur le divan au cas où l’envie lui prendrait de se glisser sous un tandis que je referme cette super cachette au-dessus de ma tête. Je suis affreusement mal mis mais l’osier me permets de voir à travers les brins de bois.



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Re: Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ? ft. Aksel , le Mer 10 Oct - 19:56





 



Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ?



La soirée se veut longue. Je n’ai toujours pas mangé après cet épisode catastrophique. Putain, si j’avais su que derrière ce foutu pseudo se cachait le diable en personne, je n’aurais jamais repris les jeux en ligne et encore moins celui-là. J’ai la tête comme un compteur à gaz et le bruit du moteur de la TVR ne veut pas se taire. J’ai l’impression d’entendre nos cris, nos insultes se répétées, encore et encore. Bordel. Je l’ai dans la peau ce type, et malheureusement pour moi, je ne le veux ni dans ma tête, ni dans la peau. Mais il est là, comme une constante, comme un fil que j’ai à la patte. Je lui ai dit ce que je pensais, en condensé mais d’une manière assez sèche pour que j’ose me dire que je suis partie dignement. Sans compte à lui rendre. De toutes manières, je ne lui dois rien. Rien à part mes prises de têtes quotidiennes à son sujet. Je m’arrête devant chez moi, le moteur continue de vrombir. Il fait nuit, et putain, j’ai envie d’aller courir. De sentir le vent frais sur ma peau, de sentir le vent dans mes narines, de sentir la liberté que j’ai. Je rentre et je ressors aussi vite. Je suis changée : un legging, un grand t-shirt, mes écouteurs. Je reprends la caisse pour repartir à l’autre bout de la ville. Courir dans le parc est moins dangereux que de courir dans la petite forêt. Autant en profiter. Pendant deux heures, je cours. Je me vide la tête, je crie, je hurle tout, je me vide de toute cette rancœur, de toute cette haine que j’ai envers lui et ses conneries. Il mériterait des baffes mais je n’ose même plus penser à la chaleur de sa peau contre la mienne. La sensation de son souffle contre le mien. Je repense aux mots qu’il m’a dit tout à l’heure, à quel point il avait aimé tuer le maire. Soyons clair, le Maire méritait qu’Aksel le tue mais de là à me dire qu’il ait aimé ça, de là à me le dire droit dans les yeux avec un éclair de folie à l’intérieur, je dois bien avouer que j’ai eu peur. Peur de me retrouver amoureuse d’un putain de psychopathe. Ce soir, c’est décidé. Aksel et moi, c’est terminé. Plus rien. Je ne dois plus ressentir quoi que ce soit envers cet être si magnifiquement foutu, mais si malheureusement toqué.

En sueur et claquée, je rentre enfin chez moi. Je glisse la clé dans la serrure et je pousse. A ma grande surprise, l’alarme ne s’est pas déclenchée et je ne dois pas me presser pour éteindre le bip-bip incessant de cette machine. Étonnant, je ne pars jamais sans l’avoir mise. Il est possible que dans le rush de tout à l’heure, j’ai oublié de la remettre, autant par mon envie de courir que par mon envie de me barrer de cette maison.  Les sourcils froncés par la contrariété, je retire mes baskets en les laissant dans le chemin. Mes chaussettes partent avec. Les clés en main, je les met dans le bocal à clé puis j’avance mais mon pied droit frôle quelque chose. Chez moi, c’est le noir complet pour l’instant, et quand j’allume la lumière, une nuée de petits papier jaunes, roses, oranges, verts et bleus me sautent au visage. « Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? » Je commence par celui que j’ai sous le pied et je lis : Tu sais faire du skate, toi ? La question me semble conne et je laisse le papier par terre quand mon regard est surpris par un autre, sur le dos de la porte d’entrée : J’ai aimé le t-shirt que t’avais quand tu m’as reçu la première fois. Mes sourcils se froncent encore. J’avance dans le salon, en trouvant des nuées. Il n’y a qu’un prénom qui va sur ces mots. Aksel. Amusée mais surprise de la situation, je me demande comment il est entré avant de me rappeler que la fenêtre de ma chambre est ouverte.Récapitulons : un homme potentiellement psychopathe vient de s’introduire chez moi et j’ai le sourire aux lèvres en lisant ses petits mots. Bordel, qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? Si c’est l’amour qui me fait faire une chose pareille, je lui péterais bien la gueule. Les mots et l’écriture me font sourire comme une enfant le matin de Noël. Je redécouvre ma maison sous un autre angle de vue, une nouvelle façon de voir. Je décide de me prendre un verre de vin pendant ma lecture. En ouvrant le placard à verre, je tombe sur le post-it de la vodka et j’éclate de rire avant de crier dans la maison. « Mais je suis Russe bordel ! » Je sors un verre de vin pour l’instant. Je le remplis d’un vin blanc sec et doux que j’aime particulièrement. Mon bas de course finit par voler quand je déambule dans la maison avec ce t-shirt trop grand. Je m’attaque à la cuisine maintenant, je lis les mots en souriant, en riant. Putain mais quel salaud. J’avais dit non, j’avais dit qu’après ce soir c’était terminé ! Mais après tout, il n’est pas encore minuit et je m’accorde le droit de rester dans cette bulle où Aksel et moi pourrions avoir quelque chose à nous. Je lis le post-it des céréales : C’est celles que je préfère aussi. Je ricane seule en compagnie de mon verre de vin. Une idée me traverse l’esprit : si Aksel est venu ici, et qu’il a mis des post-it à des endroits improbables, alors la baraque doit en être remplie. Nouveau challenge : trouver tous les post-it. Je pose mon verre de vin sur la table basse du salon et je commence par ma bibliothèque de jeu. Je prends celui auquel on a jouer, celui où je l’ai défoncé. Je lis le mot au dos : « J’ai fait exprès de perdre ». J’éclate de rire. « N’importe quoi, je t’ai défoncé comme un puceau. » Je lui parle comme si il était là, a croire que ça devient de plus en plus courant. Je regarde les autres jeux : ceux auquel on a pu faire allusion mais je ne trouve rien. Il a fixé ses post-it sur les choses qui nous relient, qu’il connaît de moi et que je connais de lui. Je trouve mon DVD de Peter Pan en l’observant sous toutes ses coutures, je finis par trouver le mot tant recherché. « Le problème avec le fait de vouloir rester un enfant, la maturité ne se développe pas comme il faudrait », je réponds dans le vide armée de mon feutre : « Il faut simplement trouver un autre enfant avec lequel grandir. »Finalement, je me décourage en m’affalant dans le canapé où je retrouve l’un de mes plaids préférés. Un que je n’avais pas sorti depuis un moment. J’allume la télévision avant de me relever pour attraper la boite de Mulan. Je l’ouvre pour prendre le DVD et le mettre dans le lecteur. Le post-it tombe à mes pieds et j'y lis. «Prochaine soirée dvd ?» Je réponds à voix haute cette fois-ci. «Désolée mon coeur, mais ce sera sans toi.» Un verre de vin, Mulan en fond, mon plaid et l’écriture d’Aksel qui reste collée dans ma rétine. Au fur et à mesure, je réponds à ces petits post-it en mêlant mon écriture à la sienne. Je souris béatement en répétant les répliques du dessin animé.

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Re: Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ? ft. Aksel , le Jeu 11 Oct - 13:29





 



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J’aurais pu encore passer des heures à coller des post-it partout, passer à l’étage. Je me prenais à ce jeu débile que je venais d’inventer, je m’amusais comme un con et l’air de rien, c’était thérapeutique. Je me souvenais des bons moments, en fait, il y en avait quand même beaucoup avec elle. C’est juste nous qui criions trop fort, faut croire que j’ai les oreilles sensibles. Je passe chaque objet en revue, chaque partie de son salon, de sa cuisine et même de sa salle à manger. Je passe tout au peigne fin et bientôt je connais par cœur le rez-de-chaussée de sa maison. Devant les dvd, j’espère y trouver Peter Pan et Mulan. Avec un sourire à me fendre le visage en deux, j’y glisse un post-it, l’invitant à le regarder avec moi. Tous ces posts-it c’est une manière bien à moi de m’excuser, de vouloir lui parler, de pouvoir lui expliquer tout ça, toute ma vie. Lui dire que j’aimerais bien lui faire une place mais que malheureusement ce n’est pas possible, parce que j’ai ce putain de besoin de démonter le monde, de laisser ma trace tout en restant dans l’ombre et que si le jour où ça se passe mal, elle soit loin de moi, qu’elle soit pas mêlée à tout ça. Mais peut-être que c’est c’qu’elle veut vraiment ? J’en sais rien, moi, j’pas envie d’lui faire plus de mal que maintenant même si elle croit le contraire.

La porte claque et en quelques secondes je me retrouve à quatre pattes en position du lapin dans une mal à plaids. Au moins, c’est duveteux, presque confortable. Je l’entends parfaitement et je manque d’éclater de rire lorsqu’elle se demande ce que tous ces post-it font là. Je tords le cou pour observer ses gestes, ma vue est coupée par les brins de bois mais c’est mieux que rien. Je ne rate pas une miette de son entrée dans le salon, souriante. Moi, j’ai un sourire de satisfaction coincé sur le visage. Faut que j’arrête de rêvasser, faut que je me sorte de là, mes jambes commencent à s’engourdir. Il faut que je trouve le bon moment pour m’échapper. Aller de cachette en cachette jusqu’à la porte d’entrée. Quand elle s’éloigne, je me risque à ouvrir le couvercle tout doucement. Ma tête sort centimètre par centimètres. Elle est de dos, elle ne peut me voir. Je saute avec l’agilité d’un chat sur le tapis et je me roule par terre à plat, couché devant l’avant du canapé. J’ai le souffle coupé : je ne dois pas faire le moindre bruit. Je sursaute quand elle gueule qu’elle est Russe, je me mords la lèvre pour ne pas rire, mes yeux pleurent. J’ai tellement envie de lui dire, coucou, je suis là, viens on joue à cache-cache ! Mais je crois qu’elle me tuerait. Je m’approche du bord et je l’observe s’éloigner dans la cuisine. Je bouge. Je me relève et je trottine jusque dans le couloir de l’entrée et je me colle contre le mur. Je ne veux pas partir toute suite, je veux voir la suite. J’ai toujours cette lèvre coincée entre mes dents. Les joues gonflées, ses réactions me font rire. Elle finit par s’installer dans le canapé, verre de vin en main avec mes post-it. Dans l’embrasure, je l’observe. Elle écrit des réponses sur les miennes, allume la télé et regarde Mulan. Je suis Scan-da-li-sé ! Elle le regarde sans moi ! Mon cœur ? J’ai envie de gerber. Je m’assieds et je regarde le dessin animé loin derrière elle. Ses lèvres bougent sur les répliques en même temps que les miennes. Elle n’a aucune chance de regarder le dessin animé sans moi, hors de question. Alors je reste là, dans l’ombre à suivre le film se dérouler devant nos yeux. Peut-être que je devrais partir, peut-être pas. Je suis tellement bien là, en ce moment que je ne sais si je dois écouter ma raison ou non. Le film va bientôt se terminer, je rampe vers elle, caché par le dos du canapé. Je l’observe, elle est à fond dans le film, on dirait une gosse. Doucement, j’approche mes lèvres de ses oreilles et en même temps que Mushu je murmure « Ton pire cauchemaaaaaaaaaard! » Avant de déposer un baiser furtif sur sa joue et de filer dans les escaliers pour reprendre mon casque. Dans l’empressement je rate une marche et je m’éclate le genou contre le bord de celle-ci. Je me retourne, masse cette zone douloureuse et je lève les yeux vers elle comme si de rien était, comme si c’était parfaitement normal d’être assis sur ses escaliers, dans sa maison à cette heure de la nuit : « Coucou poupée ! »



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Re: Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ? ft. Aksel , le Jeu 11 Oct - 14:20





 



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Dans le canapé, je m’amuse à répondre aux différents post-it que j’ai attrapé. Le premier me tombe sous la main, celui du skate, auquel je réponds avec amusement : « Non, mais tu pourrais m’apprendre. » Même si je sais que je tiens à peine sur mes pattes, tel un bébé girafe. Je retrouve celui de la baie vitrée sur lequel il me propose de me rejoindre un jour dans le jacuzzi : « Peut-être ». Armée de mon feutre, je les passe tous en revue. Mes lèvres bougent quand j’entends les répliques du dessin animé. Je le regarde sans lui, j’ai rompu notre promesse. Je pousse un profond soupir en me remémorant la promesse que je me suis faite plus tôt dans la soirée : terminer cette idylle une bonne fois pour toute. Peut-être que je ne la tiendrais pas, ou peut-être que si. Après tout, si je ne dors plus jamais alors il n’y aura pas de lendemain.

Je bois, j’écris, je bois, j’écris, et puis finalement, je cède à la tentation. J’ouvre ma petite table basse, dans laquelle se trouve de quoi rouler une cigarette magique. Ce soir, je m’autorise le droit d’allumer ce joint dans la maison. Je roule, je tamboule, je tire et je laisse la fumée s’évaporer dans la maison. Je jette un coup d’oeil au film. Mulan vient d’être découverte, ce n’est plus Ping qui prend vie mais Mulan, la vraie. J’ai chanté toutes les paroles de ce dessin animé avec la violente impression d’avoir trahi une promesse, celle de le regarder avec lui. J’attrape mon téléphone. J’hésite à lui envoyer un message pour lui dire. Mais finalement, je me ravise. Alors, je continue d’écrire en fumant, et en buvant. Le film arrive sur la fin quand le méchant prend possession du Palais Impérial. Je ris en voyant les amis de l’héroïne se travestir et j’éclate de rire quand l’aigle des Uns est déplumé par Mushu. Au moment fatidique, je prononce les mots suivants : «Je suis ton pire cauchemaaaaaaaaaar » mais dans ce même moment, il y a un souffle qui vient se coller contre ma peau, une voix qui s’ajoute à la mienne, un parfum qui rentre dans mes narines et mon cœur qui se bloque. Je sursaute en me relevant, faisant tomber le cendrier qui était posé sur mes genoux, les papiers qui volent dans tous les sens, mon feutre qui fait un voyage express depuis le canapé vers la télévision. Mon cœur bat fort, trop fort même. Mon verre de vin reste sur la table basse.  Un baiser se dépose sur ma joue et je souris niaisement en le regardant se carapater comme un voleur. Je ne dis rien, je ne parle plus, trop choquée pour réagir d’une manière logique ou simplement trop défoncée pour ingérer toutes les informations qui viennent de se passer dans cette pièce. Sourire aux lèvres, je le vois remonter les marches et attraper son casque pour partir et s’éclater le genou contre la marche de mes escaliers. Je me pince les lèvres pour ne pas rire. Décidément, les jambes d’Aksel et ma maison, c’est une histoire d’amour. Je m’avance vers lui doucement, comme vers un animal sauvage mais quand je l’entends me saluer avec ce surnom, je souris en me mettant à sa hauteur. Je dépose un baiser sur sa joue et je viens dans les marches. « Je suis sans doute trop défoncée pour réagir comme une personne normale mais je pense qu’une personne normale te demanderait ce que tu fais chez moi ? » Je souris en coin. « Tu m’observes depuis combien de temps ? »

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Re: Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ? ft. Aksel , le Jeu 11 Oct - 16:13





 



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Ma tentative d’évasion a lamentablement échoué. Après un vif et rapide baiser sur sa joue signifiant « bonne nuit ! », je devais remonter les escaliers, chopper mon casque d’une main et prendre la fuite par la fenêtre par laquelle j’étais entré. Dans l’empressement, mes pieds s’emmêlent et mon genou s’éclate contre le bois, m’arrachant une grimace de douleur éphémère. Elle avait salement sursauté la poupée. J’avais ris aux éclats en m’éclipsant, comme un diablotin venant de déposer un boum-j’t’attrape (réf, les Goonies, si tu l’as pas, j’te renie). Autant baisser les armes directement et affronter cette blonde qui arrive après avoir sans doute récupéré son souffle. Elle avait sursauté comme une poupée sur un ressort, elle avait tout envoyé baldingué et moi ça m’avait fait marrer. Elle s’ramène super lentement, j’bouge pas. J’me dis qu’c’est trop tard qu’elle m’avait vu, pris sur le fait. D’habitude, j’suis bien plus discret que ça.

« Oh ben je me balade, j’visite. C’pas un musée ici ? »

J’penche la tête sur le côté, l’sourire qui pend. J’me fous gentiment d’sa gueule. Elle est tellement mieux habillée avec ces guenilles que cette robe aveuglante qu’elle portait y’a quelques heures. Là, j’ai vraiment l’impression d’retrouver ma…, la meuf qu’j’ai croisé au parc la première fois. J’ai tellement fait d’fausses notes sur notre mélodie. Elle aussi hein, elle y a même fait plein d’ratures mais au final, j’crois qu’on pourrait bien s’accorder.

« Assez d’temps pour savoir que t’es assez folle pour parler toute seule, poupée »

J’me relève lorsqu’elle vient s’installer près d’moi. J’enjambe la rambarde et j’glisse vers le bas. La porte de sortie est juste derrière moi mais vu comme la situation s’est retournée contre moi, vaut mieux pas que je bouge, elle serait capable de se remettre à gueuler. Avec elle, j’m’attends à tout hein. Je prends appui sur le mur et j’tombe nez à nez avec l’boitier de l’alarme. Les yeux vifs, ce sourire moqueur au coin des lèvres, j’lui lance :

« Tu d’vrais pas avoir le même code que dans ton café. Il pourrait y avoir une autre tornade de post-it là-bas. »

J’croise les bras. J’voudrais que cette ambiance enfantine dure longtemps. Assez longtemps pour savoir ce que va donner notre prochaine partition.

« Bon t’attends quoi pour m’servir un verre ? »


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Re: Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ? ft. Aksel , le Jeu 11 Oct - 18:00





 



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A l’origine, je devais profiter de cette soirée pour l’oublier, lui. A l’origine, je devais rentrer avec quelqu’un d’autre, un autre homme qui allait me le faire oublier petit à petit. Mais le destin a décidément prévu de nous jouer des tours et de faire en sorte que cette homme et lui soient une seule et même personne. Assise dans les escaliers, je le regarde et je lui demande ce qu’il fait chez moi. La réponse se fait sans attente et je ricane bêtement. Je suis totalement défoncée, aussi bien par l’herbe verte que par ses grands yeux. J’ai le cœur qui bat fort. « Maaaah. T’es naze. » Je suppose qu’il a déjà bien visiter la maison vu qu’il ait rentré dedans sans aucun problème. « Je te proposerais bien de visiter mais apparemment, monsieur se la joue sans guide. » Je lâche un petit clin d’œil. Il réponds rapidement à ma deuxième question qui me laisse coite mais amusée par la situation. Apparemment, il est là depuis un moment puisqu’il sait que j’ai tendance à parler toute seule quand je suis chez moi. Je me  pince les lèvres, un rictus au coin de celles-ci. « J’ai lu que c’était une preuve d’intelligence de parler seul. » Je souris en coin, fière de ma repartie d’humaine défoncée. Quand je me rapproche, il se lève en enjambant la rambarde, je souris en coin. Va t-il encore fuir comme les autres fois ?

Je ne bouge pas d’un centimètre, je me sens bien dans les marches de mon escalier. Mes yeux, eux, s’amusent à balayer son corps millimètres par millimètres. Je l’observe, je remarque qu’il a un peu maigri depuis le temps qu’on ne s’est pas vus. Ses yeux vont vers le boîtier de l’alarme. Ce sourire qui lui va si bien apparaît sur son visage et j’sens encore mon cœur battre comme un dingue. Pitié, qu’il fasse la gueule. Son regard revient vers moi et j’ai enfin la réponse à ma question. Non, je n’avais pas oublié de mettre l’alarme. Il l’a retiré. Seulement, ma logique va trop vite pour mon cerveau et il me faut quelques secondes avant de comprendre. Je passe une main sur mon visage. « Aaaaaaaanh. Mais comment t’as su pour le code ? » Je souris en coin en relevant mon regard vers lui. « J’aime beaucoup ce genre de menaces mais tu n’es venu qu’une fois au café, Aks. Il n’y pas grand-chose que tu pourrais écrire sur là-bas, si ? » J’ai le sourire aux lèvres et je le garde plus longtemps que d’habitude. Ses bras se croisent, l’humeur générale se veut aussi légère qu’une plume après notre chassé-croisé de tout à l’heure. Je l’entends me demander ce que j’attends pour lui servir un verre et je ricane. « Tout de suite ! Tu veux boire quoi ? Je sais que t’as eu le temps d’observer mes placards. » Je me lève et je me dirige vers la cuisine. Je sors ce qu’il a envie de boire. J’en profite aussi pour sortir le petit post-it et lui ramener devant le nez. « Au fait ! Je n’ai pas un problème avec la vodka, hein. Je suis Russe, bordel ! » Je ricane en me rappelant de ma réaction quelques quarts d’heure plus tôt. Mon regard traverse la pièce jusqu’à mon cendrier retourné et mon verre de vin. Lentement je m’avance dans le salon, j’attrape mon joint et je le rallume. Tout en secouant les coussins pleins de cendre. « Putain, comment j’ai flippé avec tes conneries. Un peu plus et je faisais une attaque, Lennox. » Mon ton est aussi amusé que je le suis et je ricane encore quand je revois la scène. Je relève le regard vers le sien. « J’ai beaucoup aimé tous ces post-it d’ailleurs.. » Un sourire timide naît sur mes lèvres puis je l’efface en y portant mon verre de vin.

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Re: Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ? ft. Aksel , le Mar 16 Oct - 19:12





 



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C’est marrant, la soirée s’déroule pas du tout comme prévu. J’devais pécho une go, une gameuse histoire de passer à autre chose. Oublier les merdes que j’avais eues avec la blonde, la poupée. Mais elle revenait à chaque fois à la charge, comme si on était attachés à des putains d’élastiques.  Plus on s’éloigne, plus les retrouvailles sont brutales, genre, on s’y attend pas. Faudrait l’couper cet élastique parce qu’en plus de ça, il est solide. Genre, un truc de compet’. Pire qu’un jokari. Comme si la baballe aimait s’faire renvoyer pour rev’nir plus fort. La balle, c’est elle. D’ailleurs, elle est défoncée et pour une fois, moi j’suis clean. J’compte bien l’rester, j’sais bien comment ça va l’herbe avec elle. J’commence à minauder, à dire des trucs à gerber. J’ai même plus envie d’jouer les durs avec elle. La façade de racaille, elle sait qu’c’est du fake. C’est déprimant.

« Pas besoin de guide, je suis le capitaine de mon âme ! »

Parler seul une preuve d’intelligence ? Boh. Pas convaincu. Encore un truc qu’elle balance pour faire genre. Une petite réplique piquante. Un truc qui la protège face à mes propres joutes verbales. « Mais oui. » Genre t’as raison, patpat sur ta petite tête. Elle s’approche trop de moi, ça devient dangereux. Elle est défoncée, elle est capable de tout. Du coup, j’glisse sur la rembarde. J’parle de son alarme, un sujet comme un autre pour éviter de poser le regard sur ses petits yeux bleus teintés de rouge. « C’est le même que dans ton café. Genre, la première fois, tu l’avais mis quand elle s’était mise à gueuler. » A gueuler pour m’prévenir de décamper vite fait. Si j’étais pas resté, p’tete que toute cette histoire entre elle et moi ne serait pas arrivée. Mais y’avait eu assez d’trucs pour que je colle des post-it là-bas aussi. J’souris comme un débile. « T’as surement raison, y’a rien là-bas ».  Cette discussion est simple, on se prend pas la tête. C’est limpide. On va pas gueuler ce soir. Du moins, j’ai pas envie. J’ai plus envie de gueuler sur elle. « Une bière. » Pourquoi elle pose encore la question ? Elle me la tends, j’effleure ses doigts quand je la prends. Putain, j’ai envie de la prendre dans mes bras. Je secoue la tête. Non. J’ricane comme un con, elle me fait rire la poupée « Ah ouais, et les espagnols ils kiffent tous la Corrida, mais bien sûr. » Répartie juste. Elle bouge. Va dans le salon. J’m’installe sur la chaise haute de la cuisine. J’la trouve sympa cette cuisine. En bois brut. Comme mes putains de sentiments.  Je l’entends râler en s’marrant « Ouais j’suis comme ça, j’surprends les gens ! » qu’j’dis à travers la pièce. J’baisse les yeux, j’suis sûr que j’rougis comme un gamin « ouais c’était une idée un peu conne, fallait que j’m’occupe… » Je bois au goulot une longue gorgée. J’inspire un bon coup. « Esvir, faut qu’on parle. » J’évite son regard, j’ai pas envie d’voir ses yeux s’écarquiller, de lire l’inquiétude sur son visage.

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Re: Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ? ft. Aksel , le Mar 16 Oct - 20:15





 



Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ?


Cette histoire à commencé par un coup de flamme. Une demande simple et légère de la part du brun. Faut croire qu'elle a donné le ton pour tout le reste. Elle est détonnante cette relation, étonnante en plus, changeante de ces plans nuls et chiants que j'ai pu avoir dans toute ma vie. Elle m'rend vivante cette relation tranchante. Aksel n'a pas besoin de guide et il m'annonce être le capitaine de son âme. Tant mieux pour lui. La mienne est actuellement en reconstruction mais je ricane tout de même a sa petite punchline. Je lui souris même. Bordel, je suis tellement défoncée que je regarde sa bouche pour comprendre ce qu'il me raconte. Il m'a entendu parler seule, et c'est une preuve d'intelligence mais il m'envoie balader gentiment avec son « Mais oui.». Je fronce les sourcils avec un petit sourire au coin de la bouche. Je dégaine mon majeur avec lenteur et esprit. Je m'approche de lui, et il bouge vers la sortie. La conversation se fait entre les escaliers et le boîtier de l'alarme. J'lui demande pour l'alarme, je suis curieuse et je me connais. « Wow » Ce sale môme se souvient du code de mon café et je reste bouche bée, sur le cul. « T'as une mémoire d'éléphant en fait. » Menace de post-it mais y a rien là-bas, rien du tout. Une brève partie de jeu entre lui et moi, comme au début, rien d'autre. J'acquiesce sa réponse avec un mouvement de tête, les yeux rivés sur cette bouche que j'ai encore envie d'avoir sur la mienne.

Je me lève en direction de la cuisine, j'lui sors sa bière et j'lui montre le post-it. La répartie de ce mec me surprendra toujours. « Oui, bon, ça va, hein. » Je ricane encore. Je me penche pour prendre mon verre de vin. Le canapé est plein de cendres et je les dégage doucement pour pas faire de trace. Quel salaud, avec sa blague, ma maison est crado maintenant. Je rallume mon joint, je le regarde se mettre sur les grands tabourets. Il m'a fait peur et j'aurais réellement pu faire une attaque avec ses conneries. Il surprend les gens. Ah, ça.. c'est clair. Je prends mon cas comme exemple et oui, on peut dire qu'Aksel sait m'surprendre. Il m'surprend tellement que je sais plus compter correctement d'puis qu'il est rentré dans ma vie. Je ris légèrement en me tournant vers lui, pétard en main et verre de vin dans l'autre. « Je te le fais pas dire.. » Je lui lâche un clin d'oeil. Je lui avoue au passage que j'ai aimé sa tornade de post-it, sourire aux lèvres, cœur qui bat sur du 175 BPM. Il m'rend dingue ce mec. Il a les joues rouges et il sourit bêtement. J'aime voir ce sourire sur ces foutues lèvres. « Ce serait bien que tes idées soient aussi connes que celle là. » Il boit sa bière, j'bois mon vin, je me rapproche de la cuisine. J'ai toujours pas mangé avec ces conneries et je suis sûre que lui non plus. J'entends des mots, des mots qui ne me plaisent pas mais il faut bien qu'on ait cette conversation un jour ou l'autre. Il évite mon regard et j'évite le sien. J'attrape ma bouteille de vin et je la pose sur la table en bois. J'viens sur le tabouret en face du sien, je m'y assois. Mes yeux sont défoncés, mon cœur aussi. Je soupire et je plonge mon regard dans le sien. « Effectivement, il faut.. » La conversation est inévitable, on le sait aussi bien l'un que l'autre. Je bois une bonne gorgée avant de tirer sur le joint. Je relève mon regard vers le sien. Je suis calme mais tendue, j'ai les mains qui tremblent alors que l'on risque d'avoir la même conversation que j'ai eu dans ma tête en courant. La différence c'est, que je le dise à moi-même c'est une ; que lui me le dise, c'en est une autre.

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Re: Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ? ft. Aksel , le Mer 17 Oct - 13:50





 



Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ?



On s’échange des sourires, des regards biaisés. C’est dingue. Je n’aurais jamais cru retrouver ce sentiment alors que j’ai passé pas mal d’années à construire ce mur autour de moi. Un mur imperméable aux balles du désir et de l’attraction. Des briques si solides qu’elles ne peuvent pas être pénétrées par de simples armes. Mais avec ce mur j’avais oublié les travers, j’avais oublié le pouvoir de la possessivité, de la jalousie qui ronge le ciment pour détruire petit à petit ce mur qui se fissure de plus en plus. A l’intérieur, j’ai mis tant d’énergie à le reconstruire à chaque fois, tant d’énergie et de motivation à colmater les brèches qu’elle y faisait. Sauf que je faisais pire, je scellais une tombe de solitude ingrate et elle ne voulait pas que je m’y emmure. Elle frappait fort avec son regard bleuté et ses sourires à en faire exploser le mur tout entier si je me laissais faire. La dernière fois, elle l’avait fracassé et je l’avais aidée unissant nos forces dans un coït tellement puissant qu’il ne restait plus que des miettes à mon réveil. Des putains de miettes que j’avais continué de superposer, que j’avais continué à endurcir à coup d’ignorance et de déni. Sauf que j’avais pas tout bouché. Il restait des petits trous par où les post-it se sont engouffrés, lançant des appels de détresse de couleur vive.

« Il faut qu’on parle »

Qu’on parle de ce mur aussi long et symbolique que celui de Berlin. Séparant deux peuples comme deux âmes. Il n’y avait pas de place pour elle derrière ce mur en grenat, il y avait assez d’espace pour moi-même. Je m’étais réfugié sous des pierres d’angoisse et de peur rongées par la culpabilité. J’avais envie de l’exploser ce mur mais j’avais toujours cette crainte, cette envie de le reconstruire après coup. C’est con hein ? Mais la maçonnerie ça a marché un temps pour moi. Avant elle, c’était une petite paillasse, une hutte faite de bois, qui pouvait être balayée d’un coup de vent. En croisant son regard, j’avais compris qu’il me fallait quelque chose de solide, tellement solide que je ne pourrais moi-même pas en sortir. Mais Esvir, c’était une magicienne. Elle pouvait briser la glace, la pierre et toutes ces conneries érigées autour de moi. Je construisais bien moins vite qu’elle ne mettait de temps pour le détruire, et c’était terriblement fatiguant. Agaçant. Enervant. Je n’avais aucune arme contre elle mais des milliers contre moi. Cette putain de jalousie qui m’a donné envie de vomir avant de me faire embarquer, cette putain de folie à m’entêter qui me poussait à tenter de l’oublier à coup de canettes de bières et de joints mal roulés. « Je t’aime. » Ca sort comme ça alors qu’elle tremble devant moi. Je ne la regarde pas, je suis focalisé sur l’étiquette de ma bière qui se décolle tandis que je sens le mur exploser, irréparable. Je déglutis faiblement, je sens la poussière encrasser ma gorge pour m’empêcher de parler. Les dernières particules de roche tentent de me retenir mais c’est trop tard. Elle avait tout défoncé et je me devais d’être honnête avec elle. Robbie comprendrais, j’en étais certain. Je ne voulais perdre aucun des deux mais je refusais de choisir entre l’amour et l’amitié. Il avait besoin de moi et moi, j’avais besoin d’elle. « Mais j’ai besoin de temps. » Du temps. Oui. Pour apprendre à me laisser aller avec elle, pour arrêter mes conneries, pour la protéger. Parce que j’ai besoin d’être avec elle mais je ne pouvais pas continuer cette vie de misère. Elle méritait quelqu’un de bien et ça m’avait torturé l’esprit lorsque j’étais enfermé dans ces quatre murs. Gabrielle, c’était terminé, du passé, des putains d’erreurs que je ne voulais pas refaire avec elle et je m’étais rendu compte que je faisais tout le contraire. Je nous faisais plus de mal et la revoir dans ce restaurant, alors que je m’étais dit que l’éviter était plus simple que de l’affronter, m’avait remis les pendules en place. Des coups de hache et de burin dans ces idées connes et dévastatrices. Je voulais pas avoir son corps sa vie dans mes bras comme elle, je ne supporterais pas cette perte une seconde fois. « J’ai du ménage à faire. » Remplir des cartons de cartes mémoires, de tours, d’écrans d’ordinateurs, oublier cette vie à pirater des systèmes pour faire tomber les plus grands. Laisser tomber mon ancienne vie pour en construire une nouvelle. Avec elle.


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Re: Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ? ft. Aksel , le Mer 17 Oct - 19:45





 



Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ?


J’ai les mains qui tremblent, j’ai le coeur qui ratent plusieurs battements d’affilé. Pourtant, le coeur possède une symphonie singulière en règle générale. Il va a son propre rythme, il essuie les contours comme il le veut, il bat pour vivre, pour ressentir, comprendre. Vous saviez qu’un coeur entend dans un périmètre de trois mètres à la ronde, les autres coeurs qui battent eux aussi ? Je suis sûre et certaine que celui du brun entend le mien et que le mien bat au rythme du sien. Pourtant, avec lui, on joue rarement la même symphonie. L’extrême est un rythme que l’on connaît bien, que l’on connaît par coeur entre nous. La surprise aussi on la vit et on la ressent. Mais ce soir, c’est différent. Ce soir, y a beaucoup de choses qui risquent de changer et notre relation en est la preuve. Les choses changent. La vision de l’autre change. J’ai les mains qui tremblent et le coeur qui s’arrête quand il me dit qu’il faut que nous parlions. Je n’ai pas envie d’avoir cette conversation. Je n’ai pas envie d’entendre ce qu’il veut me dire. Je refuse de l’entendre par peur de ce qui va m’arriver sur la gueule dans quelques secondes. Je sirote mon verre de vin avec impatience. J’veux le terminer ce verre, je veux le terminer avant qu’il me dise que tout est fini, tout est mort entre nous, qu’on ne doit plus jamais se revoir parce qu’on ferait une connerie tellement énorme que le monde deviendrait un fardeau pour nous deux, mais non. Il m’dit pas ça Aksel.

Je l’entends me dire « Je t’aime », je l’entends me le dire pour la première fois, pour la première fois depuis la dernière fois. Depuis cette dernière nuit d’ivresse et d’envie, de désir et de passion. Cette nuit où il m’a appris la douceur, qu’il m’a rendu cette foutue liberté d’aimer et de vivre. Il m’a redonné l’envie d’connaitre une passion charnelle, un désir cru. J’ai les paupières qui sautent et le tableau doit être drôle à voir de l’extérieur. Je ne dis rien, je le regarde avec la bouche grande ouverte pour l’instant. Bien trop choquée pour répliquer quoi que ce soit. Mais dans ce choc, y a du bon qui sort. J’vois mes promesses qui s’évaporent, celles que je me suis faite en allant courir. Celles qui disaient que je ne devais plus jamais le revoir. Y a un sourire qui pointe sur mon visage, un rictus qui mélange la gêne et l’envie, la peur et l’désir. Dans l’empressement, j’attrape un post-it (à croire que c’est un nouveau moyen de communication entre nous), et j’y inscris que moi aussi je l’aime. Je l’aime du plus profond de moi, je l’aime comme j’ai jamais rien aimé. Il m’dit qu’il a besoin de temps. « Je vais en avoir besoin aussi » Besoin de temps pour digérer, pour comprendre, tirer un trait sur le passé, tout oublier ce qu’il y avait avant lui. Je fais trinquer mon verre de vin dans sa bière. On scelle un pacte tous les deux. Il a les yeux rivés sur sa bière mais au fond, j’vois son coeur qui fait des grands signes au mien. J’ai l’impression que mon coeur va s’arracher pour aller embrasser le sien. Ca tire dans ma poitrine, ça m’fait presque mal de me rendre compte que cette libération inattendue vient m’frapper en plein fouet. Il sait surprendre les gens Aksel, il sait tellement bien le faire qu’il me rend folle a chaque mots qu’il ose prononcer. Il doit faire le ménage, j’hausse et j’arque mon sourcil. Puis je comprends, je comprends tout. Je vois où il veut en venir mais je ne dis rien, je pose simplement ma main sur la sienne pour lui donner du courage. Il est capitaine de son âme après tout. Je me resserre un verre de vin et je descends du tabouret pour lui offrir une seconde bière. En passant derrière lui, j’embrasse le haut de son crâne sans un mot. J’sens l’odeur de ses cheveux qui file dans mes narines. Je tire sur mon joint en souriant bêtement. Je me pose et j’ose enfin lui dire de vive voix. « Je t’aime aussi Aks. »

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Re: Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ? ft. Aksel , le Jeu 18 Oct - 13:47





 



Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ?



C’qui s’passe, c’est comme si j’étais ailleurs, dans une dimension qui n’est pas la mienne. J’ai envie d’être avec elle. Y’a cette force qui me pousse à ouvrir mon cœur, celui en béton armé, celui qui a tenté de résister toutes ces années par le biais de femmes insipides, justes bonnes à fourrer. Mais elle, c’est différent. J’veux pas juste vider mes couilles avec elle, c’est bien plus profond que ça. C’est cette force venue dont on ne sait où, cette force qui a rendu fou plus d’un homme, ce sentiment qui ne s’explique pas avec la science : l’amour. Et elle me rend taré à mon tour cette putain de force mais je quitte pas ma bouteille presque vide des yeux parce que j’ose pas la regarder, je n’ai pas envie d’y voir le refus et la colère de l’avoir baladée durant les mois qui se sont écoulés. La lutte a été longue et douloureuse mais aujourd’hui, je n’ai plus envie de me battre donc je baisse les armes, j’ouvre mes barrières. Mais elle ne dit rien et ça c’est pire que tout. J’ai l’impression qu’une main invisible écrase mon cœur qui la seconde avant était soulagé d’avoir osé dire ces trois petits mots qui peuvent vous changer la vie. Trois petits mots puissants à ne pas dire avec légèreté, ceux que je dis qu’à quelques personnes dans ma vie. Une en réalité. Deux à présent.

Et ce silence, bon dieu ce silence. J’ai mal au fond de la gorge. Une boule d’aluminium qui racle les parois, qui m’empêche de parler un peu plus mais j’essaie. Je tente. Il me faut du temps que je lui dis. Son silence se réveille et elle me dit qu’elle aussi. C’est pire qu’une gifle en réalité. Que voulait-elle dire ? Elle avait besoin de temps. Pour quoi faire ? M’oublier ? Me laisser la place dont je souhaite ? Je bois. L’aluminium me blesse encore. Je soupire dans ma moustache. C’est mort. J’ai attendu trop longtemps, elle n’veut pas de moi. Elle a raison. J’suis un connard. Et puis, ce bruit me fait lever les yeux. Elle trinque. Mes paupières clignent. Qu’est-ce que ce geste veut dire, putain ? Elle qui a le don de parler tellement est murée dans un silence que je ne comprends pas. Je ne comprends pas le sens de ce silence pesant qui me pousse à vouloir à nouveau construire ce mur autour de moi mais… elle se lève. Me tend une nouvelle bière. Je dois rester ? Je suppose. Et puis ses lèvres sur le haut de mon crâne viennent balayer ces petites briques en mousse qui venaient de reprendre place autour de moi. Balayée d’un simple coup de vent. Je souris comme un con. Et quand elle me dit qu’elle m’aime elle aussi, je relève les yeux vers elle, brillants : « Tracasse poupée, je sais bien » J’aurais tellement voulu lui dire autre chose que cette ironie sortie de mes bas-fonds. Je me racle la gorge, mal à l’aise. J’ai l’impression de faire des pas de travers. Je me lève de cette chaise qui me donne mal au cul et je pose mes mains sur ses hanches. Je dépose mon nez contre le sien, toujours avec ce sourire en coin débile sur mes lèvres. « J’te dis pas que ça s’ra facile… » là, je ris. Non c’est clair, ça sera pas facile du tout avec deux caractères comme les nôtres parce que si y’a bien un caractère pire que le mien, c’bien le sien « …Mais j’veux tenter l’coup. J’peux pas laisser filer ma chance » Je dépose un baiser délicat sur ses joues en fermant les yeux. Son odeur vient me frapper en plein fouet. Une odeur dont j’ai envie d’en devenir le possesseur. « T’étais canon dans ta robe rouge. Carrément bonne. » Je recule un peu, je la regarde de bas en haut : décoiffée, habillée comme un sac mais terriblement belle « Mais j’te préfère comme ça. » J’embrasse ses lèvres. Elles sont brûlantes. Je glisse une main dans le bas de son dos et je la serre contre moi. Je glisse l’autre dans ses cheveux et puis je murmure : « Faut que j’parte poupée. » J’dois juste rentrer chez moi, prendre le temps d’être au calme avec moi-même. Respirer un bon coup. Oublier mes conneries, mes envies d’foutre le bordel par où j’passe. « J'reviendrais vite. Et là j'te l'jure sur la tête à la daronne. »


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Re: Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ? ft. Aksel , le Jeu 18 Oct - 15:34





 



Cesseras-tu de m'aimer après ces ratures ?


Quand mes lèvres se posent sur le haut de son crâne, j’ai son parfum qui file dans mes narines. C’comme une odeur familière, presque nostalgique. Aksel, c’est ma madeleine de Proust. J’sens son parfum, je le sens lui et je revois tout ce qu’il s’est passé ces derniers mois. Le nez dans ses cheveux, c’est comme faire un saut dans le temps. Un temps où tout est beau, tout est mignon. Sauf qu’aussi bien lui que moi, on sait très bien que rien n’a été tout beau, rien n’a été tout rose et encore moins mignon. On en a chier, lui et moi. Pour tout. Pour comprendre les sentiments qu’on éprouvait l’un envers l’autre. Pour capter que finalement, aller voir ailleurs, ça ne servait à rien. Et surtout pour voir que, peu importe ce qu’on faisait pour s’éloigner, on se recroiserait toujours avec les coups du destin. J’ai le nez dans ses cheveux et je pose une seconde bière près de lui. Puis je me lance, je lui dis que je l’aime aussi. Ca paraît con comme ça mais dire qu’on aime quelqu’un, quand la personne est bien choisie, c’est tellement libérateur. Il relève ses petits yeux brillants vers les miens. Y a quelque chose qui se fixe sur mon visage : un sourire. J’sens qu’il va pas partir de sitôt celui-ci. Il sait bien que je l’aime et je ricane. Il se racle la gorge et je souris encore plus. Il sait pas si prendre mais en même temps, il le sait tellement que s’en est mignon. Je me mords la lèvre. « Tant mieux si tu le sais, parce que c’est pas prêt de changer. » Je le regarde alors que je vais me rasseoir quand j’sens ses mains se mettre contre mes hanches puis son nez se coller au mien. Putain, cette proximité me rend folle. Ma face contre la sienne, je plonge mes yeux bleutés dans ses prunelles noisettes. Je l’écoute attentivement, j’observe son sourire. Il sait que ce sera pas simple, et ça me rassure de voir qu’on en est tout les deux conscients. Il rit, bordel, il rit. Ce rire pour lequel je pourrais me damner à la longueur de journée. Je souris à mon tour, encore plus que tout à l’heure. Il n’veut pas laisser filer sa chance. « Je veux pas la laisser filer non plus, Nox. J’veux qu’on tente, qu’on essaye et j’espère du plus profond de moi qu’on va réussir à dompter le quotidien et nos démons. » On les connaît ces démons. Il connaît les miens tout autant que je connais les siens. Sa bouche dépose un baiser sur ma joue. On se rapproche petit à petit du but premier : s’embrasser. Je caresse mon nez au sien mais monsieur se recule et je souris un instant en l’écoutant. Je rougis légèrement en entendant ces compliments qui me font rougir. J’étais bonne dans cette robe rouge selon lui mais il se recule un instant en me regardant. Et si je lui plaisais pas comme ça ? Et si il aimait pas que je traine comme ça ? Et si.. tous mes putains de doutes sont balayés quand je l’entends. Je ris à mon tour. Il me préfère en pyjama. « J’espère que t’es prêt à m’voir en loque très souvent alors. » Je glisse à mon tour. « T’es très beau aussi ce soir, Morgan. Elle en a de la chance, cette Lilith. » Je lui lâche un clin d’oeil avant de sentir ses lèvres prendre possession des miennes. Bordel, ce que ça fait du bien de l’embrasser, de reconnaître ce contact ardent. Je mordille doucement sa lèvre et je lui rends son baiser. Sa main vient dans l’bas mon dos tandis que l’autre vient dans ma nuque. Une de mes mains s’attarde sur ses cheveux tandis que l’autre se glisse sur sa joue. Puis il se détache. Il doit partir et j’ai le coeur qui se serre. Je hais ces séparations. J’ai beau savoir que c’est pour mieux se retrouver, je les redoute à chaque instants. J’hoche la tête pour lui dire que j’ai compris. Je lui souris en coin. Il me le promet sur la tête de sa mère. Wow. Je me recule un instant en le regardant, j’souris vraiment cette fois. « Tant que tu reviens entier, tout me va. » puis sur le ton de la plaisanterie, j’ajoute. « Je te laisse la fenêtre de ma chambre ouverte. » Je lâche un petit clin d’oeil en déposant mes lèvres sur les siennes une dernière fois avant de rallumer pour la énième fois mon pétard.

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