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All fun and games till I hit the floor comatose pv Leevi


Giovanni Mancini
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DERRIÈRE L'ECRAN
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All fun and games till I hit the floor comatose pv Leevi, le Sam 29 Sep - 10:07

Hey you, out there in the cold. Getting lonely, getting old. Can you feel me?. David Gilmour joue de sa particulière voix. Hey you emplit le grand salon. Les notes glissent, l'envoûtante atmosphère ne parvient plus à trouver échos en moi. Je suis envahi par toutes mes peurs. Dans le noir, elles rampent vers moi, ombres insaisissables, m’assaillent et se jouent de moi. Je n'arrive plus à bouger, je contemple impuissant les restes de poudre étalés sur la vitre de la table basse. J'ai tapé dedans, une nouvelle fois et la descente est très douloureuse. Je ne me sens plus maître du monde, je ne me sens plus que loque, avachi sur le sofa, prête à ramper pour se soustraire de ses démons. Dans le noir, je vois leur sourire, un faciès édenté et pervers, des dents jaunâtre et radioactives qui se détachent  de ce sombre portrait. La descente est perverse, un cadeau piégé. Pour me soustraire une dernière fois à l'emprise de cette salope, je sors du sachet la poudre. Direction un autre voyage. Tchou, tchou, la paille s'approche du rail, le train va passer. Tchou, tchou J'en sniffe une grande quantité, la distance se réduit. Tchou Tchou Le train est arrivé au terminus. Je suis pris de sueur froide, dans un pique de lucidité, je comprends que je viens d'abuser de la C et elle me rend cette méprise d'une façon particulièrement féroce. Mon cœur cogne dans cage thoracique, j'ai l'impression qu'il va se barrer d'un moment à l'autre, briser toutes mes côtes et tracer sa route, laissant une empreinte sanglante sur le linoléum. Une musique oppressante s'est soustraite à la douce mélodie de Gilmour, Grandson - Overdose. Le titre est particulièrement bien choisi  Overdose, overdose, overdose. All fun and games till I hit the floor comatose. La chanson s'achève sur ces mots. Mon ventre se contracte et je déglutis une bile jaunâtre. Je... je n'y arriverai pas tout seul, il faut que j'appelle quelqu'un. Je compose un numéro enfoui au plus profond des entrailles du téléphone. Je ne l'ai pas appelé depuis longtemps. La sonnerie trouve échos deux fois avant que je perçoive une voix endormie. Je ne lui laisse pas le temps de prononcer quelque chose d'autre Viens m'aider, je... je... suis chez moi, j'ai fait une connerie. J'ai... j'ai peur... je crois... je crois que je vais crever. Aide moi s'il te plait. . Je lâche le téléphone, sa chute raisonne longuement dans l'appartement. La musique s'est terminée. Le silence est revenu. Je suis seul, en proie à mes tendres démons. Je regarde les étoiles par la longue baie vitrée, elles sont lumineuses.
Leevi J. Valentine
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Re: All fun and games till I hit the floor comatose pv Leevi, le Mar 2 Oct - 15:50





All fun and games till I hit the floor comatose





Encore une soirée à rentrer chez moi lessivé. Cette journée fut éreintante mais qu’est-ce que j’aime ce boulot. A servir ces rangeux, ces midinettes, ces adolescents, ces petites veilles qui ne veulent que cinq sucres dans leur cafés, je me sens utile et ça me rends heureux de voir un sourire sur leurs visages. Le café connaît à présent de plus en plus de succès, les habitués viennent et reviennent. Esvir elle dit qu’elles viennent pour ma belle gueule, je lui réponds qu’ils viennent pour son petit cul, du coup elle boude. Les gens viennent parce que son café est le meilleur d’Austin, parce que le service est unique mais ça, elle est bien trop modeste pour l’avouer. J’aime ce train de vie simple que je mène pour le moment. Je retrouve la saveur acidulée du jeune que j’étais : insouciant. Je ne me prends plus la tête, j’essaie d’oublier cette stupide conquête du grand Amour. Je vis simplement et je n’ai jamais été aussi heureux qu’aujourd’hui.

Contraste effarant avec Gio que je retrouve couché sur le sol de son appartement qui lui semble se pourrir l’existence. Ce soir, il m’avait appelé. Il allait au plus mal et je reconnaissais dans sa voix le son morbide de l’abandon. J’avais répondu, l’air fatigué, un allô qui lui avait sans doute parut trop lointain pour agir. Mais j’étais venu. L’italien était un de mes anciens patients. On avait travaillé longtemps ensemble. Puis un jour, j’avais juré qu’il allait mieux mais je devais me tromper. Je le vois là, dans son corps, piégé entre la vie et la mort, l’envie de lutter ou de se laisser aller. Il avait toujours eu un sourire déstabilisant, un sourire qui cachait des sombres pulsions, des secrets mystérieux,  des envies suicidaires. Au fil des années mon patient s’était transformé en ami mais j’avais toujours eu du mal avec cette relation. Je ne pouvais m’empêcher de m’inquiéter pour lui alors que ce n’étais plus mon boulot. J’avais laissé le temps choisir de nous éloigner sans plus avoir de nouvelles jusqu’à ce jour.

Je m’agenouille à ses côtés, le fait rouler sur le dos. Est-il conscient ? Je pose mes oreilles à quelques centimètres de ses lèvres et je guette le moindre signe de respiration, les yeux rivés sur son buste et mes oreilles attentives au moindre son. Silence. Mon cœur bat dans ma poitrine. Putain. Il est en train de crever ! Sans trop réfléchir, guidé par la panique sans doute, je lui balance une gifle puissante sur la joue. Je respire profondément. Il faut que je me calme. Je compose le numéro d’urgence, le 911, il doit être transporté à l’hôpital. Je panique. Je ne suis pas ce genre de médecin putain ! Je prie pour qu’il finisse par ouvrir les yeux pendant que je lui en retourne une seconde, juste au cas où, on ne sait jamais.

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Re: All fun and games till I hit the floor comatose pv Leevi, le Ven 5 Oct - 11:24


Je foule des marches d'un blanc translucide, opalin. Plus j'avance, plus j'ai l'impression que la distance à parcourir est importante. C'est une balade sans fin. Je commence à faiblir, trébucher et je tombe, une main vers le ciel, essayant de saisir les nuages. Une vive douleur m'arrache un profond gémissement, puis une autre. Tout autour de moi s'emballe, les couleurs se mélangent, un véritable maelstrom.

J'ouvre les yeux. Je reçois une nouvelle décharge, une vive douleur, un choc. Quelqu'un se tient au dessus de moi et me donne de violentes claques. "Bordel de merde." Je vrille et je le pousse violemment, pivote sur moi-même et me tient devant lui. Le corps tendu. Des cheveux courts, une barbe parfaitement taillée, un faciès qu'inspire la bienveillance, je reconnais mon compagnon, mon confident. "Désolé... je.." je suis pris d'une violente quinte de toux, mes tripes remontent et je me vide à même le sol. "Bordel, je... je suis désolé putain". Je suis confus. J'ai une envie atroce de crever. Une boule en fusion rayonne dans mon ventre. Je me cambre à nouveau et je me vide.. encore et encore. Je m'assois, patauge dans mes tripes qui se sont retournées sur le linoléum. "Merci... merci d'être venu". Le barrage cède et je fonds en larme. ça fait depuis trop longtemps que je ne vis plus, que je survis, que je me lève les matins la boule au ventre. Parfois, j'ai juste envie de m'endormir et de me réveiller l'année suivante. "Je... je suis désolé... de t'avoir appelé comme ça... ça fait longtemps..." J'essaye de reprendre une contenance. Retrouver cette arrogance et ce rictus moqueur qui me correspond tant. Mais mon faciès n'est plus que d'argile et mes émotions figées. "Euh... quoi de neuf..." Je bégaye quelques mots, définitivement vaincu par la honte.  
Leevi J. Valentine
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Re: All fun and games till I hit the floor comatose pv Leevi, le Jeu 11 Oct - 12:38





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Le téléphone dans une main, je ne quitte pas des yeux Giovanni qui ne répond pas à ma main tendue. Une deuxième le secoue. Putain. Je suis sensé faire quoi ? Okay. Restons calme : tout va s’arranger. Je ne peux pas me permettre d’avoir un cadavre sur les bras. Pas aujourd’hui en tout cas.

« Giovanni, bordel de merde ! » Alors qu’une troisième gifle allait filer se loger droit sur sa joue, ses paupières s’ouvrent et me révèlent des yeux hagards, perdus, fuyants. Je retombe sur mes fesses et je balance le téléphone par terre. Je l’entends jurer, tout va bien. J’inspire profondément. Le stress et l’adrénaline me donnent chaud. Peut-être qu’il aurait mieux valu que j’ai ces flics au téléphone, que j’appelle une ambulance mais j’avais la nette impression que c’est moi qui me serait transformé en cadavre si j’avais fait ça. Je crois que Giovanni n’aurait pas apprécié. J’essaie de me remémorer nos discussions sur le canapé, les notes que je prenais à la volée, les promenades à tenter de faire des exercices. Une main se glisse dans mes cheveux, certains mots me reviennent, lointains. Des années que je n’avais plus vu cet homme et c’est moi qu’il avait appelé. La confiance devait sans doute être bien présente mais je découvrais un nouvel homme, il n’avait jamais été aussi bas. Il me pousse en arrière de manière abrupte et agressive. Je tombe sur le dos, souffle coupé. Dans ma tête une petite voix sonne l’alarme. Mon instinct de survie se met en route et je roule sur le côté, prêt à me défendre s’il le fallait. Il a l’air ailleurs, défoncé et… il me gerbe dessus. La bouche en O je le regarde. Je baisse les yeux et j’observe toute cette flaque difforme sur ma chemise. Putain, je vais remettre à mon tour. Un haut le cœur mais c’est lui qui continue. Il s’excuse. Putain, je dois réagir. Je regarde autour de moi en me levant pour tenter de trouver la cause de ce comportement parfaitement inadéquat. Pendant qu’il s’excuse et me remercie d’être passé le voir, j’enlève ma chemise couverte de cette odeur répugnante. Je me sens sale. Je le regarde, on dirait une larve écrasée, un déchet de la société. Putain. Qu’est-ce qui lui est arrivé ? Il semblerait que ça soit à moi de réagir et de lui venir en aide. Il me remercie et fonds en larmes. J’inspire et je m’agenouille à côté de lui. Je dépose une main qui se vaut apaisante et bienveillante sur son épaule et je murmure « Tracasse pas, ça va aller. » J’ai l’impression de lui dire des mensonges tellement je ne sais comment je dois réagir. Il a pris de la drogue, des drogues dont surement je n’ai jamais entendu parler, des drogues que je n’ai moi-même jamais prises. Je pourrais téléphoner à Louis. Mon pote saurait quoi faire, quoi me dire, comment réagir mais l’italien m’en voudrait probablement de l’avoir mêlé à nos histoires. « On va s’en sortir. Ensemble, d’accord ? » Car moi aussi, pour le moment, je suis autant perdu que lui. J’ai bien envie de lui tendre un mouchoir mais pour quoi exactement ? Pour essuyer ses larmes ou pour ramasser les morceaux qui gambadent à l’air libre sur son costume ou le coin de sa bouche ? « Oui ça fait longtemps, mais ça ne fait rien » Je souris, j’essaie de capter son regard mais il semble fuir tout contact. « Allez hop, maintenant, ça suffit. » Après son ‘’quoi de neuf’’ sans profondeur, je me décide d’agir. Je ne sais si c’est la bonne chose à faire, mais dans son état, je n’en tirerais rien. Je me lève et je le tire vers moi. Je ne sais pas s’il est capable de marcher ou non mais je ne lui donne pas le choix de me suivre. Je glisse mon bras dans son dos et je l’emmène dans le ventre de son appartement. Je ne sais pas où je vais, je ne suis jamais venu ici. Je dois bien avouer qu’il a gardé son goût pour les choses luxueuses. Il ne m’a pas semblé qu’à l’époque, cette luxure était aussi prononcée. Le vomi sur son flanc touche ma peau et ça me dégoute très franchement. Dans le couloir, j’essaie de trouver la salle de bain en poussant de ma main libre les poignées que je trouve. Après être tombé dans la buanderie et dans sa chambre, je trouve enfin la baignoire. Je le fait asseoir contre le borde de celle-ci et je m’agenouille devant lui. « Bon, maintenant, tu vas te laver. Prendre une douche chaude, froide, qu’importe mais tu vas prendre une douche. » Peut-être que ça lui remettra les idées en place. Il ne me regarde toujours pas et ça a le don de m’énerver. J’attrape son menton du bout de mes doigts, le l’oblige à me regarder droit dans les yeux. Je m’approche de son visage, un peu trop autoritaire sans doute – je ne suis plus psy, au diable les pincettes, faut agir – et je dis « Giovanni ? Tu m’entends ? » Ma voix douce contraste tellement avec mes gestes sûrs et saccadés que j’espère ne pas le troubler d’avantage.

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Re: All fun and games till I hit the floor comatose pv Leevi, le Mer 17 Oct - 11:27


Les larmes continuent à imprégner ma chemise, torrent qui serpente sur les angles de mon visage et vient se nicher, maelstrom  nauséabond de liquide lacrymal et de vomissure, sur le col du vêtement.. J'essaye de refermer l'écluse, reprendre le contrôle de mon corps, avant que le peu de dignité dont je suis encore pourvu s'envole. Ne pas pleurer, parce que je suis un homme, ne pas pleurer parce que chaque larmes qui s'écoulent ne font que me rappeler à quel point je suis dans une situation inextricable. Mon corps ne répond pas, continue tant de se jouer de moi. Il n'est plus que spasme, douleur incandescente, charbon en fusion, qui se décompose sans qu'on puisse l'arrêter. Mais qui voudrait de toute façon le stopper. Qui sera là réellement, quand situation inéluctable, je franchirai le point de non retour. Celui qui me fera verser, de l'autre côté, dans l'éternel discorde et les lamentations d'un soi qui nous échappe. Leevi me parle, les mots ricochent et se perdent dans le silence mortel qui s'est abattu sur la pièce. L'ancien psychologue me tire lentement vers lui. Un contact charnel bienvenu, l'impétueux besoin de sentir une présence physique et l'ombre d'un fugace instant, je me laisse m'emporter, voguer, comme si ce contact n'était là que pour me tirer loin de mes démons qui continuent de s'agiter autour de moi. Mais Leevi me force à me lever. Je n'ai même plus le courage de protester. Me laisse faire, une poupée de chiffon soumise à la volonté d'une personne plus forte que moi, le dos courbé, le corps pesant lourd sur le bras qui m’enserre étroitement. Je le vois se tromper plusieurs fois de pièce, puis il me fait asseoir sur le marbre de la baignoire. Ma tête se penche en avant, une vague impression qu'à tout instant, je pourrai frôler le sol de mon visage, m'enfoncer dans la pierre et disparaître dans un trou noir. Une sensation réconfortante, je n'aurai plus à supporter cette vie et l'inévitable discussion que j'aurai avec Leevi, quand tout le poison qui coule dans mes veines se sera dissolue et que je pourrai saisir mes pensées au lieu de les effleurer. Il me tient le visage, d'un geste saccadé, tranchant radicalement avec sa douce voix. "Oui, je t'entends, je ne suis pas sourd". Retrouver le flegme, l'arrogance. Mais cette volonté me semble tant en inadéquation avec mon état, que je ne peux m'empêcher de sourire à mon propre manque de crédibilité. "Tu dois me prendre pour un putain de déchet...". Ne serait-ce pas ce que je suis ? Un être incapable de se contrôler, qui trouve en la drogue seul échappatoire pour annihiler les démons qui le corrompent chaque jours. Je me lève, rentre dans la salle de bain, tente désespérément d'enlever mon pantalon, mes pieds se prennent dedans et je tombe à la renverse. Mon rire emplit la pièce. Je suis en train de péter les plombs. "J'en ai marre d'être comme ça putain..." mes mots ne sont que murmures à peine perceptibles. Je fais couler l'eau. Peut-être que la morsure du liquide froid pourra me sortir de cet état. "Reste avec moi s'il te plait, ta présence me fait du bien, je t'en supplie". L'ombre d'un instant, je m'aperçois à quel point je suis encore ce gamin qui étreignait sa mère, pour ne pas qu'elle le laisse affronter seul les monstres cachés sous mon lit.
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