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Willray ► On s'abîme en boucle


Loïc de Lorray
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EN CE MOMENT
» Vacances en Corse brutalement interrompues par un accident en mer, retour à Austin dès la sortie de Loïc de l'hôpital.
» Rechute de son cancer, il espère être quand même capable de suivre les cours de l'année prochaine.
» Il essaie tant bien que mal d'avancer et de ne pas se laisser abattre, avec l'aide de Kelly, ses amis, sa famille.




ET SINON
» Gosse de riche.
» A beaucoup voyagé jusqu'à ses 14 ans.
» Cancer de la jambe droite, amputation.
» Cinq ans en plein dans la maladie.
» Guérison, études d'économie.
» Rechute en août 2018.




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DERRIÈRE L'ECRAN
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Willray ► On s'abîme en boucle, le Mer 15 Aoû - 17:51

PARTIE I + PARTIE II


Le retour à Austin a été plus rapide que prévu, beaucoup plus rapide. À vrai dire, j’ai à peine eu le temps de sortir de l’hôpital qu’on faisait un crochet à notre logement pour récupérer les bagages et se diriger vers l’aéroport. Tout s’est fait dans un silence presque monacal, bien loin de l’ambiance détendue et des sourires naturels du début de nos vacances. Faut dire que repartir de Corse en précipitation pour foncer effectuer toute une batterie d’examens à Austin – parce que l’assurance ne couvre pas les soins hospitaliers de la région – ne fait pas extrêmement plaisir, sans compter toute la batterie de conséquences à la suite de cette rechute.
Rechute.
À chaque fois que le mot effleure mon esprit, je le balaie d’un revers de main agacé, me plonge dans la contemplation du paysage, accélère le pas, n’importe quoi, pour ne pas ressasser ça plus que de raison. Sauf que l’immobilité assez conséquente qui me bloque depuis cette sortie-plongée ne me permet pas beaucoup de mouvement, et on en revient vite à cette récidive. Et puis j’suis là, comme un con, à ma fenêtre, à pas péter un mot et à regarder passivement l’reste du monde tourner. À attendre… quoi, exactement ? D’effacer la dernière poignée de jours ? Qu’on m’échange enfin mon corps en décomposition pour un modèle sain ? Que la maladie parte d’elle-même ? Plutôt pathétique. Pourtant j’ai rien d’autre à faire, quand la famille entière a décidé d’me materner et de ne pas me laisser en placer une. Mes forces me sont assez rapidement revenues pourtant, avec la mise en garde des médecins de ne pas en profiter pour forcer et collapser à nouveau. Ce serait dommage.

Donc, oui. Globalement, les vacances ont tourné en catastrophe et nous sommes dès à présent de retour dans ce bon vieux Texas. Dans la voiture, mes parents, Kelly et moi. Isaak est déjà reparti dans son loft à lui dealer avec toutes ses affaires en cours et nous a laissés à quatre, direction villa Williams. Petite prouesse que j’ai obtenue grâce à l’insistance de ma petite amie et moi-même, ainsi que la situation très rapprochée de nos deux habitations. Et la promesse d’être à l’heure demain à l’hôpital.
Bien vite, nous arrivons sur le porche de sa maison et mon père insiste pour débarquer nos valises à l’intérieur. « Laisse, j’vais prendre la mienne. » sur un ton un peu plus insistant qu’il n’aurait fallu, de peur de me revoir refuser un autre effort encore. Je sais pertinemment que vu les récents événements, ça va être difficile de vivre encore de la même façon que si on n’avait pas découvert la tumeur, mais tout de même. Je soulève mon paquetage en serrant les dents et guide mon paternel à l’intérieur, clefs à la main.


***



Tu regardes d’un œil vaguement anxieux les deux hommes de ta vie s’engouffrer dans la villa immaculée. La vue de cette imposante et moderne bâtisse ne te fait pas autant d’effet qu’elle aurait sur une majorité de personnes – peut-être parce que la tienne est assez semblable en terme de luxure. Tu le reconnais aisément, vivre dans l’opulence d’une vie bien aisée. Ce n’est pas une tare, quand on enfile les heures de travail tous les jours pour se payer ces briques.
Tu soupires, te détournes de ces considérations bien matérielles, et marches d’un pas calme vers Kelly. Beaucoup plus calme que les pensées qui tournoient dans ta tête. Tu connais la jeune femme depuis quelques mois déjà, à ton plus grand bonheur. Il faut dire que la petite est une vraie perle de courtoisie et de joie, ça fait plaisir de voir que ta tête de mule de fils s’est choisie une personne aussi bien. Et pourtant… « Ca va, tu veux de l’aide ? » Tu te saisis des quelques bagages restants d’une main, souris doucement à la métis. « Eh, dis. Je n’ai pas envie de m’immiscer dans ce qui ne me regarde pas mais… J’ai vu le test de grossesse, en Corse. » Petite moue bienveillante et triste à la fois. Quel très mauvais timing. « Tu sais ce que tu vas faire ? Loïc est au courant ? » Pas de doute sur l’identité du géniteur. Tu lui passes une main réconfortante sur le bras. « Je suis là, si tu as besoin de conseils ou d’aide. On est tous là. »

HRP:
 




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Kelly H. Williams
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Re: Willray ► On s'abîme en boucle, le Lun 20 Aoû - 0:43

FT. WILLRAY
Pendant que Loïc se remettais de la plongée qui nous avais fait découvrir un cancer, j’ai fais de mon mieux pour trouver le plus d’info sur ce que c’était le cancer, sur comment le guérir, quels sont les remèdes, qu’est ce que moi je peux faire. Je suis peut-être trop protectrice mais je ne le rassure pas lui… C’est pour me rassurer moi.
J’avais fais le tour de l’hôpital, demandé toute mes question au médecins traitant, questionner l’infirmière, regarder sur Wikipédia et en fait tous les autres site ou web.
J’avais amassé un dossier de plus au moins trois cents pages qui j’avais lu minutieusement. J’avais l’impression que j’allais rendre un dissertation. J’avais aussi fais une recherche pour les effets psychologique que je pourrais ressentir vis à vis de Loïc et lui que ressentirait-il vis à vis des ses proches. J’essayais de ne pas trop le couver mais pour moi c’était presque impossible. A chaque fois que Loïc s’endormait à l’hôpital je regardais toutes ses respirations pour être sur qu’il ne soit pas… Pas… Je n’arrive même pas à y penser. Je m’endormais parfois en contant son poux à son poignet. J’étais tellement fatiguée que pour moi mon humeur massacrante était normale. Que mon vomissement du matin n’était qu’une normalité. Que le fait que je sentais l’odeur des croissants de la petite cafétéria qui était à une cinquantaine de mètre de là était juste une pure coïncidence. Que mes règles que je n’avais pas eu depuis deux mois était on va dire un pure hasard. Mais bon quand l’infirmière à qui j’avais posé toutes mes petites questions m’a tendu un teste de grossesse je ne pouvais plus le nier, tous les signes étaient là...  
Je suis donc allée à la toilette avec mon paquet. J’en suis ressortie avec une boule au ventre et un petit bonhomme qui me souriait bêtement sur le test. Bien sur j’ai fais 40 fois le test à l’hôpital et au mins 10 fois à la maison de vacances et tous sont ressortis positifs. MERDE MERDE KELLY.

~~~~


Je suis dans la voiture en direction de ma maison. J’ai accepté de devenir « l’infirmière personnelle » de Loïc. En suppliant un peu les parents de Loïc avec des argument plutôt valable on avais réussi à le ramener chez moi pour qu’on soit un peu seul pendant quelques jours avant que mes parents reviennent pour leur mariage que j’avais proposé d’organiser. J’avais encore tellement à faire. Deux semaine pour pouvoir prévoir un mariage c’était très peu.
On arrive devant ma villa que je trouve un peu trop grande. Je sors de la voiture en courant pour allez ouvrir la portière à Loïc et l’aider à se relever. Je sais qu’il n’a besoin de personne mais je le fois quand même. Il sort et prend sa valise tout seul. Ça me fais encore peur qu’il porte des truc lourd mais je le laisse faire et rentrer dans la villa Williams avec son père. Je me retourne près du coffre et prends un sac et puis deux et un sac à dos. La mère de Loïc me propose gentiment de m’aider avec quelque chose. Je crois d’abord à de la courtoisie.

« Non merci… C’est gentil. » Et je lui souris.

Et puis là y’a mon ventre qui se serre. Elle me déballe qu’elle sais que je suis enceinte. Ça me fais un choque parce que jusque là personne ne le savais. Une peur me dévore le ventre.

« Ne le dis pas à Loïc, je ne lui ai pas encore dis. Je contais le faire se soir mais J’ai un peu peur de sa réaction. Je sais que ce n’est pas le meilleur des moments, mais je l’ai découvert comme ça. En plus ça fais des mois que je fume… Et si le bébé avais été blessé ou je sais pas quoi. Meredith J’ai peur. » Je m’effondre alors dans ses bras. Faut vraiment que je me calme moi et mes hormones en furie.

~~~~


C’est le soir et les parents de Loïc sont maintenant partis depuis plusieurs heure. Je pense que c’est le bon moment. Je suis encore dans la chambre entrain de remettre mes habits dans les armoires quand je prends le premier test de grossesse que j’avais fais. J’avais tous prévus, une petite boite pour mettre le test dedans. Je descant doucement les escalier le temps de calmer mon cœur qui bat de plus en plus vite. Je rejoins Loïc dans le salon et m’assied à côté de lui.

« Chéri, j’ai un truc à te dire mais je ne veux pas que tu panique Ok ? » Je lui tends le petit paquet fermé par une nœud papillon.

(c) ANAPHORE


DEAD
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Loïc de Lorray
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Re: Willray ► On s'abîme en boucle, le Mer 26 Sep - 0:19

La fin d’après-midi s’étire lentement, et il faut bien de la patience et bien de la sérénité pour finir cette journée en la présence de mes parents. Après un certain temps, cela dit, on finit par entendre le moteur de leur voiture au-dehors et les phares qui s’éloignent dans la clarté du soir si particulière à la période estivale. Ça fait un certain temps que je suis posé dans le canapé, à fixer d’yeux vides la mosaïque de photographies couvrant le mur d’en face. Sûrement des œuvres d’artistes contemporains payées à prix d’or, pour bien coller à l’atmosphère de la maison – ne vous méprenez pas sur mon ton, loin de moi l’idée de dénigrer les moyens plus que suffisants des Williams, vous ne trouveriez certainement pas moins élégant dans ma propre maison d’Austin North. Simplement en plus… classique.
Quoiqu’il en soit, l’arrivée par les escaliers de ma petite amie me coupe de mes digressions mentales, et mon regard l’accompagne dans chacune de ses foulées. Elle tient quelque chose dans sa main, quelque chose de suffisamment petit pour y tenir entièrement et donc se cacher à ma vue. La belle arrive dans le salon, et je lui tends mes deux bras pour qu’elle s’y blottisse tout à son aise. Elle n’imagine pas l’impatience avec laquelle je crève d’envie d’oublier les quelques derniers jours, n’être rien qu’avec elle, explorer sa peau et son odeur, balayer la maladie d’un revers de bras et lui conter monts et merveilles de promesses pour l’avenir. Sauf que la fille ne voit pas la chose de cet œil, et elle atterrit plutôt sur la place juste en face. Je réprime un grognement. Tant pis. C’est bon aussi. « Chéri, j’ai un truc à te dire mais je ne veux pas que tu paniques ok ? »
Croyez-moi bien que, même ressorti de l’hôpital avec un cancer diagnostiqué et des pronostics de survie frôlant le cinquante-cinquante, vous la sentez venir, la blague à deux balles. Comme un branleur de première sortant tous les soirs au Fitzgerald qui voit son ex arriver avec un gosse dans sa main droite.
La suite donnera vite sens à ces dernières pensées.
Je me pince la lèvre, fronce les sourcils. « D’accord, pas de panique, les femmes et les enfants d’abord, les hommes on voit après si y’a moyen que vous évitiez de crever comme des rats enfermés sur votre putain de bateau à moitié submergé. » que je ne peux m’empêcher de répliquer. Et pourtant, je prends son petit paquet, et ouvre le nœud avec une boule dans la gorge.

Et puis.

« Putain. »


Pour tout dire, c’était un petit putain. Murmuré et à moitié mâché, probablement pas très audible. Putain. Eh oui, putain. Pourquoi avoir rigolé sur les femmes et les enfants deux secondes plus tôt ? Je dois avouer que, là, plus aucun amusement de mauvais goût ne me passe par la tête. Il n’y a plus que ce test. Et ce test. Et la tête de Kelly juste en face de moi. Et ce test.
Putain.
Mes yeux se renvoient la balle entre le bout de plastique blanc et la tête de ma petite amie, avec toute une liste de questions plus incompréhensibles les unes que les autres qui défile dans ma tête. Pour l’instant, rien d’autre n’a été dit que ce putain. Et pourtant, ce n’est pas faute d’essayer. Pour finir, je me racle la gorge. « OK. Pas de panique on a dit. » Cligner des yeux. Une fois, deux fois. Mais non, toujours ces deux barres sur l’écran minuscule, qui refusent de partir. Qu’on soit clairs : je ne savais pas exactement si la positivité d’un test s’exprimait avec un ou deux bâtons, mais ma confiance en Kelly et son sérieux est suffisamment grande pour savoir que deux barres égale galère. Y’a un p’tit rire gêné qui s’échappe de ma gorge. « Tu… es… sûre ? C’est pas une couille de médecin pas fiable ou de qualité chinoise de merde ? » Plus de grande logique dans ma tête. « Et… merde, Kelly. Tu l’as su quand ? » Mon ton n’est en rien empreint de reproche, il est plutôt incrédule et abasourdi. Je lui tends à nouveau le test, désirant m’en défaire au plus vite, et me calle dans le fond du divan. Peut-être qu’il est encore temps qu’elle avorte, qui sait.



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Re: Willray ► On s'abîme en boucle, le Jeu 27 Sep - 22:40

FT. WILLRAY
Je fais un thé dans la cuisine, un thé bien chaud. Je me le fait pour moi, pour remettre un peu de de chaleur dans mon corps meurtris par la froideur de l’annonce que je devais faire à Loïc. Je le bois lentement avec ma vision qui est floutée par ma fixation sur le chêne qui se trouve devant la maison de mes parents. Je le fixe et je me brûle. « Shit, that hurts. » Je repose vite fait ma tasse et y ajoute de l’eau fraîche. Ces temps si je me suis éloignée de Loïc. Depuis que son cancer est revenu, je ne sais pas comment lui annoncer qu’en plus de son cancer il y aura un petit gamin pour le contempler. Parfois j’imagine Loïc en parfaite santé, avec un petit bout couché sur ses jambes entrain de chatouiller celui-ci. Lui qui souris et le choupinet qui rigole. Un enfant c’est innocent, un bébé ça n’a encore rien expérimenté. C’est comme si il avait une page blanche et qu’il ne savait pas que bientôt celle-ci allait se remplir de noir, petit à petit… Et que vingt ans, trente ans, cinquante ans plus tard ce bébé autrefois si souriant serait en train de vivre une vie de folie avec un boulot de merde, un couple qui part à la dérive et des enfants qui sont déjà loin. Un bébé c’est si innocent qu’on pourrait s’y perde, comme dans le miroir du rised. On pourrait se perdre dans la profondeur de l’innocence. Je ne panique pas, je ne fume surtout pas, je ne bois absolument pas. Je ne fais rien juste descendre les escaliers, sans faire tomber la petit boite qui contient le petit truc qui est en fait dix fois plus gros que ce qu’on pourrais croire. Le petit truc qui déjà a beaucoup d’importance. Je sais pas ce que je dois faire, je sais pas ce que je dois dire, je sais pas ce que je dois penser. J’aimerais que tout ça soit un rêve, que je puisse simplement me réveillé à côté de Loïc qui serait en parfaite santé et sans avoir envie de vomir toute les dix minutes. D’ailleurs les escaliers ne me semble pas un parfait endroit pour vomir. Alors je remonte je vomi tranquillement dans la toilette de mes parents, je m’essuie la bouche sur l’essuie de mes parents, je bois l’eau que mes parents paye. Je me sens pas bien, je suis confiné à l’intérieur de l’amour de ma mère. Je me sens pas chez moi. Je veux juste être dans l’endroit qui me ressemble le plus. Camden town, Londres. Londres… Son esprit, son ambiance tout me manque. Je me lève difficilement les larmes aux yeux. Je pleure littéralement toutes les deux minutes sur peut importe quoi, sur mon doudou que ma mère a lavé, sur les draps du lit qui ne sont pas propre. Je descente encore une fois sans pour autant avoir envie de mourir. Encore 9 minutes et 30 secondes avant que cette envie revienne. J’arrive en bas avec toujours cette petite boite qui me chauffe qui me la brûle presque. Mes pied avance même qui mon cœur me dis ‘non ne fais pas ça, retourne e haut’. Mes mains tremblent. Je m’assieds en face de Loïc même si sa position m’incitait à me coucher près de lui. Je lui tends le paquet. Je lui dis de pas paniquer mais c’est plus pour moi que je dis ça.
Pas de panique, pas de panique, putain, putain, voilà ce que j’imagine dans la tête de Loïc en ce moment. C’est tout je ne peux pas imaginer plus, c’est au-dessus de mes forces. Je me dis que mon thé doit être froid, que ma mère doit être en mission en Irlande, que Damon doit être quelque part en train de faire un compétition de baseball, que Albane doit être en train de faire de violon, que Isaak doit travailler sur un cas compliqué, que tout le monde doit vivre sa vie normalement et puis que dans cette maison le temps s’arrête. Le temps n’est plus conté, parce que le monsieur qui conte est endormi. Il ne travaille pas. Il en avait marre de conter les secondes, les minutes, les heures, les jours et les années. Je ne l’écoute pas, je n’écoute plus.
“yes I’m fucking sure. The hundreds of other test can prove it.” Je me surpends à avoir pu répondre. Mes mains tremblent toujours. J’ai toujours froid. Le thé n’a pas aidé.
« I’ve known since the day we leared that your cancer was back. I’m sorry I didn’t told you before but I didn’t wanted you to be overwhelmed with all the informations at the same time. I know it’s not the best time to tell you but when is the best time ? Do you want tea or ice cream or I don’t know anything so that I can avoid that face that you’re doing…”

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Re: Willray ► On s'abîme en boucle, le Jeu 27 Sep - 23:13

« Yes, I’m fucking sure. The hundred of other tests can prove it. » « Oh, I… see. » Rien de plus à dire. L’instant d’incrédulité passe petit à petit, et toute l’ampleur de cette annonce résonne de plus en plus en moi. Kelly ne s’en rend peut-être pas compte, ou peut-être que si, mais elle vient de lancer une roquette dans un océan déjà bien tumultueux, et la vague cataclysmique qui ravage les berges de la terre ferme n’est qu’une approximation de notre avenir commun. Et, en tonnerre de fond, des mots sans queue ni tête qui s’enchaînent. Grossesse, chimio, échographie, hôpital, bébé, paternité, erreur, préservatif (préservatif putain !), récidive, plongée, tumeurs, mort, naissance. Y’a un faible sourire sur mes lèvres, des plus ironiques. Tout est à propos de ça, n’est-ce pas ? L’engrenage d’une vie lancé, et la fin prématurée d’une autre comme épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. Maladie, enfantement. Le début de la fin.
« I’ve known it since the day we learned that your cancer was back. I’m sorry I didn’t tell you before but I didn’t want you to be overwhelmed with all that information at the same time. I know it’s not the best time to tell you but when is the best time ? » Je soupire longuement, la tête bercée de mes deux mains. « Oh god… I don’t know. Maybe the time you wake me up to tell me that we’re so fucking late for our exams and that it’s still June, and that I ain’t going back through this damn illness and you’re not too, with your own kind of sickness… Damn it. Gotta be a nightmare or something like that… » Mes doigts glissent lentement sur mon visage fatigue et je me mords la lèvre. Pour l’instant, mon regard évite celui de ma petite amie et je continue de fixer ces tableaux contemporains accrochés aux murs blancs. Damn, damn, damn, damn it. C’était typiquement l’information qu’il me fallait. Connard, connard, connard, connard, pourquoi as-tu pu autant merder ? CONNARD. T’es con Loïc. Con con con con con.
Peut-être qu’à force de se le répéter mentalement, ça va finir par rentrer dans ma p’tite tête. comme on enseigne aux gosses en bas âge ce qu’est le respect en les faisant écrire des lignes et des lignes de punitions type Je ne dois pas dire de mensonges, je ne dois pas dire de mensonges, je ne dois pas dire de mensonges… Eh bien, Loïc, tu sembles n’avoir pas assez été grondé durant ton enfance. On protège l’épée avant d’aller au combat, on protège l’épée avant d’aller au combat, on protège l’épée avant d’aller au combat, protège, protège, protège, protège« Do you want  tea or ice cream or I don’t know, anything… So that I can avoid that face that you’re doing ? » Je secoue la tête vigoureusement. « Nobody’s eating anything, nobody’s drinking anything and nobody’s going anywhere before you explain what the hell is going on. Well, I mean, not the biologic part. Got it, had my sciences classes. » Un long silence s’en suit. Très long, trop long. Et puis. « Do you know what you’re gonna do with that fetus ? I mean… Was this scene meant to inform me that you’re counting on keeping it ? Or… Or, what ? »



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Re: Willray ► On s'abîme en boucle, le Mer 14 Nov - 18:50

Calme. Calme. Calme. Calme. Respire, un... Deux... Trois... OK tout vas bien on reste calme et on ne commence pas à pleurer, ni à boire, ni à fumer. C'est pas bon pour le bébé.
"Look Baby, I know it must be shoking for you but please don't take that ironic tone. I Don't know wha happend. It's Our fault, well maybe it is but like it wasn't plan. We couldn't do anything about it. I calculated, It was the night of my graduation. We were both a bit drunk, and we didn't think that this could happened. I'm angry with my self for letting that happened. We should have put that fucking condom."
Shit Shit shit. OK, on reste calme. Je veux partir de là et arrêter de voir la tête qu'il fait. Enfin la tête c'est un grand mot puisqu'en fait je ne vois que ses cheveux bouclé. Sa tête est coincée entre sa main gauche et sa main droite et aucun moyen de savoir ce qu'il pense. Est-ce qu'il va bien le vouloir, est-ce qu'il va partir, est-ce qu'il va me quitter. Non ce n'est pas son genre.
"Do you want tea or ice cream or I don’t know, anything… So that I can avoid that face that you’re doing ?"
Je me lève mais il me répond de manière à ce que je m'assois et l'écoute.
Pendant qu'il termine sa phrase je prends ses main et les places entre les miennes et avec mon pouce je les caresse doucement.
On reste comme ça une bonne minutes sans rien dire.
Il reprend la parole et là le me raidis. Fétus ? Un fétus ?

"Wait? What? For you it's just some kind of thing inside of me. Well let me tell you this. It's not just a fetus. It's a baby. A baby with a heart beat, with little feets, little hands ans a brain like you and me. How could you even think that I would abandon him. How, how, how...?"
Je ne m'étais pas rendue compte que je m'étais levée. J'en peux plus. Je me déplace de quelque centimètre pour pas que je ne tombe en pleure dans les bras de Loïc.
"He ... Is... Alive. I'm not gonna kill him. I couldn't. I just couldn't. It would be murder."
Je suis à genoux ma tête sur mes genoux. En position fœtale, les larmes qui coulent sur mon jeans bleu. Mes cheveux qui ne font pas passer la lumière déjà peut présente au dehors. La vie devient noire, pourquoi ne veut-il pas de ce bébé ?


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Loïc de Lorray
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Re: Willray ► On s'abîme en boucle, le Mer 14 Nov - 21:19

Y’a les paroles de Kelly qui s’aventurent à travers le brouillard incrédule de mon esprit, un peu, vaguement, pas assez clairement cela dit pour saisir tous les mots prononcés. « Look baby, I know it must be shocking for you but please don’t take that ironic tone. I don’t know what happened. » J’ai un semblant d’rire au fond de la gorge, un reste d’ironie, mais ma part de connard n’est pas assez grande pour lui déverser à la gueule encore une fois mes remarques alors qu’elle m’a expressément demandé d’arrêter et que, vu sa tête, elle est à deux doigts de craquer. Nous sommes tous les deux à deux doigts de craquer. « It’s our fault, well maybe it is but it wasn’t planned. We couldn’t do anything about it. » Mon regard plonge dans le sien un bref instant, méditatif, sans vraiment chercher un quelconque contact. On ne pourrait rien faire à propos de ça, hein ? Vraiment ? Je secoue légèrement la tête, attends de voir ce qu’elle va dire, me replonge dans la contemplation silencieuse de ces foutus tableaux au mur. « I calculated, it was the night of my graduation. We were both a bit drunk, and we didn’t think that this could happen. » Mes sourcils se froncent dans une mimique interloquée. « Are you sure you can be so… sure? I mean, it’s not like you can open your belly and watch it by the inside and ask your guts “hey, you still okay down there, little alien? I was wondering how long have you been in that hole full of blood?” » Assez étonnant. Mais, en y réfléchissant bien, cela ne paraît pas si impossible que ça. Je veux dire, simplement calculer, pas que Kelly se fasse sa propre opération. De fait. Jusqu’à cette fameuse remise de diplôme, nous n’avions pas eu énormément le temps de nous préoccuper de choses fondamentalement plus importantes que nos réussites dans nos études, étant tous les deux en pleine période d’examen. Par après, le moindre de nos amis respectifs s’est fait un plaisir sadique de nous accaparer durant tout le mois de juillet, comme si l’objectif final était de ne plus jamais nous voir ensemble dans la même pièce pendant plus de dix minutes. Et puis, il faut dire que cette soirée qui a fait de Kelly une psychologue a été particulièrement bien arrosée…

Fœtus. Le mot à ne pas dire. J’sens clairement ma petite amie se raidir, presque instantanément, et il ne faut pas longtemps pour que l’ouragan vienne. « Wait? What? For you it’s just some kind of thing inside me? » Je lève bien vite mes mains en signe de reddition, ne m’étant pas attendu à autant de véhémence. « Kelly… I mean… Yes! For now, yes! And it’s still time that it stays just some kind of thing inside of you. » Très clairement, la chose à ne pas dire. La fille s’est levée et, à défaut de pouvoir la suivre, je tente d’agripper ses doigts dans une tentative de la retenir. En vain. « Well let me tell you this. It’s not just a fetus. It’s a baby. A baby with a beating heart, with little feet, little hands and a brain like yours and mine. How could you even think that I would abandon him. How, how, how…? » Les pleurs commencent à arriver, et je me pince la joue, avec le sentiment que, définitivement, ces vacances d’été ne se passent pas du tout comme prévu. Une urgence gueulant dans ma tête, je ne peux malgré tout rien faire, sinon observer la métis avec un regard éperdu de… de ? C’est bien la question. « Honey, please, calm down. » « He… Is… Alive. I’m not gonna kill him. I couldn’t. I just couldn’t. It would be murder. » Et là, Kelly s’effondre d’un coup, et le cri de douleur qui m’échappe se mue tant bien que mal en grognement étouffé. Putain Kelly, le cancer, s’il-te-plaît, rappelle-toi. J’sens vite ses larmes mouille mon jeans, et bientôt mon front se pose contre sa tête. Je caresse doucement ses boucles, inhales à plein nez la noix de coco, embrasses du bout des lèvres la naissance de ses cheveux. Y’a rien à faire, Kelly et ses pleurs sont l’arme fatale de tout homme. À tous les coups. « Hey… I’m sorry, okay? » Well, not sorry not wanting this fetus, but anyway« Listen, you know what? Let’s think again about that coco. Un bon petit chocolat chaud And then we’ll talk again. » Et on reste là, encore bien quelques minutes, avant que je n’aie le courage de redresser cette foutue jambe de bois et de me diriger vers la cuisine. Car, tristesse ou pas, cette décision ne sera certainement pas celle de Kelly uniquement. Pas avec cette maladie qui revient au galop. Pas avec cet avenir si… imprévisible.



le plus clair de mon temps, je le passe à l'obscursir.
b. vian; l'écume des jours.
POUMON NÉNUPHAR
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Willray ► On s'abîme en boucle

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