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Willray ► On s'abîme en boucle


Loïc de Lorray
LIVRÉ À MOI-MÊME. STOP.
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EN CE MOMENT
» Vacances en Corse brutalement interrompues par un accident en mer, retour à Austin dès la sortie de Loïc de l'hôpital.
» Rechute de son cancer, il espère être quand même capable de suivre les cours de l'année prochaine.
» Il essaie tant bien que mal d'avancer et de ne pas se laisser abattre, avec l'aide de Kelly, ses amis, sa famille.




ET SINON
» Gosse de riche.
» A beaucoup voyagé jusqu'à ses 14 ans.
» Cancer de la jambe droite, amputation.
» Cinq ans en plein dans la maladie.
» Guérison, études d'économie.
» Rechute en août 2018.




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DERRIÈRE L'ECRAN
• PSEUDO: anesidora (Emily).
• ÂGE : 17 yo.
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Willray ► On s'abîme en boucle, le Mer 15 Aoû - 17:51

PARTIE I + PARTIE II


Le retour à Austin a été plus rapide que prévu, beaucoup plus rapide. À vrai dire, j’ai à peine eu le temps de sortir de l’hôpital qu’on faisait un crochet à notre logement pour récupérer les bagages et se diriger vers l’aéroport. Tout s’est fait dans un silence presque monacal, bien loin de l’ambiance détendue et des sourires naturels du début de nos vacances. Faut dire que repartir de Corse en précipitation pour foncer effectuer toute une batterie d’examens à Austin – parce que l’assurance ne couvre pas les soins hospitaliers de la région – ne fait pas extrêmement plaisir, sans compter toute la batterie de conséquences à la suite de cette rechute.
Rechute.
À chaque fois que le mot effleure mon esprit, je le balaie d’un revers de main agacé, me plonge dans la contemplation du paysage, accélère le pas, n’importe quoi, pour ne pas ressasser ça plus que de raison. Sauf que l’immobilité assez conséquente qui me bloque depuis cette sortie-plongée ne me permet pas beaucoup de mouvement, et on en revient vite à cette récidive. Et puis j’suis là, comme un con, à ma fenêtre, à pas péter un mot et à regarder passivement l’reste du monde tourner. À attendre… quoi, exactement ? D’effacer la dernière poignée de jours ? Qu’on m’échange enfin mon corps en décomposition pour un modèle sain ? Que la maladie parte d’elle-même ? Plutôt pathétique. Pourtant j’ai rien d’autre à faire, quand la famille entière a décidé d’me materner et de ne pas me laisser en placer une. Mes forces me sont assez rapidement revenues pourtant, avec la mise en garde des médecins de ne pas en profiter pour forcer et collapser à nouveau. Ce serait dommage.

Donc, oui. Globalement, les vacances ont tourné en catastrophe et nous sommes dès à présent de retour dans ce bon vieux Texas. Dans la voiture, mes parents, Kelly et moi. Isaak est déjà reparti dans son loft à lui dealer avec toutes ses affaires en cours et nous a laissés à quatre, direction villa Williams. Petite prouesse que j’ai obtenue grâce à l’insistance de ma petite amie et moi-même, ainsi que la situation très rapprochée de nos deux habitations. Et la promesse d’être à l’heure demain à l’hôpital.
Bien vite, nous arrivons sur le porche de sa maison et mon père insiste pour débarquer nos valises à l’intérieur. « Laisse, j’vais prendre la mienne. » sur un ton un peu plus insistant qu’il n’aurait fallu, de peur de me revoir refuser un autre effort encore. Je sais pertinemment que vu les récents événements, ça va être difficile de vivre encore de la même façon que si on n’avait pas découvert la tumeur, mais tout de même. Je soulève mon paquetage en serrant les dents et guide mon paternel à l’intérieur, clefs à la main.


***



Tu regardes d’un œil vaguement anxieux les deux hommes de ta vie s’engouffrer dans la villa immaculée. La vue de cette imposante et moderne bâtisse ne te fait pas autant d’effet qu’elle aurait sur une majorité de personnes – peut-être parce que la tienne est assez semblable en terme de luxure. Tu le reconnais aisément, vivre dans l’opulence d’une vie bien aisée. Ce n’est pas une tare, quand on enfile les heures de travail tous les jours pour se payer ces briques.
Tu soupires, te détournes de ces considérations bien matérielles, et marches d’un pas calme vers Kelly. Beaucoup plus calme que les pensées qui tournoient dans ta tête. Tu connais la jeune femme depuis quelques mois déjà, à ton plus grand bonheur. Il faut dire que la petite est une vraie perle de courtoisie et de joie, ça fait plaisir de voir que ta tête de mule de fils s’est choisie une personne aussi bien. Et pourtant… « Ca va, tu veux de l’aide ? » Tu te saisis des quelques bagages restants d’une main, souris doucement à la métis. « Eh, dis. Je n’ai pas envie de m’immiscer dans ce qui ne me regarde pas mais… J’ai vu le test de grossesse, en Corse. » Petite moue bienveillante et triste à la fois. Quel très mauvais timing. « Tu sais ce que tu vas faire ? Loïc est au courant ? » Pas de doute sur l’identité du géniteur. Tu lui passes une main réconfortante sur le bras. « Je suis là, si tu as besoin de conseils ou d’aide. On est tous là. »

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Re: Willray ► On s'abîme en boucle, le Lun 20 Aoû - 0:43

FT. WILLRAY
Pendant que Loïc se remettais de la plongée qui nous avais fait découvrir un cancer, j’ai fais de mon mieux pour trouver le plus d’info sur ce que c’était le cancer, sur comment le guérir, quels sont les remèdes, qu’est ce que moi je peux faire. Je suis peut-être trop protectrice mais je ne le rassure pas lui… C’est pour me rassurer moi.
J’avais fais le tour de l’hôpital, demandé toute mes question au médecins traitant, questionner l’infirmière, regarder sur Wikipédia et en fait tous les autres site ou web.
J’avais amassé un dossier de plus au moins trois cents pages qui j’avais lu minutieusement. J’avais l’impression que j’allais rendre un dissertation. J’avais aussi fais une recherche pour les effets psychologique que je pourrais ressentir vis à vis de Loïc et lui que ressentirait-il vis à vis des ses proches. J’essayais de ne pas trop le couver mais pour moi c’était presque impossible. A chaque fois que Loïc s’endormait à l’hôpital je regardais toutes ses respirations pour être sur qu’il ne soit pas… Pas… Je n’arrive même pas à y penser. Je m’endormais parfois en contant son poux à son poignet. J’étais tellement fatiguée que pour moi mon humeur massacrante était normale. Que mon vomissement du matin n’était qu’une normalité. Que le fait que je sentais l’odeur des croissants de la petite cafétéria qui était à une cinquantaine de mètre de là était juste une pure coïncidence. Que mes règles que je n’avais pas eu depuis deux mois était on va dire un pure hasard. Mais bon quand l’infirmière à qui j’avais posé toutes mes petites questions m’a tendu un teste de grossesse je ne pouvais plus le nier, tous les signes étaient là...  
Je suis donc allée à la toilette avec mon paquet. J’en suis ressortie avec une boule au ventre et un petit bonhomme qui me souriait bêtement sur le test. Bien sur j’ai fais 40 fois le test à l’hôpital et au mins 10 fois à la maison de vacances et tous sont ressortis positifs. MERDE MERDE KELLY.

~~~~


Je suis dans la voiture en direction de ma maison. J’ai accepté de devenir « l’infirmière personnelle » de Loïc. En suppliant un peu les parents de Loïc avec des argument plutôt valable on avais réussi à le ramener chez moi pour qu’on soit un peu seul pendant quelques jours avant que mes parents reviennent pour leur mariage que j’avais proposé d’organiser. J’avais encore tellement à faire. Deux semaine pour pouvoir prévoir un mariage c’était très peu.
On arrive devant ma villa que je trouve un peu trop grande. Je sors de la voiture en courant pour allez ouvrir la portière à Loïc et l’aider à se relever. Je sais qu’il n’a besoin de personne mais je le fois quand même. Il sort et prend sa valise tout seul. Ça me fais encore peur qu’il porte des truc lourd mais je le laisse faire et rentrer dans la villa Williams avec son père. Je me retourne près du coffre et prends un sac et puis deux et un sac à dos. La mère de Loïc me propose gentiment de m’aider avec quelque chose. Je crois d’abord à de la courtoisie.

« Non merci… C’est gentil. » Et je lui souris.

Et puis là y’a mon ventre qui se serre. Elle me déballe qu’elle sais que je suis enceinte. Ça me fais un choque parce que jusque là personne ne le savais. Une peur me dévore le ventre.

« Ne le dis pas à Loïc, je ne lui ai pas encore dis. Je contais le faire se soir mais J’ai un peu peur de sa réaction. Je sais que ce n’est pas le meilleur des moments, mais je l’ai découvert comme ça. En plus ça fais des mois que je fume… Et si le bébé avais été blessé ou je sais pas quoi. Meredith J’ai peur. » Je m’effondre alors dans ses bras. Faut vraiment que je me calme moi et mes hormones en furie.

~~~~


C’est le soir et les parents de Loïc sont maintenant partis depuis plusieurs heure. Je pense que c’est le bon moment. Je suis encore dans la chambre entrain de remettre mes habits dans les armoires quand je prends le premier test de grossesse que j’avais fais. J’avais tous prévus, une petite boite pour mettre le test dedans. Je descant doucement les escalier le temps de calmer mon cœur qui bat de plus en plus vite. Je rejoins Loïc dans le salon et m’assied à côté de lui.

« Chéri, j’ai un truc à te dire mais je ne veux pas que tu panique Ok ? » Je lui tends le petit paquet fermé par une nœud papillon.

(c) ANAPHORE


DEAD
END

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