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Isaak et Kelly ► Going back in time


Loïc de Lorray
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EN CE MOMENT
» Vacances en Corse brutalement interrompues par un accident en mer, retour à Austin dès la sortie de Loïc de l'hôpital.
» Rechute de son cancer, il espère être quand même capable de suivre les cours de l'année prochaine.
» Il essaie tant bien que mal d'avancer et de ne pas se laisser abattre, avec l'aide de Kelly, ses amis, sa famille.




ET SINON
» Gosse de riche.
» A beaucoup voyagé jusqu'à ses 14 ans.
» Cancer de la jambe droite, amputation.
» Cinq ans en plein dans la maladie.
» Guérison, études d'économie.
» Rechute en août 2018.




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DERRIÈRE L'ECRAN
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Isaak et Kelly ► Going back in time, le Lun 6 Aoû - 3:56

À mon réveil, j’ai le bout des doigts glacé. Je gratte la surface rêche et souple sous mes ongles avant de sentir quoi que ce soit d’autre que ça : la toile agrippée, et les bourrelets de tissu contre la paume. Je tâtonne, je cherche, mais n’attrape que la lourdeur du vide. Rien. J’ai beau parcourir cette étendue de draps, aucune âme vivante.
C’est en entendant une porte coulisser que me vient l’idée d’entre-ouvrir un œil, ce qui est rapidement fait. La lumière éblouissante et incroyablement peu naturelle percute ma cornée et je referme aussitôt cette paupière. Grognement sourd, et une gorge aussi râpeuse que du papier de verre. Apparaît enfin l’habituelle question lors de moments d’hébétement pareils.
Où suis-je ?

Il me faut encore bien une minute pour me réveiller tout à fait, et même lorsque j’arrive à fixer le plafond plus ou moins stablement, il ne me semble pas récupérer des esprits tout à fait alertes. À un moment, ça bruisse à côté de moi, et je tente de me relever en position assise. Tant bien que mal. Mon corps me paraît incroyablement pesant, douloureux aussi, et la traction me coûte une grimace malgré les médocs qui doivent certainement circuler dans mon sang. Le blanc chirurgical de la pièce, ce lit, cette fine couverture, la canule qui me chatouille le nez, le vêtement de papier… Les connexions ont fini par se faire. Hôpital. Même avec des souvenirs récalcitrants à s’éclaircir, la vue d’Isaak dans le fauteuil à côté ne me paraît pas normale. Je hoche la tête vers lui en signe de bonjour, porte une main à mes côtes douloureuses. Et mon regard suit le trajet du tube qui part de mon poumon droit pour disparaître sous le lit, hors de ma portée. D’accord. Cette scène est irréelle. Tout bonnement irréelle.
La réalité m’apparaît petite à petit. Les indices pullulent pourtant, alors que je peine à remettre la machine en marche. Je secoue la tête, soupire – mauvaise idée. Mieux vaut se concentrer sur Isaak. « Salut. » Le mot forme une bouillie infâme sur ma langue endormie. J’observe de bas en haut mon ami qui, lui, n’a fort heureusement pas l’air d’avoir quoi que ce soit. C’est en ayant des flashs de notre sortie sous-marine que l’absence flagrante d’une autre personne en particulier se fait ressentir, et le manque d’air commence à affoler ma respiration. Je m’oblige à souffler, bien profondément, avant d’encore revenir sur le russe. « T’as… Elle est où Kelly ? Il s’est passé quoi au juste ? » Pas sûr, tout compte fait, de bien vouloir le laisser boucher les trous. « Et… On est quel jour ? » Ca ne serait pas la première fois que je collapse pendant plusieurs dizaines d’heures d’affilée.



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Re: Isaak et Kelly ► Going back in time, le Lun 6 Aoû - 21:58

Ça fais plus de trois heures que Kelly est partie et que toi t’attends le moment ou tu vas devoir annoncer à ton meilleur pote qu’il a le cancer et qu’en plus ce ça la seule personne qui conte vraiment pour lui à été portée disparue et qu’elle n’as toujours pas refais surface.

C’est la deuxième fois que tu te retrouves dans un établissement pareil pour les mêmes raisons. Y’as  six ans, y’as six ans c’était la même chose. Tu le regardes dormir tranquillement en te demandant si c’est moins douloureux d’être endormi ou réveillé. Est ce que c’est plus dur d’être complètement drogué ou d’avoir les deux pied sur terre. Toi tu te souviens que très bien de tes heures passée à l’hôpital. Trois mois pour être guéris des blessures minimales et un ans pour pouvoir réutiliser ton bras droit et ta jambe gauche correctement.

Tu ne veux pas qu’il repasse par là. Il va manquer tout ce qu’il y a de bon dans la vie, la jeunesse, la joie de vivre, le première amour,…

Tu lis mais tu ne lis pas. C’est une sensation bizarre, tu lis une ligne mais au final tu ne te souviens même qu’est ce qu’elle disait. Ton esprit es trop occupé par la personne que dort paisiblement sur sont lit de mort.

Tu trouves que l’odeur de l’hôpital sens la mort, elle sent le pourris. Tu poses ton livre sur le côté et tu tires l'Iphone de ta poche de polo. Tu commences à faire défiler le mail du boulot, tu réponds à quelques mails par si, par là jusqu’à ce que une voix cassé et assoupie. ‘Salut’

Tu sens que lui aussi sait qu’il n’y a quelque chose qui vas pas. Il n’attends pas d’être mieux réveillé pour me poser la question fatidique. Fin c’est ce que tu croyais. Avant de te demander ce qu’il c’est passé, il te demande ou est ce qu’elle est. Celle que tu as essayé d’empêcher de partir. Peut-être aurais-tu dû la forcer à rester. Tu pensais qu’après l’avoir pris dans tes bars et avoir calmé ses pleures sans repos elle t’aurait écouté… Mais non.

« On sait pas trop ce qui c’est passé mais à u  moment tu as coulé sans prévenir. C’est Kelly qui t’as vu la première et à nagé le plus vite possible pour te ramener à la surface. Ça fais neuf heures que tu dort. Les médecins ont fait plusieurs examens et… Et… Tu as… Une tumeur aux poumon. » tu sens ton cœur se serrer. « Tu es au stade deux donc il y a de forte chance que tu ne meurt pas... » Voilà une bonne nouvelle, tu sais vraiment annoncer les nouvelles de manières joviales.
« Quand à Kelly… Ça fais trois heure qu’elle a disparue, elle est partie dès que les médecins nous on prévenus. Ça fais trois heures plus ou moins... »

Tu le regarde et prends sa main.

«  Ça va allez... » tu ne sais pa si tu le dis pour toi ou pour lui, mais tu lui dis...


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Re: Isaak et Kelly ► Going back in time, le Mar 7 Aoû - 3:20

Isaak prend du temps à me répondre. Ça se voit à sa tête, il cherche ses mots, c’est pas clair dans son esprit, ou peut-être que si, peut-être que justement c’est d’une limpidité brutale, j’en sais rien. Ça ne présage en tout cas rien de bon – parce qu’Isaak, je l’ai déjà vu défendre des femmes battues et réconforter des enfants victimes de sévices sexuels sans flancher. Mais de l’avocat compétent, j’en retrouve rien ici. Juste un homme paumé, qui cherche ses mots. Ma main se crispe de plus en plus sur les draps. « On sait pas trop ce qui s’est passé mais à un moment tu as coulé sans prévenir. C’est Kelly qui t’a vu la première et a nagé le plus vite possible pour te ramener à la surface. » Je hoche la tête, doucement, alors que sa voix semble réarranger d’elle-même les souvenirs. Oui. La plongée. La crique, les coraux, le baptême de Kelly. Un doux sourire ironique se peint sur mes lèvres, quand je me remémore la belle surprise que j’ai voulu lui faire – qu’on a tous voulu lui faire. Ah ça, elle l’a eue, sa surprise. « Ca fait neuf heures que tu dors. Les médecins ont fait plusieurs examens et… Et… Tu as… Une tumeur au poumon. »

So. Here we are.
On aurait pu s’attendre à ce que la nouvelle fasse l’effet d’une bombe. Le genre qu’on voit descendre à l’intérieur, prendre de la vitesse, fuser, fuser, fuser, et finalement tout balayer sur son passage. Je me suis souvent demandé quelle serait ma réaction si cette possibilité venait à se produire. La récidive. Crier, rager, défouler mes poings, vomir, insulter, pleurer, rire, penser à sauter par la fenêtre… Mais non.
Rien de tout ça.
Juste ce vide au creux de la poitrine. La respiration qui s’étiole. Les yeux qui savent plus trop où se poser. Et, bien sûr, cette non-réaction abrutissante. Je regarde mon ami alors que y’a aucune image que mon cerveau est en état de décrypter, ni lui, ni le mur ni ma main posée sur la courtepointe. Les doigts, ils tremblent. Apparemment. « Je… vois. » Pas grand-chose d’autre à dire de plus. « Tu es au stade deux donc il y a de fortes chances que tu ne meures pas… » Y’a un rire amer qui sort de ma gorge, vite étouffé, et je lève les yeux au ciel. « J’ai cru comprendre la dernière fois, merci. » L’acidité sort sans prévenir, alors même que ce n’est pas exactement ce que je ressens. Ou peut-être que si, peut-être que y’a ce fond de colère, mais en rien tournée vers le type. « Kelly ? Elle est où ? » que je demande obstinément. C’est pas normal. C’est elle qui aurait dû se trouver là, elle ou un de mes parents, j’en sais trop rien, pas Isaak en tout cas. «  Kelly… Ca fait trois heures qu’elle a disparu, elle est partie dès que les médecins nous ont prévenus. » « Quoi ? » L’incompréhension pendant une courte seconde, qui vient alimenter l’irritation, les frissons, la fébrilité, tout ça en même temps. « Ca fait trois heures plus ou moins… » De nouveau ce rire nerveux, l’incrédulité par-derrière. Ou plutôt désillusion ? Désillusion, peut-être, peut-être que ça parviendrait mieux à décrire ce qui bout dans mon ventre depuis mon réveil. Certainement, oui. Cette immonde mixture à base d’hébétement, vite diluée à grandes rasades de dégoût et de désarroi. Et puis, oui, la désillusion par-dessus.
Je sens une main se poser sur la mienne, un « Ca va aller… », et une vague de ce qui se veut être de l’apaisement. Apaisement. Mon œil. Ça ne fait que raviver la répugnance, et je lui retire d’un coup brusque mes doigts. J’ai l’écœurement au bord des lèvres. L’air me manque pendant plusieurs secondes, et d’un coup, je ne peux supporter rester plus longtemps dans cette foutue chambre. En moins de deux, j’écarte d’un geste fébrile la couverture, et veux poser les pieds au sol. Mais c’était sans compter la perfusion, et la canule, et la hauteur de ce lit, et la douleur qui scille ma poitrine à chaque mouvement, et les tremblements qui s’éprennent de ma jambe lorsque mon corps fait appui dessus, et ce trou béant à la place de mon mollet, et cette prothèse appuyée contre le mur à trois mètres de là. « Saloperie ! » Je serre les dents et m’entête, c’est pas ce combo ridicule de dérangements qui va m’retenir. Pourtant, je suis déjà en sueur, la respiration saccadée, et toujours sur le lit. La main secourable du brunet arrive encore une fois dans mon champ de vision mais je la repousse d’un coup sec. « Ca va aller. » Il insiste, ce qui ne fait qu’augmenter la frustration, et je me bute à me lever tout seul comme un grand – avec l’appui de la table de chevet. Sauf que ça tangue encore plus une fois debout, pire que sur le bateau de Corse ou pendant la traversée de l’Atlantique. Isaak veut m’aider, encore une fois, et je lui tape le plat de ma main contre le plexus – bien trop faible pour créer de véritables dégâts, juste assez pour le reculer d’un bon pas. « FOUS L’CAMP PUTAIN !! » L’élan et un tressaillement crucial de ma jambe me font perdre l’équilibre tandis que la chambre valse de haut en bas. Mon dos heurte brutalement l’armoire de fer derrière alors que mon coccyx atterrit durement sur le sol. Un éclair de douleur m’étouffe le cri dans la gorge, j’arrache le tube de plastique qui pend vulgairement à mon oreille, et j’suis là. J’suis là, pantelant, comme un con, sur le lino de l’hôpital. Putain c’est triste.
Sans crier gare, les pleurs arrivent en masse. Lourds, affluents, disgracieux, portés sur un flot de honte et de colère. Yeux tantôt fermés, tantôt dirigés vers le sol, il n’reste plus grand-chose de ma vision ni de ma dignité et j’ai même plus la force de me reprendre en main. Ni même la volonté d’éloigner Isaak.
C’est donc ça qui va se passer ? Cette espèce de bouillon acide, la souffrance lancinante, la faiblesse jusque dans les tripes, l’infirmité nauséeuse, et puis les autres, la condescendance, la pitié, l’infantilisation, et ce putain d’pantin en décomposition que je finirai irrévocablement par devenir, qui leur donne raison après tout, parce que j’vais pas bien, parce que j’suis malade, parce que j’suis pas bien monté, parce que y’a plus une seule once de normalité en moi ?
Putain c’est triste.

HRP:
 



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Re: Isaak et Kelly ► Going back in time, le Mar 7 Aoû - 4:15

Tu ne t’attendais pas à ce qu’il réagisse de cette manière. Tu le connais, c’est ton pote. Jamais tu n’aurais cru qu’il ferait un tel carnage. Il se réveille gentiment, tu essaye de lui parler de la manière la plus fluide possible et en utilisant les bons mots. Les bons mots selon toi.
Tu en étais sur, la non présence de Kelly avait en partie causé cette colère. Tu te demande qu’est ce qu’elle peut bien foutre d’autre que d’être au chevet de son bien aimé…

Tu vois que Loïc ne reste pas calme comme tu le lui conseille. Tes doigts son vite repoussé par la mains de Loïc. Tu le sens qu’il s’énerve. Tu ne sais plus quoi faire… Alors, tu appuies sur le bouton pour appeler les médecins. Qu’est ce que tu as encore fais. D’habitude tu trouve toujours les mots juste pour ceux qui en ont besoin. Mais là ça te dépasse. Même toi tu ressents de la colère envers… Envers qui en fait ? Tu ne sais pas… Contre le bon Dieu ? Contre le Diable ? Contre le monde entier ?

Loïc essaye de se relever sans grand succès. Tu t’approche de lui doucement , comme si il été un lion près à te dévorer. Et bien évidement il te dévore. Tu l’aide gentiment mais lui n’en veux pas. Tu sens que de nouveau il écarte ta main. Il se mets debout tout seul avec l’aide de la table à côté de son lit. Il vassille Tu n’as pas envie qu’il se fasse plus mal. Il ne faudrait pas aggraver son cas… De nouveau tu t’approche de lui et l’aide mais au bout de trois seconde il te gueule dessus comme si t’était son servant. Tu n’apprécie pas. Tu n’apprécie pas du tout.

« Mais ça vas allez ou quoi ? Je suis la pour t’aider et quoi que tu dises je vais pas partir alors tu prends sur toi. Prends toi en main merde. C’est pas en te mettant en colère contre le monde entier que les choses vont s’arranger ! » Tu lui gueule presque dessus.

Le temps que tu finisse ta phrase Loïc était tombé lourdement contre un armoire et un cris de douleur se laisse échapper de la bouche de celui-ci. Tu te dirige vers la porte et gueule le plus fort que tu peux.

« Vous êtes sourd ou quoi ? On a besoin d’aide ici.  Maximilien, Mary venez ! »

Quand tu reviens dans la pièces accompagné par une volée d’infirmiers et de médecins, tu retrouves Loïc en pleure. Tu te dirige vers lui et le prend dans tes bars pour le poser sur son lit. Tu vois aussi les médecins affluer autour de lui et lui faire un pique… Sûrement un sédatif.

~


Tu es encore une fois seul dans la chambre de Loïc. Il viens de se réveiller et ça fais cinq minutes que tu passes devant la porte de cette chambre en te disant ‘J’y vais ?’ ‘J’y vais pas ?’ ne sachant pas quelle serais la réaction de Loïc… Tu t’approche doucement de son lit et tu t’assied à côté.

« Je suis désolé… Si je t’ai blessé… Je voulais pas te parler comme ça… Mais c’est pas non plus comme si c’était facile d’annoncer ce genre de choses à son pote... »

Tu te sens vide, vide de toute émotion, comme si on t’avais enlevé toute l’énergie qui te restais…

Et puis c’est là qu’elle entre… La sauveuse du jour. Kelly est là, sur le pas de la porte, des cernes tellement énorme qu’on aurait dis qu’elle n’avais plus dormis depuis un mois et des yeux rouge qui nous montre qu’elle à beaucoup pleurée.


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Re: Isaak et Kelly ► Going back in time, le Mar 7 Aoû - 5:06

Isaak s’est cassé, et j’m’en aperçois seulement au moment où une batterie de médecins arrive en trombe dans la chambre. Mon père se dessine à dix centimètres du bout de mon nez. J’vois pas son expression, mais y’a pas besoin de beaucoup d’imagination pour se la représenter. « Get the fuck away from me. » que j’baragouine dans un français pas très correct, pas très lisse, pas très beau et absolument pas courtois. Je me cache le visage sous mes mains dans une dernière tentative de sauver l’honneur. Sauf qu’on me prend par le bras, on me rassoit malgré mon refus, y’a des gens qui s’affairent autour, des tuyaux qu’on rebranche, des blouses blanches qui volent. Y’a de l’anglais et du français qui se mêlent sans qu’on sache trop comment, des questions à des paroles apaisantes. Je repousse encore une fois mon ami – à se demander si j’aurai encore un jour l’audace de l’appeler ainsi. J’aurais pas dû, parce que ce sont les gens de métier qui le remplacent, avec leur sympathie dégoulinante d’hypocrisie. « C’est bon, ça va, y’a rien putain. Dégagez ! Get off ! » J’m’énerve pour rien, et ça n’a le don que de les conforter dans l’idée que, non, ça ne va pas. Je vois arriver la seringue sans faire quoi que ce soit pourtant. La part la plus fatiguée de moi laisse tomber la bataille. En moins d’une minute, les bruits s’endorment, et moi avec. Seule mon amertume monte la garde dans ce monde assoupi.


Le jour se lève quand je rouvre les paupières. Moins groggy cette fois-ci, et pourtant j’aurais préféré l’être encore. Le souvenir de la scène il y a quelques heures me donnent envie de gerber de honte, et je ferme les yeux. Trop tard ; l’infirmière présente l’a vu et est partie chercher le médecin, après un bref sourire à mon intention. Mes parents entrent, mon oncologue à leur suite. S’en suit toute une discussion que je ne suis qu’à moitié, voire pas du tout, parce que le vol des oiseaux par la fenêtre est… tellement plus intéressant. À cette distance, ils ne forment qu’une masse noire et malléable qui vogue au-dessus de la ville. On dirait une ombre lugubre et toxique prête à fondre sur les rues à la moindre provocation – ce qui, ironiquement, me ramène vite à ma tâche à moi qui gonfle dans mon poumon droit.
Tout le monde ici se rend vite compte que je n’écoute pas un traître mot de ce qui peut être raconté, et on me fiche rapidement la paix. Toute relative, la paix, car Isaak se pointe dans l’encadrement de la porte moins de cinq minutes plus tard. Il s’assoit et pose les mains sur ses genoux. Je daigne à peine le regarder. « Je suis désolé… Si je t’ai blessé. Je voulais pas te parler comme ça… Mais c’est pas non plus comme si c’était facile d’annoncer ce genre de choses à son pote… » Je hausse les épaules. « C’pas comme s’il existait des médecins pour ça. » Je soupire, ce qui n’a que le don de frustrer la douleur dans ma poitrine, et me passe une main lasse sur mon visage. « Désolé. » Quand ce jour sera passé, et que le temps aura lavé les peines, toute mon ingratitude me reviendra à la face, pourtant l’envie d’être laissé tout seul ne me quitte pas. Pour m’empêcher de le critiquer encore, notamment.

C’est à ce moment-là qu’une nouvelle apparition arrive, avec son nez rouge et ses cernes noirs. De mieux en mieux. « La plus belle. » Mon ton est à la limite du dédain, et je détourne la tête vers la fenêtre. Si j’aurais donné mon autre jambe pour avoir sa présence il y a quelques heures, tout ce que je ressens dorénavant n’est plus qu’un désert de désolation. « Je vous déconseille à tous les deux d’essayer d’engager une conversation saine et équilibrée maintenant, parce que j’risque pas d’être de très bonne compagnie. » Quel bel euphémisme. Je me tourne sur le côté avec plus de lenteur qu’à l’habitude, de façon à leur tourner le dos. « J’suis fatigué d’toute manière. » Quel beau mensonge.



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Re: Isaak et Kelly ► Going back in time, le Mar 7 Aoû - 13:43

going back in
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Je venais de faire je crois la plus longue balade de toute ma vie. J’avais marché pendant plus de 5 heures d’affilée et puis j’avais trouvé un bar. J’avais bu, certainement cinq bières, peut être plus et j’avais aussi sûrement consommé des alcools fort. Tout ça pour dire que je m’était réveillée sur un banc dans un parc. IL était beau se parc… Pendant un instant j’oublie pourquoi je me suis réveillée sur ce banc et pourquoi ma gueule de bois me tapais dans les tempes… Mais la réalité m’a trop vite rattrapée. Loïc… Loïc… LOÏC !

J’essaye de me rattraper mais je tombe en me levant de ce banc, j’ai un trou dans mon cœur. Un énorme trou dans mon cœur… mes genoux tombe sur le sol et j’ai la sensation que ma rotule craque sous mon poids. Et je me remets à pleuré, la seule personne à la quel je tiennes vraiment va...va… mourir ? Je ne peux même pas y penser. Mes genoux encore sur le sol me font mal. Les gravier s’enfonce dans ma peau, mais rein n’est plus grand que la peine qu’éprouve mon cœur. Je me relève gentiment avec encore des gouttes qui tombe sur mes joues. Machinalement je sors mon paquet de clope. Il est presque vide ce qui veux dire que j’en ai pas mal fumé hier. D’ailleurs je sens l’odeur dans mes cheveux. J’en prends une et la coince entre mes deux lèvres. Y’a du vent ce matin alors je prends un peu plus de temps à l’allumer. Et je tire une fois dedans. Je ne sens rien… Je tire une deuxième fois dedans. Toujours rien… Un troisième. Rien ne peut apparemment soigné ma mélancolie.

Je commence à marcher. Le soleil est encore bas, il doit être sept heure. Je marche une bonne dizaine de minutes avant d’arriver devant l’hosto. Je ne sais pas si je dois entrer, j’ai l’impression que je pourrais mourir à tout moment, comme lui. Je me décide à rentrer après cinq minutes devant les portes coulissante de L’hosto. Plus je m’approche de la porte de sa chambre plus je me demande ce que je vais lui dire.

Quand j’arrive devant sa chambre ses parents sorte de la chambre. Je croise les yeux de sa mère et elle cours vers moi avant de me serrer dans ses bars. Elle me chuchote dans l’oreille.

« Ne t’inquiète pas Kelly. Il va s’en sortir. » Elle se dégage de mon emprise peut être trop forte. « Il est réveillé. Je pense qu’il a envie de te voir. » Elle me prend les mains et me fait un bisous sur le front

Je me dirige vers la chambre et entre. Je le vois. Juste lui. Sur son lit. Pale. Avec des files qui sortent de partout. Je me prends à laisser un lame fendre me visage. JE la ravale vite. Je ne veux pas paraître faible. Sa remarque me fais mal. Je ne sais plus les retenir. Une, deux, trois… Des gouttes tombe de mes yeux défrichais par le calme de la nuit.

Je remarque enfin la présence de Isaak qui à sa tête se sent mal à l’aise. Il se mets debout et prends ma mains avant de sortir, comme pour dire ‘allez vas y, ça va aller’. Je fais le tour du lit car Loïc s’est retourné. Je me poste devant lui et rien qu’a voir sa tête je m’effondre en pleure.

« Je… suis…désolée » Je prononce ses mots entre des sanglots

Mes genoux tombent sur le sol et de nouveau mes rotule prennent un coup.

« Je… suis… Vraiment… Désolée... »
I wish cancer had cancer and then died
Pando


DEAD
END
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Re: Isaak et Kelly ► Going back in time, le Mar 7 Aoû - 14:57

Pas de réponse à ma remarque, juste un ballet de mouvements derrière mon dos auquel je n’ai pas envie de m’intéresser. Dehors, le ciel a la teinte jaunâtre qu’on prête aux jours désolants d’une humanité sur la verge de l’extinction, tuée par les gaz et la pollution. Le voile d’oiseaux s’est dissipé. Je ferme les yeux, deux, trois secondes, en m’attendant à les revoir pulluler au-dessus des toits quand j’ouvrirai les paupières. Au lieu de quoi, la tête de Kelly s’est dessinée juste en face de la mienne. Je fronce les sourcils. Elle a pleuré. Beaucoup. Et probablement bu. Ses cheveux frisés lui mangent le visage et les épaules et, mêlés à ses larmes, donnent une impression de négligence et de misère. Et puis, d’un coup, la fille éclate en sanglots et tombe à genoux. Nos crânes sont à deux doigts de se heurter, à la place de quoi son épaisse tignasse me donne une gifle plutôt violente.
Ça pue la clope.

Ça pue la clope. Ça pue la clope. Je ferme les yeux, souffle un coup, fatigué. « Damn, Kelly, you stink. » Tu pouvais pas te retenir, sérieusement ? Quand bien même l’envie de lui dire d’aller voir ailleurs si j’y suis est très forte, rien d’autre ne sort de ma bouche. Y’a cette contradiction dans mon esprit, entre mon aversion pour son addiction – que le tube enfoncé dans ma poitrine n’aide en rien à disparaître – et l’envie d’abandonner. Juste la prendre dans mes bras et plus rien dire, juste faire comme si de rien n’était. Comme si on était rentrés tranquillement de la plongée et qu’on avait passé la nuit sous les étoiles. Alors, j’la regarde. Pleurer, s’excuser, bégayer. Sa peine me transperce. Elle s’effondre, ma Kelly. Comme jamais. Torrent de larmes et tempête de l’esprit. Finalement, je colle mon front contre le sien, et on reste comme ça pendant quelques secondes, en attendant que l’orage passe. Aucun de nous deux ne doit être dans une position très confortable, elle à genoux et coudes sur le matelas, moi prostré en position presque fœtale avec les fils dépassant de partout. « T’étais pas là quand j’me suis réveillé. » Quelques mots murmurés, entre les reproches et la constatation, baignant dans les grandes eaux de l’épuisement. Ma main va chercher la sienne et la serrer. Fort. « J’avais besoin de toi. » J’avais besoin de toi, Kelly, plus que tout, j’avais besoin de bras solides, et d’une présence, un soutien muet, un je-suis-là-quoiqu’il-arrive. Dix minutes de courage, c’était tout ce que je lui demandais.



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Kelly H. Williams
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Re: Isaak et Kelly ► Going back in time, le Mer 8 Aoû - 15:03

Y’a pas de mots pour définir ce que je ressent. Y’a les phrases que tu dis, les phrases de mec facile. Les phrases que j’oublie, bourrée dans la nuit. Et ton corps qui se tord seulement pour me plaire. Mais tu sais, moi, je mords tes rêves imaginaires. Y’a des bugs dans ma tête, des rêves imaginaires. Y’a des bugs dans ma tête, des rêves imaginaires. Y’a des bugs dans ma tête quand j’écrase ma cigarette.

J’ai ma tête près de la sienne, mes genoux sont sur le sol et  mes deux bras cache ma tête qui est enfoncée dans le matelas qui sent l’hôpital. Ça sent pas bon… Je sens la tête de Loïc toucher la mienne. Comme si c’était moi qui avait besoin de réconfort. Quelle ironie… Je devais être là pour lui. C’est moi qui devrais être forte dans cette histoire. Mais je suis trop émotive. Je pouvais pas rester à côté de son lit à pleurer encore et encore jusqu’à ce qu’on se noie tous les deux.

« Damn, Kelly, you stink. »

Putain, mais oui. Fumer. Mais quelle conne je suis. Fumer alors qu’il a un cancer aux poumons. Et puis que encore. C’est bon j’arrête, j’arrête tout. De fumer. Ça fout une vie en l’air.

« Sorry, I stop » je dis ça avec mon français bancale et mon accent anglais.
Je pleure encore, des grosses larmes me divise le visage. Comme si elle était des couteau, qui me font saigner. La peine que je ressent, c’est la même que celle que j’ai ressentis quand mon père est mort. C’est la peine qui m’a fait partir, la peine qui m’a fais voyager, la peine qui m’a fait faire des erreur. Je ne veux plus faire d’erreur, je veux rester, je veux être la pour lui. J’ai eu un moment de faiblesse. Cette nouvelle m’est tombé sur la tête. J’aurais pu m’en rendre conte. Ça fais quelques temps qu’il tousse, sans raisons. J’aurais dû m’inquiéter. C’est de ma faute. Et sans faire exprès les pleures reviennent de plus belle.

« T’étais pas là quand j’me suis réveillé. »


Je sens la souffrance de mon absence dans ses propos. Je sens mon absence dans sa voix, dans sa manière de me prendre la main en la serrant jusqu’à ce que mon sang ne passe plus. Je sens mon absence dans tout, même dans la chaise qui doit être froide. Elle est même dans mon cœur, dans ma voix, dans ma position de pardon, dans mes pleures. PARTOUT.

« J’avais besoin de toi. »


Je sais, je sais, je sais. Moi aussi… Mais j’avais pas la force, la force de te sourire, la force de te soutenir parce que moi même je n’arrivais pas à me sourire à moi même, je n’arrivais pas à me soutenir. Je relève la tête et l’embrasse. Je me lève, attache mes cheveux en un chignon brouillon et je me couche à côté de lui. Je plonge ma tête dans son torse.

« Je suis là maintenant, je te promets que je pars plus, plus jamais. »


DEAD
END
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Re: Isaak et Kelly ► Going back in time, le

Isaak et Kelly ► Going back in time

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