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Même un bon cavalier peut tomber de la selle


Cassandre MacKenzie
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Même un bon cavalier peut tomber de la selle, le Jeu 5 Juil - 16:00

Réservé merci de ne pas y répondre

Même un bon cavalier peut tomber de la selleJ’avais l’impression que c ela faisait une éternité que je n’étais pas monter sur une selle; J’avais acheté un cheval, il n'était pas un grand coup de coeur mais je l’ai quand même accueilli dans mon ranch et agrandit la famille. Le chien que j’avais sauvée d’une mort certaine avait pris du poil de la bête, il courait au côté de Cerbère. En début d’après midi, je suis partie en ballade, une besoin de m’éloigner de la civilisation et des bruits humains, bon  dans mon ranch on entendait pas tant que cela le bruit de la ville et Austin était une ville plutôt calme à côté de New York. Je relâche un peu les rênes de mon cheval pour lui laisser un peu de marge et le fait partir au galop dans une allée.

Je fermais les yeux prenant une bonne bouffée d’air frai. Je sentais l’odeur de divers conifères et de fleurs d’été pour mon plus grand plaisir; j’appréciais ce moment ressentant un sentiment de liberté que seule le galop m’apportait en pleine nature. Soudain, j’ai eu un sursaut et mon cheval également à un coup de feu qui a retenti dans les airs. Seulement bien que j’étais surprise, je m’étais vite calmer et ce n’était pas le cas du nouveau cheval que je m’étais acquis, il y a quelques jours, il s’emballe et bien que je tiens très bien sur une selle. Je fini lourdement par tomber sur le sol. j’étais à moitié sonnée et j’avais mal à un poignet sans oublier la douleur à la tête; J’essaye de reprendre contenance et essaye de me lever mais ma tête tournait bien trop à cet instant, je me colle contre un arbre et mes chiens venaient à moi inquiet.

- Cerbère va chercher le cheval… Allez, j’ai Fluffy pour me tenir compagnie.

Par sa grande intelligence, il comprit et cours dans la direction où mon nouveau cheval est parti, je ne voudrais pas qu’il lui arrive quelque chose. J’étais inquiète pour lui, je caresse la tête de Fluffy qui vient me léchait le visage; J’allais devoir attendre un peu avant de me relever, j’avais pris un coup assez fort à la tête et je savais que j’allais devoir aller à l’hôpital.

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Re: Même un bon cavalier peut tomber de la selle, le Lun 9 Juil - 15:47

Même un bon cavalier peut...

CassandreKathlynJe me sentais mal d'avoir laissé Théo à maman aujourd'hui, mais j'avais besoin de me ressourcer et de prendre du recul sur les derniers événements qui ont eu lieu dans ma vie récemment. Avec lui à mes côtés, cela aurait été peine perdue. Je devais déjà commencer à me vider l'esprit et un tour en forêt, loin des bruits d'Austin me ferait drôlement du bien.

Je garais ma voiture et la fermais à clé à proximité de l'orée du bois. Je voulais pouvoir la retrouver en cas de pépin. Je n'étais pas spécialement une grande pisteuse et c'est pour cela que j'avais pris avec moi des morceaux de bandage à accrocher à certains arbres histoire de ne pas me perdre. Je décidais de suivre un sentier bien déblayé, comme cela je ne serais pas embêtée pour retrouver mon chemin. Il ne manquerait plus que cela que je me perde.

Dans mon sac, que j'avais soigneusement préparé avant mon départ, il y avait les fameux bandages et quelques objets de premier secours. Je ne voulais pas être prise au dépourvu, sachant le nombre de personnes qui débarquaient à l'hôpital à cause d'accidents qui s'étaient produits en forêt.

Au bout d'une quinzaine de minutes de marche, j'attachais une dernier morceau de tissu à une branche et m'asseyais sur une souche. Je fermais les yeux et respirais l'odeur des bois. Mes cheveux virevoltaient un peu avec le vent, et pas un bruit ne faisait troubler le calme environnant.

Pourtant, quelques minutes à peine après mon arrivée, un bruit pétaradant perça la nappe de silence qui m'entourait et me fit sursauter. Je ne savais pas d'où ça venait, mais je pris peur car je comprenais qu'il s'agissait d'une arme à feu, à moins que je me trompe, il ne pouvait pas s'agir de pétard ni de fusée de détresse. Généralement ces dernières ressemblait à un unique feu d'artifice coloré, de ce que m'avaient appris certains téléfilms à la télé. Je n'avais jamais pensé à aller vérifier ce parti prix.

En attendant, je partais en avant, m'enfonçant un peu plus dans les bois de peur d'essuyer un tir. J'entends un bruit, comme un cheval hénissant. Puis au bout de quelques minutes de marche, je vis filer un cheval à tout allure. Il ne m'avait même pas frôlé l'esprit d'essayer d'arrêter cette bête qui avait l'air toute affolée, les naseaux écumants et les yeux exhorbités qui fonçait comme un bolide de courses à travers les feuillages. Elle avait l'air désorientée et je ne voulais pas me risquer à essuyer une ruade. Je n'y connaissais absolument rien aux chevaux...

Par contre, je savais que quand un cheval scellé fuyait, il y avait forcément un cavalier tombé quelque part. Il ne fallait pas avoir fait une grande école pour le deviner, cela relevait du simple bon sens. Alors je courrais dans la direction opposée du cheval histoire de mesurer l'étendu des dégâts. Pas un seul instant je pensais au fait que je pouvais probablement me mettre en danger. Je ne pensais qu'à une chose, l'être humain qui était probablement choqué ou en train d'agoniser quelque part.

Ce fut le chien loup qui suivit rapidement le train du cheval qui me fit ralentir ma course. J'eus une peur bleue en le voyant débouler à peine quelques secondes plus tard, car dans la précipitation et la panique, je confondis l'animal avec un loup. C'est parce qu'il me regarda à peine, trop absorbé à poursuivre le cheval, que je sortais de ma paralysie momentanée après avoir poussé un petit cri inaudible à cause de la peur. Je reprenais bravement et rapidement mon chemin également dans l'espoir de mettre plus de distance entre l'animal en question et moi. Et si je me retrouvais nez à nez avec un chasseur? Le loup n'avait pas l'air blessé, de ce que j'en avais vu...

C'est à peine un peu plus loin, que j'aperçus le corps au sol, adossé à un arbre. Je m'approchais rapidement, la personne avait l'air consciente mais elle n'était pas à l'abri d'une commotion cérébrale. Je surpassais difficilement ma peur bleue des chiens en voyant l'animal relécher la jeune femme. Une vie était en jeu.

Pourtant, toute tremblante, je balbutiais:

-... bon...bon...jour. Comment vous appelez vous... Excusez-moi... J'ai peur des chiens...

Je fermais les yeux et respirais un bon coup, ma peur n'allait pas disparaître par magie mais je devais conserver mon sang froid pour la jeune femme:

-Je suis Kathlyn, je suis infirmière, je peux vous aider...


J'essayais de voir s'il y avait une plaie à la tête mais sans déplacer la jeune femme:

-Où avez vous mal? Je ne suis pas docteur, juste infirmière, mais il faut que je puisse prendre quelque renseignements pour vous aider au mieux... Et que je vois si vous êtes lucide...

Je lui montrais mes doigts:

-Combien vous en voyez? Quel jour sommes nous? Quel est votre plat préféré? Qu'est-ce qui vous est arrivé?

Je devais établir si elle était cohérente dans ses propos avant d'essayer quoi que ce soit et d'appeler les secours. Ma voiture était maintenant à à peine 20 minutes de marche, peut-être 25, tout en plus. Pour une personne en parfaite santé cela ne représentait rien, mais n'étant pas médecin je ne pouvais prendre la responsabilité de la déposer à l'hôpital. Je ne pouvais qu’appeler les secours, les accompagner, et peut-être la soulager durant l'attente. J’espérais juste que la jeune femme avait un téléphone sur elle, car j'avais le mien dans le sac mais il était loin d'être dernier cri, alors dans une forêt, même à l'ère des technologies actuelles, je ne me faisais pas d'illusions. Je ne capterais pas grand chose avec, ou difficilement. Il était déjà extraordinaire que j'en ai un sur moi. C'était celui de maman, elle me l'avait prêté en cas de besoin.
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Re: Même un bon cavalier peut tomber de la selle, le Mer 11 Juil - 13:27

Même un bon cavalier peut tomber de la selle
Les minutes passaient et j’avais l’impression que cela était des heures, j’avais mal au poignet et j’espérais qu’il ne soit pas casser; Fluffy cherche à me réconforter et cela marche un peu. Je ne savais pas si j’aurais la force de me lever cela dit. J’avais très mal à la tête et je cherchais si je saignais, hélas c’était bien le cas mais il ne fallait pas s’affoler, le sang à la tête qui coule beaucoup ne veut pas dire que c'est quelque chose de grave seulement j’avais surement une commotion et je soupir lorsque j’entends du bruit en direction où mon chien et mon cheval sont parti, il n'y avait pas le bruit de sabot donc je commençais à m'inquiéter pour le cheval seulement je fini par voir une femme apparaître.

Je vis qu’elle avait une certaine crainte et je compris très vite lorsqu’elle me dit qu’elle avait peur des chiens, je ne savais pas si ce que j’allais lui dire changerais la chose mais vu qu’elle semblait vouloir m’aider, je me sentais obliger de la rassurer un minimum

- Il n’est pas méchant… ne vous en faite pas… Cassandre pour… ma part

J’avais un peu de mal à parler ma tête me faisant mal et sans oublier la douleur au poignet. je grognais d’ailleurs en cherchant à bouger un peu et me dit qu’il valait mieux que je change d’avis. Je soupir un bon coup changeant d’avis et me disant que ce n’était pas une bonne idée. les questions de la jeune femme me faisait grogner également.

- Je suis suffisamment lucide... pour savoir que j’ai surement... un traumatisme crânien... j’ai la tête qui tourne..., des nausées et une douleur insupportable... Je me suis ouvert... à l’arrière du crâne... Je dois aussi... avoir une foulure au poignet... droit pour avoir tenter... d’amortir la chute par réflexe

Mon instinct fini par ne plus s’inquiéter pour ma personne mais plus pour le cheval qui est parti avec une grande frayeur. Je me demandais si Cerbère avait réussi à le rattraper. je me redresse un peu et mon chien vient près de mon en m’entendant grimacer.

- Vous avez vu mon cheval ? Je préviens, je vais nulle part tant que mon chien loup et lui sont en sécurité.

Et c’était la stricte vérité, s’il fallait que je tienne le tronc derrière moi, le temps qu’on aille chercher mes animaux, je le ferais. Je ne laisserais surtout jamais mon cheval tout seul dans la nature alors qu’il y a des prédateurs. J’ai déjà perdu un cheval, j’avais pas l’intention que cela recommence. J’étais furieuse d’ailleurs du coup de feu qui avait effrayé mon cheval.

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Re: Même un bon cavalier peut tomber de la selle, le Mer 11 Juil - 23:11

Même un bon cavalier peut...

CassandreKathlynIl était une fois, à l'aube des temps un portail magique crée par les différents êtres divins qui peuplaient le ciel pour pouvoir rejoindre la Terre, incognito.

Ma peur du chien passait au second plan, je ne me posais plus la question, j'avais une vie humaine entre les mains. L'urgence voulait que je n'ai pas une seconde d'hésitation. Il fallait que je reste "professionnelle",et que je garde mon sang froid, même si je ne suis qu'une simple infirmière en civile. J'obtins un prénom à mes questions, et un léger sarcasme. Ce qui prouvait effectivement qu'elle avait encore une dose de lucidité. Mais pour combien de temps. En tous cas, elle avait l'air bien bravache et sûre d'elle, mais elle n'était pas médecin, et moi non plus. La seule chose dont j'étais sûre, elle était toujours consciente et n'avait pas de problèmes d'élocution, ce qui en l'état était un bon début. Pour ce qui est de la lucidité, en plus, cela ne voulait rien dire. J'ai vu bien des patients me raconter des tas de choses mais ne pas se souvenir de leur propre date d'anniversaire. Ce qui voulait dire que le cerveau était touché quand même.

Je l'enjoignais immédiatement d'arrêter de bouger. Quoi qu'elle avait, elle risquait d'aggraver son cas. Surtout qu'après examen succint, elle semblait saigner de la tête. Pas assez pour parler d'hémorragie, ce qui me soulagea un tantinet même si elle n'était pas sortie d'affaire. Une hémorragie interne pouvait très bien se propager. L'écoulement de sang alors aura été sa porte de sortie, car il diminue peut-être   l'afflux sanguin à l'intérieur de la bôite cranienne.  

A la rigueur, la blessure au poignet m'inquiétait moins pour l'instant bien que les dommages puissent également être irrépable. Je ne touchais donc à rien de peur de faire plus de bien que de mal. Surtout que concernant l'anatanomie de la main, tout est très complexe et souvent plusieurs spécialistes doivent se succéder en cas de besoin d'opérer. Cela pourrait être une simple frature comme quelque chose de plus grave.

Je crois qu'à sa place, j'aurais réagis pareil si on m'avait parlé de mon enfant, alors je comprenais son inquiétude et le besoin de s'assurer que tout irait bien pour eux. Je tentais déjà de la rassurer une première fois:

-Oh ce chien là... J'ai cru à un vrai loup... Ne vous inquiétez pas, il coursait le cheval tout à l'heure. J'ai bien failli me faire percuter...

Je me rendais compte au final que cela pouvait l'inquiéter un peu plus en s'imaginant le cheval encore affolé:

-Je vais déjà appeler les secours pour qu'ils viennent vous chercher, et vous transporter dans les meilleures conditions possibles pour vous soigner... Pour ce qui est de vos animaux...

Je n'eus pas le temps de terminer ma phrase qu'un homme en uniforme déboula dans la forêt. Ce fut un soulagement pour ma part que nous soyons deux. Il s'annonçait comme garde forestier. Comme il faisait sa ronde pour lutter contre les touristes inciviles, il avait entendu le coup de feu comme nous. Seulement il était tombé sur les animaux et pensant qu'on les chassait, il avait chercher à apaiser le cheval. Il était désormais attaché à un arbre pour le moment et le chien loup n'avait pas voulu quitter celui-ci.

Je me chargeais d'appeler les secours en expliquant à l'homme ce qu'il en était de la jeune femme et ses souhaits. Le garde forestier accepta de rendre ce service à Cassandre, en plus l'endroit n'était pas très loin. Je restais avec la demoiselle le temps que les secours arrivent après qu'ils m'aient donné quelques recommandations, comme ne pas la faire boire, ni manger, pour qu'elle reste à jeun en cas de besoin d'une intervention chirurgicale,  ni la faire bouger.

-Mademoiselle... Cassandre, ne vous inquiétez pas, on s'occupe de tout...

Je ne pensais pas encore au chien qui se tenait encore à nos côtés et déposais ma veste sur la demoiselle.

-Ils vont arriver d'ici un quart d'heures, tenez bon... Il faudra encore quelques minutes de plus pour qu'ils traversent le sentier de la forêt avec tout leur appareillage. Ils auraient pu vous héliporter mais la forêt est un peu trop dense pour qu'ils puissent se poser en toute quiétude. Ils auront aussi vite fait de vous emmener en ambulance...
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Re: Même un bon cavalier peut tomber de la selle, le Jeu 19 Juil - 17:06

Même un bon cavalier peut tomber de la selle


Alors que je m'apprête à charger le pickup avec les armes que le client veut tester à longue distance, Tom me tombe sur le râble et m'impose de prendre un gilet pare-balle.

- On n'est pas en zone de guerre !
Tom - Rien à foutre, c'est dans le contrat de tout le monde ici. Dès qu'on sort du site pour du tir avec les clients, gilet en kevlar obligatoire.
- Ok, si ça t'amuse !
Tom - J'ai pas envie de devoir chercher un nouvel associé et un instructeur capable de tirer au but à plus de 1000m.
- En fait tu t'inquiètes pour l'affaire, pas pour ma couenne.
Tom - Tu crois quoi ? Je suis pas ta mère !


A sa façon de me taper sur l'épaule, je sais que ce n'est qu'une blague mais que j'ai tout intérêt à enfiler ce gilet avant de partir du centre. Je vais crever de chaud avec ce gilet et la température qui règne aujourd'hui mais ça ne sera jamais pire que dans le désert avec tout le matos sur le dos. Je passe par le vestiaire pour enfiler un gilet en Kevlar de type IIIA, le plus haut niveau de protection en gilet souple. Inutile de s'encombrer d'un gilet qui arrête les calibres militaires puisqu'à la distance où je vais me trouver ça ne changera rien de toute façon.

Une fois équipé, je me met une veste légère sur le dos pour cacher le gilet et termine de charger le pickup. La benne chargée, je monte prévenir Tom de mon départ et monte au volant pour quitter la ville et rejoindre mon client dans un endroit désert où nous pourrons essayer les armes à très longue distance sans risque. Le dossier avec les différentes autorisations traine sur la banquette arrière du pickup au cas où on croiserait des gardes forestiers ou des policiers pendant les tests. Il me faut environ une demie heure pour arriver à l'entrée du chemin qui doit me mener jusqu'au spot de tir.

Arrivé sur place, je gare le pickup sous les arbres et descend en réajustant mon holster à ma ceinture dans un geste réflexe. Je commence ensuite à préparer les fusils dans la benne en attendant que le client arrive. Quelques secondes plus tard, j'entends un bruit de moteur venir dans ma direction. Je jette un regard vers le chemin et vois un vieux pickup déglingué avancer vers moi. Si c'est le client, j'espère qu'il a déjà payé à Tom cette séance parce que le propriétaire de ce pickup ne roule pas sur l'or. Je détourne le regard et me remet à la préparation des chargeurs pour les fusils lorsque je pickup passe derrière moi et fait demi-tour un peu plus loin.

Je me tourne vers lui alors qu'il revient vers moi. C'est peut-être mon client finalement. Je m'assoie sur le hayon du pickup de la boite et attend que le vieux pickup arrive. Lorsqu'il stoppe devant moi, le visage du conducteur me dit quelque chose.

Emilio - Neil Woodman.
- On se connait, non ?
Emilio - Emilio Torres. Ouais on se connait !
- Merde, Emilio ! Comment tu vas ?
Emilio - Ca ira mieux quand tu arrêtera de tourner autour de ma femme et de mon fils !
- Quoi ?


Je ne comprend rien à sa phrase et suis plus qu'étonné. Je ne réalise qu'il me braque qu'en voyant le reflet du soleil sur le canon de son revolver. Je n'ai pas le temps de dégainer mon Kimber qu'il me tire en pleine poitrine avant de mettre le pied au plancher pour quitter les lieux. Sous l'impact à cette distance, je bascule en arrière et m'étale sur les fusils dans la benne du pickup du centre de tir avec la poitrine qui me fait un mal de chien à droite. Ma respiration devient pénible, je connais cette douleur, j'ai certainement au moins une côte cassé.

Allongé dans la benne, j'entends un bruit de moteur qui vient à nouveau vers moi. J'essaie de me basculer sur le coté gauche encore valide et dégaine mon pistolet. Si cet enculé de Torres veut me faire la peau, il va être bien reçu. Je braque mon arme vers le véhicule qui arrive mais me ravise quand je vois un SUV flambant neuf se garer à coté de mon pickup. Je me laisse retomber doucement sur le dos en essayant de retrouver mon souffle malgré la douleur qui me défonce la poitrine alors que le client vient me rejoindre.

Client - Monsieur Woodman ? Qu'est-ce qu'il se passe ?

D'une voix essoufflée, je tente de lui répondre.

- Un homme vient de me tirer dessus.
Client - Vous êtes blessé ?
- Je l'ai prise dans le kevlar, je ne suis pas encore mort.
Client - Vous voulez de l'aide pour vous redresser ?
- Doucement.


Je lui tends la main gauche tout en gardant mon Kimber dans la droite et me redresse en serrant les dents sous l'effet de la douleur. Je préfère garder mon arme à la main si Torres revient mais il faut que je prévienne Tom. Je ne vais pas pouvoir assurer la séance de tir et encore moins ramener le pickup au centre. Je vais avoir besoin d'aide. Je sors péniblement mon téléphone de ma poche et appelle mon associé. Au ton de ma voix, il remarque de suite que quelque chose ne va pas.

Tom - Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Je viens de me faire allumer par un mec. Grande idée le kevlar !
Tom - T'es où ?
- Avec le client.
Tom - Comment il va ?
- Il est arrivé après, t'en fais pas. Il faut quelqu'un pour ramener le pickup et les armes, je vais pas pouvoir le faire.
Tom - Tu as appelé les secours ?
- Non, pas encore.
Tom - Ok, laisse tomber. Je récupère Ryan et on vient te chercher. Il ramènera le matos avec le pickup et je t'emmène aux urgences.
- Ca va me couter un œil.
Tom - On a une assurance pour les blessures par balle dans le cadre du travail, ça te coutera rien.
- Ok, je vous attend.
Tom - On se dépêche.
- Merci.


Tom raccroche et je n'ai plus qu'à les attendre. Je demande à mon client de m'aider à enlever ma veste que je puisse tomber le gilet en kevlar. C'est le genre de blessure que je connais et les médecins militaires nous conseillaient de relâcher la pression dès que possible. Une fois mon torse libéré du poids du gilet qui vient certainement de me sauver la vie, la douleur devient plus supportable tant que je limite ma respiration au minimum. Pendant que j’attends Tom et Ryan, je repense à ce que m'a dit Torres avant de me tirer dessus. Il va falloir que j'en parle à Kate de toute façon puisqu'elle va certainement voir que j'ai probablement une côte cassée, mais je me demande si je dois lui parler de Torres. J'ai peur de savoir que c'est lui le père de Théo.

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Neil Woodman

31 ans
Né à Austin,Tx le 12/05/1987

1m90 & 92kg
Type caucasien
Yeux bleus
cheveux bruns

Associé à The range at Austin

Instructeur de tir

Ex Capitaine de l'armée des Etats-Unis d'Amérique
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Re: Même un bon cavalier peut tomber de la selle, le Mar 7 Aoû - 22:33

Même un bon cavalier peut tomber de la selleJe n’étais pas ravi d’être tomber et encore moins de m’être blesser, mais surtout de laisser mon chien et mon cheval dans la nature. Bon Cerbère sait se débrouiller tout seul mais cela j’en avais rien affaire c’était juste pour le principe. Ils sont sous ma responsabilité, comme un enfant l’était de ses parents. Je regarde la jeune femme qui m’est venu en aide. Je comprends qu’elle doit appeler les secours mais en ce moment ma santé était le cadet de mes soucis, je m’en faisais plus pour le cheval.

- Je ne bougerais pas….

Lorsque je vis un garde forestier avec mon cheval, j’étais des plus soulager, je n’aurais pas aimé qu’il se perde dans la forêt et croise des prédateur Alors j’étais vraiment soulager. J’aurais voulu me lever et le caresser pour le rassurer car il n’avait pas encore l’air rassuré par le coup de feu qui à retenti. Je caresse la tête de Cerbère qui vient à moi et me lèche le visage en couinant.

- Tu vas rentrer à la maison Cerbère, maman a bobo

Je lui caresse la tête de ma main valide, il était intelligent et comprenait parfaitement les choses en ce qui concerne Fluffy c’était plus compliqué, il ne suivra personne si ce n’est pas moi avec ce qu’il a subi comme traitement, je trouvais cela logique. Alors quand les secours sont arrivé, le berger australien les à suivit jusqu'à l'ambulance, il ne comprenait pas ce qui arriver le pauvre. Mais, j'allais vite m'en remettre, c'était pas la première chute de cheval que je faisais et ce ne sera pas la dernière non plus

- Je vous remercie mademoiselle de m’être venu en aide

Je regarde le chien qui ne m'a pas quitter des yeux et qui est assis à l'extérieur de l'ambulance, je sais que c'est un chien qui a été traumatiser et qu'il a bien du mal à rester loin de ma personne. Donc je regarde à nouveau la jeune femme

- Vous pourriez me le ramener jusqu'à l'hôpital, c'est un chien que j'ai récupérée après une maltraitance et depuis, il a du mal à rester loin de moi. Je vous assure, il n'est pas méchant, il ne vous fera rien

Je disais cela surtout parce que j'avais comprise qu'elle avait peur des chiens mais lui il ne lui fera rien, d'ailleurs lorsqu'on lève la main brusquement, il en tremble de partout et cela rien qu'en y pensant cela me faisait mal au coeur mais il finira par s'en remettre, je ferais tout pour qu'il ne soit plus totalement traumatisé.
En arrivant aux urgences, j’attends plusieurs minutes avant qu’on me prenne en charge, la première chose qui font s’est de me faire un scanner à la tête. Je me doutais que c’était la première chose qu’ils allaient faire, je ne me sentais pas si mal mais valait mieux prévenir que guérir. c’était ma main qui m’inquiétait pas mal, j’espérais n’avoir rien de casser. J'en avais besoin pour m'occuper de mes chevaux, bon, j'en avais que deux, mon vieux poney et mon nouveau cheval. Seulement, j'avais aussi des travaux à faire dans le ranch et je ne voulais pas faire appelle à des professionnels, je voulais tout faire moi même pour en être fière ensuite, car il faut dire je ne manquais pas d'argent. Enfin cela dit faudra bien que je trouve à un moment ou un autre quelque chose à faire.

Je restais cependant inquiète, j'espérais que la jeune femme est arriver sans encombre avec le chien alors, j'ai demander à une infirmière d'aller voir pour me rassurer de le savoir ici.

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Re: Même un bon cavalier peut tomber de la selle, le Ven 17 Aoû - 14:06

Même un bon cavalier peut...

CassandreNeilLa demoiselle n’a pas le temps de protester, heureusement que le garde forestier est arrivé au bon endroit au bon moment. Sinon je pense que j’aurais eu bien du mal à en tirer quoi que ce soit. Je repositionne la veste quand, accroupie, je tombe sur les fesses en voyant le chien que j’avais pris pour un loup se rapprocher. Ma peur panique du chien se réveille, et je recule un peu par réflexe. Mes yeux s’agrandissent alors que la demoiselle le caresse. Je ne peux pas rester à proximité. Pourtant voir l’autre chien tourner autour de l’ambulance une fois que celle-ci arrive pour rapatrier la jeune femme jusqu’à l’hôpital me fendille le cœur. Je comprends alors le lien qui relie les animaux et leur maîtresse et je trouve cela magnifique, mais je ne peux pas m’attarder sur cette pensée. Les secours allaient devoir bientôt partir :

-Ne me remerciez pas… C’était bien naturel.

Je pose une nouvelle fois mon regard sur l’animal bien sage posté près du véhicule médical. Je réprime un frisson, car c’était beaucoup me demander de faire cela. Je sais que les animaux n’étaient pas méchants, et cela se voyait bien que celui là était plus qu’inoffensif. Il me fallu quelques bonnes minutes pour dompter mes angoisses pour me décider mais en croisant le regard de l’animal, je fis un petit signe de tête. J’allais prendre sur moi encore un peu, si cela pouvait permettre à tout le monde de s’apaiser. Mon métier était une extension de moi-même et rassurer les patients et les proches étaient une de nos missions premières, même si parfois cet aspect humain était délaissé pour des raisons pratiques et organisationnelles. Je savais qu’ils ne prendraient probablement pas l’animal dans le véhicule de toute façon, pour des raisons d’hygiène et de sécurité.

-C’est d’accord… Il a l’air doux et docile…

Je me disais plus cela à moi-même pour tenter de me rassurer que pour confirmer ce que la demoiselle savait déjà puisqu’elle connaissait ses animaux mieux que quiconque. Je ramènerai l’animal à l’hôpital, ils ne pourront pas refuser de faire entrer le chien, surtout pour le bien-être de la patiente et j’y veillerai personnellement car je venais de faire une promesse. Je regarde le véhicule partir et l’animal couine en voyant sa maîtresse.

Je n’ose pas trop m’approcher mais je lui parle avec douceur pour ne pas effrayer le canidé.

-Allez… viens, on va suivre ta maîtresse…

Le chien couine, hésite, mais finalement il faut que je me répète un peu et je vais en direction de ma propre voiture :

-Suis moi… je t’en prie, ta maîtresse compte sur nous !

Je ne sais pas s’il comprend mes paroles mais elles ont l’air d’avoir un impact sur lui. Il me suit à distance, mais il traverse tout de même la forêt jusqu’à ma voiture. J’ouvre ma portière passager et j’attends que l’animal se décide à grimper. Je dois d’ailleurs tapoter sur le siège pour qu’il comprenne mes intentions. Je me tiens droite comme un i et me recule pour le laisser rentrer. Je referme ensuite la portière avec le plus de douceur possible et je vois bien que la bête a autant d’appréhension à mon égard que j’en ai vis-à-vis de la chienne. Je me pousse aux fesses, je ne voudrais pas décevoir la jeune femme et surtout j’avais hâte de savoir ce qu’il en était et de délivrer cette pauvre petite bête de l’éloignement de sa maîtresse. Je tremble sur mon siège, elle aussi, et on se fixe quelques secondes. Je ferme les yeux et me détend, puis inspire et expire pour m’aider, mets ma voiture, la clé dans le contact et roulez jeunesse. Il me faut peu de temps pour sortir du petit sentier menant à l’orée du bois, et rebrousser chemin jusqu’à l’hôpital. Je ne prends pas de risques et ça roule assez bien.

Une fois que nous quittâmes le véhicule, le chien sur mes talons, je constatais qu’on avait surmonté ça tous les deux mêmes si Fluffy ne guérirait de ses angoisses qu’avec le temps je savais désormais que je pourrais essayer de passer ce cap dans un futur proche :

-Bravo, on va aller rejoindre ta maîtresse.

Je n’ai pas à faire énormément de forcing pour rentrer avec et on me redirige vers la jeune femme. Je ne suis pas de la famille, je n’ai pas tellement le droit de l’assister mais bien vite une infirmière prend de nos nouvelles. Je lui transmets le chien qui va rejoindre Cassandre rapidement, comme s’il savait où la trouver d’office grâce à l’odeur et sa relation à elle. Je m’affale ensuite sur un siège de ma salle d’attente des urgences et passe mes mains sur mes joues. Maintenant que la pression retombe je me laisse aller. J’attendrais au moins que la jeune femme puisse recevoir des visites si je ne pouvais pas prendre de ses nouvelles maintenant. D’ailleurs ce n’est que quand j’aurais la certitude que ça va que je rentrerai à la maison. C’était bien assez d’émotions pour moi et je n’avais qu’une envie, les partager avec ma moitié spirituelle. Je décidais d’ailleurs de sortir quelques minutes en pensant à Neil.

Une fois à l’extérieur, je sors mon téléphone et tente de l’appeler mais je tombe sur la messagerie. Je n’insiste pas car je me doute qu’il doit être en train de travailler à cette heure-ci. Au pire, tel que je le connais, il me rappellerait pendant une pause, inquiet, pour savoir ce qui se passait. Alors pour ne pas que ce soit le cas je lui laisse un rapide message en lui expliquant la situation et où je me trouvais actuellement. Je mets mon portable en silencieux et rentre. Toujours pas de nouvelles de la jeune femme.

Je me rends compte alors autour de moi que les urgences semblent en effervescence et j’aperçois un brancard qui tourne au coin de la pièce. Je devais top penser à lui car j’aurais juré apercevoir l’homme de ma vie. Une angoisse me tenaille alors le ventre tandis que je réalise que si je le perdais, je ne m’en remettrais pas cette fois-ci. Je survivrais pour Théo et maman, probablement mais plus jamais un seul homme ne foulerait mon corps ou ne me déroberait mon cœur puisque je serais insensible à tout le reste.  

« Le Dr Zielkman est attendu au bloc D, le Dr Zielkman est… » C'est un bon chirurgien, probablement le meilleur de l’hôpital et j’espérais sincèrement que ce soit le pauvre homme qui était passé tout à l'heure en brancard qui allait bénéficier de ses bons soins.

Je me redresse d’un coup quand l’infirmière vint m’annoncer que je pourrais aller voir ma « protégée » dans quelques minutes. J’angoissais de savoir comment elle se portait mais au moins c’est que ses jours n’étaient pas si comptés que ça non ? Enfin si elle avait un traumatisme crânien ou une commotion cérébrale, je crois qu’ils seront obligés de la garder en observation pendant au moins 48 heures.

Je réfléchissais alors à comment lui venir en aide car je m’imaginais qu’elle ne pourrait vivre deux jours loin de ses bêtes, comme moi loin de mon fils en une telle situation. Si elle venait à signer une décharge je voulais au moins pouvoir m’assurer qu’elle allait bien. Surtout que son poignet aussi avait reçu un rude coup.

Je toquais lentement à la porte de sa chambre quand on m’autorisa exceptionnellement à aller la voir. Entre deux réflexions j’étais allée lui chercher une petite peluche loup que je tenais encore dans mes mains et que je poserai sur sa table basse ou lui donnerais en main propre selon son choix, une fois que je serais à l’intérieure et invitée à rentrer.
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Neil Woodman
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DERRIÈRE L'ECRAN
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Re: Même un bon cavalier peut tomber de la selle, le Mer 29 Aoû - 12:07

Même un bon cavalier peut tomber de la selle


Je reste assis à l'arrière du pickup en essayant de rester aussi droit que possible pour ne pas forcer sur la côte cassée. Je sais d'avance que le trajet vers les urgences va être un vrai calvaire et ça me donne deux sentiments diamétralement opposés. J'ai hâte que Tom et Ryan arrivent tout en préférant rester là où la douleur est supportable. J'en profite pour regarder le gilet posé à coté de moi et le récupère pour sortir la balle du tissu. Heureusement que cet enfoiré n'avait rien de plus costaud qu'un .38 et que j'avais ce kevlar sur le dos sinon je ne serais peut-être plus là pour en parler.

Soudain, mon téléphone sonne à coté de moi. Je tourne la tête doucement pour voir le numéro et vois le visage de Kate sur l'écran. J'ai envie de lui répondre mais j'ai du mal à retrouver mon souffle et si je décroche, elle va s'inquiéter. Je laisse mon téléphone sonner et la communication bascule sur la messagerie. Quelques secondes plus tard, une notification tombe, elle m'a laissé un message que j'écoute tout de suite avant que Tom n'arrive.

- Merde !
Client - Un problème monsieur Woodman ?
- Rien de grave. Ne vous inquiétez pas.
Client - D'accord.
- Je suis désolé mais il va falloir remettre le cours à plus tard.
Client - Je comprend bien mais je vais attendre que monsieur Blane arrive.
- Inutile. Vous pouvez y aller.


A la limite, je préfère. Si Emilio revient, il vaut mieux que mon client soit loin, je n'ai pas envie qu'il soit pris dans un feu croisé.

Client - Comme vous voulez.
- Je vous recontacte pour fixer une date.
Client - Parfait, j’attends de vos nouvelles.
- Sans faute.
Client - Soignez-vous bien !
- J'y compte bien.


Mon client remonte dans son SUV et repart en sens inverse, me laissant avec mes pensées. Si je croise Kate aux urgences, elle va salement flipper et je préfère qu'on évite ça. Je suis toujours en train de penser à ça lorsque je vois le 4x4 de Tom arriver dans le chemin vers moi. Tom s'arrête à coté du pickup et descend avec Ryan.

Tom - Ca va Neil ?
- J'ai connu mieux mais c'est qu'une côte pétée à mon avis. La balle a été stoppée par le gilet.
Tom - T'es vivant, c'est déjà ça.
- Aide moi à me lever.
Tom - Ok.
- Doucement.


Je tend la main à Tom et me lève doucement en grimaçant avec son aide. Je me dirige ensuite vers le coté passager du 4x4 tandis que Ryan s'occupe de désarmer et ranger les fusils pour tout ramener au boulot. Sur le trajet, je demande plusieurs fois à Tom de ralentir car la douleur me vrille tout le coté droit. Je ne suis pas en urgence vitale et si je peux éviter de morfler comme un con pour rien, j'aime autant.

C'est avec un immense plaisir que je vois Tom sortir du chemin pour s'engager sur l'asphalte. La douleur devient soudain bien plus supportable sur la route et j'arrive un peu à me détendre ce qui fait encore baisser un peu la douleur.

Tom - Tu tiens le coup ?
- J'ai connu pire, sur la route c'est supportable.


Je suis encore un peu essoufflé mais ça va mieux et le reste du trajet jusqu'aux urgences se passe dans le silence, ce qui me laisse le temps de penser à la présence de Kate aux urgences. J'espère ne pas la croiser là-bas, que ça me laisse quelques heures pour appréhender la douleur avant de la voir. Lorsque Tom s'arrête sur le parking des urgences, je me laisse glisser de son 4x4 et le laisse fermer la portière derrière moi. Il m'accompagne jusqu'à l'accueil et s'occupe de la prise en charge alors que je reste debout. J'ai envie de m'asseoir mais je sais que je vais encore galérer pour me relever. L'attente me semble interminable alors que je crains de voir Kate débarquer dans la salle d'attente et Tom se rend compte que je suis à la recherche de quelque chose.

Tom - Un problème Neil ? Tu me semble inquiet.
- Kate m'a appelé tout à l'heure. Elle m'a laissé un message pour me dire qu'elle était ici avec une jeune femme qui est tombée de cheval.
Tom - Et tu ne veux pas la croiser avant de te faire soigner ?
- C'est ça.
Tom - Tu vas te faire engueuler.
- Je sais mais je préfère ça à l'inquiéter.
Tom - C'est toi qui voit.


Une infirmière coupe court à notre discussion et me voilà parti pour l'examen avant de me retrouver dans une chambre avec Tom qui veille sur moi. Pendant qu'on attend le résultat des radios, un flic en uniforme entre dans la chambre pour prendre ma déposition comme le veut la procédure pour toute blessure par balle.

Flic - Vous connaissez le tireur ?
- Affirmatif sergent, Emilio Torres.
Flic - Vous savez pourquoi il vous a tiré dessus ?
- Négatif sergent. Je ne l'avais pas vu depuis presque 15 ans.


Je passe involontairement sous silence qu'il m'a parlé de sa femme et de son fils. J'ai presque oublié cette phrase pour le moment, gommée par le souvenir du canon de son .38 Special pointé sur mon torse. Lorsque le flic sort enfin de la chambre, Tom me questionne à propos d'Emilio.

- On était au lycée ensemble, on faisait partis de la même bande de potes. Je ne sais pas pourquoi il a ouvert le feu.
Tom - Bizarre. Tu devrais en parler avec Kate, elle en saura peut-être plus que toi à propos de lui.
- T'as raison.


Quelques minutes plus tard, c'est un médecin qui entre dans la chambre avec mes radios. J'ai deux côtes cassées sans déplacement et une fêlée en plus d'un bel hématome, rien de grave mais il va me falloir du repos. Ce n'est pas ce qui m'inquiète le plus. J'appréhende surtout la discussion avec Kate ce soir. Une fois que le médecin a fini de me donner les papiers et m'a injecté un anesthésique local, je ramasse mes affaires avec l'aide de Tom et quitte la chambre en gardant le bras droit plié sur le torse dans une posture défensive pour éviter un choc sur mes fractures.


Codage par Libella sur Graphiorum




Neil Woodman

31 ans
Né à Austin,Tx le 12/05/1987

1m90 & 92kg
Type caucasien
Yeux bleus
cheveux bruns

Associé à The range at Austin

Instructeur de tir

Ex Capitaine de l'armée des Etats-Unis d'Amérique
Contenu sponsorisé
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Même un bon cavalier peut tomber de la selle

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