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Dusk till dawn | Gaëllek


Alek Sagataïev
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Dusk till dawn | Gaëllek, le Mer 20 Juin - 17:09

Dusk till dawn
Gaëllek


Il roule, le souvenir. Il roule. Il tourne. Il chamboule. Il s’accroche et submerge les pensées.
Ça tangue comme en pleine mer, et t’as du mal à avaler ta salive. Au volant de ta voiture, c’est comme si Gaëlle était sur le siège d’à côté. Parfois, tu jettes des petits coups d’œil inquiets, et tu te surprends toujours de le voir vide.
Virage à gauche, à droite, tout droit sur une poignée de rues. La bagnole cahote sur ses roues mal foutues et tu te perds un peu dans la ville. Mais chaque encablure te rapproche de l’adresse notée sur le bout de carton glissé dans la grille de la ventilo. Tu l’as eue au bout de quelques jours de recherche, faut dire aussi que la Française n’est pas bien difficile à trouver. La Française. C’est elle qui s’est logée dans ta tête ce matin pour n’en plus ressortir. Les instructions de tes boss et ces derniers moments dans l’ambulance avec elle se mélangent sans arrêt, entre la came volée par la blonde, ses pleurs, l’overdose, les mots doux, les volées de cris, la vengeance, la fuite, ses cheveux flottant au-dessus de ton visage. C’est plus trop net. Ça a les contours indistincts de la coke. La vérité, tu sais plus vraiment la délimiter.
Et pourtant, elle est là, nue et sans scrupule : t’as merdé. Gaëlle t’a avoué ses sentiments. T’as fui. Elle s’est barré avec son stock et le gang veut le récupérer coût que coût. Il t’a chargé de t’en occuper vu que c’est toi l’responsable de tout ce merdier.
Équation simple.


Ça y est, tu es arrivé. Dès le moment où t’as garé la voiture, la suite est devenue un peu flou, et tu peux presque te féliciter d’être arrivé jusqu’ici. Et pourtant, la voilà, cette porte. Avec le numéro douze étalé en grand devant tes yeux. Tu restes pendant quelques minutes comme un idiot sur le palier de cette ancienne amie… confidente… partenaire… Tu sais pas trop.
Bordel Alek, ressaisis-toi. Qu’est-ce qui te retient de toquer exactement ?
Rien, absolument rien. Juste de foutus souvenirs que tu ferais bien de ranger au fond de ta mémoire.
Tu frappes à la porte deux coups secs, en espérant que la dealeuse soit chez elle, et places ton doigt sur le judas. Histoire d’avoir une chance que la fille ouvre la porte.


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Gaëlle M. Dubois
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Re: Dusk till dawn | Gaëllek, le Mer 20 Juin - 17:33

Le whisky me brûle la gorge, comme toujours. Ma cigarette se consume lentement entre mes doigts. Je fixe la télé d'un air absent, il n'y a qu'une émission de merde, comme toujours. Si mon père me voyait plantée devant une télé-réalité, il péterait un câble. Ce genre de connerie, c'était interdit à la maison. À vrai dire, ça ne m'intéresse pas du tout que Carla soit en train de chialer parce qu'elle s'en veut d'avoir couché avec Fred alors qu'elle sortait avec Ben qui ne veut maintenant plus d'elle. Mais putain, ils ont la belle vie quand-même ces connards. Peu importe. Je tire une bouffée sur ma cigarette. Ce tabac est dégueulasse en fait, j'ai du acheter un paquet que je ne prend pas d'habitude parce que je n'avais pas assez d'argent pour mon tabac habituel.

Le cendrier à côté de moi est plein et si j'étais totalement honnête, j'avouerais que ça pue le tabac froid. Mais j'ai la flemme de lever mon cul du canapé pour aller jusqu'à la poubelle. La routine quoi, je pense avant de porter à nouveau la bouteille à mes lèvres. Je laisse mes pensées dériver et je sursaute quand on tape à la porte de mon appartement. Je laisse la bouteille sur la table basse et toujours ma cigarette à la main, je me dirige avec discrétion vers la porte. Je jette un rapide coup d’œil dans le judas pour être sûre que je vais pas me retrouver face à un dealer qui veut ma peau. Noir. Putain. J'hésite un moment avant de tourner la clé dans la serrure, d'abaisser la poignée et de tirer la porte vers moi.

Je ne peux empêcher une expression de stupeur de prendre place sur mon visage. Mes yeux se pose sur lui. J'observe sa silhouette squelettique, ses cernes creusées, sa barbe de plusieurs jours et ses lèvres toujours aussi tentatrices. Bordel, Gaëlle c'est pas le moment de baver sur Aleksandr Sagataïev.

J'avale ma salive avec difficulté. Il ne dit rien, moi non plus. Le silence s'installe et celui-ci est gênant. Je n'avais jamais eu cette pensée en la présence du russe. Putain... Mon cœur s'emballe. Il était censé être à New-York, ou n'importe où mais pas ici, pas à Austin. Notre dernier échange, ou plutôt mes dernières paroles pour lui résonnent dans ma tête et je me sens mal.

Son visage ne laisse rien transparaître, comme toujours. Impossible de savoir pourquoi je le trouve devant ma porte rien qu'en l'observant.

-Qu'est-ce que tu fous là ? Qu'est-ce que tu veux ? je demande aussi sèchement que possible même si je sais que ma voix tremblotte.

En attendant sa réponse, je pense au mal qu'il m'a fait, à l'abandon qu'il m'a fait subir alors que je n'avais besoin que d'une seule personne, lui.

-En fait, tu sais quoi je m'en branle, je veux pas savoir, casse-toi, j'ajoute en reculant.

Je claque la porte et me laisse glisser contre le mur. J'enroule mes bras autour de mes jambes et pose la tête sur mes genoux, les larmes coulent à nouveau sur mes joues. Pourquoi est-il revenu ?



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Alek Sagataïev
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Re: Dusk till dawn | Gaëllek, le Mer 20 Juin - 18:03

Dusk till dawn
Gaëllek


La porte s’ouvre.
La porte s’ouvre putain.
T’as le regard baissé sur tes chaussures mais, au dernier moment, tu relèves les yeux et les fixes dans ceux de Gaëlle. Probablement rougis par une énième nuit blanche et un ballet de cigarettes. Le bref aperçu de son appart ne fait que conforter ce sentiment. Ça t’donne envie de sourire, lui balancer une vacherie, attaquer directement son égo sans raison. Comme avant.
Mais non. Tu la fermes et vous vous regardez en chiens de faïence pendant un long moment. La pression est retombée. Y’a tous tes sens qui se remettent en alerte d’un coup et tu te retiens de te mordre la lèvre. Et puis, le chien se met à grogner. « Qu’est-ce que tu fous là ? Qu’est-ce que tu veux ? » sa hargne t’atteint en pleine face, même si le fond tremblotant efface légèrement la colère derrière. Ça fait des mois que t’as plus entendu sa voix déraillée par la fumée et l’alcool et pourtant, elle a toujours autant d’effet. Tu souffles légèrement. T’emballe pas Alek. Reste pro, c’est pour le gang que t’es là. « T’as vraiment besoin que j’te le dise ? » que tu réponds à mi-voix. Après tout, vous n’êtes qu’à quelques dizaines de centimètres de l’autre. À peine un petit mètre. « En fait, tu sais quoi je m’en branle, je veux pas savoir, casse-toi. » Elle se recule brusquement et t’as un mauvais sentiment. Tu glisses le bout de ton pied dans l’encadrement de la porte juste à temps pour qu’elle s’y referme avec violence. La douleur remonte d’un coup dans ta jambe et tu claques la main sur le chambranle en réprimant un cri. « Hmf putain… ! » Tu secoues la tête et laisses passer quelques secondes pour récupérer des orteils en bonne santé. Y’a plus d’bruit derrière le bout de bois.
Tu inspires lentement et pousses la porte pour t’enfoncer dans l’appart. Cette fois-ci, c’n’est plus le tien, tu n’as aucun droit d’être ici. Ton regard fait rapidement le tour de la pièce, où l’odeur de tabac froid est d’autant plus présente. Les vêtements échoués sur le canapé, la télé allumée, les bouteilles partout… Un bordel à la hauteur de vos esprits. Et puis, tu finis sur la blonde échouée au pied du mur. Tu croises les bras. Y’a plus aucune émotion sur ton visage, tu t’y refuses, et c’est d’un ton neutre qui ne te ressemble pas que tu lui parles. « T’inquiète que si ça n’avait tenu qu’à toi je serais resté à New-York. » Faux. T’as sauté sur l’occasion dès que t’as pu. « Mais l’gang a quelques problèmes avec toi qui te barres avec la came. » Sourcil haussé, vous savez tous les deux de quoi tu parles. « Alooors, ils s’sont dit que si c’était moi qui venais te rechercher, ça serait pas plus mal. Histoire d’éviter tout débordement. » Faux, ils t’ont envoyé pour réparer les merdes que t’as causées. Tu regardes la fille bien dans les yeux, comme si ce n’était que du business. Ton masque de désinvolture n’a jamais été si difficile à porter.
T’as pas l’droit. Pas l’droit. Tu le sais. T’as pas le droit de te comporter en connard pareil. Surtout pas après tes erreurs.
Le problème ? C’est que ce droit, comme beaucoup d’autres, tu le voles sans hésiter.


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Gaëlle M. Dubois
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Re: Dusk till dawn | Gaëllek, le Jeu 16 Aoû - 12:12

Je n'étais pas prête à le revoir. Je ne voulais jamais le revoir, autant que j'avais envie de passer le reste de mes jours à ses côtés. Paradoxal comme toujours. Je ne comprends pas ce qu'il fout là après m'avoir fuit, après avoir disparu. Faut avouer que j'ai déconné, je lui ai avoué des choses que je n'aurais jamais du. Je savais que je ne devais pas avouer au russe que je ressentais plus que de l'amitié pour lui. Pourtant dans un moment d'égarement, face à ma peur de le perdre, j'ai tout balancé. Trop conne. J'aurais du m'attendre à ce qu'il se barre comme il l'a fait. Avec le recul cela semble être une évidence...

Sa voix m'électrise, un frisson court le long de ma colonne vertébrale. J'en fermerais presque les yeux, juste pour profiter un peu plus de toutes les tonalités de sa voix. Mais au lieu de ça, je m'emporte, préférant me renfermer dans une carapace imaginaire, aussi simple à briser qu'une bulle de savon. Je tente comme je peux de lui échapper mais en m'asseyant au sol, je me rend compte qu'il a retenu la porte. Fait chier.

Je l'entends étouffer une exclamation de douleur et en temps normal j'aurais ri ou tout du moins esquissé un sourire moqueur tout en lançant une pique faussement méchante. Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui je me contente de fixer le sol alors qu'il entre dans mon appart. Je n'ai même pas besoin de relever la tête pour savoir que son regard scrute mon environnement. J'en ai rien à foutre qu'il voit le bordel qui y règne, ce bordel, il est à mon image. Et on ne peut pas dire que l'appart était bien rangé quand on vivait ensemble, loin de là d'ailleurs...

Il finit par prendre la parole et je daigne enfin lever la tête. Alors comme ça il aurait préféré rester à New-York, moi aussi j'aurais préféré qu'il y reste.

-Je t'en prie, tu connais le chemin pour repartir, je lance en désignant la porte.

Mais il s'explique, il est venu régler le problème de la came que j'ai pris dans mes affaires en me barrant de New-York. Je lâche un rire jaune. Je me relève et je me traîne jusqu'à mon canapé où je bois une nouvelle gorgée de whisky avant de m'allumer une cigarette, la énième de la journée.

-Et t'attends quoi de moi en fait ? Tu me connais pas assez pour savoir que j'ai plus la came ? J'ai encore moins de fric que de came, c'est dire tu vois... je commence avec un air que j'espère provocant. Alors quoi ? Tu vas me traîner jusqu'à l'aéroport, nous payer un billet pour l'autre bout des États-Unis et me ramener à tes potes encore plus pourris que toi ?

Je tire sur ma cigarette et éteins la télé qui ne sert à rien.

-Enfin Alek, on sait tout les deux que rien de tout cela ne va arriver. Tu vas repartir calmement de chez moi, rentrer à New-York et dire aux gars du gang que tu m'as pas trouvée, que je suis qu'une salope et une putain de droguée à qui il est impossible de faire confiance. Au pire, ils vont te foutre une bonne raclée, puis tu retourneras bosser au bar et tu continueras ton trafic en prenant une nouvelle fille pour aller jouer la pigeonne et dealer un peu tout en volant du fric par ci par là pour toi.

Je lui crache toute ma rancœur au visage, sans pitié, je veux juste qu'il dégage parce que ça me fait trop mal de le voir. Et dans le fond, j'espère que j'ai vu juste et que je ne crains rien.

-Allez casse toi de chez moi...



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Re: Dusk till dawn | Gaëllek, le Mer 26 Sep - 0:47

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« Je t’en prie, tu connais le chemin pour repartir. » Clairement, cette réponse était à redouter. Plus que redouter, même, étant donné l’individu en question. Tu souffles légèrement, rapidement, comme pour t’élancer sur les devants d’un ring et t’apprêter à un long et fastidieux combat. Et tu commences à lui parler – des problèmes du gang, de la came volée, de l’argent dû. Somme toute, beaucoup de business, pour peu de véritables explications sur tes propres erreurs. Sans doute que cela viendra au chapitre suivant. Ou celui d’après. Elle te rit au nez. Se relève tant bien que mal, te contourne, bien que l’envie de lui passer le bras en travers de la poitrine pour l’empêcher d’aller ailleurs te titille. Mais non. Tu la laisses faire, lâche que tu es, jusqu’au bout, et la vois se traîner jusqu’à son canapé. Gorgée de cigarette, taffe de whiskey – ou peut-être gorgée de whiskey et taffe de cigarette, qui sait. « Et t’attend quoi de moi en fait ? Tu me connais pas assez pour savoir que j’ai plus la came ? » Malheureusement, si. Et t’es assez con pour être venu sans plan de secours. « J’ai encore moins de fric que de came, c’est dire tu vois. » Tu regardes la belle te narguer avec l’œil de la provocation. Encore une fois, y’a pas beaucoup d’émotion qui sort, sinon ce que tu espères passer pour une lassitude ennuyée. Juste ennuyée. « Alors quoi ? Tu vas me traîner jusqu’à l’aéroport, nous payer un billet pour l’autre bout des États-Unis et me ramener à tes potes encore plus pourris que toi ? » Pause cigarette. « Bien sûr, et on te collera au cul jusqu’à ce que tu rembourses le moindre centime. » que tu répliques cyniquement. « Enfin, on… Je, parce que bien entendu c’est bien plus amusant comme cela. Et on viendra te menacer à ta porte à minuit, quand il fait noir et bien dangereux pour une poufiasse dans ton genre, si tu viens encore fricoter avec les autres gangs du coin… » « Enfin Alek, on sait tous les deux que rien de tout cela ne va arriver. Tu vas repartir calmement chez toi, rentrer à New-York et dire aux gars du gang que tu m’as pas trouvée, que je suis qu’une salope et une putain de droguée et qu’il est impossible de me faire confiance. Au pire, ils vont te foutre une bonne raclée, puis tu retourneras bosser au bar et tu continueras ton trafic en prenant une nouvelle fille pour aller jouer la pigeonne et dealer un peu tout en volant du fric par-ci par-là pour toi. » Et ça continue, et ça continue, et ça déverse le venin, et tout ce qu’elle dit s’étale entre vous deux sans qu’aucune réponse ne soit donnée. Y’a juste la serpent, avec sa fumée âcre qui imprègne toute la pièce, et toi, stoïque, de l’autre côté, en t’enfonçant de plus en plus dans ton silence comme dans la culpabilité du coupable. « Allez casse-toi de chez m… » « T’as tout compris, le gros con qui s’tient devant toi n’est que le plus pourri des dealers ! » que tu finis par éclater. Tout dérape très rapidement, finalement. « C’est même un exploit de l’avoir compris aussi tardivement. Ou une bêtise de ne l’avouer que maintenant, je ne sais pas. Mais t’as raison, hein. Pourri, branleur, bâtard, voleur, connard, j’en passe. C’est débile, j’aurais dû te l’dire dès le début, que t’hébergeais chez toi la pire erreur de ta vie. La putain de salope droguée à l’adrénaline elle-même ne méritait pas de s’faire descendre au sixième dessous comme ça. Tu peux le dire, y’a rien de pire qu’un pauvre lâche qui vienne frapper à ta porte pour réclamer des comptes sans même prendre en compte l’histoire qu’il y a eu à côté – enfin, histoire… Mon pauvre Alek tu deviens bien sentimental. Histoire y’en a pas eu des masses. Mais c’est ce que tu voulais, non ? Et le pauvre con d’dealer n’a pas eu les couilles de t’l’apporter. » Tu t’arrêtes, brusquement, le souffle court et les poings serrés jusqu’au sang, sans trop savoir où ton emportée très peu lyrique te mène. « Tout ça t’as raison, et j’ferai ma mea culpa plus tard. Sauf que tu sembles oublier que ce gros con de première, tu as décidé en toute âme et conscience de le suivre dans ses emmerdes. D’y prendre part. Et de t’mêler bien sérieusement à toutes ces conneries qu’on peut faire dans les bas-fonds des USA. C’est ça l’Rêve Américain, non ? » Tu te passes une main nerveuse dans la barbe avant de croiser les bras. « Alors non, p’têtre que y’aura pas de billet d’avion, mais crois-moi bien que te coller au cul, ça je vais faire. D’une manière ou d’une autre. » En ce compris, la manière beaucoup plus littérale de l’expression. « Ce serait con que l’un de nous deux s’fasse tabasser pour pas grand-chose, au final. Alors démerde-toi, sors le chéquier de Papa, sors les bas-résille et la poitrine hors du décolleté, trouve-toi un job, mais rappelle-toi que t’as des fameuses dettes à rendre. Ensuite, je pourrai te rendre autant de comptes que tu le désires. »

HRP:
 


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Gaëlle M. Dubois
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Re: Dusk till dawn | Gaëllek, le Ven 2 Nov - 11:40


Il me laisse parler et je ne sais pas trop quoi dire. Je suis perdue entre la colère et le dégoût qu’il m’inspire et l’envie de lui sauter au cou, le trac de le voir. Alors je laisse échapper ce qui pèse sur mon cœur depuis maintenant des semaines. Je fais un long monologue, soulagée de voir qu’il ne m’interrompt pas. Je sais que j’ai merdé mais je voudrais prouver par a plus b que c’est lui le seul fautif. Je me fais passer pour la victime, cela ressort comme de l’eau claire dans mon discours. Et je me dégoûte moi-même, comme à chaque fois que je fais ça. Parce que j’ai compris avec le temps que se faire passer pour la victime c’est la pire des solutions. Mais le manque de came se fait sentir, j’ai de la fièvre et je sens la transpiration froide qui colle mon tee-shirt dans mon dos, les cheveux de ma nuque doivent être trempés eux aussi. J’ai des crampes et l’envie qu’il dégage de chez moi. Je joue sur l’ironie en espérant que ça me donne l’air sûre de moi, mais ce n’est qu’une utopie je le sais. Alek connaît mes faiblesses mieux que quiconque et je sais qu’en aucun cas, il croirait à mon air faussement assuré.

Il me répond qu’il va me coller, me harceler, venir me casser les couilles jusqu’à ce que je lui rende le fric ou la valeur en came. Eh ben, il va me coller longtemps et se lasser avant moi si on commence ce jeu-là.

-Je n’ai pas peur de toi, je réponds simplement en buvant une nouvelle gorgée.

Dire que je n’ai plus peur serait plus exact, mais enfin, l’idée est la même. Je suis passée par trop de choses, j’ai vu toutes les humeurs, toutes les colères sur le visage du dealer. J’ai appris comment réagir, il surestime son masque de neutralité qui tombe bien plus souvent qu’il ne le pense, ou du moins qu’il ne veut l’admettre. Minable.

Finalement, il s’énerve, il laisse exploser sa colère. Depuis combien de temps n’a-t-il pas crié ? N’a-t-il pas osé dire ce qu’il pense ? Je voudrais parler et j’ouvre plusieurs fois la bouche. Mais le flot de paroles qu’il déverse est assez impressionnant et m’empêche d’en placer une. Alors j’écoute, attentivement, retenant ce sur quoi je veux rebondir tout en terminant ma cigarette.

Je ne sais pas si ses paroles sont des excuses ou un simple constat sur l’échec monumental qu’est sa vie. Et quand il reprend son souffle, il me laisse abasourdie et je ne dis rien, je le laisse reprendre la parole et me critiquer. Il me balance que je n’avais qu’à pas le suivre et que je savais à quoi je m’exposer en m’embarquant avec lui pour New York. Je grimace, il n’a pas tort ce con, je savais bien au fond de moi que ça allait être la merde. Alors qu’il passe une main dans sa barbe, je m’apprête à lui dire de s’asseoir à côté de moi, de prendre une cigarette, et je voudrais lui demander qu’on discute plus calmement, qu’on trouve une solution. Mais il reprend à nouveau la parole et réussi à nouveau à me mettre hors de moi.

Je me lève d’un bond alors qu’il me propose d’aller faire la pute pour rembourser le putain de gang de New York. Je me place très proche de lui, face à lui. Il a pas intérêt à attendre ça pour me rendre des comptes. Et bien qu’il me domine de toute sa hauteur, je n’ai pas peur, je ne me sens pas inférieure. Je lui balance mon poing dans l’épaule à défaut de le balancer dans sa belle gueule.

-J’espère sincèrement que tu te fous de ma gueule ! Tu m’as prise pour une catin ? T’as cru que t’étais mon putain de bâtard de maquereau ? Je fais des conneries dans ma vie, d’accord, je fais des trucs pas nets aussi, c’est vrai. Et oui, ça m’est déjà arrivé d’écarter les cuisses pour une dose. Quoi tu le savais pas ? Tu dois être le seul dealer de cette ville à pas en avoir profité. Mais toi t’as profité de bien plus ! Et j’irai pas faire la pute une deuxième fois pour régler tes problèmes !

Je ne donne pas une belle image de moi, mais je m’en fous complètement. L’autre doit savoir que je suis pas à son service et que si je veux faire quelque chose pour lui, c’est de ma propre initiative.

-Je me suis déjà rabaissée à ça une fois pour toi, et j’ai pas l’intention de recommencer. Je me rappelle encore très bien la sensation de la petite bite poilue de l’autre enculé de flic dans ma bouche, ok ?! Ah parce que oui, je ne t’ai jamais raconté ce qu’il s’était passé exactement dans ma chambre, mais comment tu crois que t’as échappé à la prison ? je balance la gorge nouée et les larmes au coin de yeux. Alors n’ose même pas me demander d’aller faire le trottoir pour te sauver les fesses encore une fois…




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