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J'dessine à l'encre noire les contours du désespoir [Loïc]


Gaëlle M. Dubois
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J'dessine à l'encre noire les contours du désespoir [Loïc], le Mar 22 Mai - 23:02

Mon crayon glisse lentement sur ma feuille. Le trait est imprécis, le papier est gommé quasiment de partout. Ma main tremblote, signe du manque de drogue dans mon organisme. Je souffle un grand coup, putain ! La fleur devant moi bouge avec le vent et cela me perturbe, m'empêche de la représenter comme je le souhaiterais. Dans le fond de mes pensées, le visage d'un homme brun se dessine, très clairement lui. Chaque courbe de son visage me revient, il est imprimé au fond de mon cerveau le beau russe. Enfin beau... tout est relatif, on ne peux pas dire qu'avec sa gueule de camé en manque, ses cheveux fins, son corps tout maigre, ses joues et ses yeux creusés, il correspondait aux critères de beauté habituels. Mais je le trouvais beau, beau par sa manière de parler, de se mouvoir, de s'attirer toujours plus d'emmerdes. Je le trouvais pas juste beau Alek, je l'aimais. Son absence provoque en moi une douleur profonde, il me manque tout simplement. Lâche. Alek Sagataïev est un lâche, ce n'est pas nouveau, son départ ne devrait pas tant me toucher que cela, il fallait que cela arrive un jour. Mes yeux s'embuent et je retiens une larme. Putain de dealer. Je suis trop conne.

Frustrée, je finis par froisser la feuille que je tiens sur mes genoux avant de me lever. Mon matériel de dessin à la main, je m'approche de la première personne que je croise. Il s'agit d'un jeune homme qui doit avoir à peu près mon âge.

-Hey salut. Excuse-moi de te déranger, je commence calmement. Je dessine un peu et je cherche des modèles, des gens de tous les jours, t'aurais un peu de temps à m'accorder s'il te plait ?

Il faut que je m'occupe l'esprit, que je vois d'autres gens et que je finisse par oublier l'homme dont je suis amoureuse et qui vient de disparaître du jour au lendemain.



DESTROYED GIRL
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EN CE MOMENT
» Vacances en Corse brutalement interrompues par un accident en mer, retour à Austin dès la sortie de Loïc de l'hôpital.
» Rechute de son cancer, il espère être quand même capable de suivre les cours de l'année prochaine.
» Il essaie tant bien que mal d'avancer et de ne pas se laisser abattre, avec l'aide de Kelly, ses amis, sa famille.




ET SINON
» Gosse de riche.
» A beaucoup voyagé jusqu'à ses 14 ans.
» Cancer de la jambe droite, amputation.
» Cinq ans en plein dans la maladie.
» Guérison, études d'économie.
» Rechute en août 2018.




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DERRIÈRE L'ECRAN
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Re: J'dessine à l'encre noire les contours du désespoir [Loïc], le Mer 23 Mai - 20:54

On n’a jamais fait plus simple qu’une balade au parc pour se vider la tête. J’ai l’impression de littéralement exploser, entre les révisions de dernière minute, les tentatives pour se procurer une copie des exams à l’avance, les révisions de toute dernière minute eeet… les révisions de la dernière seconde. Être à l’aise dans deux des trois langues apprises dans mon cursus ne suffit pas, il faut au-delà de ça maîtriser tout l’aspect commercial et économique, comme appris à mes dépends il y a quelques semaines. Quoi ? Ne faites pas l’innocent, on a tous un jour reporté les choses importantes jusqu’à la dernière minute.
Et bien, dans mon cas, ce furent les études. Kelly m’a littéralement botté le cul il y a plus d’un mois pour que je commence et depuis, je ne vis plus que par jargon commercial, traités d’outre-Atlantique et accords commerciaux par-delà la frontière mexicaine. Ma coloc n’étant absolument pas coopérative pour baisser le volume de ses entraînements vocaux, il faut donc alterner studio, café, studio, café, et re studio par-dessus. Parfois, elle choisit pile le bon moment pour me virer de l’appart quand j’ai étalé ma constellation de feuilles de cours sur la table.
Bref, tout ça pour dire que j’ai décidé de faire une pause.

C’est donc la tête vide que j’me balade dans un des parcs du haut de la ville. Plus ou moins vide puisque, comme souvent, j’ai les écouteurs vissés dans les oreilles. Je m’arrête au bout d’un certain temps sur un banc à cause de ma prothèse qui tiraille fameusement. Mon soupir sort au beau milieu des baragouinages de Macklemore, et ma tête part lentement en arrière. J’ferme les yeux.
Mes pensées reviennent irrémédiablement du côté de l’étude, j’commence à égrener à voix basse les acteurs des échanges commerciaux avec la Pologne, la France, l’Irlande. Putain, j’vais finir par tous les brûler un par un, peu importe avec quoi. Les brûler à l’acide. Le bac d’acétone qui traîne dans mon garage fera l’affaire. Ouais.

On vient m’interpeller au bout d’un moment, et j’sursaute quelque peu, enlève le bout de plastique blanc de mon oreille. « Hey, salut. Excuse-moi de te déranger. » Je fronce un peu les sourcils car la nouvelle venue est à contre-jour, et j’secoue la tête négativement. « Pas d’souci. » « Je dessine un peu et je cherche des modèles, des gens de tous les jours, t’aurais un peu de temps à m’accorder s’il-te-plaît ? » De froncés, mes sourcils passent à arqués de surprise. Y’a un petit moment de flottement, où j’me demande pourquoi nom d’un chien cette fille vient demander ça à moi, avant de lui sourire naturellement. « Euuh… Oui pourquoi pas. » Je pointe du menton son matériel de dessin. « Tu fais ça pour quoi ? Un… un trombinoscope ? » Pas sûr du mot, même pas sûr qu’il s’applique véritablement pour un travail artistique. Je ne rajoute rien, mais mon expression qui reflète encore un léger reste de surprise suffit à lui demander ce que je dois faire, exactement.



le plus clair de mon temps, je le passe à l'obscursir.
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Re: J'dessine à l'encre noire les contours du désespoir [Loïc], le Mer 23 Mai - 22:11

Le jeune homme à qui je viens de m'adresser a un air surpris sur le visage. Un peu normal au vu de mon intervention soudaine. Je souris légèrement, histoire de montrer ma bonne volonté et pour passer un peu moins pour une tarée qui aborde n'importe qui. Même si dans le fond, je suis une tarée qui aborde n'importe qui. Il finit par me répondre que je ne le dérange pas, alors j'enchaîne avec ma question. En l'observant d'un peu plus près, je détaille ses traits : fins et harmonieux. Il a un petit air naïf qui semble cacher un petit diable. Il a l'air calme et posé mais réfléchis. Je lui trouve une allure de gamin qui a vu la vie. J'espère qu'il acceptera ma proposition. Ses boucles blondes et ses yeux clairs attirent mon crayon.

Suite à ma question, le jeune homme a l'air toujours plus surpris. C'est vrai que c'est pas tous les jours qu'une blonde à l'allure dépravée sortie de nulle part vous accoste pour vous demander si elle peut vous dessiner. Je conçois que ce soit étonnant. Quand on me connaît, cela n'a rien d'étonnant. Mais dans le fond qui peut dire ouvertement « Gaëlle Dubois ? Je la connais super bien ouais ! » ? Personne, plus personne. Le seul qui aurait pu dire ça sans m'arracher un rire sceptique s'est barré seul Dieu sait où. Et je ne crois pas en Dieu alors c'est dire...

Je souris largement quand il me répond « pourquoi pas ». Je claquerais presque des mains excitée à l'idée de faire un portrait, depuis le temps que je n'en ai pas dessiné.

-Oh super, tu gères ! Merci beaucoup !

Je rigole quand il me parle de trombinoscope. Pourquoi est-ce que je réaliserais un trombinoscope ? Cela n'a foutrement aucun sens...

-J'ai l'air d'un photographe pervers ? Tu sais celui qui venait prendre chaque élève en photo au lycée pour ensuite passer la liste aux profs trop cons pour associer nos têtes et nos prénoms, je lance sarcastique. Pas pour moi. Non en vrai, je dessine juste pour le plaisir de dessiner. J'aime bien dessiner les gens, alors je tente ma chance quand je sors de temps en temps.

Je regarde un instant autour de nous, cherchant un endroit sympa où s'installer. L'été arrive et il fait déjà à Austin une chaleur étouffante. Je finis par repérer un arbre où on sera calés à l'ombre.

-Je te propose qu'on s'installe là bas, je dis en désignant l'endroit du bout du doigt. Tu peux faire autre chose pendant ce temps si tu veux, faudrait juste que tu bouges pas trop. C'est bon ? Je te dirais bien que je te payerai un verre pour te remercier mais j'ai pas une thune, je te filerai une clope si tu veux, j'ajoute en haussant les épaules.



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Re: J'dessine à l'encre noire les contours du désespoir [Loïc], le Mer 23 Mai - 22:58

Elle s’est balancée sur l’autre pied, et je peux la voir plus clairement comme ça. C’est une belle blonde, toute fine, mais à la gueule défoncée, peut-être littéralement. Ses cernes cerclent ses yeux, et elle a l’air de se faire bouffer par ses habits trop larges. J’suis prêt à lui dire non ou désolé pas l’temps avant de changer d’avis au dernier moment. Ça lui arrache un large sourire, qui fait un peu partir l’allure des mauvais jours. Même si je serais prêt à parier que ce ne doit pas trop faire partie de ses habitudes, ça lui va bien.

Je me lève pour être à sa hauteur et grimace à peine quand y’a la prothèse qui fait des siennes. En attendant, la fille, elle, rigole franchement. D’accord, pas de trombinoscope. Je lève rapidement les mains en signe de rédemption face à son sarcasme. « Ok, ok, j’me rends ! » « Non, en vrai, je dessine juste pour le plaisir de dessiner. J’aime bien dessiner les gens, alors je tente ma chance quand je sors de temps en temps. » La curiosité naturelle reprend le dessus et, pendant que je ramasse mes affaires – c’est-à-dire pas grand-chose, le téléphone tombé de la poche –, je la détaille un peu plus attentivement. « Sortir de temps en temps, hum ? T’es une sorte de dragonne des cavernes ou… ? » Plus d’amusement qu’autre chose dans les paroles. Ses cheveux en basse toute emmêlée manquent de peu de me gifler alors qu’elle tourne la tête dans tous les sens. « Je te propose qu’on s’installe là-bas. » Je hoche la tête, tout en remarquant que y’a pas de banc là-bas. Bon, j’espère qu’elle n’a rien contre les jambes de bois et de métal. « Tu peux faire autre chose pendant ce temps si tu veux, faudrait juste que tu bouges pas trop. C’est bon ? Je te dirais bien que je te payerais un verre pour te remercier mais j’ai pas de thune, je te filerai une clope si tu veux. »
Je hausse les épaules en me mettant en route. « Pas d’souci t’inquiète, on pourra s’arranger si le dessin est bon. » que je fais avec un petit sourire, et en omettant volontairement la cigarette. Ca fait un certain moment que j’me suis promis de limiter ma consommation de tabac à ma prime adolescence, vu ma très faible envie de me retrouver dans un nouveau round de chimio.

Arrivés au pied de l’arbre, on s’assied tous les deux, à une distance qui lui ménage suffisamment de recul. J’aimerais bien caler mon pied droit sous le tibia gauche pour cacher la cheville industrielle, sauf que le mouvement est anormalement douloureux. Je finis par abandonner et tendre les jambes.
Le silence me met dans un léger malaise. Même en me tenant tranquille comme elle le souhaite, j’ai l’impression de me retrouver sur le feu des projecteurs, mais une sorte de feu qui brûle la peau et crame les yeux, vous voyez ? « Dis, tu viendrais pas de France par hasard ? » C’est vrai que l’accent, même assez faible, m’a frappé lors de sa tirade sur le trombi. « Hm, laisse-moi deviner… Paris ? Quelque part dans la région ? » que je lui demande ensuite, dans ce que je présume être sa langue maternelle.



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Re: J'dessine à l'encre noire les contours du désespoir [Loïc], le Ven 25 Mai - 1:12

Alors que je pars dans une tirade sur les photographes pervers qui venaient nous prendre en photo au lycée, le mec avoue qu'il se rend et ça m'arrache un sourire en coin. Je répond simplement que je dessine pour le plaisir et je hausse un sourcil amusée à sa réplique.

-Ouais puis fais attention, je crache du feu quand je suis en colère aussi. Mais bon, je le montre pas trop, il paraît que ça se fait pas. Va savoir pourquoi, je rajoute en haussant les épaules, un air faussement triste sur le visage.

Je secoue la tête de gauche à droite, mi-amusée mi-blasée. S'il savait ce jeune à quel point c'est vrai ce que je viens de lui balancer.

-Non en vrai, je suis pas tant que ça une dragonne des cavernes, disons que je sors quand il faut sortir quoi, voir un peu plus, le soir histoire de m'éclater un peu...

Histoire de me défoncer la gueule surtout. Je précise pas ce que j'estime nécessaire pour me faire sortir de mon appartement. Il paraît qu'on raconte pas à des inconnus qu'on passe son temps à se défoncer avec toutes sortes de substances qui n'entrent pas spécialement dans la légalité.

Je finis par montrer au mec un endroit où on peut s'installer et il hoche simplement la tête en guise de réponse. Allez, c'est bon, on se dirige vers l'endroit que j'ai désigné. Je souris alors qu'il me répond qu'on s'arrangera plus tard pour le mode de paiement. Si le dessin est bon... on verra bien, ça fait longtemps que je n'ai pas dessiné de portrait. À tout les coups, mon dessin va être tellement dégueulasse que le mec va me dire d'aller me faire foutre avant de se barrer en râlant que je lui aurais fait perdre son temps. Je pense qu'il n'aurait pas tort.

Alors que le jeune homme s'assoie sur le sol au pied de l'arbre, un reflet du soleil sur sa jambe attire mon regard. L'espace d'une seconde, j'entrevois un bout métallique au niveau de sa cheville. Prothèse. Pauvre gamin, il a sûrement eu un accident. Il a quoi, une vingtaine d'année tout au plus ? C'est triste.

L'instant est fugace, pourtant il me renvoie des mois en arrière. Un soir d'été 2017, la chaleur brûle la ville d'Austin, littéralement. Y a un dealer qui galère, qui sait pas quoi faire de sa vie suite à l'incendie de son appart. Puis je découvre qu'il a un joli bracelet de cheville, le dealer. Un bracelet synonyme de liberté conditionnelle. Cette soirée a été le départ d'un longue histoire.

Le mec reprend la parole, je sursaute presque. Avec douleur je m'arrache des souvenirs d'Alek pour me concentrer sur l'instant présent. Le gars me pose des questions sur mes origines et je souris. Même après bientôt deux ans passés aux États-Unis, mon accent me trahit toujours. Il arrive carrément à deviner que je viens de Paris.

-Si, Paris, banlieue parisienne, c'est pareil ouais, je réponds avec un clin d’œil. Mon accent est si flagrant que ça ?

Je prends une nouvelle feuille blanche, je taille mon crayon avant de poser ma pochette à dessins sur mes genoux pour m'appuyer dessus.

-Tu peux tourner un peu ton visage vers la droite s'il te plaît ? je demande en commençant à tracer mon premier trait. Au fait, moi c'est Gaëlle et toi ?



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Re: J'dessine à l'encre noire les contours du désespoir [Loïc], le Lun 28 Mai - 0:00

La fille ne se formalise pas sur ma remarque, qui lui arrache même un sourire. « Ouais puis fais attention, je crache du feu quand je suis en colère aussi. Mais bon, je le montre pas trop, il paraît que ça se fait pas. Va savoir pourquoi. » Elle hausse les épaules et affiche une moue exagérément triste qui provoquent en moi un petit rire. Magnifique, quelqu’un qui semble apprécier mes blagues de merde. Je lâche, d'une façon plus coupante que voulue « Bah tiens va savoir pourquoi, c'tellement étrange que la majorité des gens apprécient les gens sympas… » « Non, en vrai, je suis pas tant que ça une dragonne des cavernes, disons que je sors quand il faut sortir quoi, voir un peu plus, le soir histoire de m’éclater un peu. » Y'a un petit rire qui sort, sibyllin. J’observe brièvement ses yeux et m’attendrais presque à y voir les signes rougeâtres de ses éclates nocturnes. J’me voile pas la face quant aux risques de côtoyer en ce moment-même une camée des bas-fonds d’la ville, même si je m’en carre l’oignon un peu.

On s’installe au pied de l’arbre et, l’espace d’un instant, j’ai l’impression de voir le regard de la dessinatrice s’accrocher à ma malléole métallique. Simple impression ou réalité, j’m’en formalise pas outre mesure et dégaine mon téléphone, paré à tout ennui.
Je me rends quand même compte au bout d’un moment que ça ne sera pas assez et entame un semblant de conversation. « Si, Paris, banlieue parisienne, c’est pareil ouais. Mon accent est si flagrant que ça ? » Je hausse les épaules. En vérité, j’ai fait mon pur Américain et tapé la première ville française qui me passait par la tête, en faisant comme si ça résumait l’entièreté du pays. « Bingo. En fait ça va, j’suppose que tu t’es fait cramer par mon habitude à y faire attention. » Etudes de langues modernes oblige. « Paris, alors ? Ca fait un bail putain. T’as quitté y’a longtemps ? » « Tu peux tourner un peu ton visage vers la droite s’il-te-plaît ? » Aussitôt demandé aussitôt exécuté. « Au fait, moi c’est Gaëlle et toi ? » J’souris légèrement, pouce zigzagant sur le téléphone en quête du dernier jeu téléchargé. C’est cool de glander sans trop culpabiliser derrière – après tout, c’est pour la bonne cause. « Loïc. Tu peux pas faire plus Frenchie. »

Je soupire. « J’t’avouerais que ça m’intrigue plutôt… Dis-moi, c’est quoi ton genre de dessin ? Cartoon ? Réaliste ? Pop Art ? … ? » Faut dire que c’est surtout le résultat final qui m’intrigue. Et puis, y’a la question du temps aussi, que je ne pose pas tout de suite parce que je sais à quel point c’est frustrant quand on demande à quelqu’un Diiiis, t’as fini quand ? Hein hein hein ?



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Re: J'dessine à l'encre noire les contours du désespoir [Loïc], le Mer 30 Mai - 14:46

Je tique un instant quand il me dit que la majorité des gens apprécient les gens sympas. Un sourire triste fugace passe sur mes lèvres. L'espace d'un instant, je me dis une nouvelle fois que je ne suis pas normale, pas comme la majorité des gens. Parce que moi j'ai apprécié des gens qui n'avaient rien de sympa. Et je ne les ai pas juste appréciés, non, je les ai aimés de tout mon cœur. Un mec pas trop sympa en particulier. Mais les gens sympas, c'est trop banal, trop ennuyant. Je préfère l'action et les engueulades jusqu'au bout de la nuit. Ça me correspond mieux que la sympathie. Je finis par laisser tomber cette pensée pour continuer ma conversation avec le jeune homme.

On finit par s'installer au pied d'un arbre où la lumière est intéressante et éclaire le visage de mon modèle d'un jolie façon. Il repère bien vite mon accent français et je dois avouer que je suis étonnée, je pensais avoir quasiment réussi à le perdre. Et puis je n'ai pas parlé tant que ça encore... Preuve qu'il me reste toujours un petit quelque chose du pays. Les américains aiment bien ça, ils trouvent que ça donne un côté exotique. Bon à côté de ça, ils pensent que les français ne sont que des râleurs qui ne se lavent pas, qui sont impolis et qui mangent des cuisses de grenouilles et des escargots mais enfin bref... Le mec a un français parfait.

Je souris quand il me dit qu'il fait attention aux accents et que c'est ainsi qu'il a repéré mes origines. Soit. Je fronce les sourcils quand il me dit que Paris ça fait un bail.

-Tu connais ?

Il me demande s'il y a longtemps que j'en suis partie et j'attends qu'il se positionne comme je le lui demande avant de répondre.

-Je suis partie de Paris pour la Provence quand j'avais cinq ans à peu près, mais j'ai gardé l'accent parisien, je commence à expliquer. Et sinon, ça fait bientôt deux ans que j'ai quitté la France pour venir m'installer au États-Unis.

Il me donne son prénom. Loïc. Tricheur, il est français. Vu comme ça c'était encore plus simple d'identifier mon accent. Cela dit, le sien est parfaitement américain, j'en suis étonnée et un brin épatée je dois l'avouer.

-Ça fait combien de temps que t'as quitté la France toi ? je demande alors que je lève les yeux de ma feuille pour tracer la ligne de son nez.

Il soupire avant de me demander quel style ont mes dessins.

-Tu t'ennuies déjà ? Je dessine le plus réalistement possible mais je t'avoue que ça fait un moment que je n'ai pas réalisé de portrait alors je suis un peu stressée.

J'ai un petit sourire gêné avant de prendre ma gomme pour effacer mon trait trop long et le réajuster du mieux possible. Je tends mes bras pour observer ma ligne d'un peu plus loin et la comparer à Loïc, ça ira.

-Et sinon, t'es étudiant ?



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Re: J'dessine à l'encre noire les contours du désespoir [Loïc], le Mar 19 Juin - 19:02

La belle fronce les sourcils quand je lui balance Paris à tout-va. « Tu connais ? » Je hoche la tête. C’est vrai qu’à moins qu’on connaisse mon nom – qui n’est soit dit en passant pas un secret d’état soigneusement gardé au fin du Pentagone –, ils sont rares les gens qui me devinent des racines étrangères. Très rares. Surtout du fait que l’anglais soit ma langue maternelle. « Yep, j’ai dû y habiter, quoi… Un an ? Peut-être un peu moins. Mais c’était avant le lycée, ça remonte à loin. » Je me repositionne selon ses envies artistiques, et c’est à elle de me conter son passé. « Je suis partie de Paris pour la Provence quand j’avais cinq ans à peu près, mais j’ai gardé l’accent parisien. Et sinon, ça fait bientôt deux ans que j’ai quitté la France pour venir m’installer aux États-Unis. » Hochement de tête. Rêve américain, famille d’ici, études, autant de raisons pour lesquelles on pourrait préférer ce continent à l’Europe. « Ouh, je vois. Pas trop dur de passer d’un pays à l’autre ? Les mentalités, les cercles différents… » Changer d’environnement, ce n'est pas anodin, et la façon dont chacun arrive à s'adapter a quelque chose de fascinant. Je glisse un petit regard curieux à la blonde, sans vraiment trop savoir pourquoi, et m’abandonne à nouveau dans mon attitude d’avant. « Et t’en fais pas pour ton accent hein, c’est vraiment pas flagrant. ». C’est difficile de lui faire un clin d’œil dans cette position, avec les yeux baissés sur mes genoux, mais je lui offre un petit sourire complice. C’est vrai qu’on pourrait s’étonner de la facilité avec laquelle j’ai pu déceler ses origines, et un brin offensant si elle tente tant bien que mal de rentrer dans le moule depuis deux ans.
« Ca fait combien de temps que t’as quitté la France toi ? » J’ai un petit rire. « À vrai dire je suis techniquement américain – non, totalement, légalement américain. C’est mon père qui m’a légué le nom, le prénom et la langue. Mais du coup, oui, on a pas mal vagabondé à travers le monde. En ce compris la France. »

« Tu t’ennuies déjà ? » Il y a un sourire fugace sur mes lèvres, le fantôme d’un amusement passager. « Non non, juste la perspective de mon bureau et les piles interminables de dossiers qui y croulent. Autant te dire que tu peux prendre tout ton temps. » que je lui réponds avec un petit rire. « Je dessine le plus réalistement possible mais je t’avoue que ça fait un moment que je n’ai pas réalisé de portrait alors je suis un peu stressée. » Je hausse les épaules, en espérant tout de même que ce mouvement éphémère ne la troublera pas. « Eh bien on verra hein, j’irai porter une requête au bureau des plaintes si mon profil n’est pas à mon avantage. » que je lui rétorque avec un petit sourire.
« Et sinon, t’es étudiant ? » Un léger rictus me tord la bouche et je roule des yeux d’un air faussement exaspéré. « Etudiant, oui. Studieux, c'est un autre débat. » En témoigne ma galère actuelle. « J’suis en commerce international et en langues vivantes sur le campus de la ville. C’plutôt pratique. Et toi, t’es aussi inscrite à l’université ? Ennn… art ? »

Gaëlle n’a pas le temps de répondre qu’une bande de gamins à laquelle nous n’avions pas prêté attention passe à côté de nous. Torses nus. Avec des fusils à eau. En pleine bataille. Très rapidement, on se récupère des jets glacés tirés à côté de leur cible première, et j’me protège la tête d’un bras vite fait. Ma manche ne tarde pas à dégouliner. « Putain les mecs, vous avez pas envie d’aller voir ailleurs si on y est ? » que je leur crie – ce qui, franchement, ne leur fait ni chaud ni froid. Petit coup d’œil jeté à la Française. « Ca va, pas trop… » Ah, si, trempée.
Oh merde.
Y’a pas qu’elle que l’eau a lessivée.
Sur ses genoux, une feuille de dessin trempée.
Et probablement foirée.



le plus clair de mon temps, je le passe à l'obscursir.
b. vian; l'écume des jours.
POUMON NÉNUPHAR
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J'dessine à l'encre noire les contours du désespoir [Loïc]

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