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Gaëlle Dubois - Poison ambulant


Gaëlle M. Dubois
De la drogue dans le sang et de la fumée dans les poumons
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Gaëlle Dubois - Poison ambulant, le Mar 22 Mai - 15:07


Gaëlle M. Dubois
Nom : Dubois : un nom de famille tout ce qu'il y a de plus français pour la petite frenchie que je suis.  • Prénom : Gaëlle : ma tante adorait ce prénom et voulait appeler ma cousine ainsi. Mais je suis née avant, et mon père, toujours fidèle à son caractère de connard, a décidé de m'appeler Gaëlle pour emmerder ma tante. Mélanie : ma mère aurait préféré que je m'appelle Mélanie, dans un élan de bonté mon père lui a laissé me le donner comme second prénom. • Surnom : On m'appelle parfois Gaga mais gare à celui qui ose, je déteste ça ! On m'appelle Ga' aussi des fos. Sinon j'ai l'habitude qu'on dise de moi "la droguée", "la shootée", "la salope" ou "la pute" parfois, et ça je m'en fous complètement. • Age et date de naissance : J'ai 20 ans. Je suis née le 5 janvier 1998, en plein hiver à 4h du matin. Je naissais à peine et je faisais déjà chier mon père qui râle encore d'avoir du écourter sa nuit et conduire sous la neige pour emmener ma mère à l'hôpital. • Lieu de naissance : Paris, la plus belle ville du monde, la ville lumière... blablabla, que des conneries, je suis née en banlieue, au milieu de tout ces demis riches qui se prennent pour des gens biens. • Études/Métier : J'ai fait une année d'étude d'Art Plastique ici à Austin. Puis je suis allée bosser un peu à New-York, que du boulot au black, serveuse, dealeuse, voleuse. C'est pas très glorieux mais c'est bien ce que je compte faire de ma vie à Austin, les études c'est fini pour moi. • Statut civil : Célibataire, je préfère avoir de nombreuses aventures. Même si c'est plus souvent pour avoir ma dose de rêve que pour le plaisir du sexe. • Orientation sexuelle : Hétérosexuelle • Célébrité sur l'avatar : Bryden Jenkins
Septembre 2016

"Qu'est-ce qui te fait vibrer Gaëlle ?" Si vous m'aviez demandé cela il y a un an, ma réponse aurait été celle d'une fille sage. Mais vous me la poser aujourd'hui, et je ne suis plus une fille sage. Il y a un an, j'aurais dit que j'aimais danser, que la danse classique était ma passion. Mais aujourd'hui, je ne peux plus enchaîner deux pas de danse gracieusement, et pas quatre sans tomber. C'est l'inconvénient d'être tombée dans la drogue. Ça ne me dérange pas plus que ça en fait, parce que la danse n'est plus ma passion, elle a été remplacée par ma passion pour la drogue. Il y a un an, je vous aurais dit que la peinture me faisait vibrer, et c'est toujours le cas. Il y a un an, je peignais des portraits et des paysages, aujourd'hui, mon art est comment dire ? Plus abstrait. C'est pas vraiment de ma faute, c'est juste que j'aime bien boire quelques verres ou fumer un ou deux pétards avant de commencer une nouvelle toile, le résultat est plus... surprenant au moins. Il y a un an, j'aurais dit que j'aimais lire, maintenant si vous me parlez de livres, je sais à peine ce que c'est. Aujourd'hui, les seules choses qui me font vibrer c'est les seringues, quelques cachets, les sachets de quelques grammes de cannabis et les autres substances du genre. Faîtes pas les innocents, vous savez bien de quoi je parle.  

"Quels sont tes rêves Gaëlle ?" Mes rêves ? Pourquoi vous demandez ça ? Je les ai perdu il y a un an, mes rêves. Je rêvais de voyager, aujourd'hui je peux même pas me payer un billet d'avion aller simple pour la France, tout le fric que mon père me file pour les études passe dans la drogue. Je rêvais d'être une fille classe et belle, aujourd'hui je me pique dans des ruelles abandonnées, mes cheveux secs et ternes me tombant dans les yeux. Je rêvais d'avoir de nombreux amis, aujourd'hui, je cherche mes amis parmi ceux qui peuvent me fournir ma dose quotidienne. Le seul rêve que j'ai gardé, c'est celui de devenir une artiste indépendante, de pouvoir en vivre et d'emmerder les gens qui ne m'aiment pas. Bon ok, emmerder les gens qui ne m'aiment est un rêve que je réalise depuis que je sais dire "ta gueule", et croyez moi ça fait longtemps !  




Vous voulez en savoir un peu plus sur moi ? Profitons donc d'un de mes rares moments de lucidité pour que je vous raconte ma vie. Honnêtement, vous êtes pas obligés de rester jusqu'au bout, je ne vais rien raconter d'extraordinaire et vous risquez de vous ennuyer au bout de cinq secondes. Vous risquez de vous ennuyez, parce que pour parler de moi, il faut d'abord que je vous parle de mon père. Et vraiment, c'est une des personnes les plus ennuyeuses et les plus pénibles que je connaisse. Mais, si vous êtes décidés à rester alors c'est parti ! Ça vous dérange pas que j'allume une cigarette ? Non ? Tant mieux. De toute façon, si vous m'aviez demandé de ne pas l'allumer, je l'aurais fait quand même. C'est vous qui voulez que je raconte ma vie, alors faut vous adapter hein. Bon, cette fois, je commence vraiment !  

Donc, je m'appelle Gaëlle Dubois, mais ça vous l'aviez compris. Cependant, il faut que je vous raconte la petite histoire qui se cache derrière ce prénom. Ma tante adorait ce prénom et voulait appeler ma cousine ainsi. Mais je suis née avant, et mon père, toujours fidèle à son caractère de connard, a décidé de m'appeler Gaëlle pour emmerder ma tante. Puis j'ai un deuxième prénom aussi, ma mère aurait préféré que je m'appelle Mélanie, dans un élan de bonté mon père lui a laissé me le donner comme second prénom. J'ai 19 ans mais ça aussi vous le savez, je suis née le 5 janvier 1998, en plein hiver à 4h du matin. Je naissais à peine et je faisais déjà chier mon père qui râle encore d'avoir du écourter sa nuit et conduire sous la neige pour emmener ma mère à l'hôpital. Je suis l'aînée de ma famille, j'ai grandi dans une banlieue résidentielle de Paris. Mon père partait tous les matins sur la capitale pour travailler dans un cabinet d'avocats alors que ma mère était femme au foyer. Je viens d'un milieu assez aisé, pas d'un milieu hyper riche, mais mes parents ne manquent pas d'argent, c'est certain !  

J'avais cinq ans quand mon frère est né. Je ne vais pas trop perdre de temps à vous parlez de lui. Vous vous en fichez non ? Même si vous vous en fichez pas, il est pas très important. Après tout, c'est juste un gamin qui est encore au collège en France et qui passe son temps à se plaindre de mon père dans les jupes de ma mère. Peu importe, on s'est jamais bien entendus mon frère et moi. Bref... donc, quand cet abruti congénital est né, mon père a décidé de plaquer son boulot d'avocat sur Paris pour descendre en Provence. Parce que vous comprenez, « la Provence c'est classe » et que « tous les riches ont des villas en Provence ». Quel con... Comme d'habitude ma mère n'a rien dit et elle s'est sacrifié comme toujours en abandonnant ses amis et sa famille. En fait, ma mère ne voit plus personne depuis qu'on a déménagé, elle ne s'est jamais refait de très bon amis. Quoi, vous trouvez ça triste ? Et puis quoi encore ? Si elle avait pris l'habitude d'ouvrir sa gueule face à mon père, on serait restés sur Paris et elle aurait continué à voir ses amis. Mais non, ma mère est une femme soumise à son mari. Vous comprenez, c'est l'homme qui fait la loi à la maison. Que des conneries...  

J'ai fait toute ma scolarité dans des écoles privées où il fallait être parfaite. Au début, ça ne me dérangeait pas. J'aimais être parfaite et polie. C'était gratifiant. Ce n'est vraiment pas la peine que je vous raconte mes années en primaire et au collège, il n'y a rien d'intéressant.  

Les choses ont commencé à changer quand je suis entrée au lycée. Mon père voulait que j'étudie les maths et la physique. Pour la première fois de ma vie, je lui ai tenu tête et j'ai choisi d'étudié les lettres avec une option arts plastiques. C'est à partir de ce moment là que j'ai su que je voulais faire des études d'Arts Plastiques. Je me suis énormément disputée avec mon père à ce sujet... Bah, il fallait bien que quelqu'un lui tienne tête dans la maison !  

Pour mes études supérieures, mon père voulait que j'aille à Austin pour étudier le Droit vu que j'avais définitivement tiré un trait sur les matières scientifiques. J'ai énormément insisté et finalement mon père a accepté de me payer des études d'Arts Plastiques. Après tout, c'était à Austin alors va pour des études d'Arts Plastiques.  

Je suis arrivée au Texas un mois avant la rentrée scolaire. Libérée de la pression paternelle, je sortais tous les soirs dans des bars ou en boîtes. J'ai rencontré pas mal de garçons et fait de nombreuses expériences. Un soir, il y en a un, je ne me rappelle même plus de son prénom (c'est bon ne levez pas les yeux au ciel comme ça, ça arrive à tout le monde de ne plus se rappeler du prénom d'un ex...), qui m'a fait fumer un joint. C'était la première fois que j'essayais et je n'en garde pas un bon souvenir. Mais il m'a fait réessayer plusieurs fois et j'ai fini par m'habituer à la sensation. C'était pas si mal en fait ! Et ça aurait tellement énervé mon père que ça en était jouissif et que j'ai continué. J'ai essayé d'autres trucs aussi, la cocaïne d'abord puis l'héroïne... Et là, je suis tombée dedans plus vite que je ne l'aurais voulu. Ça va faîtes pas cette tête c'est cool en fait ! Ça vend du rêve, ça fait du bien, j'en ai besoin de toute façon. Aujourd'hui, je me shoote toujours pour faire chier mon père mais aussi parce qu'il faut bien combler la sensation de manque. Sensation horrible qui s'oublie vite quand les substances se diffusent dans l'organisme. Mieux qu'un orgasme je vous jure ! Ou au moins presque aussi bien. Je m'en fiche d'avoir l'air d'une dépravée tant que j'ai ma dose d'héro tous les jours.  

Y a quelques temps, j'ai franchi un nouveau cap. Mon père en mourrait d'une crise cardiaque s'il l'apprenait, je devrais peut-être lui dire alors... oh ça va c'est juste une blague, l'humour noir vous savez... Bref, maintenant que la sensation de manque est de plus en plus souvent présente, je manque d'argent pour payer ma dose, alors bon j'offre mon corps à qui veut bien me donner un peu de quoi planer pendant quelques temps... C'est pas si mal, je rencontre des gens comme ça vous savez, on s'éclate, et on se shoote ouais.  

Novembre 2017

Ça commence à faire vraiment longtemps que je n'ai pas parlé de moi. Et une mise à jour s'impose parce qu'il s'en est passé des choses en un peu plus d'un an ! La dernière fois qu'on s'est parlé vous et moi, j'étais à Austin, aujourd'hui je suis dans l'avion en direction de New-York. Laissez-moi vous expliquer.  

C'est à peu près au milieu de l'année scolaire que je l'ai rencontré, Alek, un petit dealer de quartier qui me vendait ma dose. Je pense qu'il était un des seuls qui m'auraient assez respectée pour ne pas profiter de moi dans mes moments de désespoir. Preuve en est : notre espèce d'accord assez étrange qui n'avait pas beaucoup de sens. De la came contre mon aide en cas de besoin et un remboursement plus tard. Je ne l'ai pas encore remboursé en fait, et je ne le ferait probablement jamais. L'été est ensuite arrivé, et avec lui des incendies ravageurs. Et le dealer, il a tout perdu. Il s'est trouvé sans rien du jour au lendemain, seul avec sa fierté qu'il a ravalé pour me demander de l'aide. C'est à ce moment là que j'ai appris qu'il avait fait de la prison et qu'il n'était en réalité qu'en liberté conditionnelle. Alors je l'ai accueilli chez moi, jusqu'au terme de cette fameuse conditionnelle. Et quelle histoire ça encore... Je venais de comprendre que j'étais enceinte d'un type croisé dans un bar à strip-tease et que j'avais vu quelques fois dans l'été, quand l'agent de probation est arrivé et a réussi à trouver un putain de sachet de coke dans l'appart. Ça aurait pu être le début des ennuis et le retour à la case prison pour Alek. Alors je suis rentrée en jeu, et je me dégoûte... j'ai montré à ce flic le chemin de ma chambre et j'ai fait ce qu'il fallait pour qu'il oublie cette histoire de sachet. Alek s'est barré de l'appart et je me suis retrouvée seule, paniquée à l'idée d'avoir un gosse.  

Quelques jours sont passés puis Alek m'a montré comment on volait, comment on dealait. Étrangement, cela m'a amené des sensations magiques, que je n'avais jamais ressenti, une espèce d'adrénaline on ne peut plus agréable. Il dit que je suis douée et je le crois. Le russe a fini par passer un accord avec un mec à New-York et il m'a proposé de partir avec lui. J'ai tout lâché, j'ai dit oui. Je m'envole vers de nouveaux horizons, vers la ville qui ne dort jamais.  

J'allais monter dans l'avion quand j'ai eu mes règles. Putain de soulagement ! Deux mois de retard, mon corps est un malade. C'est donc détendue que je pars pour New-York.  

Je me suis désinscrite de l'université d'Austin. Il a donc fallu trouver une solution pour que je puisse rester sur le sol américain. J'ai tenté ma chance sans être convaincue à la loterie organisée afin de faire gagner gratuitement une carte de résidente permanente aux Etats-Unis. Et ça a marché ! J'ai été tirée au sort, il ne reste plus que quelques démarches administratives à terminer et d'ici un ou deux mois, j'aurais entre les mains ma carte verte qui me donnera autant de droit qu'à n'importe quel citoyen américain. Mon père m'a coupé les vivres, j'ai plus d'argent, je vais bosser au black mais cette perspective d'une nouvelle vie, ici à New-York, avec Alek, me réjouie.  

Mai 2018

Bon, par où commencer ? Me revoilà, à nouveau dans l'avion... Direction Austin... Mon séjour à New-York n'a pas duré très longtemps... On était arrivé depuis quelques temps et on faisait tranquillement notre vie quand Alek a fait une overdose. Une putain d'overdose ! J'ai jamais autant paniqué que ce jour là. Bref on s'est retrouvé à l'hôpital. J'avais promis de retourner le voir le lendemain après que les médecins l'aient sauvé. Seulement, quand je suis revenue, il n'y avait plus personne. A l'accueil de l'hôpital on m'a appris que le russe était parti quelques heures plus tôt. Déconcertée, je suis alors allée chez lui. Comme il n'ouvrait pas, je me suis servi du double des clés qu'il m'avait laissé. J'ai découvert un appartement vide. Il y restait seulement les meubles. Les placards étaient vides et les quelques affaires du dealer avaient disparues. Une main sur le cœur, l'autre devant la bouche, ma respiration s'était accélérée jusqu'à devenir saccadée. J'avais fini par m'écrouler à genoux sur le sol froid, les épaules secouées de sanglots. Au bout de ce qui m'a semblé être une éternité, j'ai enfin eu le courage de bouger. J'ai laissé les clefs à la concierge et je suis rentrée chez moi.

Il m'a abandonnée. Je n'ai jamais essayé de l'appeler, je sais qu'il a du laisser son téléphone volé dans une poubelle sur son chemin.

Je n'avais aucune envie de rester à New-York pour vivre une vie qui ne comptait pas Alek. Alors que je commandais un billet d'avion et que je faisais ma valise, je me demandais ce qui avait poussé le russe à partir. J'en suis arrivée à la conclusion qu'il avait entendu ce que je lui disais alors qu'on attendait les secours. A ce moment là, en pleine panique j'avais à mi-mots avoué qu'il était plus qu'un ami pour moi. Je n'aurais jamais du, je suis quasiment sûre que c'est ce qui a poussé le garçon sans attache à me fuir.

Blessée au plus profond de mon être, vivant désormais avec une douleur supplémentaire, revenir vivre à Austin m'a paru être la situation la plus évidente.
fiche créée par Rinema






DESTROYED GIRL
her lungs are ashes and her blood is drugs. she survives because she's too dumb to live.
(@POE, BEERUS)

Gaëlle Dubois - Poison ambulant

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