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Indylla & Barth


Barthelemy De Olivierec
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Indylla & Barth, le Mar 15 Mai 2018 - 20:16

Barthelemy est passé devant la patinoire aujourd’hui en faisant visiter un appartement à un jeune couple qui cherche à investir dans l’immobilier. C’est là qu’il s’est souvenu d’Indylla et de leur premier rendez-vous. Voici deux bonnes semaines qu’ils s’étaient revus à l’improviste et évidemment, ni l’un ni l’autre n’avait pensé à reprendre les coordonnées, persuadés qu’ils les avaient encore. En réalité, le français était persuadé que le numéro de son ex-petite amie était stocké dans son vieux téléphone mais lorsqu’il avait cherché le lendemain, il s’était rendu compte que ce n’était pas le cas. Et pourquoi avait-il fallu que lui-même change de numéro il y a quelques mois, à la suite d’un harcèlement téléphonique ? Impossible de reprendre contact. Il avait bien pensé à aller la chercher à l’hôpital mais honnêtement, après la dernière fois où ils se sont croisés là-bas, il s’est dit que ça ne serait pas une si bonne idée.

Puis, Bloom était tombée malade au cours de la semaine, et il s’était occupé de cela en priorité, à la moindre minute où il n’était pas au boulot, étant donné que Zoé est en déplacement professionnel depuis trois semaines déjà, une soudaine vocation pour la vente de thé aphrodisiaque apparemment, qui demande une formation à l’autre bout des Etats-Unis. Barth ne s’était pas focalisé là-dessus et avait promis qu’il se débrouillerait avec la petite en attendant le retour de sa mère. En même temps, faudrait bien qu’un jour, ils reprennent leurs vies chacun de leur côté et depuis que le brun a recroisé Indylla, il se dit que ça serait une bonne chose qu’il reprenne son indépendance, loin de la mère de sa fille, bien que cette dernière ne soit qu’une amie.

Bref, il était donc passé devant la patinoire et là, tout un tas de souvenirs étaient remontés dans sa mémoire, et une envie irrépressible de revoir la jeune femme s’était fait ressentir. Il avait regardé une énième fois son téléphone, espérant un coup de fil qui ne viendrait sans doute jamais. Et bientôt, après sa journée de travail, ça lui fit enfin tilt. « Putain quel con ! » Se dit-il à lui-même alors qu’il venait enfin de penser au mec de la soirée de saint valentin. Il aurait sans doute les coordonnées de la jeune femme non ? Aussitôt dit aussitôt fait ; mais non, impasse.

Il ne restait donc plus qu’une solution. Barth regarde alors sa fille avec un sourire en coin. « Je suis désolé ma puce. Tu sais que papa n’aime pas se servir de toi, mais là, c’est pour la bonne cause. » Il l’habille donc, soudainement heureux que la petite soit encore un brin malade et direction l’hôpital au service des urgences. Comme si elle avait ressenti ce qu’elle devait faire, Bloom se met à pleurer sans plus s’arrêter et le français, au bureau d’accueil pète un scandale. « Je veux voir la direction, tout de suite ! C’est inadmissible de ne pas soigner un bébé ! Elle pourrait mourir et vous nous faites attendre depuis 3 heures ! Appelez la direction ! » Sans doute pas la bonne stratégie, mais faut ce qu’il faut pour revoir la belle Indylla…
Indylla C. Vansaphire
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Tu ne peux plus fuir, cette fois tu vas devoir rester et écouter ce que j’ai à te dire : Je t’aime. Je t’aime à un tel point que ça me dévore... Je t’aime tellement, et je sais que tu m’aimes aussi. Je t’en prie, dis moi que tu m’aimes... Dis moi que tout ce qu’on s’est affligé, tous ces mensonges, toutes ces trahisons, toutes ces disputes avaient une raison d’être. Dis moi que c’était pas pour rien... J’aurais jamais cru qu’on pouvait se faire du mal en s’aimant trop. Mais peut être que si.



❧ Mon mari, mon droit à l'erreur ...



Tout le monde a le droit d’être amoureux de la mauvaise personne au mauvais moment. Ce serait bizarre sinon. Les adieux les plus difficiles sont ceux qui n’ont jamais été dits ou qui n’ont jamais été expliqué. Cependant, dans toute séparation, il y a la promesse d'une jouissance : celle d'être à nouveau à soi !



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Re: Indylla & Barth, le Mar 15 Mai 2018 - 23:26

Agréable surprise
Cela faisait quelques jours maintenant que Barthelemy et moi, nous avions fait nos retrouvailles au Spider House Café. Retrouvailles tantôt calmes, tantôt explosives, tantôt plus douces. Le revoir, avait été une vraie montagne russe émotionnelle. Nous nous étions quitté sur une note plutôt positive, avec l’espoir de nous revoir. Chose que nous n’avions pas encore faite depuis et pour cause. Je n’avais plus son numéro.  Lors de mon départ pour le tour du monde, j’avais soigneusement pris soin d’effacer toute trace du beau français dans ma vie. Que ce soit en photo ou sur mon téléphone, tout y était passé. A cette époque, je ne voulais plus penser à lui, de quelques façons que ce soit. Et maintenant, je regrettais amèrement. De son côté, j’imaginais que cela soit pareil car je n’avais pas reçu d’appel de sa part. Auparavant, je me serai imaginée une centaine de films mais aujourd’hui, je pensais sincèrement qu’il n’avait tout simplement, plus mon numéro.

Pour ma part, je n’avais pas vraiment cherché après lui, étant trop préoccupée par mon travail. J’avais remis cela à ce week-end. Au moins, j’aurai tout le loisir de chercher à le joindre, sans avoir à penser aux horaires et aux demandes de vacances de mes infirmières. Entre les plannings, les réunions de crises et les patients mécontents, je n’avais de temps pour rien. Aujourd’hui, ne dérogeait pas à la règle.

Depuis ce matin, je n’avais pas arrêté. J’avais tellement été prise par les réunions avec mes supérieurs et les petits problèmes du service, que je n’avais même pas eu le temps d’avaler mon jus d’orange et mon kinder buenos. Sacrilège. Car maintenant, j’avais faim et je commençais à sincèrement devenir de mauvaise humeur pour le coup. Et malgré cela, mon téléphone de service ne faisait que sonner. Sonner. Sonner. Sonner. Encore et encore. Comme si le monde ne pouvait pas se passer de moi, quelques instants.

Finalement, après des sonneries incessantes, je décida d’abonner mon ordinateur pour répondre, d’une voix plutôt sèche.

« Oui ?! » - « Madame Vansaphire ? »  - « Oui ? Que se passe-t-il ? » - « Il faudrait que vous vous déplaciez jusqu’à l’accueil des urgences assez rapidement. » - « Et pour quelles raisons ? Je suis occupée pour le moment. » - « Il y a le père d’une patiente qui vient d’être admise qui souhaite parler à la direction pour exprimer son mécontentement par rapport à l’attente dont est victime son enfant. » - « Et vous ne savez pas le calmer ? » - « Non, il exige de voir mes supérieurs. » - « Vous ne savez pas appeler le médecin en chef pour qu’il s’en charge ? » - « Non, il est occupé avec une urgence. » - « Parce que je ne suis pas occupée peut être ? Enfin. Dites-lui que j’arrive tout de suite. »

Blasée, je racrocha. Comme si j’avais besoin de ça ! Les gens … Vraiment des casse-pieds parfois. En même temps, je n’en pouvais rien moi ! Qu’allais-je bien pouvoir lui pondre comme mensonge ? Que les médecins sont plus occupés à boire leur café plutôt que de s’occuper des patients ? J’aurai bien aimé, mais je leur devais le respect et la dévotion … Un tas de conneries oui !

Finalement, trainant les pieds, je me dirigea vers le secrétariat des urgences. La secrétaire me tendit le dossier de la petite patiente pour que j’y jette un œil. Un gros rhume de base. Rien de bien effrayant pour la petite. D’un pas décidée, je sortis du sas, me dirigeant vers la salle d’attente, sans même la regarder, mon yeux, à la recherche du prénom de l’enfant.

« Pourrais-je voir le papa de la petite Bloom, s’il vous plait ! »

J’étais un peu soulée de la situation. Et pourtant, quand je releva mon regard pour enfin voir le visage de la personne qui demandait à me voir, je me mis à sourire instantanément. Barthelemy ! Voici le papa impatient.

« Barthelemy ! Si on m’avait dit qui tu étais, je serai  venue plus vite ! »

Le jeune homme ayant la petite dans les bras, mon regard se posa quelques instants sur elle.

« Je présume que c’est ta fille ? Que lui arrive-t-il à cette petite puce ? »


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I hate you, because you make me love you so hard
Il y a des chansons qui nous donnent envie de danser. D’autres, qui nous donnent envie de chanter à tue-tête. Mais les meilleurs chansons sont celles qui nous ramènent à l’instant précis où on les a entendus pour la première fois, et qui à nouveau nous brisent le cœur ...♛ by endlesslove.
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Re: Indylla & Barth, le Mer 16 Mai 2018 - 8:15

La personne en charge de l’accueil avait fini par appeler ses responsables, et lorsque Barth entendit le nom d’Indylla, il se dit que son plan avait fonctionné. Pour autant, de retour dans la salle d’attente, il commençait déjà à regretter son plan d’action. Il aurait dû tout simplement la demander, ou même encore questionner sur ses heures de travail, afin de l’attendre à la sortie de l’hôpital. Il aurait pu attendre des heures, pour le peu qu’elle fasse des heures supplémentaires, mais ça aurait valu le coup. Ouais, il y avait d’autres méthodes, donc faut espérer que la belle blonde ne lui en veuille pas pour ces fausses humeurs exagérées. Tant pis, il aura au moins tenté le tout pour le tout. N’est-ce pas ce qu’ils savent faire le mieux ces deux là, l’un pour l’autre ?

Et bientôt, la jeune femme fait entendre le nom de sa voix. Immédiatement, Barthelemy relève la tête vers la porte de la salle d’attente et affiche un grand sourire. Il s’avance vers Indylla. Quelle tactique utiliser : faire croire qu’il était sérieux dans ses remontrances ou bien avouer immédiatement que tout ceci n’était qu’une ruse. Il décide d’opter pour la deuxième option, parce que la première n’a jamais été une bonne solution. « A vrai dire, elle a juste un gros rhume. » Il fait une petite grimace. Certes, il n’aime pas voir sa progéniture aller mal, mais c’est le cycle de la vie et il est loin de s’inquiéter outre mesure.

« C’est possible de se voir en privé ? »

Sans avoir des choses ultrasecrètes à lui dire, il n’a aucune envie de s’étendre devant tous les patients qui attendent encore. Bah oui, il fait quand même perdre son temps à l’un des médecins pour le coup, ce qui n’est pas très gentil, mais il s’en fiche un peu pour le coup. Il suit la blonde un peu plus loin et une fois qu’ils sont enfin tranquille, il pose Bloom dans le cosy qu’il trimballait jusque là. Elle s’est endormie, good girl.

« J’espère que tu ne m’en voudras pas. Je ne savais pas trop comment te retrouver. Je voulais t’appeler mais je n’ai plus ton numéro alors, j’ai eu cette idée un peu stupide de me servir de ma fille pour te faire appeler. »

C’était un coup de poker au fond, parce qu’il aurait très bien pu tomber sur quelqu’un d’autre, mais sur le coup, il n’avait pas tellement pensé à cette possibilité à vrai dire.

« Enfin, je ne veux pas te faire perdre trop ton temps si tu as trop de boulot. »

Il se contentera de son numéro de téléphone ou d’un rendez-vous pour un peu plus tard dans la semaine au pire des cas.

« Et puis comme ça, tu auras vu ma petite merveille. » Ajoute-t-il en posant un regard bienveillant sur Bloom.
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❧ Mon mari, mon droit à l'erreur ...



Tout le monde a le droit d’être amoureux de la mauvaise personne au mauvais moment. Ce serait bizarre sinon. Les adieux les plus difficiles sont ceux qui n’ont jamais été dits ou qui n’ont jamais été expliqué. Cependant, dans toute séparation, il y a la promesse d'une jouissance : celle d'être à nouveau à soi !



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Re: Indylla & Barth, le Jeu 24 Mai 2018 - 9:55

Agréable surprise
Même si pendant un cours instant, j’avais sincèrement détesté la personne qui avait osé me déranger dans mon travail, maintenant, j’étais très contente de revoir le beau français. Même si à la base, il venait pour sa fille et non pour moi. Enfin, c’était ce que je pensais avant que Barthelemy ne m’avoue que sa petite fille avait juste un rhume. Diagnostic efficace pour une simple infirmière …

« C’est la saison des rhumes pour le moment chez les enfants. Tu ne devrais pas t’en faire pour cela. »

Il était vrai que nous avions reçu beaucoup d’enfants pour les mêmes raisons. Entre le beau temps et le mauvais temps qui régnaient constamment, s’alternant un jour sur deux, beaucoup de personnes tombaient malades. Entre les personnes âgées et les enfants, on peut dire que nous étions très « gâtés » en ce moment. D’ailleurs, je n’avais pas encore posé mon regard sur la petite fille. Je m’imaginais bien un film dans lequel Barthelemy était surement l’un de ses parents, un peu casse-pied qui nous harcèle de questions, au risque de se répéter à chacun de nos passages dans la chambre. Mais pour le coup, je me sentais un peu gênée de la présence de la petite Bloom.

« Oui. Je crois qu’il doit y avoir une chambre de libre là-bas. Suis-moi. »

Sur le coup, je ne comprenais pas trop pour quelle raison, il souhaitait s’isoler. Avait-il quelque chose d’important à me dire ? Ce qui expliquait tout ce remue-ménage ? Ou était-ce simplement par soucis d’intimité ? Bien que dans un hôpital, tout est relatif au niveau de l’intimité. Quoi qu’il en soit, j’ouvris le sas qui séparait la salle d’attente et la zone de soins et invita le jeune homme, bien chargé par le cosy et la petite Bloom à entrer. Un peu timidement, je m’approcha un peu du jeune homme, lorsqu’il déposa la petite fille endormie dans son cosy.

« Ne t’en fais pas. Je ne vais pas t’en vouloir pour ça. Et puis, heureusement que tu sais où je travaille car si tu attendais après moi, il m’aurait fallu quelques jours supplémentaires pour te retrouver. Puisque je ne sais même pas où tu travailles … »

J’étais très loin de lui en vouloir. Au contraire, j’étais contente qu’il ait fait la démarche de venir me voir. Après tout, j’avais imaginé beaucoup de scénarios catastrophes depuis notre entrevue. Je m’étais même dit qu’il avait surement dû se réveiller un jour, et se dire que toute cette histoire, n’avait ni queue, ni tête. Et il n’aurait surement pas tord dans le fond. Nos retrouvailles s’étaient tellement passées de manière surprenante que même moi, j’aurai pu me réveiller le lendemain, dessoulée, en me disant que tout ce qui s’était passé, n’était qu’une erreur de plus sur notre parcours. Une façon de plus, de nous faire du mal. Encore et encore.

Me tirant de mes pensées, un instant, je souris au jeune homme. Au fond, il n’avait pas tord. J’étais débordée par le travail. Mais ce qu’il ne savait, c’était que pour passer quelques instants avec lui, j’étais prête à tout abandonner.

« Ne dit pas de bêtise ! De un, le travail peut bien attendre. Après tout, c’est moi qui décide maintenant. Et de deux, tu n’as jamais été une perte de temps, et tu ne le seras jamais, M’sieur De Olivierec ! »

D’ailleurs, en parlant de Mr De Olivierec, je sentis tout à coup, comme un vent de chaleur désagréable, me traverser le corps. Mon badge ! Il fallait que je l’enlève. Puisque j’avais changé de grade lors de mon retour, mon badge avait été changé et comme j’étais « légalement » mariée, j’avais été obligée de mettre le nom de mon cher mari … Vansaphire. Et pour être honnête, je n’étais pas encore prête à parler de tout cela au jeune homme. Notre relation était pour le moment, trop fragile à mon goût que pour lancer la bombe là, maintenant. Je profita donc qu’il regardait sa fille pour l’enlever de ma poche et le glisser à l’intérieur. Et un problème en moins. Un !
Après cela, je décida de m’approcher un peu plus du cosy pour enfin, poser mon regard sur la petite fille qui dormait paisiblement. Elle était très jolie. En même temps, en ayant comme père Barthelemy, cela m’aurait étonné du contraire à moins que sa mère soit un film d’horreur à elle-seule.

« Oui, elle est très mignonne. Mais, ça me fait bizarre de te voir avec une enfant. Je ne suis pas encore habituée à l’idée que tu sois devenu père. Comme quoi, la vie continue ! »

Il était vrai que lors de la soirée passée, nous n’avions pas vraiment abordé ce sujet. Il en avait parlé lorsque nous étions dans le noir. Mais à cet instant, j’étais loin de m’imaginer que c’était Barthelemy et par la suite, nous étions trop occupés à régler nos problèmes que pour en rediscuter. Voir cette enfant, me faisait un petit pincement au cœur mais que pouvais-je bien y faire ? C’était la vie. Et même après mon départ, elle avait continué d’avancer. Je ne pouvais pas lui en vouloir. Après tout, c’était moi qui avais décidé de tout abandonner pour vivre une vie d’aventure.

« Elle a quelle âge maintenant ?  Car au final, tu ne m’en as pas dit plus la dernière fois ? Et … Je connais sa mère ? »

Oui, j’avais envie de savoir si la mère de la petite faisait partie de mes connaissances ou des siennes. Après tout, je n’en restais pas moins une femme … Curieuse !


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