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Un week-end ensoleillé [ft. Havane]


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Un week-end ensoleillé [ft. Havane], le Mar 1 Mai - 17:57


Un week-end ensoleillé
Havane X Thomas
Comme prévu, je me trouve au même endroit, au même moment. Je n'allais pas me défiler. Au contraire, revoir un peu la mer n'allait me faire que du bien. Si je pouvais amener Jason et son Jules dans ce genre d'endroit pour qu'ils décompressent ça serait parfait... Peut-être lui en faire cadeau pour le remercier de tout ce qu'il fait pour moi; principalement me supporter. Un bermuda, des lunettes de soleil, des tongs et un débardeur, j'avais mon baluchon à mes pieds et ma planche enfoncée dans l'herbe. Si elle ne se ramène pas avec un van combi, je crois que je me sentirais vraiment déçu. C'est la base non pour un voyage comme ça? J'attrape mon paquet de clopes en l'attendant, et en fume une, peut-être deux au passage. Les femmes... Faut vraiment être patient. Et en plus, ce n'est même pas encore ma copine. Imaginez ce que je vais endurer si je la fais mienne. Je décide de me laisser tomber au sol et de me mettre en tailleur avant de m'étendre, tirant toujours sur ma cigarette.
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Re: Un week-end ensoleillé [ft. Havane], le Mar 1 Mai - 21:10


Un week-end ensoleillé
Havane X Thomas
J’étais un peu stressée d’aller à l’aventure avec un type que je connaissais à peine. Pourtant j’avais eu un bon feeling avec lui, ce qui me rendait plus confiante. Et puis, j’étais ici pour faire des expériences et penser par moi-même sans être surveillée. C’était l’occasion idéale de faire mes preuves ! Les cheveux au vent, je conduits en direction du parc, notre point de rendez-vous. J’ai loué un Pick-up bordeaux, pour transporter sa planche. Du moins, j’imaginais qu’il en avait une. Et puis, ça nous permettrais de dormir à la belle étoile sans dépenser le moindre sou, sauf si monsieur est du genre fragile. J’avais soif d’aventure. A sa hauteur, je klaxonne et je baisse la vitre côté passager : « Cé pas lé moment dé dormirrrr ! » Criais-je à sa rencontre. J’avais troqué ma tenue sportive de la dernière fois contre une robe printanière légère. Elle était parfaite pour notre escapade à la mer. Je lui fais signe du pouce de mettre ses affaires dans le coffre à ciel ouvert. J’attends patiemment qu’il entre dans la voiture en dodelinant de la tête au rythme de la musique tandis que j’introduis l’adresse dans le GPS. Lorsqu’il entre enfin, je baisse la musique et je lui souris. « Tou es prrrêt ? » Je ne le quitte pas des yeux, je suis contente de le revoir. J’enclenche le moteur et avant de démarrer j’ajoute « Che ne connais même pas ton prrénom… »
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Re: Un week-end ensoleillé [ft. Havane], le Mar 1 Mai - 22:11


Un week-end ensoleillé
Havane X Thomas
Je crois qu'en entendant le klaxon, je n'avais qu'une envie en tête; la trucider mais si je veux pouvoir être avec elle, il ne faut pas que je pense à cette solution. Je me redresse difficilement et vois la voiture. Ca aurait pu être pire, c'est vrai. Elle avait eu une bonne initiative. Je râle et me rapproche, posant délicatement ma planche adorée dans le coffre ainsi que toutes mes affaires, récupérant quelques câbles avant de m'installer du côté passager. "Ha ben je n'attends que toi pour le coup. Sérieusement? Tu faisais quoi? Moi je pensais que tu t'étais défilée!" lui dis-je en la grondant légèrement avant qu'elle ne me ramène à la réalité. "Ha oui. Thomas et toi?" Une question en mode "ouais dis mi comme ça on est fixés" mais c'était plus qu'un détail qu'autre chose. J'allais probablement l'oublier rapidement. "J'espère que tu as le sens de l'orientation et que tu sais où tu vas, car moi, pas du tout. Une prise jack dans le poste, l'autre à mon portable, c'est un agréable son et qui me fait penser à un petit road trip jusqu'à la mer que je nous mets pour la route, même si je passais un message à cette dernière avec cette chanson. J'avais vu la traduction dans ma langue dans MOI au moins je sais ce qu'il dit. "CA VA C'EST PAS TROP FORT?" hurlais-je pour qu'elle m'entende. J'avais envie de la faire chier après qu'elle m'est recalée.
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Re: Un week-end ensoleillé [ft. Havane], le Mar 1 Mai - 23:09


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Havane X Thomas
Il me reproche d’être en retard mais ça ne m’empêche pas de sourire. En réalité, je n’étais pas à l’heure à cause de la voiture « Cé oune boite automatique chez vous. En Italie, che rrroule une manouelle. » J’ai fait quelques ratés au démarrage, heureusement que le loueur de voiture était compréhensif, je ne devais pas être la première étrangère à qui cela posait problème. « Che du apprrendre. » C’était une bonne excuse pour justifier mon retard. « Havane » me présentais-je à mon tour tout en commençant à rouler. Il ne semble pas plus s’attarder sur les présentations, pas de soucis, nous auront le temps. « Ché pour ça qu’on a mis dé GPS dans lé voiturrr » ironisais-je. Je le laisse mettre sa musique, j’aime bien connaître les goûts musicaux des personnes avec qui je traîne. Mais je dois bien avouer que ceux de Thomas me surprennent. C’est Mika, je le sais, j’ai étudié ses textes lorsque j’étudiais le français à l’université de Rome. Il met le son à fond et je me mets à chanter, connaissant les paroles par cœur. « CE PERFECTO » hurlais-je à mon tour. Je chante jusque la chanson se termine tout en tapotant sur le volant. « J’ai pas enviiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie, j’ai pas enviiiiiiiiiiiiiiiiiiie » Lorsque la chanson se termine pour baisser le son et je lui pose la question fatidique « Tou é gay ? » Je n’étais pas là pour le juger mais je dois avouer que les personnes du sexe masculin qui écoutent cet artiste ont un penchant pour les même gens du même sexe. Je me justifie rapidement, peur qu'il ne se sente blessé par mon côté trop direct "Ca ne me dérrrrange pas ! Nenni! "
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Re: Un week-end ensoleillé [ft. Havane], le Sam 12 Mai - 23:32


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Havane X Thomas
Un sourire en long sur mes lèvres. Des yeux écarquillés qui fixent la route. Elle se fout de ma gueule. Si ça ne tenait qu'à moi, là, je l'attraperais et je la secouerais. Pour quelle raison? Je ne sais pas. Ca serait l'équivalent que de me taper la tête contre la vite tellement je n'en peux plus de ses conneries. Je ne rigole pas en plus. Surtout qu'elle me surprend à connaître ma chanson et à la chanter. La c'est la cacahuète qui fait valser les pistaches. Je laisse tomber ma tête en arrière, me mettant à souffler, cachant mes yeux qui se ferment doucement à l'aide de ma main avant de secouer la tête de droite à gauche. "J'ai l'air d'être gay?" Je ne prends pas ça comme une insulte non, mais je ne dirais pas que c'est un compliment. Surtout par la fille qu'on veut choper. C'est quoi la prochaine étape? "Je te considère comme un frère" qu'elle me dira? Je laisse tomber ma main pour reprendre mon portable et mets en musique Lonely d'Akon avant de regarder tristement vers la fenêtre, maintenant mon menton à l'aide de mon poing. "On est bientôt arrivé? J'ai envie d'pisser là." Oui j'ai le don de casser une bonne chanson et surtout une ambiance qui commence à me les briser sévère bien qu'elle, elle ne semble pas trop inquiète de ce qui se passe. En même temps, je tape la discute à une fille bornée. J'espère vraiment qu'elle le fait exprès pour m'envoyer balader gentiment. Bien qu'étant adepte des sous entendus, je déteste qu'on tourne autour du pot pour me faire comprendre les choses. "Tu t'amuses bien à rouler j'espère là, tu passes du bon temps?" Je tourne la tête vers elle et la regarde de haut en bas avant d'expirer fortement. Le voyage va être long... "Tu sais, je crois que si tu me bats au surf -bien que ça n'arrivera jamais-, je m'en remettrais jamais. Je préfère limite que tu me tabasses à mort plutôt que de me déglinguer sur une planche." Une remarque comme ça. Je regarde la route. "Et freine aussi, bon sang. Tu vas me dire qu'en Italie y'a pas de panneaux de limitation aussi et que le frein est en option dans vos fiat là?"
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Re: Un week-end ensoleillé [ft. Havane], le Dim 13 Mai - 23:24


Un week-end ensoleillé
Havane X Thomas
J’adore cette chanson et ça me pousse à chanter à tue-tête les paroles de Mika. Elle met de bonne humeur cette chanson et évidemment, ça me pousse à poser LA question à Thomas qui me réponds comme si j’étais la dernière des débiles. J’hausse les épaules et je m’excuse à moitié « Ché pouvé pas savouoir » Je lui lance un clin d’œil malicieux afin qu’il pige que c’était une question comme ça, histoire de faire connaissance. Il enchaîne avec une autre musique. Sympa l’ambiance… Je tourne la tête vers lui et hausse un sourcil. Il a déjà envie de pisser ? On vient à peine de partir ! Je le regarde du coin de l’œil, il a l’air ailleurs, vexé ? Alors que j’allais m’inquiéter de son état, il me pose une question et je n’en comprends pas le sens mais il me juge de haut en bas avant de souffler. Mais c’est quoi son problème ? J’enroule mes doigts autour du volant, et je ne sais dire si c’est son côté lunatique qui m’énerve ou son comportement d’enfant gâté. Je pousse sur le champignon pour me rapprocher plus rapidement d’une aire d’autoroute. Comment je pourrais me montrer plus forte que lui ? Je ne comprends pas son comportement. D’un coup, il est super agréable et puis en une seconde, il se met à râler. Y’a de quoi en perde son latin ! Je secoue la tête « Ché pourrais jamais, ché jamais monté sur oune surf de planche. » Et puis, si j’avais envie de le déglinguer, il suffirait que je sorte l’arme qui ne quitte pas mon sac, une planche de surf, ça doit être bien trop lourd pour frapper quelqu’un avec. Je braque le volant pour prendre la sortie pour lui permettre d’aller pisser et il s’exclame. Il est jamais content lui ou bien ? Sur la place de parking je freine d’un coup sec, fallait pas me chercher. J’enlève les clés du contact et je lui lance les clés « Conduis si tou est pas content ! » Je sors de la voiture en claquant la porte. J’en viens à me demander si c’était une bonne idée de partir à l’aventure avec un inconnu qui me semblait sympathique. Je fais le tour du véhicule pour prendre la place du passager. Je me pose contre la voiture les bras croisés et j’attends qu’il sorte. Je boude. « En Italie, les hommes sont plous sympathiques ! » dis-je en me faufilant à sa place en claquant une seconde fois la porte ne lui laissant pas le choix de conduire. Je débranche son téléphone pour brancher mon Iphone. C’est à mon tour. Le temps qu’il fasse ses petits besoins contre l’arbre. "Pourqué tou râles" Me risquais-je à lui demander lorsqu'il rentre dans la voiture.
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Re: Un week-end ensoleillé [ft. Havane], le Mer 16 Mai - 15:18


Un week-end ensoleillé
Havane X Thomas
Son clin d'oeil qui veut tout dire là. Elle me cherche? Ou elle rentre enfin dans mon jeu? Je crois que je ne comprendrais jamais rien aux femmes. Un jour, elles font les autistes, le lendemain elles te font des signaux de fumée qui atterrissent directement dans la tête. Il faudrait savoir. "On ne sait jamais, s'il faut tu as un don pour les planches." J'hausse les épaules. On s'arrête enfin et je vais pouvoir me soulager comme il le faut sauf qu'à cette pensée de bonheur, elle me balance presque les clefs dans la tronche. Non, je vous assure que je n'exagère pas. Je l'ai vécu comme ça du moins. Je râle dans ma barbe avant d'aller faire mon affaire et reviens, prenant ainsi la place du conducteur. "J'vais te montrer comment on conduit ici." Si seulement j'avais eu plus d'entraînement à la saisie de cet engin mais je ne peux pas me permettre de me défiler. Je tourne la tête vers elle à sa question. "Qui râle ici? Y'a personne qui râle. Qu'est-ce que tu racontes?" Je fronce les sourcils, sentant que je galère en plus de cette gonzesse, avec la voiture. Il faut vraiment que je me rappelle des commandes. J'insère la clef et démarre... du moins, avant de caler. Je me racle la gorge. "Il faut la chauffer un peu." Deuxième tentative et c'est parti. J'appuie sur les pédales et laisse gérer la voiture, prenant de plus en plus de vitesse sans pour autant nous tuer. C'est sûr qu'à ce stade, on sera arrivés plus tôt. Les femmes au volant. C'est quelque chose quand même. On ne peut pas être doués partout je suppose. Et pourtant c'est elles qui sont censées savoir faire plusieurs choses en même temps. "Tu as quelque chose de plus joyeux peut-être dans ton portable? C'est censé être l'éclate..." Dit le mec qui a probablement cassé l'ambiance. Je bouge comme un malade en tenant bien fermement le volant des mains. "Allez, on danse, on bouge son boule. On va à la plage! Youpi la vie!" Je ne suis pas très bon pour me convaincre. "Bon. On va faire quelque chose pour nous occuper durant la route hein." Je réfléchis à une idée. "Le roi du silence car faut vraiment que tu arrêtes de chanter quoi, c'est plus supportable." Je la regarde et souris en coin avant de me reconcentrer sur la route. Est-ce que j'ai vraiment un problème avec les filles? M'y suis-je mal pris alors qu'il ne suffit en général de pas grand chose pour les faire tomber? Ca me tue. A petit feu et d'une manière imagée mais ça me tue quand même. Peut-être que je devrais tenter d'être plus gentil et de me faire passer pour un attardé à mon tour. Peut-être que la conversation se fera plus naturellement. "Tou vouuudras oune matélasss per douuurrrrrrmiré pourrrr plous dé confort? Et si il pleut ? On fait quoi?" Trop anglais pour elle les deux dernières questions. Je ne sais pas si elle va me comprendre. "Tou as faim un po' ? Car ché crévé la dallé. Ché t'invité per té féeer plaisir." Je me racle une nouvelle fois la gorge. "Et per mé féeer pardonné ché souposé." Je fixe la route plus intensément pour ne pas voir si elle détourne son regard à cette petite explication. Les excuses ce n'est pas vraiment pour moi.
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Re: Un week-end ensoleillé [ft. Havane], le Jeu 17 Mai - 0:41


Un week-end ensoleillé
Havane X Thomas
Je n’arrivais pas à le cerner. Et il commence à m’énerver. Enfin non pas lui exactement, mais son côté lunatique. Il revient dans la voiture, je ne lui lance pas un regard et je replie mes jambes contre le tableau de bord. Il allume le moteur et cale. Je regarde dehors pour qu’il ne voie pas mon sourire moqueur. Montre-moi, coco, je n’attends que ça. Ce gars, il joue au fier et j’apprécie que le karma le remette à sa place. Du coup, je lève les yeux au ciel lorsqu’il me dit que personne ne râle. D’accord, je ne pige rien aux américains, mais je vois très bien quand quelqu’un râle. Il me prend pour une conne ou quoi ? Ce week-end va être long, je le sens et tous les espoirs que j’avais fondé en lui pour m’en faire un ami s’envolent petit à petit. Qu’elle idée stupide de m’être laissée embarquer dans cette histoire. Lemon Tree continue de jouer dans la radio et je profite de cette musique que j’affectionne. Je me retourne vers lui et lui sors de grands yeux lorsqu’il critique ma musique. L’ambiance pourrie c’est lui qu’il la mise ! Mon Dieu, tant de mauvaise foi dans un seul personnage ! Il se met à gigoter, à sautiller sur son siège, exigeant que nous dansions. Je cligne des yeux plusieurs fois avant de changer de musique,pour un style peut-être plus dynamique, comme monsieur le souhaite. Je commence à chanter dans mon coin tout en tapant des mains sur mes genoux en rythme avec la musique. J’ouvre la fenêtre pour sentir l’air frais sur mon visage. Et là, il me demande de me taire. J’ai envie de lui en coller une. Il m’énerve. Vraiment. J’ai l’impression d’avoir tous mes frères dans le même corps. « Vaffanculo ! » j’braille et je me remets à chanter plus fort. Susceptible, moi ? Un peu d’accord. La musique se baisse, et je tourne la tête vers ce garnement. Hein ? Je plisse les yeux. Qu’est-ce qu’il raconte ? Il me parle en anglais, ça je parviens à le comprendre. Une chaleur remonte de mon ventre lorsque je comprends qu’il se fiche de ma gueule. En quelques minutes, il est arrivé à me mettre hors de moi et comme à la maison, je me défends en lui collant mon poing dans la figure et je me mets à crier en italien « ESPECE D’EMMERDEUR ! TU ME CASSE LES COUILLES A ME PRENDRE POUR UNE DEBILE ! JE DETESTE LES AMERICAIN PUTAIN ! ». Je me rue sur le volant pour éviter qu’on se prenne un arbre et la voiture s’arrête. Je sors de la voiture, oui au milieu de la route, évite les automobilistes et avance vers Austin. 60 km à pieds. Avec un peu de chance je serais rentrée avant la nuit. Au moins, Thomas s'aura qu'on ne se frotte pas à une italienne pure souche.
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Re: Un week-end ensoleillé [ft. Havane], le Ven 18 Mai - 1:20


Un week-end ensoleillé
Havane X Thomas
Je ne saurais expliquer pourquoi je me reçois son poing dans la gueule. J'ai juste voulu être sympa et repartir sur de bonnes bases mais au lieu de ça, je faille de me prendre un arbre. "PUTAIN MAIS T'ES CONNE OU QUOI? CA TU LE COMPRENDS OU PAS?" m'exclamais-je. J'ai très bien compris les mots qu'elle criait dans la voiture. J'ai toujours mes notions. Mais je reste tout de même perplexe. En un rien de temps, je la vois sortir de la voiture en direction d'Austin. "OUAIS C'EST CA! CASSE-TOI!" hurlais-je par la fenêtre. Je reprends le contrôle de la voiture et commence à reculer avant de prendre la route dans la direction prévue de base. J'allume la radio cette fois et monte le son. Pourquoi faut-il que cette chanson de malheur passe à ce moment précis? Je regarde l'horizon avec un regard vide mais en même temps contrarié avant de freiner comme un malade et de m'arrêter en plein milieu de la route. J'en ai rien à foutre des gens qui peuvent me klaxonner. Ils passeront à côté et ils ne vont pas aussi me casser les burnes. Je m'accoude à la fenêtre, ma main caresse mon menton, mes sourcils se froncent. L'autre main est tendu sur le volant. Je reste comme ça pendant bien quinze secondes avant de passer mes mains sur le visage et de gueuler un bon coup. Je laisse tomber ma tête en arrière et un soupir s'échappe. Même mon "Putain." semble effacé et exténué. Je me redresse et fais rapidement demi-tour jusqu'à retrouver la princesse Havane. Et une nouvelle chanson. Je frappe violemment la radio pour l'éteindre et aperçois au loin ma jolie blonde. Je roule au trot à ses côtés. "Allez reviens. J'voulais être cool putain. J'voulais pas me foutre de ta gueule. J't'ai même fait des excuses! Indirectement mais je t'en ai fait! J'voulais que tu me comprennes comme il le faut pour ne pas avoir à me répéter." lui dis-je en me tournant vers elle, jetant parfois des coups d'oeil sur la route. Il semblerait qu'elle soit têtue. Un peu trop à mon goût. "Allez, remonte! On oublie tout ça. On fait notre vie dans la voiture, on fait se qu'on s'est promis et... Et tu pourras m'en vouloir après si tu veux. Je sais que je viens de gâcher l'ambiance et que si tu rentres tu feras la gueule mais..." Je ferme doucement les yeux. "Oh et puis merde." m'exclamais-je un fois de plus avant d'accélérer un peu et de lui couper la route. Je descends rapidement de la voiture sans même prendre le temps fermer la portière et la rattrape avant de la prendre comme un sac à patates et de la foutre dans la remorque. "Tiens, prends l'air. Tu frapperas contre la vite quand tu auras bien respirer." lui dis-je en faisant rapidement le tour de la voiture, jetant mon pied sur l'accélérateur et de démarrer tout en fermant la portière. Je refais un énième demi-tour et danse gentiment dans la voiture, chantant à tue-tête. Un bruit de tonnerre se fait entendre. J'en connais une qui va vite se refroidir.
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Re: Un week-end ensoleillé [ft. Havane], le Lun 21 Mai - 22:13


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Havane X Thomas
Dans la voiture, je ne me retiens plus, je lui balance mon poing dans la figure et hurle en italien. Il a dépassé les bornes. Je tourne le volant avant que nous mourrions dans d’atroces souffrances contre un arbre. Il se met à hurler à son tour. Ce qu’il me dit me blesse. Bien plus que ce qu’il n’imagine surement. Heureusement la voiture s’arrête et je sors J’évite les voitures à contre sens et je me casse. Je grimpe sur le trottoir et je me mets à marcher vers Austin, je veux rentrer chez moi. Je suis énervée. Je marche, les poings sur les hanches. Il m’avait foutu hors de mes gonds cet abruti. Je cherche mon téléphone. Putain, il est resté dans la voiture avec le reste de mes affaires. Soudain, une voiture roule à ma hauteur et j’entends la voix de Thomas. J’ai les nerfs en feu. Je me mets à lui parler en russe, histoire que lui aussi se sente con à pas comprendre ce que je raconte « Tes excuses, tu peux te les bouffer. Je ne remontrais pas dans cette foutue bagnole. » Je continue à marcher sans le regarder. Il insiste, il veut que je remonte mais il m’a poussé à bout. Si j’ai décidé de partir loin le temps d’une année ce n’était surement pas pour me prendre la tête et rencontrer des personnes comme lui, qui me traitaient de conne. C’est pas ma faute si je ne comprends pas tout ce qu’il me dit. Je suis vraiment blessée. Et un voile se dresse sur mes yeux. J’inspire un bon coup, je ne dois pas pleurer. Je ravale mes larmes de colère alors que la voiture se dresse devant moi. Je n’ai pas le temps de réagir qu’il me prend sur son épaule et me jette comme une patate dans le coffre ouvert de la voiture « AIE ! ». Non mais pour qui se prennait-il ? Quel goujat ! Alors que je me relève pour pouvoir sortir, il démarre la voiture et je tombe en arrière. Il s’en fiche, il roule et moi, j’ai le vent qui frotte ma peau à m’en donner des frissons. Je ne cognerais pas sur cette vitre plutôt crever. Une solution. Il faut que je trouve une solution pour qu’il arrête cette fichue voiture avant que la pluie me tombe sur la tête. Mon regard se pose sur ses affaires. Euréka. Je choppe un t-shirt dans son sac, et je toque à la fenêtre. J’attends de croiser son regard dans le rétroviseur avant de faire coucou et de montrer son t-shirt. Je le lâche, il s’envole sur la route. Je mime un « oups » en mettant ma main devant la bouche. J’attrape, un autre de ses vêtements et je recommence. Si je devais foutre sa planche sur la route pour qu’il s’arrête, je le ferais. On ne me manipule pas à sa guise !
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Re: Un week-end ensoleillé [ft. Havane], le Lun 21 Mai - 22:43


Un week-end ensoleillé
Havane X Thomas
Q'elle continue de baragouiner, ça ne changera absolument pas mes plans. Elle finit quand même dans la remorque. Elle ne va pas me les briser longtemps. Je lui fais des excuses et elle n'en veut pas. Tant pis pour être. Peut-être que dans le meilleur des cas il va pleuvoir, ça fera une piscine à l'arrière et elle s'y noiera. Je ne serais pas là pour l'aider. Je jetterais même son corps dans le golfe, rien à faire. Je lance une fois de temps en temps mon regard dans le rétroviseur. Elle me fait de la peine quand même et elle doit avoir froid. Elle me montre un t-shirt et j'hoche la tête. Elle a le droit de s'en servir si le froid est insupportable mais il semblerait que ce ne soit pas son plan, voyant le t-shirt s'envoler. Je freine le plus violemment possible pour la forcer à tomber et à se prendre la carrosserie en pleine poire. Là, ça va chier. Je reste calme calme et reprends la route, roulant le plus à fond possible. Je lâche le volant d'une main et attrape son portable qui était resté là tout en attendant qu'elle me regarde. Je lui souris avant de balancer son portable par la fenêtre. Mais si elle se mettait à balancer mon sac, voire pire! Ma planche? Je m'arrête sur le côté de la route et m'arrête avant de descendre, de récupérer les clefs et d'enlever la parois de la remarque. "On est quittes je crois non?" lui dis-je sur un ton cassant. "Mets moi une autre droite, j'en ai rien à foutre. Je ne suis plus à ça près. Et dans tous les cas je le mériterais vu ce que je viens de faire." Et j'en suis bien conscient mais elle n'avait pas à agir de la sorte non plus. Elle a voulu jouer? Et je déteste perdre surtout lorsque le jeu n'est pas fair play. "Vas t'en si tu le désires, tu me fatigues." ajoutais-je d'un ton plus calme avant de soupirer et de tourner les talons. "Quand j'suis venu à toi pour m'excuser j'étais sincère. Oui ça fout la rage bla bla bla mais pardonne moi que la communication ne soit pas au top. C'est même pas de ma faute!" Je retourne au siège conducteur. "Qu'est-ce qu'on fait alors, nous deux? On annule tout? On continue en prenant sur soi? J'suis prêt à continuer seulement si tu l'es. Quitte à repartir sur de bonnes bases. A toi de voir. Je t'attends." Je ferme la portière, mettant les clefs à leur place.
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Re: Un week-end ensoleillé [ft. Havane], le Mar 22 Mai - 0:46


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Havane X Thomas
Je tome à la renverse quand il freine d’un coup. Il m’a fait mal ce con. La voiture fonce et lorsque je croise son regard dans le rétroviseur, il balance son portable par la fenêtre. Je hurle un « NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON ! catstrophé. Je vois mon portable s’éclater sur le macadam. Je suis choqué. JE LE DETESTE. Il s’arrête sur le côté de la route. Je descends en trombe et cours jusq’au cadavre de mon téléphone. Je prie pour qu’il soit un minimum récupérable. Je reste accroupie et je ramasse les morceaux, y’a toute ma vie là-dedans. Des photos de ma famille, de mon père. Je reviens vers la voiture. J’ignore ce qu’il me raconte et je grimpe dans la voiture. J’pourrais lui coller mon flingue sur la tempe mais je ne suis pas comme mes frères. Je le déteste. Je me mors l’intérieur de mes joues pour ne pas pleurer. J’ai envie de lui fracasser le crâne. Je glisse les morceaux de mon portable dans une poche de mon sac, j’espère au moins que la carte mémoire n’a rien. « Je veux rentrer chez moi. » C’est sec, cassant. Je regarde la route, je ne veux plus entendre parler de ce connard. Nous faisons demi tour et nous retournons à Austin dans un silence glacial, voir morbide. Il s’arrête devant chez lui et laisse le moteur tourner. Sans lui dire au revoir, je me glisse à la place du conducteur et je démarre en trombe. Lorsqu’il n’est plus en vue. Je m’arrête et je laisse évacuer toutes ses larmes de tristesse et de colère retenues.
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Re: Un week-end ensoleillé [ft. Havane], le

Un week-end ensoleillé [ft. Havane]

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