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Bordeline <Jaxz>


Jason V. Butler
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Bordeline <Jaxz>, le Mar 2 Jan - 17:57




Bordeline

Jaxson & Jason


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En presque deux semaines, j’avais modifié plusieurs choses dans ma vie. J’avais enfin classé les archives des vieux dossiers au travail, j’avais mis de l’ordre dans les projets en cours et j’avais posté une annonce pour chercher un ou une secrétaire afin de me filer un coup de main. J’avais envie de m’accorder du temps, de me changer les idées. De comprendre quels étaient réellement mes envies et mes objectifs de vie. Comprendre d’où je puisais mon inspiration, renouer avec mes racines. La claque que je m’étais prise avec la rencontre de Jaxson m’avait fait ouvrir les yeux sur certains points de ma vie, et par-dessus-tout, je voulais l’oublier. Je ne voulais plus penser à la douleur, je ne voulais pas que ce chagrin me pourrisse la vie. Je voulais passer à autre chose, aller de l’avant, me changer les idées quitte à violer les principes que je m’étais imposé il y a de cela des années. Après avoir vu Jaxson pour la dernière fois, j’avais pris contact avec mon père, je me sentais seul au monde, abandonné. Même malade, mon père n’avait pas oublié son fils et qu’il me serre dans ses bras m’avait fait chialer comme une madeleine. J’avais perdu un être important pour récupérer un être cher, j’y gagnais au change. Depuis mes retrouvailles avec mon père, son état semblait s’améliorer même si je savais qu’il ne pourrait jamais guérir de l’Alzheimer. Comme si il m’attendait depuis tout ce temps. J’avais pris un peu conscience que l’amour est plus important que l’argent dans les relations humaines mais je gardais toujours mon côté vénal et avare, ça me collait à la peau.

L’église est haute et imposante, les plafonds semblent toucher le ciel et les gravures sont magnifiques. Les lieux sont silencieux, je n’ai jamais été un fervent adepte de la religion catholique, je n’y mets les pieds que pour les organisations de mariage. Je trouve enfin le prêtre (ou le curé ?) qui s’était caché dans la sacristie. Je m’entretiens quelques instants avec lui, il est plutôt conciliant et compréhensif.  Je négocie les salles disponibles afin que les mariés puissent se préparer le jour J. Je sors de mon cartable en cuir les documents de location. En quelques secondes, c’est plié. Je le remercie d’un signe de tête et traverse la longue et interminable nef pour sortir. Je ne regarde pas qui m’entoure, ni où je mets les pieds. Soudain, je glisse sur une flaque d’eau à côté du bénitier. Quel était le chrétien qui s’était lavé, là ?! Perdant l’équilibre je me rattrape à une pauvre dame, très moche, qui passait innocemment par là. Son bras résiste sous mon poids mais il me permet de rester sur mes deux jambes.

« Merci madame ! » m’exclamais-je avec un signe de tête poli. Je lui souris et tourne la tête et je vois Jaxson  à l’autre bras. Je déglutis, me décompose, je suis pétrifié. Je comprends alors que sa femme m’a sauvé d’une commotion. J’aurais préféré m’évanouir que de voir Ce visage et ses lèvres encore plus attirantes que la dernière fois.


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Re: Bordeline <Jaxz>, le Mar 2 Jan - 18:17




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Jaxson & Jason


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Les yeux cernés, le visage pâle, Jaxson n’avait pas fait une nuit complète depuis au moins 2 semaines. Il s’était fait présentable pour aller à l’église. Un costume et les cheveux coiffés. Il avait néanmoins toujours les traces des coups quelques semaines plus tôt. Il s’était glissé le long du banc qui lui cisaillait le dos pour s'asseoir sur ses genoux, juste un instant, le temps de la prière. Il colla ses mains l’une contre l’autre, collées à ses lèvres et laissa sa tête se reposer. Ses genoux rougis, il suppliait son corps de trouver la force de l’aider à se redresser tout à l’heure. Sylwia était à ses côtés à lire la bible, textoter avec ses copines. Elle soufflait parfois, riait, brisant le silence sacré de l’Eglise où ils se trouvaient. Haussant un sourcil, il tourna lentement la tête vers elle.

Tu veux bien fermer ta gueule, oui ? chuchota-t-il. T’es dans la maison du Seigneur, putain de bordel de merde !

Elle écarquilla les yeux, outrées. Tout en serrant les dents, le mécanicien avait gardé les yeux fermés pour mieux retourner dans ses prières. Il suppliait Dieu de l’aider. Une personne l’obsédait depuis deux semaines et il avait besoin de l’oublier. La seule solution c’était de prier, lui avait dit le prêtre lors d’une confession. Bien évidemment il n’avait pas dit le sexe de la personne en question et encore moins qu’il avait de l’attirance pour les hommes. Depuis deux semaines au moins il ne vivait plus, ne mangeait presque plus. Alors ne parlons même pas du sommeil. Les cernes sous ses yeux en disaient long. Toute cette histoire avec Jason, lui avait retourné l’estomac. Dès qu’il avalait quelque chose, Jaxson vomissait. Plus rien n’avait de saveurs, d’odeurs. Tout était si fade et gris. Et pour compléter le tableau, Sylwia le rendait fou. Elle s’était mise en tête qu’elle voulait un bébé et qu’il allait falloir s’y mettre avec leurs quarante ans. Dieu devait l’aider. Il était dans les ennuis jusqu’au cou. Reprenant sa prière Jaxson inspira profondément. Quelque part entre les muscles et la froideur de Jaxson, ici et maintenant, il y avait une pièce de puzzle qui s’emboîtait avec lui. Une place pour lui dans cette vie. Une place pour lui contre ce corps qu’il avait repoussé. Dieu devait lui venir en aide. Après avoir prié de longues minutes ils se levèrent en silence tandis qu’elle continuait d’écrire des textos en polonais et qu’elle gloussait comme une truie. Sortant sa flasque de sa poche - ainsi que son paquet de clope-, il prit une bonne gorgée. Jaxson roula des yeux quand soudain un type manqua de se vautrer et se rattrapa au bras de Sylwia. Le mécanicien fronça les sourcils. Pas moyen d’être respectueux dans cette foutu église !

Oh s’être rien quand moi sauver beau jeune homme de tombage sur terre. gloussa Sylwia.

Et ce n’est qu’à cet instant il osa tourner les yeux vers l’inconnu. Le sien. Son visage. La douceur de ses traits soulignés de lignes dures. Le brillant de ses cheveux bruns, le soyeux de sa peau. Son sang se glaca. Jaxson ignora sa chair de poule. Il riva ses yeux sur les siens et haussa les sourcils. En une fraction de seconde, il ravala ses larmes qu’il avait depuis longtemps appris à maîtriser pourtant. Il n’y avait qu’avec lui… Il remballa sa fierté blessée. L’aura de Jason, l’enveloppa et le foudroya. Il resta figé, froid, la bouche entrouverte. Il était là, planté devant lui. Le voir, lui donna un coup d’une violence rare et pourtant il savait les encaisser. Le silence le pétrifia. Jaxson se redressa en grimaçant. Sa jambe douloureuse, le tira jusqu’à la nuque. Les retrouvailles qu’il avait rêvé un bon milliard de fois n’avaient rien de commun avec tout ça. Rien d’aussi froid. Et parce qu’il avait la réputation de n’avoir peur de rien, toujours prêt à s’enflammer, exploser il souffla un :

Salut.

Les mains de Jaxson s’enfuièrent vers ses cheveux épais qu’il décoiffa et allèrent se réfugier sur sa nuque comme pour se raccrocher à quelque chose, pour tenir le coup. Il avait le souffle lourd. Les effluves de l’alcool et d’une hygiène devenu douteuse. Il déglutit. Il plongea son regard bleu dans ses yeux à lui.

Tu… Tu vas bien ?

Quand il réalisa qu’il regardait la vérité en face, qu’il fixait son passé droit dans les yeux, Jaxson lâcha sa flasque. Il lui avait tant manqué et le voir vivant, en face de lui… ca lui faisait tant de bien. Son bel inconnu lui manquait. Cet aveu lui fit mal. Sylwia le sortit de cette évidence.

Vous connaitre ?

Jax serra les dents.

Oui. C’est… Il soupira. Tu veux pas aller m’attendre à la voiture ? On doit…

Oh Jaquesson parler de moi à vous ? ricana-t-elle en se tournant vers Jason, ignorant totalement son mari.


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Re: Bordeline <Jaxz>, le Mar 2 Jan - 19:15




Bordeline

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Mon Dieu qu’il était beau. Il avait les cheveux soignés, il avait troqué sa combinaison contre un ensemble chic. J’avais du mal à contrôler mes yeux qui ne faisaient que le reluquer. Un coup de chad traversa mon corps et les images sulfureuses de notre dernier échange virent frapper ma mémoire. J’ai l’impression de ressentir ses mains fortes sur mes fesses, ses doigts touchant mon torse. La bête se réveille dans le bas de mon ventre. Je n’arrive pas à savoir si je suis heureux de le voir ou pas. J’avais essayé d’oublier son visage, ses caresses et son odeur. A chaque fois que je passais devant le garage avec ma voiture, je ne pouvais pas m’empêcher de regarder s’il n’était pas dehors en train de réparer une voiture, accoudé sur un capot. A chaque fois que j’allais à la pompe à essence, l’odeur de gasoil me faisait penser inexorablement à lui, j’avais beau tout faire pour l’oublier, mon corps se souvenait pour moi.

Sa femme. C’était donc elle. Je lui jette à peine un regard lorsqu’elle me parle. Je n’ai jamais vraiment apprécié la compagnie féminine, j’ai souvent eu du mépris pour ces créatures. Traumatisme de l’abandon de ma mère j’imagine. Néanmoins, je me force rester poli et fait mine que je suis parfaitement équilibré mentalement. « Par une dame aussi classe que vous, je ne peux qu’être honoré ! » dis-je en souriant faussement. Sa classe est identique à celle d’un raton laveur mort écrasé par un 4x4. Elle est loin d’être aussi chic que Jaxson, elle a les traits tirés, le visage dur qu’elle tente d’adoucir avec des manières maladroites.

Mon estomac se serre lorsqu’il me salue. Je serre les dents pour ne pas hurler, pour ne pas fuir en courant. Ses yeux se plongent dans les miens comme si de rien n’était, j’ai envie de crier et de me jeter au sol. Je n’ose plus faire un mouvement, la bouche entre ouverte je ne peux me détacher son regard de son corps, de ses cheveux qu’il tente d’indiscipline en passant une main dedans. Il me fait craquer, et je le déteste pour ça.

« Oui. » Ma langue claque. Non, je ne vais pas bien. Je lutte pour laisser mes larmes à l’abri des regards. Comment pourrais-je aller bien ? Je me force à inspirer profondément avant de souffler pour rester calme. En plus, sa femme, qui semblait respirer l’intelligence, se pavanait à ses côtés. C’est alors qu’il lâche une flasque qui tombe au sol dans un bruit clinquant. Je ne la ramasse pas, je ne peux me détacher de son regard bleu, ses yeux que je voyais lorsque je mouillais mes draps certains soirs.

La greluche se remet à parler dans un anglais pitoyable. C’était quoi son origine ? Bulgare ? Russe ? Qu’importe, je m’en moque. Il n’y a que Jaxson qui m’intéresse. Il tente une esquive pour que nous restions seuls. Une boule de stress naît dans mon estomac, je ne sais si je souhaite me retrouver en tête avec lui. Je ne veux pas lui parler, je veux juste l’oublier mais mes sentiments ressurgissent. Il me manque, son contact me manque, sa bienveillance et sa douceur encore plus que ses mains sur ma peau. Je détourne enfin mon regard du beau mécanicien et pose mes yeux sur cette créature infâme qui s’inquiète de savoir s’il m’a parlé d’elle. Je manque d’éclater de rire. Comment Jaxson a-t-il pu épouser cette femme ?

« Oh que oui… » Commençais-je. Je suis encore en train de lui sauver la peau, j’espérais que je n’allais pas faire de bourde cette fois. « Il m’a beaucoup parlé de vous, Madame Dostoïevski. » Je marque une pause et je souris, dévoilant mes dents blanches, carnassières. « J’ai rencontré Jaxson à son travail, il m’a aidé à réparer ma voiture » Ma voix se brise un instant, je me racle la gorge. Ma voiture faisait toujours son cliquetis. Je n’avais pas osé retourner sur le lieu de son travail, j’avais peur que ça dérape de nouveau. A cet instant mon corps brûle, une vague de chaleur traverse mon corps. Je pourrais prétexter une course à faire, mais je veux rester près de lui, alors je lance :

« Jaxson n’avais que votre prénom à la bouche lors de nos discussions, Sylwia. Je peux vous appeler Sylwia ? » rétorquais-je avec un sourire aussi faux que ses seins, je joue au parfait gentleman et j’ai envie de vomir en prononçant ses mots.


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Re: Bordeline <Jaxz>, le Mar 2 Jan - 19:47




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Son pacte avait été brisé. Son serment parti en fumée. L’homme qu’il chérissait le plus venait d’arriver. lui qui pensait avoir tout rêvé, sublimé, fantasmé. Qu’il s’était accroché à un quelqu’un qui n’était qu’une image. La flasque encore à ses pieds, il n’y prêta pas attention. Jason était bien plus important que tout l’or du monde.
Il avait penser à changer. Changer de tête. Changer de vie. Changer de rêves. Etait-ce encore possible pour lui ? Tout quitte ? Tout recommencer ? Il arqua les sourcils en poussant un soupir tremblant. Lorsqu’il ouvrit la bouche, il sentit son coeur s’emballer de nouveau. Il se voyait batifoler sur son canapé, pleins de désir, se donnant de l’excitation avec enthousiasme. Repenser à ce moment provoqua une onde de chaleur en lui et il sentit ses joues s’empourprer. Son visage passa du blanc au rouge cramoisi.
Pourtant leur retrouvailles étaient plutôt froides, il avait juste eu droit à un “oui” et un regard, un comportement qu’on se donne entre amis. C’était courtois et sec. En même temps il aurait été embarrassé qu’ils s’embrassent à pleine bouche dans la maison du seigneur. Il était connu ici et cette fois il aurait dû répondre à des questions. Lors de ce brève échange de regard il avait ressenti de nouveau la chaleur de son souffle, l’odeur de sa peau, tout ce qui le faisait chavirer deux semaines plus tôt. Il avait toujours envie de lui mais cette fois il se contrôlait.
Il l’écoutait parler avec Sylwia, abasourdi, sans vraiment écouter et sans toucher à sa flasque qui était tombé un peu plus tôt. Il se sentait de moins en moins à l’aise. Jaxson se racla la gorge. Elle gloussa, tendant le dos de la main pour faire comme les Lady. “Pas le bon continent, connasse”, pensa Jaxson. Depuis qu’elle avait vu Downtown Abbey, elle était insupportable avec les manières de Lord et tout le reste.

Bin sôure, vous appelez moi, Sylwia.

Comment osait-elle?  Il était là et il allait la toucher. Puis Jaxson était inquiet parce que Jason savait beaucoup de choses sur lui et était assez intelligent pour deviner et attirer des ennuis avec Sylwia. Dans quel pétrin s’était-il fourré ? D’un geste presque rageur, il posa sa main sur sa hanche et la poussa doucement.

Bon allez va m’attendre dehors, tu fais encore chier ton monde !

Ca devait être une journée comme les autres, à l’église mais le coeur n’y était pas. La rencontre avec Jason le bouleversait et lui avait mis le coeur en vrac. Après l’espoir de le revoir au garage ou quand Jax passait devant chez lui, la tristesse avait agi sur lui comme une douche froide, le précipitant dans un état de grande nervosité et de doute. Il aurait tellement aimé parler avec lui, mais la peut de sa réaction à elle aussi, il se sentait incapable d’encaisser une nouvelle gifle. La voix de Sylwia le sortit de ses pensées.

Oh tu pas commencer, hein ! Moi appeler ma mère. Je rentre maison en pied !

Il fronça les sourcils.

Oui bah vas-y ! Tu vois pas qu’t'emmerdes tout le monde là ? Putain ! Respecte un peu l’église !

Et elle quitta les lieux, les yeux noirs, sans plus accorder un mot. Jaxson la regarda depuis l’entrée tentant de ne pas montrer sa crispation. Il tourna la tête vers Jason et lui fit un petit sourire entendu comme si ce n’était pas important. Au claquement de la porte d’entrée, Jaxson ferma les yeux. Son coeur fit un triple salto dans sa poitrine et sans prendre le temps de respirer il se rapprocha de lui mais en restant à une distance convenable.

J’ai besoin qu’on parle, souffla-t-il à sa seule intention.

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Re: Bordeline <Jaxz>, le Mar 2 Jan - 20:55




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Jaxson & Jason


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J’essayais de faire bonne figure, de rester digne et droit dans mes bottes. J’essaie de contrôler mes gestes et mon flot de paroles. Elle ne se doute de rien la gourde. Je pense que je n’ai jamais autant contrôlé le mépris que j’avais pour quelqu’un. Cette femme était stupide et ignoble. Savoir qu’elle partageait sa couche avec Jaxson me donna le haut le cœur. La présence de Jaxson me donne la force de jouer le jeu, de feindre le bon client qui rencontre la femme de son mécanicien. Je joue le jeu de l’hétéro séduisant et ça me dégoûte. J’ai envie qu’elle disparaisse avec ses manières grotesques lorsqu’elle me tend la main pour que je lui fasse un baisemain. Très vieille France selon moi et, elle n’avait pas du tout la classe d’une duchesse Anglaise. Je lui souris, hésitant à prendre sa main ou feindre l’indifférence. Heureusement, Jaxson me sauve de ce moment délicat. Je n’aurais pas apprécié toucher la main de sa femme, déjà se montrer sympathique était un fardeau… Il essaie de la dégager, il est grossier et pas respectueux mais ça me fait plaisir qu’il ait se comportement avec elle. J’essaie de ne pas rire mais c’est difficile, il parle de l’Eglise, qu’il faut être respectueux et il fait tout le contraire. Lorsqu’elle referme la porte derrière elle, j’éclate de rire. Il ricoche dans l’église et fait écho.

« Pardon, je ne voulais pas manquer de respect à l’église » ironisais-je gentiment. Plus j’en apprends sur lui, plus il m’étonne. Il est évident que nous n’avons rien à faire ensemble lui et moi, toutes ses embûches que l’on a rencontrées le prouvent. Mou sourire disparaît instantanément lorsque qu’il s’approche de moi. Je déglutis. J’ai envie de me jeter à son cou, de dévorer ses lèvres.

« Tu veux vraiment discuter ici ? » dis-je en montrant les autres paroissiens, trop occupés à prier pour faire attention à nous. « Tu sais que tu n’as que des problèmes lorsque je suis avec toi… » Je baisse les yeux. Il ne se passait pas une journée sans que je regrette les mots que je lui avais dits dans cet ascenseur mais c’était la meilleure des choses à faire pour le protéger. « Viens, suis moi… » dis-je en me contrôlant pour ne pas prendre sa main. « Au fait, je déteste ta femme. » Je souris faiblement, meurtri par le fait qu’elle partage ses journées avec lui.

Je traverse la nef que j’avais empruntée quelques minutes plus tôt dans le sens inverse. Je sors mon téléphone portable et envoie un texto à Elijah pour lui dire que je serais plus tard au bureau. Il n’avait qu’à trier les dossiers, il s’en sortirait quelques heures sans moi. Je regarde à gauche et à droite, cherchant un endroit où je pourrais discuter tranquillement avec Jaxson. Je me sens angoissé à l’idée d’être confronté à lui, ces deux dernières semaines, il n’avait pas quitté mes pensées, de jour comme de nuit. Je toque à la porte du confessionnal, personne. J’entre en prenant soin de laisser la porte ouverte pour Jaxson. L’endroit est exigu, sombre. Il entre et mon corps entre en contact avec le sien. Je ferme les yeux, je fais le vide. Il ferme la porte. Nos corps sont obligés de se toucher dans un endroit comme celui-ci, c’est encore plus étroit qu’un placard à balais. Je tends le bras sous le sien et je verrouille la porte avec le loquet. Son odeur… Il ne sent pas le gasoil, il sent bon. J’ai envie de coller mon nez à son costume pour qu’il m’enivre, je me relève, nos têtes ne sont qu’à quelques centimètres l’une de l’autre, j’essaie de reculer le plus possible. La fièvre de l’excitation grimpe, j’avais imaginé nos retrouvailles différemment mais cette proximité me plait encore plus que ce que j’avais imaginé. J’inspire profondément, j’humecte mes lèvres avec ma langue. J’essaie de me concentrer sur autre chose que son souffle alcoolisé sur mon visage, même avec cette haleine, j’ai envie de le bouffer. J’évite de penser à son corps qui ne cesse de m’effleurer mais c’est vraiment difficile.

« Moi aussi j’ai des choses à te dire… »Murmurais-je. Je n’arriverais pas à tenir longtemps, je sens que je suis faible face à lui. J’ai le malheur de croiser son regard, ses deux billes bleues brillent dans le noir. Je serre les dents, j’inspire. Je me crispe, il faut que je sois fort, que je lutte. La bataille est rude mais je faiblis. Il a cette emprise sur moi que je n’explique pas, il … « Jaxson… » Soufflais-je entre mes lèvres, excité de le savoir si proche. Mon corps se colle plus à lui, non, je ne peux pas. Je ressens son dernier baiser sur mon front, il a posé sa marque sur moi, je suis à lui. Je ne pourrais jamais me défaire de ce type, jamais. « J’suis désolé… » dis-je avant de pencher ma tête vers lui, entrouvrant les lèvres pour emprisonner les siennes. Mon ventre fait des étincelles, mon entrejambe s’éveille, je ne peux m’empêcher de glisser un gloussement de plaisir lorsque je regoute à ses lèvres.


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Re: Bordeline <Jaxz>, le Mer 3 Jan - 1:06




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Jaxson ricana. Lui aussi détestait sa femme. Il hocha la tête. Il n’avait pas besoin d’en dire plus. Son comportement en avait dit long. Un regard amusé, ds yeux charmeurs pétillants, un sourire à se damner sur un visage d’une trentaine d’année à la beauté stupéfiante. Il secoua la tête.

J’ai aucun problème quand je suis avec toi.

Jaxson l suivit sans un mot. Son sourire s'intensifia, malgré lui. Une fois dans la petite pièce sombre, Jax s’occupa d voir si le père n’était pas là. Ce n’était plus l’heure. Tant mieux. L souffle se coupant, Jason ferma la porte derrière lui. Il resta paralysé quelques secondes sans savoir quoi faire, pendant qu’il était là, face à lui. Il le toisait fier, montrant sa supériorité, le réduisait à un petit objet insignifiant - ce qu’il était sans aucun doute. Au ralenti priant pour qu’un déluge se fasse, Jaxson resta là sans rien faire. Sa gêne se transforma en trouble à la vue de ce visage qui était si beau, aussitôt remplacé par l’excitation.Il était là avec ce sourire craquant, ses lèvres pleines, son corps si proche de lui.Il ne pouvait détacher son regard de son visage, de ses muscles qui roulaient sous ses vêtements, ses cuisses musclées dans son pantalon. Un démon au visage d’ange, voilà tout ce que son cerveau parvenait à penser. Le sourire que Jason diminua enfin - probablement à cause du rapprochement, il eut l’impression qu tout se suspendait en face d’eux. Jaxson hocha timidement la tête. Oui il fallait parler, c’était important.

Tu m’as terriblement manqué, j’ai… je peux pas… sans toi… murmura-t-il



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Re: Bordeline <Jaxz>, le Mer 3 Jan - 11:10




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Je me sens fébrile, fiévreux. Mes poils s’hérissent sur mon corps. Jaxson est si proche, trop proche. Il est ma faiblesse, je ne sais pas lui résister. J’aurais dû partir, prétexter quelque chose, mais en réalité, j’avais envie de partager chaque seconde avec lui-même si les adieux étaient plus douloureux que la mort elle-même. C’est incroyable, incompréhensible ce pouvoir, cette attraction qu’il a sur moi, je ne peux pas le quitter des yeux, je plonge dedans avec l’envie irrésistible de m’y noyer. Jaxson représentait tout ce que j’avais fui durant des années, mon ancienne vie que je tentais désespérément d’oublier. Et voilà maintenant que je ne pouvais plus me passer de lui, je voulais m’abreuver de son odeur, dévorer sa peau du regard alors qu’il y a quelques semaines de ça, je voulais juste qu’il crève. Je ne comprends pas ce sentiment, je ne peux me résoudre à rester hors de sa porter, hors de ses filets charmeurs, c’est impossible, pourtant je sais que je prends des risques avec lui, autant pour sa vie que pour la mienne. Nous sommes liés par un lien étrange, presque magique, inexplicable. Alors quand il me dit que je lui ai manqué, je fonds. Je décide de lâcher prise malgré moi, de me foutre des dangers qui nous attendent hors de ce confessionnal, hors de notre cocon. Je m’excuse auprès de lui de craquer si rapidement, je suis si lâche, je cède à la tentation, Jaxson est mon vice et ma vertu.



« Arrête… Arrête » dis-je le souffle court « Je, putain, stop… » Un faible cri s’échappe de mes lèvres « Arrête ! » murmurais-je en riant nerveusement. Je dégage sa main de mon pantalon que je rattache rapidement, histoire de ne plus céder à la tentation. Je pose mon front sur son torse, je tente de reprendre mon souffle. L’odeur de son excitation, de sa sueur m’enivre. J’entends les pulsations endiablées de son cœur, son tempo colle parfaitement avec le mien. J’enroule mes bras autour de son corps amoureusement. Toute son homosexualité refoulée s’était défoulée sur mon corps et je ne voulais pas qu’il découvre le plaisir d’un autre corps comme ça, je ne voulais pas le brusquer, nous devions faire les choses en douceur, du moins essayer. Je relève la tête, et je passe ma main sur sa joue. Les poils de sa barbe sont drus, virils. Je me mords la lèvre inférieure, il faut qu’on se contrôle, c’est une étape importante pour lui.

Ses mots me reviennent en tête, il ne voulait plus qu’on se quitte. Je souris, le visage illuminé par l’excitation, mon désir ne veut pas retomber. Le calme me ramène à la réalité doucement, je passe une main dans ses cheveux, je le regarde, toujours se sourire scotché à mes lèvres. « Calmons-nous, d’accord ? » murmurais-je sans vraiment y croire, « Il le faut… » Je n’ose pas le regarder quand je dis ces mots, je n’y crois tellement pas. « Il faut qu’on parle, vraiment… »

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Re: Bordeline <Jaxz>, le Mer 3 Jan - 12:36




Borderline

Jaxson & Jason


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Le barbu avait pourtant déployé des efforts considérables pour résister au charme de Jason mais à la vie de sa langue humectant ses lèvres, il avait perdu la lutte comme un château de carte pris dans un ventilateur. Jaxson perdait pied au contact de son intimité dans sa main. Il avait chaud, trop chaud et son bas ventre qui explosait progressivement en des milliers d’étincelles ne l’aidait pas à se concentrer sur sa tâche. Jason lâcha un son que le mécanicien ne fut même pas capable de qualifier : un gémissement, une supplication, une prière ? Et soudain sa voix l’implorant d’arrêter. Il se figea, le souffle court, la main sur son poignet. Retirant sa main de son pantalon, Jaxson ne comprenait pas ce qu’il avait fait de mal. Il y était allé trop vite ? Trop fort ? Trop serré ? c’était bien ? Pas assez ? Il resta là sans bouger en se demandant ce qu’il avait bien pu faire pour que Jason le supplie d’arrêter.
Jason se lova contre son torse, satisfait à l’idée de rester là sans rien dire. L'enlaçant de ses bras, il le serra fort. Son odeur, sa respiration, sentir ses cheveux dans son cou, tout ça lui avait terriblement manqué et c’était comm une bouffée d’air frais après des semaines d’apnée. Jaxson ne fut conscient d’avoir fermé les yeux que lorsqu’il les rouvrit au son de la voix de son amant. Il cligna des paupières, groggy et confus par tant de plaisir. Jaxson baissa les yeux et un large sourire se dessina. Il était si beau, si tendre.
Pendant une fraction de seconde, le mécanicien fut trop stupéfait pour bouger ; sa bouche le picotait et son bas ventre était encore en alerte rouge mais il n’en paraissait pas moins heureux. La main, de son bel inconnu, posée sur sa joue lui donna un long frisson. Jax hocha la tête. Oui il fallait parler. Après leur séparation qui avait douloureusement écrasé le coeur du barbu, il avait besoin de lui dire ce qu’il ressentait, comment il avait vécu toute cette histoire et à quel point Jason occupait ses jours et ses nuits. Jax hocha de nouveau la tête. Il ne se souvenait pas avoir jamais eu une réaction aussi forte envers quelqu’un d’autre. L’intensité était telle qu’il se demandait s’il survivrait s’il se perdait un jour dans le corps de Jason. Mais bon sang, le sacrifice en valait la peine, d’une façon ou d’une autre. Ses mains se glissèrent sur ses reins. Observant le sourire de Jason, Jaxson approcha son visage du sien avant de lui mordiller le coin de la bouche.

Oui. Je suis d’accord. Les doigts de Jaxson se resserrèrent sur ses reins, incitant Jason a se coller complètement contre lui. Il faut qu’on se dise les choses.

L’endroit était exigu et son beau brun était déjà lové contre lui mais Jaxson voulait l’avoir complètement, plus encore. En entendant du bruit à l’extérieur du confessionnal, il jeta, par dessus son épaule un coup d’oeil à la porte. Il fallait partir. Jaxson ne pouvait imaginer si quelqu’un découvrait la vérité sans tressaillir de tout son long.

On devrait aller dans un endroit plus calme. Il se racla doucement la gorge. Sylwia va aller chez sa mère dans pas longtemps. Tu… Il lui caressa le dos inconsciemment. Tu veux venir… chez moi ? Ou… tu préfères un café ?

Approchant ses lèvres des siennes il lui vola un baiser. Rapide. Fugace. Jaxson se redressa et riant dans un souffle il hoqueta :

Attends… Attends. Avant de sortir…

Il glissa sa main sur son entrejambe et se pinça. Dans un petit couinement il grimaça. Il fallait bien ça car vu l’excitation que Jason lui avait donné, il aurait eu du mal à sortir du confessionnal sans que ça ne se voit. Il posa son front contre son épaule un sourire aux lèvres.

J’avais plus de sang nulle part à part là. souffla-t-il en tremblant. J'aurais pas pu marcher ou réfléchir.

Il lui vola un autre baiser avant de le regarder.

Prêt ?


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Re: Bordeline <Jaxz>, le Mer 3 Jan - 14:03




Bordeline

Jaxson & Jason


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J’aurais aimé resté contre son torse à reprendre mes esprits plus longtemps encore. Cette ivresse de plaisir m’avait fait tourner la tête. Je sentais son torse se soulever et s’abaisser comme une douce danse. Je le serrais fort contre moi, comme si je ne voulais plus le quitter. Sa présence m’était à présent indispensable. Je relève la tête, conscient qu’il fallait vraiment mettre certains sujets sur la table même si c’était difficile. Jaxson continuait à me montrer son désir. Sa main sur mes reins, il pressait son corps contre le mien. C’était indécent d’avoir autant envie de quelqu’un. J’avais les joues en feu, et il me mordit le coin des lèvres. Un frisson parcouru mon échine, un frisson agréable mais qui provoquait chez moi une dépendance encore plus forte. Mon beau mécanicien pouvait sentir que je me donnais à lui, notre lien unique me faisait peur mais j’avais trop de courage pour passer à côté. Du courage ou de l’inconscience, je ne sais pas vraiment. J’hoche de la tête en souriant, mes yeux ne se détachent plus des siens, ils brillent, ils sont lumineux.

« Chez… chez toi ? » Je déglutis. Ce n’était pas vraiment une bonne idée, sa femme pourrait nous tomber dessus à tout moment, ou pire : ses frères. Je me reculais de son étreinte et fronçais les sourcils, il me regardait avec son petit air naïf. « Je suis pas sûr que ça soit la meilleure des idées… » Je ne voulais pas me jeter dans la gueule du loup, ni même voir leur nid d’amour. Rien que d’y penser ça me dégoutait. J’imagine les mains de Jaxson parcourir le corps de sa femme, la prendre comme une vulgaire poupée de chiffon. Elle avait eu la chance de vivre tant d’années à ses côtés, avait-elle seulement conscience de la chance qu’elle avait ? Elle était le gros point noir dans tous leurs problèmes, son mariage, son lien indestructible avec elle. Un divorce ça coûte trop cher. Ces pensées me font de la place dans le pantalon. J’essaie de chasser ces images destructrices qui me violent le cœur « On va aller prendre un café au coin de la rue, c’est mieux ». J’attrape sa main, j’espère qu’il ne va pas prendre ma décision comme un manque de confiance. Lui, il a toute ma confiance, sa famille pas du tout.

Mon égo est gonflé à bloc lorsque mon mécano doit se pincer l’entrejambe pour faire redescendre la pression. Je ne peux retenir un gloussement, mes mains se plaquent contre ma bouche afin d’étouffer mon rire. Mes yeux se plissent, mes joues se rehaussent, je souris un peu moqueur « Ça t’arriveras encore… » Lâchais-je le plus innocemment du monde. Il pose ses lèvres furtivement sur les miennes, je manque de défaillir. Les effets qu’ils me procurent sont plus puissants que toutes les drogues du monde. J’acquiesce de la tête lorsqu’il me demande si je suis prêt, il s’élance hors du confessionnal. Je reste quelques instants seuls avec moi-même, laissant à Jaxson une avance. Je ne peux m’empêcher de lever les bras vers le ciel en signe de victoire et de sautiller comme un gamin. Je sors innocemment, personne ne fait attention à moi. Rapidement, je rejoints Jaxson sur le pas de l’église. Je meurs d’envie de prendre sa main et que nos bras se balancent ensemble pendant que nous marcherons vers le bar à quelques minutes de là. Encore un attouchement qui m’est interdit.

« On y va ? »

Je descends les marches du parvis et quitte la Sainte propriété. Je ne parle pas durant les quelques minutes de marche, je tente d’organiser mes idées, mes craintes et mes espoirs. Je cherche les mots à utiliser mais aucun ne me semblent assez forts pour Jaxson. Nous poussons la porte du bar, presque vide à cette heure-ci de la journée. Nous nous installons à une table, instantanément je cache mes mains sous celle-ci, contrant mon envie de glisser mes doigts dans les siens. J’inspire un bon coup avant de me pencher vers lui :

« Je te laisse commencer… » J’ai jamais été très doué pour affronter les problèmes et je sentais que Jaxson n’avait pas vraiment quelque chose de grave à m’avouer comparé à ce qui me brulait la langue depuis deux semaines.

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Re: Bordeline <Jaxz>, le Mer 3 Jan - 14:36




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Jaxson & Jason


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Après quelques minutes supplémentaires de contact physique, Jaxson ne s’écarta que le temps de prendre une grand inspiration avant de sortir. C’était difficile de se détacher de lui comme ça, sans un baiser, sans lui tenir la main. S’avançant vers l’entrée, il se pencha en grimaçant pour récupérer sa flasque, encore présente sur le sol froid de l’Eglise. Personne n’avait fait attention à eux. Il aurait aimé que Jason accepte de venir chez lui, mais c’était peut-être trop dangereux. Peut-être pas. Il était bien plus intelligent que lui alors comment savoir à quoi il avait pensé ?
Néanmoins, Jaxson marchait sur un petit nuage. Il était juste heureux et après deux semaines de douleur intense, ça lui fit du bien de se sentir aussi léger. Auprès de lui, le mécanicien se sentait bien, naturel, sans crainte de l’avenir. Son attirance pour les hommes, il l'acceptait un peu plus, moins comme une maladie mais juste comme un goût, quelque chose de différent.
Une fois rejoint par Jason, le coeur du barbu s’emballa de nouveau et un sourire bête se dessina sur son visage. Il était si beau, si classe alors que lui, dans son seul costume pour la messe, il avait l’air pataud, pas à l’aise, endimanché.
Durant le trajet, les yeux de Jaxson ne le quittèrent pas. Il n’avait pas besoin de parler, juste de le voir. Sa présence était suffisante. Quelques minutes plus tard, après un silence presque reposant, ils arrivèrent devant le bar et entrèrent. Jaxson et Jason s’installèrent sur une banquette, à l’abris des regards. Il s’adossa au moelleux du dossier, le coussin s’enfonçant dans sa peau à travers le fin tissu de son costume. Le barbu aurait voulu s’assoir à côté de lui, passer son bras autour de ses épaules et lui caresser la nuque mais tout ça lui était interdit. Il faisait encore beaucoup trop chaud alors le mécanicien retira sa veste et la déposa délicatement sur le côté. C’était la pièce ou bien Jason qui lui donnait cette soudaine envie de tout enlever ? Mais la chaleur n’empêcha pas de coller discrètement son genou au sien. Il ria dans un souffle.
Jaxson était heureux, il se mit à sourire à pleine dents. Il jeta un regard alentour et vit la serveuse s’avancer vers leur table. Se raclant la gorge il regarda Jason et son beau visage.

Je… vais prendre un café.

Une fois la serveuse de retour derrière le comptoir, Jaxson baissa les yeux. Parler. Il n’avait jamais été très doué pour ça. En cet instant, cependant, son sourire s’effaça un peu. Jason était sa principale source de bonheur et de douleur. Et ça il ne pouvait le nier. Jaxson croisa les bras sur la table. Il appréciait la beauté de Jason et elle l’affectait encore plus maintenant qu’avant.

Je… Je suis pas aussi doué que toi pour les mots. Chui pas aussi intelligent que toi mais… Jaxson se mordit la lèvre. Il ne voyait pas l’intérêt de se taire. On est pas du même milieu mais… depuis que je t’ai rencontré j’ai…

La serveuse s’approcha et déposa la commande deux ux avec un sourire sympathique. Jaxson la remercia d’un hochement de tête avant qu’elle ne tourne les talons. Il croisa le regard de Jason avant de se racler la gorge. Ses mains tremblaient.

J’arrête pas de penser à toi. Tout le temps. J’ai… J’ai jamais ressenti ça pour quelqu’un. Tu… tu fais ressortir tout le bon en moi et sans toi… je… Il touilla distraitement son café. Je peux pas me passer de toi.

Habituellement son visage n’était pas un livre ouvert qui dévoilait tout ce qu’il ressentait, la moindre nuance d’émotion mais avec Jason tout se dévoilait même dans la semi-obscurité. Il poussa un soupir tremblant en passant ses doigts dans ses cheveux. Il garda le silence un instant. Il savait que son visage dévoilait son âme, en mix d’angoisse et de remords mais aussi d’un profond sentiment d’attachement. Peut-être ne devrait-il pas en parler maintenant ? Mais est-ce qu’il aurait un autre moment ? Est-ce qu’on lui laisserait simplement le droit de le faire ?

J’ai… J’ai pété un plomb quand j’ai vu ce type chez toi parce que… Il serra le poing. Parce que je supporte pas l’idée que quelqu’un puisse te toucher et… t’embrasser… Je déteste savoir qu’on puisse… te faire du mal sans que je ne puisse rien faire. J’ai… j’ai peur… de pleins de choses pour toi et… Je me sens totalement impuissant. Il releva les yeux vers lui. Je tiens à toi, je me sens… vivant à tes côtés.


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Re: Bordeline <Jaxz>, le Mer 3 Jan - 15:35




Bordeline

Jaxson & Jason


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Sous la table, je faisais craquer mes doigts, j’étais stressé. J’avais peur de ses réactions, peur qu’il ne comprenne pas. Son genou contre le mien me fit frémir un instant et ça le fit rire. Les braises du brasier qu’il avait provoqué dans mon bas ventre étaient toujours présentes mais je voulais me perdre dans ses bras, enfuir ma tête dans le creux de son cou et m’endormir. Au réveil, toutes ses embûches n’auraient été qu’un cauchemar et nous pourrions vivre sans nous soucier des autres. La serveuse vient prendre la commande, mon beau mécanicien commande un café. Il me faut quelque chose de plus fort, quelque chose qui pourra me donner du courage de dire ce que j’ai sur le cœur. J’ai envie de fumer une cigarette pour évacuer ma nervosité. Je n’ose pas le regarder dans les yeux, il a l’air si heureux. Il ne comprend pas et ça me brise le cœur. Moi aussi je le suis mais je sais aussi que ce sentiment est éphémère et je ne supporte pas savoir qu’il va retourner dans les draps de sa femme ce soir. Il croise les bras sur la table, il va commencer à parler. Mon ventre se tord, je sens ma gorge se nouer. Je lui lance un bref sourire encourageant même si j’ai peur d’entendre ce qu’il va me dire.

J’ouvre la bouche puis je la referme. La serveuse amène le café de Jaxson et mon gin tonic. Je sors un billet de dix dollars que je lui tends, je lui précise qu’elle peut garder la monnaie. Cette diversion me permet de digérer le début des aveux de Jaxson qui m’ébranle. Alors que j’allais avouer que nous venons du même milieu, il se racle al gorge et continue de parler. Je décide alors de me taire jusqu’à ce qu’il m’en laisse l’occasion, il avait besoin de s’exprimer, c’était évident. Plus il parle, plus les larmes me montent aux yeux. J’ai envie de disparaître, mes yeux s’humidifient, je bois une gorgée, puis une seconde. L’alcool dénoue légèrement le nœud de trac naissant dans ma gorge. J’inspire profondément, expirant lentement l’air de mes poumons. Sa sincérité me touchait, je posais une main discrète sur son genou, j’avais besoin de se contact avec lui. Je voulais l’encourager à parler, Jaxson me livrait tout ce qu’il avait sur le cœur et je regrettais à présent d’avoir choisi un lieu public. Je me serais blotti contre lui et j’aurais laissé couler mes larmes en étant réconforté par ses bras musclés et la chaleur obsédante de son corps. Mes lèvres tremblent tant je contiens ces gouttes d’eau cachées sous mes paupières. Ses mots percent mon cœur, il explose dans ma poitrine libérant un flot d’émotions. Les larmes roulent sur mes joues, je cache mon visage entre les mains. J’ai des hoquets de douleur, je n’ai jamais ressenti un tel déchirement.

« Excuse-moi. »

Je quitte ma chaise, et me dirige vers les toilettes et m’enferme à l’intérieur. Assis sur la planche, mon corps se vide de mes larmes. J’arrache avec violence des morceaux de papiers que je placarde sur mes joues, je renifle bruyamment comme un enfant. Il faut que je me reprenne mais j’ai envie de me rouler en boule contre la porte et de me laisser crever là. Les sentiments que ressentaient Jaxson étaient vrais, sincères, il semblait tellement heureux que lui balancer la vérité en pleine figure me broyais le cœur. Je tire une cigarette de l’intérieur de ma veste en tremblant. Je l’allume et me laisse enivrer mes poumons de cette douce nicotine. Plus rien n’a d’importance, je m’en fous de me faire jeter de ce bar parce que je fume dans les toilettes. Je ne pouvais pas en sortir après avoir calmé cette bataille entre mes sentiments. Je tire sur le mégot jusqu’à ne plus avoir de souffle. En quelques petites minutes elle est consumée. Je jette le mégot dans les toilettes et me donne des claques sur les joues pour reprendre mes esprits. Je sors, passe de l’eau sur le visage et observe mon reflet. J’ai les yeux rouges, bouffis. Je fais de la peine à voir.

Jaxson est toujours assis, il me regarde. Sans un bruit je m’assieds en soupirant. Je bois d’un trait mon verre, le pauvre, il a du s’inquiéter.  Je ne le regarde pas, je n’ose pas croiser son regard implorant « Je… » ma voix tremble. C’est si difficile. « Je ressent les mêmes choses pour toi… Je te l’assure mais… » Comme du verre qui se brise ma voix monte dans les aigus. Je ferme les yeux quelques secondes, essuies de nouveaux ses larmes d’un geste rapide de la manche. «Tu ne peux pas être avec moi… » J’ai l’impression qu’on m’arrache les organes, ça fait si mal … « Je…Je suis… Ta famille… » Je ne sais même pas comment lui dire que je déteste sa famille, que ses frères me foutent la trouille, que j’ai envie de détruire sa femme à coup de pelles bien aiguisées. « Les caméras ont tout enregistré Jaxson ! Ils vont me retrouver, Ils vont te tuer. » Ma vision se trouble. « Je peux pas faire partie de ta vie. » Je plonge mes mains dans mes cheveux, je serre les poings, j’essaie d’oublier cette torture mentale mais la douleur physique ne change rien. Je suis marqué au fer rouge par les sentiments que j’ai pour Jaxson. "Pourtant j'ai essayé de faire quelque chose, mais ça n'a pas marché, j'ai retourné la plainte contre Nate mais çà n'a pas suffit... Je suis désolé..."

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Re: Bordeline <Jaxz>, le Mer 3 Jan - 16:12




Borderline

Jaxson & Jason


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Le coeur battant, il était blême en disant tout ça. Jamais il n’avait dit ses sentiments. Jamais il n’en avait eu pour quelqu’un d’autre. Jason était son premier. Son grand amour. Avec la présence de son bel inconnu, il se sentait en sécurité. Au chaud et protégé. Rien ne pouvait l’atteindre. Rien d’autre ne comptait. Il aurait aimé qu’ils puissent rester comme ça, rien que tous les deux, à tout jamais. Pendant un temps les choses en restèrent là, tandis que Jason s’était précipité vers les toilettes. Les yeux écarquillés, ne sachant quoi dire jaxson se pétrifia. Que devait-il faire ? Aller le voir ? Le réconforter ? Le prendre dans ses bras et lui dire que tant pis pour lui, s’il ne l’aimait pas, Jax le quitterait pour lui laisser la paix ? Etait-ce trop dur à entendre ? Les mains de Jax tremblaient de plus en plus, ne sachant quoi faire, ni quoi dire. Il ferma les yeux et se pinça la cuisse comme pour se donner du courage ou juste retourner à la réalité. Il tâcha de faire disparaître ses larmes naissantes à la seule force de ses doigts, enfonçant ses ongles dans la zone la plus sensible. Il flottait aux abords de la douleur et de la souffrance quand la voix de Jason le ramena à lui. Combien de temps était-il resté à attendre ? La lèvre de Jax tremblait compulsivement. A son “mais”, la respiration du mécanicien se coupa. Rien d’autre ne comptait. Il ferma les yeux et écouta chacun de ses mots, les sentant comme des coups de couteau dans son ventre. Ca le tuait à petit feu encore et encore.
Il passa le reste de la discussion partagé entre culpabilité et euphorie. Jason était sien. Il l’aimait aussi. Seigneur, ça paraissait irréel. Depuis combien de temps il avait rêvait d’entendre ces mots ? Toute une vie peut-être. Et il les avait dit avant de le faire tomber en Enfer.
Ce fut à la descente que le sentiment de culpabilité s’était monté. Pour la première fois depuis toujours, Jaxson regrettait d’avoir dit ses sentiments. Il regrettait d’en avoir trop dit, d’avouer ce qu’il avait toujours tentait d’enfouir. Que serait-il arrivé s’il n’avait pas abattu toutes ses cartes sur la table ? Impossible de le savoir dorénavant. Il lui avait tout avoué. L’idée de continuer à vomir ses émotions lui était devenu insupportable. Il savait qu’il aurait probablement dû se taire dès le début, avant qu’ils ne commencent à entretenir une certaine relation. Soudain, Nate. C’était donc lui ? C’était lui la fameuse plainte qui n’avait pas abouti ? Et les camera ? Le mécanicien n’avait pas fait les liens.
Jaxson espérait que Jason comprendrait que ça le mettait dans une position très délicate. S’il faisait le lien entre le nom de la victime et celui du type sur la caméra alors Nate saurait tout. Mais il ne pouvait pas non plus laisser ça comme ça ! Jaxson devait agir. Il y avait de plus en plus de chances que son aîné finisse par tout découvrir. Si il venait à parler de Jason à sa mère, à son frère ce serait foutu. Jax serait un homme mort. Non, le barbu ne voulait pas y penser.
Il soupira et s’agita sur la banquette, grimaçant lorsque sa cuisse sensible protesta contre le mouvement. Fermant les yeux il essaya de contrôler ses larmes qui avaient décidé coute que coute de couler le long de ses joues. Encore une douleur au coeur.

Je… sa voix se brisa encore. Les nerfs de Jaxson lui contractèrent l’estomac. Lorsqu’il arriva à calmer quelque peu ses tremblement, il ravala son sentiment de nausée. Ou presque. Je… suis prêt à tout quitter pour toi ! Il releva les yeux brillants vers lui. Tu… tu comprends pas… je…

Il jeta un coup d’oeil rapide par la fenêtre à la recherche d’un phare qui pourrait le sauver. Il n’avait pas la moindre idée de ce que pensait Jason de toute cette situation et l’anxiété continue qui avait commencé à le rendre malade. Jaxson sortit sa flasque sans quitter des yeux la rue. Il l’ouvrit et prit une longue gorgée. Echapper à la réalité c’est de ça dont il avait besoin. Il s’était mis dans un tel état qu’il se sentait à deux doigts de tomber en miettes.

Je t’en prie. On.. peut… trouver une solution. T’es… intelligent ! On… peut… y a des solutions ! laissa-t-il échapper avant que Jason n’ait pu dire quoique soit. Je suis désolé. Je… suis rien sans toi ! La gorge de Jax se ressera. Il se mit à déglutir pour essayer de soulager la pression mais ça ne fit qu’empirer comme Jason restait là en face de lui. Il prit une autre gorgée. Je quitterai ma femme pour toi ! Ma famille aussi ! Je t’aime.


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Re: Bordeline <Jaxz>, le Jeu 4 Jan - 9:32




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Je le fixais sans savoir quoi dire. Je suis hypnotisé. Trois putains de mots. Trois mots simples. Mon corps hurle d’envie de se jeter dans ses bras et de le couvrir de baisers, mon cerveau me murmure de fuir tant qu’il est encore temps. Je suis tétanisé. Il m’aime. Il m’aime. Il m’aime.
BORDEL IL M’AIME.

« Je… »

Mes mots sont coincés. J’ai les yeux écarquillés, je ne m’attendais pas à une telle déclaration. Jamais on ne m’avait dit ces mots avec tant d’intensité, tant de profondeur. Cette sincérité m’ébranlait. Toute mon anxiété, mes angoisses s’étaient évaporées quelques instants, le temps que j’accepte, que je digère ses mots qui tournaient en boucle dans ma tête. J’ai chaud tout à coup, j’enlève ma veste. Toutes mes émotions semblent s’être évaporées. J’ai tellement envie de le serer dans mes bras, de lui proposer de s’enfuir loin, ailleurs. Il pouvait tout plaquer pour moi, c’est ce qu’il avait dit. Et ces mots, je voulais y croire. Mon cœur avait envie d’y croire, mais c’est tellement difficile de tout plaquer, d’oser se lancer. Il comptait sur moi pour trouver une solution, j’étais prêt à le kidnapper, à l’emporter avec moi, l’enfermer dans mon appartement s’il le fallait. Mais j’avais toujours cette raison qui me poussait à garder la tête froide, les contes de fées, ça n’existe pas. Je secoue la tête pour reprendre mes esprits, mes larmes ont séché sur mes joues.

« Jaxson… c’est pas…si facile »

J’avais aussi peur pour sa vie que pour la mienne, mon cœur tambourinait dans ma poitrine. J’avais envie d’y croire plus que tout, mais en regardant le visage presque cicatrisé de Jaxson, je me rendis à l’évidence : Ils vont tout faire pour le retrouver, ou pire, ils pourraient manquer à Jaxson. On retourne toujours là d’où on vient. On peut garder la tête haute et froide quelques années mais un jour, tout se retourne contre nous. Je ne savais pas quoi faire car j’avais peur. Je ne me sentais pas en sécurité. Jaxson sortait de temps à autre sa flasque pour y boire quelques gorgées. Comment devais-je le prendre ? Était-il au moins sûr de lui ? Essayait-il de se donner du courage. Je serre les dents, j’arrive plus à penser, je ne sais pas comment réagir.

« Je ne peux pas quitter la ville, j’ai mon entreprise ici, toute ma vie » Je pris soin d’éviter de parler de mon père. Dans l’état actuel ou j’étais, j’allais recommencer à pleurer si j’évoquais à peine son nom. J’essaie de rester raisonnable, c’est la meilleure des choses à faire. Je n’avais pas envie de me cacher, j’avais envie de vivre ma vie au grand jour sans craindre quoi que ce soit. J’étais persuadé que Jaxson n’était pas prêt à ça mais je ne pourrais pas me cacher, partir. Je ferme les yeux un instant et je secoue la tête. Je me lève et m’installe à côté de lui. La tête haute, le regard défiant. Autour de nous quelques clients boivent leur café, la serveuse lit le journal quotidien du matin. Derrière la vitre, au dehors, on aperçoit l’Eglise qui amène quelques fidèles. La rue n’est pas très fréquentée mais certains marchent promenant leur chien. Je regarde toutes ces personnes une à une. J’inspire un bon cou et replonge mon regard dans ses pépites bleues. Je tente de contrôler ma lèvre qui tremble, mes yeux papillonnent. Le feu de l’audace gronde dans ma poitrine, je déglutis faiblement. Je sais que c’est une partie de non-retour, que tout risque de s’écrouler mais il faut qu’il comprenne que ce n’est pas un jeu, que nous risquons gros tous les deux et par-dessus tout, je refuse de passer mon existence à me cacher du regard des autres.

« Embrasse-moi, Jaxson. Montre au monde que tu m'aimes» murmurais-je doucement sans bouger. A l’intérieur, mon cœur hurle, frappe du poing. Il veut se libérer de toutes ces contraintes que je me mets, il désire plus que tout s’enfuir avec Jaxson. Je désirais qu’il me prouve qu’il pouvait s’afficher avec moi n’importe où, peut-être était-ce trop tôt pour lui, peut-être que je lui en demandais trop, peut-être étais-je trop égoïste ? Je ne savais qu’une seule chose : je ne voulais pas vivre dans la peur.

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Re: Bordeline <Jaxz>, le Jeu 4 Jan - 10:35




Borderline

Jaxson & Jason


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Cinq minutes plus tôt, Jason était tout contre lui, l’air heureux que Jax et lui se retrouvent. Mais l’expression sur son visage après qu’il lui ait dit ses sentiments… Jax ne pourrait jamais l’oublier. Il commençait vraiment à paniquer lorsqu’il vit qu’il ne ferait rien pour sauver la situation. Le laissant couler seul dans les abysses. Il balaya la surface de la table du regard, de plus en plus alarmé en cherchant un signe, un phare, quelque chose à quoi se raccrocher. Rien qu’à sa voix, il sut qu’il avait pleuré et son ventre se tordit de remords. La voix de Jason s’éleva. Ce n’était facile non mais avec lui à ses côtés il était prêt à braver la tempête. Les yeux de Jaxson brillaient de larmes, et il eut l’air sur le point d’ajouter quelque chose mais au bout d’un moment, cependant il se mordit la lèvre et acquiesça. Jason avait raison encore une fois. Jaxson buvait ses paroles. Tout ce que disait son beau brun n’était que vérité murement réfléchi. Il était bien trop intelligent comparé à lui. Il ne le méritait pas.

Il parut prendre ses mots en considération l’espace d’un instant. Jaxson hocha la tête. Il avait une famille, une vie, une entreprise. Comment pouvait-il lui demander de tout quitter ? Etait-il idiot à ce point ? Les yeux de Jaxson se brouillèrent. Il se sentait bête, terriblement égoïste. Il hocha de nouveau la tête en baissant les yeux, se tordant les doigts comme un enfant prit sur le fait. Il sursauta en entendant les cloches de l'Église. Le temps passait trop vite à ses côtés. Jaxson releva la tête, le coeur battant. Un fois en face de lui, si proche, il marqua un moment d’hésitation. Son coeur fit un bond. Il avait envie de l’embrasser, de le serrer contre lui, de le déshabiller sur la table et lui montrer à quel point il tenait à lui. Dieu, devait lui venir en aide. Maintenant !
Sa prière resta malheureusement sans réponse. Il s’agita légèrement sur la banquette, le visage pâle comme la mort.

Jason… souffla-t-il tout en baissant les yeux

Les yeux rivés sur la banquette, malgré son envie de l’embrasser voracement, il n’osa regarder autour de lui tandis que les clients sortant de l'Église s’amassaient petit à petit au comptoir. Pour la première fois de sa vue il aurait aimer prendre les devants, se dire que la différence n’en était pas une, seulement il ne voulait pas s’aventurer sur ce terrain là. Il était miné. Il jeta finalement quelques coups d’oeils anxieux autour d’eux avant de poser ses pupilles bleus sur Jason. Les lèvres entrouvertes il se savait incapable d’un tel acte. Il secoua légèrement la tête, suppliant Jason de revenir sur ses paroles. Lui prouver qu’il l’aimait, ça il n’en avait absolument pas peur. Il voulait lui montrer de mille et une manière tout l’amour pour qu’il pouvait contenir en lui mais là… C’était beaucoup trop lui demander. Des gens autour de lui, le connaissaient, connaissaient sa famille, sa vie,... Il avait peur. Peur que ses frères l’apprennent, face du mal à Jason. Les coups, ça il pouvait, lui les supporter mais pas son beau brun. Ca lui écraserait le coeur.
Il n’avait pas le temps de réfléchir plus. Il devait agir sinon Jason allait le quitter. L’embrasser ? C’était impossible, le serrer contre lui, pareil. Il prit une autre gorgée de sa flasque et la laissa posé sur la table. Jaxson poussa un soupir tremblant. Il devait fuir ? Se lever, enjamber les banquettes et courir le plus vite possible ? Jason lui demander l’Everest quand lui ne pouvait lui donner qu’une petite colline. Il soupira intérieurement pendant qu’il essayait de masquer ses larmes. C’était un combat acharné en son fort intérieur, un combat qu’il menait seul avec ses tripes. Ses joues rougissèrent instantanément de peur que tous aperçoivent ce qu’il était en train de faire ou de penser. D’un geste discret, il effleura les doigts de Jason, à l’abri des regards. Ses doigts si doux, si fragiles et fins. Il manqua d’avaler de travers quand un paroissien se tourna vers eux mais ne prêta pas attention au geste. En arquant les sourcils, Jaxson posa de nouveau ses yeux sur lui et souffla :

Je… veux pas te perdre.

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Re: Bordeline <Jaxz>, le Jeu 4 Jan - 12:35




Bordeline

Jaxson & Jason


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Assis à quelques mètres de lui, je n’avais qu’une seule envie : glisser mes mains dans son cou, l’attirer vers moi et poser mes lèvres sur les siennes pour faire disparaitre tous nos problèmes. Nous n’étions pas ensemble, pas vraiment un couple et la situation étais déjà catastrophique. Il fallait qu’on se rende à l’évidence, même si les sentiments nous faisaient tourner la tête, nous poussaient à toujours nous retrouver, il fallait arrêter de se voir, arrêter de se voiler la face. J’avais envie de hurler, il me regardait l’air désespéré, comme si je lui avais demandé quelque chose d’impossible. Mes tripes étaient tellement serrées que j’avais envie de vomir. Il regardait à gauche à droite comme s’il cherchait une solution. J’avais envie de lui donner une gifle pour le réveiller : je ne lui demandais que de m’embrasser ! Je serais mon poings tellement fort que mon bras tremblais, je comprenais alors que c’était impossible. Lui et moi. Nous n’avions pas la même vision des choses, pas envie de faire des sacrifices pour l’autre. Je ne voulais pas me cacher, il ne voulait pas vivre exposé au monde. Qu’il reste dans sa grotte. La tristesse laisse place à la colère, la rage se dessine dans mes yeux. Mes mains tremblent, je le déteste tellement. Je le hais autant que j’ai envie de lui, de sa présence. L’autre, il secoue la tête et regarde le sol, impuissant. Je serre tellement les dents qu’elles pourraient se briser à tout moment, une furieuse envie d’exploser tout autour de moi naît dans mon ventre. La rage, cette putain de rage mêlée à l’incompréhension la plus totale. Je n’avais pas envie de lui faire du mal, j’en serais tout bonnement incapable. J’avais envie de me frapper la tête contre le mur pour oublier tout ça, retrouver la sérénité de ma vie d’avant, avant qu’il entre dans ma vie comme un boulet de canon détruisant tous mes piliers. Il effleure timidement ma main, je la retire aussitôt et je me lève d’un bond. Je ne veux plus qu’il me touche, plus jamais. J’ai mal, tellement mal. Je le déteste. Je ne veux plus jamais le voir de toute ma vie. Et ces mots qu’il prononce percent chaque millimètre de ma peau comme des aiguilles d’acuponctures pleine de poison. Je le regarde de haut, attrape ma veste. Je dois partir, je ne veux plus penser à lui, à la douceur de ses mains, ses yeux si bleus. Je ne veux plus penser à nos corps se découvrant qui ne se découvriront jamais totalement. Il ne veut pas me perdre ? Trop tard.

« Je n’aurais jamais du te rencontrer ». Je siffle entre mes dents, ma voix est mélangée à du mépris et de la haine. Mon cœur se meurt, mon corps veut quitter ces lieux au plus vite, je ne parviens plus à réfléchir, mes paroles sont guidées par des émotions trop fortes, trop négatives, je me sens trahi. « Je ne veux plus jamais te voir, t’as compris ? Tu m’approche encore une fois, j’t’envoie en taule. »Je relève mon col, attache les boutons de ma veste précipitamment. Je suis tellement furieux que je défais un bouton de la couture « Tu m’as assez fait de mal comme ça. » Des larmes ruissellent sur mon visage comme une cascade. Mon cœur me tire vers la sortie, mes pas restes figés au sol. Mes lèvres aboient une dernière fois « Va baiser ta femme, tu verras, tout redeviendras normal. »

Je tourne les talons, dès la porte franchie, je cours jusqu’à ma voiture. Ma respiration brûle mes poumons, mes larmes inondent mes joues, je pousse les passants, je veux quitter cette rue au plus vite. J’ouvre la portière de ma voiture et je démarre en trombe. Mes yeux piquent, je n’arrive pas à récupérer mon souffle. Je m’arrête sur le côté, il faut que je me calme, que je reprenne mes esprits sinon je risque de mettre ma vie en danger. Je coupe le moteur, je laisse le calme m’enivrer quelques minutes et je repense à tout ce qu’il m’a dit, à tout ce que je lui ai dit. Je frappe le volant avec mes poings plusieurs fois, de toutes mes forces. Je suis incontrôlable, je hurle. Ma voix se casse, se brise et mes cordes vocales se déchirent. Mon cœur saigne. Je pose ma tête sur le volant, je tente de récupérer mon souffle. Une partie de moi s’est brisée comme du verre, j’ai l’âme éclatée en mille et un morceaux. Je pourrais me jeter d’une fenêtre, que la douleur serais bien moins pire.

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Re: Bordeline <Jaxz>, le Jeu 4 Jan - 13:02




Borderline

Jaxson & Jason


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Mort d’impatience, il battait le sol de son pied au rythme des seconds qui passaient. Sa réponse fût négative voire même blessante. Un bruit. Le coeur des deux amants se brisant dans un même son de cloche. Encore une minute et il allait revenir. Se jeter dans ses bras. Encore une minute et Jason allait revenir. Il ne pouvait pas le laisser comme ça. Seul.
Plus les secondes passaient et plus la douleur était si vive. Même l’amputation de son mollet avait été un partie de plaisir. Il avait mal et il n’avait jamais cru qu’il pourrait autant souffrir. Son coeur se brise en un milliard de morceau et la seule solution qu’il trouva c’était de lui cracher dessus. Sa main s'arracha de la sienne comme un membre qui se coupe nettement. Le membre fantôme. Il ressentait encore sa chaleur, ses doigts, sa peau l'enivrait et voilà que tout s'arrêtait.
Jason partit, entre le silence qui gagna peu à peu l’esprit de Jaxson. Alors il retrouva enfin le calme, l’absenc morbide de tout sentiments. Le ciel était bleu, les petits oiseaux s’agitaient dans les arbres alentour. Mais plus rien n’avait d’importance.
Les yeux rivés sur l’absence de Jason, Jaxson ne voyait plus rien. Il laissa les larmes couler alors que les clients le regardaient stupéfaits. Sur le passage de son amour, quelques murmures se firent entendre. Des interrogations, des commentaires sur sa démarche. Peu à peu les voix s’élevèrent et la colère de Jaxson aussi. Il se leva d’un bond, ignorant la douleur dans sa cuisse et hurla :

FERMEZ VOS GUEULES ! FERMEZ LA ! Il prit les verres et les jeta contre le comptoir avant de partir en claquant la porte.

Il se précipita dehors, ls poings serrés, les larmes dégoulinant le long de ses joues et chutant sur le trottoir. Il repéra sa voiture devant l'Église, là où il s’était garé. Sa patience avait été éprouvé trop longtemps. Il entra, arracha presque la porte et mit le contact. Le pied au plancher il fonça droit vers chez lui. Tendant le bras vers la boite à gant il sortit une bouteille de Whisky et l’ouvrit. Tout en regardant la route il buvait sans interruption le liquide qui lui brulait la gorge. Et si il fonçait dans un arbre ? Et s’il fonçait dans une étendue d’eau ? La douleur, lui tordant les tripes. Devant lui tout semblait si sombre, si noir. Le regard embué et les mains harponnées à sa bouteille et à son volant, Jax appuya encore sur le champignon dans une ligne droite.
Bon sang qu’est-ce qu’il avait fait pour mériter ça ? Quelquefois une voix lui disait que tout allait aller mieux et il se remettait à boire pour la faire taire. Tout était fini. La seule personne qu’il aimait l’avait rejeté tout ça parce qu’il n’avait pas le courage de s’assumer. Cette maladie qui le rongeait n’en était pas une. Il avait été heureux. Heureux les quelques fois où il avait été avec Jason. Son amour… L’homme de sa vie. Il roulait. Il roulait beaucoup trop vite. Et il avait envie de vomir, alors il reprit la bouteille et bu encore, encore et encore jusqu’à ce qu’il ne reste plus une seule goutte.
Une fois arrivé, Jaxson freina rageusement ce qui fit crisser ses pneus. Il se gara à moitié en travers de la route et ouvrit violemment la portière avant de sortir et se diriger vers la petite cour intérieure de son immeuble. Plus rien n’avait d’importance. Ni sa maison, ni sa famille, ni ses envies, ses rêves, ni même lui. Il était temps.
Son indécision avait volé en éclat. Il entra sans sonner, sans frapper. Il était temps. Peut-être était-ce une erreur ? Peut-être pas. La peur était partie aussi vite que Jason. Il tremblait tout en traversant le hall, puis les escaliers où il manqua de tomber. Il arriva en haut et sortit les clefs puis claqua rageusement la porte. Plus de place pour la faiblesse. On ne l’y prendra plus. Un peu de courage. C’était du grand n’importe quoi, mais il n’était plus assez sobre pour s’en rendre compte. Le danger. Présent. Au fond de son ventre. Du courage !! Il arriva devant son téléphone fixe et décrocha le combiné. Il était temps. Appuyant sur la touche neuf il attendit la sonnerie. Soudain une voix…

Maman… Il faut que je t’avoue quelque chose.

FIN


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Re: Bordeline <Jaxz>, le

Bordeline <Jaxz>

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