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Posso aiutarti? • Ft. Abele


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Posso aiutarti? • Ft. Abele, le Ven 29 Déc - 5:21

Isaac
Ft.
Abele
Posso aiutarti?
Les rues d’Austin étaient toujours aussi remplies, depuis le temps l’irlandais aurait du y être habitué mais pourtant, il ne pouvait s’empêcher de trouver ça tout de même impressionnant. L’ombre d’un sourire traversa ses lèvres alors qu’il remonta son écharpe sur son nez, il ne voulait pas tomber malade pour ne pas refiler quoi que ce soit aux enfants, déjà que l’hiver ici se trouvait être plus froid que ce que tout le monde pouvait penser, il ne fallait surtout pas qu’il tombe malade, sinon, il était sûr d’être interdit de boulot et cette idée ne lui plaisait absolument pas ! Dans un soupire il passa sa main dans ses cheveux décoiffés pour tenter de remettre de l’ordre dans son habituel désastres capillaires, sans grand résultat, en même temps, Isaac s’en foutait quelque peu, ce n’était pas comme si il avait un rencard ou quoi que ce soit, il voulait simplement profiter d’une soirée tranquille au restaurant.

Poussant la porte de l’Andiamo Ristorante, Isaac salua le serveur d’un rapide signe de main avant que ce dernier ne vienne le guider jusqu’à une table pour deux, cette dernière était située dans un coin du restaurant à côté d’une fenêtre donnant sur la rue et les passants qui marchaient tranquillement dans la pénombre,  un emplacement ou l’irlandais était sûr qu’on ne viendrait jamais l’emmerder, ou tout du moins il espérait fortement que ce soit le cas. Tranquillement il retira son manteau et son écharpe, dévoilant ainsi sa chemise d’un blanc nacré qui dépassait de sa veste de costume, il avait fait un effort vestimentaire aujourd’hui, bon, c’était surtout pour faire plaisir aux enfants, mais il devait se l’avouer, il aimait bien parfois bien s’habiller par pur plaisir personnel, sans raison valable, de toute manière, depuis quand est-ce qu’il faut une raison pour s’habiller comme on le souhaite ? Il aurait pu continuer à réfléchir au sens du pourquoi du comment est-ce que la mode était comme ça si le serveur n’était pas intervenu pour lui donner le menu dans un grand sourire qui, même si il ne le montra pas, fit chaud au cœur à l’instituteur qui posa alors son regard sombre sur la liste de plat devant ses yeux, replongeant dans une profonde réflexion sur ce qu’il allait manger, il s’enfonça d’ailleurs tellement dans ses pensées qu’il ne fit même pas attention à la vie autour de lui, aux gens qui entraient et qui sortaient du restaurant, des rires qui émanaient d’une table non loin de la sienne, ou bien même du serveur qui attendait simplement qu’il fasse son choix. Choix qu’il fit d’ailleurs au bout de quelques instants, commandant des Pappardelle Bolognaise accompagné d’un verre de vin rouge comme presque à chaque fois qu’il venait dans ce restaurant, à se demander à quoi lui servait le fait d’analyser le menu pendant cinq minutes à chaque fois, ça ne faisait rien de spécial hormis emmerder le serveur qui perdait du temps, mais bon, visiblement ce soir, il n’y a pas vraiment beaucoup de gens. Un soupire las traversa les lèvres du brun qui se mit à observer la vie qui passait derrière la fenêtre, accoudé à sa table, sa main retenant sa joue alors que la deuxième pianotait mécaniquement quelque chose sur la table, une technique que le psy lui avait confié pour aider à réduire son stress et sa panique, et pour être honnête, la seule chose que cette merde lui faisait, c’était lui donner envie de prendre des cours de piano ! Soudainement sa tête quitta sa main pour rencontrer la table alors que le râle de fatigue qui venait de s’échapper de sa gorge résonna dans un coin du restaurant, il s’en foutait, il voulait juste manger et rentrer dormir, sa journée avait été longue et il ne rêvait que d’une chose, son lit douillet dans lequel il allait se plonger après manger.

Un bruit de toux le sorti de sa douce torpeur, le serveur était là, devant lui, plat en main, et presque aussitôt l’irlandais se redressa sur sa chaise, retenant un baillement alors que le jeune serveur lui, posa son plat et son verre avant de repartir aussitôt, l’irlandais voulu rire, à croire que ce gosse n’avait jamais vu quelqu’un de fatigué de toute sa carrière. Dans un haussement d’épaule Isaac attrapa sa fourchette, se préparant à manger avant de s’arrêter à mi-chemin, sa fourchette en l’air, la bouche a moitié ouverte, il se doutait bien qu'il devait avoir l'air con d'ailleurs. Un type venait juste de s’asseoir en face de lui, comme ça, sans bonsoir, sans que dalle, qu’il fasse comme si il était chez sa mère tient ! Il n’avait qu’à se servir dans son verre tant qu’il y était ! «.. J’peux vous aider ?», il posa sa question en haussant un sourcil, venant poser son regard chocolaté sur son vis-à-vis, sa voix quelque peu rauque du au fait de ne pas avoir été utilisée depuis la fin de l’après-midi. «Vous vous êtes trompés de table j’crois.» c'est surtout qu'il espérait que le type se soit planté, car il commençait quelque peu à devenir flippant.
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Re: Posso aiutarti? • Ft. Abele, le Ven 29 Déc - 20:13

De plus en plus fort, Abele tapotait ses des doigts contre la table, regardant en biais avec un ennui certain. Qu'est-ce qu'il avait fait pour mériter ça, sérieusement ? Il croyait qu'il allait vraiment mourir d'ennui à devant cette assiette qui, au final, ne lui apparaissait même plus si appétissante que ça : un comble dans l'un de ses restaurants préférés de la ville. La raison de ce cauchemar ? Un date, organisé sur un site de rencontre. Se disant que cela aurait été l'occasion rêvée de découvrir du monde dans une si grande ville, il ne s'était pas méfié des potentiels... ratés. Ceux qui, bizarrement, paraissent bien plus insupportable dès qu'il n'y a pas un écran pour contenir leur débit de parole. Ceux qui bizarrement, paraissent beaucoup moins bien montés que sur leur photo de profil et ne sont pas si humbles qu'ils osent le prétendre. S'il aurait pu, il se serait éclipsé en un clin d’œil, même juste pour le cul il n'en voulait pas. Cette personne dont il avait oublier le prénom depuis un moment à force d'emmagasiner ses informations inutiles, lui transformant le crane en pastèque prête à exploser, le dégoutait profondément, que ce soit dans ses propos ou sa gestuelle. Qu'est-ce qu'il en avait à foutre qu'il donne à des associations maintenant, bordel ? Chaque bribe de mot qui parvenait à ses oreilles ne lui donnaient que plus envie de partir. La chose qu'Abele déteste par dessus, c'est ceux qui osent se vanter plus que lui, et là, il était servi : il ne pouvait même pas caser un mot. Qui est-ce qu'il était pour oser se croire supérieur à Abele, ce blanc-bec ? Personne, voilà qui il était ! Et pourtant, à chaque fois qu'il voulait rétorquer, ce goujat l'ignorait purement et simplement. Il aurait pu poser une poupée gonflable à sa place qu'il n'aurait vu aucune différence.

Son crane allait exploser, pitié, que ça s'arrête. Heureusement pour lui, le destin écoute ses prières : prétextant une envie pressante, il s’éclipsa de table. Enfin une pause. Il souffla, se massant les tempes, essayant de reprendre ses esprits. Quel supplice. Il devait à tout prix trouver une solution, mais il semblait coincé : il ne pouvait pas partir maintenant que son vis-à-vis avait quitter la table, la direction le prendrait pour un voleur et il ne veux surtout par mal paraitre en société à cause d'un minable personnage tel que lui, ni payer son addition. Mais alors, qu'est-ce qu'il... oh oui. Oui. S'il le fait partir en premier, pas de problème, tout est réglé ! Il ne partage pas son argent avec un tel énergumène et ne prend pas le risque de se faire refuser l'entrée. Maintenant, comment faire vu qu'il ne lui laisse pas en caser une...

Son regard s'illumina quand il vit un homme, seul, ayant visiblement commandé un plat. Est-ce que... ça veux dire qu'il était seul ? Bordel, c'était peut-être sa seule chance. S'il s'éclipse à cette table, soit il le croira enfui, soit se vexera. Parfait, c'était tout ce qu'il voulait. S'enfuyant, tel un voleur à pas de loup, il prit place le plus discrètement possible sur la table, pas si loin que ça, prenant un menu afin de cacher son visage. Faisant plus penser à une version ridicule de James Bond qu'à un véritable agent secret, il espérait néanmoins que sa petite machination suffira à faire fuir l'autre fou. Ce petit moment d'extase, de liberté retrouvée et chérie, qu'il se souvenu d'une chose : dans le feu de l'action, il s'était assis à la table de quelqu'un. Ah oui, merde... pour peu qu'il ai vraiment de la chance, il n'allait pas vraiment apprécier son intrusion. Bordel, vite, explique toi. « Pitié, aidez-moi, je vais mourir si je reste une seconde de plus avec lui. Une minute de votre temps, c'est tout ce que je- » Puis, il le vit. Un démon sorti des entrailles de la terre. « Ah, te voilà ! » Un cauchemar sans fin, une une souffrance éternelle. « Tu aurait pu me le dire que tu es parti voir quelqu'un ! Tu sais, je ne suis pas jaloux ! Au contraire, j'ai très bon cœur, car comme tu le sais, j'ai donné de nombreuses fois à des orphelinat au Bengale, et... » « Oui, mais je... » « Ah, quel pays magnifique ! Ces magnifiques paysages et ces hôtels somptueux... » Désespéré, il lança un regard à son, désormais, voisin de table. Celui-ci  exprimait très clairement une profonde détresse, il voulait juste une bouée de sauvetage, une corde, ne serais-ce qu'un main pour le sauver de ce gouffre sans fin : il était à bout.
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Re: Posso aiutarti? • Ft. Abele, le Mer 24 Jan - 1:29

Isaac
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Détaillant l’inconnu du regard alors qu’il attendait simplement que ce dernier prenne la parole, Isaac ne put s’empêcher de le trouver mignon, un peu jeune certes, mais des cheveux bruns bien coupés, contraire aux siens, complètement hirsutes, des yeux d’un marron profond qui brillaient actuellement d’une lueur de désespoir intense, ce qui intrigua l’irlandais, quelque chose ne semblait pas aller, pas du tout. Posant sa fourchette en se disant que son repas pouvait attendre, il se décida à faire un effort et à aider quelqu’un, même si il savait que son anxiété lui ferait payer ça plus tard. D’un vague geste de main il fait signe à son interlocuteur de continuer à parler, après tout il va sacrifier sa soirée tranquille pour lui, alors autant que ce soit pour quelque chose d’important et pas une stupidité quelconque comme un moment de solitude mal gérée.  Pour passer le temps que le jeune semble passer dans son esprit, Isaac décide de reprendre son inspection habituelle, vérifiant les moindres détails du jeune face à lui pour savoir si il pourrait être une potentielle menace, son psychiatre lui répétait que c’était de la paranoïa, lui il préférait appeler ça «être sûr et certain.», et visiblement, son niveau de dangerosité ne crevait aucun plafond, bien au contraire, le brun en face de lui semblait perdu, blasé, et en même temps soulagé, enfin du moins c’est ce que l’irlandais comprit dans son regard, regard d’ailleurs perdu dans le vide face à lui. Et, comme par un miracle du Saint Esprit, le squatteur sembla enfin se souvenir de sa présence. L’instituteur le fixa alors qu’il tentait de reprendre ses esprits et de formuler quelque chose, sans doute la raison pour laquelle il se trouvait à sa table sans un bonjour ni merci. Son coude droit se posa sur la table alors qu’il venait poser son menton sur la paume de sa main, se servant ainsi de cette dernière comme d’un appui alors que le jeune prit finalement la parole, arrachant un léger soupire de soulagement à l’irlandais qui finissait pas croire qu’il était muet. Mais non, il semblait juste aimer prendre son temps. Il se secoua mentalement et se força à écouter les mots qui sortaient de la bouche du plus jeune dont la voix douce se mariait à la perfection avec son apparence, bien que sa voix ne soit pas forcément très grave, mais elle était comme qui dirait expressive, c’est à dire que l’on devine facilement l’humeur dans laquelle il se trouve sans même avoir à le regarder. L’homme lui demande de l’aide, annonçant qu’il allait mourir si il restait avec «Lui». C’était qui ce «Lui» ? Visiblement c’était quelqu’un qu’il ne devait pas porter dans son cœur à en juger par l’expression faciale qu’il abordait alors qu’il parlait, enfin, jusqu’à ce qu’il s’arrête soudainement, comme prit en flagrant délit. Par curiosité l’irlandais suivit son regard pour hausser un sourcil en remarquant un type se diriger vers eux. Non, il venait pas vers leur table, si ? Il devait simplement venir à une table non loin, c’est tout. Puis il remarqua du coin de l’œil son interlocuteur devenir blanc au fur et à mesure que la silhouette s’avançait. Bordel, il venait vraiment à sa table, putain mais quelle soirée de merde. Pourtant, il ne comprenait pas trop pourquoi le plus jeune semblait aussi paniqué à l’idée de le voir, il ressemblait à quelqu’un de plutôt normal, mais, l’habit ne fait pas le moine après tout. Et bordel qu’il avait raison car, à peine l’homme ouvrit la bouche qu’Isaac comprit le désespoir du brun car le même l’envahi, certes il n’était pas effrayant, mais bordel il était lourd. Ennuyant à en mourir, parlant de ses donations Dieu sait où. D’un coup, le regard du squatteur et celui de l’irlandais se croisèrent, et le regard empli de détresse du type lui fit de la peine, alors rapidement il chercha une idée, son cerveau fonctionnant à mille à l’heure. Attrapant son verre de rouge il se leva et fit mine de trébucher, renversant le contenu de son verre sur la tenue de l’homme dans une mine faussement désolée. «J’suis désolé m’sieur. J’ai trébuché, vous devriez aller nettoyer ça, votre costume a du coûter cher.», il se donnerait un oscar si il pouvait, tout semblait réel, son air désolé, sa voix inquiète, il lui tendit même sa serviette pour que l’homme s’éponge avec, sauf que visiblement ce n’était pas assez pour Mr. Boring qui rassura Isaac en lui annonçant que ce n’était en aucun cas un problème et qu’il pouvait toujours en racheter un. Bon, là c’en était trop, pourtant Isaac était quelqu’un de calme de base, mais là c’était juste trop. Dans un long soupire il se remit droit, étant resté penché tout le long de «l’accident» et il eu presque envie de rire en voyant qu’il était actuellement plus grand que son homologue de quelque centimètre. Prenant soin que le jeune ne puisse pas vraiment le voir, il lança un regard à en glacer le sang à l’intrus avant de se pencher vers lui pour parler à voix basse, de manière à ce qu’il ne puisse pas être entendu par quelqu’un d’autre. «On va faire ça autrement. Le gosse veut pas de toi. Alors soit tu dégages tranquillement, soit je te fais dégager à ma manière. Compris ?», sa voix rauque résonna quelque peu dans un ton grave, presque effrayant et sans même demander son reste, l’inconnu se recula, prétextant un rendez-vous urgent au jeune assis à table avant de quitter le restaurant, le visage pâle.


C’est en se laissant tomber sur son siège mollement qu’Isaac daigna reposer son regard sur son camarade, haussant légèrement un sourcil avant de prendre la parole d’un air plus détendu. «Relax gamin. Il s’est barré.», l’ombre d’un sourire amusé traversa ses lèvres, éclairant l’espace d’un instant son visage tiré par la fatigue et le stress. En un signe de main, le serveur arriva à table, prêt à répondre à ce que le duo allait lui dire. «Vous pourriez rapporter une carte pour mon ami ? Il vient de me rejoindre à l’instant. Et un autre verre de vin s’il vous plaît.» . Aussitôt le serveur parti, l’irlandais piqua finalement dans son assiette, avalant une bouchée de son plat avant de reporter son attention sur le gosse face à lui. «Pardon. Trop faim. Prend ce que tu veux, t’es blanc comme un linge .. Et .. Tu t’appelles comment ? .. Moi c’est Isaac.» sa phrase était sortie sous un ton bourru, un peu comme un ours mal léché, mais cependant, malgré les pauses à certains endroits l’on pouvait clairement voir qu’il s’inquiétait tout de même un peu pour le type en face dont le visage pouvait palier avec la plus blanche des craies possible de trouver, d’ailleurs, il nota mentalement qu’il devait faire une croix sur son calendrier comme son psy lui avait demandé, il venait de s’inquiéter pour quelqu’un qui n’était pas un de ses élèves de primaire, largement de quoi sortir le champagne.
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Re: Posso aiutarti? • Ft. Abele, le Dim 28 Jan - 18:24


C'était un cauchemar, un pur cauchemar. Plus le temps passait, moins il supportait cette situation dans laquelle il s'était embourbé. Être dans une telle position de faiblesse, dominé par une personne qu'il détestait profondément, ça le faisait paniquer à un point où il se sentait physiquement mal. C'est presque comme si son HPD lui envoyait un signe, mais c'était quelque chose dont il avait profondément peur et qu'il ne voulait pas se voir produire. Ces moments de crises se faisaient si rares qu'il avait presque oublier l’existence de cette chose qui le hante, dont ce simple rappel suffisait à le mettre au plus bas. Son débit de de paroles rapides était un signe déjà suffisant du stresse que qu'était revoir cet homme dont il a avait, depuis peu, oublier le nom. Présence in-voulu qui, malgré tout, n'hésite pas à se présenter à la moindre occasion. Malgré qu'il ai l'impression qu'il soit parti il n'y a que quelques minutes, le revoici, de nouveau à la charge cette fois-ci, plus pompeux que jamais. C'était un calvaire rien que de sentir sa présence dans la pièce. Ses regards de détresse avait, il l’espère, alerté suffisamment son -nouveau- compagnon de table de sa situation. Chaque phrase semblait être un million de couteaux pourfendant l'air pour trancher sa peau, un poids sur son crane qui ne...

Son flot de pensée fut arrêté net par un bruit fort et un mouvement brusque. Est-ce qu'il venait de... ? Oui, c'est ça. Il venait de renverser son verre de vin rouge sur son costume immaculé, simulant un fausse maladresse à faire pâlir de jalousie Corneille. Cet acte ne semblait pourtant, malgré son réalisme incroyable, ne pas avoir réussi à toucher là où il fallait. En effet, malgré l'énorme tache rouge sur son torse le faisant ressembler à un dormeur du val, il ne broncha pas : cette pièce n'était visiblement pas une de ses priorités. Prenant sa tête entre ses mains, il expirait, visiblement fatigué. Est-ce que ça ne s’arrêta donc jamais ? Dès qu'il croit s'en être débarrassé, il revient. Une vrai plaie.  Prêt à s'abandonner à son sort, une aide inattendue lui permit de voir un futur meilleur : sans qu'il ne comprenne vraiment pourquoi, il partit de lui-même, presque apeuré et visiblement sous le choc. C'était... un don des dieux ? Un deus ex machina ? Il n'en savait pas plus, mais son visage s'enlumina à cette nouvelle. Est-ce que c'était fini ? Il était libre ? Il ne connaissait pas de plus beau sentiments que d'être libéré de l'emprise de son geôlier. Expirant comme si toutes ses craintes sortait par sa bouche, il ne pouvait s'empêcher de se sentir heureux. Son cerveau n'avait pas vraiment eu le temps d'envoyer l'information à son corps qui, de ce fait, ressentait toujours les effets du stress provoqué par cet événement, mais il se sentait déjà mieux.

Visiblement, son locuteur, incroyablement plus attirant que le précédent, semblait plutôt satisfait de ce qu'il venait de se passer, à en juger par son sourire en coin. Lui, il avait honte. Honte d'avoir été aussi démuni et d'avoir paniqué aussi bêtement, chose qu'il détestait même si ce n'était pas vraiment de sa faute. Néanmoins, se savoir être vu dans une telle position de faiblesse faisait mal, très mal à son ego qui avait incroyablement souffert ce soir. Mordant sa lèvre inférieur, il essayait de dés-embrumer son cerveau et de recommencer à penser correctement. Le choc avait été intense mais, avec un peu de self-control, il devrait réussir à au moins rattraper le coup. Se rendant compte que son silence était un peu impoli, il s'essaya au moins à un « ... merci. » qui, même si léger, était sincère. Déglutissant, il remarqua qu'il avait enfin reprit une respiration normale. Déjà un bon point. Son regard surpris se fit néanmoins sentir quand il appela un serveur pour lui faire amener une carte : une attention qui, même si anodine, le touchait particulièrement à cet instant. Il aurait pu juste lui demander de partir maintenant qu'il lui avait rendu service, mais non, il l'invite indirectement à sa table. C'était... particulièrement sympathique. Même le voir se jeter sur son assiette, impatience probablement causée par l'attente qu'il lui a infliger, il trouvait ça mignon. Il n'était clairement pas dans son état normal malgré ses efforts et, au point où il en était, il n'était plus à ça prêt. « Enchanté, je m'appelle Abele. Je- » Oups, coupé par le serveur. Connaissant l'endroit, il n’eut pas besoin de regarder la carte très longtemps pour faire son choix : des involtini au poulet feront probablement l''affaire, au moins en tant que premier plat. Son ventre criait famine et il aurait tué pour un bon plat. Essayant de reprendre le fil de sa conversation, il avait l'air presque désolé. « Je... je suis désolé pour ce qui vient de se passer. J'aurais pas du intervenir comme ça mais... ça se passe pas comme ça, d'habitude. » Clairement, il était perdu : ces moments étaient si rare qu'il ne savait pas du tout comment les traiter. Il ne voulait clairement pas se confondre en excuse, et ainsi s'enfoncer encore plus, mais il ressentait une profonde gêne. « Mais... Il hésita un moment. merci de m'avoir permit de rester. Je meurt de faim et les tables libres n'ont pas l'air de courir les rues, ici. » De ce fait, il essayait de détendre l'ambiance de son côté, de ne plus paraitre sous cette mine effondrée qu'il déteste. Il sera difficile de sourire sur le moment mais au moins, il se devait d'être présentable.
 
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