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Right words, right action [ Jax & Jason ]


Jaxson Dostoïevski
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Right words, right action [ Jax & Jason ], le Jeu 28 Déc - 23:05




Right Action

Jaxson & Jason


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Dehors, une clope au bec, Jaxson regardait le ciel bleu. C’était une belle journée.
Ces derniers jours avaient été particulièrement éprouvant. Notamment depuis la soirée avec ce fameux client, son bel inconnu comme il aimait à l’appeler. Le brun l’avait laissé là, aux portes de l’enfer, faussement cachée par un semblant de lien familiaux. Tout long du retour en voiture avec Zach, ça n’avait été que silence pesant et long regard de reproche. Jax était resté silencieux durant le trajet se rappelant intérieurement qu’il était un homme adulte. Il ne contrôlait néanmoins plus sa vie et il n’y avait rien qu’il puisse faire pour tout rétablir, plus maintenant. Il se répéta la même chose jusque devant sa porte. Ses actes avaient des conséquences et deux jours plus tard il en payerait le prix fort.
Son grand frère faisait pratiquement 1,83 m, comme son père avant lui. Il avait hérité des gènes provenant du côté de la famille Ecossaise. Quant à Jack il était mince et ne mesurait qu’un mètre soixante dix. Il était pourtant plus musclé mais il n’avait pas fait le poids face à ces deux molosses de frères. Il avait beau avoir essayé de s’excuser, d’expliquer la situation. Tout avait été bon pour lui en coller une, puis deux, puis trois… Il avait arrêté de compter après ça. Le coup du poker avait quelque peu marché et le barbu avait continué à tenir le mensonge mais ça n’avait pas suffit. Heureusement pour lui Sylwia n’avait pas été mise au courant et même si ses frères ne savaient pas les raisons d’une telle étreinte, au moins Jax avait retenu une leçon : on ne serre pas un homme dans ses bras en pleurant. Et puis… il n’avait pas à répondre, lui aussi par des coups.
Le visage tuméfié le mécanicien regardait les nuages.
C’était sa pause. Le garage venait seulement d’ouvrir et Jax s’apprêtait à commencer sa journée. Il était sorti pour appeler son frère. Nate avait reçu une convocation à la gendarmerie pour une plainte. Rien de bien surprenant. C’était typique de son frère. Monsieur plaintes. C’était un sportif et un mauvais élève à l’école. Lui aussi avait arrêté très tôt les études. Puis il était parti pour une carrière dans l’alcool et c’est pourquoi il travaillait dans un bar tabac à côté de chez sa mère. Il avait épousé une jolie blonde qui lui avait donné trois enfants. Puis, ce n’était pas si étonnant que ça -qu’on porte plainte contre lui ce n’était pas sa première, surtout contre des gays - mais étant donné la date et le lieu des faits, il avait réussi à prouver qu’il ne pouvait pas être à deux endroits en même temps. La personne avait dû se tromper mais Jax n’en sut pas plus. Lui il n’avait rien reçu. Et c’était pour le mieux.
Le chef mécano prit un grande bouffée de sa clope et soupira par le nez. Il avait mal partout. Le dos, la cuisse, le visage. Tout n’est que douleur et la journée promettait d’être longue surtout vu la liste des rendez vous qu’ils avaient au garage. Tournant les talons, il grimaça. Ses côtes le faisaient terriblement souffrir depuis que son frère l’avait cogné. Il serra les dents et s’avança jusqu’à son établi pour prendre ses outils. Soudain une voix, toujours la même depuis des années :

JAAAX ! Un client pour toi ! hurla son patron depuis la salle d'accueil.

Le jeune homme lâcha un soupir exaspéré avant de se diriger, carnet de commande en main, les yeux plongés dans les notes vers l’appel client. Il ouvrit la porte, la tête baissée avant de la relever vers ce gros monsieur qui l’avait engagé au moins quinze ans plus tôt. Fermant le carnet, Jax ne fit pas tout de suite attention à la personne qui le réclamait, il posa de nouveau ses yeux sur la voiture qu’il reconnut aussitôt. Son visage devint blême.
Le soir où il lui avait dit de revenir, il ne pensait pas qu’il le ferait. Il eut l’impression que tout l’air quittait son corps et sa bouche devint sèche. Là, debout devant lui, se trouvait l’homme qui lui avait littéralement coupé le souffle. Ses cheveux brun et ses yeux chaleureux, ses lèvres…
Les lèvres entrouvertes, Jax les agita sans qu’aucun sons ne puissent sortir. Il resta là figé quelques secondes, plongeant ses yeux dans les siens. Lorsqu’il put enfin reprendre contrôle et retrouver l’usage de la parole ainsi que la capacité de respirer, il souffla presque précipitamment :

Je... vais chercher la pièce.

Sans plus attendre, Jaxson tourna les talons et se dirigea vers l’arrière boutique comme une fusée. Une fois dans le petit placard, il poussa un soupir tremblant. Merde… Il ne s’était pas préparé à ça. Il ne pensait pas qu’il serait revenu. Pour lui, tout s’était terminé sur ce parking. Les mains tremblantes, il prit sa flasque et s’envoya tout son contenu dans le gosier avant de la refermer et de prendre la pièce pour la voiture du beau brun. Il tourna les talons et se dirigea vers la voiture, la tête baissée.

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Re: Right words, right action [ Jax & Jason ], le Ven 29 Déc - 1:22




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Jaxson & Jason


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Une semaine s’était écoulée depuis que Jaxson avait été pris en flagrant délit par son frère.  Une interminable semaine. Je décomptais les jours et chaque jour passant, j’espérais un appel du garage qui m’annoncerait que la pièce était arrivée en avance. Je voulais uniquement m’assurer que Jaxson allait bien mais aller sur son lieu de travail sans aucune raison était fortement risqué, je ne souhaitais pas remuer encore plus le couteau dans la plaie, il était dans une situation délicate. J’avais tenté de l’aider pourtant. L’histoire du poker n’avait pas fonctionné et le coup de la plainte avait lamentablement échoué. D’après les flics, Nate ne pouvait pas être mon agresseur, il avait un bon alibi. Ils m’ont assuré qu’ils poursuivraient leurs recherches mais j’avais un gros doute là-dessus, le principal c’étaient qu’ils ne tombent pas sur Jaxson. J’avais passé la semaine à me bourré le nez de coke et le bide d’amphétamines pour me plonger à fond dans le travail, pour pouvoir me concentrer. Mes pensées s’étirent inexorablement vers mes souvenirs brumeux avec Jaxson. Jaxson. Je n’avais que ce prénom à la bouche. Le sentiment de culpabilité me rongeait de l’intérieur, je n’arrivais pas à m’en défaire.

Ce matin-là, je me réveillais en sursaut. C’était le jour de vérité. Un mal de crâne me déchirait la cervelle. Péniblement, j’arrive dans la cuisine, Weasley me saute dessus, j’arrive tant bien que mal à lui donner des croquettes. Ça tape, j’ai l’impression d’avoir une essoreuse à la place du cerveau. Je me fais couler un café, j’mords dans un bout de saucisson que je jette dans le frigo. J’m’assieds dans le canapé avec ma tasse fumante. Je me masse le crâne. La veille, c’était une dure. Un vieil ami était passé à la maison pour me montrer sa marchandise et le vin avait été de bonne compagnie, trop bonne même. Complètements ivres, nous avons fait du karaoké jusque trois heures du matin, touché un peu nos corps et on s’était endormis nus dans mon lit. A mon réveil il avait disparu. Je remarque les cadavres des bouteilles de vin sur la table basse, à côté, des cachets dans un petit sachet en plastique. Il m’avait dit que c’était de la pure bombe, j’avais oublié le nom de cette drogue, qu’importe, je n’avais pas d’anti inflammatoires, ça ferait l’affaire pour calmer mon mal de tête. J’en avale deux me disant que ça serait bien suffisant.

J’arrive en quelques minutes au garage. Rien n’a changé depuis la dernière fois mais je n’ose regarder le sol, j’ai peur d’y voir des tâches de sang. Pourquoi je pense à ça moi ? J’pousse la porte et une petite sonnette vient trahir ma présence. C’noël avant l’heure ! Je cligne des yeux, la lumière des néons est sacrément puissante. « Bjour ! Jvienspourmapiece. Onmaditquelleseraitla aujourd’hui parait. Onestbienle29non ? » Le patron me regarde bizarre. Mon débit de parole est excessivement rapide. « Jaxsonestla ?cluimonmécano,ilsaittoutfaire » Le gros lard hausse les épaules, c’est fou comme il suinte, comme il transpire. Les auréoles sous ses bras me dégoûtent. Le patron gueule. Je plaque mes mains sur mes oreilles : « Vousetesmaladeouquoi ? » Il me fusille du regard, j’me ratatine. Un peu trop lentement à mon goût Jax arrive, mon visage s’illumine. IL EST VIVANT. Je me plaque les mains contre ma bouche et me crispe, content par cette nouvelle. J’ai les larmes aux yeux. Trop de joie parcours mon corps. Toutes ces émotions sont trop intenses, il me manque déjà Jaxson. Et puis, il réapparait, les cloches de Bethléem sonnent la naissance de l’enfant divin. Je le suis comme un petit chien, je sautille. Il marche ! Il est vivant !

On arrive rapidement à la voiture et je lui tape l’épaule : « Cava ?! T’esviviantc’merveilleux ! » Je n’arrête pas de m’agiter, je grimace parfois, je pars en couilles. Alors que je lui donne les clés, je remarque son visage tuméfié. Il a des croûtes par endroits, des strips à d’autres. Merde, ils l’ont salement amoché ! « ilstontpasratécesconnardsla ! » je tourne autour de lui comme un chien qui veut attraper sa queue. Je vérifie qu’il a tous ses membres, a première vue tout va bien ! «Rohsitusavaisjesuistellementcontentdetevoir ! ». Il faut que je me calme, pourquoi je m’agite comme ça ? Je ne me sens pas moi-même. J’ai envie qu’il me prenne dans ses bras, qu’il pose encore sa petite tête toute mignonne sur mes épaules, qu’il colle son corps contre le mien. Je ne contrôle plus mes mouvements, ni mes pensées. Faut que je me calme. J’ai l’impression d’être une chaudière, je transpire. Putain. Merde. Les médocs. La drogue. Mauvaise idée.


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Re: Right words, right action [ Jax & Jason ], le Ven 29 Déc - 11:47




Right Action

Jaxson & Jason


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Il avait mal. Mal partout : au coeur, au dos, aux reins, à la tête. Tout n’était que douleur et complications et voilà son bel inconnu qui était arrivé. A croire que les difficultés n’allaient pas arrêter de pleuvoir. S’avançant vers la voiture, la pièce en main, il fronça les sourcils. Jaxson essayait de pas boiter. Sa cuisse était douloureuse. Il aurait peut-être dû écouter ce docteur. Après tout il n’était pas si incompétent que ça. Qu… Quoi ? Mais ce type en version accéléré ? Jaxson ne comprenait rien. Il devait tout analyser et avec ce mal de tête qui ne s’arrêtait pas c’était difficile de se concentrer. Une fois devant le véhicule, il se pencha en avant et posa le radiateur à même l’asphalte. Jax s’essuya le front et grimaça en sentant ses plaies douloureuses. Oui vivant il l’était mais dans quel état. Il savait qu ses frères ne lui feraient pas de mal ou… il le pensait en tout cas. Pourtant au moment où il recevait les coups il cru vraiment qu’il allait y rester. Il se sentait comme une vieille chaussette, toute fatiguée, bonne à jeter. Jaxson décida de ne pas répondre et de battre en retraite, armé du silence.
Il se crispa. “Ces connards”. Jax grinça des dents. Le client parlait de ses frères. Ca n’avait jamais été tendre entre eux trois mais ils étaient quand même de sa famille. Le cadet repensa à ses conversations avec ses frères au fil des ans. Il n’y en avait pas eu beaucoup, donc il ne fallut pas longtemps pour dérouler toute la liste dans son esprit. Le barbu releva les yeux vers la jolie voiture. Elle était magnifique, colorée, douce et puissante à la fois. Une vraie beauté. Ses yeux s'illuminèrent malgré lui. Ce type allait lui filer son bolide, juste pour l’aider. Un petit sourire éclaira ses traits.
Le mécanicien, ouvrit le capot et haussa les épaules pour digérer toutefois sa frustration. Il ne parvint pas réellement à masquer le zeste de colère qui montait dans sa voix. Sans un regard pour lui il soupira :

C’est pas eux. Chui tombé dans les escaliers… en… trébuchant.

Excuse idiote, excuse quand même. Il devait détourner la conversation et heureusement ce type semblait sur lecture rapide. Il savait que ce type n’allait pas être dupe. Après tout il avait bien rencontré Zach et d’après tout ce qu’avait pu lui dire Jax, il avait dû faire les liens. C’était simplement pour minimiser les faits, les rendre moins grave. A chaque fois que Jax s’était prit des coups, il avait toujours rejeté la faute sur autre chose ; des escaliers, une porte, un trottoir, sa prothèse…
Il agita la main tandis qu’il parlait. Se penchant pour récupérer la pièce, le jeune homme se figea. Le beau brun était content de le voir et mine de rien, lui aussi l’était. Son coeur battait étrangement fort et il se sentait planait au dessus du sol. C’était l’alcool ? Ou bien c’était de se retrouver à côté de lui ? Tournant la tête vers lui, Jaxson ne put réprimer un petit sourire.

Chuicontentaussideterevoir. souffla-t-il rapidement en tournant finalement la tête vers lui.

Il le regarda quelques secondes avant de voir sa mine. Il avait vraiment une sale tronche. Quelque chose dans le genre gueule de bois pas totalement terminé. Et ça, Jaxson ne le connaissait que trop bien.

Ca va ? T’as pas l’air bien. Il regarda à droite puis à gauche. Tu veux aller t’assoir ? Posant sa main sur son épaule -comme un mec virile- l’observant avec perplexité, son regard plongé dans le sien. Je t’emmène dans le bureau, si tu veux avec un verre d’eau.

Pour être seuls et juste discuter... juste discuter.

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Re: Right words, right action [ Jax & Jason ], le Ven 29 Déc - 19:01




Right Action

Jaxson & Jason


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C’était si évident que sa présence changeait tout chez moi. Je me sentais plus léger, plus créatif, plus énergique : heureux quoi ! Alors le voir, même si il était défiguré, me rendait presqu’euphorique. Il avait toujours cette même dégaine nonchalante, sa barbe mal rasée – voire pas du tout- , son regard dur mais doux à la fois. Il était les deux faces d’une pièce de monnaie. Tantôt il pouvait jouer au monstre, et après, vêtir son costume d’agneau. La drogue ingurgité décuplait mes émotions, et m’avait gonflé à bloc, j’étais une vraie pile électrique. J’avais envie de lui parler sans m’arrêter, savoir ce qui lui était arrivé, peut-être même le réconforter ? Mais le Jason habituel était à des années lumières. A l’instant où j’avais avalé ces deux pilules triangulaires bleues inconnues, j’avais changé d’identité. Et j’avais juste une seule envie : contrôler cette énergie qui me dévorait de l’intérieur mais un simple facteur pouvait me faire redémarrer au quart de tour, me relancer. Alors, quand Jax me confie qu’il était lui aussi content de me voir, un feu d’artifice explosa à l’intérieur de mes tripes. Je serais les poings, bras tendus et sautillait gaiement tel un personnage de cartoon. Je grinçais des dents et je n’arrêtais pas de faire claquer ma langues, effets secondaires du produit j’imagine.

Alors qu’il se concentre pour remettre la pièce défectueuse, je commence à paniquer. J’ai chaud, terriblement chaud et le soleil du Texas n’est pas responsable de cette hausse de température. J’ai les mains moites. Je serre mes doigts les uns contre les autres. Quelque chose cloche. Est-ce que je suis en train de faire une overdose ? Je ne dois pas penser à ça, ça ne ferait qu’empirer les choses. Pourtant Jax me regarde l’air bizarre, je me sens dévisagé. Je me passe une main sur le front je suis en sueur.

« Non.Cavapas. » Je m’appuie sur le capot et déboutonne ma veste que je fini par enlever. « Ouaisjveuxbien. » M’assoir. Oui. Ça ne peut qu’être une bonne idée. « Donnemoiunecruche » Je déglutis, j’ai la bouche sèche. J’essaie de mordre ma langue pour faire un appel de salive mais ces glandes restes asséchées. Je suis Jaxson qui ouvre la marche, je pars à gauche, à droite. Mon corps tangue et j’ai toujours aussi chaud. Il me fait entrer dans une pièce pas très grande mais je sens directement la ventilation. J’inspire une grande bouffée d’air. Et je m’assieds sur le seul canapé de la pièce. L’endroit est sombre, il y a deux bureaux bordéliques placés l’un en face de l’autre. J’ai trop chaud. « C’est-ton-bureau ? » J’essaie d’avoir l’air le plus décontracté possible mais je coupe l’espace entre les mots de manière inhabituelle. Je détache le col de ma chemise, j’ai une sensation d’étouffement. Je déglutis difficilement. Je me relève, faut que je marche. Je sens une énergie folle galoper dans mes veines. J’ai le cerveau qui fonctionne à plein régime. Je grince des dents. Je grimace encore. J’ai chaud. Je me tords les mains. J’enlève mon pull. J’ai toujours aussi chaud. Je me passe une main dans les cheveux. Je grince des dents. Je grimace. Je suis dans la descente. Enfin, je crois. J’espère. Je déboutonne ma chemise qui dévoile un marcel blanc. Elle est trempée, je la jette sur le canapé. « Jax…Aide-moi… » Dis-je avant de m’effondrer sur le canapé en haletant à la recherche d’air que je ne parviens pas à happer. Je suis toujours conscient, Je suis juste dans un état de panique total. Vais-je mourir ? Survivre ? Est-ce que ma réaction est normale ? J’essaie de réfléchir aux exercices de respiration et de méditation que j’ai suivi il y a quelques années. J’inspire. J’expire. J’iiiinspiiiiire. J’espiiiiiire. Grimace. Je grince des dents. Je passe une main dans mes cheveux trempés de sueurs, j’enlève le reste de tissus qui couvre mon torse. Des glaçons, un iceberg, quelque chose !


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Re: Right words, right action [ Jax & Jason ], le Ven 29 Déc - 19:42




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L’estomac de Jax se tordit en voyant la tête de son client. Sans attendre et sans réfléchir, il lui dégagea le passage vers le bureau. Il se trouvait à l’arrière du garage, au fond d’un couloir sombre et étroit. Jaxson y allait rarement mais parfois il y était obligé. La paperasse ça n’avait jamais été son truc puis les chiffres et la lecture ça lui prenait toujours beaucoup trop de temps. La pièce n’était pas grande, il n’y avait ni fenêtre, seule une ventilation aérait l’espace. Des posters de femmes à moitié nues, des calendriers de voitures ainsi que des magazines à la limite de la pornographie trônaient ici et là. La panoplie du gros beauf à son paroxysme.
Une fois rentré son beau brun s’affaissa dans le canapé qui était pendant les heures de pauses, un havre de paix. Il fût tenté d’allumer la radio pour que ses collègues n’entendent rien mais personne ne venait jamais ici. Jaxson ferma la porte derrière eux. A sa voix, le jeune mécanicien tourna la tête et la hocha tout en haussant les épaules.

Ouais, il parait qu’c’est l’mien. affirma-t-il en désignant le bureau du menton.

Celui qui était le plus en bordel était apparement le sien. Il avait dû s’y assoir une bonne dizaine de fois mais pas plus. Comme il l’avait toujours dit : c’était pas son truc les chiffres et les lettres. En quelques pas, Jax se dirigea vers un petit frigo où il y avait rangé des bouteilles d’eaux. Il aimait boire frais et pour une fois c’était bien pensé. En se redressant, il jeta un regard à son client avant de s’avancer vers lui. Il n’eut pas le temps de lui donner de quoi boire qu’il se leva, fit les cents pas tout en se déshabillant. Les poils de Jax s’hérissèrent tant de panique que de colère. Si quelqu’un rentrait dans la pièce, immédiatement il aurait des idées sur ce qu’il se passait. Les yeux du barbu, un mélange de bleu/gris, tracèrent un lent chemin le long de son torse nu jusqu’à la fermeture éclair de son pantalon et le caleçon qui en dépassait. Les joues du mécano s’embrasèrent. Il était sûr qu’il allait fondre sur place.  D’un pas presque rageur, il se dirigea vers la porte et la verrouilla. Pas un meilleure idée mais toujours mieux que si on le voyait avec un homme en sueur et à moitié à poils, allongé dans le canapé. Jax sentit ses yeux s’écarquiller et son estomac tomber dans ses talons -et son bas ventre faire un bond jusqu’à sa gorge-. Damn qu’il était sexy et avc toute cette sueur… Non il devait se ressaisir. Son expression ne chancela pas. Si quelqu’un venait, ses frères seraient alors prévenu et là ce serait fini du cadet de la famille. Adieu la vie qu’il menait. Adieu la vie tout court. Jax poussa un soupir tremblant en entendant le clac du verrou.
Faisant volte-face son coeur se tordit en le voyant si mal en point. Ca effaca tout le stress qu’il venait d’accumuler en quelques secondes mais un autre grimpait en flèche. C’était bien plus grave que ce qu’il croyait. Il s’avança en quelques pas et se mit à genou face à lui. Jax ne se préoccupa même plus de sa cuisse douloureuse, il ne pensait qu’à lui. Le barbu lui lança un sourire hésitant en posant sa main sur son bras et posant la bouteille fraiche sur le front. Ca devrait lui faire du bien, le réveiller un peu. Jamais il n’avait été confronté à pareille situation. Le mécanicien n’avait jamais tenté la drogue ou le mélange médicament alcool. Peu importe ce que ce type avait avalé mais il allait devoir appeler les secours.

Je suis là. Dit-il d’une voix qui se voulait rassurante. Il retira la bouteille de son front. Redresse toi un peu. Il ouvrit la bouteille et passant son bras sous sa nuque, le souleva un peu pour l’aider à boire. C’était frais, ça devrait lui faire du bien. Qu’est ce que t’as prit ? Il faut que tu me dises.

Il parlait d’une voix calme et posée. Pas la peine de le paniquer encore plus. Néanmoins le ton était sérieux. Refermant la bouteille, Jax glissa sa main sur la sienne avant de de nouveau poser la bouteille sur son front. Ses doigts s’entremélèrent au sien.

Je vais devoir appeler les secours.

C'était le mieux à faire.

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Re: Right words, right action [ Jax & Jason ], le Ven 29 Déc - 21:55




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Je l’entends au loin fermer le verrou. Il a peur que je meure ? Il veut me laisser mourir ici ? Il m’a abandonné ? Je n’ose pas regarder. Le bruit sec du verrou me fait froid dans le dos. Je tressaille. Grimace, dents qui grincent.  Rapidement, je me retrouve torse nu sur le canapé à souffrir le martyr. Je meurs de chaud, je vais mourir de déshydratation. Il réapparait dans mon champ de vision. Il ne m’a pas abandonné ! Je parviens à sourire. Mon corps colle contre le cuir, ça tire ma peau, j’ai l’impression qu’on me dépèce. Il s’approche de moi, son regard est bienveillant. Ses yeux sont tracassés, inquiets. Il s’agite pour moi, oublie qu’il travaille. Il prend soin de moi comme l’a fait mon père quand j’étais enfant. C’est agréable d’avoir quelqu’un sur qui compter lorsqu’on a plus de famille. Lorsqu’il me pose la bouteille d’eau sur le front, ça m’apaise légèrement. Le contact froid de la bouteille fraiche est électrifiant et cela régule ma température quelques instants trop brefs.  SA main posée sur mon bras me rassure, je me laisse faire, je sais à présent que Jaxson ne me fera pas de mal depuis ce qu’il s’est passé la dernière fois. Je pense qu’au fond, il me rendait un peu la pareille. J’avais tenté de l’aider, je suppose qu’il rembourse sa dette. Je ferme les yeux pendant que sa main s’est posée sur mon bras, j’essaie de contrôler ma respiration, le froid de la bouteille m’aide. Je me sens faible alors qu’il y a quelques minutes je débordais d’énergie. Je tente de garder les yeux ouverts pour ne pas m’endormir, j’ai sommeil d’un seul coup. Il est là pour moi qu’il me dit, je sais. Je lui fait comprendre par un sourire que je le remercie. Je me redresse tant bien que mal, je suis sous ses ordres. Son bras se glisse sous ma nuque, son corps sent le travail, le gasoil. Des odeurs qui restent encrées dans mes narines. Il est si doux dans ses gestes ; si maternant. Il m’aide à boire, je sens l’eau couler à l’intérieur moi. Je remarque que je transpire moins, les gouttes de sueurs sur mon torse se font plus rares.

« Au fait… Je…Je m’appelle Jason. » dis-je avec un demi sourire. Je commence à avoir confiance en lui. Je commence à croire que c’est un gars bien, un type gentil trop incompris qui est tombé dans la mauvaise famille. Je brise ma carapace peu à peu parc’au fond il y peut rien s’il est comme ça, bourru et qui ne réfléchis pas vraiment avant d’agir. Lorsqu’il montrait son vrai visage, il était tout bonnement attachant, attentif aux autres et d’une douceur qui ne peut être égalée. « Je sais pas.. J’voulais juste faire passer ma cuite d’hier… J’me suis dit que ça ferait l’affaire… » Mon ton est haletant, comme si je venais de courir le marathon de Boston. Je bois encore quelques gorgées, l’eau me fait bien fou même si je pourrais boire le contenu entier d’une rivière tant j’ai soif. Il repose la bouteille sur mon front, je ferme les yeux, j’essaie de calmer les pulsations trop rapides de mon cœur. Ses doigts s’enroulent autour des miens. Ca me met mal à l’aise mais je n’ose pas les bouger de peur de le froisser. Sa main est chaude, protectrice. J’ouvre les yeux lorsqu’il me parle d’appeler les secours. Je me redresse d’un coup et je pose mes mains sur ses bras. Grimace. Dents qui grincent.

« NON ! Non ! … » je plonge mes yeux dans les siens. Il est si proche… « Fais pas ça, s’il te plait. J’te jure je vais bien. » Ma poitrine va exploser tant mon cœur s’emballe. Je prends la bouteille, je bois au goulot comme un affamé. Un filet d’eau se perd sur mon torse et ruisselle sur mon jeans. Le contact de l’eau froid me fait frissonner mais me fait du bien. Je me repose sur le canapé, vautré comme un ado qui squatte pour jouer aux jeux vidéo chez son meilleur pote. « Promis. Je. Vais. Bien. »  Jax ne bougeait pas, il était toujours à genoux face à moi, entre mes jambes. Ce tableau était très…suggestif. Il ne pouvait pas appeler les urgences. Ma réputation en prendrait un coup, mon entreprise aussi. Je ne pouvais pas me permettre d’envoyer tout mon travail à la poubelle à cause d’une stupide drogue. « Personne.. Personne ne doit savoir que je consomme parfois, okay ? C’est important. » dis)je en faisant claquer ma main sur ma cuisse de façon fataliste « Ça ruinerait ma carrière ». Je penche la tête en arrière et je ferme les yeux. Il faut juste que les battements intempestifs se calment. J’arrive déjà de mieux en mieux à respirer et Jaxson était d’une aide formidable.Dents qui grincent. Grimace.

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Re: Right words, right action [ Jax & Jason ], le Ven 29 Déc - 23:16




Right Action

Jaxson & Jason


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Le cadre était peut-être propice à une quelconque approche, mais Jaxson, lui, était pétrifié. Ce n’était même pas par peur de ce type. Ni du sexe en fait. C’était plutôt l’idée du sexe avec un homme qui le rendait nerveux. Quand il imaginait toutes les façon sont il pourrait agir devant lui et bien c’était terrifiant. Plus que tout, il ne voulait être considéré comme un puceau ou bien trop inexpérimenté. Car ça il l’était vraiment. Il connaissait le principes évidemment, les grandes lignes. Mais le peu de fois où il l’avait fait avec son épouse, ce n’était pas très concluant ni même très plaisant. Tout ce qu’il fallait faire, il n’avait pas pu l’apprendre dans ses recherches en ligne. Quant à sauver quelqu’un d’une overdose, ça non plus il n’avait rien trouvé sur Internet. Jaxson hoche simplement la tête. Il ne jugeait pas. Pas lui qui allait émettre une réflexion vu qu’il avait sa flasque constamment sur lui. Il comprenait voilà tout. Puis soudain, la lumière monta à tous les étages. Il venait de lui dire son prénom. Jason. Le mécanicien se mit à sourire bêtement avant de souffler :

On pourrait presque croire que tu m’as copié mon prénom. Il ria dans un souffle. Merci. Je suis… content de te connaitre... Jason.

Son bel inconnu s’appelait Jason. Quant à l’idée d’appeler les secours ça avait toujours le don de réveiller tout le monde. C’était presque magique. Il hocha la tête.

Ok. Promis. J'appellerai personne. Juré craché.

Le coeur de Jaxson battit la chamade en le regardant. La position était gênante. Était-il surprenant que Jaxson devienne nerveux ? Pas du tout. Il se racla la gorge en baissant les yeux. Depuis qu’il était revenu en ces lieux, qu’il avait passé la porte de son bureau après avoir disparu toute une semaine, Jason avait ramené tout le soleil et la chaleur du monde. Jaxson se sentait bien auprès de lui. L’attirance était inébranlable. Prenant une profonde inspiration pour se donner courage, Jaxson se redressa en grimaçant et se tenant la cuisse avant de s’affaler à côté de lui sur le canapé.Jason, était assis, les jambes écartées, les yeux rivés dans le vide. Il portait un pantalon serré et son torse était nu, dévoilant à la perfection son corps et les muscles de ses épaules. Comme il s’approchait, jaxson put voir que les cheveux de Jason était trempés après avoir autant transpiré, et sentir l’odeur épicée de ce type lui fit tourner la tête. Il ravala un soupir approbateur qui menaçait de jaillir de sa gorge. L’adolescent en chaleur qu’il avait enfermé au fond de lui essayait de remonter à la surface à coup de griffes ? Une partie de lui avait envie de se jeter sur ses lèvres, lui griffer le torse et de lâcher un soupir rêveur. Il ferma les yeux quelques secondes avant de les détourner. Il voulait se calmer, pas s’exciter.
Jaxson écarquilla les yeux. Son bel inconnu avait donc des secrets ? Lui qui d’apparence semblait si propre sur lui. Jaxson se massa la cuisse tout en le regardant.

T’es quoi ? Une sorte de star de la télé ?

Sa bouche s’assècha à la vue de ce torse luisant. Il le fixa longuement avant de relever les yeux vers lui. Incapable de soutenir son regard plus longtemps, Jaxson baissa ses yeux vers sa main qui massait sa cuisse. Il avait mal mais il essayait de ne rien montrer.

Tu… tu… Il rougissait. Tu veux une autre bouteille d’eau ? Ou un truc à manger ?

Bon dieu qu’il était beau. Si il n’avait pas été aussi mal, Jaxson lui aurait sauté dessus. Ses lèvres… si pulpeuses ne faisaient que l’appeler.

Tu peux dormir si tu veux. Je te laisserai tranquille. Ou… Je peux te ramener ou t’appeler un taxi enfin… je… Je veux pas… tu… Je veux pas te forcer à rester… si … tu te sens pas bien. Tu vois ?

Maladresse. C’était le deuxième prénom de Jaxson.

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Re: Right words, right action [ Jax & Jason ], le Sam 30 Déc - 1:07




Right Action

Jaxson & Jason


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L’air de la pièce commence à être vraiment pesant mais je commence à me sentir un peu mieux. M’isoler avec Jaxson avait été une bonne idée, il avait pris soin de moi et je pense que je ne pourrais jamais le remercier comme il se doit. Je ne peux m’empêcher de sourire lorsqu’il fait la remarque sur la ressemblance de nos prénoms. Au moins, je suis ravi qu’il ne me colle pas une gifle pour ça. Il me réconforte encore une fois en m’assurant qu’il n’’appellerai pas d’ambulance. Je me décontracte un peu plus. Je n’ose pas trop remuer dans le fauteuil car voix Jaxson entre assis entre mes jambes me rends nerveux, bien que ça réveille en mois certains sentiments que j’ai tenté d’enfoui au plus profond de moi. Je l’observe du coin de l’œil, je me surprends à l’imaginer grimper sur moi, caressant mon torse de ses lèvres aguicheuses. Heureusement pour mes pensées salaces, Jaxson se lève…Et vient s’installer à côté de moi. Je ne bouge pas, le canapé me colle à la peau. Il se tient la cuisse, s’était-il blessé en prenant soin de moi ? Mais il ne se plaint pas, il reste fort. Tellement fort. J’imagine à nouveau ses muscles à travers sa combinaison, il lui reste des traces de cambouis sur le front. Je l’écoute me poser des questions sur ma carrière, il s’intéresse à moi. A vrai dire, j’en suis tellement plus sur lui. Il ne sait rien de moi à part la plaque d’immatriculation de ma voiture et mon prénom que je venais de lui révéler. Je sais qu’il a au moins un frère, qu’il est mécano dont la combinaison lui va terriblement bien, qu’il est marié à une femme. J’pourrais consulter son profil sur les réseaux sociaux facilement alors qu’il pourrait faire des recherches durant des semaines.

« Non… J’suis propriétaire du théâtre de la ville… Et j’organise des évènements divers… Je connais beaucoup de grandes gens» Je reprends la bouteille que j’ouvre. Parler me fatigue. La bouteille est vide. Je la laisse tomber mollement dans le creux du canapé. Je profite de la proximité de Jaxson pour fermer les jambes et les paupières. Sans le savoir, je pose ma tête contre son bras. Le calme m’envahit, je suis serein malgré ce cœur qui ne s’arrête pas de pulser comme un dingue. Avoir le mécano si proche de moi, réveille un ronronnement dans le creux de mon ventre que j’essaie d’ignorer. J’humecte mes lèvre avec le peu de salive qu’il me reste, Jaxson arrive de nouveau à la rescousse en m’aidant de nouveau. Je serais tellement mieux chez moi, c’est vrai.

« Je ne veux pas abuser de ta gentillesse… » Dis-je en posant ma main sur sa jambe. Ça ronronne de plus en plus dans le creux de mon ventre. « Mais c’est vrai que je serais mieux chez moi… » Je ferme les yeux à nouveau, l’énergie s’évapore petit à petit. « Je vais te laisser travailler, je prendrais la voiture lorsque tu auras terminé. » A l’intérieur, mon cœur crie l’inverse. Reste ici, reste avec moi. J’ai besoin de sa présence. Je n’ai aucune envie de me retrouver seul dans ce bureau sombre et austère. Toutes ses femmes nues sur les posters me font gerber. Je n’aime pas être dans le noir et Jaxson risque d’éteindre la lumière en sortant. Le noir. Le noir m’enveloppe. Je dois contrôler ma respiration. Je sombre dans les abysses, je m’imagine seul ici me faisant dévorer par les ombres. D’un seul coup j’ouvre les yeux « Non ! Ne me laisse pas seul ici s’il te plait ! » Mes yeux sont humides par les lorges qui se logent timidement dans mes paupières. Ma respiration s’emballe au rythme des battements. Je veux pas être tout seul, je ne veux pas être dans le noir. J’inspire. J’expire. J’inspire. J’expire. Je panique. Le noir se joue de moi, j’ai l’impression que la pièce sombre un peu plus dans la pénombre de l’enfer. Rongé par la peur, je serre la cuisse droite de Jaxson.

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Re: Right words, right action [ Jax & Jason ], le Sam 30 Déc - 9:58




Right Action

Jaxson & Jason


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A y repenser, Jaxson n’était jamais allé dans un espace culturel. Pas le temps et pas l’argent. Ca avait toujours été quelque chose d’étrange pour lui voire, même, de surnaturel. Alors quand Jason lui avoua être un propriétaire de théâtre réputé, les yeux de Jaxson s’illuminèrent d’une lueur de surprise. Oui, il n’avait pas la tête d’un chef de chantier et ss mains étaient beaucoup trop douces pour être un artisan. Ca, il l’avait remarqué le soir sur le parking, mais un artiste, ça, non. Malheureusement, dans le coeur du mécanicien quelque chose se fissura. Ils n’étaient pas du même monde. Un gouffre était entre eux et aucun pont à l’horizon. Lui, n’était pas assez cultivé pour être à la hauteur et jamais il ne demanderait à quelqu’un de se rabaisser à son niveau. Qu… quoi ? Il s’imaginait ça ? Non non. Jaxson était marié et il avait sa vie lui aussi. Les lèvres entrouvertes, il fixa le vide sans vraiment savoir quoi dire après. Il secoua la tête mais soudain se figea. Sa main sur sa jambe, Jaxson poussa un petit couinement de surprise et d’excitation.
Les yeux écarquillés et le bas ventre en fusion, il n’osait plus bouger de peur que cet instant s’arrête. Alors, même lorsqu’il lui demanda d’aller travailler, qu’il prendrait la voiture après, Jaxson ne bougea pas. Leurs corps collés l’un à l’autre, bouclé dans un instant qui ne semblait pas prêt de s’arrêter, le bas ventre le suppliant d’être libéré. C’était torride. Jaxson ne pouvait plus réfléchir tant il était embrumé par toute cette excitation soudaine.
Jason était presque assoupi. Le mécanicien ne put réprimer un petit sourire. Son bel inconnu, était bien trop fatigué. Il était bien, là, contre lui. Il n’avait jamais été aussi bien, à attendre que les heures passent. Jaxson passa son bras dans son dos. Durant de longues minutes, ce fût le silence complet. Il n’entendait plus le supplice du métal, ni même les coups, la pression et les spray. Tout n’était que apaisement. Bercé par la respiration de Jason, Jaxson ferma les yeux. C’était bon. A peine s’engouffrant dans les bras de Morphée, soudain sa voix puis une douleur violente. Il écarquilla les yeux.

Qu… ?

Il se redressa dans un sursaut, plaqua sa main sur l’accoudoir. Écrasant les paupières, Jaxson tenta de réprimer un gémissement en se mordant la lèvre. Son dos se cambra, abandonnant le dossier du canapé en cuir.

Ja… Ja… ta… main !

La douleur était si violente et sa cuisse trop sensible que c’en était un supplice. Bon dieu il n’avait jamais eu autant mal de sa vie. Le mécanicien tremblait avant de prendre délicatement le poignet pour essayer de lui faire dégager la main. Les larmes aux yeux, Jaxson avait tenté tant bien que mal de ne pas hurler et ça l’avait fait transpirer en moins d’une milliseconde. Il avait chaud. Trop chaud. Il paraissait toutefois alarmé. Il croisa son regard et l'inquiétude qu’il y vit apaisa un peu la souffrance qu’il y avait eu. Jason semblait vraiment apeuré… anxieux. Le barbu, les yeux encore brillants, lui fit un petit sourire tendre et encourageant. Il retira son bras de ses épaules et se redressa avant de boiter jusqu’au bureau où il chercha du regard, sous la paperasse de quoi lui soulager la douleur. Serrant les dents, il essaya de ne rien montrer, vainement. Il poussa les dossier qui s’étaient entassés depuis des mois. D’un main il poussa les papiers qui en tombant entrainèrent presque toute la pile par terre. Les regardant quelques secondes, Jaxson haussa les épaules et trouva une boite d’antidouleur qu’il avait dû laisser là des mois auparavant. De toute façon, il ne pourrait pas se pencher pour tout ramasser alors autant les laisser par terre. Ce n’était rien de bien important… Enfin il le croyait. Il prit une petite gélule et l’avala sans eau. Ca ferait effet d’ici quelques minutes et d’ici là, il ramènerait Jason chez lui.

Je vais… te ramener.

C’était le mieux. Jason pourrait y être plus à l’aise.

Je te propose qu’on prenne ta voiture, je… te reconduis chez toi et j’en profite pour réparer ta batterie. Après je rentrerai et promis… Il leva la main en l’air comme pour jurer. J’oublierai ton adresse.

C’était probablement la solution la plus pratique pour son bel inconnu. Jaxson s’appuya sur le bureau en essayant de se donner contenance, tout en serrant les dents.

Habille toi, sinon… ils vont se poser des questions.

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Re: Right words, right action [ Jax & Jason ], le Dim 31 Déc - 0:15




Right Action

Jaxson & Jason


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Assis confortablement avec Jaxson à mes côtés m’apportait un réconfort qui ne pouvait être égalé. Le Bad trip prenait petit à petit son envol à la recherche d’autres consommateurs à blâmer. Mes battements de cœur se clamaient petit à petit mais la chaleur persistait. J’avais les joues en feu et la bouche sèche. Serait-ce dû à la proximité de Jaxson ou serais-je toujours sous l’effet de la drogue ? Néanmoins, je fus surpris de constater qu’il ne répondait pas à ma proposition. J’avais du mal à comprendre ce qu’il se passait dans sa tête, chacune de ses réaction n’avait pas de sens pour moi et à chaque fois, elles m’étonnaient. J’avais imaginé qu’il aurait pris mes clés, toujours sur lui je suppose, et qu’il m’aurait trainé jusqu’à la voiture après l’avoir remise en état. Mais il n’en fit rien. Il n’y avait que le silence pour me répondre, ce qui me dit arquer un sourcil avant de refermer les yeux et plonger dans les ténèbres qui n’ont pas tardé à engloutir toute source de lumière. Je panique, par peur de rester dans cet endroit immonde, confiné, sans lumière. Alors j’agrippe violemment la cuisse droite de Jaxson, son cri me ramène instantanément à la réalité. J’écarquille soudainement les yeux, comme si je refaisais surface. J’ouvre la bouche, à la fois perplexe et effrayé par le spectacle inattendu qui se déroule à l’instant sous mes yeux. Il se dégage de moi rapidement, ma tête retombe contre le canapé, je prends alors conscience que j’étais presqu’endormi contre lui, sur son torse. Je me sens rougir encore plus, un soubresaut se crée dans mon ventre. Jaxson claudique en grognant  vers un des bureaux. Il a le visage déformé par la douleur. Je ne peux pas lui avoir fait si mal que ça, il doit y avoir autre chose. J’essaie de me relever mais je m’écroule, je n’ai plus de forces. Du canapé, je regarde le mécano avec effarement. Il semble chercher quelque chose, il est acharné. Il retourne tout ce qui se trouve sur la table de métal, jette les papiers par terre d’un geste rageur. A mon grand regret, je suis incapable de l’aider. Par miracle, il trouve un médicament qu’il gobe instantanément. Je n’ose pas bouger. Je me sens affreusement coupable de lui avoir fait tant souffrir. Sa jambe à l’air douloureuse. J’acquiese d’un signe de tête lorsqu’il m’indique qu’il va me ramener. Je reste silencieux, je déglutis. Je regarde le sol, je ne sais pas vraiment quoi dire.

« Oh ? » dis-je en levant les yeux vers lui lorsqu’il affirme qu’il oubliera mon adresse dès qu’il m’aura raccompagné. Je me sens un peu vexé pour le coup et fronce les sourcils. Je me surprends à bouder à faire la tête. Lorsqu’il me demande de m’habiller, je ne lui jette pas un regard, j’hausse les épaules et attrape mes vêtements que j’enfile.

« Ca va, j’ai pas besoin d’aide. »

J’ai un ton cassant, un peu sec, lorsque je me relève pour aller vers la porte. Mon père m’a souvent dit que je prenais les choses trop à cœur, que j’étais parfois susceptible. Je me tais alors que je traverse le minuscule couloir en m’appuyant contre les murs. Je lutte à l’intérieur. Je force mes jambes à tenir debout alors qu’elles pourraient se dérober sous mon poids à n’importe quel moment. Je m’en moque, je ne veux pas d’aide. Nous arrivons tant bien que mal à la surface. On nous regarde avec des yeux interrogatifs. Avec moi qui me tiens au mur et l’autre qui grimace à chaque pas qu’il fait, ils ont bien raison de se poser des questions. J’imagine qu’ils doivent avoir des pensées salaces, se demandant pourquoi ma chemise n’est pas bien entrée dans mon pantalon et pourquoi j’ai les cheveux qui respirent la sueur. Je ne pense à rien d’autre à part atteindre la voiture sans encombre. Heureusement pour nous, il y pas de clients. Les rayons du soleil brûlent mes rétines lorsque j’ouvre la porte pour aller dehors.

J’arrive à la voiture, je me place du côté passager. Par réflexe je tire sur la poignée sachant très bien qu’elle serait fermée. Clac. Elle s’ouvre. Je lève les yeux au ciel. Je m’appuie contre la carrosserie, le ton plein de reproche, je souffle :

« T’as laissé la voiture ouverte ?! »


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Re: Right words, right action [ Jax & Jason ], le Dim 31 Déc - 10:02




Right Action

Jaxson & Jason


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Jaxson ne comprenait décidément rien aux autres. Sans aucune raison Jason s’était braqué a croire qu’il marchait continuellement sur des œufs et que même avec toute la volonté du monde il continuerait de faire des omelettes. C’était incompréhensible.
En l’observant se rhabiller, Jax avait chaud. Il était beau son petit brun. Dommage que sa cuisse l’ait coupé dans ce contact chaud et attendrissant. Debout, face à lui, Jax l’observait douloureusement se rhabiller. Un triste film alors que dans le sens inverse ça avait été beaucoup plus intéressant.
Il entrouvrit les lèvres et ne su que dire alors qu’il voyait que Jason s’était renfrogné. C’était totalement incohérent et sorti de nulle part. Peut être que quelque chose l’avait dérangé ? Ou est ce qu’il avait encore dit un truc qu’il ne fallait pas ? Jaxson soupira et le suivit dans le couloir. Tous les regardaient les dévisageaient. Ça sentait mauvais pour lui parce que là il y avait clairement de quoi se faire des films et les répéter. Les commérages allaient bon train même dans un garage. Les ragots, les potins, tout ça arriverait aux oreilles de ses frères voire pire… de sa mère !!
Serrant les dents, Jaxson boita jusqu’à la voiture, cherchant les clefs dans sa combinaison avant de se figer, relevant les yeux vers son bel inconnu.

Bah quoi ? Y a des caméras ! Il entra côté conducteur. Puis j’étais plus préoccupé par toi que par ta voiture et tes clefs.

Posant les mains sur le volant, un large sourire s’étira sur son visage. Une vraie merveille. Jamais il n’avait vu et touché pareil bijou. C’était presque magique. Tout était propre, parfaitement ajusté à la taille du conducteur.Pratique, beau, que demander de plus ?
Laissant glisser ses mains sur le volant, le mécanicien laissa échapper un petit souffle tremblant. Il était sur un petit nuage ?

C’est une merveille !

Il démarra et ferma les yeux en entendant le moteur ronronner avec un petit cliquetis. Un véritable plaisir. Une douce mélodie qui lui donnait presque des frissons. Jax soupira. Appuyant délicatement sur l’accélérateur il se dirigea vers la sortie du parking.

Un vrai bijou. J’en reviens pas. Elle est super maniable. Je comprends pourquoi tu l’aimes autant.

Ça, Jason n’avait pas eu besoin de le lui dire, Jaxson l’avait remarqué au premier instant que sa voiture c’était comme sa fille. Et ça il le comprenait mieux que quiconque. Accélérant progressivement, Jax observait la route :

Bon du coup ton adresse ? Il continua de rouler avant de reprendre Tu sais ce que j’ai tout à l’heure pour ta maison que j’allais oublier tout ça… c’était juste… heu… pour pas te stresser ou quoi vu qu’on… qu’entre nous ça a mal commencé.

C’était peut-être ça que Jason avait mal prit. Ou autre chose. Qui sait avec les types de son genre ?


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Re: Right words, right action [ Jax & Jason ], le Dim 31 Déc - 13:41




Right Action

Jaxson & Jason


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Tout ce que Jaxson faisait ou disait me faisait quelque chose, jamais je ne feignais l’indifférence, chaque mot, chaque geste provoquait en moi une réaction.  La drogue dans mon organisme pouvait peut-être excuser ma réaction excessive. Mon égo avait été touché. Peut-être avait-il une bonne excuse au fait qu’il ne souhaitait pas connaître mon adresse, peut-être ne voulait-il plus me revoir après mon étrange comportement ? C’est ainsi que je l’avais pris même si j’avais du mal à comprendre pourquoi, lui qui avait été si protecteur et attentionné envers moi, n’aurait pas été hypocrite. Du moins, je pense que s’il ne m’avait pas un tant soit peu apprécié, il m’aurait laissé agoniser sur le bitume. Je claque la porte en entrant dans la voiture et je me mets à imiter ces dernières paroles et son air si détaché en silence. Mais  soudain, je deviens blême.

« Y’a des caméras ? »

Il ne m’entend pas, il est absorbé par la voiture. J’attache ma ceinture et ne peux m’empêcher de sourire fièrement constatant que ma voiture fait son petit effet sur Jaxson. Néanmoins, je suis toujours inquiet. Ne s’était-il rendu compte de rien ? J’appuie ma tête sur la fenêtre, mon cerveau réfléchis à cent à l’heure pendant que le mécano prend son temps pour démarrer la voiture, trop absorbé par les courbes de ma voiture et le ronronnement du moteur. Rien que pour ça, il ne pourrait pas m’oublier. Il n’a sans doute pas une conscience de ses mots, où alors c’est moi qui ai pris les choses de travers comme d’habitude. Faudrait que j’apprenne à ravaler ma fierté. Voir Jaxson aussi émerveillé adoucissait mes traits mais je ne pouvais oublier la révélation qu’il m’avait faite sur la sécurité de son lieu de travail.
« Oui, j’ai travaillé dur pour pouvoir me la payer… » Dis-je évasif. Je n’avais pas envie d’être vaniteux sur ce coup alors qu’à chaque fois je prenais un malin plaisir à parler de ma voiture. Je ne l’avais pas depuis très longtemps mais elle était la concrétisation d’un rêve. Mon père a toujours été fan des jolies voitures, lui aussi il était mécanicien, comme Jax. Il ne m’a pas transmis ses savoirs car j’étais plus préoccupé par les finances, la bourse et le jazz que de bricoler jour et nuit sur ses trucs à moteurs. Néanmoins, il m’a confié son amour pour les belles voitures, leurs courbes et leurs superbes. J’avais développé un œil aiguisé pour savoir reconnaître un bon modèle d’un autre, mais maigres connaissances m’avaient été utiles lors du choix de celle-ci. « Mon père était Mécano, je m’y connais un peu… » dis-je pour justifier le choix de ma belle Austin bleue.

Il démarre enfin. Nous roulons en silence pendant un certain temps. Lui doit sans doute croire que je tire toujours la tête, moi je ne sais pas comment dire les choses. Il était dans la merde et ça, j’étais sûr qu’il n’en avait pas conscience. Il brise le silence en me demandant mon adresse. « Tu vois l’immeuble là ? Le grand ? Bah c’est là. » Je triture mes mains, et me mords la lèvre. C’est dingue d’être aussi angoissé pour la vie de quelqu’un. Allons-nous passer notre temps à nous sauver mutuellement ? Je crois qu’au fond cela ne me déplairait pas. Jaxson semble soudain tenter de s’excuser. Il essaie de comprendre mes réactions, j’apprécie son intérêt pour moi. Je dépose ma main sur la sienne qui est sur le boitier de vitesse. Je bredouille à mon tour, c’est quoi cette manie que j’ai de toujours vouloir le toucher ? « C’est rien, c’est moi qui part en vrille parfois… Comme toi la première fois… » dis-je pour approuver son opinion sur notre rencontre. Je tapote sa main, un peu trop amicalement peut-être et me rassied correctement dans mon siège. « C’est clair, j’aurais jamais cru qu’un jour je te ramènerais chez moi … » Je regarde les nuages dans le ciel. Nous approchons de mon immeuble « Vas par-là, suis la route descends, y’a un parking, j’ai ma place. » dis-je en montrant le chemin avec mes mains.

Je sors de la voiture, mes jambes tremblent comme une femme après un coït. Je m’appuie à la voiture, j’ai ce nœud dans le ventre. Je ne peux pas le laisser repartir, pas avant de lui avoir parlé de mon angoisse. Je me tracassais pour lui, vu son visage, je ne voulais pas qu’il se fasse encore défigurer. Et sa jambe ? Avaient-il tapé si fort que ça l’empêchait de marcher correctement ? Je jette un regard à ma montre, il était à peine plus tard que midi, il devait surement être en pause déjeuner.

« Tu… heu… Tu veux monter ? »

Mes joues deviennent rouges. Un feu ardent vient d’incendier tout mon ventre. Au plus profond de moi, je voulais qu’il accepte et pas que pour lui annoncer l’inévitable, mais parce que j’avais envie de sentir sa présence auprès de moi encore un peu.



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Re: Right words, right action [ Jax & Jason ], le Dim 31 Déc - 17:05




Right Action

Jaxson & Jason


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Le pied sur l’accélérateur, Jaxson n’avait jamais prit autant de plaisir à conduire. C’était une passion une vraie et ce véhicule lui donnait tout ce qu’il aimait. Revenant à la réalité, Jax hocha la tête. Bien sûr qu’il y avait des caméras, ils étaient sérieux. Tout le parking était quadrillé et c’était pour le mieux. Il y avait eu trop de problème devant le bâtiment et le patron avait prit des mesures drastiques. Jax était ravi.
Il hocha la tête.

Bien sûr qu’on en a. On est pas idiot. Tout le parking est quadrillé.

En parlant de sa voiture, Jax hocha la tête avant d’écarquiller les yeux. Son père était mécano et étrangement il se sentit comme connecté à Jason. Quelque chose de profond, d’inexplicable. Un grand sourire s’étira sur ses lèvres.

Oh. Je reconnais ton amour pour les belles choses. T’es un homme de goût, ça se voit.

Est ce que c’était du a ses manières ou sa manière de se comporter mais Jaxson tenait Jason en haute estime. Lui n’avait pas été éduqué, n’avait pas connu de belles choses. On ne lui avait rien appris.

Je pourrais te montrer deux trois trucs si ça t’intéresse. Que tu puisses la réparer comme un chef et la bichonner. Ou tout simplement pour pas qu’on puisse t’arnaquer sur des techniques à la con qui coûte cher.

Il secoua la main et se dirigea vers le parking de l’immeuble. Jason posa sa main sur la sienne. Une décharge lui parcouru le corps et une douce chaleur s’installa à son bas ventre. Sans oser le regarder, il caressa le dos de sa main de son pouce.Jaxson hocha la tête. Oui il avait déconné. Il le savait maintenant. Quant à venir chez lui Jaxson ria dans un souffle. Il hocha de nouveau la tête. Lui non plus n’y aurait pas cru. En arrivant il ralentit et se gara sans encombre. Jaxson coupa le moteur et retira les clefs. Il sortit et claqua la porte.
Il était prêt à ouvrir le capot mais la question de Jason le stoppa net. Jaxson cligna des yeux en entrouvrant les lèvres. C’était une vraie question. Il allait vraiment monter chez lui ? Vraiment ? La dernière fois qu’il avait été proche de son bel inconnu ça avait été à la limite du dérapage. Il hocha timidement la tête.

T’es sur ? Je veux pas te déranger si t’as besoin de te reposer.

Mais sans attendre, les yeux brillants, Jaxson hocha vivement la tête. Oui il en avait envie. Plus que tout au monde. Il lui désigna la porte de l’immeuble tout en fermant la voiture à clef. Il s’avança vers lui, tendant les clefs vers lui. Jaxson boita puis passa sa main dans son dos pour l’aider à marcher. Jason sentait vraiment bon même après avoir autant transpirer.

Je réglerais le problème de ta batterie tout a l’heure, ok ?


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Re: Right words, right action [ Jax & Jason ], le Mar 2 Jan - 11:35




Right Action

Jaxson & Jason


.

Dans la voiture, le silence occupe la majorité du temps. Mon égo est toujours frustré mais je suis plus inquiet pour Jaxson à présent qui ne semble pas prendre conscience de la gravité de la situation. Etais-t-il toujours aussi naïf où bien était-ce moi qui voyait des problèmes où il n’y en avait pas ? Alors que je pensais qu’il ne m’avait pas entendu, il affirme que des caméras surveillent le parking du garage. Tout le parking. Je déglutis alors que je cherche les mots qui ne parvinrent pas à quitter mes cordes vocales. Peut-être que je me tracasse trop pour lui. C’est bizarre ce sentiment. Cette envie de protection, cette envie irrépressible de l’aider. J’ai beaucoup de mal à suivre et à comprendre mes émotions en ce moment.

« Un goût pour les emmerdes » ricanais-je entre mes dents. Je ne savais pas quel était le pire, me retrouver dans un état pareil après avoir pris de la drogue et perdre encore une journée de travail, ou lutter contre les sentiments que je développais pour Jaxson, un type que je n’aurais jamais regardé s’il ne m’avait pas provoqué. Y’a des jours où je me convaincs que c’est qu’une phase, que c’est juste un début d’amitié mais dès que je le vois, j’ai envie de tout lâcher, de le prendre avec moi, de me sentir proche de lui. Regoûter à ses lèvres qui m’avaient volé un baisé, enlever sa terrible combinaison qui épousait ses muscles. Je retourne mon regard vers l’extérieur, le regard droit, changer de sujet, bonne idée Jaxson me dis-je alors qu’une chaleur grimpe dans le creux de mes reins.

« Je préfère ne rien savoir, comme ça, j’aurais une bonne excuse pour venir te voir. » Instant de gêne. Mes genoux se cognent, je me raidis. Je tente de paraître le plus neutre possible alors que mon cœur s’enflamme. J’ai hâte que la voiture soit garée pour sentir l’air apaisant du Texas sur mon visage. Histoire de me remettre les idées en place, de ne pas m’éloigner de mon objectif, ne pas craquer pour Jaxson.
Je me sens comme un adolescent qui invite une fille au cinéma la toute première fois. Je retourne à l’âge de mes 15 ans, où mon ventre grondait, où mes yeux s’enflammaient lorsque mon crush du mois passait dans le couloir lorsque je lui propose de monter chez moi. J’suis dans l’angoisse de l’attente de la réponse. Un trou d’air explose dans ma poitrine alors qu’il semble hésiter. Mes sourcils se froncent mais se radoucirent lorsqu’il accepte d’un hochement timide de la tête. Le feu reprend lorsqu’il passe une main dans mon dos pour m’aider à marcher. Je ferme les yeux une fraction de seconde pour me concentrer, je dois calmer cette sensation. Sa main est grande, protectrice et sûr d’elle. Je retrouve toute la bienveillance du monde dans les yeux de Jaxson, je lui montre un sourire gêné qui traduit un merci inaudible. J’acquiesce lorsqu’il m’annonce qu’il réparera ma batterie toute à l’heure.  

Aidé par Jaxson, je pénètre dans l’ascenseur et pousse sur le bouton dernier étage, j’introduis un code à six chiffres personnel par la même occasion, débloquant l’élévateur.  Malgré la largeur de l’ascenseur nous sommes proches, ses bras musclés me soutiennent toujours. Je prends encore plaisir à renifler faiblement cette odeur de gasoil et de savon qu’il dégage. Les portent finissent par s’ouvrir et donnent directement dans mon penthouse. Nous entrons dans mon salon, qui baigne dans la luminosité grâce à l’énorme baie vitrée. De la cuisine ouverte déboule Weasley qui me saute dessus me faisant la fête, je rentre plus tôt que d’habitude. Le golden retriever agite énergiquement la queue, je lui ébouriffe les poils avant de me diriger vers les portes vitrées pour lui permettre de sortir prendre l’air sur la terrasse qui fait la longueur de l’appartement.  

« Vas –y mets-toi à l’aise » dis-je en tendant ma main vers le fauteuil pour l’inviter à s’assoir. La table basse est toujours jonchée des cadavres des bouteilles de vin de la veille, de faibles particules de poudre blanche sont semées par-ci et là. Je tente de débarrasser la table comme je peux, essayant de cacher mes vices et les sachets douteux. J’arrive tant bien que mal à ramener la majorité des choses dans la cuisine, cachant vite fait certaines choses dans un tiroir. « Tu veux boire un truc ? J’ai heu… Plein de choses… » J’ai chaud. Je suis gêné mais content de le voir chez moi. Dans des gestes rapides et brouillons, je lui apporte son rafraîchissement. Je bois un trait d’eau et m’affale dans le divan à côté de lui, laissant tout de même un espace respectable entre nous. Il ne faut pas qu’on soit trop proche, mon esprit me jouerait encore des tours. J’inspire calmement, content de retrouver mon chez moi et mon canapé en L en tissus gris bien plus agréable que celui en cuir qui me collait la peau.

« Merci pour... pour tout ce que tu as fait pour moi… » Je regarde mes pieds avant de lui lancer un regard sincèrement reconnaissant. J’observe ses plaies et ses traits, ses boursoufflures et ses petites croûtes. « Il t’on pas raté, hein… » dis-je tristement en tendant une main pour toucher son visage. Je me mords la lèvre et touche sa joue légèrement gonflée. Je stoppe net mon geste qui électrise mon corps à l’instant où mes doigts ont touché sa peau.




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Re: Right words, right action [ Jax & Jason ], le Mar 2 Jan - 12:27




Right Action

Jaxson & Jason


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Une fois dans l'ascenseur, Jaxson resta silencieux. Rien que de entrer dans le hall, ça l’avait mis mal à l’aise. Un plafond très haut, propre et le sol brillant. Tout ce que l’entrée de l’immeuble du mécanicien n’avait pas. Dans la petite cage métallique qui montait vers le septième ciel, probablement, Jason ne fit rien. Absolument rien. Ils étaient tous les deux dans le contrôle malgré le peu de place qu’il y avait. Jaxson n’était pas du genre à sauter sur quelqu’un dans un ascenseur. Certainement pas un aussi bel inconnu. Les portes ouvertes, annoncées par une petite musique, Jaxson poussa un soupir de soulagement quand enfin ils arrivèrent à l’étage. La torture prenait enfin fin. Encore un peu et il aurait embrassé son beau client contre la paroi. Jason passa devant, dans quelques secondes ils allaient être seuls dans une pièce mais… ils furent vite accueillis par une superbe lumière et un chien faisant la fête. Jaxson écarquilla les yeux. La taille de la pièce faisait trois fois, au moins la taille de son appartement entier. Et ce chien était plus que mignon… autant que son maître.
Il le laissa entrer en délaissant doucement sa main, Jaxson ne s’attarda pas. Il ne jeta même pas un regard au si beau et si rond du fessier de Jason, essayant de ne pas respirer l’air de son salon emplie de son odeur. Il fila presque comme un voleur vers la seule bouée que Jason lui donna : le canapé. Les yeux vers le plafond, soupirant de panique, Jason était déjà près de lui lui tendant un verre après lui avoir répondu un petit “C’que tu veux”.
Aussi effrayé qu’un petit chatin, Jaxon bu son verre d’eau sans un regard pour lui, observant la pièce, les beaux objets, la décoration faite avec gout. Ils n’était vraiment pas du même milieu. Tournant la tête vers lui, au son de sa voix, le mécanicien haussa les sourcils.

Oh… Non. C’est… C’est normal. J’ai… j’ai été un vrai connard alors… Enfin pas.. que je voulais me racheter tu vois c’est…

Son regard l’hypnotisait. Il se coupa net dans sa phrase, les lèvres entrouvertes. Mais Jason ne lui laissa pas faire un geste , pas un mouvement. Il était là, à côté de lui, les lèvres légèrement entrouvertes. Son hôte affirma alors l’évidence, ce qui empourpra les joues de Jaxson avant de blêmir. Il secoua rapidement la tête.

Non, je t’ai dit c’est… je suis tombé dans les escaliers. Il baissa les yeux avant de les relever sans oser le regarder. J’ai trébuché.

Mettre un mot sur l’événement c’était comme accepter la situation, comme mettre sur le papier une véritable souffrance et y faire face. Jaxson n’était pas encore prêt à ça. Il savait que Jason n’était pas idiot, il savait aussi qu’il lui mentait ouvertement mais il n’était pas capable de le dire à haute voix. Jaxson fit alors le vide, essayant de se recentrer sur lui. Ce qu’il s’était passé avec ses frères l’avait mis à rude épreuve.
Ses doigts virent rentrer en contact avec sa joue. Une immense chaleur l’envahit alors, nageant dans un bain de soleil Son corps soudain, n'obéissait plus qu’à ses propres désirs et il réalisa tous les souhaits qu’il avait pu faire inconsciemment. Ses doigts se posant sur sa joue, il l'explorait. Ce n’était probablement pas de la glace qu’il sentait sous ses doigts mais une chaleur quasi brulante. Ses épaules à lui, carrées, ses côtes, son ventre musclé, son dos… Il n’osait même pas les glisser sous sa chemise et effleurer sa peau. Mais impossible pour Jax d bouger. Son corps se refusait à tout mouvement de repli. Il le sentait au contraire prêt à se donner entièrement. Ses reins, en feu, la vie se jouait de lui en l’exposant à une telle tentation. Jaxson osa un regard, peureux, curieux vers lui. Et il remarqua son attitude qui était radicalement différent sans qu’il en prenne conscience, trop occupé à écouter ses pulsions.

Je peux t’embrasser ?

Jaxson écarquilla les yeux. Les mots étaient sorti de nulle part. C’était inattendu et incontrôlable.

Je veux dire… Si… tu veux… Enfin… qu… Pardon.

Jaxson était rouge comme une tomate.

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Re: Right words, right action [ Jax & Jason ], le Mar 2 Jan - 13:45




Right Action

Jaxson & Jason


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Je me sens un peu honteux de l’accueillir dans ce bazar pareil. Je n’aime pas le désordre, j’aime que tout soit à sa place, ne pas laisser la place à tout ce qui pourrait perturber. Rapidement, je parviens à tout camoufler et je le remercie intérieurement de ne pas faire des remarques à ce sujet. Avant de m’affaler à côté de lui, je lui tends un verre d’eau. Nos doigts se frôlent, un frisson naît dans ma colonne vertébrale. J’ai du mal à sortir les mots pour le remercier, ce n’est pas dans mes habitudes d’être si reconnaissant, et d’être si proche de quelqu’un sans qu’il n’y ait quelque forme d’opportunisme. J’aimais sa présence, la chaleur qu’il dégageait. Sa détermination et sa timidité. Je ne peux m’empêcher de lui sourire, dévoilant mes dents parfaitement alignées suite à une opération lorsqu’il tente de se justifier. Je secoue la tête, toujours ce sourire collé sur mon visage levant les yeux au ciel. Il refuse mes excuses, prétextant qu’il me devait bien ça même si ce n’est pas ce qu’il semble faire passer comme message.  Pourquoi le faire alors ?

Son visage était flagellé, meurtri par des blessures. Je ne sais pas de quand elles dataient mais j’étais sûr qu’il ne les avait pas reçues en tombant dans les escaliers. J’aimerais caresser sa joue, soigner ses blessures par la chaleur de mon cœur, la douceur de mes mains. J’aimerais prendre son visage, le couvrir de caresses pour détruire ces stigmates. La décharge électrique lorsque je touche sa peau me fait changer d’avis. Mon cœur est connecté au sien. C’est inexplicable mais impossible. Nos corps ne le seront jamais, je ne peux pas, je ne veux pas. Mes ses yeux sont si bleus et si profonds que j’ai envie de les voir de plus près. Je bois encore une gorgée, priant pour que l’eau qui traverse mon corps refoule mes pensées impures.

« Ne me prends pas pour un con Jaxson. » murmurais-je dans un souffle, tentant de focaliser mon attention sur Weasley qui s’entêtait à vouloir attraper un papillon en claquant de la mâchoire sur la terrasse. « J’ai vu ton regard quand…quand il est arrivé » Son frère était un type horrible, un sombre crétin tortionnaire. J’avais tant de choses à lui avouer, ma plainte contre ce fameux Nate qui s’était révélé un autre frère de Jaxson. Ce type avait réussi à échapper à ma plainte, son alibi était parfait, il était avec sa femme et ses enfants. J’avais essayé mais encore une fois j’avais échoué. Je voulais le protéger le mécano, l’aider à s’accepter et toutes mes tentatives étaient vaines. Il était plus doué que moi à ce jeu-là, il prenait soin de moi alors que j’y arrivais pas.

« M’em..m’embrasser ?! » Hoquetais-je, surpris.  J’ai l’impression que mon estomac veut s’envoler, mon corps le désire, mes lèvres veulent encore toucher les siennes, caresser sa langue, sentir la chaleur de son corps. J’ordonnais à mon cerveau de contrôler la moiteur de mes mains, mes jambes tremblaient d’excitation.  J’en meurs d’envie. Si je me laisser happer par cette bouche si attirante, je signais son arrêt de mort. Ses excuses, je les entends à peine. Je regarde le rouge s’approprier son visage, l’embarras lui monter aux joues. Mon corps se rapproche du sien, je ne dois pas craquer mes yeux ne peuvent se décoller de ses prunelles bleues. Je… je dois lutter mais mes joues s’embrasent elles aussi. Le feu ronge mes entrailles, des fourmis s’éparpillent dans tous mon corps. Je m’approche encore, nos têtes ne sont plus q’à quelques centimètres, je suis attiré, je vais craquer. Alors dans un murmure, pour essayer de me convaincre, je réplique :

« On.. on peut pas faire ça…tu vas avoir de problèmes… » Je sens à présent son souffle sur ma peau, il se mélange avec le mien. Ma respiration s’accélère, excité par le fait de braver l’interdit, excité d’embrasser ce mécano diablement sexy. « Je… » Je regarde ses yeux, ses lèvres.  Mes yeux se ferment, ma tête se penche vers lui, ma main prend son aise sur la sienne, nos doigts s’entrelacent et nos lèvres se touchent. Sa chaleur hypnotisante me manipule, j’entrouvre mes lèvres et les referme sur les siennes doucement. Ma main remonte le long de son bras et vient se perdre dans ses cheveux pendant que ma bouche redécouvre cette boite de Pandore charnelle. Je ne sais pas ce qui me prend, j’ai terriblement envie de lui alors que je sais que je ne devrais pas m’abandonner à quelqu’un comme lui. Je mordille sa lèvre inférieure et agrippe ses cheveux, l’excitation me ronge. Tout mon corps, tous mes sens son en éveil, sa respiration et la mienne ne font qu’une. Guidé par mes pulsions, j’abandonne toutes ces barrières que je me suis mises, je suis incontrôlable. Mon corps n’écoute que ses envies, je me laisse alors aller, mon autre main caresse son torse, agrippe un pli et s’y accroche. Mon bad trip n’est plus qu’un lointain souvenir, ma main use son habit de travail pour faire levier. J’oublie mes manières, mes principes. Je grimpe sur ses jambes et me pose à califourchon sur lui, prenant appui sur mes genoux n’oubliant pas qu’il souffre de la jambe. Je serre son torse contre le sien, tire ses cheveux. Mon rythme s’accélère, je ne contrôle plus rien. Je me perds dans ses bras, dans sa bouche. Le désir grimpe et monte entre mes jambes. Mon corps se frotte contre le sien d’une manière sensuelle alors que ma langue goute ses lèvres. Mes doigts s’apprêtent à détacher les boutons de sa combinaison.

« Jason ?! »

Les sens en alerte, je m’arrête et je libère nos bouches de leur étreinte. Je tourne à tête rapidement vers cette voix sortie de nulle part. Mon ami d’hier soir se dessine devant moi. Je déglutis. Qu’est-ce qu’il fait là ? Il n’était plus dans mon lit, nous avions passé une partie de la nuit à nous embrasser mais jamais je n’avais ressenti l’excitation que j’avais ressentie à l’instant avec Jaxson. Nous nous étions déshabillés, guidés par l’alcool mais nous nous étions endormis trop ivres pour faire quoi que ce soit.

« Qu’est-ce que tu fous encore là ? » dis-je en le regardant une de mes serviettes autour de la taille. Je ne bouge pas de Jaxson, et je le fusille du regard. Il devait être sous la douche lorsque je suis parti ce matin. Il hausse les épaules et dépose son regard sur Jaxson.  Je recommence à avoir chaud mais je ne sais si c’est l’excitation d’avoir Jaxson sous moi ou si c’est la chaleur de la colère.

« Je t’attendais. Je me suis permis vu que tu es parti sans un mot ce matin. ».

J’avais envie de lui hurler de fermer sa gueule, de prendre ses affaires et partir. Jaxson ne comprendrais pas, c’est certain. J’vais passer pour un sombre connard qui joue avec l’adultère où pour un homme qui couche à gauche et à droite.



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Re: Right words, right action [ Jax & Jason ], le Mar 2 Jan - 14:31




Right Action

Jaxson & Jason


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Personne n’était dupe dans cette histoire. Ses frères n’avaient peut-être pas compris ce qu’il s’était passé avec Jason mais son bel inconnu savait parfaitement la relation malsaine qu’il y avait entre les enfants Dostoïevski. Jaxon était le punching ball. Soudain le silence. Le mécanicien avait posé la question et le temps se suspendit. Progressivement il se rapprochait l’un de l’autre. Les mains de Jaxson devenaient moites. Il n’y avait plus aucune barrière entre eux. L’envie de se jeter l’un sur l’autre l poussait lentement vers ce corps chaud, sexy, à tomber. Petit à petit, les visages soufflant leurs chaleurs, l’envie de se toucher de plus en plus forte. La respiration de Jaxson était de plus en plus rapide, tremblantes, les yeux brillants d’excitation et d’anticipation. Jamais il n’avait connu pareille envie.
Son souffle, sur sa peau, ses lèvres se mouvant lentement. Ses yeux dans les siens, il n’y avait aucun doute dans son regard, aucune réticence. Aucune crainte. Si problème il allait avoir, alors il était prêt à les avoir maintenant si on lui laissait la possibilité d’embrasser Jason.

Je sais… mais je peux pas m’en empêcher quand, je suis prêt de toi.

La résistance de Jaxson était si faible. Entrelaçant ses doigts aux siens, il poussa un petit gémissement d’excitation. Impossible de résister à Jason et ses yeux devenus si torrides. Impossible de ne pas ressentir le besoin de coller son corps au sien et de se laisser aller à éprouver des sensations jamais connu. C’est lui qui l’embrassa avec fougue, cette folie qui fit complètement tourner la tête de Jaxson. Guidé par la découverte d’embrasser un homme qu’il n’oubliera jamais, ses doigts remontèrent le long de son bras, ce qui fit frissonner le mécanicien. Ils avaient abaissé leurs barrières et laissa cet homme prendre possession de son corps. Ce bel inconnu qui avait perturbé ces sens dès qu’il avait posé ses yeux sur lui. Depuis le début, Jaxson avait envie de lui. Jaxson ne se sentait pourtant pas prêt à passer à l’acte bien que l’envie ne le quittait pas. Il avait peur, peur que ce soit irréversible, que cela change tout. Et ce serait forcément le cas.
Pourtant, une fois que Jason se mit à califourchon sur lui, Jaxson poussa un soupir d’excitation. Il s’agrippa à ses fesses et pressa son bassin contre son pantalon. Il savourait la moindre sensation, le moindre gestes. Dans ses veines, de la lave incandescente qui pulsée par les battements de son coeur se dirigeait vers son bas ventre. Jaxson, étonnamment, se laissa complètement aller. Les doigts de son beau brun vinrent s’accrocher à ses cheveux.
Ses doigts s’accrochèrent aux pans de sa combinaison pour l’ouvrir et faire tomber le tissu. Exposé à son regard. Les doigts de Jaxson, eux, passèrent sous sa chemise, se glissant sur sa peau brûlante. Plus il avançait vers son torse, plus il se sentait défaillir mais il s’arrêta au dessus, effleurant ses téton de son pouce. De façon très fugace mais assez pour exciter les reins du mécanicien. Un coup de décharge. Tout n’était plus que soupirs et carresses entre eux. Ils cherchaient à prolonger l’instant contre cette vague explosive qui les poussait à un corps à corps charnel et passionné. Les mains de Jaxson se firent plus spontanés plus enfiévrés, tout en ondulant contre lui pour lui faire sentir l’envie au creux de ses reins. Jaxson était ivre de désir, totalement emporté.
Jaxson se cambra en arrière avant d’entrouvrir les lèvres. Sa langue se voulant se délecter en dansant avec celle de Jason. Ses doigts descendirent sur la ceinture de Jason avant de la déboucler comme un pro. Sa langue se fraya délicatement un chemin entre ses lèvres pour atteindre la sienne. Tout son corps se cambra au moindre effleurements légers d’abords puis de plus en plus appuyés. Agrippant ses fesses, Jaxson s’apprêtait à le renverser sur le côté pour se mettre entre ses cuisses mais une voix brisa tout.

Il ouvrit soudainement les yeux, son regard rivé sur ce type en serviette. Son coeur était prêt à exploser dans sa poitrine. Il retint son souffle tout en devenant blême. Ses doigts lâchant son corps, sa peau. Il était prit de vertige. L’émotion lui étreignait le coeur, la gorge. Jamais il n’avait cru souffrir autant. Jamais. Le regard de ce type l'interrogeait. Qui était ce barbu en combi sur lequel Jason était assis ? Ils se taisèrent quelques secondes. Jaxson frissonnait. Il avait froid, tout était redescendu mais son cerveau n’était pas encore reconnecté. Au dessus de lui, Jason, le visage crispé. Passée l’euphorie du désir, la réalité fut brutale.
Jaxon se glissa hors de la porté de Jason. Il boutonna rapidement les deux boutons de sa combinaison de travail. Son esprit était en ébullition. Des regrets à la pelle ! Il avait donc fait n’importe quoi, ça allait tout remettre en question. La chute était rude. Jaxson était complètement mortifié et les larmes montaient. Cette prise de conscience fit l'effet d’une bombe et le bouleversait. Le jeune mécanicien s’en voulait de ne pas avoir su résister à ses instincts, de ne pas avoir sû le repousser.
Sans un regard pour Jason, il se dirigea vers la porte, tremblants et boitant, espérant que rien ne puisse empêcher son départ. Il devait partir, pas réfléchir. Ce pauvre type en serviette venait de voir son mec le tromper ouvertement. Quel monstre était-il ? Le couple c’était pour lui important. Un engagement sacré. Et lui ? Avec sa femme ? Même si il ne l’aimait pas, il n’avait pas à lui faire ça. C’était un sale type, autant que ses frères. Il finirait en Enfer comme tous les autres.
Une fois devant la porte de l’ascenseur, il appuya frénétiquement sur le bouton, une larme coulant le long de sa joue. Jaxson était blême, incapable de parler ou de s’énerver. L coeur vide, il ferma les yeux en entendant le son de l’ouverture des portes.

A partir de maintenant, Jason c’était du passé.

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Re: Right words, right action [ Jax & Jason ], le Mar 2 Jan - 15:02




Right Action

Jaxson & Jason


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J’aurais dû savoir que cet instant d’euphorie, cet instant de désir n’allait que finir par tourner à la catastrophe. J’aurais dû le deviner. Je m’étais laisser aller goutant encore une fois de plus la fièvre de ses lèvres et de son corps, allant encore plus loin que la dernière fois. Nos corps avaient brièvement dansé sous le rythme du désir, un instant bref, tellement bref que j’en demandais encore. Toujours ivre par l’excitation, ma tête tournait, je ne savais pas quoi dire, quoi faire. Si je n’avais pas gêné par la situation, j’aurais ignoré l’autre abruti en serviette, continuant de contaminer Jaxson par mon désir interdit. Je voulais découvrir son corps, qu’il me montre chaque parcelle de sa peau et réparer ses cicatrices en les embrassant doucement. Je voulais encore sentir ses mains serrer mes fesses et les attirer vers lui, qu’il sente toutes ces émotions qu’il suscitait chez moi. Transmettre mon attirance inexplicable pour lui. Mais peut-être que c’était mieux ainsi, qu’un facteur extérieur nous calme, afin de me remettre les idées en place. Mes lèvres voulaient encore marquer leur territoire, mon nez sentir son odeur, mes mains serrer sa peau et découvrir ses muscles. Alors que j’étais pantois à regarder mon ami en serviette, Jaxson arriva à se défaire de mon étreinte. Il ne m’accorde pas un seul regard, alors que je le supplie de rester. Impuissant, ne sachant que faire, je ne bouge pas, attendant que quelque chose se passe. Le bruit de l’ascenseur me ramena à la réalité.

« Prends tes affaires et casse-toi d’ici. »

Je suis froid, distant. Toute cette chaleur s’était évaporée. Guidé par l’adrénaline, je saute au-dessus du canapé et pique un sprint dans mon propre appartement afin d’arriver à temps avant que l’ascenseur ne referme ses portes. Je me sentais vide, stupide. J’avais l’impression que je devais éteindre ce feu en moi mais je ne cherchais qu’à le raviver. Je voulais sentir le contact de Jaxson encore une fois. Ne plus devoir me justifier. Ne plus être dérangés à chaque fois que nos corps se connectaient. Putain. La porte. Je vois Jaxson enter, je cours mais le hall semble interminable. J’arrive à entrer dans la cage en métal avant que les portes ne se ferment. Je reprends mon souffle, Jaxson ne me regarde toujours pas. Je suis en colère, perdu, blasé. L’adrénaline guide mes gestes et je frappe sur le bouton stop de l’ascenseur. Il se bloque. Une voix suppliante s’élève hors de ma gorge :

« Jaxson… »

J’ai envie de le frapper, de lui crier de m’écouter. De le soulever par les pants de sa combinaison. Qu’il réagisse !

« Ce n’est pas ce que tu crois, Je te le jure ! »

Si je pouvais me mettre à genoux et joindre mes mains, je le ferais mais j’ai encore trop de fierté pour ça. J’attrape sa main et chercher à capter son regard avec mes yeux. Je vais devenir fou s’il ne me répond pas, s’il ne fait pas quelque chose. Mes yeux picotent, je suis meurtri, je l’ai blessé. Encore. C’est à moi qu’on aurait dû casser la gueule, pas à lui. C’est de ma faute tout ça. De rage, je me passe la main dans les cheveux, mes yeux brillent de minuscules larmes de colère.

« Jaxson, réponds-moi putain ! » je perds toute mon éducation, ma politesse, je deviens comme un cheval fou, comme lui. Je le plaque contre la paroi, l’adrénaline m’offre une force colossale. Mes mains se crispent entre les plis de sa combinaison, je refuse de le lâcher. Il m’a eu, il m’a ensorcelé, possédé. Il a volé mes sentiments, mon cœur, j’suis tombé. Je ne veux plus le lâcher. « Jaxson, ce type, c’est rien, je te jure ! Ecoute-moi putain ! » Scandais-je en serrant encore plus sa combinaison et déposant mon front sur son épaule, anéanti.Je parle comme à l'époque, quand j'étais un gars des rues, un enfant qui n'a pas eu le temps de profiter de l’innocence de son âge. Je profite de mon corps contre le sien en priant pour pas que çe soit la dernière fois.




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Re: Right words, right action [ Jax & Jason ], le Mar 2 Jan - 15:35




Right Action

Jaxson & Jason


.


Il souffla, gagnant un peu de répit avant la confrontation. Jaxson tenta de passer ces quelques instants à reprendre le contrôle. Ok, venir chez lui ça avait été une très mauvaise idée mais c’était du passé. Priorité à  sa vie d’avant, à son job, maintenant. Quel con il avait été. Se laisser avoir. Ah ça ! Jason l’avait très bien joué ; le type bien sous tout rapport, doux, curieux. Jaxson n’était pas aussi intelligent que lui et Jason en avait bien profité. Ce n’était peut-être pas un hasard. Dieu lui avait envoyé un message. On ne peut plus clair ! Il n’avait pas besoin de ça pour lui faire comprendre qu’il fallait tourner la page et être fort.
Une fois le sportes ouvertes, Jaxson entra tout en gardant les yeux baissés. Frénétiquement il appuya sur le bouton pour fermer la porte plus rapidement mais ce fut trop lent et Jason passa in extremis avant de stopper net l’ascenseur. La boîte de métal se secoua rapidement quelques secondes avant de baisser les lumières au dessus d’eux. Donnant une ambiance tamisée. Serrant la mâchoire, le mécanicien ferma les yeux quelques secondes avant de les rouvrir sans les poser sur lui. Sa voix, sa douce voix… Pourquoi ? Pourquoi lui courir après après lui avoir fait autant de mal ? Pourquoi continuer son petit manège ? C’était un foutu connard !
Il sentit le regard de Jason posé sur lui. Perdu dans ses pensées, Jaxson fixa le vide faisant un pas en arrière. Le beau brun l’observa longuement dans un silence pesant, soufflant son prénom. A sa deuxième phrase, les doigts du barbu se crispèrent et formèrent un poing. Qu’est-ce qu’il croyait alors ? Il semblait mieux le savoir que lui. Ce foutu connard avait oublié que son mec était chez lui ? Lui, le mécanicien qui s’était laissé avoir, lui faisant croire qu’il était gay et maintenant il se faisait humilier ? Jaxson secoua la tête, un petit sourire amer sur les lèvres. Quand ses doigts attrapèrent les siens, le barbu les retira sèchement. Non plus de contact ! Plus rien de lui.  Il s’était bien trop foutu de sa gueule. Relevant les yeux vers les siens, son regard bleu polaire était sans appel. Jaxson allait devoir tourner la page. C’était brutal mais c’était ce qu’il y avait de mieux à faire. Furieux après lui-même, après Jason.  Rien n’arrivait à lui faire passer à autre chose. Il imignait Jason avec ce type, même pas beau, lui adresser des regards séducteurs et ses sourires parfaits à la Colgate. La colère ne le quittait pas, elle montait progressivement en lui. Il avait une sorte de sentiment amer. C’était idiot mais c’était plus fort que lui. Il était en boucle sur le fait qu’il ait pu se faire avoir juste comme ça. Comment avait-il pu être aussi bête ?
La discussion était close. Il espérait que d’un côté, Jason se rende compte à quel point ça avait compté pour lui, qu’il voyait presque ça comme un début de relation ou je ne sais quoi. C’était trop tard pour lui glisser une meilleure réponse. Il ne lui restait plus qu’à se jeter corps et âme dans le travail et oublier tout ça. Il ne se laisserait aucun répit.

Ferme ta....

Il regretta aussitôt sa phrase. S’il voulait jouer la carte de l’indifférence c’était raté ! Jason le plaqua contre la paroi, il n’eut même pas le temps de finir sa phrase. C’était peut-être mieux car sinon il allait le frapper, laissant s’échapper toute sa colère. Le froid contre son dos en sueur, le calma presque aussitôt. Ses mots le perturbaient, son regard aussi… Mais il ne voulait pas aller plus loin, ni chercher à comprendre. La promiscuité de son corps dans le petit carré de fer jouait contre lui. Il luttait contre les souvenirs de son torse chaud contre le sien, de ses fesses sur son bassin, encouragés par les effluves de son parfum. Est-ce que Jason y pensait aussi ? Il posa son front contre son épaule qui n’apporta qu’une légère réponse à Jaxson. Quant à lui, son visage était toujours impassible. Pourtant il luttait contre lui même mais au creux de son ventre il sentait une boule de désir le titiller encore. Cette image du baiser, ce regard posé sur lui, à cet instant précis le mettait mal à l’aise. Il sentit, contre lui, tous ses moyens le quitter uns après les autres.

C’est rien ? Il est rien ? A moitié à poils dans ton appart’ après que visiblement t’aies baisé avec lui ? Et tu me dis que c’est rien !! Personne ?! ajouta-t-il rapidement en le repoussant doucement par les épaules. Sa voix se faisant de plus en forte.

T’es qu’un putain de menteur ! Son flot de paroles avaient été rapide, son trouble palpable. Sa voix se brisa en fin de phase. Il leva la main pour le gifler mais il suspendit son geste un instant. Les yeux brillants, la lèvre tremblante il reprit : Tu t’es foutu de moi alors que je… Il déglutit. J’ai des sen… J’ai… des sentiments… pour toi.

Son rythme cardiaque s’était accéléré, il se sentit rougir. Il fallait qu’il quitte cet espace mais Jason était devant la porte et avait bloqué l’ascenseur. Est-ce qu’il pensait lui aussi la même chose ? Un long frisson lui parcourut le corps. Jaxson se mordit la lèvre, incapable de respirer, les larmes revenant aux bords de ses cils. Sa chaleur irradiant autant de lui, son parfum qu’il sentait. Il leva les yeux vers lui. S’il l’embrassait là tout de suite, Jaxson serait incapable de résister.

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Re: Right words, right action [ Jax & Jason ], le Mar 2 Jan - 16:19




Right Action

Jaxson & Jason


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J’ai le cœur au bord des lèvres. Voir Jaxson m’ignorer était pire que tout, si j’avais un jour imaginé que ce type me ferait tourner la tête, je me serais ri au nez. Il avait fallu qu’une poignée de seconde pour que j’oublie mes interdits. J’avais lutté, ne voulant plus mélanger ma salive à la sienne. Mais ses lèvres étaient les plus douces que j’avais goûtées. Il avait créé un besoin chez moi alors qu’il découvrait le corps d’un autre homme que le sien. Je le voulais, le désirais, j’voulais envoyer balader toutes choses qui me freinaient : son éducation, son tempérament incompréhensible mais il m’avait charmé et le sentir blessé à nouveau par ma faute me trouait le cœur. A présent, il refusait de m’écouter, de me laisser la moindre chance de lui expliquer que tout ça n’était qu’un immonde malentendu. L’autre type n’était rien, juste un simple ami qui était aussi riche que crésus, j’avais encore été aveuglé par la richesse, trop vénal. Jaxson avait éveillé en moi de vrais sentiments sincères, je l’appréciais pour ce qu’il était, parce qu’il avait éveillé ma curiosité. J’ai toujours eu ce cœur d’artichaut, je m’attache aux gens en pensant les aimer et puis ça finit toujours par foirer mais ici, je sentais que c’était différent. Avec lui, tout était simple et authentique. Il a éveillé un désir caché, honteux. Je le voulais lui et pas ce type en serviette. Plaqué contre la paroi, il avait lâché ma main directement, comme si il s’était brûlé. Avec un pincement au cœur je me suis collé à lui, posant mon front contre son torse pour lui montrer que je venais en paix, mais aussi pour encore profiter de son corps confortable. J’avais envie de fondre en lui, de disparaître dans le creux de ses reins, de ses bras forts et protecteurs. Le temps qu’il ne réagisse, je me repassais en boucle la scène fougueuse qui avait eu lieu quelques instants plus tôt. Je fermais les yeux, priant pour ressentir encore les effets de ce moment particulier et presque bestial. Mon désir s’était transformé en énergie destructrice que j’essayais de contrôler. Je ne suis pas quelqu’un de violent, mais je pourrais tout faire pour le forcer à rester dans cet ascenseur avec moi, pour tout lui expliquer. Et puis, il explose, me repousse sans violence mais ce geste me brise de l’intérieur et je couine comme un rat. Ses yeux me lancent des éclairs, ses yeux bleus ont perdu toute leur chaleur. Je me décompose, je me mords les lèvres pour ne pas pleurer, mon rythme s’accélère, je me sens impuissant. Ses mots sont durs, ça me fait mal.

« Je… »

Il ne me laisse pas le temps de lui expliquer, il hurle, il perds aussi le contrôle de ses gestes, Il lève sa main, d’instinct, je ferme les yeux et place mes bras au-dessus de ma tête pour me protéger. J’entends sa voix éclater en mille morceaux, comme mon cœur dès que je l’entends. Je baisse les yeux, je sens que mes larmes quittent mes paupières. Des larmes de rage et d’incompréhension. Des larmes sincères. Je lui fais du mal, à chaque fois que nous nous voyons. Il a raison, j’suis un connard. Je fais du mal à chaque personne qui m’accorde sa confiance. Un soubresaut surgit dans mon ventre lorsqu’il me prononce ces mots. Il a des sentiments. Je veux me laisser tomber et pleurer toutes les larmes de mon cœur. Je ne sais même pas si je l’aime, je tiens à lui, j’ai envie de lui. J’ai envie de disparaître de sa vie, de revenir en arrière comme si rien ne s’était passé, ne jamais le rencontrer. Sa souffrance est terrifiante. Ma voix est faible mais ferme, je chiale, je couine, je gémis. Je me laisse emporter par les émotions, je perds pied.

« C’est qu’un bête type… » Je déglutis « Je n’ai pas couché avec lui, je te jure ! » J’implore comme un faible, je veux son pardon mais je veux le laisser tranquille aussi. Faire du mal comme ça aux gens devrait être interdit. « Je… Je t’assure que je n’ai personne dans ma vie… Ça marche jamais » Je me confie, je déballe un flot de paroles sorti de nulle part que je regretterais surement un jour « Si tu savais comme je m’en veux… Tu.. On.. on aurait jamais dû se rencontrer. Je t’amène que des problèmes. » Je renifle bruyamment. « Je ne me suis pas moqué de toi… J’avais envie de toi sur ce canapé… J’avais envie de rester entre tes bras mais… on devrait tout arrêter. » Dire ces paroles me donnent le vertige, mon souffle se coupe. Je veux qu’il remonte avec moi, qu’on termine ce qu’on a commencé, qu’on se prenne du temps à se découvrir, mais je risquerais encore de le blesser, peut-être de le tuer. Ma vue se trouble à cause des larmes. Je m’approche de lui, les lèvres tremblantes, le visage défiguré par la honte et la tristesse « Tu ne peux pas voir de sentiments pour moi… T’as une femme… Des enfants peut-être, je n’en sais rien ! Je ne sais pas grand-chose de toi… » Je ferme les yeux, la réalité me frappe en plein visage, sa femme l’attends à la maison, ne se doutant sans doute de rien. Mon cœur avait envie d’exploser, de dire qu’il ressentais aussi des choses, que c’était réciproque tout ça. Aujourd’hui, la raison l’emporte :

« On doit s’oublier, c’est mieux ainsi » dis-je en posant mes lèvres fébriles sur les siennes comme un adieu. Ma main trouve le bouton, l’ascenseur se remet en marche, je profite de ce dernier instant avec lui, je sens encore cette flamme ardente m’enivrer, grandir. Avant que ça ne dégénère comme tout à l’heure, je brise ce lien entre nous et essuie mes yeux d’un revers de la manche et lui laisse un passage pour sortir en me postant sur le côté de la paroi. Mes yeux regardent le sol, je n'ose plus affronter son regard, c'est beaucoup trop difficile.


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Re: Right words, right action [ Jax & Jason ], le Mar 2 Jan - 16:48




Right Action

Jaxson & Jason


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Ce qu’il entendit lui fit l’effet d’une douche froide. Jason parlait sans filtre, bouleversé par la réalité qui les rattrapait. Trop concentré sur lui, à penser à ses états d’âmes, il avait laissé sa vie de côté. Il n’avait pas vu tout ce qu’il détruisait. Le voir pleurer brise le coeur de Jaxson en mille morceaux. Jamais il n’avait eu autant mal. Il resta muet, le laissant terminer, ne sachant quoi dire. Il s’en voulait d’avoir été si égoïste. Le barbu ne bougea pas, ne fit aucun geste. Il ne croyait pas ce qu’il s’était passé. Il observait Jason. Dans sa tête c’était l’incompréhension la plus totale.

No… ne… J’ai pas d’enfa...

Il était là, contre lui, levant les yeux vers les siens, il n’eut pas le temps de le voir fondre sur ses lèvres. Il lui rendit son baiser, timidement, incapable de résister. Il s’accrocha à son bras, alors que ses mains voulaient lui presser le dos. Il lui caressa les cheveux quelques secondes. Jason ne lui avait laissé aucune chance de se défendre. Il n’en avait plus droit de toute façon. Quand il recula et se détacha de lui autant que le permettait l’espace dans l’ascenseur, Jaxson fût pris de vertiges. Jason s’écarta sans le retenir, écrasant le coeur du mécanicien en poudre. La lumière du Hall éblouissant le lieu.
Pétrifié, le souffle court et sifflant, Jaxson réfléchissait à mille à l’heure. Rester ou fuir ? Attendre ou agir ? L’embrasser ou ne rien faire ? Et il se lança. Il déposa un baiser sur son front, remontant ses doigts dans ses cheveux. Une éternité. Une torture sans lui.

Prends soin de toi.

Il ferma les yeux, ses lèvres effleurant sa peau, avant de tourner les talons et de détaler vers la porte principale. Il ignora s’il était encore là, à le regarder partir depuis son luxueux immeuble, mais à cet instant ça n’avait pas d’importance. Il marchait comme il l’avait fait souvent. A s’en arracher les poumons. A ne plus savoir d’où il venait, ni comment il s’appelait. Ni pourquoi il était venu ici.
Il fuyait le seul être qui pouvait le sauver. Il fuyait leurs retrouvailles, leur baiser, leur moment de tendresse. Les yeux embués, Jaxson marchait à en perdre haleine, ne ralentissant pas la cadence. Ne sentant plus la douleur atroce dans sa cuisse. La gorge sèche, le genou presque en sang, il était parti. Il courait presque. Il bouillonnait intérieurement, éprouvant un mélange de colère et de déception. Et une profonde envie de vomir. Il ne pouvait pas exploser devant Jason qui avait l’air mal. Il ne voulait pas assister à ça. Une fois dehors, Jaxson sentit ses larmes couler sur ses joues. La colère jaillit alors et il ne chercha pas à la contrôler. Il couru pour sortir de là, mettre de la distance entre eux. La culpabilité le prenait aux tripes à l’en faire suffoquer. Une fois dehors, il fut obligé de s’arrêter et de se soutenir à un mur.

Un hoquet, puis il vomit.


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Re: Right words, right action [ Jax & Jason ], le

Right words, right action [ Jax & Jason ]

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