Partagez| .

18cm de quiproquos [Raph/Leevi]


Leevi J. Valentine
ADMIN ∎ Broken Heart
avatar
Inscrit le : 19/11/2017
Messages : 404
Avatar : Nicolas Simoes
Crédits : Cheeckeyfire
Mes rps : Avalon ¥ Melyna ¥ Jayden ¥ Ivan ¥ Ceyleste ¥ Nell#2 ¥ Camping ¥ Rachel ¥ Matteo



Bloc notes :

Afficher

DERRIÈRE L'ECRAN
• PSEUDO:
• ÂGE :
• BLOC NOTE :


18cm de quiproquos [Raph/Leevi], le Lun 20 Nov - 23:13


Alors qu’une centaine de paires d’yeux me regardent intensément attendant la suite de mon cours, je sens mon ventre se torde : j’ai faim. Il gronde de ne pas eu avoir de déjeuner, trop en retard ce matin, je n’avais encore une fois pas pris la peine de nourrir ce petit organe qui faisait de plus en plus de bruit. Je suis face à des étudiants de dernière année, le cours de cette année est sans doute le plus intéressant : les tueurs en série. Alors que j’introduis le sujet en énonçant plusieurs tueurs célèbres, je vole une pomme à un gamin qui traine sur son banc et lui tends un dollar comme si de rien n’était. Elle est juteuse et elle permettra sans doute à mon estomac de calmer ses pulsions tyranniques. Il est content d’avoir gagné un dollar le gamin. Je mange, satisfait de pouvoir parler la bouche pleine.

Le temps de déjeuner arrive enfin, je laisse mes élèves ranger leurs affaires et je sors en trombe prêt à en découdre avec un repas consistant. Je laisse dernière moi les premiers de classe avec leurs questions, et je sors du campus. Je m’arrête chez un vendeur de bagels ambulant et m’assois sur un banc. Etre loin du brouhaha quotidien m’apaise et me permet de relire tranquillement mes cours de l’après-midi au calme. La vue m’offre un spectacle automnal rassurant. Les couleurs chaudes alors que la nature se meurt est une jolie poésie paradoxale. Je croque dans mon repas de midi, la sauce explose dans ma bouche et ruisselle le long de mes lèvres pour atterrir sur mon pull noir. « Et merde. ». La serviette ne suffit pas à éponger cette tâche dégoutante. Retour au campus.

Je n’ai jamais aimé les toilettes scolaires. Ça pue l’urine, le sida et les MST. Néanmoins, les toilettes privées des professeurs jouissent d’une luxueuse propreté comparées à celles réservées aux étudiantes. On aurait presque envie de siéger sur le trône pour l’éternité. L’eau coule, et le papier toilette mouillé m’aide à atténuer cette tâche blanche sur mon pull. Péniblement, j’arrive à redonner à la laine sa couleur d’origine. La porte s’ouvre, je ne fais pas attention à l’inconnu et me dirige vers les urinoirs afin de me soulager. J’observe le miroir devant moi lorsque mon regard se dirige vers le type qui pisse à ma droite. Il me regarde pisser ou je rêve ? « Mec, c’est quoi ton problème ? J’peux pas pisser tranquille ? ». Je fronce les sourcils. Mal à l’aise de cette situation, je reporte mon attention sur mon reflet. Du coin de l’œil je l’observe, ce métis, bien que mignon à l’air totalement bizarre. Je sursaute : « Je rêve où tu viens de regarder ma queue ?! » Je secoue mon engin que je range rapidement dans son jeans.  « T’es un pervers ou quoi ? Tas pas l’air d’avoir le profil type pourtant ! » Dis-je en le poussant par les épaules.  
Raphael Blaxtone
ADMIN ∎ Le Gentleman Célibataire
avatar
Inscrit le : 02/03/2017
Messages : 327
Avatar : Jesse Williams
Crédits : Bazzart
Date de naissance : 05/08/1981
Mes rps : /

Bloc notes : /

Afficher


Re: 18cm de quiproquos [Raph/Leevi], le Jeu 23 Nov - 8:13

Raphael n’est pas dans son assiette depuis quelques jours. Il est de nouveau seul pour s’occuper de son fils Simon. Sa sœur Malhia était venue l’était depuis deux mois, mais elle a dû retourner à ses occupations. Ce n’est pas tellement que le père ait perdu l’habitude de ce deuxième job non payé, mais plutôt que le petit est malade est qu’il est pris d’une inquiétude persistante pour la santé de sa progéniture. Voilà pourquoi les journées de notre professeur se ponctuent de petits moments d’absence où il n’a plus en tête que Simon et encore Simon. Il imagine le pire. Il se demande s’il ne faudrait pas l’emmener à l’hôpital, bien que le médecin n’ait dit qu’il s’agissait que d’une mauvaise grippe. Le métis n’a qu’une envie : rentrer chez lui, au chevet de l’enfant, plutôt qu’il soit aux soins d’une baby-sitter.

Il soupire silencieusement alors que son regard prend enfin vie. On vient de lui parler. Il en est venu à perdre conscience de la situation. Il est en train d’uriner, les parties génitales à l’air pour le coup. Il est plutôt pudique en règle générale alors il expédie assez rapidement ce genre de choses en temps normal. Il observe l’homme qui lui a parlé. Il est à la fois surpris et pris d’incompréhension, avant d’enfin se dire qu’il devait avoir le regard dans le vide. Son interlocuteur réitère la question avec un peu plus de violence dans la voix.

« Oh non non… J’étais dans mes pensées désolé. »

Et son excuse sort tellement naturellement qu’elle est remplie de sincérité, bien que tout le monde puisse douter de ses propos, évidemment. L’homme cherche à se confondre en excuses, ce qui lui donne un air bien plus coupable, bien que ce ne soit évidemment pas son but. Raphael n’a jamais été bien doué pour certaines relations sociales malheureusement.

« Je ne suis pas le genre à regarder les pénis de mes congénères juste pour comparer la couleur avec la mienne vous savez. Et encore moins à les regarder avec envie, je suis assez satisfait de ce que j’ai entre les jambes. »

Pourquoi est-ce qu’il dit ça de cette manière ? Il se surprend lui-même. Ce qu’il ne dit pas par contre, c’est que depuis quelques temps, il se surprend à faire des rêves érotiques et pas qu’avec des femmes, et autant dire que les scènes ne sont pas censurées. Enfin bon, ça n’a rien à voir avec le sujet de leur discussion.
Leevi J. Valentine
ADMIN ∎ Broken Heart
avatar
Inscrit le : 19/11/2017
Messages : 404
Avatar : Nicolas Simoes
Crédits : Cheeckeyfire
Mes rps : Avalon ¥ Melyna ¥ Jayden ¥ Ivan ¥ Ceyleste ¥ Nell#2 ¥ Camping ¥ Rachel ¥ Matteo



Bloc notes :

Afficher

DERRIÈRE L'ECRAN
• PSEUDO:
• ÂGE :
• BLOC NOTE :


Re: 18cm de quiproquos [Raph/Leevi], le Ven 24 Nov - 18:30


Je nage dans l’incompréhension la plus totale. Qu’est-ce qu’il me veut ? Je ne suis pas encore devenu dingue, je sais ce que j’ai vu. Peut-être en effet qu’il regardait dans le vide. Peut-être. Mais comment je peux savoir si c’est une excuse ? Je l’observe ce gaillard et je ne comprends rien à son schéma corporel. Alors, je m’énerve car je ne comprends pas. La frustration me gagne : je suis face à une énigme. J’ai envie de le croire ce mec. Il semble véritablement sincère mais son non-verbal n’est pas vraiment en accord avec ce qu’il dit. Du moins, je crois. Enfin, je ne suis pas sûr. Je doute. Je doute réellement. A-t-il de bonnes intentions ? Est-ce que je me fais des films ? Pendant que je pisse, je tente de me concentrer sur autre chose. Je me laisse le bénéfice du doute. Je respire un bon coup et profite du plaisir que m’offre le fait de vider ma vessie. Ma journée avait si bien commencé que je n’avais pas franchement envie de continuer de porter cette malchance qui m’accompagnait depuis le temps de midi. Et je m’insurge parce qu’il recommence, cette fois, je suis bien sûr de ce que j’ai vu. Je perds patience. Il se confond en excuses le métis. Il baragouine des trucs, j’écoute à moitié, je suis blasé. Je l’ai poussé légèrement par exaspération. Il ne réagit pas. Il reste vaseux. J’arrive pas trop à cerner ses intentions, j’pige pas son comportement. Et ça me rend dingue. Vraiment. Je bouillonne d’être confronté à un défi que je n’arrive pas à relever. Ce type, j’vais le cuisiner, j’vais éclaircir tout ce mystère qu’il a autour de lui. Néanmoins, avec ce qu’il me raconte, je comprends qu’il ne m’a pas reluqué le pénis :

« Ok. T’aurais pas dit ça, si t’avais bien regardé. T’aurais été jaloux, c’est sûr. »

Au fond, je n’avais pas envie de m’engueller avec lui. Il avait l’air foncièrement gentil et un peu benêt. Ça me touchait quelque peu cette simplicité. Alors je ris. Parce que je me moque de mon incapacité à comprendre ce gars, parce que cette situation est un peu étrange et que je suppose que c’est ma façon d’évacuer ce malaise. Mais je ne lâcherais pas. Ce type est une énigme et j’ai bien envie de la résoudre. Je ne sais pas encore comment m’y prendre. La dernière fois où j’étais face à ce type de comportement remonte à des années où j’étais sur le dossier d’un adolescent. Je n’avais pas réussi. Cet échec, je l’avais toujours en travers de la gorge. Je m’étais juré de ne plus arriver à comprendre quelqu’un. Je ne suis pas parfait, des erreurs j’en ai commises dans mon métier mais cette frustration va me ronger si je n’y parviens pas.

« Je te serrerais bien la main pour m’excuser mais, j’ai les mains sales. Je ne veux pas te faire mauvaise impression deux fois de suite. »

Au fond, je m’en moque de mes mains sales. Je tente des choses pour analyser ses réactions. Il m’intrigue trop pour que je joue au con comme je l’aurais fait habituellement. Ce type est d’une simplicité déconcertante. C’est un canon ambulant et je sens qu’il ne s’en vante pas. Il donne l’air d’être un mec à côté de ses pompes mais quelque chose me dit que ce mec en a dans la caboche. Je me rends compte que je le regarde depuis trop longtemps pour que ça en devienne suspect. Je me sens rougir. J’ai envie de me donner des baffes.

« Désolé. Mais…. Tu m’intrigues. »

Qu’elle aille au diable ma franchise ! Dans des cas comme celui-ci, je suis censé me contrôler mais ma langue fait tout le contraire. Il va me prendre pour un taré, je vais le faire fuir et il restera une énigme pour toujours. Un putain d’échec.

Raphael Blaxtone
ADMIN ∎ Le Gentleman Célibataire
avatar
Inscrit le : 02/03/2017
Messages : 327
Avatar : Jesse Williams
Crédits : Bazzart
Date de naissance : 05/08/1981
Mes rps : /

Bloc notes : /

Afficher


Re: 18cm de quiproquos [Raph/Leevi], le Mar 5 Déc - 7:48

Raphael est mal à l’aise dans ce genre de configuration. Les toilettes n’ont jamais été pour lui, un lieu propice à un échange verbal. Il n’y reste généralement que quelques minutes, le temps de faire ce qu’il a besoin. Ce n’est pas non plus le genre à jouer à candy crush ou tout autre jeu sur son téléphone, lorsqu’il fait les grosses commissions. Et puis, les lieux fermés, ce n’est pas son truc de base. Il préfère voir la nature extérieure. Il fronce les sourcils, curieux de voir que l’homme semble particulièrement fier de ses parties génitales. Ca en aurait fait rire d’autres mais lui est septique. S’il avait mieux connu son collègue, il se serait permis une petite blague peut-être, comme par exemple qu’il était toujours temps de rattraper le coup. Il se sent bientôt obligé d’émettre un petit sourire tout de même. Depuis que son fils est revenu dans sa vie, le professeur essaye d’être le papa cool qu’il aimerait être, mais ça s’avère plus difficile que prévu. Il tente même de s’inspirer de personnages de séries et films qu’il regarde, et bientôt lui vient une idée de réponse, qui semble presque adéquate pour amuser la galerie.

« Ou bien ça aurait pu me donner envie. »

Il tente même le haussement d’épaules mais clairement, le mec cool c’est toute une attitude que Raphael ne possède pas. Il est parfait dans bien d’autres domaines. C’est par exemple un parfait gentleman capable de séduire une femme par son intelligence et lui parler de littérature, histoire ou tout autre sujet passionnant pendant des heures. Il est très bon en relations sociales normalement, dans un certain sens disons. Mais il y a encore des domaines où clairement, il y a du boulot à faire !

« Au point où on en est… »


Son ton n’est pas exaspéré, mais légèrement dépité tout de même. Lui aussi a les mains sales de toute façon et il passera à l’évier d’ici quelques secondes donc, il tend sa main à son interlocuteur. Sauf que ce dernier le regarde avec insistance depuis un peu trop longtemps et Raphael se sent de nouveau déstabilisé. Il est tellement plus à l’aise avec les femmes, comme tous ces amis gays qui trainent toujours avec des bandes entières de nanas. Oui, le métis vient de se rendre compte qu’il n’a pas d’amis hommes. Les seuls qu’il avait, c’étaient des amis de son ex-femme. Est-ce si important ?

« T’intriguer ? Je peux savoir pourquoi ? »
Ou plutôt en quoi il intrigue son partenaire. « J’imagine que c’est le moment où je dois te dire que je m’appelle Raphael et que je suis professeur de maths appliquées dans cette fac ? »

Ils sont collègues. Il le sait, mais ce n’est pas pour autant que les deux se connaissent. Il faut dire qu’entre les différents bâtiments, il y a bien des gens que le père de famille n’a jamais croisés.
Leevi J. Valentine
ADMIN ∎ Broken Heart
avatar
Inscrit le : 19/11/2017
Messages : 404
Avatar : Nicolas Simoes
Crédits : Cheeckeyfire
Mes rps : Avalon ¥ Melyna ¥ Jayden ¥ Ivan ¥ Ceyleste ¥ Nell#2 ¥ Camping ¥ Rachel ¥ Matteo



Bloc notes :

Afficher

DERRIÈRE L'ECRAN
• PSEUDO:
• ÂGE :
• BLOC NOTE :


Re: 18cm de quiproquos [Raph/Leevi], le Lun 11 Déc - 21:45

Faire connaissance avec un collègue dans les toilettes universitaires était quelque chose de particulier en soi. Encore plus quand on comparait sans le vouloir nos engins reproducteurs. J’avais été sûr de l’avoir surpris me reluquer mais je le croyais lorsqu’il clamait son innocence. Il était différent ce gars. Un mec simple, qui devait avoir la force tranquille et je n’avais pas envie de me prendre la tête avec lui. Par contre, je ne m’attendais pas à ce qu’il me fasse une avance grosse comme une maison, réveillant, peut-être malgré lui, mon côté dragueur. Lorsque j’entends qu’il aurait pu avoir envie de découvrir cette partie secrète de mon anatomie, je ne peux m’empêcher d’entrer dans son jeu même si il ne semble pas porter le poids de ce qu’il vient de dire. Il vient de me lâcher ça comme si il m’annonçait qu’il allait se brosser les dents. Il hausse les épaules et ça me fait rire. J’aime ce genre d’humour un peu (beaucoup) salace qui joue sur deux tableaux, c’est pour rire ou c’est sincère ? C’est plus fort que moi, j’aime jouer à ça, me sentir désirer et jouer avec le désir que provoque la douceur de la peau humaine.

« Oh, voilà une révélation intéressante… S’il t’en faut si peu pour partager un doux moment… Tu n’a qu’un mot à dire. »

Des fois, je m’étonne de mon bagout. Je me dis que ça doit être hyper déstabilisant d’entendre quelque chose comme ça d’un inconnu mais, c’est lui qui a commencé. Et puis, il est carrément canon, il a l’air intelligent et il a l’air de ne pas se rendre compte de son humour : tout à fait charmant.

Mais lui aussi il est perturbant. Tellement que je ne fais pas attention à sa main tendue. Je ne peux m’empêcher de regarder ses moindres traits et mimiques. Rapidement, je lui serre la main. Je suis déstabilisé. Putain. J’pourrais m’assoir à une terrasse à l’observer pendant des heures. Sa main est plus puissante que la mienne, il pourrait écraser mes doigts sans soucis. Pourtant, ce type dégage une douceur paralysante. Et puis, moi comme un abruti, je lui dis qu’il m’intrigue. Et là, je perds tout contrôle. Je perds le psy en moi, je perds mon self contrôle et mes moyens. J’ai peur qu’il se casse, me laissant seul avec mes interrogations : qui est ce type ? Je ne réponds pas directement a sa question, c’est à mon tour d’être mal à l’aise. Pourtant il reste là, il se dévoile. Raphael. Prof de Maths. Mon Dieu. Un fucking prof de maths. J’ai jamais aimé les maths : trop précis, esprit trop carthésien. Toujours, toujours, toujours des règles incompréhensibles à appliquer.

« Ah, t’es prof de maths, toi. » J’dis ça comme ça, cette révélation me fait un choc dans le fond. Je ne m’attendais pas à ça. J’essaie de rattraper le coup comme je peux mais mon côté orateur a décidé de filer à l’anglaise. « Je..Enfin, je veux dire… J’m’attendais pas à ça. J’ai jamais aimé les profs de maths. » Je suis définitivement un sombre crétin. « Non mais, enfin, quand j’étais jeune, fin, tu vois, quoi. » Ok Leevi, ta gueule.

Pour éviter toute autre occasion de m’enfoncer, je me lave les mains. Je n’ose pas regarder son reflet dans le miroir. Pourquoi ce type joue-t-il au mystère vivant ? Je me passe un peu d’eau sur le visage, espérant que ça me remettra les idées en place. « J’suis prof de psycho. Psychologie comportementale pour être précis. » Je ne sais pas trop quoi dire d’autre, il semble complètement blasé par notre conversation, voire même désintéressé. Mais avec lui, je ne suis sûr de rien, je n’arrive pas à le cerner, ça me soule. Enfin. Il me soûle. Pourquoi il est venu me perturber ? Pourquoi le destin l’a placé sur ma route ? Il va m’obséder, je sais et pas pour de bonnes raisons. Enfin, j’en sais rien ! Faut que j’arrête de me poser trente mille questions, il va me prendre pour un taré.

« Je t’offre un café pour m’excuser ? »
Raphael Blaxtone
ADMIN ∎ Le Gentleman Célibataire
avatar
Inscrit le : 02/03/2017
Messages : 327
Avatar : Jesse Williams
Crédits : Bazzart
Date de naissance : 05/08/1981
Mes rps : /

Bloc notes : /

Afficher


Re: 18cm de quiproquos [Raph/Leevi], le Lun 18 Déc - 16:14

Raphael se sent un peu bête suite à son sens de l’humour peu assumé. Il se pose beaucoup de questions sur sa sexualité depuis quelques temps. Il sait qu’il aime les femmes mais de plus en plus, il se rend compte qu’il n’est pas insensible au charme des hommes. C’est étrange et inattendu. Il est surpris lui-même. Là, la séduction ne se prête pas à la drague, il en est conscient. Il ne répond pas. Il reste indécis, estomaqué, tout ce que vous voulez qui correspondrait à une gêne générale de sa propre personne. Puis, le voilà qui se présente après avoir serré la main de son interlocuteur. Cette scène est décidemment peu conventionnelle. Il est rare de faire des rencontres dans des toilettes, et encore plus la queue à l’air. Le professeur hoche la tête en guise de confirmation alors que son compagnon de toilettes répète son métier.

« J’ai une tête à exercer un autre métier ? » Le métis fronce les sourcils. Il ne sait pas s’il a une tête bien particulière, mais il comprend qu’on ne puisse pas aimer les mathématiques. Bien trop de personnes lui ont confirmé leur peur des chiffres au cours de son existence. « Je sais que ça fait peur, et que beaucoup n’aiment pas ça… Mais de là à cataloguer tous les profs de maths… » Mais au final, ça fait rire notre professeur. Il a tellement l’habitude de ce genre de réflexions et puis, il n’a jamais été du genre à imposer sa vision des choses à qui que ce soit. Dans la vie, chacun ses goûts. « C’est vrai que d’habitude, ils sont plutôt vieux et grincheux. » Le brun rit doucement alors qu’il se détache enfin de son camarade pour se diriger vers le lavabo où il met plein de savon sur ses mains avant de les frotter ardemment.

« Je sais pas si c’est mieux que les maths… » Avoue bientôt Raphael en remontant son regard vers le miroir pour y observer son interlocuteur. « Et du coup, tu analyses tout le temps les gens comme là ? » Il fait surtout référence à cet instant, un peu trop long, où l’homme le regardait. Il comprend mieux pourquoi, désormais. Il est temps désormais de passer ses mains dans le sèche-mains, mais bientôt, Raphael est de nouveau sceptique en entendant son collègue lui proposer d’aller boire un verre. Il ne peut s’empêcher de se demander si cette proposition a un rapport avec son humour de drague et sa non-réponse ensuite. Alors bientôt, il demande un peu bêtement tout en fronçant les sourcils : « Ca engage à un doux moment ? » Il réfléchit un court instant. Il n’est clairement pas prêt à franchir un tel cap.

Leevi J. Valentine
ADMIN ∎ Broken Heart
avatar
Inscrit le : 19/11/2017
Messages : 404
Avatar : Nicolas Simoes
Crédits : Cheeckeyfire
Mes rps : Avalon ¥ Melyna ¥ Jayden ¥ Ivan ¥ Ceyleste ¥ Nell#2 ¥ Camping ¥ Rachel ¥ Matteo



Bloc notes :

Afficher

DERRIÈRE L'ECRAN
• PSEUDO:
• ÂGE :
• BLOC NOTE :


Re: 18cm de quiproquos [Raph/Leevi], le Mer 20 Déc - 17:27

Je ne sais pas ce qui est le plus étrange. Rencontrer quelqu’un de tout à fait charmant dans les toilettes en l’accusant de me mater la queue ou être mal à l’aise parce que la discussion est carrément bizarre parce qu’il me déstabilise ou trouver un prof de math particulièrement charmant. J’ai l’impression d’être dans un cartoon, de faire partie d’une caméra cachée ou d’un gag. Il me tendait une perche, je la prenais – pensant détendre l’atmosphère – puis il semblait troublé. Je ne le comprends pas ce type. Peut-être n’était pas aussi cool qu’il n’y paraissait. Il était peut-être prise de tête ? Cette conversation allait finir par me donner mal à la tête. Cette conversation allait de surprises en surprises. Et je ne savais pas si c’était de bonne ou de mauvaise augure. Soudain, il semble vexé par mes propos sur les mathématiques. Moi qui n’aime pas qu’on foute les gens dans des cases, je venais de le faire comme un gros bourrin même si c’était exactement ce que je voulais lui faire comprendre. « T’as une tête à faire ce que tu aimes » dis-je vaguement en haussant les épaules. Je ne savais pas trop comment réagir avec lui, il était si… lunatique. Et puis il se met à rire. Je fronce les sourcils. Mais je me détends rapidement « C’est vrai que si j’avais eu un prof comme toi au lycée j’aurais pu apprécier les maths… » dis-je en faisant un clin d’œil alors qu’il se dirige vers l’évier pour, à son tour, se laver les mains. Il regarde mon reflet et se moque aussi de ma discipline. Touché. Chacun son tour. Je me sens rougir lorsqu’il me demande si j’analyse tout le monde comme je l’ai fait plusieurs fois depuis que je l’ai rencontré.

« Bah heu… » A mon tour d’être déstabilisé. « Je t’analyse pas. J’essaie de comprendre certaines choses. » Je marque un temps d’arrête avant d’ajouter « Ouais, bon d’accord, je t’analyse, oui ! Mais juste parce que je ne comprends pas certaines de tes réactions mais promis, j’arrête. » J’étais sincère. Il me faisait une pseudo drague dans certaines de ses paroles et puis devenait aussi sérieux que Napoléon établissant une stratégie lors de la bataille de Waterloo. Et puis, quelle frustration quand je n’arrive pas à comprendre les gens ! Ça me rend dingue. « Je te rassure, les profs de maths ne sont pas mes sujets d’analyse préférés. J’suis plus tueurs en série et ce genre de cas. » Je croise les bras et je m’appuie contre le mur à côté du lavabo face à lui toujours en train de se laver les mains. Et puis, alors que je lui propose calmement d’aller prendre un café, il fronce les sourcils et il me surprend encore. Ca en devient fatiguant à la longue. Je n’arrive pas à comprendre ce qu’il cherche, ça me rends presque dingue « Ecoute, je sais pas ce que tu as comme image, mais je ne suis pas en manque de bite, d’accord ? Je te propose gentiment un café entre deux collègues qui cherchent à faire connaissance. Après, si t’as pas envie de prendre un café avec un mec qui peut autant aimer les chattes que les queues, tant pis pour toi. J’vais pas me fatiguer à être sympa, ça devient pénible d’essayer de comprendre pourquoi tu joues à ce petit jeu. T’as l’air paumé, c’est pas ma faute, j’veux juste être sympa, c’est tout. »
Raphael Blaxtone
ADMIN ∎ Le Gentleman Célibataire
avatar
Inscrit le : 02/03/2017
Messages : 327
Avatar : Jesse Williams
Crédits : Bazzart
Date de naissance : 05/08/1981
Mes rps : /

Bloc notes : /

Afficher


Re: 18cm de quiproquos [Raph/Leevi], le Mar 26 Déc - 7:42

Raphael sourit, prenant la remarque de son interlocuteur comme un compliment. Il ne cherche pas à analyser davantage le ton ou le sens des dites paroles, se remémorant tout simplement les divers compliments reçus par ses étudiants au cours de l’année scolaire écoulée. Il est plutôt apprécié et il en a conscience, même s’il ne prend pas la grosse tête pour autant. Bref, il ne va pas chercher plus loin pour une fois, et ce n’est peut-être pas plus mal, la situation étant déjà bien assez compliquée comme ça.

Puis, les voilà tout deux à l’évier et ce coup-ci, Raphael cherche à en savoir plus, sa curiosité refaisant surface. Ce qui est étrange avec ces deux hommes, même s’il semble correct de se demander si au moins un des deux en a conscience, c’est que cette discussion a le même effet sur l’un que sur l’autre. Ils semblent à la fois avoir tant de points de commun mais également de divergence, peut-être parce qu’ils sont semblables sans être au même point de leur vie… « C’est bien la première fois qu’on me dit ça. » Constate Raphael sans aucune animosité, juste surpris qu’il puisse laisser quelqu’un aussi sceptique. Il est plutôt facile à analyser selon lui, n’ayant absolument rien de bien spécial. Il se caractériserait parfaitement par le terme ‘commun’ si on le lui demandait d’ailleurs. « Je suis une énigme donc. » Il hoche la tête tout en se regardant dans le miroir, cherchant cette fois à s’analyser lui-même, sauf que ce n’est pas un pro pour ce genre de choses, contrairement à son acolyte.

Puis, il se tourne ensuite de nouveau vers son collègue qui lui propose d’aller boire un verre et encore une fois, notre professeur est fort maladroit. Instantanément, il s’en veut d’avoir mis Leevi dans cet état. Il n’avait pas envie de faire mal, loin de là. Sa question était juste ambigüe à son humble avis et il préférait avoir quelques éclaircissements, sauf qu’il se voit mal expliquer ça maintenant. « Désolé… Je… C’est juste que c’est peu banal de proposer ce genre de choses dans les toilettes, après avoir crû que je regardais… enfin tu sais, quoi. » Le métis tourne la tête de gauche à droite, exaspéré par lui-même. Il se sent tellement idiot parfois… « Je joue aucun jeu… Je suis juste paumé, tout le temps en fait. » Tout le temps depuis quelques semaines parce qu’avant, il ne se posait pas de questions, mais il préfère faire passer cela comme un trait de caractère général que d’admettre qu’il a une faiblesse et que le scientifique qu’il est n’est pas capable d’analyser de simples faits concernant sa propre personne. « On n’a qu’à y aller le boire ce café si tu veux. » Il tente un sourire, essaye d’être sympa et une fois qu’il a fini de s’essuyer les mains, il ouvre la porte des toilettes. Rien que de voir le couloir lui fait un bien fou, comme si ça le libérait de certaines choses. Mais le voilà qui cherche encore à se défendre, persuadé qu’il a donné une trop mauvaise image de lui. « Et pour information, je m’en fiche de qui tu aimes… Chacun fait ce qu’il veut. »
Leevi J. Valentine
ADMIN ∎ Broken Heart
avatar
Inscrit le : 19/11/2017
Messages : 404
Avatar : Nicolas Simoes
Crédits : Cheeckeyfire
Mes rps : Avalon ¥ Melyna ¥ Jayden ¥ Ivan ¥ Ceyleste ¥ Nell#2 ¥ Camping ¥ Rachel ¥ Matteo



Bloc notes :

Afficher

DERRIÈRE L'ECRAN
• PSEUDO:
• ÂGE :
• BLOC NOTE :


Re: 18cm de quiproquos [Raph/Leevi], le Mar 9 Jan - 14:47

Dès le départ, j’aurais dû prendre conscience que cette rencontre avec le professeur de mathématique démarrait sur de mauvaises bases. Je n’aurais pas dû trainer dans les toilettes à tenter de comprendre ce type mais les raisons de la vie en avaient décidé autrement et voilà que je me retrouvais à avouer que je l’analysais depuis le début, je me sentais abruti. Il fallait que j’arrête avec cette manie de scruter tous les faits et gestes de chacun, que j’apprenne à faire confiance aux autres. Je passe une main dans mes cheveux, mal à l’aise. Je mords l’intérieur de ma joue, je dois retrouver mon self contrôle. J’inspire un bon coup, je ne sais pas quoi lui dire, je me sens un peu désemparé sur le coup, à découvert. « Je m’en doute, on dit rarement aux gens qu’on analyse leurs moindres faits et gestes… » Je croise les bras et m’appuyer contre le mur. Je pourrais partir, je n’ai rien de particulier à lui raconter mais il me serait utile d’avoir une personne normale dans mon entourage, une personne qui me rendrait pas taré à force de me rendre la vie compliquée. Quelqu’un qui me rappellerait combien la vie peut-être simple si on prend le temps de se poser quelques secondes. Une énigme ? Peut-être qu’il en était une ou alors c’était le gars le plus serein et le moins prise de tête au monde. « Peut-être… » Dis-je évasif sans vouloir entrer dans le sujet au risque de devoir encore creuser ma tombe.

Et il recommençait son manège. Drague à deux balles. Sérieux. Propositions tendancieuses. Sérieux. C’était quoi le but de son petit jeu ? Je voulais juste boire un putain de café. Du coup, comme je ne comprends rien, je m’énerve. Faut vraiment que je trouve un autre moyen d’évacuer ma colère, ce n’est pas le premier sur qui ça arrive. Evidemment, je deviens dingue, et je dis des trucs qui n’ont presqu’aucun sens. Je m’énerve, je contrôle plus mes paroles. Ce que je dis n’a ni queue ni tête, heureusement que le professeur de mathématiques est foncièrement gentil. Je crois que c’est ça son problème, trop gentil, trop bon, trop con. J’hausse un sourcil lorsqu’il m’avoue qu’il a toujours été paumé dans sa vie. J’adore les gens paumés. Entre paumés ont se comprend. « Mouais, t’as vraiment besoin d’un café, mec. Allez viens ! » Je lui fais signe de la main de me suivre hors des toilettes. J’ouvre la porte, j’ai l’impression de respirer un air nouveau, un air pur ! « Si on ne pue pas les urinoirs mélangés à l’odeur de rose, on s’en sort bien » murmurais-je en découvrant avec stupeur que le couloir sent presque bon en sortant de ces foutues toilettes. « Allez viens, soit pas timide… » Je le regarde de haut en bas, et pour le pousser à me suivre je lâche en ricanant « Tu pourrais être mon type, je t’assure mais non, viens juste discuter, ça te fera du bien, j’en suis sûr ! »
[/b][/color]»
Raphael Blaxtone
ADMIN ∎ Le Gentleman Célibataire
avatar
Inscrit le : 02/03/2017
Messages : 327
Avatar : Jesse Williams
Crédits : Bazzart
Date de naissance : 05/08/1981
Mes rps : /

Bloc notes : /

Afficher


Re: 18cm de quiproquos [Raph/Leevi], le Lun 15 Jan - 21:39

Raphael décide de ne pas en rajouter, malgré l’incompréhension totale qui émerge de cette situation. C’est sans doute mieux comme ça, pour ne pas se mettre davantage dans l’embarras. Mais bientôt, c’est plus fort que lui… Puis, ça se calme de nouveau, comme si c’était une douce valse qu’ils dansaient tous les deux. C’est étrange comme métaphore, mais c’est pourtant ce que se dit le métis. Comme quoi, même dans son cerveau, tout est embrouillé. Mais bientôt, il suit son collègue et ils sortent des toilettes. Sauf que là, c’est de nouveau le drame. Une nouvelle réflexion inattendue perturbe notre mathématicien. Il fronce les yeux, plisse les lèvres, et finit par sentir sa chemise d’une manière peu discrète, avant d’annoncer sur un ton tout ce qu’il y a de plus neutre. « Non, ça va je crois ! » Il irait bien demander au premier étudiant qui passe s’il sent les urinoirs mélangés à l’odeur de rose, mais il a bien trop de mal à savoir à quoi peut ressembler cette odeur pour infliger ce questionnement à quelqu’un d’autre. Les pensées vont à mille à l’heure dans le cerveau du métis, mais elles sont trop nombreuses pour que les choses ne soient pas confuses. Que lui arrive-t-il ? Il n’est absolument pas comme ça d’habitude ! C’est comme si quelqu’un avait placé là des hormones, et que comme un animal, il se comportait étrangement en pleine période de reproduction. Oui, c’est ça, des hormones doivent embrouiller son système neuronal, il n’y a que cette explication qui est valable ! Il se fait peur lui-même à cette pensée. Décidemment… Quelqu’un avait mis quelque chose dans son verre peut-être sinon ? Bon, le mec est psy ou un truc du genre, donc il devrait pouvoir l’aider à y voir plus clair ! Raphael hoche donc la tête avec un peu plus de vigueur cette fois, persuadé qu’en effet, une discussion pourra l’aider ! Il est au moins sûr d’une chose, c’est déjà ça ! Puis, il s’avance, marchant désormais d’un pas plus normal.

« Avec les hommes, c’est comme avec les femmes ? On sait de la même manière si quelqu’un est notre genre ? » Il demande bientôt, sans annoncer la couleur par avance. C’est naturel, direct… Si quelqu’un se posait des questions sur les doutes du professeur, il n’y a plus à se demander… Mais après tout, leur conversation était déjà tellement bizarre, qu’il n’est plus à ça près de faire mauvaise impression !
Leevi J. Valentine
ADMIN ∎ Broken Heart
avatar
Inscrit le : 19/11/2017
Messages : 404
Avatar : Nicolas Simoes
Crédits : Cheeckeyfire
Mes rps : Avalon ¥ Melyna ¥ Jayden ¥ Ivan ¥ Ceyleste ¥ Nell#2 ¥ Camping ¥ Rachel ¥ Matteo



Bloc notes :

Afficher

DERRIÈRE L'ECRAN
• PSEUDO:
• ÂGE :
• BLOC NOTE :


Re: 18cm de quiproquos [Raph/Leevi], le Mer 17 Jan - 19:50

Il n’y avait aucune mauvaise intention lorsque je l’invite à prendre un café avec moi, et alléluia, il accepte enfin d’un signe de tête. Je dois avouer que cette excuse pour continuer à discuter avec lui allait sans doute m’aider à comprendre ce professeur de mathématiques. Pour moi, ses réactions n’aveint pas de sens, et mon incompréhension faisait de moi un type lunatique, tantôt calme, tantôt nerveux. Dans le couloir, quelques étudiants courent après leur intelligence, d’autres discutent calmement. Il fait souvent calme à cette heure-ci et heureusement pour leur odorat. Je regarde avec étonnement Raphaël sentir ses aisselles. Je décide de ne rien dire, c’est préférable. De toute façon, on n’a pas l’air de se comprendre lui et moi. Ca n’aurait pas fait avancer les choses. Je marche dans le couloir avec lui à mes côtés. Comme sans prévenir il me pose une question qui me laisse perplexe un instant. Était-ce une vraie question ou une question pour lancer une discussion ? Je hausse mes sourcils et je les fais danser de haut en bas en me penchant vers lui « Je te plais c’est ça ? » J’suis taquin, voire même coquin. C’est plus fort que moi, je n’y peux rien. Je glisse une main dans ma poche et chipote avec de la monnaie que j’insère dans le distributeur. Tout en prenant soin de bien choisir la boisson idéale je réponds à sa question sérieusement : « Oui, c’est pareil. » La machine fait un boucan épouvantable et enfin, un fin jet de café tombe dans le gobelet en carton « Que ça soit un homme ou une femme, ça reste un être humain non ? On ressent tous les effets d’une attirance de la même façon, ou presque. C’est ça qui rends la chose magique je suppose » Je relève la tête et fait une moue qui signifie que je n’en sais pas plus. S’il parle d’amour, il s’adressait à la mauvaise personne, par contre, s’il parle d’attirance physique, là je suis son homme. Sans mauvais jeu de mot, bien sûr. « Après, je ne suis pas docteur Love, j’en sais rien. Mais ça me semble logique. En tout cas, personnellement, lorsque je suis attiré par quelqu’un, que ça soit un homme ou une femme, ça me procure le même effet » dis-je en montrant mon entrejambe discrètement. Mes yeux pétillent. J’aime bien jouer au con avec lui. Il est tellement sérieux qu’il pourrait prendre au mot tout ce que je raconte. Nos cafés en main, on se glisse dans la salle des professeurs qui se trouve anormalement vide. Je m’installe à une table et touille dans mon café. « Pourquoi cette question ? Tu crois que quelqu’un te plait mais t’es pas sûr ? » Je bois une gorgé de ce liquide brulant. « T’as l’air de prendre la tête pour des conneries, non ? » Ma bouche disparaît dans le gobelet. Cette question était si étrange, si inattendue ! Je croise les jambes et sans faire exprès, mon pied touche sa jambe. Imperturbable, je continue à siroter mon café calmement.
Raphael Blaxtone
ADMIN ∎ Le Gentleman Célibataire
avatar
Inscrit le : 02/03/2017
Messages : 327
Avatar : Jesse Williams
Crédits : Bazzart
Date de naissance : 05/08/1981
Mes rps : /

Bloc notes : /

Afficher


Re: 18cm de quiproquos [Raph/Leevi], le Lun 22 Jan - 12:05

Raphael a une réaction un peu plus violente que ce qu’il avait prévu alors qu’il cherche à se défendre devant la première question de son interlocuteur. « Mais non ! Enfin, c’est pas là le problème. » Il secoue continuellement la tête, roule des yeux, comme pour prouver ses paroles. Il déteste qu’on puisse penser cela de lui, mais peut-être qu’il s’est mal exprimé et s’en veut immédiatement. Heureusement pour lui, l’interlocuteur reprend ses explications et le métis reste muet, écoutant avec attention jusqu’au bout. Il tique un peu par moment et se stoppe net dans son élan avant de reprendre sa marche jusqu’à la machine à café. Décidemment, la bisexualité le rend perplexe, mais il repense à la séance de cinéma avec son élève et vraiment, cela ne l’a pas laissé indifférent… De quoi se poser bien des questions, on en convient. A son tour, il prend un café, ou plutôt un chocolat chaud à la machine. Et bientôt, il se retrouve assis dans la salle des profs où règne un calme olympien. C’est à cette heure là qu’il devrait venir corriger ses copies, il aurait la certitude d’être tranquille. Bientôt, il décide de tout expliquer à son collègue.

« En fait… L’autre jour, j’étais au cinéma et quelqu’un a cru que j’étais en couple avec un homme. » Il baisse les yeux, puis les relève. Il cherche à mettre les bons mots sur ce qu’il a pu ressentir, sur son questionnement. « J’ai une ex-femme, un fils. Et jamais je ne m’étais posé la moindre question sur les hommes… Mais cette fois-là, j’ai ressenti un truc bizarre. » Bizarre. En fait, ça n’avait rien de bizarre. C’était juste… « Enfin, nouveau plutôt, pas bizarre. » Il s’en veut, mais qu’est-ce qu’il s’en veut d’être aussi maladroit ! « Bref, j’étais loin d’imaginer que je pouvais aimer les hommes avant ce jour là et ouais, je me pose plein de questions pour des conneries, comme tu dis. » Encore une fois, sa tête s’abaisse. C’est la première fois qu’il avoue tout ça à voix haute, et ça lui donne une sensation étrange, comme s’il venait de résoudre le problème du siècle. Pourtant, il ne se voit pas du tout faire sa vie avec un homme… « Et je sais bien, le principal est d’être heureux, peu importe avec qui. C’est juste que quand toute sa vie, on a cru un truc et qu’arrivé à 35 ans, on se rend compte d’autre chose… ça fait un brin peur quoi… » Il avale enfin sa première gorgée de sa boisson, désormais assez refroidie pour qu'il ne se brule pas la langue et le palet.
Leevi J. Valentine
ADMIN ∎ Broken Heart
avatar
Inscrit le : 19/11/2017
Messages : 404
Avatar : Nicolas Simoes
Crédits : Cheeckeyfire
Mes rps : Avalon ¥ Melyna ¥ Jayden ¥ Ivan ¥ Ceyleste ¥ Nell#2 ¥ Camping ¥ Rachel ¥ Matteo



Bloc notes :

Afficher

DERRIÈRE L'ECRAN
• PSEUDO:
• ÂGE :
• BLOC NOTE :


Re: 18cm de quiproquos [Raph/Leevi], le Lun 29 Jan - 17:57

Je sentais que Raphael avait vraiment besoin de parler d’un truc qui le chiffonnait et c’était avec moi qu’il souhaitait en parler. Bon sang. J’avais arrêté les séances pour devenir professeur mais si je devais commencer à suivre mes collègues… Dans un sens, je me demande pourquoi Raphael me parle de bisexualité, c’est un sujet qui peut se révéler intime pour certaines personnes et encore une fois, le fait qu’il puisse se confier à moi, un parfait inconnu il y a genre vingt minutes, prouve encore une fois que je ne suis peut-être pas fait pour enseigner mais pour écouter des patients et les conseiller. J’ai toujours eu ce contact facile et les gens arrivent facilement à me faire confiance, je ne sais pas pourquoi mais à vrai dire, c’est plutôt bon signe quant à mon choix de carrière. Le café brulant entre les doigts, j’invite, avec un sourire confiant, Raphael à se confier, à aller jusqu’au fond de sa pensée. Rapidement, je m’aperçois qu’il patauge dans ses propres explications, qu’il ne sait pas trop quoi en penser ni choisir quels mots placer. Par réflexe, je me replonge sous ma casquette du psychologue et laisse Leevi le collègue de côté.

« Comment tu définirais ce sentiment nouveau ? Tu avais peur ou tu étais intrigué ? Tu étais en colère contre toi-même ? C’était quoi ton état d’esprit ? Peut-être étais-tu soulagé ? » Il faudrait qu’il parvienne avant toute chose à mettre un mot sur ce qu’il a ressenti ce jour-là. Je n’arrivais pas encore à mettre le doigt sur ce qui le dérangeait exactement, il n’avait pas l’air homophobe, ni même rebuté à l’idée d’éprouver une attirance pour un homme et puis là, je comprends. Il avait eu une femme, un enfant, en effet, ça pouvait perturber. « Oui, je vois. Donc tu es sûr que tu les aimes où c’est juste une attirance physique ? Tu penses que tu pourrais être attiré par un autre homme ou est-ce juste cette personne qui te fais douter ? » Je replonge mes lèvres dans mon café. Décidément, cette rencontre était particulière et j’appréciais cela, Raphael avait juste besoin d’un coup de main, et il était tombé sur moi. Autant dire qu’il était bien tombé. « Ça fait peur ou tu trouves en cette nouveauté quelque chose d’excitant ? Je comprends que ça te chamboule, tu sais. Je suis bisexuel, et je peux comprendre toutes les questions que tu te poses » Bon d’accord, un psy n’aurait pas dit à ça à son patient mais Raph était avant tout son collègue « Faut que t’arrives à mettre des mots sur ce que tu ressens, que tu comprennes tes sentiments et peut-être que ce n’était juste qu’une attirance pour ce gars-là ? Tu peux tomber sous le charme de la personne avant de tomber sous le charme du genre. » Je plonge mon regard dans ses yeux bleus-verts qui courent après une solution. Mais elle ne vas pas tomber du ciel, il allait devoir faire un travail sur lui-même pour arriver à comprendre ce qui lui arrive.

Raphael Blaxtone
ADMIN ∎ Le Gentleman Célibataire
avatar
Inscrit le : 02/03/2017
Messages : 327
Avatar : Jesse Williams
Crédits : Bazzart
Date de naissance : 05/08/1981
Mes rps : /

Bloc notes : /

Afficher


Re: 18cm de quiproquos [Raph/Leevi], le Mer 14 Fév - 7:53

C’est tellement difficile pour Raphael de mettre des mots sur tout cela. Les questions de son collègue sont pourtant pertinentes et dans d’autres circonstances, l’homme aurait pu y répondre sans aucune difficulté étant donné qu’elles sont d’une simplicité enfantine dans leur façon d’être posée, mais y répondre implique de s’interroger sur soi-même, quelque chose que le professeur a une peur bleue de faire. Il va bien falloir pourtant, et ça semble être le moment où jamais avec quelqu’un qui semble prêt à l’aider. Il tente alors de faire le point sur les faits. C’est ainsi que son esprit fonctionne et c’est ainsi qu’il résout tous les problèmes d’habitude alors sans doute que ça pourra l’aider. Il était au cinéma. Il a apprécié, voulant faire plus amples connaissances avec le dit homme, étant donné qu’il est resté assis à côté de lui alors qu’il aurait pu aller ailleurs. Néanmoins, lorsque l’homme lui a fait tout un tas de compliments, Raphael a pris la fuite. Il ne faut pas oublier non plus à quel point le métis a été mal à l’aise lorsqu’on a cru qu’ils étaient en couple. Il fait ensuite une synthèse de tout cela à voix haute.

« Je dirais qu’au début, rien que l’idée que ça soit possible m’a quelque peu rebutée. Puis, il y a eu cette partie de moi qui était intriguée, pour qui c’était naturel d’aimer la présence d’un homme, de le trouver à mon goût. Puis, quand c’est devenu plus concret dans mon esprit, j’ai clairement eu peur. »

Cela fait beaucoup de sentiments différents au fond, et Raphael se demande si tout ceci est le cheminement normal ou bien si c’est lui qui a un problème. Il opterait volontiers pour la deuxième hypothèse. En même temps, il existe tellement de personnes pour qui tout ceci n’est même pas une question, c’est juste la vie.

« Je… Je crois que… J’serais capable de les aimer. »

Les mots sont durs à sortir, plus que pour quiconque. En fait, le plus dur est d’imaginer un acte sexuel avec un homme, quelque chose que Raphael ne connait pas du tout pour l’instant, bien qu’il se doute pertinemment de comment ça se passe. Pour sûr, ça n’était pas juste une attirance physique. Il l’avait trouvé beau, certes, comme plusieurs autres hommes sur lesquels le métis s’est déjà retourné dans la rue par exemple, mais c’est la personnalité aussi qui lui avait plu. De toute façon, Raphael a toujours été plus dans l’attirance des âmes que dans celles des physiques.

« Mais tu vas me trouver con… Je ne me vois pas du tout coucher avec un mec par exemple, pour l’instant en tout cas. Ca ne m’a même jamais traversé l’esprit. »

Ce n’est pas que ça le dégoute ou quoi que ce soit du genre, c’est juste qu’il n’en a absolument pas l’envie… Mais bon, au début il avait les mêmes craintes avec les femmes, jusqu’à ce qu’il rencontre son ex avec qui c’était devenu si simple, si logique. Même encore maintenant, les plans d’un soir ne l’intéressent pas spécialement. Bon, il en a eu forcément, un peu comme tout le monde, mais c’est souvent sous le coup d’une discussion passionnée qui finit par déraper. Il y a toujours l’esprit qui vient s’ajouter à tout ça, ou presque toujours en tout cas.

Spoiler:
 
Leevi J. Valentine
ADMIN ∎ Broken Heart
avatar
Inscrit le : 19/11/2017
Messages : 404
Avatar : Nicolas Simoes
Crédits : Cheeckeyfire
Mes rps : Avalon ¥ Melyna ¥ Jayden ¥ Ivan ¥ Ceyleste ¥ Nell#2 ¥ Camping ¥ Rachel ¥ Matteo



Bloc notes :

Afficher

DERRIÈRE L'ECRAN
• PSEUDO:
• ÂGE :
• BLOC NOTE :


Re: 18cm de quiproquos [Raph/Leevi], le Jeu 15 Mar - 22:14

Je pose mes coudes sur la table qui nous sépare et je l’écoute attentivement. Raphaël semble être réceptif à ma façon de fonctionner et à mes questions. C’est positif. A ces mimiques, je comprends qu’il fait preuve d’introspection et qu’il réfléchit vraiment à ses sentiments. C’est normal que certains se posent des questions plus que d’autres. Je n’ai pas eu à faire autant de réflexions pour ma part, ça m’a semblé naturel, évident. Néanmoins, je comprends que pour d’autres ça ne soit pas si facile surtout si comme mon collègue, ils ont déjà fait un bout de chemin dans leur vie et fondé une famille.

« Est-ce que tu penses que tu as eu peur car c’était nouveau pour toi ? Ou bien penses-tu que c’était autre chose ? »

Je pense à l’Homme qui a découvert le feu. Faut dire qu’au début, les hommes-singes étaient pas vraiment rassurés mais ils ont fini par l’apprivoiser faisant disparaître la peur de l’inconnu. Les choses nouvelles, ça chamboule. Quel qu’en soit leur degré. Un enfant qui voit débarquer un nouveau-né, une personne qui perd son travail et se retrouve au chômage alors qu’il a travaillé toute sa vie, … Les choses inattendues font peur, c’est un calcul qui existe depuis des millénaires.

« Et est-ce que tu trouves ça honteux ? Tu trouves ça anormal ? Contre nature ? Je ne veux pas te froisser, hein, j’essaie de t’aider à y voir plus clair »

Je souris amicalement et je dépose ma main sur son bras, bienveillant. Je ne veux pas qu’il croit que je le juge où que je le prends pour un débile, je veux juste l’aider et l’aider à comprendre. J’essaie de lui parler calmement, avec une voix posée. C’est délicat comme conversation. Et puis, tout avait si mal commencé entre lui et moi que j’ai peur de faire une connerie et qu’il se ferme à toute conversation. Je souhaite vraiment l’aider, c’est un bon gars. Un peu prise de tête, mais un bon gars quand même.

« Je ne te trouve pas con du tout ! » m’écriais-je en éclatant de rire. Je reprends rapidement mon sérieux. Je le trouve attachant. Comme un gamin. « Le sexe, c’est pas tout dans une vie, ce n’est pas une finalité en soi » dixit le mec qui ne s’attache pas et qui aime sortir avec des tas de personnes lorsque le soleil se cache pour laisser place à la lune. « Certaines personnes ne consument l’autre que grâce aux sentiments. Peut-être que si tu n’y a jamais pensé avec un homme, c’est peut-être que tu n’as jamais été amoureux d’un d’entre eux ? » Il faisait peut-être partie de ceux qui sont romantique à souhait, ceux qui font les choses dans l’ordre et qui prennent le temps. Il faut dire que je ne sais pas grand-chose de lui, il faut qu’il m’en dise plus.

« Et … tu pourrais embrasser un mec ? »


Raphael Blaxtone
ADMIN ∎ Le Gentleman Célibataire
avatar
Inscrit le : 02/03/2017
Messages : 327
Avatar : Jesse Williams
Crédits : Bazzart
Date de naissance : 05/08/1981
Mes rps : /

Bloc notes : /

Afficher


Re: 18cm de quiproquos [Raph/Leevi], le Mar 20 Mar - 19:00

Les questions de l’homme sont censées et Raphael prend un tel recul qu’il ne voit en elles, aucune forme de contrariété ou de moquerie. En fait, il est bien au dessus de tout cela une fois plongé dans ses réflexions. C’est le contact de la main de son collègue sur son bras qui le fait redescendre un peu sur terre. « Franchement, j’avoue que je ne sais pas. C’est comme si c’était juste pas pour moi quoi. » Ce qui est complètement idiot lorsqu’on y réfléchit car les couples hétérosexuels, c’est juste comme ça parce qu’on nous a appris à ce que ce soit ainsi. Si Adam avait été un homme et qu’Eve avait également été un homme, la question ne se serait définitivement pas posé. Et si nous avions tous été hermaphrodites, non plus… Et Raphael, il pense à tout ça, à tous ces animaux qui n’ont pas besoin de se poser ce genre de questions, à ceux dont la vie ne repose que sur le fait de se nourrir et de se reproduire. Cela serait si simple s’il était l’un de ces spécimens, bien que moins intéressant, évidemment.

Il venait maintenant d’avouer qu’il ne se voyait pas un jour coucher avec un homme. « C’est quand même une grande partie d’une relation. » Il ajoute alors. Bah oui, une fois qu’il y avait gouté, il avait été quelqu’un de passionné. Certes, il peut s’en passer, mais il reste un homme avec des besoins vitaux qui n’aime pas se satisfaire avec sa main droite – ou gauche d’ailleurs. « Bonne question. C’est tout à fait possible. » Il hausse les épaules. C’est bien difficile, malgré les réflexions de comprendre ce qu’il en est de tout cela. « Faudrait que j’essaye, j’imagine. » Il se redresse sur sa chaise avant de lancer sans même y réfléchir : « Tu voudrais pas par hasard ? » Il lui a avoué qu’il avait déjà fait ce genre de choses alors quitte à l’aider… « On a déjà vu nos pénis, c’est pas comme si on était à ça près… » Il ajoute tel un argument incontestable.
Leevi J. Valentine
ADMIN ∎ Broken Heart
avatar
Inscrit le : 19/11/2017
Messages : 404
Avatar : Nicolas Simoes
Crédits : Cheeckeyfire
Mes rps : Avalon ¥ Melyna ¥ Jayden ¥ Ivan ¥ Ceyleste ¥ Nell#2 ¥ Camping ¥ Rachel ¥ Matteo



Bloc notes :

Afficher

DERRIÈRE L'ECRAN
• PSEUDO:
• ÂGE :
• BLOC NOTE :


Re: 18cm de quiproquos [Raph/Leevi], le Jeu 22 Mar - 15:04

J’ai du mal à comprendre ce qu’il me raconte mais je n’insiste pas, je le laisse parler. Il doit sans doute beaucoup réfléchir pour prendre un tel recul et je dois dire que je suis impressionné, ce n’est pas donné à tout le monde de prendre autant de distance. Cependant faire un travail sur soi-même, se remettre en question peut prendre un certain temps et il est clair que ce n’était pas en une seule discussion qu’il allait trouver une réponse à ces questions. « C’est difficile de dire si quelque chose n’est pas pour soi si on a pas essayé, parfois on pourrait être surpris ! » J’ai une tête à aimer les chevaux ? Non et pourtant ils ont été ma thérapie, alors qu’ayant grandi en ville, ces animaux ne m’inspiraient pas confiance. Il faut oser parfois, se donner la chance d’avoir des surprises. « Mais tu te poses les bonnes questions, c’est déjà un grand pas en avant ! » Je l’encourageais à continuer dans cette voie, ce n’était pas facile de savoir qui ont est, et je pense, qu’on ne le sait vraiment jamais à cent pour cent.

« Pour certaines personnes, oui, le sexe peut prendre beaucoup de place… » Je n’en faisais pas partie mais j’avais assisté à des conférences, lu des articles sur le sujet. La sexualité c’est bien plus compliqué que ça en a l’air, il y a tellement de différences que c’est parfois incompréhensible pour certaines personnes d’en prendre conscience ce qui était normal. Je lui demande alors s’il pourrait embrasser un homme. J’attendais une réponse, n’importe laquelle mais pas celle-là. Je le regarde perplexe, avais-je bien entendu ? Voulais-t-il vraiment que je l’embrasse là comme ça dans la salle des professeurs. Je ne savais dire si je me réjouissais à l’idée ou si j’étais angoissé. Dans un autre contexte, je n’aurais pas vraiment réfléchi, je n’aurais pas hésité une seule seconde mais là … « Heu… t’es sûr de toi ? » Je veux lui laisser un instant de réflexion en plus, peut-être avait-il parlé trop vite. Mais il était sûr, tellement sûr que sa réponse me coupa le sifflet ; « C’est vrai que vu comme ça… ». Je n’avais rien d’autre à ajouter, j’étais sur le cul. « Je suppose que je peux bien me sacrifier… » Je m’approche de lui. Je me sens mal à l’aise, et si quelqu’un arrivait à cet instant précis ? Moi, je m’ne foutais, mais je pensais à Raphaël. Bordel, faut que j’arrête de penser pour les autres, il est assez grand et il sait ce qu’il fait. C’est étrange ce moment. Je le regarde et nous attendons que l’un fasse le premier pas. J’humecte mes lèvres et je ne sais pas pourquoi, j’ai envie de rire. La nervosité sans doute. Cette discussion était étrange dès le départ, j’aurais dû me douter que ça allait partir en couille à un moment donné. Sauf que nos premiers échanges avaient très bien donné le ton. Et dès le moment où nous avons uriné ensemble, c’était déjà n’importe quoi. J’avance encore ma chaise. Pourquoi est-ce que je mets autant de temps à réagir ? J’inspire un grand coup, une inspiration profonde et intense pour me donner du courage. Ce n’est pas comme si il était moche, c’était bien tout le contraire, c’était juste ultra méga bizarre. Je penche la tête et le tire vers moi. Nos lèvres se rencontrent et j’embrasse ses lèvres charnues comme un fruit gorgé par le soleil. J’y mets tout mon talent, je lui offre ce genre de baiser qu’on partage avec son amour, celui rempli de passion. Je capture ses lèvres un instant puis je me détache. J’attends sa réaction : « Je veux bien me sacrifier un peu plus mais pas ici » Okay, j’avoue, j’ai kiffé.


Raphael Blaxtone
ADMIN ∎ Le Gentleman Célibataire
avatar
Inscrit le : 02/03/2017
Messages : 327
Avatar : Jesse Williams
Crédits : Bazzart
Date de naissance : 05/08/1981
Mes rps : /

Bloc notes : /

Afficher


Re: 18cm de quiproquos [Raph/Leevi], le Sam 31 Mar - 12:16

Raphael est dans un état presque second, à la fois perdu et ouvrant les yeux sur certaines choses. C’est un sentiment assez étrange et nouveau pour lui. Etre sûr de lui ? Non, il ne l’est clairement pas, même s’il laisse penser le contraire. Comment pourrait-il l’être en même temps ? Il regarde l’homme en face de lui. Il n’est pas vilain mais de là à dire que c’est son style. Il le trouve beau, objectivement parlant, mais il ne ressent absolument rien, pas comme avec l’étudiant du cinéma en tout cas. Le professeur cherche donc à déceler quelque chose dans les yeux de son collègue, et il bug la dessus pendant quelques longues secondes, ne portant pas spécialement attention à ce que peut ressentir Leevi à ce moment là. Puis, bientôt, les lèvres de l’homme sont sur les siennes. Raphael est surpris, puis un sentiment mitigé l’envahie. Il ferme les yeux, ne cherchant plus à analyser ce qu’il ressent. Ouais, c’est comme avec une fille au final. La sensation est la même, à se demander pourquoi le métis en a fait tout un plat. C’est une fois qu’il ouvre de nouveau les yeux qu’il se rend compte de la personne qui est en face de lui, comme s’il avait fait abstraction de tout ça pendant l’action. Il a un mouvement de recul lié à la surprise. Quel idiot ce Raphael ! Il tente de se reprendre, déstabilisé par l’homme qui semble lui proposer d’aller plus loin. Ce n’était pas le deal de départ et évidemment, ça effraye le métis. « Si ça donne ça quand tu te sacrifies, j’ose pas imaginer ce que ça donne lorsque t’y mets vraiment du tien. » Il tente l’humour, pour reprendre un peu de contenance. C’est un grand pas pour lui, tout ce qui vient de se passer, et il n’est pas certain qu’il assume déjà, ou qu’il comprend déjà les conséquences de tout ça. Faut qu’il analyse, encore !

Il se lève brusquement, sans trop savoir pourquoi. La vérité, c’est qu’il se sent soudainement dépassé par tous ces événements. Ce n’était pas prévu au planning et bien que la nouveauté et l’aléatoire soient appréciés de la plupart des gens ordinaires, Raphael ne fait pas partie de ceux-là. Non, il aime trop sa petite vie bien rangée qui lui évite de se poser trop de questions. C’est plus facile ainsi. « J’suis désolé… Je… » Il parle précipitamment tout en bougeant nerveusement ses mains. « Peut-être une autre fois mais j’ai besoin de réfléchir. » Et il s’en va, d’un pas très pressé pour aller s’enfermer dans un placard à balais ou la première salle de classe où il pourra se cacher. Un peu plus loin, il touche ses lèvres, repensant à ce que ça a pu lui faire. Ce n’était vraiment pas désagréable… Ça c’est sur.
Contenu sponsorisé
Afficher


Re: 18cm de quiproquos [Raph/Leevi], le

18cm de quiproquos [Raph/Leevi]

Page 1 sur 1

La boite à souvenirs :: Hors jeu :: 2018-