Partagez| .

It's the start of us waking up, come on [Gaëllek]


Gaëlle M. Dubois
DE L'ALCOOL A LA PLACE DU SANG. DE LA FUMEE A LA PLACE DES POUMONS.
avatar
Inscrit le : 12/04/2017
Messages : 702
Avatar : Bryden Jenkins
Crédits : Angie
Date de naissance : 05/01/1998
Mes rps :
INDISPONIBLE

Indiana ~ Ian ~Anastasia ~ Swann ~ Sam ~ Aiden ~Sam & Alek ~ Chani ~ Lullaby ~ Alek

Bloc notes :
En ce moment...
♦️ Elle est en manque de substances illicites.
♦️ La danse lui manque.
♦️ Elle sait désormais qu'elle a le béguin pour Alek et que ses sentiments pour lui sont en train de se développer.
♦️ L'année scolaire vient de reprendre et elle ne sait toujours pas quoi faire de sa vie après ses études.
♦️ Les cours l'ennuient de plus en plus.
♦️ Elle pense être enceinte d'Aiden et panique.


Afficher

DERRIÈRE L'ECRAN
• PSEUDO: Gaïa
• ÂGE : 19 ans
• BLOC NOTE :


It's the start of us waking up, come on [Gaëllek], le Mer 13 Sep - 1:38

Je me regarde dans le miroir de la salle de bain. Mes cernes descendent presque jusqu'au milieu de mes joues. Cela fait bientôt une semaine que je ne dors quasiment pas, assaillie par le doute et l'angoisse. J'ai merdé, sérieusement, plus que d'habitude. J'y ai pensé tellement de fois en me disant que de toute façon, ça n'arrive qu'aux autres mais que moi je ne crains rien. Et pourtant c'est à moi que cela arrive désormais. C'est bien moi qui aurait dû avoir mes règles il y a trois semaines. Et c'est bien moi qui panique parce qu'elle ne sont toujours pas arrivées. Putain. J'ai déconné cet été. Et je suis enceinte. Je mords ma lèvres inférieures jusqu'à sentir le goût du sang dans ma bouche. Je n'ai pas fait de test, je n'en ai pas besoin. Depuis mes treize ans je n'ai jamais eu plus de deux jours de retard, jamais. Je ne suis pas idiote je sais ce que ça signifie. J'ai réalisé cela il y une semaine déjà et je suis en train de virer timbrée. Cette issue me fait flipper. Putain !

Le seul point positif dans cette histoire c'est qu'il n'y a qu'un père possible. Avec l'été, les vacances et cette chaleur, j'ai un peu changé mes habitudes. Je ne suis pas forcément allée voir les mêmes mecs que le reste de l'année écoulée. Et le seul homme avec qui j'ai couché depuis mon dernier cycle, c'est Aiden, mon voisin de pallier rencontré au Fitzgerald. Un simple plan-cul à propos duquel je ne sais rien, en dehors du fait que j'ai pris mon pied avec lui pendant un mois. Je n'ai pas encore osé aller le voir. Je ne me vois pas aller sonner à la porte d'en face pour lui dire la bouche en cœur « au fait Aiden, tu vas être papa ! ». Putain de merde.

Je sens mal, je bois une gorgée d'eau avant m'asseoir sur le carrelage froid. Je laisse ma tête tomber en arrière et une larme rouler le long de mon visage et aller se perdre dans ma tignasse blonde. J'aurais bien besoin d'une oreille attentive, il faut que j'en parle, mais je n'ai personne. Je ne suis assez proche de personne ici et tout le monde se fiche que je tombe enceinte. Et pourtant, il est hors de question que j'appelle mes anciennes amies en France, on n'est plus du même monde.

Dans un effort qui me semble surhumain je me redresse et sans m'arranger je sors de la salle de bain, prête à aller m'affaler sur le canapé. Seulement je ne suis pas la seule à avoir eu l'idée. Quand j'arrive dans le salon, Alek est déjà installé sur le canapé qui lui sert également de lit. Putain, comment j'ai pu oublier qu'il serait là aujourd'hui ? Il m'a pourtant prévenu il y a plusieurs jours que le flic qu'il aime pas, Trager devait passer aujourd'hui et que du coup il ne pouvait pas aller bosser. Je vais pour m'éloigner quand je m'arrête. Le dealer n'est clairement pas une épaule sur laquelle on pleure mais je suis tellement désespérée que tout de suite, j'ai envie de tout lui raconter. Bien que notre amitié soit bizarre, il est la personne de qui je suis la plus proche. En tortillant mes mains je m'approche afin de rentrer dans son champ de vision. Les larmes dans les yeux je prends la parole.

-Je peux te parler d'un truc s'il te plaît ?

Ma voix est à peine plus forte qu'un murmure et pleine d'une panique mal contenue. Mon mal-être doit se voir à trois kilomètres et j'ai peur qu'Alek me réponde d'aller me faire foutre. Alors en attendant qu'il dise quelque chose ou me fasse signe de le rejoindre, je tortille mes mains comme une enfant prise en faute.

___________________
La française

Drug, alcohol and sex.
Alek Sagataïev
de fumée et de cendre
avatar
Inscrit le : 29/04/2017
Messages : 1596
Avatar : Luke Grimes
Crédits : Angie (avatar) ♦ Beerus (signa)
Date de naissance : 28/12/1991
Mes rps :
INDISPONIBLE
Gaëllek
Les colocs
Baya
Lilith
Lou
Rose
Ian (et Adrian)
(url coming)


Bloc notes :


REVØLUTION



NOW
Tu squattes temporairement chez Gaëlle et Sam depuis le début de l'été.
Tu songes à postuler au BB Nixes. Tu as dégoté un deuxième emploi temporaire en attendant.
Tu as hâtes que vienne octobre pour en finir avec la conditionnelle.
T'as trouvé un possible appart, tu hésites à partir ou rester en ville.
Tu te rapproches de Gaëlle. Beaucoup. Trop.




ABOUT YOU
Dealer fauché, dealer camé
Voleur à la tire
Menteur éternel
Sans vraiment d'avenir


Afficher

DERRIÈRE L'ECRAN
• PSEUDO: anesodira (Emily)
• ÂGE : 16 ans
• BLOC NOTE :


Re: It's the start of us waking up, come on [Gaëllek], le Mer 13 Sep - 19:05

It's the start of us waking up
vendredi 29 septembre 2017


Octobre. Octobre. Octobre !
Le mot roule dans ta tête alors que tu t’actives dans le salon. Il est inutile, ce besoin irrépressible de ranger ce foutu appartement. Bien inutile de s’bouger autant pour une telle occasion alors que, de toute manière, tout le monde sait très bien que ce n’est pas le reflet d’la réalité. Une simple mise en scène pour un juge qui n’en vaut pas la peine. Tu ranges uns à uns les objets à leur place – ou sous le divan –, en jettes d’autres, balances une ou deux bouteilles vides dans un sac poubelle. Tout ça pour essayer d’oublier le stress qui monte en toi et tes mains qui en trembleraient si elles n’étaient pas en mouvement constant. Dans quelques dizaines de minutes, une heure et demie tout au plus, y’aura l’agent d’probation qui arrivera. Octobre est à vos portes, plus que quelques croix à tracer sur un calendrier imaginaire et ça y est, vous y êtes. Octobre. Ca fait quelques temps que ce mot rime avec fin de conditionnelle pour toi. La tension est grande en toi, alors, tu ranges. Putain, c’est que t’aurais dû postuler dans des agences d’entretien en fait.


Il ne te faut pas plus d’une dizaine de minutes pour que bientôt la pièce soit méconnaissable. Ton regard circule entre les meubles et le sol impeccable, tes sourcils se froncent, ta bouche se tord. Méconnaissable, c’est bien le mot. Un souffle chaud, rempli de stress, s’échappe de tes lèvres et remplit à lui tout seul l’atmosphère. Maintenant qu’tu n’es plus dans tes grands travaux de rénovation le lieu est bien calme. Et rangé. Trop rangé. Tu t’avances vers le canapé pour t’y installer en attendant. Le téléphone que t’avais volé l’autre jour, celui avec lequel t’avais plus ri avec ta coloc que tu ne l’as jamais fait en vrai, repose maintenant dans un buisson du Zilker park. Réinitialisé, aussi, pour qu’on n’puisse pas l’utiliser contre toi comme allée simple vers la prison pour vol. Et puis ça aurait été bête qu’ils découvrent tes activités pas très légales racontées dans les discussions avec Gaëlle.  
Tu soupires encore. Tes pensées, elles vont vers la Française. Enfermée derrière la porte de la salle de bain depuis longtemps. Française devenue étrangère, étudiante devenue camée, cliente devenue… Devenue quoi ? Ta main lasse dépose sa fraîcheur sur ton visage et tu fermes les yeux. C’est vrai ça, qu’est-ce qu’elle est devenue Blondie ? Tu n’as pas la moindre idée de comment décrire l’espèce d’amitié qui vous lie maintenant, majoritairement constituée d’engueulades et d’ignorance. Et pourtant, y’a une putain d’fidélité qui s’est immiscée en vous. Plus que l’deal que vous avez passé il y a de cela des mois, c’est quelque chose qu’vous n’avez jamais abordé. P’têtre que ce n’est que toi qui te fais des films après tout, et qu’elle se réjouira dès que t’auras franchi le pas d’sa porte pour la dernière fois. Mais malgré tout, tu n’peux pas nier l’attachement éprouvé pour l’étudiante. Sinon, comment expliquer l’fait que tu n’aies pas encore acheté de billet de train pour la destination la plus lointaine d’ici que possible ? Et qu’au lieu de ça tu t’es entêté à trouver un appart dans l’coin ?
Putain. On t’avait prévenu qu’il fallait se méfier de la fidélité. Et pourtant t’es tombé les pieds joints dedans.
Tu te trouves pathétique.
Foutue Française.


Les pensées s’entrechoquent douloureusement dans ton crâne et les aiguilles passent sur le cadran de l’horloge. Des noms, des visages, des images, tout ça s’mélange dans ton cerveau. La prison et ses clameurs de fous, le silence relatif de ton ancien logement, Gaëlle et sa générosité, Gaëlle et son amitié inattendue. Trager et ses rires gras, Gaëlle et ses emmerdes. Tes délits et leurs conséquences, ton passé et ses chaînes à ta cheville. La visite du flic qui n’devrait pas tarder.
La tête entre les mains et le regard dirigé vers le sol sous des paupières mi-closes, tu pourrais presque entendre le bruit de ton cœur dans ta poitrine. Le myocarde s’affole contre sa barrière d’os, il t’oppresse douloureusement. Tu souffles lentement pour essayer de te détendre mais rien n’y fait. Y’a toujours ce foutu battement de tambour au fond de toi qui te rappelle. Qui te rappelle que toutes les conneries que t’as pu enchaîner ces derniers mois, elles vont peut-être te retomber sur la gueule dans quelques heures.
La liberté complète et totale, ou le retour en prison. Prison, liberté – liberté, prison ?
Tout ça dans les mains d’Trager. Cette lavette corrompue qui te sert d’agent de probation depuis sept mois.

Y’a des bruits à côté d’toi qui te font relever lentement la tête. Gaëlle. Elle vient vraisemblablement de sortir de son antre. Même à quelques mètres de distance on peut voir ses yeux rouges, des eaux prêtes à couler sur ses joues. Tu fronces les sourcils en sentant un poids de plus s’poser sur tes épaules. Et merde, qu’est-ce qu’elle a encore ? Elle pouvait pas attendre vingt-quatre heures pour arriver avec ses problèmes ? « Je peux te parler d’un truc s’il-te-plaît ? » Juste un murmure. Un frisson de voix remplie de trémolos. Il en faudrait peu pour qu’elle vacille de trop et flanche. L’envie d’lui dire d’aller se faire voir est forte, très forte. Et pourtant, tu fermes les yeux un instant et soupires d’une façon démesurée. Puis tu lèves ton regard sur elle et, d’un signe de tête, l’invites sur l’canapé. Tu l’invites, elle et ses ennuis.
C’est Gaëlle, après tout. Cette fille à qui tu t’es attaché sans même le voir venir. Pour qui tu pourrais délaisser ton égoïsme et oser beaucoup de choses. C’est triste, mais c’est comme ça.
Elle est juste à côté de toi maintenant, presque épaule contre épaule. Tu t’déplaces un peu pour lui faire face et, lentement, le rythme intérieur effréné s’apaise. T’observes sa panique qui manque de peu d’exploser. Tu fronces les sourcils. « Alors ? » Tu retrouves ta voix presque tout aussi tendue que la sienne un peu plus tôt – pas pour les mêmes raisons évidemment. Tu l’interroges muettement, de mots que tu n’veux pas avoir à dire tout haut.

___________________
So in our veins, it runs mud blood. We take all kinds of drugs, it's our way to pretend that we enjoy the life we've got.
mud blood
Gaëlle M. Dubois
DE L'ALCOOL A LA PLACE DU SANG. DE LA FUMEE A LA PLACE DES POUMONS.
avatar
Inscrit le : 12/04/2017
Messages : 702
Avatar : Bryden Jenkins
Crédits : Angie
Date de naissance : 05/01/1998
Mes rps :
INDISPONIBLE

Indiana ~ Ian ~Anastasia ~ Swann ~ Sam ~ Aiden ~Sam & Alek ~ Chani ~ Lullaby ~ Alek

Bloc notes :
En ce moment...
♦️ Elle est en manque de substances illicites.
♦️ La danse lui manque.
♦️ Elle sait désormais qu'elle a le béguin pour Alek et que ses sentiments pour lui sont en train de se développer.
♦️ L'année scolaire vient de reprendre et elle ne sait toujours pas quoi faire de sa vie après ses études.
♦️ Les cours l'ennuient de plus en plus.
♦️ Elle pense être enceinte d'Aiden et panique.


Afficher

DERRIÈRE L'ECRAN
• PSEUDO: Gaïa
• ÂGE : 19 ans
• BLOC NOTE :


Re: It's the start of us waking up, come on [Gaëllek], le Mer 13 Sep - 19:43

J'attends qu'Alek réagisse. Je sais bien que ce n'est pas un bon jour pour lui non plus, qu'il est stressé et qu'il n'a sûrement qu'une envie, que je me casse. Et c'est ce que je suis prête à faire quand il ferme ses paupières avant de soupirer bruyamment. J'ai bien compris qu'il ne voulait pas de ma compagnie pour l'instant et qu'il se fichait de mon problème. J'ai été idiote de penser que je pourrai me confier à lui. Et pourtant, il finit par planter son regard dans le mien et me faire signe de le rejoindre. Je ferme les yeux avant de soupirer à mon tour, de soulagement.

-Merci, je lance en m'approchant du canapé.

Je m'assois et alors qu'il me laisse de la place, je m'installe en boule à l'extrémité du canapé. Ses sourcils se froncent et je voudrais les lisser du bout des  doigts. J'aurais aimé qu'il n'ait pas cet air un peu inquiet sur le visage. Mais pourtant vu l'état dans lequel je suis arrivé, c'était inévitable. Là, tout de suite, j'aimerais juste me blottir dans le creux de ses bras, laisser ma tête reposer lourdement sur sa poitrine et attendre que mon malheur passe par miracle. Ce n'est pas possible. Un mot, c'est tout ce qu'il me dit, me poussant ainsi à parler, à lui expliquer ce qu'il m'arrive. Sa voix est aussi faible et basse que la mienne, rendue étrange par le stress.

-Je suis désolée... je sais que c'est pas le jour. Mais putain Alek... j'ai fait une connerie. Une énorme connerie, du genre de celles qui détruisent la vie, je commence péniblement.

Je m'interromps alors que mon corps est agité des violents sanglots que je tente de contenir depuis quelques minutes. Je cache mon visage sur mes genoux, me sentant encore plus minable que d'habitude. « Pleurer, c'est pour les faibles Gaëlle, ne laisse jamais personne voir tes larmes. » C'est ce que mon père disait, c'est ce que je réussissais à faire jusqu'à présent. Mais cette fois c'est trop dur, la situation est trop effrayante pour que je parvienne à rester forte. Sans doute ai-je aussi perdue une partie de ma force mentale en rencontrant ma nouvelle amie, la drogue. Quoiqu'il en soit pour l'instant j'ai juste besoin d’épancher ma peine et de me reposer sur une personne de confiance. S'il y a quelque mois on m'avait dit que je qualifierai Alek de personne de confiance, j'aurais ri au nez de la personne. Et pourtant, me voilà prête à lui avouer que je suis enceinte. Peut-être que je me sens à l'aise pour lui parler parce que je sais que lui aussi, il en a fait des conneries qui bousillent la vie, et je me dis dit qu'il y a des chances pour qu'il comprenne ma panique et pour ne pas qu'il me juge.

Notre amitié n'est pas basée sur du jugement en général. Sauf peut-être la fois où j'ai jugé qu'il n'était pas capable de se faire passer pour l'admirateur secret de quelqu'un de son répertoire. J'aurais sans doute dû m'abstenir ce jour là vu comme cela a finit trois jours après à une heure du matin, puis la conversation on ne peut plus perturbante le mardi suivant. Perturbante et pourtant oh combien agréable. Et puis plus rien, mais à quoi aurais-je pu m'attendre d'autre ? Je suis vraiment trop conne d'être en train de tomber irrémédiablement amoureuse de lui. Pas de jugement, à part la fois où il me jugeait incapable de voler et où je le jugeais incapable de m'apprendre. Mais ce genre de jugement ne compte pas, ce sont juste nos idées débiles.

Lentement je relève la tête vers lui, essuyant mes larmes avec les manches de mon pull trop grand. J'ignore quelle va être sa réaction mais il faut que je me lance, que j'avoue enfin à voix haute ce que j'ai compris il y a plusieurs jours. Je me concentre, ne sachant pas comment dire ça. J'ignore comment présenter la situation. Dois-je lui donner des détails, lui expliquer tout depuis le début ? Ou puis-je mon contenter de parler de la situation de mon utérus ? J'inspire fortement en passant mes mains dans mes cheveux.

-Je suis enceinte, j'annonce d'une voix blanche, sans préambule.

Je m'étonne moi-même d'avoir lâché la bombe de cette façon. Ce constat m'arrache à nouveau quelques larmes et j'accroche mon regard humide à celui du jeune homme en me demandant ce que je vais devenir. Je cherche n'importe quoi dans ses yeux, une réponse, de l'aide, du réconfort.

-Je suis enceinte... je répète lentement en détachant chaque mot tout en fermant les yeux. J'ai un putain d'embryon parasite qui se développe dans mon utérus ! je lance avec plus de force en ouvrant les paupières.

Une de mes mains va agripper le devant de mon pull et je regarde autour de moi, remarquant seulement maintenant que l'appartement est parfaitement bien rangé et propre. Et tout de suite, je m'en veux un peu plus de venir lui parler maintenant alors que ce ménage me prouve bien que plus que des mots qu'il est stressé. Je regarde à nouveau vers lui, je suis stressée aussi, l'idée que tout son futur va se jouer d'ici quelques heures au maximum m'angoisse également. Putains de sentiments. Et putain de connerie.

___________________
La française

Drug, alcohol and sex.
Alek Sagataïev
de fumée et de cendre
avatar
Inscrit le : 29/04/2017
Messages : 1596
Avatar : Luke Grimes
Crédits : Angie (avatar) ♦ Beerus (signa)
Date de naissance : 28/12/1991
Mes rps :
INDISPONIBLE
Gaëllek
Les colocs
Baya
Lilith
Lou
Rose
Ian (et Adrian)
(url coming)


Bloc notes :


REVØLUTION



NOW
Tu squattes temporairement chez Gaëlle et Sam depuis le début de l'été.
Tu songes à postuler au BB Nixes. Tu as dégoté un deuxième emploi temporaire en attendant.
Tu as hâtes que vienne octobre pour en finir avec la conditionnelle.
T'as trouvé un possible appart, tu hésites à partir ou rester en ville.
Tu te rapproches de Gaëlle. Beaucoup. Trop.




ABOUT YOU
Dealer fauché, dealer camé
Voleur à la tire
Menteur éternel
Sans vraiment d'avenir


Afficher

DERRIÈRE L'ECRAN
• PSEUDO: anesodira (Emily)
• ÂGE : 16 ans
• BLOC NOTE :


Re: It's the start of us waking up, come on [Gaëllek], le Mer 13 Sep - 22:51

It's the start of us waking up
vendredi 29 septembre 2017


Tu ignores son soupir de soulagement et le petit merci qui va avec. Tu t’décales un peu pour lui faire de la place. La proximité n’te fait plus peur maintenant. Tu t’souviens de cette soirée, il y a de cela mille ans il te semble, quand vous discutiez à côté du BB Nixes. T’avais le manque dans la peau tout comme elle ; elle avait ta came dans la main et toi les mains dans les poches. Vous étiez séparés par deux mètres, la largeur de la ruelle, chacun d’votre côté. Méfiants, terriblement méfiants. Elle t’avait proposé de travailler pour toi et tu lui avais ri au nez, parce que tu n’la croyais pas assez bonne pour ça. C’est curieux comment cette soirée peut paraître loin maintenant. En un sens tu regrettes vaguement la liberté que t’avais à c’moment-là. Liberté de n’pas t’attacher. De n’veiller que sur toi-même. Elle te manque cette indépendance, sans pour autant qu’tu ne veuilles effacer les derniers mois. « Je suis désolée… Je sais que c’est pas le jour. » Tu hausses les épaules comme si ça n’avait pas d’importance, même si ça en a. Ni l’un ni l’autre ne sera bercé d’illusions par ce geste désinvolte. « Mais putain Alek… J’ai fait une connerie. Une énorme connerie, du genre de celles qui détruisent la vie. » Ses mots sont des couteaux, des couteaux retournés vers elle. Ils brisent sa voix et tu la regardes éclater en sanglots. T’es désarçonné, tu n’sais pas vraiment quoi faire. Qu’est-ce qu’il s’est passé pour qu’elle s’laisse aller ainsi ? Même avant, même quand elle te proposait de la baiser pour deux grammes cinq de cokes, tu n’l’avais jamais vue pleurer. Tu la regardes sans bouger et sans réagir – bonjour l’handicapé des relations – alors qu’elle se cale la tête contre les genoux. Tu alternes bien égoïstement des petits coups d’œil à l’horloge et des œillades à sa position prostrée. Dix secondes passent, quinze, vingt, avant qu’tu ne fasses un geste.
Ton bras vient s’poser doucement sur ses épaules. Lentement. Tu l’attires un peu vers toi et soupires aussi, en la sentant sursauter à intervalles réguliers sous les sanglots. La chaleur dégagée par la peau de l’étudiante transperce son pull, tu peux la sentir aisément. Y’a pas à dire, t’es gêné, parce que la dernière fois qu’t’as tenu une fille entre tes bras c’était il y a belle lurette et vous étiez toujours plus ou moins en train d’planer. Tu chasses les souvenirs ; à quoi bon les ressasser ? « Bon, tu m’racontes cette grande connerie que t’as faite ou j’vais devoir jouer aux devinettes ? » Le ton railleur de d’habitude n’y est pas, cependant tu retrouves un peu d’contenance en parlant comme ça.
Elle relève finalement la tête vers toi et sa manche balaie ses larmes. T’as envie d’essuyer ce qui reste sur sa pommette mais t’en abstiens au dernier moment. Tu t’détaches lentement, recules sur la place d’à côté. « Je suis enceinte. » Tu la regardes fixement sans réagir, encore une fois. Enceinte.
Enceinte.
Enceinte ?
Une fois la surprise de l’annonce passée tu expires lourdement puis recules un peu. « Bordel de merde… » souffles-tu. Tu n’veux pas en savoir plus pour l’instant, ni quand ni comment elle l’a su. Tu la connais suffisamment pour savoir qu’c’était plus qu’une éventualité. Et il n’faut pas être un génie pour deviner que cette grossesse, elle n’en veut pas plus qu’elle ne pourra l’assumer. Autant d’responsabilités dont Gaëlle rejette l’idée-même.
La blonde s’est arrimée à ton regard, tu l’vois bien, tu décèles aisément le désespoir au fond d’ses pupilles. Pourtant tu n’peux pas à lui donner c’qu’elle recherche et tu secoues la tête, incrédule. Ses paupières se ferment. « Je suis enceinte… J’ai un putain d’embryon parasite qui se développe dans mon utérus ! » Ses yeux se rouvrent déjà et tu secoues légèrement la tête de gauche à droite. « Merci pour l’cours d’biologie accéléré. Putain Gaëlle… ! » Tu t’retiens de lui balancer deux ou trois autres phrases qui n’auraient servi qu’à lui jeter des pierres – totalement inutile. « Ouais, j’vois c’que tu veux dire par grosses conneries… Bordel, comment t’as réussi à faire ça ? » T’agites vite fait une main. « Nan, oublie, j’ai aucune envie qu’tu m’racontes ta vie sexuelle ô combien active. T’es sûre que t’es enceinte ? Et est-ce que t’as la moindre idée de l’identité du père ? » Tu te laisses lourdement retomber sur le dossier, une jambe sur le divan et l’autre pendante. Gaëlle, enceinte ? Faut dire que l’idée est assez perturbante. Surtout quand on pense qu’à l’issue des neuf mois fatidiques, ce n’est plus enceinte qu’elle sera, mais mère. « Et tant qu’on y est, c’est pas moi l’père hein ? » De mémoire tu ne t’es jamais immiscé dans son intimité – mais justement, le problème est là. De mémoire. Il n’y a qu’une seule fois où ça aurait possiblement pu arriver, quand vous avez descendu le mélange de drogues volé dans la rue. Bien qu’tu te rappelles de la majorité de cette soirée-là il y a… Quelques trous noirs. « Et tu peux pas t’faire avorter ? »

___________________
So in our veins, it runs mud blood. We take all kinds of drugs, it's our way to pretend that we enjoy the life we've got.
mud blood
Gaëlle M. Dubois
DE L'ALCOOL A LA PLACE DU SANG. DE LA FUMEE A LA PLACE DES POUMONS.
avatar
Inscrit le : 12/04/2017
Messages : 702
Avatar : Bryden Jenkins
Crédits : Angie
Date de naissance : 05/01/1998
Mes rps :
INDISPONIBLE

Indiana ~ Ian ~Anastasia ~ Swann ~ Sam ~ Aiden ~Sam & Alek ~ Chani ~ Lullaby ~ Alek

Bloc notes :
En ce moment...
♦️ Elle est en manque de substances illicites.
♦️ La danse lui manque.
♦️ Elle sait désormais qu'elle a le béguin pour Alek et que ses sentiments pour lui sont en train de se développer.
♦️ L'année scolaire vient de reprendre et elle ne sait toujours pas quoi faire de sa vie après ses études.
♦️ Les cours l'ennuient de plus en plus.
♦️ Elle pense être enceinte d'Aiden et panique.


Afficher

DERRIÈRE L'ECRAN
• PSEUDO: Gaïa
• ÂGE : 19 ans
• BLOC NOTE :


Re: It's the start of us waking up, come on [Gaëllek], le Sam 16 Sep - 14:22

Je me mets à pleurer, effrayée par l'ampleur de ce que je m'apprête à révéler. J'ai peur mais je suis également en colère contre moi-même, en colère contre le monde entier, et surtout, en colère contre cet enfant à naître dont je ne veux pour rien au monde. J'ai honte de pleurer ainsi, de me laisser aller. Je m'étais promis de toujours rester forte face aux autres. Les gens sont beaucoup plus forts que moi mais je m'étais fait la promesse de ne pas les laisser s'en rendre compte. Cela fait bien longtemps que j'ai compris ce qu'il se passerait si je me laissais faire vu mes fréquentations. Les gens ne sont pas fiables, ils me marcheraient dessus sans aucun scrupule. Je n'ai jamais laissé transparaître cette faiblesse à Alek. D'abord parce que lui, avant de se retrouver à la rue, il avait pleinement conscience d'avoir toute autorité sur moi, je suis persuadée qu'il a compris qu'il fut un temps où je le craignais. J'ai changé d'avis lorsqu'il est venu vivre à l'appart et que j'ai pu apprendre à le connaître, mais ce n'est pas pour ça que j'ai osé changer mon mode de fonctionnement. Je sursaute quand il passe son bras autour de mes épaules et m'attire vers lui. Je me retrouve dans une position un peu étrange, très inconfortable mais je ne bouge pas pour autant. Je me contente de me laisser aller sur lui un peu plus lourdement. Pour la première fois depuis longtemps, aussi cliché que cela puisse paraître, je me sens à ma place, avec la bonne personne. Les visage caché dans ses vêtements je me calme lentement en me concentrant sur l'odeur de tabac froid qu'il dégage et aussi étrange que cela puisse paraître, accrochée à Alek, cette odeur est loin d'être désagréable. Il finit par me demander ce qu'il se passe et tout au fond de moi, je trouve enfin le courage de parler, d'avouer.

Il me regarde avec des yeux incrédules avant de jurer. Bordel de merde, ouais, comme il dit, c'était ma première réaction aussi. Alors qu'il ne dit rien de plus, je sens la panique monter un peu en moi et une de nos conversations me revient en tête. Le soir où il est rentré avec le mélange volé, le soir où j'ai été si perturbée par notre proximité, nous avons évoqué une potentielle grossesse. Il y a quelques semaines, l'idée le perturbait. Un sourire fugace traverse mon visage paniqué lorsque je me souviens qu'il m'avait balancé très élégamment que je ne serais « plus aussi... fine ». Sans autre réaction de la part du jeune homme, je reprends mon explication. Je ne relève pas la remarque sur le cours de biologie accéléré.

-Je sais Alek, putain je sais ! je réponds d'une voix étrangement aiguë voyant qu'il se retient d'ajouter quelque chose.  

Je me mords la lèvre quand il avoue que pour le coup, oui j'ai fait une grosse connerie. Je m'apprête à lui répondre d'une façon très peu élégante quand il me demande comment j'ai fait avant qu'il ne me fasse signe de me taire. Il ne veut pas savoir et à vrai dire je n'ai pas vraiment envie d'expliciter ce point. Quoiqu'il n'y a pas grand chose à dire, il n'y a pas cinq mille façons de tomber enceinte. Je ne dis rien face à la réflexion sur ma vie sexuelle trop active selon lui. Je n'ai aucune envie, aucun courage pour me battre contre les remarques peu valorisantes.

Je ferme les yeux face à ses questions. Je veux les éviter mais je dois y faire face, autant pour mon bien-être que pour les explications plus précises que je dois au dealer. Dans le fond, cela me fera sans doute du bien d'en parler, de tout raconter et de dire ce que j'ai sur le cœur. Je sursaute avant de me tourner vers lui, les yeux ronds alors qu'il demande si ce n'est pas lui le père. Je cherche un instant la plaisanterie sur son visage en me disant que ce n'est pas le moment avant de réaliser qu'il est sérieux.

-Mais t'es malade ! Non, non évidemment que ce n'est pas toi ! Jusqu'à preuve du contraire, tu ne m'as pas mise enceinte par ta simple présence dans l'appart.

Je ne pèse pas mes mots et sans doute sont-ils blessants. Je me berce sûrement d'illusions en pensant que vu les circonstances, il ne m'en tiendra pas rigueur. Pourtant, je sais exactement à quoi il est en train de penser. Seulement, même défoncée, je me serais souvenue d'avoir couché avec Alek, je le sais, je le sens. Il m'attire beaucoup trop pour que j'ai oublié. Je souffle longuement avant de reprendre la parole.

-Écoute, depuis mes premières règles je n'ai jamais eu plus de deux jours de retard. Cette fois, cela fait trois semaines. Alors oui, ça me suffit pour être sûre. Et oui, je sais qui est le père, c'est un mec que j'ai rencontré au Fitzgerald et on s'est revus quelques fois. J'ai vu que lui dans l'été, je trouve bon d'ajouter.

Instinctivement, je porte une mèche de mes cheveux à ma bouche pour la mordiller. Peu importe que les cheveux mouillés aient un goût affreux, c'est la seule chose qui me déstresse pour l'instant. Je baisse la tête face à la question de l'avortement. Encore une fois j'ai fait une connerie, foutue paperasse que je déteste faire.

-Tu seras pas vraiment étonné, si je te dis que j'ai jamais fini les papiers pour mon assurance quand je suis arrivée. Et que depuis la dernière fois que je suis allée à l'hôpital, j'explique en agitant ma main gauche, j'ai plus du tout les moyens de payer un putain d'avortement. Alors à moins de faire ça à l'ancienne en me foutant une putain d'aiguille à tricoter, du savon de Marseille ou je sais pas quel mélange dans le vagin non c'est pas possible...

Je recommence à tordre mes mains et avant que les larmes ne roulent à nouveau sur mes joues, je penche la tête en arrière pour la laissant reposer contre le dossier du canapé.  

-Je suis trop conne putain... Qu'est-ce que je vais faire ? je murmure.

___________________
La française

Drug, alcohol and sex.

It's the start of us waking up, come on [Gaëllek]

Page 1 sur 1

La boite à souvenirs :: En ville :: Downtown :: Les logements-