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It's the start of us waking up, come on [Gaëllek]


Gaëlle M. Dubois
DE L'ALCOOL A LA PLACE DU SANG. DE LA FUMEE A LA PLACE DES POUMONS.
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♦️ Elle est en manque de substances illicites.
♦️ La danse lui manque.
♦️ Elle sait désormais qu'elle a le béguin pour Alek et que ses sentiments pour lui sont en train de se développer.
♦️ L'année scolaire vient de reprendre et elle ne sait toujours pas quoi faire de sa vie après ses études.
♦️ Les cours l'ennuient de plus en plus.
♦️ Elle pense être enceinte d'Aiden et panique.


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DERRIÈRE L'ECRAN
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It's the start of us waking up, come on [Gaëllek], le Mer 13 Sep - 1:38

Je me regarde dans le miroir de la salle de bain. Mes cernes descendent presque jusqu'au milieu de mes joues. Cela fait bientôt une semaine que je ne dors quasiment pas, assaillie par le doute et l'angoisse. J'ai merdé, sérieusement, plus que d'habitude. J'y ai pensé tellement de fois en me disant que de toute façon, ça n'arrive qu'aux autres mais que moi je ne crains rien. Et pourtant c'est à moi que cela arrive désormais. C'est bien moi qui aurait dû avoir mes règles il y a trois semaines. Et c'est bien moi qui panique parce qu'elle ne sont toujours pas arrivées. Putain. J'ai déconné cet été. Et je suis enceinte. Je mords ma lèvres inférieures jusqu'à sentir le goût du sang dans ma bouche. Je n'ai pas fait de test, je n'en ai pas besoin. Depuis mes treize ans je n'ai jamais eu plus de deux jours de retard, jamais. Je ne suis pas idiote je sais ce que ça signifie. J'ai réalisé cela il y une semaine déjà et je suis en train de virer timbrée. Cette issue me fait flipper. Putain !

Le seul point positif dans cette histoire c'est qu'il n'y a qu'un père possible. Avec l'été, les vacances et cette chaleur, j'ai un peu changé mes habitudes. Je ne suis pas forcément allée voir les mêmes mecs que le reste de l'année écoulée. Et le seul homme avec qui j'ai couché depuis mon dernier cycle, c'est Aiden, mon voisin de pallier rencontré au Fitzgerald. Un simple plan-cul à propos duquel je ne sais rien, en dehors du fait que j'ai pris mon pied avec lui pendant un mois. Je n'ai pas encore osé aller le voir. Je ne me vois pas aller sonner à la porte d'en face pour lui dire la bouche en cœur « au fait Aiden, tu vas être papa ! ». Putain de merde.

Je sens mal, je bois une gorgée d'eau avant m'asseoir sur le carrelage froid. Je laisse ma tête tomber en arrière et une larme rouler le long de mon visage et aller se perdre dans ma tignasse blonde. J'aurais bien besoin d'une oreille attentive, il faut que j'en parle, mais je n'ai personne. Je ne suis assez proche de personne ici et tout le monde se fiche que je tombe enceinte. Et pourtant, il est hors de question que j'appelle mes anciennes amies en France, on n'est plus du même monde.

Dans un effort qui me semble surhumain je me redresse et sans m'arranger je sors de la salle de bain, prête à aller m'affaler sur le canapé. Seulement je ne suis pas la seule à avoir eu l'idée. Quand j'arrive dans le salon, Alek est déjà installé sur le canapé qui lui sert également de lit. Putain, comment j'ai pu oublier qu'il serait là aujourd'hui ? Il m'a pourtant prévenu il y a plusieurs jours que le flic qu'il aime pas, Trager devait passer aujourd'hui et que du coup il ne pouvait pas aller bosser. Je vais pour m'éloigner quand je m'arrête. Le dealer n'est clairement pas une épaule sur laquelle on pleure mais je suis tellement désespérée que tout de suite, j'ai envie de tout lui raconter. Bien que notre amitié soit bizarre, il est la personne de qui je suis la plus proche. En tortillant mes mains je m'approche afin de rentrer dans son champ de vision. Les larmes dans les yeux je prends la parole.

-Je peux te parler d'un truc s'il te plaît ?

Ma voix est à peine plus forte qu'un murmure et pleine d'une panique mal contenue. Mon mal-être doit se voir à trois kilomètres et j'ai peur qu'Alek me réponde d'aller me faire foutre. Alors en attendant qu'il dise quelque chose ou me fasse signe de le rejoindre, je tortille mes mains comme une enfant prise en faute.

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» Tu t'es rapidement fait au rythme de travail nocturne.
» Tu prends pleinement conscience de ta totale liberté.
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Re: It's the start of us waking up, come on [Gaëllek], le Mer 13 Sep - 19:05

It's the start of us waking up
vendredi 29 septembre 2017


Octobre. Octobre. Octobre !
Le mot roule dans ta tête alors que tu t’actives dans le salon. Il est inutile, ce besoin irrépressible de ranger ce foutu appartement. Bien inutile de s’bouger autant pour une telle occasion alors que, de toute manière, tout le monde sait très bien que ce n’est pas le reflet d’la réalité. Une simple mise en scène pour un juge qui n’en vaut pas la peine. Tu ranges uns à uns les objets à leur place – ou sous le divan –, en jettes d’autres, balances une ou deux bouteilles vides dans un sac poubelle. Tout ça pour essayer d’oublier le stress qui monte en toi et tes mains qui en trembleraient si elles n’étaient pas en mouvement constant. Dans quelques dizaines de minutes, une heure et demie tout au plus, y’aura l’agent d’probation qui arrivera. Octobre est à vos portes, plus que quelques croix à tracer sur un calendrier imaginaire et ça y est, vous y êtes. Octobre. Ca fait quelques temps que ce mot rime avec fin de conditionnelle pour toi. La tension est grande en toi, alors, tu ranges. Putain, c’est que t’aurais dû postuler dans des agences d’entretien en fait.


Il ne te faut pas plus d’une dizaine de minutes pour que bientôt la pièce soit méconnaissable. Ton regard circule entre les meubles et le sol impeccable, tes sourcils se froncent, ta bouche se tord. Méconnaissable, c’est bien le mot. Un souffle chaud, rempli de stress, s’échappe de tes lèvres et remplit à lui tout seul l’atmosphère. Maintenant qu’tu n’es plus dans tes grands travaux de rénovation le lieu est bien calme. Et rangé. Trop rangé. Tu t’avances vers le canapé pour t’y installer en attendant. Le téléphone que t’avais volé l’autre jour, celui avec lequel t’avais plus ri avec ta coloc que tu ne l’as jamais fait en vrai, repose maintenant dans un buisson du Zilker park. Réinitialisé, aussi, pour qu’on n’puisse pas l’utiliser contre toi comme allée simple vers la prison pour vol. Et puis ça aurait été bête qu’ils découvrent tes activités pas très légales racontées dans les discussions avec Gaëlle.  
Tu soupires encore. Tes pensées, elles vont vers la Française. Enfermée derrière la porte de la salle de bain depuis longtemps. Française devenue étrangère, étudiante devenue camée, cliente devenue… Devenue quoi ? Ta main lasse dépose sa fraîcheur sur ton visage et tu fermes les yeux. C’est vrai ça, qu’est-ce qu’elle est devenue Blondie ? Tu n’as pas la moindre idée de comment décrire l’espèce d’amitié qui vous lie maintenant, majoritairement constituée d’engueulades et d’ignorance. Et pourtant, y’a une putain d’fidélité qui s’est immiscée en vous. Plus que l’deal que vous avez passé il y a de cela des mois, c’est quelque chose qu’vous n’avez jamais abordé. P’têtre que ce n’est que toi qui te fais des films après tout, et qu’elle se réjouira dès que t’auras franchi le pas d’sa porte pour la dernière fois. Mais malgré tout, tu n’peux pas nier l’attachement éprouvé pour l’étudiante. Sinon, comment expliquer l’fait que tu n’aies pas encore acheté de billet de train pour la destination la plus lointaine d’ici que possible ? Et qu’au lieu de ça tu t’es entêté à trouver un appart dans l’coin ?
Putain. On t’avait prévenu qu’il fallait se méfier de la fidélité. Et pourtant t’es tombé les pieds joints dedans.
Tu te trouves pathétique.
Foutue Française.


Les pensées s’entrechoquent douloureusement dans ton crâne et les aiguilles passent sur le cadran de l’horloge. Des noms, des visages, des images, tout ça s’mélange dans ton cerveau. La prison et ses clameurs de fous, le silence relatif de ton ancien logement, Gaëlle et sa générosité, Gaëlle et son amitié inattendue. Trager et ses rires gras, Gaëlle et ses emmerdes. Tes délits et leurs conséquences, ton passé et ses chaînes à ta cheville. La visite du flic qui n’devrait pas tarder.
La tête entre les mains et le regard dirigé vers le sol sous des paupières mi-closes, tu pourrais presque entendre le bruit de ton cœur dans ta poitrine. Le myocarde s’affole contre sa barrière d’os, il t’oppresse douloureusement. Tu souffles lentement pour essayer de te détendre mais rien n’y fait. Y’a toujours ce foutu battement de tambour au fond de toi qui te rappelle. Qui te rappelle que toutes les conneries que t’as pu enchaîner ces derniers mois, elles vont peut-être te retomber sur la gueule dans quelques heures.
La liberté complète et totale, ou le retour en prison. Prison, liberté – liberté, prison ?
Tout ça dans les mains d’Trager. Cette lavette corrompue qui te sert d’agent de probation depuis sept mois.

Y’a des bruits à côté d’toi qui te font relever lentement la tête. Gaëlle. Elle vient vraisemblablement de sortir de son antre. Même à quelques mètres de distance on peut voir ses yeux rouges, des eaux prêtes à couler sur ses joues. Tu fronces les sourcils en sentant un poids de plus s’poser sur tes épaules. Et merde, qu’est-ce qu’elle a encore ? Elle pouvait pas attendre vingt-quatre heures pour arriver avec ses problèmes ? « Je peux te parler d’un truc s’il-te-plaît ? » Juste un murmure. Un frisson de voix remplie de trémolos. Il en faudrait peu pour qu’elle vacille de trop et flanche. L’envie d’lui dire d’aller se faire voir est forte, très forte. Et pourtant, tu fermes les yeux un instant et soupires d’une façon démesurée. Puis tu lèves ton regard sur elle et, d’un signe de tête, l’invites sur l’canapé. Tu l’invites, elle et ses ennuis.
C’est Gaëlle, après tout. Cette fille à qui tu t’es attaché sans même le voir venir. Pour qui tu pourrais délaisser ton égoïsme et oser beaucoup de choses. C’est triste, mais c’est comme ça.
Elle est juste à côté de toi maintenant, presque épaule contre épaule. Tu t’déplaces un peu pour lui faire face et, lentement, le rythme intérieur effréné s’apaise. T’observes sa panique qui manque de peu d’exploser. Tu fronces les sourcils. « Alors ? » Tu retrouves ta voix presque tout aussi tendue que la sienne un peu plus tôt – pas pour les mêmes raisons évidemment. Tu l’interroges muettement, de mots que tu n’veux pas avoir à dire tout haut.

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Re: It's the start of us waking up, come on [Gaëllek], le Mer 13 Sep - 19:43

J'attends qu'Alek réagisse. Je sais bien que ce n'est pas un bon jour pour lui non plus, qu'il est stressé et qu'il n'a sûrement qu'une envie, que je me casse. Et c'est ce que je suis prête à faire quand il ferme ses paupières avant de soupirer bruyamment. J'ai bien compris qu'il ne voulait pas de ma compagnie pour l'instant et qu'il se fichait de mon problème. J'ai été idiote de penser que je pourrai me confier à lui. Et pourtant, il finit par planter son regard dans le mien et me faire signe de le rejoindre. Je ferme les yeux avant de soupirer à mon tour, de soulagement.

-Merci, je lance en m'approchant du canapé.

Je m'assois et alors qu'il me laisse de la place, je m'installe en boule à l'extrémité du canapé. Ses sourcils se froncent et je voudrais les lisser du bout des  doigts. J'aurais aimé qu'il n'ait pas cet air un peu inquiet sur le visage. Mais pourtant vu l'état dans lequel je suis arrivé, c'était inévitable. Là, tout de suite, j'aimerais juste me blottir dans le creux de ses bras, laisser ma tête reposer lourdement sur sa poitrine et attendre que mon malheur passe par miracle. Ce n'est pas possible. Un mot, c'est tout ce qu'il me dit, me poussant ainsi à parler, à lui expliquer ce qu'il m'arrive. Sa voix est aussi faible et basse que la mienne, rendue étrange par le stress.

-Je suis désolée... je sais que c'est pas le jour. Mais putain Alek... j'ai fait une connerie. Une énorme connerie, du genre de celles qui détruisent la vie, je commence péniblement.

Je m'interromps alors que mon corps est agité des violents sanglots que je tente de contenir depuis quelques minutes. Je cache mon visage sur mes genoux, me sentant encore plus minable que d'habitude. « Pleurer, c'est pour les faibles Gaëlle, ne laisse jamais personne voir tes larmes. » C'est ce que mon père disait, c'est ce que je réussissais à faire jusqu'à présent. Mais cette fois c'est trop dur, la situation est trop effrayante pour que je parvienne à rester forte. Sans doute ai-je aussi perdue une partie de ma force mentale en rencontrant ma nouvelle amie, la drogue. Quoiqu'il en soit pour l'instant j'ai juste besoin d’épancher ma peine et de me reposer sur une personne de confiance. S'il y a quelque mois on m'avait dit que je qualifierai Alek de personne de confiance, j'aurais ri au nez de la personne. Et pourtant, me voilà prête à lui avouer que je suis enceinte. Peut-être que je me sens à l'aise pour lui parler parce que je sais que lui aussi, il en a fait des conneries qui bousillent la vie, et je me dis dit qu'il y a des chances pour qu'il comprenne ma panique et pour ne pas qu'il me juge.

Notre amitié n'est pas basée sur du jugement en général. Sauf peut-être la fois où j'ai jugé qu'il n'était pas capable de se faire passer pour l'admirateur secret de quelqu'un de son répertoire. J'aurais sans doute dû m'abstenir ce jour là vu comme cela a finit trois jours après à une heure du matin, puis la conversation on ne peut plus perturbante le mardi suivant. Perturbante et pourtant oh combien agréable. Et puis plus rien, mais à quoi aurais-je pu m'attendre d'autre ? Je suis vraiment trop conne d'être en train de tomber irrémédiablement amoureuse de lui. Pas de jugement, à part la fois où il me jugeait incapable de voler et où je le jugeais incapable de m'apprendre. Mais ce genre de jugement ne compte pas, ce sont juste nos idées débiles.

Lentement je relève la tête vers lui, essuyant mes larmes avec les manches de mon pull trop grand. J'ignore quelle va être sa réaction mais il faut que je me lance, que j'avoue enfin à voix haute ce que j'ai compris il y a plusieurs jours. Je me concentre, ne sachant pas comment dire ça. J'ignore comment présenter la situation. Dois-je lui donner des détails, lui expliquer tout depuis le début ? Ou puis-je mon contenter de parler de la situation de mon utérus ? J'inspire fortement en passant mes mains dans mes cheveux.

-Je suis enceinte, j'annonce d'une voix blanche, sans préambule.

Je m'étonne moi-même d'avoir lâché la bombe de cette façon. Ce constat m'arrache à nouveau quelques larmes et j'accroche mon regard humide à celui du jeune homme en me demandant ce que je vais devenir. Je cherche n'importe quoi dans ses yeux, une réponse, de l'aide, du réconfort.

-Je suis enceinte... je répète lentement en détachant chaque mot tout en fermant les yeux. J'ai un putain d'embryon parasite qui se développe dans mon utérus ! je lance avec plus de force en ouvrant les paupières.

Une de mes mains va agripper le devant de mon pull et je regarde autour de moi, remarquant seulement maintenant que l'appartement est parfaitement bien rangé et propre. Et tout de suite, je m'en veux un peu plus de venir lui parler maintenant alors que ce ménage me prouve bien que plus que des mots qu'il est stressé. Je regarde à nouveau vers lui, je suis stressée aussi, l'idée que tout son futur va se jouer d'ici quelques heures au maximum m'angoisse également. Putains de sentiments. Et putain de connerie.

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Re: It's the start of us waking up, come on [Gaëllek], le Mer 13 Sep - 22:51

It's the start of us waking up
vendredi 29 septembre 2017


Tu ignores son soupir de soulagement et le petit merci qui va avec. Tu t’décales un peu pour lui faire de la place. La proximité n’te fait plus peur maintenant. Tu t’souviens de cette soirée, il y a de cela mille ans il te semble, quand vous discutiez à côté du BB Nixes. T’avais le manque dans la peau tout comme elle ; elle avait ta came dans la main et toi les mains dans les poches. Vous étiez séparés par deux mètres, la largeur de la ruelle, chacun d’votre côté. Méfiants, terriblement méfiants. Elle t’avait proposé de travailler pour toi et tu lui avais ri au nez, parce que tu n’la croyais pas assez bonne pour ça. C’est curieux comment cette soirée peut paraître loin maintenant. En un sens tu regrettes vaguement la liberté que t’avais à c’moment-là. Liberté de n’pas t’attacher. De n’veiller que sur toi-même. Elle te manque cette indépendance, sans pour autant qu’tu ne veuilles effacer les derniers mois. « Je suis désolée… Je sais que c’est pas le jour. » Tu hausses les épaules comme si ça n’avait pas d’importance, même si ça en a. Ni l’un ni l’autre ne sera bercé d’illusions par ce geste désinvolte. « Mais putain Alek… J’ai fait une connerie. Une énorme connerie, du genre de celles qui détruisent la vie. » Ses mots sont des couteaux, des couteaux retournés vers elle. Ils brisent sa voix et tu la regardes éclater en sanglots. T’es désarçonné, tu n’sais pas vraiment quoi faire. Qu’est-ce qu’il s’est passé pour qu’elle s’laisse aller ainsi ? Même avant, même quand elle te proposait de la baiser pour deux grammes cinq de cokes, tu n’l’avais jamais vue pleurer. Tu la regardes sans bouger et sans réagir – bonjour l’handicapé des relations – alors qu’elle se cale la tête contre les genoux. Tu alternes bien égoïstement des petits coups d’œil à l’horloge et des œillades à sa position prostrée. Dix secondes passent, quinze, vingt, avant qu’tu ne fasses un geste.
Ton bras vient s’poser doucement sur ses épaules. Lentement. Tu l’attires un peu vers toi et soupires aussi, en la sentant sursauter à intervalles réguliers sous les sanglots. La chaleur dégagée par la peau de l’étudiante transperce son pull, tu peux la sentir aisément. Y’a pas à dire, t’es gêné, parce que la dernière fois qu’t’as tenu une fille entre tes bras c’était il y a belle lurette et vous étiez toujours plus ou moins en train d’planer. Tu chasses les souvenirs ; à quoi bon les ressasser ? « Bon, tu m’racontes cette grande connerie que t’as faite ou j’vais devoir jouer aux devinettes ? » Le ton railleur de d’habitude n’y est pas, cependant tu retrouves un peu d’contenance en parlant comme ça.
Elle relève finalement la tête vers toi et sa manche balaie ses larmes. T’as envie d’essuyer ce qui reste sur sa pommette mais t’en abstiens au dernier moment. Tu t’détaches lentement, recules sur la place d’à côté. « Je suis enceinte. » Tu la regardes fixement sans réagir, encore une fois. Enceinte.
Enceinte.
Enceinte ?
Une fois la surprise de l’annonce passée tu expires lourdement puis recules un peu. « Bordel de merde… » souffles-tu. Tu n’veux pas en savoir plus pour l’instant, ni quand ni comment elle l’a su. Tu la connais suffisamment pour savoir qu’c’était plus qu’une éventualité. Et il n’faut pas être un génie pour deviner que cette grossesse, elle n’en veut pas plus qu’elle ne pourra l’assumer. Autant d’responsabilités dont Gaëlle rejette l’idée-même.
La blonde s’est arrimée à ton regard, tu l’vois bien, tu décèles aisément le désespoir au fond d’ses pupilles. Pourtant tu n’peux pas à lui donner c’qu’elle recherche et tu secoues la tête, incrédule. Ses paupières se ferment. « Je suis enceinte… J’ai un putain d’embryon parasite qui se développe dans mon utérus ! » Ses yeux se rouvrent déjà et tu secoues légèrement la tête de gauche à droite. « Merci pour l’cours d’biologie accéléré. Putain Gaëlle… ! » Tu t’retiens de lui balancer deux ou trois autres phrases qui n’auraient servi qu’à lui jeter des pierres – totalement inutile. « Ouais, j’vois c’que tu veux dire par grosses conneries… Bordel, comment t’as réussi à faire ça ? » T’agites vite fait une main. « Nan, oublie, j’ai aucune envie qu’tu m’racontes ta vie sexuelle ô combien active. T’es sûre que t’es enceinte ? Et est-ce que t’as la moindre idée de l’identité du père ? » Tu te laisses lourdement retomber sur le dossier, une jambe sur le divan et l’autre pendante. Gaëlle, enceinte ? Faut dire que l’idée est assez perturbante. Surtout quand on pense qu’à l’issue des neuf mois fatidiques, ce n’est plus enceinte qu’elle sera, mais mère. « Et tant qu’on y est, c’est pas moi l’père hein ? » De mémoire tu ne t’es jamais immiscé dans son intimité – mais justement, le problème est là. De mémoire. Il n’y a qu’une seule fois où ça aurait possiblement pu arriver, quand vous avez descendu le mélange de drogues volé dans la rue. Bien qu’tu te rappelles de la majorité de cette soirée-là il y a… Quelques trous noirs. « Et tu peux pas t’faire avorter ? »

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Re: It's the start of us waking up, come on [Gaëllek], le Sam 16 Sep - 14:22

Je me mets à pleurer, effrayée par l'ampleur de ce que je m'apprête à révéler. J'ai peur mais je suis également en colère contre moi-même, en colère contre le monde entier, et surtout, en colère contre cet enfant à naître dont je ne veux pour rien au monde. J'ai honte de pleurer ainsi, de me laisser aller. Je m'étais promis de toujours rester forte face aux autres. Les gens sont beaucoup plus forts que moi mais je m'étais fait la promesse de ne pas les laisser s'en rendre compte. Cela fait bien longtemps que j'ai compris ce qu'il se passerait si je me laissais faire vu mes fréquentations. Les gens ne sont pas fiables, ils me marcheraient dessus sans aucun scrupule. Je n'ai jamais laissé transparaître cette faiblesse à Alek. D'abord parce que lui, avant de se retrouver à la rue, il avait pleinement conscience d'avoir toute autorité sur moi, je suis persuadée qu'il a compris qu'il fut un temps où je le craignais. J'ai changé d'avis lorsqu'il est venu vivre à l'appart et que j'ai pu apprendre à le connaître, mais ce n'est pas pour ça que j'ai osé changer mon mode de fonctionnement. Je sursaute quand il passe son bras autour de mes épaules et m'attire vers lui. Je me retrouve dans une position un peu étrange, très inconfortable mais je ne bouge pas pour autant. Je me contente de me laisser aller sur lui un peu plus lourdement. Pour la première fois depuis longtemps, aussi cliché que cela puisse paraître, je me sens à ma place, avec la bonne personne. Les visage caché dans ses vêtements je me calme lentement en me concentrant sur l'odeur de tabac froid qu'il dégage et aussi étrange que cela puisse paraître, accrochée à Alek, cette odeur est loin d'être désagréable. Il finit par me demander ce qu'il se passe et tout au fond de moi, je trouve enfin le courage de parler, d'avouer.

Il me regarde avec des yeux incrédules avant de jurer. Bordel de merde, ouais, comme il dit, c'était ma première réaction aussi. Alors qu'il ne dit rien de plus, je sens la panique monter un peu en moi et une de nos conversations me revient en tête. Le soir où il est rentré avec le mélange volé, le soir où j'ai été si perturbée par notre proximité, nous avons évoqué une potentielle grossesse. Il y a quelques semaines, l'idée le perturbait. Un sourire fugace traverse mon visage paniqué lorsque je me souviens qu'il m'avait balancé très élégamment que je ne serais « plus aussi... fine ». Sans autre réaction de la part du jeune homme, je reprends mon explication. Je ne relève pas la remarque sur le cours de biologie accéléré.

-Je sais Alek, putain je sais ! je réponds d'une voix étrangement aiguë voyant qu'il se retient d'ajouter quelque chose.  

Je me mords la lèvre quand il avoue que pour le coup, oui j'ai fait une grosse connerie. Je m'apprête à lui répondre d'une façon très peu élégante quand il me demande comment j'ai fait avant qu'il ne me fasse signe de me taire. Il ne veut pas savoir et à vrai dire je n'ai pas vraiment envie d'expliciter ce point. Quoiqu'il n'y a pas grand chose à dire, il n'y a pas cinq mille façons de tomber enceinte. Je ne dis rien face à la réflexion sur ma vie sexuelle trop active selon lui. Je n'ai aucune envie, aucun courage pour me battre contre les remarques peu valorisantes.

Je ferme les yeux face à ses questions. Je veux les éviter mais je dois y faire face, autant pour mon bien-être que pour les explications plus précises que je dois au dealer. Dans le fond, cela me fera sans doute du bien d'en parler, de tout raconter et de dire ce que j'ai sur le cœur. Je sursaute avant de me tourner vers lui, les yeux ronds alors qu'il demande si ce n'est pas lui le père. Je cherche un instant la plaisanterie sur son visage en me disant que ce n'est pas le moment avant de réaliser qu'il est sérieux.

-Mais t'es malade ! Non, non évidemment que ce n'est pas toi ! Jusqu'à preuve du contraire, tu ne m'as pas mise enceinte par ta simple présence dans l'appart.

Je ne pèse pas mes mots et sans doute sont-ils blessants. Je me berce sûrement d'illusions en pensant que vu les circonstances, il ne m'en tiendra pas rigueur. Pourtant, je sais exactement à quoi il est en train de penser. Seulement, même défoncée, je me serais souvenue d'avoir couché avec Alek, je le sais, je le sens. Il m'attire beaucoup trop pour que j'ai oublié. Je souffle longuement avant de reprendre la parole.

-Écoute, depuis mes premières règles je n'ai jamais eu plus de deux jours de retard. Cette fois, cela fait trois semaines. Alors oui, ça me suffit pour être sûre. Et oui, je sais qui est le père, c'est un mec que j'ai rencontré au Fitzgerald et on s'est revus quelques fois. J'ai vu que lui dans l'été, je trouve bon d'ajouter.

Instinctivement, je porte une mèche de mes cheveux à ma bouche pour la mordiller. Peu importe que les cheveux mouillés aient un goût affreux, c'est la seule chose qui me déstresse pour l'instant. Je baisse la tête face à la question de l'avortement. Encore une fois j'ai fait une connerie, foutue paperasse que je déteste faire.

-Tu seras pas vraiment étonné, si je te dis que j'ai jamais fini les papiers pour mon assurance quand je suis arrivée. Et que depuis la dernière fois que je suis allée à l'hôpital, j'explique en agitant ma main gauche, j'ai plus du tout les moyens de payer un putain d'avortement. Alors à moins de faire ça à l'ancienne en me foutant une putain d'aiguille à tricoter, du savon de Marseille ou je sais pas quel mélange dans le vagin non c'est pas possible...

Je recommence à tordre mes mains et avant que les larmes ne roulent à nouveau sur mes joues, je penche la tête en arrière pour la laissant reposer contre le dossier du canapé.  

-Je suis trop conne putain... Qu'est-ce que je vais faire ? je murmure.

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Re: It's the start of us waking up, come on [Gaëllek], le Mar 10 Oct - 18:00

It's the start of us waking up
vendredi 29 septembre 2017


La grande révélation de Gaëlle tombe enfin et tu restes plusieurs secondes la gueule entrouverte, avec une expression oscillant entre celle du poisson hors de l’eau et celle du con fini. Enceinte, enceinte, enceinte, le nom roule dans ta tête dans un roulis écrasant. Gaëlle, enceinte ? Tu finis par réagir en sortant un petit chapelet de jurons, alors que tu peines à réellement croire c’qu’elle dit. En fait ce qui te choque n’est pas tant l’idée d’une Gaëlle avec un putain d’embryon parasite qui se développe dans son utérus pour reprendre ses mots, non, plutôt… C’qui va s’passer après. Une Gaëlle mère, surtout, avec un mioche au bout des bras. Définitivement impossible.
Finalement tu racontes l’évidence, qu’elle a sacrément merdé, pendant qu’une certaine et inattendue colère te prend. C’est con, tu l’sais, mais surtout irrépressible. Colère contre quoi, tu n’sais pas vraiment, juste quey’a cette putain d’envie de mettre un gros coup d’poing à quelqu’un. À qui, Gaëlle, le père, Sam, Trager, toi-même, tu n’en sais rien.

Elle a fermé les yeux quelques temps avant qu’tu t’assures ne rien à voir à faire avec le bébé. Futur bébé. « Mais t’es malade ! Non, non évidemment que ce n’est pas toi ! Jusqu’à preuve du contraire, tu ne m’as pas mise enceinte par ta simple présence dans l’appart. » Tu souffles légèrement en roulant des yeux. Évidemment qu’non, c’n’était pas ce que tu voulais dire. Tu n’ajoutes rien pourtant puisque, l’un comme l’autre, savez de quoi tu parlais. Cette fameuse fois où la tentation d’un mélange volé dans la rue a été plus forte que le manque. Une après-midi aux contours un peu brouillés dans ton esprit et très sûrement dans le sien aussi, vous n’saurez peut-être jamais ce qu’il s’est réellement passé. « Ouais, j’avais cru intégrer… » est ta seule réponse. Mieux vaut abandonner le sujet – de toute manière si ça avait été réellement le cas, à propos de ta paternité, qu’est-ce que ça aurait changé ? Tu n’aurais pas assumé de toute manière.
Gaëlle revient à la charge en balayant ainsi tes pensées. « Écoute, depuis mes premières règles je n’ai jamais eu plus de deux jours de retard. Cette fois, cela fait trois semaines. Alors oui, ça me suffit pour être sûre. » Tu hausses les épaules. Il te reste quelques notions de biologie élémentaires, poussiéreuses et entassées au fond d’ton cerveau, alors ses paroles font tout juste écho dans ton esprit. Pour une fois, tu vas décider de la croire sur parole. « Et oui, je sais qui est le père, c’est un mec que j’ai rencontré au Fitzgerald et on s’est revus quelques fois. J’ai vu que lui dans l’été. » Tu hoches la tête brièvement. Ravivée, la rage inexpliquée au fond du ventre. P’têtre que tu vas faire un tour au bar à Strip tease un de ses quatre – si on excepte le fait que depuis la dernière fois qu’t’y as été sans payer les vigiles ont du mal avec ta tête.

Tu finis par enfin demander si l’avortement est possible. La blonde détruit vite tes espérances. « Tu seras pas vraiment étonné, si je te dis que j’ai jamais fini les papiers pour mon assurance quand je suis arrivée. » Ca commence mal. « Et que depuis la dernière fois que je suis allée à l’hôpital, j’ai plus les moyens de payer un putain d’avortement. » Qu’elle fait en agitait la main gauche. Non, ça n’t’étonne pas vraiment. « Alors à moins de faire ça à l’ancienne en me foutant une putain d’aiguille à tricoter, du savon de Marseille ou je ne sais quel mélange dans le vagin non c’est pas possible. » Malgré la situation tu hausses un sourcil railleur à son intention, clairement amusé par ses propos. « Ouais, tu devrais plutôt essayer du white spirit ou d’la mort aux rats, ce sera plus efficace j’pense. » Du diable sais-tu si elle est sérieuse, en espérant quand même que non…
Et la voilà qui recommence à pleurer. Elle s’laisse doucement glisser en arrière sur le canapé. « Je suis trop conne putain… Qu’est-ce que je vais faire ? »
Contrairement à tout à l’heure, maintenant que tu sais c’qu’il se passe l’envie de l’entourer de tes bras n’est plus présente alors tu restes sagement là, le front vaguement barré par un pli soucieux. Que faire d’un gosse quand on n’peut pas passer par les voies légales et qu’il faudrait quand même éviter les moins légales pour sa propre santé ? « Trouver une putain d’solution à ton putain d’problème. Enfin, d’abord arrêter de t’apitoyer sur ton sort, t’es pas belle avec ton nez et tes yeux rouges. Puis t’as l’air complètement pompette. » Manquerait plus que les flics la pensent en train d’planer. « Écoute, on trouvera bien une solution. Et dans l’pire des cas tu serres les dents neuf mois et t’abandonnes la chose au coin de la rue dès qu’elle est sortie. » Clairement la pire solution à prendre, cela dit la seule qui te vienne à l’esprit pour l’instant.

On toque à la porte. Ton regard est immédiatement magnétisé vers l’entrée, et une vague brûlante de stress te submerge un instant. « Putain d’bordel de merde. Fais chier ! » qu’tu grognes à voix basse. Tu es sur tes jambes en moins d’une seconde et il n’te faut pas plus longtemps pour contourner la table, avant d’te retourner vers Gaëlle. « Bon, ok… On en reparle après s’tu veux, mais pour l’instant tu te comportes comme la gentille et agréable colocataire totalement clean que tu n’es pas, d’accord ? » Tu lui adresses brève oeillade en remerciement avant de te diriger vers les problèmes. C’est en ouvrant que tu as en fasse de toi la désagréable face de rat de ton officier de probation ainsi qu’un homme derrière lui. Un chien est tenu en laisse à leurs genoux, tu lui coules un regard méfiant. Ils entrent rapidement, alors que la voix de Trager résonne déjà dans l’appart. « Eh bah, il s’est trouvé une bien charmante compagnie le voleur. » qu’il dit dès que ses yeux se posent sur Gaëlle. Tu t’mords la lèvre jusqu’au sang pour ne pas répondre, ne pas répondre, ne pas répondre. « Semblait qu’il y avait un autre gars avec qui t’habitais Sagataïev, il est pas là ? » « Non, au boulot. » « Ah oui, lui travaille. J’ai toujours cru qu’le job de vendeur dont tu te vantais était faux, tu sais, mais j’ai été surpris d’apprendre que finalement ce magasin existait vraiment. »
Et ainsi de suite pendant les dix minutes qui suivent – même si, heureusement, les policiers se mettent très vite à faire le tour du propriétaire. C’est en compagnie d’une telle raclure imbue d’elle-même, pathétique et débile qu’on se rend compte que finalement, non, Aleksandr Sagataïev n’es pas aussi chiant que ça. Au moins la raclure t’a permis de continuer ton petit commerce en relative quiétude pendant les quelques mois qui se sont écoulés, c’est déjà ça.
Tu évites de tourner le regard sur Gaëlle quand il observe le divan sous toutes ses coutures – là où t’as passé la majeure partie de ton temps ici. C’est aussi le théâtre de toutes vos défonces, et tu pries pour que l’aspirateur ait été efficace. Apparemment oui puisque l’équipe s’attaque maintenant à la cuisine. Ttu réprimes un soupir de soulagement.

T’aurais pas dû crier victoire si vite. Vraiment pas.
« He, Sagataïev, tu peux m’dire ce que ça fait là ? » C’est Trager qui passe sa tête dans l’encadrement de la porte, avec un putain d’sourire idiot et victorieux collé sur le visage. Dans sa main, un sachet, avec c’qui peut paraître comme du sucre brunâtre à l’intérieur. Mais ce n’est pas du sucre, n’est-ce pas ? N’est-ce pas ?

HRP:
 

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En ce moment...
♦️ Elle est en manque de substances illicites.
♦️ La danse lui manque.
♦️ Elle sait désormais qu'elle a le béguin pour Alek et que ses sentiments pour lui sont en train de se développer.
♦️ L'année scolaire vient de reprendre et elle ne sait toujours pas quoi faire de sa vie après ses études.
♦️ Les cours l'ennuient de plus en plus.
♦️ Elle pense être enceinte d'Aiden et panique.


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Re: It's the start of us waking up, come on [Gaëllek], le Ven 13 Oct - 13:41

Alek me dévisage comme si je venais de lui annoncer que la fin du monde allait avoir lieu dans quelques jours alors que je viens de balancer que je suis enceinte. Sa question me dérange autant qu'elle me surprend. Je n'ai pas pensé une seule seconde qu'il puisse avoir des doutes sur le fait que l'enfant soit de lui. Bien évidemment que non. Je ne sais pas vraiment comment prendre sa réaction alors je ne réagis pas plus que cela face à son soupir et ses yeux qui montent vers le plafond. Je hausse simplement les épaules quand il daigne enfin reprendre sa parole. Encore une fois, je n'ai rien à dire, rien à ajouter, je suis à cours de mots. L'idée qu'Alek soit le père me met mal à l'aise. Je n'arrive pas vraiment à savoir si cela serait rassurant ou bien encore plus effrayant. Avec un pincement au cœur, je penche vers la deuxième solution. Je ne suis pas idiote, je sais bien qu'il fuirait ses responsabilités et cela me ferait plus de mal venant de lui que venant d'un mec que je connais à peine. Je reprends mes explications alors que la pression que je ressens est probablement plus qu'audible dans ma voix. Il ne répond pas quand j'affirme être sûre d'avoir un enfant dans mon ventre. Il n'y a rien à dire de plus. Lui comme moi ne sommes pas médecins, il va falloir se fier à mon jugement pour le coup, c'est tout. Il ne réagit pas vraiment quand je mentionne Aiden, je préfère éviter de dire que le père n'est autre que notre voisin de palier. Ça ne change rien et je suis quasiment certaine que cela foutrait une tension pas possible dans l'immeuble. Je me demande toujours à quel moment j'ai pu tomber enceinte, je suis pourtant persuadée de m'être protéger à chaque fois. Certes parfois on était complètement bourré ou défoncé mais je n'ai pas le souvenir d'avoir pu prendre un tel risque. Et ça me mine, pourtant, les faits sont là, il y a bien une mini vie qui grandit à l'intérieur de moi, telle un alien. Je me sens mal, j'ai le cœur au bord des lèvres. J'ai à la fois envie de continuer cette discussion pendant des heures et de la voir se terminer tout de suite.

Je ne suis pas étonnée quand il me parler d'avorter. C'est toujours ce que l'on propose à une fille qui ne veut pas d'un enfant. J'explique ma délicate situation tout en tentant de ne pas paraître trop pathétique et pourtant je sais que je le suis. Mais mes pensées sont trop loin, trop emmêlées pour que cela ne me gêne réellement. Il y a un sourire étrange qui étire mes lèvres en voyant le sourcil d'Alek se hausser légèrement, voilà enfin une chose habituelle dans cette conversation, ça me rassure, me fait du bien. Ça commençait à manquer sérieusement de sarcasme par ici. Sa remarque m'arrache un rire désabusé.

-Je voudrais éviter crever au passage, je sais bien que je manquerais pas à grand monde mais enfin, je tiens un minimum à la vie, je réponds sur le même ton, celui que l'on peine à comprendre sans savoir s'il est sérieux ou moqueur.

Les larmes m'envahissent à nouveau et je demande désespérément au jeune homme ce que je dois faire. Il est marrant lui, trouver une putain de solution à mon putain de problème n'est pas la chose la plus aisée en ce moment. Puis arrêter de m'apitoyer sur mon sort n'est pas facile non plus. Je suis pas le genre de fille qui assume les conneries qu'elle fait. Je secoue la tête avec un demi sourire alors qu'il me dit que je ne suis pas belle quand je pleure.

-Je t'emmerde, je murmure en passant une main lasse sur mon visage.

Je fronce les sourcils face à sa réflexion suivante. Je pèse rapidement le pour et le contre sans parvenir à me décider. L'idée d'abandonner l'enfant au coin d'une rue me fait frissonner. Serais-je capable d'être aussi cruelle ? Bien-sûr que non. Je peux toujours le garder avant d'accoucher sous X, mais je n'ai pas envie de vivre cette grossesse seule face à mon désespoir. Je m'apprête à répondre quand on toque à la porte. Machinalement, mon regard suit le même chemin que celui d'Alek. La tension monte encore d'un cran dans la pièce alors qu'il jure avant de se lever. On en reparle après oui. Pour l'instant, c'est la liberté d'Alek qui va se jouer. J'essuie les dernière traces de larmes sur mon visage avant de me lever à mon tour sans savoir quoi faire de mon corps.

-Eh Alek, j'appelle alors qu'il est à mi-chemin de la porte, ça va bien se passer.

Je mords ma lèvre inférieure mal à l'aise de voir l'agent de probation d'Alek et son collègue débarquer dans l'appart. Je serre les points quand celui que j'identifie comme Trager lui-même, se met à parler de moi. Je lance un regard vers mon coloc qui se mord la lèvre et d'un coup j'ai envie d'aller à côté de lui et de prendre sa main avant de la serrer fort entre les miennes pour lui montrer tout mon soutien. Je suis de loin l'échange tendu entre Alek et Trager jusqu'à ce que les flics décident qu'il est temps de fouiller les lieux. Le stress m'a également gagnée et mon regard alterne entre l'agent de probation, son collègue et mon ami. Je me tourne vers Alek alors que les flics se dirige vers la cuisine, je peux voir le soulagement sur son visage à l'idée que sa liberté se rapproche de plus en plus. Je me fige quand Trager reprend la parole pour montrer le sachet qu'il vient de trouver dans la cuisine. Un putain de sachet d'un mélange dégueulasse qu'on a pas fini... Mais à quel moment a-t-on été assez con pour laisser traîner ça dans la cuisine ? Surtout après le ménage intensif d'Alek dans la journée. À nouveau mon regard oscille entre les deux hommes. L'un jubile tandis que l'autre peine à réagir. Peut-être est-il temps que j'entre en action ? Que je fasse quelque chose ? Après tout, on est chez moi. L'idée qui me traverse est mauvaise et pourtant c'est la seule qui semble réalisable avec des chances d'aboutir à quelque chose... Je me remémore les anecdotes qu'Alek m'a raconté sur le flic corrompu. Je me dégoûte, mais avec lenteur je retire mon pull me retrouvant ainsi vêtue d'un débardeur qui ne cache pas grand chose mon anatomie. D'un pas décidé je m'avance vers le flic avant d'attraper le sachet tout en effleurant sa main, mimant la surprise.

-On peut peut-être s'arranger non ? je propose en passant ma langue sur mes lèvres. Si on laissait votre collègue fouiller la cuisine et on allait voir vers les chambres ?

Son regard lubrique me dérange mais je le supporte tant bien que mal en réprimant un frisson. Je m'attendais presque à ce que ça ne marche pas, à ce qu'il me rit au nez. Mais contraire, il fait un signe de tête à son collègue avant de me suivre. J'évite de regarder Alek alors que je passe devant lui pour prendre la direction de ma chambre. Sans préambule, je m'agenouille devant le flic avant de m'attaquer à déboutonner son pantalon pour faire la chose que je vais le plus regretter dans ma vie. Quelques minutes et soupirs de plaisir plus tard, Trager referme son pantalon avant de tendre la main pour que je lui rende le sachet.

-J'me demandais quelle genre de conne pouvait bien apprécier Sagataïev à c'point, visiblement, une conne qui sait bien se servir de sa bouche, lance-t-il en sortant de ma chambre. Au fait, ça n'figurera pas sur le rapport, ajoute-t-il en glissant le sachet dans sa poche.

Sans attendre je me lève à mon tour pour me diriger vers la salle de bain où je me rince longuement la bouche avant de me passer de l'eau sur le visage. Une fois fait, je retourne dans le salon où les hommes sont en train de parler. Sans un mot, je renfile mon pull avant de m'asseoir sur le canapé et d'enrouler mes jambes de mes bras, consciente que désormais je ne peux plus rien faire et que les flics se fichent de ma présence. Je me dégoûte mais j'ai espoir d'avoir aidé Alek à retrouver sa liberté.

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Re: It's the start of us waking up, come on [Gaëllek], le Ven 13 Oct - 23:38

It's the start of us waking up
vendredi 29 septembre 2017


Ta petite raillerie sur la mort aux rats et le white spirit ne la laisse pas indifférente et y’a un p’tit sourire qui se dessine sur ses lèvres. C’est déjà ça, elle sourit. « Je voudrais éviter de crever au passage, je sais bien que je manquerais pas à grand monde mais enfin, je tiens un minimum à la vie. » Mieux que sourire, elle réplique ! « Arrange-toi pour doser les quantités et ça passera nickel, j’t’assure. Pas besoin d’clamser pour ce bébé. » Tu ferais, définitivement, un gynécologue de rêve.
La tête de Gaëlle bascule contre le divan, cette fois non pas à cause d’une quelconque substance illicite mais par désespoir. Tu la secoues un petit peu même si ça n’lui plaît pas spécialement. Oui, tu le sais, t’es un con imbuvable, un incroyable mec sans cœur, le pire connard que la terre ait jamais porté. C’est un rôle porté en l’assumant. « Je t’emmerde. » chuchote-t-elle en passant une main sur son visage. Vous parlez ensuite d’avortement, option la plus simple à ton sens, cependant il semblerait que la camée paie aujourd’hui sa désinvolture passée. Plus d’sous, pas d’assurance, un passage à l’hôpital presque impossible. La solution que tu proposes ensuite ne la satisfait pas non plus, cela dit c’est peut-être c’qui pourrait bien se passer. C’est triste, sans doute. Un bébé d’plus qu’on traînera à l’adoption, s’il ne meurt pas d’froid d’ici le temps qu’on le retrouve. Un gamin qui grandira sans connaître ses parents. Peut-être qu’il finira dans les foyers, qui sait.

Les coups frappés à la porte balaient instantanément tes préoccupations et ramènent aux devants de la scène celles liées à ta liberté. La peur bat comme un second cœur dans ta poitrine, l’appréhension gorge ton sang, tu dois forcer le train de tes pensées à s’remettre en marche. Tu t’avances jusqu’à l’entrée pour t’arrêter à mi-chemin. « Eh Alek… ça va bien se passer. » Tu n’te retournes pas. Tes dents s’écrasent sur tes lèvres et tes poings se serrent, brièvement. Ouais, ça va bien se passer. Espérons-le Gaëlle, espérons-le.
La gueule de Trager et d’un autre policier apparaissent dans l’encadrement d’la porte, ainsi que le museau d’un chien à leurs pieds. Tu renifles, les laisses passer, écoutes sans broncher les remarques de ton agent de probation, comptes les minutes jusqu’à leur départ. Ils passent l’appart au crible fin pour trouver, semble-t-il, la moindre preuve contre toi. Tu l’sais pour l’avoir déjà vécu en prison. Le gardien qui retournait ton lit et tes quelques affaires pendant de longues minutes, son air presque déçu de n’rien trouver. De retour sept mois en arrière. Sauf que, contrairement à l’autre fois, aujourd’hui tu n’as pas été assez attentif. Le grand ménage effectué n’a pas suffi. La main de Trager s’est posée sur un sachet négligé, tu n’sais même pas comment il a pu t’échapper, tu t’en fous. Ce sachet, il l’agite sous ton nez avec un sourire malveillant collé aux lèvres. La panique envahit ton cerveau et t’paralyse totalement.
Et tu restes de marbre, alors que sa bouche remue. Qu’est-ce qu’il a dit, bordel, hein ? Les mots t’échappent. Tu n’as pas écouté. Il n’y a plus que ces quelques grammes de crime en poudre et toi.

C’est sans doute pour ça, trop sonné pour bouger, qu’tu ne réagis pas tout de suite quand une chevelure blonde te frôle pour continuer jusqu’à Trager. Et ces mots-là résonnent dans ton crâne avec la force d’une massue. « On peut peut-être s’arranger non ? Si on laissait votre collègue fouiller la cuisine et on allait voir les chambres ? » T’as à peine le temps de comprendre, enfin, que l’officier a déjà posé ses mains sur celle de Gaëlle, pour remonter lentement sur son bras. La colère succède alors à la surprise et tu n’as qu’une envie, foutre ton poing sur son gros visage rougeaud. Le mettre à terre, asséner trois coups de talons dans son nez et deux autres dans ses parties pour les empêcher de se fourrer là où elles en crèvent d’envie.
Et pourtant tu n’fais rien alors qu’il accepte, tu n’fais rien quand ils passent devant toi. Tu t’recules au dernier moment avec le dégoût collé aux lèvres, en jetant un regard de protestation à Gaëlle. Arrête, arrête tout de suite, laisse-le partir c’connard. Mais la fille ne te voit pas, elle a les yeux rivés sur sa chambre. Au contraire d’elle Trager aperçoit ta moue et affiche brièvement un petit air vainqueur. On pourrait presque l’entendre penser – un spectacle encore plus réjouissant que prévu. « T’as vraiment bien choisi ta pute, Sagataïev. » qu’il te souffle en passant. Tes ongles s’enfoncent dans tes paumes pour ne pas les planter dans sa chair. Ne. Pas. Frapper.
Putain qu’c’est dur.

Tu lâcherais bien un grondement sourd, mais ç’aurait été sans compter la présence de l’autre – Peters, comme t’as cru l’entendre tout à l’heure. Il est présent dans l’encadrement de la porte les bras croisés et te dévisage, mi-dégoûté mi… Compatissant ? Tu n’dis pas un mot. Après tout, il va continuer d’fouiller dans les moindres recoins de ta vie actuelle non ? « Vous en faites pas pour votre p’tite amie, ça dure jamais longtemps avec lui. » Son air dégoûté t’indique clairement que ça n’doit pas être la première fois qu’on corrompt l’homme si facilement – tu n’es, curieusement, pas plus surpris que ça. Pourtant tu secoues la tête. « Nan, laissez tomber. » Tu ne relèves pas le petite amie, c’est plus facile à faire passer que cliente redevable. « Ca j’en doute. » Tu hausses un sourcil surpris à son attention. Et merde, qu’est-ce que l’autre veut encore ? « Pardon ? » Peters claque la langue, agacé, puis sourit vaguement. « J’obéis toujours à mon coéquipier Trager, vous savez. Question de hiérarchie. Et c’est toujours lui qui s’fait plaisir… » Y’a un rire nerveux qui te serre les tripes. Lui aussi veut passer à la casserole ou quoi ? L’est pas marqué gigolo sur ton front. « Ne vous méprenez pas, je préfère la compagnie de ces dames. » Tu t’appuies contre le mur et croises les bras. Ton regard file vers la chambre de Gaëlle et tu sers les dents. Non. Il n’en est pas question. Tu soupires et, en observant Peters, tu finis par comprendre que ta coloc ne l’intéresse en rien. « Combien ? » « 150 dollars. » Tu t’retiens de lever les yeux au ciel en constatant que celui-là n’est pas mieux que ton agent d’probation. Cela dit tu hoches la tête lentement en te dirigeant vers ton sac. Il va falloir débourser une partie d’l’argent liquide gardé pour, soit partir et refaire ta vie, soit trouver un nouvel appart à Austin. Ça n’te plait pas plus que ça mais faut dire qu’on ne te laisse pas trop le choix.

Toujours adossé au mur près de la fenêtre, pendant que Peters vérifie la chambre de Sam, tu n’as pas fait grand-chose de plus après qu’il ait empoché l’argent. Sinon attendre qu’il en ait fini. Au moins t’es-tu persuadé que, sur c’coup-là, il y avait peu de chance pour qu’on trouve quoi que ce soit chez le mannequin. Quand l’antre de la seule fille de l’appart s’ouvre, ton regard s’y accroche automatiquement. L’homme en ressort seul avec un air satisfait sur le visage et la main dans la ceinture. Ceinture que tu aimerais bien défaire et utiliser pour lacérer la face du bâtard. « C’était… Instructif. » Tu grognes sans pouvoir t’en empêcher. « Elle est où, Gaëlle ? » Il se lèche la lèvre supérieure, juste au moment où tu vois ladite Gaëlle traverser le couloir tête baissée jusqu’à la salle de bain. « Elle se remet sûrement de ses émotions, qu’est-ce qu’elle en a vu des choses… » « Sale petit couillon. » Il hausse les sourcils –doit probablement pas parler russe – puis se concentre vers son coéquipier qui vient d’arriver. Tu lui jettes un regard neutre en sachant pertinemment qu’il ne dira rien de votre petit arrangement. Ils parlent ensuite entre eux comme si tu n’étais pas là et ça t’arrange très bien.
Il ne faut pas beaucoup plus de temps pour que la blonde revienne près de vous en se blottissant dans le canapé. Tu refuses de montrer plus de colère que ce qu’il n’y a déjà, pas devant Trager qui n’attend que ça, mais t’as les mains tremblantes. Tu n’dis plus un mot jusqu’à ce que les deux officiers partent, et écoutes stoïquement les derniers mots du chef du duo. « C’est OK pour nous, Sagataïev, pointe-toi lundi prochain au commissariat comme prévu pour enlever ton petit bijou et qu’on règle les derniers papiers. » Tu hoches la tête brièvement avec l’éclair d’un sourire sur les lèvres. « N’sois pas si soulagé que ça, t’as de la chance que ta p’tite amie soit douée de ses doigts. Entre autres. » C’est limite si tu n’les fous pas dehors. Tu claques la porte derrière eux sur un « Profites-en. »
Tu t’diriges à pas rapides vers le divan et t’accroupis juste devant Gaëlle, en essayant plantant tes yeux dans les siens. « Eh, ça va ? Trager, il t’a rien fait ? Enfin j’veux dire… Putain j’te jure j’vais l’écorcher vif. J’vais l’écorcher vif et accrocher sa peau au mur. Il va l’payer… » Tu tapes du poing mais, écrasé sur le tissus, il rebondit mollement. Tu t’assieds par terre en t’adossant à la table basse, juste derrière toi. « Puis y’a l’autre con qui m’a volé 150 boules aussi. Bordel… » Tu secoues la tête. Tu devrais être plutôt soulagé que ça se soit assez bien passé, non ? Et pourtant. Et pourtant. « Qu’est-ce qui t’a pris aussi de… Pourquoi… » Tu n’finis pas ta phrase. Bien sûr que tu sais pourquoi elle l’a fait.
Le silence s’installe pendant quelques secondes durant lesquelles vous êtes chacun plongé dans vos pensées. Tu n’sais pas quoi faire. Tu ne veux rien faire, parce que la moindre de tes actions n’apportent que la merde autour de toi.
Tu finis quand même par te relever à moitié, pour t’asseoir plus confortablement à côté de Gaëlle. L’appartement est bien vide comme ça. Toute présence semble l’avoir déserté. Le temps s’est figé.
Tu ramènes doucement la fille à côté d’toi, plus proche, comme tout à l’heure, bras sur l’épaule. Peut-être est-ce plus naturel maintenant, alors que ton cerveau s’est mis en pause et que ce geste n’était pas vraiment commandé. Quoiqu’il en soit, tu la tiens tout contre. Y’a ses cheveux qui te chatouillent la joue. Un parfum léger, très léger, à s’demander si ce n’est pas ton esprit usé qui l’invente. La chaleur de son corps. Vos respirations calquées au même rythme. « Merci. »

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So in our veins, it runs mud blood. We take all kinds of drugs, it's our way to pretend that we enjoy the life we've got.
mud blood

It's the start of us waking up, come on [Gaëllek]

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