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[Flashforward] I can't help falling in love with you... [Swederic]


Swann Eberhart
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Dancing on my own ❥ Lou
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Et tu danses ❥ Chani
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Bloc notes :


EN CE MOMENT :
● Elle est enceinte de 3 mois.
● Elle vient de lancer officiellement son studio et sa compagnie de danse. Elle est chorégraphe et sa meilleure amie Lily est prof.
● Elle et Fred son séparés. Elle pense que c'est mieux ainsi même si elle l'aime toujours.
● Elle danse avec Lou de temps en temps.
● Elle a fait un road trip en Argentine pendant le mois de juillet. Elle en est revenue plus apaisée.
● Elle s'est acheté un loft et prend plaisir à le décorer.





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DERRIÈRE L'ECRAN
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[Flashforward] I can't help falling in love with you... [Swederic], le Mar 5 Sep - 17:51


Fin octobre 2017.

C’est le moment du premier gala. Une façon de faire connaître la compagnie et le studio de danse. Une date importante. Le retour devant les médias, le retour devant le public. Je n’étais plus montée sur scène depuis ce soir de septembre 2013, où tout s'était arrêté, où Thomas m’avait brisée en deux comme une vulgaire poupée. Cette fois, Lily serait côté scène, à mes côtés et se retrouver à faire tourner nos vies autour de la danse nous avait fait du bien. Pendant presque trente ans nos chemins avaient toujours été liés, s'écartant parfois avant de se retrouver à nouveau ce soir.
Les nausées m’avaient enfin laissé tranquille depuis quelques semaines et mon ventre s’était arrondi. Je me sentais en pleine forme, pleine d'énergie et heureuse. Je venais d’entamer le cinquième mois, le bébé allait bien et j’avais fait la moitié du chemin avant que ce mini-nous vienne embellir notre vie. Du moins, ma vie, car Frederic n'était encore au courant de rien. Dans quelques heures à peine, si Fred avait accepté l’invitation, il serait là, il saurait enfin. Peut-être était-ce là le véritable enjeux de cette soirée.

Nous ne nous étions pas revus, ni même rappelés mais ça ne m’étonnait pas. Nous le savions au moment où nous nous étions dit au revoir. Cela aurait sans doute été trop difficile de garder contact, nous ne nous étions pas quittés parce qu’on ne s’aimait pas, bien au contraire. Se voir n'aurait fait que remuer le couteau dans la plaie.
Je sentais le bébé bouger depuis une dizaine de jour et la première fois que c’était arrivé, j’avais regretté que Fred ne soit pas là pour partager cette émotion-là. Et de plus en plus souvent, les jours passant, l’idée de l’appeler ou de lui proposer un rendez-vous m’était passé par la tête. J’avais voulu préserver le bébé, me préserver aussi, mais si je me trompais ? Si au final, le meilleur choix, ce n’était pas d’être ensembles tous les trois ? Au moment de mon retour d’Argentine je n’avais rien dit pour ne pas nous pousser à retomber l’un dans les bras de l’autre, pour éviter d’essuyer un autre échec qui semblait alors inévitable. Ça me paraissait si loin pourtant l’Argentine à présent, la Swann d'avant ce voyage était bien loin et celle du retour avait continuer d'avancer, de grandir, de mûrir. J’avais l’impression de me métamorphoser. Bien que ce soit une période pleine de changements et de bouleversements, la grossesse m’avait apporté une certaine sérénité.


Côté travail, c’était également une jolie réussite pour un début. Les cours étaient pleins, les danseurs travaillaient d’arrache-pied sur les chorégraphie. Je prenais un énorme plaisir à créer, à orchestrer tous ces talents et j’étais fière. D’eux, de Lily, de moi. Être enceinte ne m’empêchait pas du tout de danser. C’était d’autres sensations, comme si bébé lui aussi était de la partie. Je prenais le temps de m'écouter, de l'écouter et de vivre. J’étais si épanouie dans mon art que j’avais surpris Lily en annonçant qu’au gala de l’automne, j’allais danser. Et depuis, en cachette, je préparais un numéro sur une chanson qui comptait énormément pour moi.
Je ne peux pas évoquer la compagnie et le studio sans que ma mère reste hors du tableau. Alors qu'elle tentait encore une fois de s'en mêler et que l'ambiance entre nous virait à l'orage, c’est Aaron, le comptable que j’avais engagé il y a quelques mois qui était intervenu. Lui et moi nous étions rapprochés lors de cours de danse que je lui donnais. Il était un jour venu me voir, discrètement, me demandant si je pouvais lui apprendre quelques pas pour pouvoir faire danser sa femme lors du renouvellement de leurs vœux. Touchée, j'avais accepté sans hésitation.
Il avait été l’un des premiers à deviner la bonne nouvelle alors qu’on s’entraînait sur une valse. « C’est pour quand ? » « De ? » « Le bébé. » Je lui avais lancé un drôle de regard après m’être arrêtée. « Pardon, je me mêle de ce qui ne me regarde pas… » « Non ! Je suis juste surprise, vous êtes le premier à l’avoir remarqué. » Il avait souris tout fier de sa performance et j'avais enfin répondu. « Pour le moi de mars » Après avoir échangé un sourire, nous avions repris notre danse.
Ma mère, cependant, n’avait pas oublié l’affront du comptable. Elle avait entrepris de le faire virer, le piégeant de façon grossière mais j’avais pris la défense d’Aaron. Je ne sais pas ce qui s’est passé après ça, mais il semblait différent ce soir-là alors qu’on s’apprêtait à répéter. « Est-ce que tout va bien ? Je vous ai vu avec ma mère… » « Je vais te présenter ma démission dès lundi Swann. » J’avais froncé les sourcils, sans rien comprendre. « Mais non ! Elle vous a piégé mais je vous fais confiance. Elle restera à distance je vous le promets. » Et je me souvenais les avoir vu discuter plus tôt dans la journée. « C’est quelque chose qu’elle vous a dit ? Si elle vous a menacé, vous devriez m’en parler ! Mais je refuse que vous démissionniez… Il en est hors de question ! » Et après avoir échangé un regard, sans être certaine de l’avoir convaincu, on avait dansé mais comme le cœur n’y était pas, nous avions fini par nous installer à même le sol pour grignoter un morceau comme on en avait pris l’habitude. « Le papa doit être fou de joie ! » J’avais baissé les yeux. « Il ne le sait pas… » Aaron faisait office de figure paternelle, il avait pris aussi bien Lily que moi sous son aile, il veillait sur nous et c'est ce qui expliquait sans doute le besoin de me justifier. « On s’aime mais ça ne fonctionne jamais… On finit toujours par revenir l’un vers l’autre mais on s’abîme et on souffre à chaque fois… Je ne voulais pas le forcer à être là, je voulais pas qu’on se remette à nouveau ensemble pour le bébé et qu’on se déchire à nouveau. Je voulais le préserver… » avais-je conclu en passant une main sur mon ventre arrondi. « Vous avez des enfants ? » Son regard avait été étrange à ce moment-là, j'avais eu peur d'avoir été trop curieuse mais il avait fini par murmurer un « oui » avant de se racler la gorge et de reprendre. « En réalité, je viens d’apprendre que j’ai une fille… » Je ne cachais pas ma surprise devant une telle révélation. Je comprenais pourquoi il avait eu l'air distrait jusqu'à présent. Je réalisais que ma situation devait d'autant plus le toucher. « Sa mère a gardé le secret toutes ces années… » « Je vous demande pardon. Je ne voulais pas être si indiscrète. Je dois avoir l'air aussi égoïste que cette femme... » Il posait une main sur la mienne et souriais l'air rassurant. « Je ne disais pas ça pour toi. Swann, tu as tes raisons et je crois que je peux les comprendre mais j’ai été à la place de cet homme… J’aurais aimé avoir le choix d’être là ou non. Et j’aurais été là, je te l’assure. » Je baissais les yeux. « Lily m’a dit la même chose. » « Elle est de bon conseil… » « Je sais… » J’avais marqué une pause. « Vous allez lui dire ? » « A ma fille ? » « Oui… » « Je ne sais pas… Est-ce que j’ai le droit de venir bouleverser sa vie comme ça vient de bouleverser la mienne ? » Je haussais les épaules. « N’importe quelle fille aimerait avoir un père comme vous. Moi j’aurais aimé… » et je n’avais pas réalisé ce jour-là la portée de mes mots parce que je ne savais pas que la fille dont Aaron venait de me parler, c’était moi.


Deux jours plus tard, soit une semaine avant le gala, j’avais annoncé ma décision à Lily pendant qu’on avalait un repas sur le pouce entre deux répétitions. « J’ai envoyé une invitation à Frederic. » Elle s’était arrêtée juste avant d’avaler une nouvelle bouchée. « Okay… C’est trop tard l’invitation est envoyée mais, t’es sûre ? » Pas de jugement dans sa voix, je la voyais surtout s’inquiéter pour moi et ça me touchait, mais j’étais sûre de moi. « Aaron et toi avez raison… Il a le droit de savoir. S’il a envie d’être là, je ne peux pas lui voler tout ça… » Elle esquissait un sourire. « C’est bien que tu aies décidé de ne plus choisir pour lui… » J’avais confirmé d’un signe de tête. « Pas de pique ? Pas de critique de Frederic ? Pas de tentative pour me raisonner ? » la ballerine avait repris. « C’est bien pour le bébé. Fred est peut-être un gros boulet en matière de relation de couple et crois moi que ça m'arrache la gueule de dire ça, je crois qu'il pourrait être le genre d'homme à être papa complètement gaga. C'est surtout pour toi que je m'inquiète, est-ce que ça ira ? » « Je crois que oui. Je l’aime. Je l’aimerai toujours. Je ne vais pas mentir, si on arrivait à se retrouver, si on pouvait réussir à trouver un équilibre, alors je serai vraiment heureuse. Mais je ne l'ai pas invité pour ça, seulement pour le bébé. S’il n’en est plus là, si c’est en « amis » qu’on doit élever ce bébé s’il décide d’être là pour lui, alors ça ira aussi. Je crois que je suis assez forte pour ça maintenant. Je veux juste que ce bébé ait la chance de connaître son papa s’il en a envie. » avas-je conclu avec un air déterminé. « Il voudra être là. » « J’espère. S'il coupait les ponts après ça, c'est sans doute le pire scenario qui pourrait arriver. La réaction de sa part qui me ferait le plus mal. » « ça n’arrivera pas. Je ne me trompe jamais, pas vrai ? » « Ouai… presque jamais. » avais-je concédé avec un sourire en coin.  


Jour J.

J’aimais l’agitation dans les coulisses, les danseurs et les danseuses qui s’échauffent, qui enfilent leur tenue de spectacle. Les gens étaient venus nombreux. Très nombreux. J’espérais que le spectacle soit à la hauteur de leur attente et de leur curiosité. La nervosité s’était emparée de moi, j’allais danser ce soir. Juste avant le clou du spectacle.
J’avais tentée d’apercevoir le public, d’y reconnaître le visage de Fred mais c’était mission impossible au milieu de tous ces gens. Quand Lily était passée me voir dans ma loge, je l’avais interrogé du regard et avant même que je pose la question, elle avait répondu. « Non, je ne sais pas s’il est là. Désolée. » J’avais soupiré, nerveuse. S’il venait ce soir, ça voudrait au moins dire que je comptais encore un petit peu. Qu'il ne me détestait pas. Qu'il m'aimait encore ? Ce serait toujours ça de prit en tout cas, une preuve que nous n'étions pas redevenus des étrangers. « Mais ça va commencer, on a besoin de madame la directrice pour lancer le spectacle. » J’avais pris une grande inspiration avant de souffler pour essayer d’évacuer le stress avant de quitter la loge. Dans ma robe blanche de soirée, assez ample, on devinait mon ventre arrondi sans que ce soit trop évident. Je redoutais la presse plus que le public. Elle serait au premier rang à me scruter, guettant le moindre signe de faiblesse, le moindre faux pas. Cette presse qui ne m’avait pas épargné après ce qui s’était passé venait vérifier si ce qu'on racontait était vrai : le cygne se prenait pour un phénix et tentait de renaître de ses cendres. Tout ça me faisait peur mais je n’étais plus à New York, Thomas était hors d’état de nuire et tout se passerait bien.

J’étais montée sur scène et plus à l’aise que je ne l’aurais imaginé, j’avais présenté la compagnie sans m’éterniser pour ne pas ennuyer les spectateurs pour autant. J’avais ensuite pris le temps de remercier ceux et celles qui avaient contribué à la création de la compagnie ainsi que les danseurs, les professeurs et les élèves. Les projecteurs m’éblouissaient trop pour que je puisse distinguer les visages dans la salle bien trop grande et je me demandais si Fred était là quelque part. Je l'espérais. Je remerciais une dernière fois l'assemblée et souhaitais un bon spectacle avant de me retirer en coulisse pour me changer et m'échauffer tout en gardant un oeil sur ce qui se passait sur scène. J'étais toujours aussi nerveuse mais bébé se faisait sentir et ça me donnait le courage. Le courage de surmonter mes peurs. Je pouvais le faire. Tout irait bien ce soir. Je voulais y croire.

___________________
On y était presque. Ces jours qui nous caressent. On y était presque mais ce n'était jamais qu'une histoire à peu près. Est-ce qu’on arrive un jour au bout de toutes les choses ? Tu es devant moi mais tu gardes les lèvres closes. Nos jours ont moins de lumières, ils s'épuisent avec nous. Et là devant, je ne vois rien, à part la fin de tout
Frederic Douglas
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Bloc notes : EN CE MOMENT :
- Swann et lui, c'est finit
- Il songe à changer de boulot
- Il voit ses parents très très souvent
- Il game de moins en moins
- Sa vie est comme en transition

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π Que la force soit avec moi π

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DERRIÈRE L'ECRAN
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Re: [Flashforward] I can't help falling in love with you... [Swederic], le Mer 13 Sep - 3:52


Frederic était toujours à l’université. Ayant officiellement stoppé l’enseignement, il passait la majorité de son temps enfermé dans le petit local du département informatique. La majorité de son temps; ce n’était pas un euphémisme.

Pouvoir s’expliquer avec Swann, ça l’avait apaisé, un peu. Ça lui avait retiré cet arrière-goût de regrets et d’inachevés du fond de la bouche. Mais ça n’avait rien changé à tout le reste. L’ennui, l’impression d’être resté trop longtemps en inertie. Swann était venu récupérer ses affaires, mais ça n’avait vraiment rien changé. Pas les premières semaines, pas le premier mois.
Il était allé chez ses parents après qu’elle soit parti. C’était imprévu. Ils l’avait reçu sans interrogatoire. Sa mère avait mis dans des plats le repas qu’elle avait prévu pour deux, avait plutôt fait réchauffer un gratin au four pour les accommoder, pour qu’ils puissent tous bien manger. Puis ils avaient joué aux cartes. Frederic était rentré chez lui et ce n’est que là qu’il avait pleuré, un tout petit peu. C’était la vision de ce garde-robe atrocement vide vous voyez.
Mais il s’était vite rattrapé. C’était terminé. Et maintenant il fallait tourner la page. Comme il l’avait toujours fait.

Le travail, son échappatoire inattendu. Il avait été visiter un studio de jeux vidéos la semaine suivante. Aurait sûrement, normalement, eu l’excitation d’un gamin, mais ce ne fut pas vraiment le cas. Les mains dans les poches, l’air attentif, il suivit le guide au travers des bureaux. Non, ce ne serait pas ici. Cette grande aire ouverte à l’apparence trop éclatée. Frederic, il avait pensé pourtant, quand il était à l’université, que créer des jeux vidéos, c’était le rêve absolu. Les rêves changent, visiblement.
Il ne voulait pas n’importe quoi. Il restait relativement bien à l’université. Dans la tranquillité, avec juste ce qu’il fallait de responsabilité. Il n’était même pas exactement certain de pourquoi il avait ce fond d’envie de changer de métier, grandissant au fond de sa paresseuse personne. Mais il avait commencé à regarder. Pas dans les annonces de journaux ou sur les sites officiels. Frederic, il se montrait étrangement sélectif. Recherchant par lui-même les compagnies susceptible de l’intéresser. Se mettant à niveau sur leurs projets, leurs concepts. Il avait replongé dans toutes les nouveautés de l’industrie avec une étonnante facilité, étudiant autodidacte des internets pour le peu qu’il avait à rattraper.
Il finirait par trouver, il n’était pas pressé.
En attendant, être seul chez lui ne cessait pas tout à fait de le déprimer.

Ça lui avait fait drôle, quand il avait vu reçu l’invitation. Ça avait remué quelque chose qu’il s’efforçait d’enterrer.
Il y avait eu quelques articles au sujet de la compagnie de danse de Swann, forcément. Frederic ne les avait pas lu. Il évitait, il esquivait. C’était comme ça pour lui, quand une relation était terminée. Il avait beau être incapable d’exprimer clairement ses sentiments, ces derniers avaient tendance à coller très longtemps et à être difficile à réprimer, à vraiment oublier.
Il avait lu l’invitation debout dans l’entrée, tentant de la relayer au rang de courrier banal. Puis il l’avait posé sur la table du salon, comme quelque chose de porteur d’une malédiction, espérant qu’elle disparaisse d’elle-même au courant de la semaine.
Ce qui n’était pas arrivé.
Bien en évidence dans son enveloppe colorée, il l’avait croisé tout les matins avant de partir travailler. Ça avait été une semaine chargée pourtant. En plein milieu de session, les bris pullulait dans l’université. Et puis il avait eu cette rencontre avec le directeur de ce centre de recherches. Ils avaient reçu le financement pour pour lancer de tout nouveaux travaux, au début de l’année. L’expansion de l’utilisation de robots dans le secteur de réhabilitation de l’Austin State Hospital. C’était ce qu’ils faisaient, les technologies de pointe dans le domaine médical. La charte de projet était en train d’être montée, mais ils cherchait encore certains des membres de leur équipe. Une petit équipe, un effectif réduit, le but n’était pas de se disperser. Lui et le directeur s’était entendu pour se rencontre de nouveau la semaine suivante, en compagnie du QP du projet cette fois. Frederic, il ne s’était pas forcément senti emballé, mais quelque chose lui avait soufflé que voilà, c’était ça. Ce qu’il cherchait, l’endroit où il serait bien.
Malgré ça, en rentrant le soir, l’enveloppe était toujours là.

Le jour J, il avait hésité.
Ce n’était peut-être pas une bonne idée de la revoir.
Il avait tout de même finit par enfiler son unique habit bleu foncé avant de se diriger vers l’école de musique, vers le fameux gala.

Il s’était senti idiot à peine arrivé. Qu’est-ce qu’il faisait là ? Elle ne l’avait probablement invité que pour la forme, par politesse. Non, ce n’était définitivement pas le genre de Swann. Mais elle ne s’attendait sûrement pas à ce qu’il soit là, si ? Et si ce n’était que de la politesse, et si elle l’évitait à la sortie ? Et si ils ne savaient plus quoi se dire, n’avaient plus rien à se dire ? Au fond, Frederic n’avait pas totalement envie de savoir si la page était vraiment, définitivement tournée.
Mais il ne se défila pas. Avec un air mal-à-l’aise il avait acheté un billet, avait pénétré dans la salle, pas vraiment en avance. C’était rempli de parents, de famille, de tantes et de cousins, de gens accompagnés. Il avait du déranger trois ou quatre personne pour s’asseoir, bien à l’arrière de la salle. Il serait allé dans un petit recoin si il en avait eu la possibilité, toujours incertain de si sa présence ici était justifiée. Pfffff, c’est qu’il se trouvait pénible à trop penser.
Les lumières de la salle s’éteignirent. La foule commença tout de suite à applaudir, avant même qu’un seul bout de soulier n’ait fait son apparition sur la scène. Frederic suivit le bal, un peu mollement. Et, bêtement, il fut surpris de la voir apparaitre sur scène.
C’était elle qui ouvrirait le spectacle pourtant, il aurait dû savoir. Mais ça faisait tellement longtemps. Dégageant presque un halo dans sa robe blanche, suivie par le follow spot installé tout en haut, Swann lui apparu et il … fronça les sourcils. Avait-elle pris du poids ? Elle lui semblait plus rondelette. Instinctivement, il baissa le regard vers son propre ventre. Les ruptures, les séparations, les chagrins, ça avait parfois une mauvaise influence sur le maintient du poids. Mais non, lui n’en avait pas pris, ridicule de vérifier, il s’était méticuleusement pesé. Chaque semaine passées, comme ça son habitude. Il releva le regard vers la brune. Ça ne lui allait pas forcément mal, mais … Ça ne lui ressemblait pas. Peut-être que c’était le stress de l’ouverture du studio, de la compagnie … Frederic se trouva bête de rester aussi superficiellement accroché à ce détail, alors que la voix de Swann défilait dans la salle sans réussir à capter son attention. Sinon aux derniers mots prononcés. Quelque chose comme « Merci encore une fois de votre présence ce soir, bla bla bla … Maintenant, place aux danseurs ! » La foule se mit à applaudir, ça le fit presque sursauter. Il se joignit à eux, rendu inutilement nerveux par ce changement d’apparence chez la brune. Brune qu’il suivit d’ailleurs du regard jusqu’à ce qu’elle soit définitivement disparue en coulisse.
Puis il croisa les mains devant lui après avoir jeté un bref coup d’oeil à sa montre. Très honnêtement ? Il n’était pas vraiment un amateur de danse. Son truc à lui, c'était plutôt les danseuses, les ballerines.

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Swann Eberhart
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● Elle est enceinte de 3 mois.
● Elle vient de lancer officiellement son studio et sa compagnie de danse. Elle est chorégraphe et sa meilleure amie Lily est prof.
● Elle et Fred son séparés. Elle pense que c'est mieux ainsi même si elle l'aime toujours.
● Elle danse avec Lou de temps en temps.
● Elle a fait un road trip en Argentine pendant le mois de juillet. Elle en est revenue plus apaisée.
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Re: [Flashforward] I can't help falling in love with you... [Swederic], le Sam 16 Sep - 19:35


J’avais commencé à véritablement stresser et j’étais partie m’enfermer à nouveau dans ma loge. Je savais que le spectacle se passerait bien, ils n’avaient pas besoin que je reste en coulisse pour les surveiller. Dans le miroir, je m’observais dans ma tenue. Une robe avec peu de tissus au niveau du ventre et mon bidon qui se voyait bien dans un tel « costume ». J’avais souri d’ailleurs en le fixant dans la glace. « Allez bébé, toi et moi, on va danser pour la première fois… » Parce que c’était comme ça que je le ressentais, comme une nouvelle première fois.

À nouveau, Lily était venue me chercher, toquant doucement à la porte. Elle avait souri en m’observant de la tête au pied. « Tu vas être sensationnelle, je le sens. » « On verra surtout si je ne fais pas trop baleine qui se trémousse… » Avais-je répliqué en plaisantant, j’étais loin encore d’être aussi grosse et j’avais encore un peu de grâce. « Tu… » « Non. Mais je suis sûre qu’il est venu… Instinct de Lily » Elle avait l’air si sûre d’elle que j’avais envie de la croire sur parole. Elle m’accompagnait en coulisse, le long des couloirs, je me sentais si nerveuse que j’en avais perdu la parole.

Observant le tableau précédent se terminer, je tentais de respirer calmement pour me détendre. « Ça va aller… » J’avais tourné la tête vers ma meilleure amie et en sentant sa main dans la mienne, je l’avais serrée doucement comme pour mieux absorber son énergie. J’avais esquissé un oui de la tête avant de reposer mon regard sur la scène. Les dernières notes du morceau précédent se faisaient entendre et Lily lâchait ma main pour rentrer sur scène. C’est elle qui allait m’annoncer. Pendant qu’elle parlait, mêlant comme toujours l’humour à son discours, je fermais les yeux en me remémorant la chorégraphie. Lily avait découvert au dernier moment le nom du morceau. J’avais cru qu’elle ferait une remarque, mais elle s’était contentée d’un petit sourire.

« Mesdames et messieurs, Swann Eberhart. » Elle sortait de scène de l’autre côté et comme un relai parfaitement répété, je rentrais sur scène avant de me positionner de profil sur la droite de la scène. J’attendais les premiers accords de piano et esquissais quelques pas en arrière. Sur une reprise « Can’t Help Falling In Love With You » je me mettais en mouvement. Cette chanson était la notre à Frederic et moi. Je tentais d’oublier sa possible présence avant de me jeter à corps perdu dans la danse comme si au contraire, il n’y avait pu avoir que lui dans la salle. Bébé se faisait sentir dans un moment de pause de la chorégraphie et ça me donnait l’impulsion pour la fin.

« Take my hand... » ma main se refermait dans le vide et j’avais retenu mes larmes avant d’enchaîner les derniers pas jusqu’à me laisser tomber au sol, me recroquevillant sur ce petit bout de nous qui grandissait en moi. Plaisir et émotions avaient été les mots d’ordre. J’avais aimé dansé, j’avais aimé ma façon de danser, plutôt satisfaite de moi et j’avais été émue en pensant à Frederic, à ce que nous avions vécu et à ce bébé qui allait arriver bientôt. J’entendais les applaudissements et doucement me dépliait avant de me relever avec légèreté avant de saluer le public. Dans un réflexe, ma main s’était posée sur mon ventre arrondi alors que je souriais heureuse d’avoir surmonté ma peur pour vivre un si joli moment. Et j’avais fini par m’éclipser pour laisser la place pour le grand final.

Lily m’attendait dans les coulisses et me faisait un énorme câlin alors que je m’étais jetée dans ses bras. « Je l’ai fait ! » « Tu l’as fait ! » J’avais encore les yeux brillants et j’essuyais une larme qui avait réussi à s’échapper. « Tu as été magnifique ! Vous avez été magnifiques ! » J’avais souris amusé en baissant les yeux sur sa main posée sur mon ventre, avant de la reprendre dans mes bras. Derrière nous, le dernier numéro était génial et j’étais fière de nous, de nos élèves et de ce studio et de cette compagnie qui promettaient. Nous avions tous salué à la fin et une fois le rideau tombé, je retrouvais les bras de ma meilleure amie. « Je suis fière de toi. » « Je suis fière de nous. » Au final, cette compagnie portait mon nom, mais c’est à deux que nous avions réalisé tout ça.

Nous avions fini par quitter la scène comme tous les autres et chacun était parti se changer après s’être plus ou moins entendus pour se retrouver quelque part pour boire un verre. Avec Lily de toute façon, on avait prévu le coup en privatisant une partie d’un bar. Ce n'était pas une soirée officielle, mais c’était une façon de célébrer ce premier gala. De mon côté, je n’avais pas oublié Fred, j’espérais ne pas le manquer s’il décidait de rentrer chez lui tout de suite après le spectacle. Je m’étais donc dépêchée de troquer ma robe de danse pour ma robe blanche de soirée sauf que j’avais été retardée en route par le « beau monde » d’Austin qui voulait me saluer. Même Lily avait fini par partir alors que je discutais avec un dernier petit groupe.

En jetant un coup d’œil à l’heure, j’avais soupiré. Si Fred était venu, il était sûrement déjà parti. Ce que j’ignorais, c’est que quand Lily était partie quelques minutes avant, elle avait croisé un certain geek du côté de la sortie des artistes. « Tiens, un geek ! » Elle avait souri en coin, se retenant de dire quoi que ce soit de désagréable et s’était même montrée sympa. « Y’en a qui l’ont un peu retenue avec leurs bavardages, mais elle arrive… » Et probablement de peur d’avoir des explications à donner à ma place elle avait filé avec le reste de la troupe. Et c’est un bon quart d’heure après le départ de ma meilleure amie que j’étais sortie, en compagnie de Aaron qui avait attendu et qui tentait de me consoler alors que j'étais convaincue d’avoir manqué ma chance de parler à l’informaticien. Il poussait la lourde porte à battant, la retenait pour me laisser sortir alors que son instinct de père - que j'ignorais encore - avait compris que l'homme qui attendait là n'était pas n'importe qui. Il faisait encore doux en cette fin octobre, mais la fraîcheur de la soirée m’avait fait frissonné. Je m’enroulais dans mon châle pressant le pas, n'ayant pour ma part toujours pas remarqué la présence de celui que j'aimais. C'est en relevant enfin la tête que je me retrouvais à faire face à Fred. J’étais restée figée sur place, sans dire un mot. Aaron m'avait lancé un regard et après avoir murmuré que si besoin je pouvais l'appeler, il s'était éclipsé.

Restée muette jusque là, j'avais fini par murmurer entre soulagement et nervosité. « Tu es venu… » J’étais heureuse de le revoir autant que ça me pinçait le cœur en me rappelant ce que nous avions perdu. Bébé se faisait sentir et je me demandais s’il sentait que c’était son père, là, en face de moi. J’avais envie de pleurer et de rire en même temps - foutues hormones - et c’est dans ce drôle d’état que je restais plantée là, à l’observer, à le détailler sans même m’en cacher.

Il était toujours aussi beau. Et comme toujours en sa présence, j’avais l’impression de vivre vraiment. Il m’avait manqué et je réalisais le vide qu’il avait laissé, ce trou béant dans le cœur. Bébé avait comblé un peu le vide, mais sans son papa il y aurait toujours un manque. J’avais envie de lui dire que je l’aimais, qu’il me manquait, mais aucun autre mot n’était sorti. Je n’oubliais pas qu’il y avait ce ventre arrondi inattendu pour lui et j’appréhendais sa réaction. Pourtant, je ne pouvais pas étouffer le bonheur de le revoir, le soulagement presque de pouvoir croiser son regard encore une fois.

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On y était presque. Ces jours qui nous caressent. On y était presque mais ce n'était jamais qu'une histoire à peu près. Est-ce qu’on arrive un jour au bout de toutes les choses ? Tu es devant moi mais tu gardes les lèvres closes. Nos jours ont moins de lumières, ils s'épuisent avec nous. Et là devant, je ne vois rien, à part la fin de tout
Frederic Douglas
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FANTASME ULTIME
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Bloc notes : EN CE MOMENT :
- Swann et lui, c'est finit
- Il songe à changer de boulot
- Il voit ses parents très très souvent
- Il game de moins en moins
- Sa vie est comme en transition

PRÉSENCE RÉDUITE
Pour des raisons personnelles, merci de votre patience les loulous, vous êtes beaux et je vous oublie pas
π Que la force soit avec moi π

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DERRIÈRE L'ECRAN
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Re: [Flashforward] I can't help falling in love with you... [Swederic], le Mar 19 Sep - 0:56



Les numéros défilaient. Frederic, il passait somme toute un bon moment. Un moment correct. Bon, d’accord, il regarda sa montre assez fréquemment. Mais rien à voir avec la qualité des numéros présentés. Il avait juste l’esprit trop occupé. Dès l’instant où les lumières s’étaient éteintes sur le premier numéro de la soirée, son cerveau avait déjà commencé à sur-réflexionner.
Devait-il l’attendre à la sortie ? Il avait envie de l’attendre à la sortie. Mais ça non plus, ce n’était peut-être pas une bonne idée. Le mieux, c’était peut-être de simplement s’en aller. D’envoyer ensuite un heu … Un mail, ou une lettre. Pour la féliciter. Quelque chose d’impersonnel, qui éviterait la création d’attentes. Mais non, il n’avait pas envie de lui envoyer une lettre … Ce serait insultant. Vraiment, quitte à s’être déplacé, il devait lui parler. Pour lui dire quoi ? Et pendant combien de temps était-il raisonnable d’attendre avant que ce ne soit considéré comme exagéré ?
Le temps passe très rapidement qu’on on réfléchie autant.

Lily apparue donc sur scène sans qu’il s’y attende totalement. Coup d’oeil au petit programme donné à l’entrée; déjà l’avant dernier numéro. Swann. Il se recala un peu dans son siège, et se concentra sur la scène. Vraiment cette fois. Le seul numéro de la soirée qui l’intéressait au fond.
Swann, il ne l’avait vu danser que sur des vidéos. Parce qu’évidemment, il avait déjà fait son curieux par le passé. La carrière qu’elle avait eu, tout ce que ça avait déclenché. Il l’avait trouvé douée, mais il n’y connaissait rien, vraiment. Il n’avait jamais pu saisir à quel point sa technique était parfaite à l’époque. Et puis, au travers d’un écran, ça ne génère pas les mêmes sentiments. Il y a une partie de l’interprétation qui se perd. Le résonnement de la musique dans la salle, la respiration du public au rythme des mouvements, le petit bout de temps qui se suspend pour laisser la place à une performance qui ne pourra jamais être exactement copiée. Frederic n’était pas fan de danse, mais tout ça, ça vint le frapper dès les premières notes de la chanson choisie. C’était peut-être cette dernière la responsable, aussi.
Ça tête bascula légèrement vers l’arrière, alors qu’il retenait un rire un peu douloureusement amusé de s’échapper de son large sourire. Cette chanson. Elle avait sélectionné la chanson. Elle n’avait esquissé que quelques pas et déjà, Frederic se sentait rempli d’émotions.
Elle était belle à regarder. Quelque chose de profondément sincère dans chacun de ses mouvements. Un contrôle retrouvée dans ses grandes jambes, les préférées de l’informaticien depuis franchement longtemps. C’était indescriptible. Frederic ne pouvait que la suivre du regard, les lèvres légèrement entrouvertes, fasciné. Il ne remarqua même pas le bedon tout rond.
Pas avant qu’elle n’y pose sa main après avoir salué. Ça le fit sortir de la bulle dans laquelle la danse l’avait posé. Un petit coin très reculé de son esprit était assailli d’un incroyable doute, mais en un froncement de sourcil, il le repoussait plus loin. Non.

Le spectacle se termina. Applaudissements et tout le blablabla, Frederic ne tarda pas à se diriger vers la sortie. Il se planta dans un coin de l’accès à la salle, s’adossa à un bout de mur, croisa les bras, et observa les gens sortir. Silencieusement. La salle se vidait doucement, très lentement. Frederic jeta un coup d’oeil à sa montre. Attendait-il seulement au bon endroit ? Il ne voyait personne s’attarder dans ce bout du hall d’entrée. Merde, il ne voulait pas la rater. Tellement pas qu’il osa demander, à quelqu’un passant, bouquet à la main. « Pardon madame, les heu … Les artistes, ils sortent par ici, ou … ? » Elle secoua gentiment la tête, lui parla de la sortie des artistes, dehors, ou un truc à peu près dans ce genre là. Dans tous les cas, elle lui donna des directives et Frederic les suivit.

Elle n’avait pas menti; c’est la que ça se passait. Au compte-goutte toutefois, par tout petit regroupement, de deux ou de trois. L’informaticien s’était adossé dans un coin, les mains dans les poches, tentant d’avoir l’air incognito. Baissant le regard dès qu’on passait devant lui. Il avait cette moche impression de n’avoir rien à faire là. Et puis il avait froid aux pieds. Et pourtant, les minutes défilaient sans atténuer sa décision de rester. Ou alors si peu.
La porte s’ouvrit sur Lily. Il se redressa, prêt à voir Swann surgir à sa suite. Mais aucun signe de la ballerine. Et il était trop tard pour se cacher; l’autre l’avait déjà remarquée. « Tiens, un geek ! » Il avait retenu une quelconque remarque, c’était contenté d’un sourire peu convaincu et d’un léger signe de tête. Il ne voulait franchement pas entamer de conversation avec elle. Et il fut agréablement surpris de la voir lui épargner ça. Son second sourire, quoique mince et un peu embarrassé, resta donc nettement plus réussi que le premier. « Merci Lily. » Les lèvres un peu serrées, avec l’air reconnaissant de celui qui apprécie d’être informé aussi normalement, naturellement. Tout de même, dès qu’elle disparu au coin du bâtiment, il recommença à se demander ce qu’il foutait là.

Et voilà qu’elle arriva, enfin.
Et que lui remarqua que, de proche, ce ventre était encore plus frappant.
Merde, il lui manquait définitivement un bout de l’histoire.
Une partie de lui fut tenté de littéralement fuir en apercevant son visage. Pour éviter trop de détails sur tout ça, éviter de tout re-compliquer, éviter de trop en dire, de trop peu en dire, d’entendre ce doute au creux de sa tête se formuler à haute voix.
Heureusement, il resta là. Il décolla son dos du mur et fit même quelques petits pas dans sa direction. Merde, ça faisait des mois.

Il esquissa un mince sourire, un peu gêné, ses mains obstinément coincées au fond de ses poches. « Évidemment. » Non, pas évidemment. Il s’en était fallu de peu pour qu’il n’y soit pas. La lâcheté et tout ça.
Éviter un trop long silence. « C’était vraiment un beau spectacle. » Éviter de loucher vers son ventre, un peu de retenu Frederic. « C’est heu … C’est bien de te voir. T’as l’air bien. » Une main glissa vers sa nuque au moment même ou ses yeux allaient se poser sur ce bedon, incontrôlables. Il s’empressa de les ramener à l’ordre, relevant ses pupilles vers le visage de la brune. « Voilà, je heu … Je voulais juste te féliciter et … » Il haussa légèrement les épaules. Merde, pourquoi est-ce qu’il était resté. C’était étrange tout ça. Et c'était en même temps terriblement bon de la revoir.

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Swann Eberhart
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Sentimental memories ❥ Fred
Dancing on my own ❥ Lou
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Fugue ❥ Avalon
Et tu danses ❥ Chani
Deux roues ❥ Nick

Bloc notes :


EN CE MOMENT :
● Elle est enceinte de 3 mois.
● Elle vient de lancer officiellement son studio et sa compagnie de danse. Elle est chorégraphe et sa meilleure amie Lily est prof.
● Elle et Fred son séparés. Elle pense que c'est mieux ainsi même si elle l'aime toujours.
● Elle danse avec Lou de temps en temps.
● Elle a fait un road trip en Argentine pendant le mois de juillet. Elle en est revenue plus apaisée.
● Elle s'est acheté un loft et prend plaisir à le décorer.





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DERRIÈRE L'ECRAN
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Re: [Flashforward] I can't help falling in love with you... [Swederic], le Mar 19 Sep - 21:40

L’atmosphère était chargée en émotions de toute sorte. Je savais que son « évidemment » était teinté de doute, qu’il avait dû hésiter comme j’avais hésité jusqu’au bout à poster cette invitation mais je n’avais pas regretté. Même s’il n’était pas venu, je me serai convaincue d’avoir eu raison de tenter le coup. Mais il était là et son sourire en avait fait naître un sur mon visage. Je crevais d’envie de le prendre dans mes bras mais j’étais lucide, ce n’était plus vraiment le genre de geste que je pouvais avoir spontanément avec lui.

Je souriais quand il complimentait le spectacle. « Merci. » On avait l’air tout aussi gêné l’un que l’autre. Je n’oubliais pas mon petit bidon qu’il avait forcément remarqué et qu’il semblait soigneusement éviter de regarder. L’évitement, c’était une stratégie que l’informaticien connaissait bien après tout mais je ne le lui reprochais pas. Plus maintenant. Mais j’étais tellement nerveuse que lorsqu’il avait dit « T’as l’air bien. » en posant son regard sur mon ventre enfin, j’avais répondu spontanément « J’ai surtout l’air enceinte. » sur le ton sarcastique qu’on avait l’habitude d’avoir entre nous. Ni amer, ni provoquant, c’était de l’humour un peu douteux sur mon état. Je l’avais coupé par la même occasion et me mordillait la lèvre nerveusement en relevant les yeux vers lui.

« Il y a un café en face… » C’était maladroit, je l’entendais dans ma voix mais de toute façon, vu les circonstances, difficile de faire dans le naturel. « Est-ce que tu veux bien qu’on aille boire quelque chose pour se réchauffer ? » J’étais hésitante et ajoutais. « Et discuter ? Promis, t’auras pas besoin de beaucoup parler, c’est surtout moi qui ait des choses à te dire… de toute évidence… » Et s’il partait ? S’il ne voulait pas entendre ce dont il se doutait peut-être. S’il voulait repartir et faire comme s’il ne savait rien du tout. « Je comprendrais que t’en ai pas envie. » Je me mordillais à nouveau la lèvre. « J’espérais vraiment que tu viennes, pour te revoir, pour te dire certaines choses mais je comprendrais que tu ne veuilles pas… Mais si jamais… Si jamais tu veux bien m’écouter, je te promets que tu pourras partir à tout moment… C’est pas un piège. » J’étais mal à l’aise, consciente que lui cacher que j’étais enceinte avait été une erreur et que c’était culotté de ma part de vouloir arranger les choses maintenant. Mais si jamais Fred voulait bien m’écouter, j’étais prête à lui expliquer mon choix et pourquoi j’avais changé d’avis. Je voulais lui laisser le choix, comme Aaron aurait voulu avoir le choix avec sa fille à qui il n’avait toujours pas annoncé la nouvelle. Je voulais pas laisser Fred en dehors de nos vies s’il avait envie d’en faire partie. Je lui demandais pas de me reprendre, j’osais même pas l’espérer mais je voulais plus mentir, je voulais plus rien cacher.

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On y était presque. Ces jours qui nous caressent. On y était presque mais ce n'était jamais qu'une histoire à peu près. Est-ce qu’on arrive un jour au bout de toutes les choses ? Tu es devant moi mais tu gardes les lèvres closes. Nos jours ont moins de lumières, ils s'épuisent avec nous. Et là devant, je ne vois rien, à part la fin de tout

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