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Quand on n'a pas d'autre choix que d'aimer ft. Chris


Jayce E. Cohwen
On rêve sans cesse d'un idéal, mais l'idéal c'est de rêver
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Crédits : avatar vanessa ♥
Date de naissance : 30/04/1989
Mes rps : (5)
Face à face au Fitz avec Chris ▬ Retour au boulot avec la gentille Reese ▬ Moment d'détente dans cette phase merdique avec Lou et tous leurs potes ▬ Amour ou vodka ? Faut faire un choix avec Aretha ▬ Urgence à l'hôpital avec Shireen, précipitée dans l'frisson


Bloc notes :
#Jayris

EN CE MOMENT :
▸ Il est de retour à Austin depuis 5 jours
▸ Il est dans un état émotionnel pitoyable
▸ Il dort dans sa bagnole
▸ Il est terrifié à l'idée de voir Chris
▸ Il se noie dans le travail
▸ Il s'est mit à fumer - beaucoup



EN PASSANT :
▸ Il est résident à l'hôpital d'Austin
▸ Il adore se faire de nouveaux amis
▸ Il a un bateau rien qu'à lui depuis ses 8 ans. C'est d'son grand-père Emile qu'il tient cette passion d'la mer
▸ Il fait du foot dans un club d'Austin
▸ Il est devenu danseur grâce à Leonora, et à son amie Abbie
▸ Il a trois soeurs
▸ Sa petite-amie a avorté sans le lui dire
▸ Il a passé cinq semaine sur le canapé de sa soeur Julia, à étouffer son chagrin
▸ Il rêve d'avoir un chien depuis qu'il est gosse - p'être même trois ou quatre ?
▸ Dani, son adorable nièce, a soufflé sa troisième bougie cet été



CE N'EST PLUS JAYCE QUI DECIDE
c'est mouahaha :


membre d'la #shiparmy & fière de l'être!

Mes ships coups d'♥ hihi :
 


Ceux qui m'font rêver *-* :
 



En amour avec le perso d'Hortie.
Normal quoi.

Et p'tite dédicace à notre Floflo chérie, la meilleure couz ♥️


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DERRIÈRE L'ECRAN
• PSEUDO: Malbe (Marion)
• ÂGE : 21
• BLOC NOTE : Jayris ♥ Josh-Ruby ♥


Quand on n'a pas d'autre choix que d'aimer ft. Chris, le Mer 23 Aoû - 23:31



Il avait été indulgent. Vach'ment indulgent. Bien plus que tous les autres mecs de la terre ne l'auraient été. Jayce avait tout accepté : la distance, les couch'ries, les secrets, les mensonges, les sorties seule ou avec d'autres, les mises à l'écart, les associations douteuses, les amis jamais rencontrés et les appels d'ivre-morte à quatre heures du mat'... Chris était consciente de la qualité de leur relation. Ou plutôt ... semi-consciente. C'était ce que Jayce s'efforçait de croire : qu'elle était à mi-chemin. Elle ne s'rendait simplement pas tout à fait compte à quel point il était fou d'elle.... au point qu'il était prêt à tout, prêt à revenir à Austin alors qu'elle avait choisi leur futur sans l'consulter et qu'il souffrait encore d'cette décision.

Ca arrivait souvent à Chris, de faire passer sous silence les avis et les sentiments d'son copain. Et lui, il s'en moquait presque. Il se disait que c'n'était rien, et il ne disait rien. Il ne s'en trouvait pas blessé, ou du moins, pas totalement. Parce que c'était comme ça que Chris marchait, et qu'il n'avait aucun droit et aucune envie de la changer. Elle était comme elle était, elle lui avait plu ainsi et elle lui plaisait ainsi. Pourtant, cette fois, Chris lui avait vraiment troué l'coeur. Ce n'était pas comme les petites peines qui laissent leur marque, ce n'était pas à cause des plaies du quotidien qui cicatrisent en quelques jours, ou à cause des impasses cumulées. C'était plutôt un trou fait par un bulldozer, un trou géant dans sa poitrine de la taille démesurée d'une grande roue de parc d'attraction. Jayce, depuis un mois et demi, se sentait extrêmement vide. Et seul. Éparpillé. Démoli. Il était au tapis. C'était la trahison de trop, celle qui avait réussi à chambouler leur couple, celle qui avait fait que Chris était allée frapper à la porte d'Amy et que Jayce était rentré à Morgan City.

Maintenant, il était assis dans sa voiture, les deux mains sur le volant, pétrifié. Il ne quittait pas des yeux le tableau d'bord et la lumière orange qui lui rapp'lait d'aller chercher de l'essence. Il avait la gorge sèche. Ses pieds semblaient si lourds qu'il pensait ne plus jamais pouvoir les soulever. Il n'osait pas regarder ailleurs. Il n'osait pas regarder la porte du Fitzgerald et les filles qui commençaient à quitter le bâtiment. La première était sortie depuis vingt minutes et était partie rapidement. Une deuxième faisait les cent pas sur le parking, une clope à bout d'doigts. Elle semblait attendre quelqu'un. Chris, elle, était toujours à l'intérieur. Et Jayce était toujours aussi minable, tout écrasé sur lui-même, tout mort de trouille à l'intérieur. Il avait du mal à respirer. C'était normal depuis quelques semaines, quelque chose l'étouffait, l'étranglait, l'oppressait. Il avait vite deviné qu'c'était l'regret qui comprimait ses poumons et bouffait sa gorge. La culpabilité de n'avoir rien fait, rien dit et rien vu. La tristesse d'avoir tout raté et d'avoir tout détruit. Et la peur d'confronter Chris. Parce que d'vant elle, il oubliait trop souvent sa rancune et il se faisait happer par la magie qui les enveloppait. Là, il n'avait plus l'choix. Et il ne pouvait plus dormir dans la voiture. Ca devenait chiant. Il avait mal au dos à cause des sièges trop durs et mal au crâne à cause de toutes ses pensées négatives. Ca f'sait quatre jours qu'il était à Austin. Quatre jours ! Il n'avait juste pas les couilles pour retourner à l'appart, il n'avait pas assez d'courage pour aller faire face à sa copine. Ni pour la blâmer, ni pour l'embrasser. Il n'avait pas la force de grand chose. S'il se retrouvait devant le Fitz, c'était parce qu'il ne pouvait plus rester comme ça, à se morfondre dans son angoisse – et parce que Julia l'avait appelé et qu'elle lui avait botté les fesses à travers le téléphone... – La voiture sentait trop la bassesse, et il commençait à se rendre compte d'l'odeur de misère qui remontait des banquettes. Au matin, il avait désencombré la bagnole des canettes, des bouteilles et des joints consommés. Il avait fourré dans l'coffre la veste crasseuse dont il se couvrait la nuit, il avait même acheté un de ces sapins verts qu'on accroche au rétro central, pour qu'ça sente meilleur. Un p'tit pas à la fois, n'est-ce pas ? Il fallait juste qu'il arrête de fixer le clignotant d'l'essence et s'décide à sortir. Il prit une goulée d'air. Y'avait une odeur fraîche de forêt, à cause du sapin fluo. Ca lui remit les idées en place. Il desserra ses doigts trop agrippés sur le volant et ses jointures reprirent une couleur rose. Il leva les yeux. Et la porte d'service du Fitz s'ouvrit sur Chris.

Son pouls accéléra. Pris d'un soudain élan il bondit d'son siège et ouvrit la portière à la volée. Il se pressa vers elle, fit plusieurs pas à toute allure comme si le temps se jouait, comme s'il fallait qu'il se dépêche. Mais il perdit vite son assurance. Qu'allait-il lui dire ? Son pas ralentit. Il l'écouterait d'abord, pour voir ce qu'elle avait à dire. Pour voir si elle avait des remords, elle aussi. Jayce déglutit. La silhouette de Chris se redressa. Et s'figea. La lumière d'un réverbère dégueulasse soulignait ses traits. Elle était jolie, toujours, même si la jupe trop courte et l'décolleté d'son haut n'était pas à son goût. Elle était toujours jolie, quoi qu'elle porte. Jayce finit par s'arrêter. Elle n'était pas loin, quelques mètres, à peine cinq. Elle le voyait, avec sa ch'mise blanche, ses ch'veux pas coiffés et ses poches sous les yeux. Ils se regardèrent, un peu surpris tous les deux, un peu décontenancés. Il fronça les sourcils. Il aurait préféré loucher sur ses pieds, mais le visage de Chris était trop hypnotique pour qu'il se détourne. Son coeur en miette se noya d'amour, un amour poignant, une sensation familière qui ne faisait que rappeler que les choses avaient changé. C'était douloureux de la voir. Autant que c'était bon.

Elle avait maigri. Lui aussi sûrement. Il passa sa langue sur ses lèvres. Ses mains allèrent s'réfugier dans ses poches, comme lorsqu'il ne savait pas bien quoi faire. Jayce voulut couler son r'gard sur l'ventre de Chris, ça le démangeait de vérifier. Mais il manquerait probablement de s'écrouler s'il le faisait, alors il resta planté au milieu du parking les yeux plongés dans ceux d'sa copine. Il claqua sa langue à son palais et d'un geste nerveux, sa main vint coller ses cheveux à sa nuque. Il pencha la tête sur le côté en retenant sa bouche de trembler. Et avec un sourire trop fade, il osa un « Salut. » noué, rouillé. C'n'était pas souple comme lorsqu'ils s'accueillaient avant, l'soir ou l'matin. Ca ne sentait pas l'bonheur. Là, c'était étrange. Mais c'était pour la forme. Une amorce, un début. C'était pour commencer, pour s'retrouver tout doucement.


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Chris Reid
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Benji - Au cloitre
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Esmeralda - Mes putains d'décisions
Jayce - Pas le choix d's'aimer


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Bloc notes : EN CE MOMENT :
- C'est le bordel
- Elle s'est fait avorter
- Jayce est parti, temporairement ?
- Une maison d'édition l'a appelé
- Elle danse toujours

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Re: Quand on n'a pas d'autre choix que d'aimer ft. Chris, le Sam 26 Aoû - 23:52



Une autre s’maine merdique. J’les enchaine en c’moment. C’est ironique la vie quand même. J’suis venue à Austin pour améliorer ma situation. Pour étudier, obtenir un diplôme, d’l’éducation. Pour essayer d’faire c’que j’aime dans la vie, ce en quoi j’suis douée. Etre payé pour tout ça. Pour évoluer. M’sortir de mes mauvaises habitudes et d’l’existence complètement vide dans laquelle j’étais en train d’m’enfoncer.
Et au final, me voilà, un peu plus d’trois ans plus tard, plus bas qu’jamais dans ma vie.

J’peux pas dire que j’suis pas responsable de tout ça.
Le boulot au Fitzgerald, j’suis foutument responsable. J’avais des bourses la première année, mes études étaient payées. J’vivais un peu misérablement, mais y avais au moins ma fierté d’épargnée. J’ai bousillé tout ça pour un putain d’coup d’colère. Un défoulement qui était vraiment qu’une solution hyper temporaire à la colère que j’ressentais cette journée là. Une connerie, vraiment. Qui a comme résultat que, encore aujourd’hui, j’me montre toute l’anatomie devant un paquet d’inconnu plusieurs fois par semaine. C’même tout c’qui constitue ma vie en c’moment, ce boulot minable.
L’échec de ma première rédaction. Grosse déception, gros retour sur terre. Mais au fond, j’suis responsable de ça aussi. Quelle conne, irait passer autant de temps à rédiger un truc qui intéresse personne simplement parce que elle, elle trouve ça passionnant ? On vit pas au pays des bisounours putain, j’aurais jamais du perdre mon temps avec ça. On nous remplie la tête de plein d’beaux trucs à l’université et dans la vie en général, comme quoi si on aime vraiment quelque chose, si ça nous passionne, on va savoir retransmettre ça à d’autres et en vivre, s’épanouir, et bla bla bla … PUTAIN D’CONNERIE. Y a rien d’tout ça qui est vrai. L’monde est con et borné, et y a que quand on s’place à leur niveau qu’on arrive à l’amadouer.

L’départ de Jayce.
L’départ de Jayce, c’est uniquement d’ma faute. Et quand j’y repense, j’me sens bien conne de pas avoir fait plus d’effort pour l’retenir. Toutes les larmes que j’ai versé après qu’il soit parti, c'est p’t’être devant lui que j’aurais du les laisser couler, l’convaincre de rester, de laisser un peu d’temps s’écouler. Mais ça aurait pas été juste de faire ça, d’jouer sur mon effusion d’tristesse, mon air pathétique, pour lui faire oublier un peu ma trahison, faire semblant que j’souffrais plus que lui. C’pour ça que je l’ai pas fait au fond. Mais putain, j’aurais quand même du faire un truc. Quelque chose, n’importe quoi. Mais les idées m’manquaient.
L’envie d’m’expliquer aussi. D’devoir étaler sur la table toutes mes angoisses existentielles face aux relations parentales, à la honte de ma p’tite existence, à mon pessimisme face au monde dans l’quel on vis. À la modification de tout c’qui semble vraiment valable chez moi, monnayable, depuis toujours; mon corps. Le pire c’est que j’suis sûre que Jayce sait tout ça. C’est même le seul qui arrive souvent à m’faire penser autrement. Mais ça m’faisait peur ça aussi, putain. J'en voulais pas du bébé, mais si il avait réussi à m’convaincre d’le garder ?
Ça fait j’sais plus trop combien d’semaines qu’tout ça est terminé, et j’me surprends encore tellement souvent à retourner tout ça dans ma tête. Ça m’fait pleurer dès que j’m’y attarde plus de dix minutes.

J’discute de deux trois banalités avec des collègues avant d’rentrer. J’fais ça souvent récemment, pour passer l’moins d’temps possible à l’appart. J’reste au Fitz, j’prends un verre, deux verres, trois shooters. J’vais draguer sans grande conviction. Y a un soir, j’ai failli accepter les p’tites pilules connes qu'on m’proposait. J’étais à deux doigts d’céder. J’me suis dit qu’ce serait encore plus efficace qu’l’alcool. Puis j’ai repensé à Amy, à toute la merde qu’elle traversait et tout l’courage qu’elle avait pour s’sortir de tout ça. Alors j’me suis contenté d’un verre de plus.
Comme ce soir. Un dernier shooter. J’me contente d’hocher la tête face aux commentaires hargneux d’deux autres filles qui s’plaignent d’la réorganiser des espaces privés, d’comment ça a fait fuir certains d’leur gros clients. D’soupirer en r’pliant ma liasse de billet, autour d’laquelle j’glisse un élastique à ch’veux. J’murmure un À demain et j’me pousse. Demain, et ouais. J’travaille vraiment souvent en c’moment. Presque tout l’temps.

J’pousse la porte de sortie et y a une p’tite brise chaude qui vient m’caresser les cuisses, toujours un peu trop découvertes. Le vent d’la fin d’l’été au Texas, plus chaud qu’jamais. J’fais quelques pas pour dégager la sortie, tout en penchant mon attention vers mon sac à main, à la recherche d’mon paquet d’clopes. Il s’est fait la malle entre deux paires de slip, un paquet d’billets, un soutif, un paquet d’condoms. J’pousse un soupir agacé, j’m’apprête à juré, mais j’relève la tête avant. Et il est juste là.

Entre deux danse, trois sorties et cinq ou six séances de larmes, j’ai pensé pleins d’fois à comment ce s’rait, quand il reviendrait. Déjà, j’m’étais pas imaginé qu’ce soit ici. Dans l’bout de stationnement le plus impersonnel et mal éclairé d’la ville. Le plus sale aussi. Sûrement qu’c'est mon esprit friand d’clichés qui m’avait incité à imaginer un endroit mieux éclairé. Une belle journée. L’entrée d’l’appartement, un bout d’parc fleuris, une belle rue d’la ville un jour de marché. On se s’rait vu tout les deux. Tout d’suite, il m’aurait souris. Et moi j’aurais couru vers lui, j’aurais entouré mes bras autour d’son cou. J’lui aurais dit qu’il m’avait manqué, que c’était bon d’le voir. On se serait embrassé. Plus tard, j’lui aurait parlé d’tout ça, un peu. Il aurait compris. On aurait fermé c’chapitre.
L’apparition d’Jayce dans c’stationnement est tellement loin de toute mes p’tites rêveries d’gamine naïve que j’reste immobile. Y a pas d’sourire de toute façon. Pas d’invitation à courir dans ses bras. Et franchement, j’m’en sens même pas vraiment l’droit. Y a p’t’être même plus d’place pour moi là.
« Salut. » J’pince les lèvres en entendant sa voix. Pour retenir l’surplus d’émotions que j’sens déjà r’monter d’puis mon estomac. J’ai pas envie d’le traiter comme une simple connaissance, comme un inconnu. Comme si c’était déjà terminé. J’ai pas envie d’jouer les hypocrites, d’faire comme si ça m’rassurait pas d’le voir de retour. Non, c’est pas comme c’que j’m’étais imaginé. Mais putain, il est là. Il est rentré.
J’m’approche doucement. D’une voix aussi incertaine que lui, j’balance une salutation, un truc que j’trouve bien pathétique et bête aussitôt prononcé. « Hey … » Aussi bien d’rien dire. Surtout qu’mon esprit est surtout concentré sur lui. Mes yeux qui parcourent son visage. Ses traits un peu tirés, le coin de ses yeux épuisés, les plis du fronts un peu trop creusés. Ses cheveux sales et en bataille, mais pas d’une nuit d’amour trop mouvementé, simplement de trop de laisser-aller. J’ai un regard un peu douloureux en voyant tout ça. Putain, c’est d’ta faute Chris.
J’incline un peu la tête sur le côté. J’suis sûre que j’arrive pas à masquer une inquiétude que j’suis même pas tout à fait consciente d’éprouver. Et j’arrive pas non plus à r’tenir une de mes mains d’aller s’poser sur son visage, sur sa joue. Mon pouce d’parcourir doucement cette pommette triste. « T’as l’air fatigué … » T’as l’air fatigué, t'as l’air triste, t’as pas l’air de toi et j’suis la responsable de tout ça. Mais t’es r’venue et j’t'en pris, crois-moi, j’vais tout arranger.
Et comme en un souffle, comme les sursauts de sanglots qu’on contrôle pas,  mes bras s’agrippent à lui, à son cou. J’murmure, le visage enfoui contre lui. « Tu m’as manqué putain. »
J’suis probablement pas du tout en droit d’faire tout ça. J’suis sûrement illégitime, injuste. Ça donne sûrement l’impression que j’veux éviter le bout d’l’histoire où on s’explique, où j’me justifie, où j’m’excuse. Mais pour une fois, j’peux sincèrement dire que c’est rien d’tout ça. J’suis juste soulagée. J’l’aime et j’viens d’le retrouver.

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Re: Quand on n'a pas d'autre choix que d'aimer ft. Chris, le Lun 4 Sep - 21:44


Elle avait c'pouvoir sur lui. Dès qu'elle entrait dans son champ d'vision, le temps s'figeait. Et y'avait plus qu'elle, plus qu'eux. Ca lui avait toujours fait cet effet-là, depuis l'début, depuis leur jeu d'champagne et d'fausse jalousie. Elle apparaissait, et tout s'arrêtait. Le rythme cardiaque de Jayce était pris d'folie, il montait en piquet et r'descendait aussi vite, aussitôt. Et cette fois, ça faisait tellement longtemps qu'ils s'étaient pas r'trouvés que tout l'corps du p'tit médecin était chamboulé. Un mois et demi. Jamais ils n'avaient été séparés aussi longtemps. Jayce avait su qu'elle lui manquait, ça l'avait carrément bouffé. Mais là, il s'prit une autre claque. Parce que finalement, elle lui avait manqué encore plus que c'qu'il avait cru. Parce qu'avec Chris, y'avait jamais d'limite, y'avait jamais d'fin.

Elle n'avait pas l'air au top de sa forme non plus. Ses yeux tombaient un peu et leur p'tite lumière chaude de d'habitude était trop blême pour qu'le lampadaire d'la rue puisse la souligner. Elle avait l'air triste. Trsite et seule, comme lui. Et Jayce, égoïstement, espérait un peu qu'ce soit des traces de remords qu'il voyait dans ses prunelles. C'était pas juste de vouloir ça, d'la vouloir souffrante, c'était pas normal, pas correct, pas bien. Il se détesta d'penser ainsi, d'souhaiter du mal à quelqu'un qu'il aimait tant. Jamais il n'avait voulu qu'elle soit malheureuse, il voulait plutôt qu'elle comprenne son malheur à lui, et qu'elle tente d'le rectifier. Mais y'avait pas d'solution. Leur bébé n'existait pas, même si Chris changeait d'avis. Il avait la rancune encore, qui lui collait d'partout. Et y'avait pas d'remède à ce genre de rancoeur. Le temps avait atténué la blessure. Pas assez, mais suffisamment pour qu'il ait l'courage de s'trouver devant l'Fitz ce soir. Elle s'pinça les lèvres. Jayce remarqua une perle de tristesse dans l'fond d'son regard, qui menaçait d'se montrer. Alors son coeur s'serra encore, parce qu'il comprit qu'elle avait des regrets. Sûrement pas par rapport à l'avortement, c'était pas le style d'la demoiselle, de revenir sur une décision comme celle-là. Mais elle regrettait sûrement qu'ils s'soient quittés. Lui aussi, il r'grettait, il r'grettait plein d'choses. Le regret ça l'connaissait bien depuis ces dernières semaines.

Elle s'rapprocha un peu. Et lui, était comme ancré. Ses pieds s'fondaient dans l'sol, coulaient dans l'macadam. « Hey … » Il s'mordit la lèvre. Parce que cette voix, putain il l'aimait. Même toute étranglée, comme ça. C'était fou, insensé, mais il avait cette envie puissante d'aller la soulager d'sa peine, d'lui retirer l'poids qui pesait sur ses épaules. La tristesse qui adhérait à sa bouche, il n'aimait pas ça. Il voulait l'effacer, la chasser. Chris malheureuse, ça lui brûlait la peau, ça l'consumait. Il pouvait pas l'accepter. Il baissa la tête et sa bouche s'tordit. Y'avait plein d'émotions qui s'bousculaient à l'intérieur de Jayce. Des sentiments contradictoires qu'il n'arrivait pas à trier. Ca allait vite, c'était brouillon. Et puis, sa p'tite part d'égoïsme refit surface soudainement. Il fut comme ... soulagé, d'la voir triste. Voilà. Elle partageait sa douleur. Pas d'la même façon, mais quand même. Et si ça leur f'sait mal, Jayce c'était tout c'qu'il avait toujours voulu : d'partager.

Les doigts d'Chris vinrent toucher sa peau. Il r'leva la tête et rencontra ses jolies mirettes de princesse-désir. Il fronça les sourcils. Elle était trop belle. Ses yeux s'fermèrent quand la main d'sa copine s'posa sur sa joue. « T’as l’air fatigué … » Oui, il l'était. Il était las. Las des sentiments négatifs et d'leur solitude malsaine. Elle le caressa d'son pouce. Et lui, il n'pouvait pas s'empêcher. Reflexe d'amour, il couvrit la p'tite main d'sa grande main, mêla leurs doigts et vint embrasser chaque phalange ; avec le trop-plein d'passion qu'il accumulait depuis cinq semaines, et l'amour qui s'cachait derrière l'urgence du ressentiment.
Ils se r'trouvèrent soudainement, ils s'touchèrent, s'enlacèrent, s'accrochèrent l'un à l'autre. Il était désespéré d'elle. Elle était en carence de lui. Elle trembla d'sanglots. Il la serra davantage encore pour écraser l'chagrin, pour l'apaiser, lui faire oublier. Jayce s'était adouci, il oublia aussi, tout l'reste. Y'avait plus que leur amour maintenant, la magie d'leur duo. Elle avait ses bras autour d'son cou, tout vigoureux d'reprendre leur place, il avait les siens dans son dos, les doigts pressés, pour n'plus qu'elle s'échappe. Il s'collait à elle comme un malade, la serrait trop fort, trop avidement. « Tu m’as manqué putain. » Elle avait son nez dans son cou et il passait ses lèvres sur ses épaules. Elle sentait l'tabac du bar. Ca l'dérangeait pas, au contraire. C'était bon d'la sentir de nouveau, d'reconnaître l'odeur d'son quotidien et l'goût d'sa peau. Et Jayce souffla, il souffla alors que tout l'air d'son corps s'était déjà échappé. Il n'pouvait plus respirer. Il inspira comme il put, par petites goulées trop brèves, trop sèches. Et puis il s'rendit compte qu'en fait, il pleurait.

Il enfouit son visage dans ses ch'veux tout blonds. Les mèches d'Chris s'mélangèrent aux larmes de Jayce. Et puis, ils plièrent les g'noux et ils s'déposèrent doucement sur le sol du parking du Fitz.
Jayce, c'était pas quelqu'un d'courageux ou d'inébranlable comme certains l'sont dans ces moments difficiles. C'était pas un gros dur avec une armure d'béton. Il avait un coeur trop mou. Il r'cevait pas bien les gros coups, ça l'mettait au tapis et il pouvait pas s'relever. Tout seul, il n'pouvait pas continuer. Il avait besoin d'elle, ils s'complétaient. Fallait qu'ils s'retrouvent maintenant, fallait qu'Chris le reprenne à ses côtés. Elle, elle savait comment s'battre contre ça. Elle connaissait bien c'genre de ring. Celui où tous les coups étaient permis et où y'avait jamais vraiment d'vainqueur.

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Re: Quand on n'a pas d'autre choix que d'aimer ft. Chris, le Mer 13 Sep - 3:48



Il m’rend mon étreinte. Ses bras s’serrent autour de moi et contrairement à c’que j’aurais pensé, j’éprouve pas vraiment d’joie. J’ai envie d’pleurer. La boule de mal-être qui grandit au fond d’moi depuis des semaines est comme prise d’l’envie d’sortir d’un seul coup. Ça s’coince au fond d’ma gorge. Putain, c’est douloureux. Et y en a une, une larme qui s’échappe. Juste au moment où j’réalise que Jayce pleure sur mon épaule depuis déjà un bon moment.
C’est con, ça m’donne une p’tite bouffée d’courage pour deux.
T’as l’air fatigué, t'as l’air triste, t’as pas l’air de toi et j’suis la responsable de tout ça. Mais t’es r’venu et j’t'en pris, crois-moi, j’vais tout arranger.

J’lui caresse les ch’veux, tout doucement. Du bout d’mes doigts, tout juste sur le haut d’sa nuque. L’béton est pas confortable sous moi, c’même un peu douloureux. J’sens la maille dans mon collant, la bordure d’mon talon qui frotte mon pied. Mais ma respiration s’est calmée. Un p’tit peu d’chaleur nous a enveloppé. J’me sens prête à parler. « J’suis vraiment désolée Jayce. » J’ose pas m’reculer, pas convaincue d’être prête à affronter son regard à c’moment là. C’plus facile avec mon souffle tout près d’lui, l’nez bien enfoui, pour masquer ma honte. Sauf que non. C’est à moi cette fois. J’lui dois mille fois ça.
Ma tête s’décale un peu, mes mains s’éloignent pas d’lui. Elles glissent seulement. Quittent sa nuque tendrement, parcourent l’chemin jusqu’à ses joues, naturellement. J’ai la trouille franchement, de c’que j’vais deviner au creux d’ses yeux. Mais j’me rend bien vite compte que j’vois pas grand chose. C’est tout embrouillé. Trop d’eau au fond d'mes pupilles à moi. « J’aurais dû t’en parler, j’le sais. » J’ai pas envie d’dire c’qui s’est vraiment passé. D’prononcer les mots bébés, avortement. Ça sonne sale maintenant. Même si j’regrette pas mon geste. J’crois pas. Peut-être un peu, à certains moments au cours des dernières semaines. Sûrement quelques fois aussi dans l’futur, quand j’reverrai la nièce de Jayce dans ses bras à lui. L’sourire qui les accompagne chaque fois. J’crois pas. Mais non, c’était la bonne décision.

La porte du Fitzgerald claque derrière moi. Mes mains glissent d’ses joues à ses épaules alors que j’tourne la tête vers le dérangement. Putain. J’avais oublié où est-ce qu’on s’trouvait. J’aime pas m’donner en spectacle, nous donner en pâture aux murmures. Pas comme ça, pas pour ça. Mes doigts vont s’mêler aux siens alors que j’murmure, l’regard toujours au d’ssus d'mon épaule découverte. « Allez, viens … » Ç’pas pour personne tout ça. J’nous relève. Et toute d’suite, j’l'entoure de nouveau d’un d’mes bras, j’presse ma tête contre lui en esquissant de premiers pas maladroits dans mes talons abimés. J’vais nous sortir d’ici. Et après s'il veut parler, on pourra parler. J’suis prête à lui dire pleins d’choses à Jayce maintenant. Tout c’qu’il voudra savoir.

Il est parti, et j’ai compris.
J’ai su déjà, j’ai su qu’il était chez sa soeur. C’était comme évident. Suffisait de me remémorer mes courts instants à leurs côtés pour en avoir la certitude. Les rires, les sourires. Mais aussi les étreintes sincères, et l’espèce de lueur dans le regard, qui révèle le surplus d’affection. J’avais jamais vu ça avant. Un clan. Les seuls que j’avais connu moi, c’était ceux des gosses de riche, ceux d’la rue, ceux des rebelles. Et dans chacun d’ceux là, on sait abandonner quand ça devient trop risqué. Pas l’genre de truc que ferait Maggie ou Julia. L’esprit d’clan et la famille, dans ma tête, ça s’associait pas. La famille. Ça voulait simplement pas dire grand chose. C’t’encore flou vous savez, mais j’en ai une meilleure idée.
J’ai compris. Que depuis presque deux ans, c’était lui. C’était lui la famille. C’était lui les amis. C’était lui les connaissances. Les discussions banales au coin d’un couloir et les confidences profondes au milieu d’la nuit. La personne avec qui on a envie d’sortir danser pour célébrer les moments importants d’notre vie, et celle qu’on est capable de supporter quand on a envie d’voir personne. Dont on sait s’passer un instant, juste parce qu’on connait la date des prochaines retrouvailles. Toujours là. C’est Jayce tout ça. Ça m’a frappé. Y a qu’lui putain. Depuis qu’il est arrivé, y a plus eu qu’lui. J’suis une mauvaise amie, une mauvaise étudiante, une mauvaise copine, une mauvaise personne. Sauf dans ses yeux à lui. Et en grande pessimiste que j'suis, ça m'fais presque chier qu'il ait réussi à m'convaincre de ça, à m'convaincre de lui.
Mais c'est fait maintenant. Et c'est pour ça que j’le serre fort contre moi avec mon p’tit bras. Pour l’ramener à la maison. Parce que j'en ai besoin. Et lui aussi j'crois bien.

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Jayce E. Cohwen
On rêve sans cesse d'un idéal, mais l'idéal c'est de rêver
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Date de naissance : 30/04/1989
Mes rps : (5)
Face à face au Fitz avec Chris ▬ Retour au boulot avec la gentille Reese ▬ Moment d'détente dans cette phase merdique avec Lou et tous leurs potes ▬ Amour ou vodka ? Faut faire un choix avec Aretha ▬ Urgence à l'hôpital avec Shireen, précipitée dans l'frisson


Bloc notes :
#Jayris

EN CE MOMENT :
▸ Il est de retour à Austin depuis 5 jours
▸ Il est dans un état émotionnel pitoyable
▸ Il dort dans sa bagnole
▸ Il est terrifié à l'idée de voir Chris
▸ Il se noie dans le travail
▸ Il s'est mit à fumer - beaucoup



EN PASSANT :
▸ Il est résident à l'hôpital d'Austin
▸ Il adore se faire de nouveaux amis
▸ Il a un bateau rien qu'à lui depuis ses 8 ans. C'est d'son grand-père Emile qu'il tient cette passion d'la mer
▸ Il fait du foot dans un club d'Austin
▸ Il est devenu danseur grâce à Leonora, et à son amie Abbie
▸ Il a trois soeurs
▸ Sa petite-amie a avorté sans le lui dire
▸ Il a passé cinq semaine sur le canapé de sa soeur Julia, à étouffer son chagrin
▸ Il rêve d'avoir un chien depuis qu'il est gosse - p'être même trois ou quatre ?
▸ Dani, son adorable nièce, a soufflé sa troisième bougie cet été



CE N'EST PLUS JAYCE QUI DECIDE
c'est mouahaha :


membre d'la #shiparmy & fière de l'être!

Mes ships coups d'♥ hihi :
 


Ceux qui m'font rêver *-* :
 



En amour avec le perso d'Hortie.
Normal quoi.

Et p'tite dédicace à notre Floflo chérie, la meilleure couz ♥️


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DERRIÈRE L'ECRAN
• PSEUDO: Malbe (Marion)
• ÂGE : 21
• BLOC NOTE : Jayris ♥ Josh-Ruby ♥


Re: Quand on n'a pas d'autre choix que d'aimer ft. Chris, le Jeu 21 Sep - 22:19


Alors qu'il avait pensé à Chris d'mille façons quand il était à Morgan City, alors qu'il s'était perdu un million d'fois dans ses illusions - tantôt espérances d'utopiste, tantôt mirages pessimistes - bizarrement, il n'était pas préparé à ça. A c'qu'elle noue ses doigts aux siens, à c'qu'elle lui caresse les cheveux d'cette manière tendre. Il y avait pensé. Mais c'était une toute autre chose, d'le ressentir, de le vivre. Et ça calcinait la tristesse. Ca remplaçait par d'la confusion, aussi.

« J’suis vraiment désolée Jayce. » Piqué. Troublé d'ces paroles, il leva la tête pour la r'garder. Elle était triste, c'était certain. Et y'avait un reflet dans ses yeux qui ressemblait à d'la sincérité. Il était convaincu qu'elle dirait ça : qu'elle était désolée. Mais ça n'lui plaisait pas. Y'avait comme un accent d'imposture dans ces mots, ils n'rentraient pas dans l'contexte, ils n'collaient pas à la bouche de Chris. Jayce pinça les lèvres et fronça les sourcils. Il détesta ces excuses. C'était l'genre de truc qu'on disait quand on ratait l'heure pour s'rendre au travail ou quand on avait zappé la sortie ciné. Et puis ça lui allait pas à Chris, d's'excuser. Parce que bien qu'elle était désolée, si c'était à refaire tout se déroulerait exactement de la même façon. Les mêmes secrets, les mêmes mensonges et l'même résultat. Inévitablement. C'n'était pas qu'il croyait Chris incapable de changements ou d'perspectives. Mais c'était une femme impulsive, elle avait d'forts instincts et des convictions renforcées. Y'avait pas d'bébé, dans aucun scénario. Il en était convaincu.
La solution logique qui lui restait, c'était d'prendre de la distance avec cette idée d'enfant, d'accepter l'actualité d'la réalité. Avant, il n'pensait même pas à avoir un bébé. C'était pas dans ses priorités. Jayce non plus n's'imaginait pas parent, pas avec son job à l'hôpital et ses horaires de cinglé, pas avec l'statut d'Chris et l'incertitude d'leur avenir. Il pensait à avoir un chien avec elle. C'était déjà bien. C'était assez. Et puis il avait toujours su qu'elle n'voulait pas être mère. Elle avait trop peur d'répéter des erreurs, d'faire de travers ou pire, d'renoncer en chemin. Maintenant, il n'pensait plus qu'à cette famille impossible. Ca le hantait. Et si d'ordinaire, leurs conflits s'réglaient avec le temps et l'silence, il savait qu'celui-ci l'suivrait partout.

Trop d'sentiments affluaient, débordaient de leur étreinte. Trop d'preuves de leur amour, trop d'évidences, et pourtant... Ils s'abîmaient sur le bitume. Ils s'fondaient l'un sur l'autre, s'confondaient sous les ampoules usées des lumières d'la rue. Ils s’emboîtaient parfaitement. Mais ils étaient encore loin l'un d'l'autre. « J’aurais dû t’en parler, j’le sais. » ... Mais elle aimait ses secrets. Et puis, elle n'osait encore pas avouer certaines choses. Des choses qu'elle croyait difficiles à comprendre et qu'elle trouvait encore plus difficiles à confesser. Pour l'garder dans l'flou d'sa noirceur aussi. Si Jayce n'avait pas découvert d'lui-même qu'elle était allée à l'hôpital, jamais il n'aurait su qu'Chris avait été enceinte en premier lieu. Les yeux d'la blonde étaient presque noyés. Les siens aussi. L'eau dans les yeux, le feu dans l'ventre, un mélange saugrenu d'sensations, un truc pas commun que les scientifiques ne pourraient sûrement pas expliquer. Jayce hocha, d'un mouvement d'une lenteur inquiétante. Et puis il lâcha dans un murmure sourd « Ouais... » en haussant les épaules. C'était fait d'toute façon.

La porte de service d'la boîte s'ouvrit sur une nana en jupe à ras des fesses. Elle loucha sur eux une seconde, la mine indifférente, puis elle tourna les talons et partit dans la direction opposée comme si elle était bien habituée à c'type de bizarrerie. Chris voulut se relever. Jayce n'se sentait pas. Mais il s'laissa faire et elle l'entraîna. Elle trouva que c'était mieux d'le soutenir, de l'aider à s'tenir. Bonne idée. Il tremblait trop pour l'instant.

Ils parcoururent les quelques mètres qui les séparaient d'la voiture. Jayce regardait Chris du coin d'l'oeil, pour vérifier, pour s'rassurer, et puis pour autre chose dont il n'était pas bien sûr. Elle avait l'air d'être déterminée à atteindre la bagnole. Plus que lui. Lui il n'savait pas, n'savait rien. Il passa ses doigts dans ses cheveux en soupirant doucement. Il réfléchissait, à c'qui allait se passer. A ce qu'ils allaient faire et se dire. Sa soeur Julia lui avait affirmé qu'une conversation à coeur ouvert allait régler plein d'choses. Mais il n'était pas certain que ce soit une bonne idée d'retourner sur ce terrain glissant. Il n'voulait pas parler de c'qui était scellé, se remettre à nu d'ses sentiments. Il préférait garder sa routine avec Chris, d'laisser faire le temps. C'était leur système. Et d'toute façon, Jayce n'avait pas d'questions à lui poser, d'suppositions à justifier ou d'avis à partager. Il savait déjà c'qu'elle dirait. Et il voulait simplement aller d'l'avant.

La p'tite voiture rouge s'dressait devant eux. Y'avait encore dans la boîte à gant la cassette des chansons d'leur premier voyage jusqu'à Amethysp. Et puis, accrochés au retro, aux côtés du sapin-senteur, y'avait des bibelots qui pendouillaient. Deux, trois trucs qui lui faisaient penser à leurs aventures. Un papier d'bonbons ou un ticket d'concert, c'genre de choses qu'on garde pour s'remémorer les bons moments. Et là, il eut comme un déclic. Sa peine se feutra, s'enveloppa d'un manteau d'légère amertume. Il fallait qu'il se retire à tout ça, à c'malheur qui l'avait déjà trop dévoré. Il en avait assez de dormir dans sa bagnole et d'entendre Julia l'sermonner. Il voulait rentrer chez lui. Il voulait retrouver sa copine et s'retrouver lui-même.

Sur le court trajet d'la porte du Fitz à la voiture, Jayce s'trouva minable. A s'appuyer comme ça sur Chris, lessivée elle aussi d'ces cinq semaines, usée d'sa soirée, torturée d'cet isolement. A se retourner l'cerveau pour quelque chose sur laquelle personne n'pouvait revenir. A s'apitoyer sur son sort comme un gamin. A vivre dans sa caisse pourrie alors qu'il avait un très bon lit à deux pas d'ici. A tourner en rond, à rester indécis d'sa vie alors qu'y'avait une fille géniale qui l'attendait, juste là.
Il s'détacha d'Chris. Un peu trop vite, pas naturellement. Il venait d'se rendre compte de sa vulnérabilité. D'son ridicule. Ca lui plaisait pas, de s'étaler comme ça, surtout devant Chris. Le rôle de victime lui collait à la peau depuis deux mois. Ca suffisait. Il trouva tout à coup bête d'être si défaillant, faible d'maîtrise. C'n'était pas dans ses attributions. Il était plutôt solide d'ordinaire, il savait bien s'contrôler, du genre à avoir le poids du monde sur ses épaules et jamais s'en plaindre. Quand Jayce s'prenait des claques, il était à terre pour un temps mais il s'relevait. A chaque fois. C'était l'moment d'se relever.
Il se gratta l'menton et prit appui contre la voiture pour mieux chercher les clés dans la poche de son pantalon. « J'vais t'ramener à l'appart. »  Il n'regarda pas sa copine. Son ton était plus dur que d'coutume, plus sec que ce à quoi on aurait pu s'attendre dans cette situation. Il n'y avait plus d'signe de faiblesse, plus d'tremblements. Juste des frissons ondoyants. P'être à cause d'la fraîcheur du soir. Il évita ses jolis yeux avec application et la contourna, clés en main, pour aller s'installer au volant.
Il s'était drôlement vite ressaisi et ça dût prendre Chris de court. Elle hésita, mais monta quand même d'son côté. Jayce s'racla la gorge. Il n'ajouta rien, bien qu'il sentait l'poids des mirettes de la belle le détailler, pour essayer d'mieux comprendre.

Jayce, dans sa confusion, s'perdait. Il volait d'un sentiment à l'autre, d'une idée à l'autre, sans l'réaliser. Mais maintenant, tout de suite, il savait c'qu'il voulait. Il voulait juste rentrer chez eux.

Il tourna la clé et l'moteur crachota. Ah merde. La voiture était de plus en plus capricieuse. Il avait dû la pousser plusieurs fois dans leur rue pour rejoindre l'appart et il avait appelé un dépanneur à deux reprises ces derniers mois. Maggie disait déjà avant qu'il ne parte à Austin, qu'il ferait mieux d'acheter une "vraie" voiture. Fiable, avec des sièges neufs et des vitres électriques. Mais il aimait beaucoup trop celle-ci pour y renoncer et préférait les vieux engins. Bien décidé à la faire démarrer pour n'pas rester en rade sur c'parking, Jayce força sur la clé. La bagnole s'offusqua et les secouèrent, indignée. Mais Jayce s'acharna encore. Il lâcha un juron et tapa du poing sur l'tableau d'bord. Ahah ! L'moteur ronronna. Il s'essuya l'front avec le revers de sa manche et retrouva son calme aussitôt. Il lança à Chris un sourire d'triomphe, pas vraiment d'occasion. « Voilà, pas d'problème ! Tout va bien. » Comme pour s'rassurer que c'était le cas. Et la voiture démarra.


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we were meant to be
now we fall. we don't have our wings anymore. it feels like the skies were wrong. but i just miss you, and i miss us

Quand on n'a pas d'autre choix que d'aimer ft. Chris

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