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We can't fix what's broken | Adrian Y.


Alek Sagataïev
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We can't fix what's broken | Adrian Y., le Sam 22 Juil - 22:01

We can't fix what's broken
ft. Adrian


Ça va bientôt faire deux semaines. Deux semaines.
Deux semaines.

Sur l’trottoir d’en face, t’observes ton immeuble. Ou c’qu’il en reste. La façade a été colonisée de taches noirâtres et les vitres ont été pulvérisées. De grosses banderoles jaunes barrent l’entrée, attirent l'attention des passants, refusent catégoriquement l’accès à l’intérieur. Tu renifles dédaigneusement. Ton regard, il remonte au troisième étage. Première fenêtre à gauche. C’est qu’tu dois aller. Tu traverses la rue à la sauvage, entre deux voitures, et t’engouffre dans l’interstice entre les deux bâtiments – celui-là même qui a préservé le deuxième d’un incendie ravageur. Tu t’attendrais presque à sentir l’odeur du brasier à te retrouver coincé entre les deux murs de brique, hors si la pierre se révèle d’autant plus abîmée de près, seuls de vagues relents de détritus te parviennent. Une poubelle, éventrée à trois pas. La vie a repris son cours pour les voisins d’en face. Le temps a déjà repris ses droits.
Tes yeux scrutent la ruelle. Tu n’tardes pas à trouver c’que tu veux, et surtout, tu constates avec soulagement qu’l’escalier de secours a tenu le coup. Tu testes rapidement sa surface rouillée et décides que ça devrait faire l’affaire. Ouais. Tu repousses d’un coup d’coude le sac vide sur ton dos puis gravis les marches. Elles grincent sur ton poids et la rampe te donne l’impression de s’effriter sous ta main, mais tout ça tient bon. Le temps que t’arrives au troisième étage, rien n’a encore craqué sous toi – ce qui est plutôt bon signe.
Rentrer dans l’immeuble n’est pas bien difficile, il n’y a qu’à écarter les débris en dents de scie d’une fenêtre et sauter par-dessus. La pièce dans laquelle t’atterris a été ravagée par les flammes, et tu n’t’y arrêtes pas. Non, ton objectif se trouve à l’autre bout du couloir principal. Ton ancien chez toi. Si on peut dire.

Ton regard fait l’tour de la pièce. Tes paupières se ferment. Respires les relents puissants de feu, bien plus forts qu’au-dehors, bien plus enivrants que c’que t’aurais pu imaginer. Là, à l’intérieur de ton appart, tu peux t’revoir la première fois qu’t’y as mis les pieds. Un deux pièces miteux, à l’équipement spartiate et au plafond mangé à l’humidité. Tu rouvres les yeux. Maintenant, tout c’qui reste du plafond est calciné et une poutre est tombée sur le sol d’la cuisine. Et dire qu’il a fallu qu’tout parte en vrille pour ressentir un semblant d’nostalgie.
Nostalgie. La nostalgie, surtout de tes précieux paquets de drogue et les maigres liasses mises de côté. Tu viens d’vérifier, c’est la première chose que t’as faite en rentrant. Plus rien. Évidemment, le papier et la poudre sont partis les premiers en fumée. Tout c’que t’as pu récupérer était une paire de pompes aux douces senteurs de fumée miraculées du brasier. Elles ballotent tranquillement dans ton sac.

Sans prévenir, la rage te monte à la tête et tu balances un coup de pied sur les restes d’un lit qui se désintègrent avec bruit. « Putain ! Fait chier ! » sort tout seul et, de surcroît, en russe. Qu’ils t’entendent crier dans la rue, qu’ils t’entendent seulement.
Comment as-tu fait pour tout perdre d’un coup ?

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Re: We can't fix what's broken | Adrian Y., le Dim 23 Juil - 15:58



Je me suis levé ce matin avec la même idée qui me trotte dans la tête depuis deux jours : celle de trouver les graffitis cachés en ville, ceux devant lesquels les gens passent sans les regarder tant ceux-ci font partie intégrante du paysage urbain. Ma première journée de recherche s'était déroulée en première partie en centre-ville, puis à Austin North où j'avais réussi, malgré quelques difficultés, à trouver quelques fresques que j'avais pris en photo avec mon téléphone portable. Pour cette journée-là, j'ai décidé d'abandonner l'appareil photo de mon téléphone, qui n'est pas très performant, et de prendre à la place l'appareil photo qui appartient à mon père et dont la qualité est bien supérieure. D'après ce que j'ai compris, il coûte d'ailleurs une petite fortune et je dois donc faire très attention à ce qu'il ne lui arrive rien.

J'arrive à South Austin par mon moyen de transport "favori" : le bus. A peine descendu, je me mets en quête de graffitis à immortaliser, prenant soin par la suite de consigner dans un carnet prévu spécialement à cet effet le lieu et l'heure auxquelles les photos ont été prises pour que je puisse m'y rendre plus tard et constater les éventuels changements procédés par les graffeurs du coin. Au cours de ma recherche, je ne croise d'ailleurs aucun dessinateur de rue, ce que je regrette puisque cela pourrait bien m'aider pour mon enquête. Tant pis, je sais de toute façon que je finirai bien par tomber sur l'un d'entre eux tôt au tard, je ne m'inquiète donc pas de cela.

Au détour d'une des rues du quartier, je tombe sur une façade de bâtiment calcinée, rongée par les flammes. Je me dis que c'est certainement une malheureuse conséquence des incendies qui ont frappé Austin il y a plusieurs jours de cela. Je plains les gens qui ont dû fuir leurs appartements, les abandonner au feu pour sauver leur peau. Je décide de m'approcher, emporté par ma curiosité naturelle de sociologue un tantinet fouille-merde sur les bords. C'est alors que je me retrouve juste en bas du bâtiment brûlé que j'aperçois, dans la ruelle adjacente, une personne qui grimpe quatre à quatre les escaliers de secours, muni d'un sac et tentant d'être relativement discret. Sans doute trop absorbé par mon travail et par l'envie de trouver un graffeur, j'en conclus qu'il s'agit bel et bien de l'un d'entre eux et qu'il pense qu'un bâtiment abandonné est parfait pour coucher sur les murs des graffitis, peut-être même pour s'entraîner. Je regarde donc autour de moi et, une fois que je m'aperçois que je suis tout seul, je décide de suivre discrètement l'homme qui vient de rentrer dans le building.

Je grimpe moi aussi les escaliers de secours, en faisant attention à ce que ceux-ci ne s'effondrent pas sous mes pieds. Une fois arrivé au-dessus des escaliers, je pénètre dans le bâtiment par la fenêtre en faisant attention à ne pas me couper avec les débris de verre acérés. Me voilà à l'intérieur, et je trouve alors un intérieur totalement calciné, certainement méconnaissable par rapport à ce que ça devait être avant le grand incendie. J'aperçois l'homme qui m'a précédé au bout du couloir. En prenant soin de ne pas me couper ou tomber, je décide de suivre le mystérieux individu. A la moitié du chemin, j'entends celui-ci crier dans une langue qui m'est inconnu, bien que je parviens à distinguer un accent slave dans tout cela. Du russe, du bulgare ? Aucune idée, je ne parle aucune de ces langues-là. Je continue à avancer malgré tout, convaincu du bien-fondé de mon entreprise. J'arrive alors à ma destination et je ne suis qu'à trois mètres, maximum, derrière mon futur interlocuteur. Bien réfléchi, il ne me semble pas être un graffeur. Peut-être est-il un des anciens habitants de ce bâtiment aujourd'hui totalement défiguré. Je veux en avoir le coeur net malgré tout. Et c'est donc tout naturellement que je le lève le doigt et...

"S'il vous plaît..."


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Re: We can't fix what's broken | Adrian Y., le Dim 20 Aoû - 13:32

We can't fix what's broken
ft. Adrian


Le cri de frustration est parti tout seul et sur le moment, tu t’fiches pas mal de qui pourrait bien t’entendre. Tu devrais pourtant, parce que s’ils appellent la police t’es pas dans la merde. Tu serais parti depuis longtemps bien sûr, mais le bracelet électronique attaché à ta cheville lui serait leur témoin le plus fiable. Foutue conditionnelle. Tu t’assieds sur c’qui ressemble aux restes d’une chaise, plus proche du sol que la normal, et presses tes mains sur les yeux. L’avenir est… incertain. Tu devrais partir maintenant et chercher d’autres moyens de trouver du fric, hors tu n’arrives tout simplement pas à t'en retourner par là d’où tu viens. Alors, tout c’que tu peux faire est d'attendre immobile. Attendre quoi ? Tu n'en as pas la moindre idée.

Tu n’restes pas longtemps ainsi cependant, puisque les bruits de pas se rapprochant te font relever la tête brusquement. Tu t’relèves d’un coup mais trop tard, le mec est déjà dans la pièce. C’est bien ton jour, tiens. Tu n’fais aucun mouvement à son intention et lui non plus, pendant un instant. Un bref regard à sa tenue et à l’appareil photo à son cou, et tu mets mentalement entre parenthèses la case « flic » le concernant. Il n’a pas l’air d’en être un ; cela dit, sait-on jamais. Au moment où tu t’apprêtes à lui demander c’qu’il fout ici il lève le doigt. « S’il-vous-plaît… » Tu fronces les sourcils, ne sais pas trop que faire vis-à-vis de lui. « Qu’est-ce que vous faites ici ? » … Chez moi, as-tu envie de rajouter. Sauf que, clairement, ça ne sera plus jamais chez toi. Le temps que l’proprio refasse des travaux ou ne revende l’immeuble, tu auras eu trois fois le temps d’en trouver un autre. Et c’n’est clairement pas le sentimentalisme qui t’rattache à ces briques. Tu te racles la gorge, gêné, et tentes furieusement de trouver quelque chose à dire. As-tu oublié de préciser que la communication et toi ça fait deux ? « Vous êtes… autorisé, à venir ici ? Y’a pas des lois ou quoi qui interdisent de photographier les propriétés privées sans l’accord du propriétaire, ou une connerie du genre ? » Tu pointes du menton l’appareil qui flotte à son cou – pas besoin d’être un génie pour comprendre. Pourtant tu fronces les sourcils à nouveau en ne sachant pas du tout c’que tu lui as dit. Très sûrement de la merde…

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