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Swann Eberhart
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● Elle vit chez Fred depuis sa sortie de l'hôpital.
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Tout y est tellement là qu'on s'y sent plus que bien. Et c'est peut-être pour ça que j'y tiens, pour ça que j'y reviens ... [Swederic ❤︎ ], le Ven 16 Juin - 19:09


C’était le grand jour. Jour de libération. J’avais passé une bonne semaine à l’hôpital. Finalement j’avais rassuré le psychiatre qui avait décidé que je pouvais sortir. Il avait néanmoins exigé que je ne sois pas seule les premiers temps. J’étais bien consciente qu’aller vivre chez Lily avec Barth n’était pas l’idéal. Ma mère était hors course, elle faisait partie des choses qui m’avaient étouffé et fait souffrir. Elle ne savait même pas que j’étais à l’hôpital, j’avais fait promettre à Lily de ne rien lui dire. De toute façon, ma meilleure amie ne l’avait pas envisagé. Du coup… J’attendais Fred impatiemment, rêvant de sortir enfin de l’hôpital et de prendre une douche pour chasser cette odeur d’hosto qui me collait un peu trop à la peau.



D’ailleurs, j’avais été étonnée de la proposition de Fred de m’accueillir chez lui et pendant de longues secondes au moment où il m’avait proposé cet arrangement, j’avais pesé le pour et le contre avant d’accepter. Le geek était passé tous les jours et même s’il y avait eu des doigts entremêlés et des gestes de tendresse volés, nous n’étions pas à proprement dit de retour en couple. Ce n’était pas plus mal, j’avais besoin de remonter un peu la pente avant d’envisager quoi que ce soit. Ainsi, c’est comme si notre complète réconciliation était officieuse sans être officielle.

Lily avait fait un tour dans mon appartement. Elle ne l’avait pas dit en revenant avec un sac et des affaires mais ça se lisait sur son visage que le voyage avait été éprouvant. Je lui avais infligé la même chose que sa mère quand elle avait décidé d’en finir et je culpabilisais beaucoup pour ça. J’avais demandé pardon à Lily et elle avait balayé ça comme elle savait si bien le faire. « Tu ne veux vraiment pas en parler ? » « Non. Ce qui a eu lieu a eu lieu, rien ne changera ça… » J’avais marqué une pause avant de reprendre. « Tu vas pas vouloir m’écouter mais j’ai repensé à ta maman. » « Stop Swann. » « Non, je crois que tu devrais m’écouter. » « Je m’en vais. » Et je m’étais dépêchée de tout lâcher en haussant le ton. « Tu crois que tu l’as pas retenue mais c’est faux ! Elle a tenu 12 ans grâce à toi. » La main de Lily était restée posée sur la poignée mais elle n’avait pas ouvert la porte. Elle refusait de me regarder mais je savais que si elle s’était figée, elle me donnait l’autorisation de parler. Je reprenais alors plus calmement. « Je pense qu’elle a tenu pendant 12 ans parce que tu avais besoin d’elle autant qu’elle de toi. Elle a tenu jusqu’à ce qu’elle soit certaine que tu puisses t’en sortir toute seule. Jusqu’à ce qu’elle se trouve le droit de mettre un terme à sa souffrance. » « Pour un connard Swann. Pour un connard qui ne méritait pas son affection. » Elle se retournait enfin vers moi, les yeux un peu trop brillant pour elle. « T’as tout fait. Pour elle comme pour moi… Il y a des choses que même toi Lily tu ne peux pas contrôler ou arranger… Il faut que t’arrête de t’en vouloir… Et d’avoir peur… » Un long silence avait pris place. « Je n’ai pas peur… » J’avais fini par sourire doucement, attendrie par le côté borné de Lily. « Si tu le dis... » Et après un nouveau silence, Lily venait me faire un câlin avant de quitter la chambre. « Je passerai te voir chez Fred. »



La porte s’ouvrait enfin sur Fred et je lui avais offert un grand sourire, heureuse de le voir autant que de pouvoir quitter le service. J’avais attrapé mon sac sans une seconde d’hésitation et je l’avais presque pressé pour sortir de là. « Je vais enfin manger des trucs potables. » Je l’observais du coin de l’œil. « Enfin… des trucs commandés ou récupérés chez ta maman. » et comme si ça pouvait faire passer la taquinerie, je prenais un air angélique. Alors qu’on attendait pour fignoler les papiers de sortie, je prenais le temps de remercier Fred. « C’est gentil de m’accueillir... Tu n’étais pas obligé, mais merci… » C’était bizarre mais maintenant que nous étions hors de la chambre, je n’osais pas lui prendre la main même si j’en avais eu envie. Finalement mon tour était arrivé et après avoir signé et récupéré des papiers, j’étais officiellement libre. J’attrapais le bras du geek, geste un peu moins intime que de lui prendre la main et sortait avec lui du bâtiment. Je prenais une grande inspiration d’air frais. J’étais sortie cette semaine prendre l’air mais ça n’avait pas la même saveur de savoir qu’on devait retourner dans sa chambre. Là, j’allais chez Fred. Je savais que je m’y sentirai bien parce que j’y avais essentiellement de bons souvenirs. Je n’avais qu’une hâte, poser mon sac là-bas. Quant au fait d’être en tête à tête avec Frederic, je tentais de ne pas trop y penser.

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Re: Tout y est tellement là qu'on s'y sent plus que bien. Et c'est peut-être pour ça que j'y tiens, pour ça que j'y reviens ... [Swederic ❤︎ ], le Dim 18 Juin - 3:25



C'était le grand jour. Et Frederic était ... Nerveux ? Non, aucun doute, il était carrément nerveux.
Sa semaine avait été chargée, et il était plus qu'épuisé. Il s'était demandé, souvent, en pleine journée, comment ses yeux réussissaient l'exploit de rester ouvert. Entre les cours, les visites à Swann, les corrections, les visites à Swann, le souper chez ses parents, les visites à Swann, il sentait son cerveau bouillonner. Il avait hâte qu'elle soit sortie de là. Plus qu'elle-même ne pouvait en avoir hâte, probablement. Il en avait marre que ses mains sentent le désinfectant.
Mais il appréhendait, également.
Swann allait venir rester chez lui. Temporairement, mais il ne savait pas vraiment pour combien de temps. Peut-être longtemps ? Un seul mois déjà, ce serait une exploit. Une première. Forcément, ça le rendait craintif. La ballerine avait l'habitude - il y a un temps qui lui semblait déjà être il y a longtemps - de sa maison, du calme de ses soirées. Mais être là tout le temps ... Frederic se savait être quelqu'un de quotidiennement ennuyant. Rentrer du boulot et n'avoir rien de palpitant à raconter. Rester devant son écran jusqu'à trois heures du matin. Il ne savait pas ce que Swann penserait de tout ça. Il ne savait même pas clairement ce qu'elle pensait de lui.
Au cours de la semaine, rien n'avait été ... Clair. Frederic n'était en même temps pas quelqu'un qui aimait particulièrement mettre des mots sur tout, ou s'étendre en longs discours - loin de là. Et d'habitude, le flou ne lui posait pas trop de problème. Il cessait de se poser des questions et ça allait. Mais cette fois, il aurait tout de même aimé sentir un peu mieux, peut-être, où ils se situaient. Parce qu'il faut le dire; c'était compliqué de prévoir son arrivée sans savoir où il était préférable de l'installer pour dormir. Oui, ça avait été l'un des grands dilemme de sa semaine.
Si elle lui avait pardonné, mais ne voulait plus rien savoir de quoique ce soit de plus intime avec lui, il ne fallait absolument pas qu'il présume qu'ils dormiraient dans le même lit. Le malaise serait monumental. Il passerait pour un gros lourdeau, Swann demanderait à partir aussitôt. Et il aurait en même temps sûrement assassiné toute chance de vrai reprise de relation entre eux.
Si au contraire, elle s'attendait à ce qu'ils soient dans le même lit, si c'est ainsi qu'elle avait interprété leurs contacts au cours de la semaine, il ne fallait absolument pas qu'il l'installe ailleurs. Elle pourrait l'interpréter comme un rejet, penser que lui n'était plus intéressé. Le malaise serait, encore là, monumental. Et tuerait toutes les chances qu'il aurait normalement eu de retrouver le lien qu'il entretenait autrefois avec elle.
Vraiment, il s'était cassé la tête avec ça toute la semaine.

Il stationna sa voiture, à la même place que d'habitude - tout en se trouvant un peu risible d'avoir désormais une place de parking habituelle à l'hôpital. Il parcouru le chemin qu'il connaissait par coeur pour atteindre la chambre de Swann. En poussant la porte, il la trouva là, assisse sur la chaise à côté du lit. Forcément, elle l'attendait. Il lui rendit son sourire avant de tenir la porte ouverte pour eux deux, porte que la ballerine était empressée de franchir. Définitivement.
Il n'osa pas trop la regarder dans les yeux, fit ses premiers pas dans le couloir le regard fixé sur le plancher. Le commentaire de Swann, ça lui fit relever la tête vers elle. Ses pupilles se fixèrent aux siennes, d'abord un peu perplexe, comme si il avait de la difficulté à croire qu'il entendait ce ton moqueur de nouveau. Mais très rapidement, de l'amusement vint plisser un peu le coin de ses yeux, tracer un sourire en coin sur ses lèvres. « T'as de la chance que ma mère soit une aussi bonne cuisinière ... » Et il laissa échapper un très léger rire étouffé, en reportant son regard vers l'avant. Mais le menton bien droit cette fois.
Elle signa toute la paperasse nécessaire à sa sortie, à laquelle Frederic ne comprenait pas grand chose. Il trouvait un peu aberrant qu'on puisse retenir de force quelqu'un dans ce bâtiment. Qu'il fasse signer des trucs pour en sortir. Qu'importe. Quand Swann le remercia, entre deux bouts de procédures, il secoua doucement la tête, d'un air rassurant. « Y a vraiment pas de soucis Swann. » Et il lui offrit un mince sourire, avant de glisser les mains au fond de ses poches, déjà à court de mot.
Ils sortirent de l'hôpital et Frederic ne put retenir un large sourire à l'idée qu'il n'y remettrait plus les pieds. Dieu soit loué. Une partie de son sourire était aussi dû au fait que la ballerine lui avait naturellement prit le bras. Et qu'un subtil coup d'oeil vers elle lui avait permis de constater son soulagement à elle aussi, et la petite couleur pêche qui avait repris place sur ses joues.
Frederic avait prévu le futur silence de la voiture. Il avait eu toute la semaine pour penser à ses futurs malaises et à la meilleure façon de les contrer. Dans ce cas-ci, ce fut la musique. Musique qui repris au moment même où il mis le moteur en marche. Un petit fond musical, de ce qu'il avait trouvé de moins électro sur son téléphone, et qui l'était beaucoup quand même. Il n'avait pas mis le volume trop fort, pour compenser.
« Je t'ai heu ... Je t'ai préparé un ordinateur. » Ils roulaient depuis un petit moment quand il décida d'en parler. Ça pouvait sembler bête, mais ça avait été l'une de ses autres grosse occupation de la semaine. Et il en était tout de même fier. « J'ai installé pleins de jeux dessus ... Tous les vieux classiques de Nintendo et aussi heu ... Certains auxquels ont avaient déjà joué. » Il lui lança un petit regard rapide, avec un sourire un peu gêné sur les lèvres. « Les petits lapins dans l'espace, tu te souviens ? » Un petit jeu d'arcade vraiment mignon. Elle l'avait bien aimé, il s'en rappellait. Il avait préparé tout ça à moité pour elle, à moitié pour lui. Il y avait eu une petite part de nostalgie dans le processus. L'autre part revenait à cette inquiétude qu'il avait, de la voir s'ennuyer. Les jeux vidéos, ça distrayait, ça occupait. Mais ce n'est pas ce qu'il lui offrit comme explication. Il préféra autre chose, qu'il énonça avec un sourire en coin, un peu ironique. « Posséder un bon ordinateur rempli de jeux, c'est indispensable pour demeurer dans cette maison, tu vois ... Elle ne t'aurait pas accepté sinon ... »
Ils arrivèrent. Frederic alla récupérer le sac de Swann, qu'ils avaient mis dans la valise. Puis il rejoint la ballerine, déjà sur le pied de la porte, de quelques foulées rapides. Pourquoi la nervosité avait-elle de nouveau augmenté, maintenant qu'ils étaient arrivés ? L'informaticien chercha maladroitement ses clés. « Ce sera pas très long ... » Il se sentait observé et inutilement stressé. Mais il parvint malgré tout à ouvrir la porte de sa maison - encore heureux.
Il s'avança dans le logement, alla poser le sac de Swann dans le salon. Elle, était resté tout près de la porte. Il releva le regard vers elle, lui fit un petit sourire, d'un amusement gêné. « Besoin d'une visite ou tes souvenirs sont à peu près bon ? » Il biffurqua rapidement vers un autre sujet, pointa un petit objet sur la table de l'entrée. « Je t'ai heu ... Il y a une clé là, pour toi. » Il glissa une main derrière sa nuque, embarassé. Changer de sujet, quelle bonne idée. Il arqua un peu les sourcils en demandant. « Et on peut manger avant, ou après t'avoir installé. Comme tu veux. » Il ne s'était rien passé de particulier, mais cette clé, ce sac, il se sentait stupidement dépassé par les événements. Non Frederic, jusqu'ici tout se passe très bien. Respire et calme toi.

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Re: Tout y est tellement là qu'on s'y sent plus que bien. Et c'est peut-être pour ça que j'y tiens, pour ça que j'y reviens ... [Swederic ❤︎ ], le Dim 18 Juin - 17:36

Une fois mon sac dans le coffre, j’avais pris place aux côtés de Frederic. Pendant le début du trajet, je ne cherchais pas à faire la conversation. La musique envahissait l’habitacle alors que je laissais mon regard suivre le paysage à travers la vitre. Je me posais beaucoup de questions sur la future cohabitation. J’avais beau vouloir ne pas trop y penser, mes bonnes résolutions ne tenaient jamais très longtemps. Le flou, le fait de ne pas discuter ouvertement de ce qui se passait entre Fred et moi, m’avait arrangé pendant mon hospitalisation mais à présent, je le redoutais. J’aurais eu besoin de définir ce qu’il y avait entre nous mais je n’en avais pas vraiment le courage.

Je repensais à tout ce qui m’avait mené à mon geste. Je ne regrettais pas d’y avoir survécu mais même si Fred était à nouveau dans mon entourage, ça ne réglait pas tout. J’avais peur au fond d’affronter le quotidien. Je savais que Lily serait là mais j’avais peur de moi, de mes réactions. Si j’avais flanché une fois, est-ce que je pouvais flancher à nouveau ? J’avais peur de mes vieux démons. Je songeais à toutes ces choses pas toujours très roses au moment où Fred prenait la parole. Je tournais la tête vers lui, l’observant alors qu’il conduisait, le regard sur la route. Il détaillait cette idée d’ordinateur qu’il avait fait pour moi, sur lequel il avait installé des jeux et j’avais souris après avoir croisé rapidement son regard. Il parlait des lapins dans l’espace et le sourire s’était encore un peu plus étiré. « Je me souviens… » Il y avait de la nostalgie dans ma voix. J’étais loin d’être aussi geek que l’étais Fred mais je m’étais toujours amusée quand il avait tenté de me faire partager ses passions. Il achevait le sujet en prétextant une condition sine qua non pour pouvoir vivre dans sa maison et ça m’avait arraché un rire. Profitant d’un feu rouge, je m’étais penchée pour déposer un bisou sur sa joue. « Merci beaucoup. » C’était peut-être ridicule aux yeux de certains que Fred m’offre un ordinateur mais j’en avais déduit toute l’attention qu’il y avait mis, le temps qu’il avait pris pour le faire et c’était un cadeau encore plus précieux que la simple valeur de cet objet. « J’en prendrais soin, promis. »

Garé devant la maison, j’avais remonté l’allée ensuite d’un pas plutôt rapide. Il semblait soudain nerveux et ça avait chassé ma propre nervosité comme un jeu d’équilibre. Je l’observais partir en quête de ses clés avant d’ouvrir la porte et j’avais esquissé un sourire doux. S’il était nerveux, j’allais tacher d’être plus détendue.
Le geek nous avait finalement fait entrer mais je n’avais pas osé aller plus loin que l’entrée alors qu’il avait déjà déposer mon sac dans le salon. Je croisais son regard et lui rendait son petit sourire à sa question. « Je crois que je me souviens d’à peu près tout… » J’y avais passé du temps dans cette maison. D’abord comme amie, à force de soirées DVD ou Jeux puis comme petit-amie. En repensant à ça, je sentais mon cœur se serrer. Tout ça me manquait. Terriblement. Mais je n’avais pas le temps de me laisser aller à ces émotions que Fred évoquait une clé. Je tendais la main pour l’attraper et regardais mes doigts jouer avec.
Il semblait toujours aussi nerveux et même si je tentais de rester calme, j’étais ballotée par tout un tas d’émotions. A sa proposition, je haussais les sourcils comme si c’était une question surprenante et compliqué si bien que je bredouillais quelques mots inaudibles avant de trancher enfin. « ça peut attendre… Après manger ça sera bien… » Je ne voulais pas savoir où il avait prévu de m’installer. J’avais peur qu’en m’indiquant la chambre d’ami cela veuille dire qu’il ne voulait plus d’un « nous » autre qu’amical. Ça pouvait aussi être gage de prudence mais étant donné ma chance ces derniers temps, la chambre d’ami représentait la pire des situations. D’un autre côté, s’il avait proposé sa chambre à lui, j’aurais sans doute eu peur bien que j’y aurais vu de l’espoir sans pour autant le trouver lourdaud. Peut-être que si la soirée se passait bien, le choix se ferait de lui-même ? Lui-même n’avait peut-être pas décidé quoi faire de moi ?

« Est-ce qu’avant de manger je peux juste prendre une douche ? » J’avais cet odeur d’hôpital qui me collait à la peau et je ne la supportais plus. Je voulais pouvoir la chasser et retrouver l’odeur de mon gel douche à la vanille et de mon parfum doux et fleurie. Je voulais me débarrasser de cette bulle olfactive qui me rappelait ma détresse d’il y a une semaine. Bien évidemment, le geek acceptait et après avoir récupéré quelques affaires dans mon sac que je ne voulais toujours pas déplacer dans une chambre ou une autre, je filais à la salle de bain.
J’avais pris une longue douche, me savonnant deux fois jusqu’à ce que l’impression d’avoir l’hôpital collé à la peau disparaisse. J’avais observé mes poignets et les cicatrices avant de détourner le regard en me répétant des choses rassurantes. J’étais chez Fred. Tout irait bien. Je pouvais m’en sortir. J’étais chez Fred. Tout irait bien. J’avais enfilé un t-shirt et un short avant de sortir de là. Propre. Parfumée. Et un peu plus détendue.

J’avais rejoint Fred au salon et avant qu’un nouveau malaise ne s’installe, j’avais pris l’initiative de fouiller dans le petit tiroir où il entassait les menus et d’en sélectionner trois, comme on le faisait avant. « Japonais, Burger ou Italien. » Je lui tendais les cartes avec un petit sourire, un air sur le visage qui trahissait ma crainte que « faire comme d’habitude » ne soit pas la bonne technique pour retrouver nos marques. « Et je voudrais bien que tu me montres le bel ordi que tu m’as fait en attendant notre commande. » Je tentais à nouveau un petit sourire tout mignon, tout intimidé.

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Re: Tout y est tellement là qu'on s'y sent plus que bien. Et c'est peut-être pour ça que j'y tiens, pour ça que j'y reviens ... [Swederic ❤︎ ], le Dim 18 Juin - 21:36



Il hocha doucement la tête. « Après manger, ok, ça me va ... » Il s'empressa également d'approuver quand elle demanda la permission de d'abord passer par la douche. Forcément, elle devait en avoir marre du parfum des savons d'hôpitaux. « Évidemment, je suis pas pressé ... » Il pointa d'un doigt maladroit le petit bout de couloir qui menait à la salle de bain. « Les serviettes propres sont sous l'évier, fouille et sert toi. » Il lui offrit un mince sourire avant de se diriger vers la cuisine. En réalité, il n'avait rien à faire dans la cuisine. Il ne voulait simplement pas avoir l'air de l'observer avec trop d'insistance pendant qu'elle récupérait ses affaires pour aller se doucher. Alors il alla inutilement brasser quelques trucs autour de son évier, jusqu'à ce qu'il entende la porte de la salle de bain claquer.
Il se retourna pour s'adosser au comptoir de cuisine. Il pencha la tête en soupirant. Sérieusement, il l'installait où ? Ça lui avait cassé la tête toute la semaine, mais il n'avait au final pas trouvé la bonne solution. Il avait un peu espéré que la réponse tomberait du ciel, mais ce n'était pas arrivé. Mais le bruit de l'eau coulant dans la salle de bain lui rappellait trop bien que d'ici très peu de temps, il devrait trouver quoi faire. Il se frotta la tête un court instant, se rassurant sur le fait qu'au moins, les deux options étaient prêtes. La chambre d'ami tout comme sa chambre à lui avait été préparées pour accueillir une nouvelle personne. À voir laquelle des deux subirait une déception ce soir.
Il ne tarda pas à se diriger vers la petite armoire tempérée de sa cuisine, celle qui renfermait ses bouteilles d'alcool. Il sorti son scotch, le verre assorti. Il n'allait pas boire à ce point, juste deux ou trois gorgées. C'est ce qu'il versa au fond de son verre. Il le dégusta tout en déambulant dans le logement. Analysant les pièces que Swann n'avait pas encore put voir, pour s'assurer de leur conformité. C'était la première soirée, c'est pour ça que c'était aussi stressant. Ça se calmerait avec le temps. Il y croyait. Le son de l'eau dans la salle de bain s'arrêta et Frederic s'empressa d'avaler les dernières gouttes trainant au fond de son verre, avant d'aller déposer ce dernier dans l'évier. Swann réapparu très rapidement.
Elle se dirigea immédiatement vers le meuble du salon, contenant les dépliants de restos. Ça arracha un petit sourire à Frederic. Parce qu'ils n'avaient pas changés de place, s'y trouvait toujours, dans une longue série d'habitudes qui ne changeraient sûrement jamais. Mais cette habitude là faisait partie des bonnes, des agréables, réconfortante, rassurante. Il rejoint la ballerine dans le salon, s'empara des dépliants avec un petit sourire en coin. « J'ai aussi des lasagnes et du chili au frigo, pour la semaine. Histoire d'éviter que tu me ruine complètement ... » Son regard se teinta d'un peu d'amusement retenu. Il ne savait pas encore jusqu'à quel point il pouvait blaguer comme avant. Le flou de leur situation et les cicatrices sur les poignets de la danseuse entretenait ce doute.
Elle reparla de l'ordinateur. Lui qui avait enfoui son nez dans les panphlets, releva un regard un peu surpris vers elle. Il était étonné, que ce soit elle qui en reparle, mais agréablement. Les sourcils relevés, il trébucha un peu sur les mots. « Heu oui, je - Évidemment, j'appel le resto et je vais le chercher. » Il se râcla la gorge, rapidement. Puis il souleva l'un des dépliants à l'attention de Swann, un sourcil relevé également, en l'interrogeant. « Chinois, ça te vas ? » Il s'empressa d'ajouter. « Ils font le meilleur poulet général Tao. » Il esquissa une moue incertaine en reportant son attention sur le dépliant. « Je crois pas qu'on l'ai déjà commandé ... » Frederic, quand il craignait de vrais sujets de conversations, adorait s'étendre sur des banalités.
Repas commandé, il s'éclipsa brièvement vers sa salle d'ordinateur. Le portable attendait là, sur l'une des tablettes de sa bibliothèque de pièces. Il le récupéra, refonça vers le salon, où Swann avait pris le temps de s'installer sur le canapé. Avoir entre les mains un objet informatique, ça améliorait un peu son assurance et sa confiance, ridiculement. « Alors ... » Il s'installa à côté de la danseuse, tira vers eux la table basse du salon où il avait déposé l'ordinateur. « Je vais te montrer un peu ce que j'ai installé ... Il devrait ouvrir là, ce sera pas trop long ... » Il y avait définitivement mis du coeur. Avait d'abord sélectionné un beau boitier, d'un gris métallique brossé, aux teintes légèrement rosés. Il avait sélectionné chacun des composants, en faisant un appareil plutôt performant, même si il se doutait bien que Swann n'aurait jamais à s'en servir au maximum de ses capacités. « Ah voilà ... Alors le mot de passe pour l'instant c'est Pacman2, mais tu devras évidemment le changer ... » La session s'ouvrit. Le fond d'écran, ça lui avait fait travailler la tête, ça aussi. Il y avait longtemps pensé, et il n'avait finalement rien mis. Lâcheté créative, il avait placé là un fond intégralement blanc. « Le raccourci pour avoir accès aux jeux est juste ici, en bas ... Et j'ai déjà créé certains dossiers classiques, pour transférer tes trucs, par ici ... » Il lâcha finalement le pavé tactile, et l'écran du regard. C'était rassurant tout ça, mais il était conscient que si il continuait sur sa lancée, il en ferait trop. Il se cala un peu dans le canapé, glissa une main derrière sa nuque avant de tourner le regard vers Swann. « Mais le mieux ce sera que tu explore par toi-même. » Il haussa légèrement les épaules, ajouta comme pour banaliser ce qu'il venait d'expliquer de montrer. « Après ça reste heu ... Ça reste un PC comme les autres ... » Oui et non. Il l'avait fait expréssement, quand il montait un ordinateur pour quelqu'un, ce n'était jamais vraiment banal. Mais pour Swann, ça reviendrait sûrement du pareil au même.

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Re: Tout y est tellement là qu'on s'y sent plus que bien. Et c'est peut-être pour ça que j'y tiens, pour ça que j'y reviens ... [Swederic ❤︎ ], le Dim 18 Juin - 22:25

J’étais soulagée en voyant Fred attraper les menus avec un petit sourire. Et sa remarque m’avait même fait presque rire. « C’est juste pour… Disons pour marquer ma liberté retrouvée et… nos retrouvailles… Ici… » J’avais baissé les yeux, un peu gênée avant de m’empresser de changer de sujet. « Enfin j’ai hâte de goûter aux lasagnes et Chili de ta maman... » et le sourire taquin que j’avais affiché avait été plus naturel que les précédents. Comme si petit à petit je retrouvais mes marques.
N’ayant pas oublié la belle attention de Fred j’avais reparlé de l’ordinateur que j’avais hâte de découvrir. Il semblait surpris que j’en parle et j’avais esquissé un petit sourire amusé. J’avais retenu un rire en le voyant bafouiller. A croire que quand l’un arrêtait d’être gêné et maladroit, l’autre prenait le relais, comme deux adolescents lors de leurs premiers émois. Il ramenait notre repas au cœur de la conversation et j’acquiesçais d’un signe de tête. « Chinois, c’est parfait. » Il parlait du poulet Tao et quand il évoquait de façon indirecte nos anciennes habitudes, il y eut un moment de flottement. L’évocation de nos anciennes habitudes me faisait toujours un peu bizarre. « Il faut arranger ça alors… Je te fais confiance. » Et je l’encourageais du regard à passer l’appel.

Pendant qu’il s’éclipsait, je prenais place dans le canapé. Je regrettais de ne pas avoir de bracelets pour tenter de camoufler mes cicatrices. J’aurais pu enfiler un t-shirt à manche longue mais l’air était si lourd que je n’en avais pas eu le courage. J’espérais que l’orage finirait par arriver pour que la nuit soit moins étouffante. Enfin la météo n’était pas vraiment ma priorité et je suivais du regard Fred qui revenais, l’ordi dans les bras. Il s’installait à côté de moi et je n’avais pas vraiment écouté son commentaire sur le temps de démarrage de l’ordi, trop troublée par son parfum qui m’avait entouré quand il s’était assis. A ce moment-là, je réalisais une fois de plus que tant que j’étais près de Fred, tout irait bien. J’avais peur que tout foire ce soir, que je sois obligée de m’en aller. J’avais besoin de lui, il m’avait manqué… Mais voilà, ce n’était pas parce qu’il me manquait et que j’espérais un renouveau qu’il en était de même pour lui.
Sortant de mon trouble, je réalisais qu’il me parlait du mot de passe et je laissais échapper un rire. « Pacman2 hein ? » Je souriais en coin et sans même réfléchir, la suite était sortie toute seule. « Je pensais que t’aurais mis Scotch à la place ! » J’avais croisé son regard et j’avais retenu un rire en me mordant la lèvre inférieure. Cette complicité-là, ces vannes là, ça m’avait définitivement trop manqué. « On le changera… J'en trouverai un mieux...» avais-je glissé avec un poil de provocation malicieuse. Mais en attendant, je découvrais le bureau, le fond blanc et je suivais du regard le mouvement de la souris quand Fred me montrait les dossiers, les raccourcis. J’étais très concentrée, attentive. J’étais touchée de voir Fred me parler de cet ordinateur, de la façon dont il l’avait arrangé. Le connaissant il n’avait rien laissé au hasard. Fred m’avait fabriqué cet ordinateur comme j’aurais pu créer un ballet pour lui : ça n’avait rien d’anodin. « Je vais m’amuser, je le sens… » Il n’y avait pas d’ironie et presque de l’enthousiasme.
Je tournais la tête vers lui quand il parlait d’un PC comme les autres et je soutenais son regard quelques secondes. « Non... Non c’est pas un PC comme les autres… » J’avais souris doucement avant de reposer mon regard sur l’écran. « Bon, comment je vais changer le mot de passe moi ! » Je commençais à explorer les menus avec la souris, allant dans les paramètres comme une grande. Quand je sentais Fred prêt à m’indiquer la réponse je lui faisais comprendre d’un signe de main de me laisser faire, quitte à me planter d’icône.
Finalement j’arrivais à la page des mots de passe. Je tapais le précédent choisis par Fred « Pacman2 » et faisait à présent face au curseur qui clignotait dans la case pour le nouveau mot de passe. « Regarde pas ! Sinon tu vas vouloir me piquer mon ordi et jouer à ma place… » Je laissais échapper un rire et tapais une première fois le mot de passe avant de taper la confirmation en murmurant, concentrée, chaque lettre – tu parles d’une discrétion. « S. majuscule. W. E. D. majuscule E. R. I. C. Voilà… » Je cliquais sur valider et lançais un regard innocent au geek, il avait peut-être pas entendu d’abord...

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I love making you believe What you get is what you see. But I'm so fake happy. I feel so fake happy. And I bet everybody here Is just as insincere. We're all so fake happy. And I know fake happy. I been doing a good job of makin' 'em think I'm quite alright But I hope I don't blink. You see its easy when I'm stomping on a beat But no one sees me when I crawl back underneath.

Tout y est tellement là qu'on s'y sent plus que bien. Et c'est peut-être pour ça que j'y tiens, pour ça que j'y reviens ... [Swederic ❤︎ ]

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