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Rome ne s'est pas construit en un jour} ANASTASIA


Alex D. Parker
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Rome ne s'est pas construit en un jour} ANASTASIA, le Mar 2 Mai - 18:42

Rome ne s’est pas construit en un jour…
Anastasia & Alex

Assise sur mon lit, je me contemple dans la glace. La pièce était minuscule avec un lit, un petit bureau, une chaise, une fenêtre donnant sur la cours extérieure et un petit miroir sur le mur. Je n’avais pas très bonne mine, je n’avais pas envie d’être ici. Les couleurs de la chambre donnant sur un semblant de sable. Entre jaune et brun en fait. C’était pas si laid, mais il n’y avait rien de bien entraînant. Aujourd’hui, était ma 10e journée au centre de désintoxication. Je n’avais toujours rien dit aux intervenants, ni à mes co-chambreurs qui semblaient être dans le même bateau. Je dis semblaient, car je n’avais pas l’air aussi pire qu’eux. Une femme avait oublié ses enfants dans la voiture au froid pour aller boire au bar. Un autre a tellement de dettes, qu’il se fait poursuivre par des membres du crime organisé pour ravoir leur argent… Il l’avait tout bu. Chaque fois que ce fut mon tour de parler, de dire ce que j’avais sur le cœur, j’en avais été incapable. Comme si le déni était meilleur consolateur. Je ne voulais pas éclater en larmes devant tous ces gens qui étaient sensés me comprendre. Je ne m’étais pas d’amis. Chaque fois que nous avions un repas à partager, je me servais une assiette, remerciai la personne qui avait cuisiné pour nous et retournai à ma chambre. Les intervenants étaient patients, le but n’était pas de brusquer les choses, mais plutôt de donner du répit. Un d’eux avait glissé du papier et un crayon dans mon bureau en me disant que parfois, les mots pouvaient sortir beaucoup mieux sur le papier que par la bouche. Ceci dit, j’avais passé des nuits à regarder la feuille toujours aussi blanche, le regard vide. Je n’avais pas envie d’être ici. Je voulais retrouver Lily, Oliver… Je ne l’avais d’ailleurs pas prévenu du tout de mon internement. Moi qui m’était engagée face à lui, je devais être sa petite copine… Tout avait été si compliqué entre nous, je devais une nouvelle fois, tout gâcher. Comme je n’avais pas le droit à mon portable pour les deux ou trois premières semaines et que nous ne pouvions pas faire d’appels non plus, je ne pouvais pas lui dire où j’étais. Et que dire de Lily, elle me manquait terriblement. Elle était venue avec moi me reconduire, elle avait été là lorsque j’avais du appeler au centre pour m’inscrire. Je savais qu’elle pensait à moi, que je lui manquais. J’avais passé par une gamme de sentiment. En une heure, je pouvais me sentir emprisonnée, soulagée, apeurée, apaisée. Je n’étais pas capable de dire le moindre mot, mais le sentiment de panique m’envahissait lorsque je tombais seule à réfléchir dans ma chambre.

Je m’étais réveillée avec une boule dans la gorge. Une énorme boule qui empêchait mon âme déchue de respirer. Je soupirai et en me levant, mon visage croisait celui qui posait sur la glace. Je pris soin de scruter chacun des morceaux qui me composaient. Je passai mes mains sur mon visage. J’avais tout de même tenue 10 jours. Je me levai toujours vers le miroir et prit l’élastique que j’avais laissé sur la petite tablette sous la glace. Je ramenais tous mes cheveux ensemble et les attacha en queue de cheval sur le dessus de ma tête. Puis, on cogna à ma porte. "Allo, comment ça va aujourd’hui Alex?" Je lui souriai, je ne voulais pas trop répondre… Je savais que j’avais un travail à faire, mais pas aujourd’hui. "Ça va" il ajouta: “Tu viens nous rejoindre pour le petit déjeuner?” J’acquiesçai de la tête et il refermai la porte. Je soupirai une nouvelle fois. J’en avais pas envie, mais je devais faire l’effort, l’effort de cotoyer des individus qui souffraient autant que moi, qui cherchait à retrouver leur dignité et leur joie de vivre. Je m’apprêtai à ouvrir la poignée de porte de ma chambre tout en poussant une respiration.

Je parcourus le couloir des chambres pour me diriger vers la salle commune où tout le monde s’était déjà levée. On m’offrit un café que j’acceptai avec joie et je me fis deux rôties dans la petite cuisinette. Je garnis mes rôties de beurre d’arachide puis, on me tendit mon café. Je pris mon assiette et la tasse pour retourner dans la salle commune. Je ne disais point mot, laissant parler une femme qui avait fait un cauchemard. Ses enfants lui avaient dit qu’elles ne voulaient plus la revoir et qu’ils partaient loin sans qu’elle pouvait faire quoi que ce soit. Je n’étais pas capable d’avoir de la compassion. Pourtant, j’étais sensible, je n’avais pas ce cœur de pierre. Et malgré tout, je n’étais pas capable d’avoir une onze d’empathie pour elle. Un gars se tenait la tête fortement en faisant la grimace. L’intervenant lui demandait si cela allait. Il avait un sacré coup de barre. C’était normal, lorsque tu ne donnes pas à ton corps ce dont il a besoin, il répond par des maux de tête, des convulsions, des hallucinations même. J’étais exaspérée, se lever le matin avec tous ses visages vides, tristes et déprimée, je n’en pouvais plus. Je m’excusai pour finalement m’écarter dans le jardin.

Je m’étais installée sur une petite balançoire près d’un grand chêne. Les nuages remplissaient le ciel, on se doutait bien que la pluie allait tomber. Il y avait un petit vent frais qui chatouillait mon nez. Je mangeais ma dernière bouchée de toats en buvant mon café. Je déposai mon assiette et ma tasse sur une petite table. Je marchai un peu dans l’herbe. Je retirai mon élastique et passa ma main dans les cheveux pour relâcher ma crinière. Curieusement, je n’étais pas en colère, je ne me sentais pas prise au piège. Je n’avais pas envie d’une bouteille. Je regardais le grand chêne et m’y accota pour regarder au loin, pour me remettre à réfléchir, essayer de trouver un sens à ce que je faisais maintenant. Je ne voulais pas commencer les rencontres de groupe, mais je ne voulais pas passer mon temps ici sans rien faire. J’étais dans une sorte d’ambivalence, la peur d’avoir à me dévoiler, de souffrir de mon passé, de déterrer des cadavres qui n’étaient peut-être encore bien vivant finalement.
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❧Elle est née au Mexique et y passée les premières années de sa vie avant d'emménager à Los Angeles avec toute la famille.
❧Elle est l'aînée d'une famille de 4 enfants.
❧Son père est son héros.
❧Sa famille la croit morte.
❧Elle a rencontré l'amour de sa vie, Jazz, à LA avant de l'épouser quelques années plus tard.
❧Elle a fait une fausse couche quelques jours après l'arrestation de Jazz mais, elle n'en a parlait à personne, pas même à son mari.
❧Elle a tué un homme ce qu'il l'a poussé à fuir LA et venir s'installer à Austin.
❧Quelques années qu'elle vit à Austin sous une fausse identité.


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Re: Rome ne s'est pas construit en un jour} ANASTASIA, le Mar 2 Mai - 20:59

Ma vie depuis mon arrivée à Austin se résumait en deux mots : travail et travail. Je me plongeais à cœur perdu dans mes enquêtes pour oublier tout ce que j’avais laissé derrière moi à Los Angeles. Mon amour, ma famille, mes amis, ma vie tout simplement. Quelques années déjà que le Texas me comptait parmi ses habitants mais, je n’arrivais pas à me résoudre à oublier mes origines, mon vrai chez moi. Et même si je faisais comme si de rien n’était, il m’arrivait parfois de regretter mes choix, mes décisions et mes silences qui étaient – dans un sens – le fond du problème. Consciente que je ne pouvais changer mon passé, je m’évertuais  à donner un sens à mon futur, à me construire un avenir différent de ce que j’avais vécu. Allongée dans mon lit, les yeux ouverts fixant le plafond de ma chambre, je faisais le bilan de ces dernières années, me félicitant d’être toujours envie malgré tout ce qui avait pu se passer. Je ne me faisais pas d’illusions, un bon nombre de personne était à ma recherche, la police et les brutes qui ont vu leur copain mourir par ma faute. Je ne regrettais pas mon geste, j’avais tué une pourriture dont la terre ne regrettera surement pas mais, je devais malgré tout faire très attention à ce qu’on ne me retrouve pas. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle j’avais choisi cette ville pour m’y installer, personne ne penserait à venir me chercher ici. Mon téléphone sonna sur la table de chevet et sans quitter le plafond du regard, je tendis ma main pour l’attraper. « Vic’ dis-moi que tu as de bonnes nouvelles ? » Vic’ – de son vrai nom Victor- était en quelque sorte mon bras droit, il m’aidait dans mes enquêtes et même si le courant n’est pas passé au début de notre rencontre, nous avions réussi à faire des concessions et à mettre nos différents de côté pour faire un travail remarquable. « Bonjour à toi aussi Ana’, je vais bien et toi ? Bien dormi au moins ? » Je grinçais des dents en me retenant d’exploser de bon matin. Je détestais les surnoms depuis toujours et Vic’ le savait parfaitement. « Je déteste ça, tu le sais bien  et puisque tu sembles d’humeur taquine ce matin, j’en déduis que tu as passé une bonne soirée…Très bien. Est-ce qu’on peut passer aux choses sérieuses maintenant ? » J’avais quitté mon lit pour me diriger vers la penderie et y sortir un jean noir et une tunique turquoise, écoutant attentivement les trouvailles de mon bras droit. Le remerciant, je raccrochais, un sourire aux lèvres. Je devais me rendre au centre de désintoxication pour y rencontrer un jeune homme qui avait disparu de la circulation sans donner de nouvelles à sa famille. Cette dernière m’avait engagé pour le retrouver mais, je voulais le rencontrer personnellement avant de leur  faire part de la nouvelle.

Je n’avais pas pris le temps de prendre un petit-déjeuner, préférant me rabattre sur un bon café corsé qui m’aidait à tenir le rythme. Détective privé n’était pas policier mais, je m’en accommodais parfaitement. En fin de compte, c’était l’amour du risque et des enquêtes qui m’avait attiré chez la police au départ et même si c’est une page de ma vie que j’avais clos, je continuais à faire ce que j’aimais d’une autre façon. Arrivée à destination, je laissais ma veste dans la voiture, je mettais des lunettes avant d’enfiler une blouse blanche et d’y accrocher un badge. Si je voulais avoir une chance de parler au concerné, je devais me fondre dans la masse et me faire passer pour une infirmière. « Bonjour ! Je suis la nouvelle infirmière ! »  Je lui offris un sourire tout en posant ma main sur la sienne, l’empêchant de prendre le combiné du téléphone. « Je sors tout juste du bureau de la Directrice et j’ai ordre de faire un tour des lieux pour me familiariser avec les malades… » Elle sembla convaincu puisqu’elle ne me posa aucune question, me faisant signe de suivre les ordres donnés. Souriant de ma petite victoire, je me dirigeais vers les jardins, là où je savais pouvoir aborder les pensionnaires sans me faire remarquer.  Je m’imaginais la tête outré de Victor  qui n’appréciait pas toujours mes façons de faire  mais, qui ne disait rien, par respect ou par peur, je n’avais pas encore tranché. « Salut, tu ne connaîtrais pas un certain John Dallas par hasard ? » Demandais-je à la jeune femme que je croisais et qui semblait seule, ce n’était pas plus mal.
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Re: Rome ne s'est pas construit en un jour} ANASTASIA, le Sam 6 Mai - 2:33

Rome ne s’est pas construit en un jour…
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J’avais passé tellement de temps à essayer de me sortir la tête hors de l’eau, que je n’avais plus d’énergie. Simplement le fait de rester comme cela, en silence, me donnait déjà du répit. Je n’avais pas besoin d’aller au bar, de me soucier de mes factures, de mon appartement, du boulot. J’étais ici pour m’occuper de moi et c’est ce que je comptais faire. Je ne savais pas trop quoi penser. Je voulais d’une part, m’esquiver, fuir comme la peste les conversations profondes dont je pouvais avoir besoin. D’autres parts, je voulais devenir plus forte, plus assumée, moins perturbée. Alors, je savais ce que j’avais à faire, mais mettre à l’action m’effrayait énormément. J’étais posée sur le chêne quand j’entendis une voix féminine s’approcher de moi. Une voix qui me sortait de mes pensées comme une tornade qui emportait tout sur son passage. Je perdais l’équilibre tout à coup, un sursaut s’emparait de moi, de mon cœur. Ce dernier qui battait un peu plus fort. Comme si j’avais peur de toujours me faire poser cette même question, si je vais bien, si je tiens le coup, si le besoin de m’enivrer est toujours aussi présent. Je ne voulais pas répéter que cela allait, que tout allait bien jusqu’à maintenant, que je ne ressentais pas le besoin de parler.

Tous les jours c’était pareil depuis mon arrivée. D’ailleurs, je ne voyais pas trop avec qui je pouvais tisser un véritable lien de confiance. J’avais déjà perdu beaucoup de gens dans ma vie, je n’étais pas en mesure de m’attacher à qui que ce soit. Je me retournai tranquillement pour arriver devant la jeune femme qui se tenait devant moi. John Dallas? Comment je pouvais connaître John Dallas, j’étais tellement repliée sur moi, je m’isolais constamment. Évidemment, elle ne pouvait pas savoir. Je me contentai de lui sourire et lui répondre : « Non, je suis désolée, mais sinon tout le monde est dans la salle commune, allez y jeter un coup d’œil… » Je ne savais pas trop si j’avais déjà fait le tour de l’équipe d’intervention, mais cette fille, je ne l’avais jamais vue depuis mon arrivée. Il semblait également qu’elle ne connaissait pas trop les lieux ou du moins j’avais l’impression. Instinctivement, je repris la parole : « Je peux vous y conduire si vous voulez. » Sans trop attendre de réponse, je lui demandai de me suivre. Je traversai les quelques marches pour entrer dans la petite maison. Arrivées sur le pas de la porte, la cuisine était la première pièce dans laquelle nous arrivions. Nous devions passer un couloir pour passer à la salle commune. Nous entendions les murmures au loin. Finalement, nous entrâmes dans ladite pièce : « Voilà! Maintenant à vous de trouver M. Dallas. » dis-je à l’intervenante qui m’avait suivi. Je lui souriai gentiment. Je restai là quelques secondes en attendant je-ne-sais-trop-quoi. Je regardais ces gens tellement différents de moi, mais avec qui j’avais quand même l’impression de partager quelque chose d’important. Mais ça, je ne pouvais pas l’admettre…

Emi Burton

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Re: Rome ne s'est pas construit en un jour} ANASTASIA, le Ven 12 Mai - 2:15

Je me demandais encore comment j’allais faire pour lui parler sans éveiller les soupçons, je n’avais pas pris la peine d’échafauder un plan. Tant pis, je me fierais à mon instinct, comme à chaque fois et je devais avouer que ça m’a souvent sorti des mauvais pas. La jeune femme à qui j’avais posé la question m’indiqua la salle commune et je restais un instant debout en face d’elle, sans bouger le petit doigt. J’ignorais complètement où elle se trouvait et mon pouls reprit un rythme normal lorsqu’elle me proposa de m’y emmener. « Je viens de commencer. » Me sentis-je obligée de lui dire tandis que nous arpentions les couloirs du centre pour arriver à la dite salle. « Merci pour votre aide. » Je scrutais les lieux du regard, m’imprégnant de chaque visage et recherchant la personne pour laquelle j’étais venue. Je le trouvais enfin mais, la tâche allait être plus difficile étant donné qu’il était déjà en compagnie d’une autre infirmière. Si je m’incrustais, j’attirais les regards sur moi, chose dont je n’avais guère besoin en ce moment, j’allais devoir attendre et quoi de mieux que de discuter avec un patient en attendant le moment propice. Je me retournais vers la jeune femme qui m’avait servi de guide et prenant une voix douce, je lui demandais. « Ca fait longtemps que vous êtes là ? » J’éprouvais un certain respect pour ces personnes qui faisaient l’effort et avaient le courage de se faire soigner de leur dépendance pour leurs familles, leur entourage ou tout simplement pour eux-mêmes. Cependant, il y avait un détail qui – personnellement – m’aurait fait réfléchir à plusieurs reprises avant d’entreprendre une telle démarche. L’enfermement. Ce n’était pas une prison certes mais, devoir rester entre quatre murs même si on pouvait circuler un peu plus librement que dans les prisons ne me plaisait guère. Je crois que je ne pourrais jamais supporter l’enfermement, j’aimais me sentir libre, libre de mes mouvements, de mes aller et venu et par-dessus tout, libre de dire et garder pour moi ce que je voulais. Me confier ainsi à des inconnus même pour ma propre santé m’hérissait le poil. « Ce n’est pas trop dur ? Je veux dire, la thérapie et tout ce qui va avec… » Personne ne pouvait comprendre ce que ces personnes ressentaient, pas même en les côtoyant tous les jours. Quittant la brunette du regard, je continuais à surveiller du coin de l’œil Monsieur Dallas tout en repensant au calvaire qu’avait dû vivre mon mari pendant ses années d’enfermement, sans personne pour le soutenir, sans personne pour l’aider à tenir le coup et moi qui l’avait laissé tomber. Il était préférable que je ne continue pas sur ce terrain là, je devais garder mon objectif en tête et faire taire les sentiments qui m’assaillaient à chaque fois que je pensais à lui.

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Re: Rome ne s'est pas construit en un jour} ANASTASIA, le Ven 12 Mai - 18:36

Rome ne s’est pas construit en un jour…
Anastasia & Alex

Sans que j’aie posé de questions, la jeune femme justifia être nouvelle au centre, d’où la raison pour laquelle elle ne se retrouvait pas vraiment dans la maison. Je l’avais conduit à la salle commune, mais elle n’était pas allée à la rencontre de celui qu’elle cherchait. Probablement pour ne pas briser la discussion qui se faisait entre le groupe. J’allais retourner au jardin lorsque l’infirmière se tournait vers moi. J’étais étonnée puisque ce n’était moi la principale concernée par ses interventions. « Près de deux semaines…. » dis-je en souriant timidement. Tranquillement, je voulais retourner à l’endroit où j’étais, mais elle m’aborda une nouvelle fois. J’avais l’impression qu’elle cherchait à me faire parler, qu’elle me voulait du bien, mais qu’elle voulait trop savoir. J’en avais pas envie. Cela faisait dix jours que je n’avais pas envie de parler, de me confier, d’élaborer sur ma personne. « J’en sais rien… » m’étant occupée de dire brièvement à mon interlocutrice. Je haussai les épaules et croisai les bras. Je ne voulais pas parler. Ce n’était pas le bon moment. Comme s’il y avait un bon moment d’ailleurs. Je m’accotai contre le mur du couloir et la regardai dans les yeux.

J’ignorais ses intentions, ses attentes, mais pour une nouvelle, elle n’avait pas de difficulté à s’impliquer dans les dossiers. Je ne semblais pas très réceptive, mais je ne voulais pas lui faire de problème. « Disons que… je m’adapte bien ici, les gens sont gentils avec moi! » Je me doutais bien que ce n’était pas suffisant. L’intervenant responsable de mon dossier me dirait que je suis encore dans la déni, que je ne vois pas le véritable problème, ma véritable souffrance. Je me sentais sur le bord d’un précipice. Si je me lançais en bas, je m’écroulerais en mille morceaux. Si j’essayais de parler de serait-ce que d’une infime partie de mon existence, j’éclaterais en sanglots à l’infinie. Je voulais garder le contrôle de moi, le mince contrôle qu’il me restait sur ma vie. « À vrai dire, je suis venue ici parce que je suis en train de tout perdre, mais… » Je marquai une pause en soupirant : « Mais  je ne sais vraiment plus ce que je fais ici vous voyez…! » J’avais passé des jours à parcours les couloirs du centre, à rester brève avec les intervenants, à m’isoler des autres résidents. Je n’aidais pas ma cause. Tout portait à se demander si je voulais vraiment m’aider, si j’étais vraiment motivée à guérir, à retrouver la Alex que j’étais. La jeune femme fonçeuse, professionnelle, sensible et déterminée. Il y a longtemps que je l’avais revue cette fille! Elle s’était poussée depuis que la honte avait rempli mon regard, quand la culpabilité m’avait rongé le cœur. L’étau s’était resserrée de façon surnoise. Des nuits, j’étais incapable de respirer, je paniquais littéralement. Je n’avais pas raconté ce qui se passait lorsque j’étais dans ma chambre, je vivais cela seule avec moi-même, encore une fois, pour contrôler ce que je pouvais contrôler. Les cauchemards, les réveils en sueur, les nausés… je n’en pouvais plus. Je me sentais sur le bord de craquer, mais je ne pouvais pas m’échapper. Je ne pouvais plus fuir, je devais me laisser aller.


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Re: Rome ne s'est pas construit en un jour} ANASTASIA, le Ven 23 Juin - 13:13

Je comprenais qu’on pouvait se sentir perdu au début d’une thérapie surtout dans ce genre de situation. Parler de soi, écouter des conseils qu’on ne voulait pas entendre et feindre que les choses iraient mieux. Je ne pouvais prétendre savoir ce qu’ils ressentaient ou par quoi ils devaient passer mais, je pouvais comprendre leur motivation. « Ne prenez pas mal ce que je vais dire mais…Je vous demandez comment vous vous sentiez, je veux dire réellement…Tout le monde est gentil, ça ne fait aucun doute, d’ailleurs, tout le monde ici ne veut que votre bien…A vous et aux autres. » Mon intention n’était pas de la brusquer ou encore de la blesser mais, j’avais le sentiment, depuis le début de notre rencontre qu’elle se refermait sur elle, comme si elle essayait de s’isoler dans sa solitude et d’éloigner le monde entier d’elle. Certes, j’ignorais ce qu’elle avait pu vivre pour arriver là ou par quoi elle passait en ce moment même mais, elle me faisait penser à moi lorsque j’avais quitté Los Angeles, laissant ma vie derrière moi et me terrant dans mon mutisme, ne permettant à personne de trop s’approcher de moi de peur de m’effondrer ou de me dévoiler. Oubliant un instant la raison de ma venue au centre, j’écoutais les paroles de la brunette avec un pincement au cœur. J’ignorais pourquoi cela me touchait au plus profond de mon âme, je ne comprenais pas pourquoi je m’intéressais à elle de cette façon, j’étais pourtant du genre à m’intéresser aux autres que par intérêt. Non pas que je sois une sans cœur mais, depuis que j’avais quitté Los Angeles et mon ancienne vie, je m’étais promis de ne jamais plus m’attacher aux autres et c’était bien mieux ainsi. « Vous regrettez d’être venu ? » Lui demandais-je sans trop savoir si j’avais le droit de m’immiscer dans sa vie de la sorte. Après tout, je ne travaillais pas ici et si elle venait à le découvrir, elle n’apprécierait surement pas. Faisant taire cette petite voix qui m’ordonnait de la laisser tranquille, je continuais comme poussée par une force invisible. « Ne prenez pas mal ce que je vais dire mais, si vous doutez ainsi, peut-être que vous ne voulez pas être aidé comme vous le prétendez…Vous n’êtes peut-être pas prête à laisser tomber vos habitudes et à reprendre une vie normale… » La situation n’était pas des plus faciles, je le comprenais mais, rien n’étais jamais simple et la pousser dans ses retranchements pourrait peut-être l’aider. Mais, en avais-je seulement le droit ?

HRP:
 

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Re: Rome ne s'est pas construit en un jour} ANASTASIA, le Jeu 6 Juil - 14:31

Je m’étais occupée d’être brève et nonchalante dans mes propos. Je ne comptais pas raconter ma vie à une nouvelle, déjà que je n’osais pas m’exprimer en profondeur à mon intervenant. Elle cherchait tout de même à percer quelque chose que je n’étais même pas en mesure de prendre conscience. C’est alors qu’elle me demanda comment je me sentais réellement. Comme si ma réponse n’avait pas suffi. « Bah j’en sais rien moi…! » dis-je sèchement. Elle était là pour m’aider, mais la confrontation n’était pas le bon filon… Même si les autres techniques n’avaient pas fonctionné en fait. Ce qui était certain c’est qu’on allait devoir travailler pour me faire cracher le moindre mot sur mes sentiments. Ce que je savais aussi était surtout que plus je contenais ce que je ressentais, plus l’effort pour guérir allait être plus important à mettre. Je ne pouvais pas faire autrement. C’était ma nature de m’effacer, de ne rien dire, de tout encaisser. Je voyais mon attitude comme une force pour combattre… comme au temps de la rue…

Toujours dans le couloir, elle restai à mes côtés. Comme si elle sentait que d’une part, j’avais besoin d’elle et que d’autre part, elle ne voulait pas partir tout court. Elle continuait avec ses questions sans que j’aie rien demandé. Je la regardais dans les yeux comme si ça question m’avait surpris. Une seconde confrontation… entre moi et elle? Entre ma tête et mon cœur? J’avais l’impression que c’était maintenant 2-0 pour elle. Je devais faire quoi devant elle… Je croisai les bras silencieuse pour finalement ouvrir la bouche en roulant des yeux. « Je ne regrette pas… j’ai seulement l’impression de vous faire perdre votre temps… » et le mien par la même occasion, mais je me retenu de te le dire. « Je passe mes journées dans le jardin.. à me faire demander si je vais bien, si je suis prête à parler… si je veux participer aux divers ateliers. Et tous les jours, c’est la même réponse… je perds mon temps et je vous fais perdre le vôtre ». Sans que je ne me rende compte, j’avais fait une phrase complète, même deux. Mon regard fuya vers les autres résidents qui discutaient au salon. Soudainement, l’envie me prenait de les rejoindre. Je me sentais prise au piège, comme si cette discussion était arrangée de toute pièce… comme si on m’avait joué dans le dos. C’était typique.. la théorie du complot quand on ne veut rien comprendre est un bon moyen d’éviter la question. Malgré ma réponse, elle poussa encore plus loin la réflexion. Décidément, elle trouvait que j’en avais pas eu assez… « Bah… merci.. ! Il me reste qu’à faire mes valises maintenant! » Je lui en voulais un peu.. je me sentais attaquée et pour cette raison, c’était maintenant ma victoire… je me refermais et termina la discussion en me dirigeant vers ma chambre.

Mon cœur fut prit de palpitation. Je jouais la victime, comme si j’avais besoin d’autant d’attention… Je n’étais pas capable de prendre que tout cette vie de merde, était entièrement ma faute, guidé par des choix que j’ai fait et non l’inverse. J’avais passé tellement de temps à subir les alentours, à me nourrir un rôle de victime, de fille qui fait pitié. Finalement, je n’entendais personne venir vers moi. Lily venait par moment me calmer, Obs me brassait un peu quand j’allais trop loin. Là… personne. Les gens étaient sans doute habitués à ce genre de réaction. Je soupirai en regardant le plafond. Ce n’était pas la solution… Je retournai alors vers la jeune infirmière m’excusa : « Pardon… je sais que vous faites votre travail… c’est juste que … vous vous y prenez très mal… » J’allais probablement l’insulter… mais quand on me fait du mal, je fais du mal… œil pour œil, dent pour dent… rien de moins.

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Watching for comets
Say my name, I'll be there. I didn't know, you should've said that you cared. It's not too late for broken hearts. Take my hand, make a wish on a star ©endlesslove.

Rome ne s'est pas construit en un jour} ANASTASIA

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