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[29 mars] One night I will be the moon hanging over you, spilling all over your body, covering all your wounds


Swann Eberhart
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● On lui offre un job en or à New York.
● Elle a tenté de se suicider mais Lily lui a sauvé la vie.
● Elle vit chez Fred depuis sa sortie de l'hôpital.
● Elle est heureuse que Barth reste aux USA.
● Elle cherche un nouvel appartement, une nouvelle maison.
● Elle danse à nouveau.
● Elle crée son association et sa compagnie de danse.





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[29 mars] One night I will be the moon hanging over you, spilling all over your body, covering all your wounds, le Mar 28 Mar - 2:04


« Si nous allons chez toi, Swann, que va-t-il se passer ? » J’avais été incapable de répondre à Logan. Pire, sa question m’avait comme forcée à revenir à la réalité et j’avais fuis. Comme toujours. Et comme toujours, il m’avait laissé fuir. J’avais passé le week-end seule, refusant systématiquement les tentatives de Lily pour me faire parler ou sortir. Je n’avais pas envie d’avoir son avis et j’avais esquivé le sujet aussi longtemps que possible. Mais avec Lily, croire qu’on pouvait échapper à une conversation était quelque chose de bien naïf. Et j’avais guetté le moment où elle mettrait les pieds dans le plat.

J’avais quand même tenu 5 jours avant qu’elle ne me confronte alors qu'on déjeunait tranquillement chez moi. « Est-ce que tu as revu ton pianiste ? » Rectification, elle avait utilisé la méthode douce ce qui prouvait qu’elle était déterminée à s’immiscer dans ma petite tête pour découvrir le fond de mes pensées. « Non » « D’accord… » Et au moment où je me disais qu’elle était drôlement bien conciliante, elle posait la question. « Pourquoi ? » « Parce que… » « C’est pas une réponse. » « C’est la mienne. » « D’accord… » Et face au silence tenace de Lily après ce dernier d’accord, j’avais levé les yeux au ciel. Tant pis si ce n’était pas agréable à entendre, c’était peut-être nécessaire. « Quoi ? Dis ce que tu penses ! T'attend que ça... » « Je me demandais si c’était à cause de ce que je t’ai dit au sujet de l’autre brune qui est souvent avec lui. » « Non... Pas vraiment. » Elle me jaugeait du regard, mais je ne mentais pas. Elle m’avait conseillée d’être prudente et c’était le cas mais ce n’est pas ce qui m’avait retenue de revoir le pianiste.
J’ai cru une nouvelle fois qu’elle ne dirait plus rien mais elle s’était redressée dans le canapé l’air grave. « T’as ce type dans la peau et probablement dans le cœur aussi. Et tu as peut-être trouvé ça malhonnête de ta part d’aller le voir quelques jours à peine après le départ de Fred mais merde Swann ! 1. Tu n’lui dois rien à Fred. Il s’est comporté comme un enfoiré. 2. Si t’as du partir à New York pour réussir à écrire une lettre d’au revoir à Logan c’est que tu te savais incapable de l’écrire si tu restais dans la même ville que lui. 3. Tu l’aurais quand même revu. Fred à Austin ou à Boston. Tu l’aurais revu… Il a suffi que je t’attire au conservatoire pour que tu cours le rejoindre parce que peu importe ce qu’il y a entre vous… C’est plus fort que toi et sans doute plus fort que lui.Et ça te fait flipper... » Elle avait marqué une pause et je n’avais pas réussi à dire quoi que ce soit, réalisant une fois de plus que Lily me connaissait trop bien. « J’ai peur. De ce que je pourrais ressentir, de ce qui pourrait arriver, de ce que ça pourrait gâcher. » « Je sais. » « Je ne sais pas ce qu’il pense… ce qu’il attend… Je ne sais même pas ce que j’attends… » « Ce que lui veut, tu ne le sauras pas si tu restes là, si tu continues de l’éviter… Je crois que tu sais ce que tu veux mais que ça te fait peur. Mais tu as plus de courage que tu ne le crois... Tu n'es pas obligée de tout le temps fuir... Arrête de fuir... »

Les mots de Lily avaient trotté dans ma tête encore plusieurs jours et c’est un mercredi, consciente qu’il n’était pas au conservatoire, que je m’étais pointée chez lui. Je n’avais jamais oublié l’adresse depuis qu’il me l’avait donnée. Avec la fin de journée, les autres locataires de l’immeuble faisaient leur arrivée et j’avais profité de l’entrée de l’un deux dans l’immeuble pour m’engouffrer avec lui. J’avais cherché le nom de Logan sur la boîte aux lettres pour trouver le numéro de son appartement. J’avais failli faire demi-tour en réalisant qu’il ne vivait pas seul mais je n’étais pas capable de m’en aller à présent. Lily avait raison, ce n’était pas en l’évitant que j’aurais des réponses. Arrivée devant la porte de l’appartement, j’avais longuement hésité, restant plantée là. Quelqu’un ouvrait et je priais pour que ce soit lui et lui seul. Je levais les yeux vers lui. J’aurais dû appeler. « Je ne sais pas ce qu’il va se passer mais je veux rentrer… C’est la seule chose dont je sois sûre… Je suis fatiguée de fuir et je veux entrer si tu le veux aussi… » avais-je dis comme si la conversation avait repris sans aucune pause d’une dizaine de jour. Restait à savoir si Logan me laisserait entrer ou non. Je glissais la main dans la poche de ma veste et en retirait un pliage. Un cygne en origami qui avait demandé de l’entrainement. Comme un clin d’œil aux roses qu’il m’avait offert et comme une métaphore. S’il voulait le cygne, le cygne était à lui. Et je lui tendais le pliage en retrouvant son regard. « Je n’arrive jamais à rester loin de toi… C’est comme ça »

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Re: [29 mars] One night I will be the moon hanging over you, spilling all over your body, covering all your wounds, le Jeu 30 Mar - 13:16

L'après-midi touchait à une fin qui avait un avant-goût de fin du monde. Et l'or sanglant d'un soleil trop vif noyé dans la brume du crépuscule jouait à travers le carreau sale et embrumé de la salle de bain. L'eau coulant sur son corps ne lavait qu'à peine les relents d'hôpital que le jeune homme avait rapporté de sa visite quotidienne auprès de sa mère. Aujourd'hui avait été un mauvais jour. Demain serait pire ou meilleur, selon les répits que lui laisseraient cette maladie qui dévorait, doucement mais sûrement, la femme qu'il aimait le plus au monde.

Autour de lui, l'appartement était vide, comme souvent à cette heure et, répondant à la vapeur qui se dégageait de la douche, celle plus forte de la cafetière italienne sur la plaque à induction se frayait un chemin odorant jusqu'au nez du pianiste. Avec un soupir, il éteignit le jet, sorti de la baignoire, se séchant vigoureusement à l'aide d'une serviette qui aurait bien mérité un peu d'assouplissant lors de son dernier lavage. Puis, comme il n'avait pas prévu de ressortir, il enfila ses habits d'intérieurs. Un jean noir pour en bas, un t-shirt gris de qualité moyenne, au logo composé de petites notes de musiques et, en grosse lettre dans le dos, le rappel d'un festival de musique quelconque auquel il avait du jouer, à moins qu'il ne se soit laissé aller à acheter le souvenir, un soir qu'il s'était saoulé de musique. Il en avait des dizaines comme cela, tous sur le même modèle, tous trop large parce que sinon, ils auraient été trop courts, tous condamnés à ne jamais sortir de chez lui. Dehors, c'étaient chemise et pantalon obligatoires. Et même à l'intérieur, alors même qu'il était parfaitement décent, le jeune homme ne passait jamais ces « tenues décontractées » sans craindre une arrivée impromptue d'un paternel désapprouvant plus que tout le laisser-aller.

Pieds nu sur les tapis épais qui masquaient le mauvais parquet de l'appartement, le jeune homme glissa dans la cuisine pour se servir une tasse de l'amer breuvage noir qu'il aimait tant. Il remit, par habitude, quelques grains de café dans le moulin électrique, pour se préparer à la prochaine fois et rejoignit le canapé de cuir où étaient disposés ses cours, entourés par un peu de blues que crachait un vinyle, tandis que de la télé allumée mais muette défilaient en boucle des images des informations européennes sous titrées pour les malentendants. Il y avait une limite au malheur d'autrui que Logan pouvait supporter. Le voir était assez. Il n'aimait pas l'entendre.

Il regardait sa thèse depuis quelques minutes seulement lorsqu'un bruit à la porte le fit sursauter. Une goutte de café chaud sauta hors de la tasse, atterrissant entre son pouce et son index, laissant là une petite marque rouge sur la peau blanche et la trace de deux dents sur sa lèvre. Doucement, sans se presser, il se leva, tirant sur le t-shirt que l'humidité de cette fin de douche collait un peu sur son torse trop maigre. Ses cheveux, toujours humides, tentaient de boucler malgré leur peu de longueur et il avait oublié ses pieds nu. Inquiet, pris de cette vague appréhension qui était tout sauf rationnelle – son père ne sonnait pas, son père avait les clefs – il ouvrit la porte sur une Swann qui commença directement à parler, sans dire bonjour ni rien, murmurant des mots de peu de sens, presque à bout de souffle. Il attrapa doucement le cygne avec un petit sourire triste tandis qu'il attendait poliment qu'elle termine sa supplique.

« Bonjour Swann. Entre, je te prie. Excuse ma tenue et le désordre, je n'attendais personne. »

Il s'effaça pour la laisser entrer dans le salon dont les meubles, riches rebuts de l'ambassade, contrastaient avec l'état assez lamentable des parties communes. Au mur, des peintures impressionnistes dans les tons de vert et de bleu répondaient au brun soutenu des bois qui meublaient l'endroit. Une grande table et des chaises aux tissus profonds, un piano droit dans un coin, un canapé en cuir et deux fauteuils faisant face à la télé qui continuait à cracher silencieusement ses images. Sur la table basse, des livres se mélangeaient aux feuilles, masquant presque un ordinateur portable allumé. On sentait encore l'odeur capiteuse du café et la moiteur de la douche qu'il venait de prendre.

« Assied toi. Tu veux quelque chose à boire ? Thé ? Café ? Alcool ? »

Elle avait l'air assez perdue pour avoir besoin de quelque chose de fort et, curieux mais sans la presser, le pianiste déposa précieusement le pliage sur le bar séparant le coin cuisine du coin. Il reprit, toujours doucement, la caressant du regard plutôt que de le faire avec ses mains.

« Il s'est passé quelque chose ? Ca ne va pas ? »
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Re: [29 mars] One night I will be the moon hanging over you, spilling all over your body, covering all your wounds, le Jeu 30 Mar - 20:19


« B… Bonjour. » C’était pas vraiment l’accueil que j’avais imaginé. Enfin je n’avais rien osé imaginer mais si j’avais essayé d’imaginer, ce n’est pas à ça que je me serai attendue. Malgré tout, il m’invitait à entrer et je m’exécutais sans avoir à me faire prier. Je découvrais l’intérieur de l’appartement, les tableaux aux murs, le piano dans un coin, les livres et les feuilles noircies à la plume à côté d’un ordinateur. Je sortais de ma contemplation et observation qui manquait un peu de discrétion et de politesse au moment où il m’invitait à m’asseoir. Je n’avais pas envie de m’asseoir.
Alors j’étais restée debout et il m’avait offert à boire. Je fronçais les sourcils en me demandant si j’étais particulièrement difficile à comprendre ou si j’avais le don de tomber sur des types qui ne comprenaient rien. Peut-être un peu des deux. Je laissais mon sac trouver sa place sur l’un des fauteuils et m’approchait du bar où il avait déposé le cygne de papier. « Non merci. » Je n’étais pas venue boire un verre, j’étais venue dire ce que je ressentais.

« Est-ce que c’est une blague ? Est-ce que tu es en train de me faire marcher ? » Je l’observais longuement en cherchant à déchiffrer l’expression sur son visage. « Je te dis que je n’arrive jamais à rester loin de toi et tu me proposes un café… » Et dans le ton de ma voix, toute mon impuissance à me faire comprendre. Je l’observais dans sa tenue si inhabituelle. Ça lui allait bien pourtant, ce t-shirt un peu grand qui lui collait à la peau. Il avait presque l’air, pour une fois, de coller à notre époque. J’osais alors quelques pas pour me rapprocher et comme à chaque fois ça me troublait. Dès le début, dès notre première rencontre il y avait eu quelque chose. ça avait été soudain et inattendu. C'était effrayant et ça donnait envie de fuir. Mais c’était pour ça aussi qu’à chaque fois je finissais par lui revenir. Chaque départ était de plus en plus difficile, chaque retour vers lui me rapprochait dangereusement du pianiste. Mais à présent, j’étais fatiguée d’avoir peur. A présent, je ne comptais plus m’enfuir.

« Je suis venue répondre à la question que tu m’as posé la dernière fois… Au conservatoire… Juste avant que je ne prenne à nouveau la fuite… » Je levais les yeux vers lui et une fois plongée dans ses prunelles claires, il m’était impossible de m’en échapper. « C’est à mon tour maintenant de te poser une question… » Je sentais mon cœur taper contre ma poitrine et j’avais presque l’impression que Logan aurait pu l’entendre cogner. « Maintenant que je suis chez toi et que je ne compte plus m'enfuir, Logan, que va-t-il se passer ? » Parce qu’il n’y avait pas de raison que ce ne soit qu’à moi de répondre à cette question.

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Re: [29 mars] One night I will be the moon hanging over you, spilling all over your body, covering all your wounds, le Ven 31 Mar - 19:52

Comme elle se rapprochait, il leva la main, faisant doucement passer sa paume sur la joue de la jeune femme en une caresse tendre destinée à la fois à calmer l'émotion que provoquait sa proximité et l'arrogance de ce qu'il se sentait dire.

« Je suppose que c'est parce que j'avais déjà remarqué que tu ne pouvais pas te passer de moi, Swann, que je ne suis pas plus étonné que ça. »

Sa voix, grave et sérieuse, tentait de son mieux de bien faire comprendre qu'il n'essayait pas de se vanter ou même de se moquer d'elle mais simplement d'évoquer un fait connu. A chaque fois qu'elle s'enfuyait, elle revenait plus proche. Et, à chaque fois, il la laissait partir dans l'espoir qu'un jour, finalement, l'élastique de leur relation se fende et casse pour les ramener l'un contre l'autre et ne plus s'écarter. C'était pour cela qu'il ne la retenait jamais. C'était pour cela qu'il lui laissait tout le temps d'arriver à ses propres conclusions alors que lui avait comprit le schéma il y avait longtemps déjà. Et la peau, douce, de la ballerine sous ses doigts réveillait en lui un feu qu'il ne contenait qu'avec une difficulté accrue.

Elle reprit alors le fil de ses pensées, ses mots à elle qu'elle avait peut-être longuement répétés dans sa tête ou bien qui se précipitaient d'un coup, il ne saurait le dire. Baissant les yeux sur elle, il était tombé dans son regard sombre et s'y était perdu. Il ne fit pas remarquer qu'elle n'avait absolument pas répondu à la question, en vrai. Il ne lui rétorqua pas qu'elle se cachait en lui renvoyant la question. Dans le lac bronze de son regard, il voyait surtout son trouble, sa peur et sa détermination. Beaucoup de trouble et beaucoup de peur pour une seule détermination. Son autre main s'avança, la prenant par la taille, se logeant naturellement dans le creux de ses reins pour la garder contre lui, l'empêcher de s'évader encore. Il l'attira à lui, plus proche, à se frôler et s'arrêta à ce moment précis, lorsque les corps ne se touchent que par la chaleur de l'autre et que l'on sent, au travers du tissu, mille liens lier deux poitrines.

« Il va se passer cela, pour commencer. »

Toujours doucement, il pencha la tête, leva la sienne et leurs lèvres se rencontrèrent. Se reconnurent. Il l'embrassa sans passion mais avec une détermination qui était le reflet de celle qu'il avait vue dans ses yeux. Le baiser dura un moment, et pourtant, il fut intemporel. Impérieux, Logan ne la laissa pas reculer tout de suite, pas plus qu'il ne lui laissa la marge de manœuvre pour se soustraire à leur découverte mutuelle. Il y laissa passer ce que ses mots ne pouvaient pas dire. L'étrange lien qui les unissait tous les deux. L'envie qu'il avait toujours d'elle, de sa présence, de son toucher, de son corps et de son esprit. Il laissa filtrer sa soif de leurs baisers, son espoir qu'il y en ait d'autre, son inquiétude que ce soit le seul et le dernier. Et puis, quand il sentit le moment, il détendit ses mains, écartant leurs visages. Son cœur battait à se rompre et il y avait du rouge sur ses joues pâles et une sorte de voile dans ses yeux.

« Comme ça, quoiqu'il se passe, nous aurons eu ce moment. »

Sa voix était un peu plus grave, soudain mais dans son regard clair, il y avait de l'amusement, du contentement, de la tendresse et un tourbillon d'autres émotions plus ou moins avouable. De la main qui avait caressé sa joue, il repoussa ses cheveux vers l'arrière. L'autre main, elle, ne quittait pas la taille de la jeune femme.

« Ensuite, je pense que nous allons devoir discuter. Nous avons des choses à nous dire, des choses à mettre en place, à construire ensemble. Des limites à établir pour éviter que l'un de nous ne se blesse. J'ai besoin de savoir ce que tu veux et jusqu'où je peux aller. A quel point il m'est possible de m'abandonner à cette...chose qui se passe entre nous et que je ne comprends pas. »

La main libre retourna sur la joue de la jeune femme. Il savait qu'il devait insister pour le café voire lui proposer de s'installer à deux sur le canapé mais il ne se sentait ni le courage ni l'envie de briser ce moment qu'ils avaient autrement qu'avec des mots.

« Je sais que tu n'as probablement pas plus envie que moi de parler là tout de suite mais si on suit nos corps, ou en tout cas le mien qui me hurle de t'enlever et de reposer mes lèvres sur les tiennes, je risque de te blesser et de tout gâcher. Et ça, je ne veux pas. Je ne veux pas que tu disparaisse à nouveau, cette fois pour ne plus revenir, tu comprends ? »

Et puis ils avaient besoin de mettre les choses au clair. Entre eux. Entre Swann et Frédéric aussi. Il avait beau avoir apprit par Lily qu'ils n'étaient plus ensemble, ce n'était pas la même chose de l'entendre dire des lèvres même de la concernée. Des lèvres douces et attirantes, qui embrumaient un peu son esprit et auxquelles il avait de plus en plus de mal à résister.
Swann Eberhart
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Re: [29 mars] One night I will be the moon hanging over you, spilling all over your body, covering all your wounds, le Ven 31 Mar - 22:27


Je me sentais presque défaillir en sentant sa main sur ma joue. Il me savait. Mieux que je ne me savais. Il y avait une seule autre personne capable de me déchiffrer comme Logan le faisait : Lily. Elle avait toujours eu raison. Elle aurait pu prédire qu’un jour je finirai par me trouver là, proche de Logan et incapable de résister à ce qui existait entre nous et que j’étais incapable de décrire avec les mots justes. Finalement il avait tout compris. C’était moi qui ne comprenais rien, qui n’ouvrait les yeux qu’après un temps de retard.
J’étais incapable d’échapper à son regard mais je ne cherchais pas à le faire. J’avais envie de me perdre là, un temps infini, peu importe. Malgré la peur, malgré mon incapacité chronique à réfléchir en sa présence, j’étais enfin soulagée. Je me laissais aller, sans barrière, à tout ce que Logan faisait naître chez moi. En sentant son bras s’enrouler autour de moi pour m’attirer contre lui j’avais l’impression d’être enfin à ma place. Ça avait pris du temps, des escapades et des retours, des vertiges et des hésitations mais maintenant que j’étais presque contre lui je refusais l’idée même qu’il ne retire son bras. Et sa voix grave repris en brisant le silence avant que ses lèvres ne rencontrent les miennes.
« Enfin » semblait penser mon corps et mon esprit. Une main sur sa taille, l’autre sur son épaule glissant jusqu’à sa nuque, je lui rendais son baiser. J'avais l'impression de trembler mais les mains de Logan m'empêchaient de vaciller. Il n’y avait plus que nous deux pendant quelques secondes et le reste du monde s’était effacé. Mes lèvres avaient difficilement consenti à laisser filer les siennes alors que mon regard retrouvait le sien, troublé. Un sourire s’étirait à présent sur mes lèvres alors que je refusais de m’éloigner de lui.
Silencieuse, encore troublée par le baiser que nous avions échangé, je l’écoutais m’expliquer ce qui nous attendait, ce qu’il nous faudrait se dire avant de faire le prochain pas. Il y avait quelque chose de réconfortant dans le fait de savoir que tout comme moi, il ne comprenait pas forcément ce qui se passait. Et comme toujours, avant même que je n’ai envie ou la force de dire quoique ce soit, il anticipait. Comment pouvait-on être autant en phase avec quelqu’un ? C’était aussi effrayant que réconfortant. J’avais esquissé un sourire quand il confiait son envie de me kidnapper et après sa question, j’avais tout simplement hoché la tête pour dire « oui » avant de laisser un silence passer pendant que mes bras venaient entourer sa taille.
« Je n’ai pas envie de te perdre… Je ne suis pas sûre que je supporterai de ne plus te voir… » et il y avait presque déjà toute la détresse que je pourrais ressentir si ça devait arriver. « Je sais que tu sais… Pour Frederic… » Je n’avais pas envie de parler de lui mais Logan avait malgré tout raison, c’était nécessaire de se dire les choses. « Il est parti… Et avec son départ c’est notre histoire qui s’est terminée…. C’est terminé. » J’avais tout fait pour comprendre et deviner les sentiments de Fred dans ses silences et ses maladresses mais cette fois j’avais été incapable de rafistoler notre lien. L’histoire avait pris fin et son absence de réaction n’avait fait qu’aider à clore le chapitre. Ça faisait encore mal, bien sûr, on ne guérissait pas comme ça en un claquement de doigt, mais les choses étaient claires pour moi. C’était fini. Et mon ton ne laissait aucune place au doute.
« Je ne sais pas ce que je veux… Lily… » J’avais relevé les yeux vers lui, m'interrompant quelques brèves secondes, un peu effrayée de poser certaines questions pourtant nécessaires. « Lily… Elle a parlé de cette autre fille… Elle ne le sait pas, mais j’ai compris qui elle est… » J’ai compris que c’était Nine. Tout avait pris place comme quand on glisse la dernière pièce du puzzle à sa place et que l’image s’éclaire enfin. « Je ne veux pas t’enfermer, j’aime ta liberté mais j’ai cette boule au ventre quand j’y songe… » Je craignais que ce soit l’aveu de trop. « J’ai juste besoin de savoir… » J’ignorais si j’étais capable de le partager avec une autre mais je ne me sentais pas le droit de demander au Lion de se glisser dans une cage même si j’étais capable de la rendre aussi belle et dorée que possible. « ça ne me fera pas fuir, j’ai juste besoin de vérité. Parce que je sais que je m’abandonnerai, que je me jetterai à corps perdu dans ce lien sans la moindre retenue. Seulement, je le ferai en toute connaissance de cause. » Je voulais savoir dans quelles eaux je nageais. Pour que si elles se révélaient sombres, je voulais être consciente des risques que je prenais à me jeter à l’eau comme ça. Mes bras avaient relâché un peu de leur étreinte au cas où mes mots lui donneraient l’envie de remettre de la distance entre nous. « Que veux-tu, toi ? » une de mes mains avait lâché son dos pour venir se poser sur sa joue, mon regard se perdant dans ses prunelles claires pour tenter de déchiffrer ses pensées et ses envies.

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Re: [29 mars] One night I will be the moon hanging over you, spilling all over your body, covering all your wounds, le Sam 8 Avr - 12:56

Il était retourné dans ses yeux, parce qu'il y était bien, et dans ses bras parce que ça avait été naturel. S'oubliant dans les prunelles chaudes de la jeune femme, il attendait ses mots à elle, bien plus hésitants et hachés que les siens. Elle mettait des non-dits dans ses silences, un monde de sous-entendus qu'il aurait aimé entendre sortir de leur cachette pour se montrer en pleine lumière. Ce ne serait pas encore pour tout de suite. Il allait devoir se satisfaire de clair-obscurs un moment encore. Il n'était pas en état de s'inquiéter pour si peu. Il écoutait ce qu'elle lui disait. Ecoutait ce qu'elle ne lui disait pas. Cherchait ce qu'elle voulait dire dans les tics de son visages, la tension de son corps contre le sien, la musique de sa respiration. Il sentait sa douleur quand elle mentionnait Frédéric. Si son esprit semblait en effet être résolu à avancer, son cœur souffrait toujours, c'était indéniable – du moins pour lui. Il ne lui en faisait aucun reproche, ils avaient tous leurs blessures, c'était normal à leurs âges. On ne traverse pas la vie sans être, parfois, marqués.

Il embrassa doucement le haut de son crâne lorsqu'elle baissa la tête pour évoquer Antonine et ce que Lily avait bien pu dire à ce propos, parlant de ses peurs, de ses sentiments et, à son tour, Logan se demanda si tout cela était bien sage, finalement. Mais elle était là, et il était là, et l'on n'avait pas vingt ans pour être toujours sage. Il serait aussi limpide que possible. Après. Quand il aurait entendu tout ce qu'elle avait à dire. Il ferma les yeux doucement, se recentrant en lui-même pour commencer dès à présent à réfléchir à ses paroles. Politicien, il savait parfaitement qu'il n'y avait jamais une vérité. Oscar Wilde l'avait dit. « La vérité est rarement pure et jamais simple. ». Doucement, il la sentit s'écarter un tout petit peu. Sa main monta pour saisir un regard qui lui offrit sans barrière, sa tendresse juste assombri d'un peu de tristesse. Ce n'était pas ce qu'il voulait qui comptait. Jamais.

« T'embrasser mais nous avons déjà déterminé que cela devrait attendre. »

Il se dégagea sans violence, coupant leurs regards, reprenant son corps à lui, lui laissant le sien à elle, avant de succomber à la tentation. De quelques pas, il avala le mètre qui le séparait de la cuisine et servit dans un mug propre une tasse de café qu'il colla dans les mains de la jeune femme. Il attrapa ensuite la sienne qu'il tint devant lui, comme une barrière pour éviter de replonger tout de suite dans cet océan de calme et de plaisir que le cygne lui proposait ouvertement. Il devait garder l'esprit clair pour deux, être celui qui saurai maintenir la barre de leur relation, si relation il y avait, évitant au mieux les orages, les affrontant lorsqu'ils seraient inévitable. C'était, à ses yeux, la véritable place de l'homme dans un couple, loin des stéréotypes de force physique et d'agressivité verbale. Loin des silences et des bouderies. Il tenta de la rassurer d'un sourire.

« Tu m'as posé plusieurs questions, je vais tenter d'y répondre de mon mieux. La première concerne Frédéric. Je sais ce que Lily m'a raconté. Mais comme elle n'est pas toi, cela ne rentre pas en ligne de compte en ce qui me concerne. Tu me dis qu'il est parti, que c'est terminé. Je sais que tu ne serais pas là sinon. Pas avec cette détermination à ne plus t'enfuir. Tu es une femme loyale, tu n'aurais pas trompé ton compagnon avec moi. Peut-être qu'un jour tu voudras me parler de lui, me parler de vous deux. N'aie pas peur de me déranger avec ça. N'aie pas peur non plus de ne pas m'en parler si tu ne le veux pas. Cette histoire et toute celles qui se sont passées avant t'appartiennent. »

Il lui caressa la joue avec douceur pour appuyer son propos. Ni jaloux ni particulièrement paranoïaque, il n'était pas du genre à se demander ce qu'il s'était passé avant ou s'il pouvait être meilleur ou pire que les garçons l'ayant précédé dans une relation. C'était probablement une autre forme d'arrogance. Il ne pouvait s'en empêcher. Les gens l'intéressaient par la musique qu'ils pouvaient lui offrir, les expériences qu'ils partageaient, les individualités qu'il pouvait rencontrer. Mais les autres, eux, ne l'intéressaient absolument pas. Il se passait fort bien des « autres ». Il chercha son regard à présent, parce qu'il allait devoir la convaincre.

« Pour la seconde personne, je vais présumer que tu parles d'Antonine parce que je sais que tu m'as déjà vu avec elle. Il faut que tu saches, Swann, j'ai beaucoup d'amies parmi les filles, je m'entends mieux avec elles qu'avec les autres garçons de mon âge. » la formule, décalée lorsqu'elle faisait référence à un adulte et aux relations amoureuses le fit sourire parce qu'il se rappela de l'avoir déjà entendue – avec une certaine inquiétude – de la bouche de sa mère quand il était petit. Comme toujours, son sourire contenait également toute la tristesse de la perte de sa plus grande amie et la nostalgie des temps imaginaires où tout allaient bien. « Je ne peux pas vivre en cage, tu le sais. Je ne pourrais pas supporter des crises de jalousie ou de suspicion. Je t'ai toujours laissé ta liberté de fuir et de revenir à moi. Je ne t'ai jamais posé de questions sur ce que tu faisais ou non durant ces périodes. Je me suis contenté de m'inquiéter pour ta santé mais c'est tout. Antonine est une amie très chère à mon cœur et une femme pleine de vie, intelligente et désirable. Une fois, nous avons fait l'amour et cela a failli nous coûter notre amitié. Je ne referais plus cette erreur avec elle. Elle est innocente et fragile et aussi merveilleuse soit-elle, son amitié m'est plus chère qu'aucune partie de jambe en l'air aussi agréable puisse-t-elle être. C'est aussi pour cela que je veux te parler. Parce que je ne veux pas faire la même erreur avec toi. Je veux que l'on soit très clairs sur ce qu'il va se passer avant de se lancer dans l'inconnu. Parce que si cela n'est pas ce dont tu as besoin, je préfère garder notre amitié et renoncer au reste plutôt que de te perdre. Tu es, toi aussi, une amie très chère à mon cœur. Mais tu n'es pas Antonine et je pense que cela pourrait marcher entre nous. Je veux y croire. Pour en revenir à cette jeune femme, je n'arrêterais pas de la voir, pas même pour toi. Tu dois me faire confiance quand je te dis que je ressens pour elle est une tendresse assez proche de celle d'un frère pour une sœur. Quelque chose de fort, de réel mais qui n'est pas romantique. »

Cela avait été la première partie d'un discours difficile qui n'allait pas se simplifier. Pour se donner du courage, il prit une profonde inspiration et une gorgée de café, tendant, pendant ces quelques secondes, de mettre un peu d'ordre dans des idées pas forcément aussi simples et ordonnées qu'il l'aurait souhaité.

« Enfin, Swann, la question n'est pas tellement ce que je veux mais ce que je peux te donner. Je peux te donner une relation basée sur la confiance. Je ne te dirais pas tout ce que je pense, mais je penserais tout ce que je te dit. Je ne te tromperais pas, tu seras la seule à mes yeux. Je n'oublierais pas ton anniversaire, je serais heureux quand tu voudras passer du temps avec moi, si c'est compatible avec nos emploi du temps de ministres. Je serais content de sortir où tu voudras m'emmener, de te montrer les endroits d'Austin que j'apprécie, d'aller au concert avec toi, de te toucher, de t'embrasser, de te faire des cadeaux quand je penserais à toi, de te voir heureuse de les recevoir. C'est ce que je peux te donner pour le moment. Tu ne le sais pas, parce que je ne te l'ai pas dit, mais, en ce moment, je ne peux pas m'éloigner d'Austin pour des raisons familiales. Pour la même raison, je ne pourrais pas te présenter mes parents et je ne peux pas te promettre un amour éternel, un mariage ou quoi que ce soit de cet ordre. Ma vie... ma vie actuelle est compliquée et difficile et je...j'essaie de faire ce que je peux mais je ne sais pas combien de temps tout cela va durer. Combien de temps je vais pouvoir rester aux Etats-Unis. »

Il s'était troublé et sa voix s'était chargé de tristesse, de chagrin, de regret, de peur et d'un sanglot qui ne voulait pas sortir. Sans s'en rendre compte, il avait baissé les yeux sur la probable perte de sa mère et la peur lancinante de la réaction de son père lorsque la femme qu'il aimait malgré tout ne serait plus et qu'ils se retrouveraient seuls, tous les deux, en face à face. Il inspira alors, prenant son courage à deux mains pour aller au delà de ses propres problèmes et terminer ce qu'il avait à dire. Avant qu'elle ne s'enfuie à nouveau pour ne plus jamais revenir.

« Je te tiendrais au courant évidemment. Et cela ne veut pas dire que je ne serais pas capable de m'investir dans une relation mais je ne veux pas te blesser. Je veux que tu saches que même si je suis profondément monogame et fidèle, j'ai besoin de ma liberté, de mes amies et qu'il est possible que je doive un jour arrêter notre relation, même si je n'en ai pas envie. Dans un mois, dans un an, dans dix ans, je l'ignore mais c'est ainsi. Et je comprendrais que quelqu'un d'aussi entière que toi ne puisse pas se jeter dans ce genre d'incertitude. J'accepterais que tu n'accepte pas ce que je peux te donner. Parce que tu mérites plus, et tu mérites mieux. Alors voilà. C'est dit. C'est moi. Est-ce que tu veux de ce moi là, Swann ? »

Il la regardait à présent, sans rien cacher de son inquiétude, de sa peur de la perdre, de la douleur qu'il ressentirait dans ce cas là mais de l'espoir aussi que ce soit assez pour elle et que le lien qui les attirait l'un vers l'autre soit assez fort pour qu'elle puisse accepter l'idée d'une relation qui ne soit pas une déclaration d'amour mais qui puisse leur apporter, à l'un comme à l'autre une stabilité et une tendresse dont il pensait qu'ils avaient tous les deux besoin.
Swann Eberhart
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● Elle a tenté de se suicider mais Lily lui a sauvé la vie.
● Elle vit chez Fred depuis sa sortie de l'hôpital.
● Elle est heureuse que Barth reste aux USA.
● Elle cherche un nouvel appartement, une nouvelle maison.
● Elle danse à nouveau.
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Re: [29 mars] One night I will be the moon hanging over you, spilling all over your body, covering all your wounds, le Sam 8 Avr - 22:54


Sa brève réponse m’avait arraché un sourire. J’en mourrais d’envie aussi mais Logan avait raison, nous avions sans doute besoin de parler avant de faire n’importe quoi, avant de foncer tête baissée sans savoir où on allait. J’avais conscience de ne pas avoir vraiment répondu à sa question, perdue, pas certaines de pouvoir mettre des mots sur ce que je voulais avec lui.

Logan avait remis un peu de distance entre nous, me servant une tasse de café dont la chaleur entre mes mains remplaçait avec beaucoup de mal le corps de Logan que j’avais senti sous mes doigts quelques brèves minutes plus tôt. Je guettais sa réponse, ou plutôt ses réponses, tout en sentant les parfums du café embaumer l’air. Je m’accrochais à cette tasse en espérant entendre quelque chose de plaisant, de rassurant mais en aucun cas effrayant.
Il commençait par Frederic. A chaque fois que j’entendais son prénom ou ce prénom, c’était comme un coup au cœur qu’on m’assénait encore. J’avais arrêté de le pleurer mais la cicatrice n’était pas encore totalement refermée. Néanmoins, Logan avait compris que j’avais les idées claires à ce sujet que si je lui avais dis que tout était terminé entre l’informaticien et moi, c’est que c’était le cas.
Je me mordillais la lèvre inférieure, hésitant à évoquer une dernière fois cette histoire mais en sentant la main de Logan sur ma joue, je préférais garder le silence, pour le moment. Je préférais laisser parler Le Pianiste jusqu’au bout avant de dire quoi que ce soit. Je préférais me plonger dans son regard et m’y perdre tout en buvant chacune de ses paroles, les mémorisant jusqu’à la moindre pause, la moindre respiration. Il évoquait alors Nine, sujet épineux qui me laissait toujours un peu bête, sans savoir sur quel pied danser. Alors pour savoir enfin ce qu’il en était, j’écoutais avec toute mon attention Logan me parler de leur lien.
Je mentirais si je disais qu’apprendre qu’il s’était passé quelque chose entre eux ne m’avait pas pincé le cœur. Ce n’était pas vraiment légitime comme sentiment mais avec les sentiments justement, la raison n’était pas toujours de la partie. Je n’étais pas jalouse maladive mais je l’étais quand même un peu de façon générale et ce que me demandait Logan était difficile. Néanmoins, il se montrait rassurant, insistant sur son lien avec Nine devenu plus proche de l’affection fraternelle que du sentiment amoureux. Je le croyais. Je comprenais d’autant plus pourquoi il avait besoin de clarifier les choses avant de faire quoi que ce soit. Là encore j’avais eu envie de l’interrompre, lui dire que je ne lui demandais pas de couper les ponts avec Nine mais j’en aurais l’occasion plus tard et j’avais préféré me taire à nouveau.

La suite avait fait office de déclaration pour moi. Ce qu’il pouvait m’offrir était précieux. Je savais que je pouvais faire confiance à Logan et qu’il ne ferait jamais rien qui puisse me blesser volontairement. J’esquissais un sourire quand il évoquait tout ce qu’il pourrait faire pour moi. Passer du temps avec lui serait suffisant et le programme qu’il dessinait avec ses mots me donnait l’impression pour la première fois depuis longtemps d’être réellement respectée et considérée et je m’avouais chanceuse d’avoir le droit à de telles attentions. Je me serai contentée de moins que ça.
Malheureusement il semblait y avoir une ombre au tableau et c’était presque logique puisque l’univers des contes de Grimm nous surplombait depuis le début. Il y avait des tas de questions qui me brûlaient les lèvres mais j’avais compris que les poser ne me ferait pas obtenir de réponses. Pas dans l’immédiat en tout cas. Je sentais malgré tout un brin de panique m’envahir quand il parlait de quitter les Etats-Unis et pire encore quand il disait qu’il serait sans doute obligé de mettre un terme à notre histoire.  
Mes traits s’étaient quelque peu tendus en l’entendant évoquer cette fin qui dans sa bouche semblait inéluctables. Mais j’étais têtue, bien trop têtue pour accepter ça sans me battre. A sa dernière question, le regard perdu dans le sien, je faisais un pas vers lui, nous forçant à nous retrouver à nouveau proches et brisant la distance de sécurité qu’il avait installé entre nous. Je prenais une inspiration, rassemblant mes idées pour essayer de ne rien oublier.

« Il n’a pas eu ton honnêteté. Il n’a pas eu le courage de me regarder en face pour dire qu’il partait. J’ai eu le droit à un SMS une heure avant un de nos rendez-vous, une heure avant qu’il prenne l’avion pour une opportunité de travail à Harvard jusqu’à l’été… Je n’étais pas assez importante pour qu’il m’en parle, pas assez importante pour qu’il me dise au revoir en face… J’ai longtemps essayé de le comprendre, de combler les blancs qu’il laissait mais cette fois c’était trop dur. Cette fois je me suis sentie trahie et abandonnée et j’ai arrêté de m’entêter… » Je serrais les dents, encore blessée par tout ça. « J’ai eu envie de t’en parler la dernière fois puis finalement non. Mais je ne voulais pas que tu crois que parce qu’il est parti, je revenais vers toi par défaut… » Je savais qu’il me croirait, qu’il n’en avait peut-être même jamais douté mais j’avais besoin de le lui dire, en face, les yeux dans les yeux. Maintenant que je lui avais dit ce que j'avais besoin de dire, je comptais ne plus jamais évoquer le geek.

« Je ne suis pas du genre à être jalouse comme une hystérique, à suivre la personne que j’aime ou à fouiller ses affaires… Mais je suis quand même parfois jalouse et j’espère que tu sauras me le pardonner si parfois j’ai du mal à passer au-dessus de ce sentiment. Tu es honnête avec moi, je veux l’être avec toi. Mais je te fais confiance et je te crois. Je crois en chacun de tes mots et je ne douterai pas de toi. Je craindrais sans doute parfois ces filles qui gravitent autour de toi parce que c’est en moi que je n’ai pas confiance et dans ces cas là, je serai jalouse mais ce sera toujours passager et inoffensif. » Je baissais les yeux, consciente qu’il avait dit qu’il ne supporterait pas jalousie et suspicion. Il n’y aurait pas de suspicion mais pour la jalousie, il me serait difficile de ne jamais l’être. « Mais je ne te demanderai jamais de renoncer à tes amitiés, pas même à celle avec Nine. Jamais. Je te fais confiance et je n’ai pas envie de te mettre en cage. Tu ne me laisserais pas faire et même si c’était le cas, je ne le veux vraiment pas. J’aime ta liberté, tu es un lion, tu es libre et sauvage et je ne n'essaierai même pas de changer pas ça. » J’esquissais un sourire doux. « Je te fais confiance. N’en doute jamais. »

Restait tout ce qu’il pouvait me donner et qui était bien plus que ce que j’avais pu recevoir par le passé. « Tout ce que tu peux m’offrir, je n’en ai pas l’habitude. Je me serai contentée du temps passé avec toi mais je veux bien que tu n’oublies pas mon anniversaire. » J’avais laissé échapper un léger rire avant de retrouver mon sérieux. « Je veux juste être avec toi, près de toi, peu importe l’endroit, peu importe ce que l’on fait, je suis juste bien là. » Je n’avais pas d’exigences particulières. « Tout ce que je voulais c’était de l’honnêteté et de la vérité et de la confiance. Tu m’as déjà promis tout ça. Je suis même pas sûre de mériter toutes ces attentions même s’il est facile d’y prendre goût. Je ne sais pas ce que je peux t’offrir, j’ai du mal à mettre des mots dessus mais tu pourras toujours me faire confiance, compter sur moi jour et nuit comme c’était déjà le cas. Je m’entraînerai pour t’offrir des dizaines d’autres origami et si on ne peut pas quitter Austin pour aller faire le tour du monde alors je trouverai un moyen d’amener le monde jusqu’à nous. Je promets de continuer à faire des blagues qui seront surement drôle seulement parce qu’elles sont absurdes, peu importe, si ça te fait esquisser le genre de petit sourire que tu acceptes de m’offrir parfois. Je te promets de respecter tes silences et d’accepter quand je n’arrive pas toujours à deviner ce qu’ils cachent. Je suis capable de tout te donner, et bien plus encore. Je sais que ça peut parfois effrayer mais tu l’as dit, je suis quelqu’un d’entier. Tout ce que je veux c’est ne plus te sentir aussi triste que tu l’étais l’autre soir. Et si ça arrive je ferai en sorte d’apaiser cette douleur, comme je peux. Tu as toujours ce côté protecteur et fort mais si tu as besoin de te reposer alors je te promets de t’offrir un endroit où tu pourras le faire. » Je manquais de mot, d’image, d’illustration. J’espérais juste qu’il sentait à quel point j’espérais lui rendre tout ce qu’il pouvait m’apporter.

Mais il avait déjà évoqué une fin et ça, je ne pouvais pas le concevoir. « J’ai bien entendu ce que tu as dit et j’ai bien compris que tu es convaincu que notre histoire aura une fin un jour que tu le veuilles ou non. Je pourrais te demander pourquoi tu serais forcée de me quitter mais je sais que je n’aurais pas de réponse. Du moins, pas aujourd’hui, ni sûrement demain. » Je posais ma tasse de café et lui prenais la sienne pour la déposer sur le plan de travail. Je me rapprochais à nouveau et prenais ses mains longues et fine de pianiste entre les miennes. « Tu vas devoir me pardonner de refuser cette idée-là. J’ai compris que tu as tes raisons de penser ça mais je suis quelqu’un de têtu et si vraiment notre relation doit s’arrêter, je ne l’accepterai pas sans me battre… J’ignore encore quel est l’ennemi, mais je m’en fiche. J’ai entendu mais je n’accepte pas. Je comprends l’avertissement mais je décide de l’ignorer. » J’étais déterminée. « Quand le moment sera venu, que ce soit dans un mois, dans un an ou même dans dix… Je ne te laisserai pas filer, sauf si tu es capable de me dire les yeux dans les yeux, comme maintenant, que c’est ce que tu veux vraiment… » C’était impensable de le laisser partir alors que depuis le début nous étions attiré l’un vers l’autre comme deux aimants. J’avais beau eu fuir à maintes reprises j’étais toujours revenue vers lui, plus proche que jamais.

« Je veux de ce toi là. » Je remontais une main jusqu’à son torse, posant ma paume juste au niveau de son cœur. Le regard plongé dans le sien, il n’y avait plus aucune peur. Juste de la détermination et toute l’affection et le désir que je pouvais avoir pour lui. « Je te veux toi. »

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Re: [29 mars] One night I will be the moon hanging over you, spilling all over your body, covering all your wounds, le Mar 11 Avr - 1:05

Il y a des moments pour parler. Il y a des moments pour se taire. Les yeux dans les yeux, essoufflés de mots, les deux êtres se regardaient dans un silence qui en disait plus long encore. Il y avait encore des choses à se dire. Il aurait du y avoir d'autres mots. La partition n'avait noté qu'un soupir, Logan décida d'y substituer une pause. Et tant pis si le rythme de la chanson s'en trouverait modifié par la suite. Tant pis si une improvisation serait nécessaire pour retomber sur leurs pattes. Il y avait des moments pour parler. Et il y avait des moments pour agir. Les lèvres apparemment immobiles de la jeune femme ne voulaient plus de mots. Elles voulaient de l'action.

Le cygne avait déposé les tasses de café sur le bar. Il l'avait laissée faire. Elle s'était rapprochée. Il avait laissé faire. A chacune de ses déclarations, elle était revenue plus près. L'élastique avait lâché, les lançant l'un contre l'autre, la force de son retour rendant toute fuite impossible. Il n'y avait plus qu'une seule issue à présent. Il attrapa doucement le poignet de la jeune femme, montant la main et le bras jusqu'à sa nuque à lui tandis qu'il se baissait pour cueillir à nouveau le baiser qu'il lui offrait. Ce n'était déjà plus la tendresse timide du premier contact. C'était quelque chose de plus impérieux. Il découvrait une autre chaleur, un autre appel, et il en voulait plus, et il en demandait plus. Ses mains, libérant les poignets prisonniers étaient descendues. La droite pour se glisser sous le haut de la jeune femme, explorant la peau nue de son dos sous ses paumes brûlantes, l'autre se glissant dans la poche arrière du jean qu'elle avait passé pour l'attirer plus sur lui, contre lui, en lui.

Remontant, la main dans le dos repoussait le top en allez-retour successifs mais efficaces. Il conclu le baiser, se recula d'un pas et fit tomber à terre le tissu qui le gênait avant de reprendre ses lèvres et de retrouver la chaleur de son torse contre le sien. Il ne la regardait pas avec les yeux. Il la regardait avec les doigts, frôlant sa peau de ses doigts fins comme un aveugle qui essaierait de se faire une représentation d'un visage pas encore familier. Une fois arrivés en bas, ils passèrent sous la ceinture du jean, ouvrirent le bouton et l'opération se répéta, vers le bas cette fois. Ses mains s'arrêtèrent à la taille de la jeune femme, la soulevant de quelques centimètres juste le temps d'un pas en arrière pour la sortir totalement de tout ce tissu qui se mettait entre eux. Il la reposa au sol, l'enlaça à nouveau, laissa une main à la taille, dans le creux des reins, l'autre remontant jusqu'à la nuque pour encore un baiser profond et rempli de désir. Il veut toujours plus, il le veut maintenant, il le veut tout de suite. Il ne veut plus attendre. L'incendie dans ses veines le brûle d'une soif qu'il ne se calmera qu'assouvie. Parce qu'il est lui et parce qu'il a besoin de contrôler son monde, il prend le temps de détacher les longs cheveux de la ballerine qui tombent sur son dos. Elle est encore plus belle à présent. Plus vulnérable. Emu, il remet quelques mèches derrière son oreille et cherche son regard. Ses yeux à lui sont obscurcit par le feu qui l'a saisi et rend tout plus grave et plus rauque, de sa voix à ses iris. Il n'a pas le temps de s'en inquiéter. Il veut encore plus. Il réfléchit. Sullivan et Leonara ne sont pas attendus tout de suite. Le canapé l'appelle. Il est là, il est en cuir, il peut les avaler tous les deux en une flambée de plaisir qui serait immédiate et brillante. Sinon, il y a sa chambre. Plus loin. Mais plus calme. Vivre une vie courte et glorieuse ou longue et sans histoire est un dilemme aussi vieux que l'humanité. Logan n'est pas Achille. Logan tente de penser. Logan mêle ses doigts à celles de la ballerine et ses pieds nus, en demi-pointe, l'emmènent jusqu'à son antre.

Il ne voit pas le pupitre recouvert de partitions dans un coin de la pièce, ni le métronome marquant les battements de son cœur comme le bourdonnement d'une abeille. Il ne voit plus les livres soigneusement rangés dans la bibliothèques ni les paquets de feuilles bien ordonnés sur son bureau. Son lit est fait, couette bordée, quasi au carré. Il ne dit rien, l'attire à nouveau à lui, tout contre lui, proche de ses lèvres sans l'embrasser, se contentant de la faire reculer jusqu'au matelas où il l'allonge. Ses baisers se baladent à présent sur tout son corps. Il avait découvert son dos du bout des doigts, il découvrait son torse du bout des lèvres.
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Re: [29 mars] One night I will be the moon hanging over you, spilling all over your body, covering all your wounds, le Mar 11 Avr - 3:02


Comme à bout de souffle après avoir enfin osé exprimer ce que je gardais en moi depuis trop longtemps, j’avais accueilli le nouveau baiser comme une bouffée d’oxygène. Malgré sa main brûlante, le contact de ses doigts sur ma peau avait déclenché un long frisson qui me poussait à me coller à lui sans résister, avec envie même.

Docile, je l’avais laissé me débarrasser de mon haut mais ne supportant pas d’être éloignée trop longtemps de lui j’avais retrouvé son corps contre le mien. Mon regard se perdant dans le sien, brûlant, presque fiévreux et impatient après avoir dû résister trop longtemps. Rapidement le reste de ma tenue avait rejoint le sol et mes mains avides de faire de même avec les vêtements du pianiste s’étaient heurté à un geste bref mais facile à comprendre. Ce serait l’unique déséquilibre, l’unique inégalité, le t-shirt resterait. Intriguée j’avais interrompu l’un de nos baisers passionnés mais en lisant dans le regard du lion, le cygne que j’étais avais compris que c’était déjà là une de ces fois où poser une question ne me ferait pas obtenir de réponse. Alors respectueuse, j’avais laissé mes doigts courir sous sa peau, sous le tissu, sans chercher à l’en défaire même si la matière semblait être devenue du papier de verre tant ma peau appelait à rencontrer la sienne. J’avais néanmoins eu le dessus sur le jean noir qui avait rejoint le mien sur le sol au milieu de la cuisine.

C’était un torrent qu’on ne pouvait contrer, mieux valait se laisser aller que chercher à nager contre lui. Une de mes mains s’était perdue dans la jungle de ses cheveux tandis que l’autre continuait à apprendre par cœur le grain de peau du musicien.
La seule pause que nous nous étions accordée avait été celle du trajet jusqu’à sa chambre où l’on pourrait disparaître de façon certaine au reste du monde. L’heure n’était pas à la découverte du cocon dans lequel il évoluait chaque jour. C’était lui que je voulais apprendre par cœur, que je voulais parcourir des yeux et du bout des doigts. Son souffle se mêlait au miens, nos lèvres jouant à se faire croire qu’elles pourraient résister éternellement à se retrouver. Je sentais le bord du lit rencontrer mes jambes fines de ballerine et je m’étais laissée tomber, la chute délicatement amortie par le pianiste.
Les yeux clos je sentais les lèvres du lion dévorer ma peau et j’en demandais encore, refusant le moindre espace entre nos corps. Mes jambes s’emmêlaient au siennes dans un ballet improvisé mais parfaitement complémentaire. Mes mains continuaient de le découvrir, mes doigts aimant probablement un peu trop jouer dans ses cheveux encore légèrement humides.

Malgré la passion et l’envie dévorante, je prenais le temps. Chaque pause était ponctuée d’un échange de regard, comme s’il suffisait de se plonger dans les prunelles de l’autre pour se deviner et se comprendre. Les draps si impeccablement lissé sur le lit se retrouvaient froissés au rythme de nos découvertes. Et comme pour encore un peu plus s’isoler du monde autour, c’est sous leur protection qu’on se réfugiait. C’était comme une soif qu’il fallait à tout prix satisfaire.
Les maladresses de la première fois faisaient résonner mon rire alors que la passion revenait rapidement reprendre le dessus. Les mots se murmuraient à l’oreille, pour qu’ils n’appartiennent qu’à nous. Mais comme destinés à finir l’un contre l’autre, nos corps s’apprenaient et se mêlaient comme un duo où chaque interprète joue une partition différente mais complémentaire pour atteindre l’harmonie parfaite.

Nous avions le temps, toute la nuit à venir, et les semaines de répit que l’épée de Damoclès mystérieuse que Logan avait brandit nous laissait. Beaucoup de temps, je l’espérais. Nous pouvions nous abandonner l’un à l’autre encore et encore, jusqu’à étancher la soif attisée par des semaines à s’éloigner et se retrouver avant de s’éloigner encore et se retrouver à nouveau.
J’enviais le piano de Logan de pouvoir résonner sous ses mains. Cette fois c’était moi qui vibrait sous ses mains et je n’avais pas envie que ça s’arrête. Comme une envie de rejouer encore le même morceau tout en se permettant variations et improvisations. Je n’avais pas envie qu’il arrête et je voulais encore apprendre le connaître, découvrir ses réactions, sentir son cœur battre contre le mien à un rythme effréné. S’aimer à en perdre la tête, tant que c’était dans les bras l’un de l’autre.

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Re: [29 mars] One night I will be the moon hanging over you, spilling all over your body, covering all your wounds, le Mer 12 Avr - 13:10

Note après note, baisers après baisers, souffle après souffle il avait apprit le chant du cygne. Il avait noté ses respirations et les tensions de son corps sous ses mains, sous sa peau, sous ses lèvres. Il avait découvert ce qui la faisait réagir, il avait évité ce qu'elle ne semblait pas apprécier, il avait exploré les battements de son cœur, la profondeur de son regard, la saveur de sa sueur et l'odeur de ses envies. A deux, ils avaient écrit dans le soir texan une nouvelle mélodie qui était la leur et s'était envolée à plusieurs reprise entre les murs blancs d'une chambre sans intérêt.

Ils étaient calmes à présent, leurs souffles seuls rappelant le chaos qui avait précédé l'accalmie. Tirant le drap sur eux, le jeune homme avait installé son amante dans le creux de son épaule, son bras immobilisé contre son dos, ses doigts suivant distraitement les cicatrices qu'elle avait là, frôlant le tissu abîmé comme un nouveau dessin qu'il y avait découvert. Il n'avait pas besoin de fermer les yeux pour revoir des images, il avait leur mélodie en tête. Quelque chose de profondément romantique, au sens littéraire et musical du terme. Ils avaient mit l'intensité symphonique dans la mineure de leurs ébats. Et le corps détendu de la jeune femme sous ses doigts lui rappelaient déjà comment il avait su jouer de ses envies quelques temps plus tôt, comment il avait réussi à la mener où il voulait la mener, pour son plaisir à elle, pour leur plaisir à eux. Il y avait eu entre eux une communion d'une intensité qui excluait les jeux et les exercices de style. Leur union avait été profonde, exigeante, sans compromis.

Dehors, le soleil s'était couché et la ruelle ne donnait plus aucune lumière. Il pouvait aussi bien être 21h que 2h du matin. Sans montre, Logan ne s'en souciait guère. Si ses colocataires avaient repéré les vêtements disséminés sur le chemin entre le salon et la chambre, ils ne diraient rien, cela faisait partie des règles de la maison. C'était d'ailleurs la première fois que le pianiste ramenait une fille chez lui. Il préférait en général laisser ses amours le conduire hors de portée de son père.

Il tira sur son T-shirt, la seule fausse note de la soirée, la seule hésitation lorsqu'il avait du faire comprendre à Swann qu'il y avait des couches qu'il n'était pas encore prêt à enlever. Il n'était, par ailleurs, pas certain de l'être jamais. Les cicatrices sous son index qu'il caressait toujours avaient du être assez traumatisantes pour qu'il n'impose pas ses propres blessures à la ballerine qu'il tenait entre ses bras. Il lui embrassa le front en douceur, caressant sa joue de sa main libre, cherchant ce moment où elle ouvrirait les yeux pour capturer son regard. Il espérait y voir beaucoup de choses, dans ce moment précis où elle serait vulnérable et sans protection. Doucement, la dite main descendit le long de la mâchoire, frôla ses lèvres qu'il avait déjà envie de reprendre, descendant le long de son épaule, puis sur son bras rond et blanc et doux.  

« Swann... »

Même à ses propres oreilles, sa voix sonnait trop douce, trop hésitante sans qu'il ne se sente cependant l'envie de se reprendre en main. Il eut son habituel petit sourire triste et un léger brillement de l'oeil alors qu'il continuait à guetter dans son regard les émotions qui la traverseraient.

« Tu ne m'as jamais dit quand était ton anniversaire. »
Swann Eberhart
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Ta maison est ma maison ❥ Fred
Fugue ❥ Avalon
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Heavy ❥ Barth
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EN CE MOMENT :
● On lui offre un job en or à New York.
● Elle a tenté de se suicider mais Lily lui a sauvé la vie.
● Elle vit chez Fred depuis sa sortie de l'hôpital.
● Elle est heureuse que Barth reste aux USA.
● Elle cherche un nouvel appartement, une nouvelle maison.
● Elle danse à nouveau.
● Elle crée son association et sa compagnie de danse.





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DERRIÈRE L'ECRAN
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Re: [29 mars] One night I will be the moon hanging over you, spilling all over your body, covering all your wounds, le Sam 15 Avr - 23:40

J’avais perdu la notion du temps entre les bras et les draps du pianiste. Le souffle court mais apaisée, j’avais trouvé ma place dans les bras du musicien, profitant de la douce chaleur de son épaule, la tête calée au creux de son épaule qui semblait faite juste pour moi. Petit à petit ma respiration s’apaisait tandis que mes doigts jouaient doucement avec le tissu du T-shirt qu’il avait refusé de retirer. Ça avait bien sûr semé tout un tas d’interrogation dans ma tête mais je n’avais pas envie de les poser tout de suite. Je préférais profiter du silence rythmé par les battements de cœur de Logan que mon oreille collée contre sa peau pouvait épier. Les yeux clos, j’étais encore sur un petit nuage même si pour une fois j’étais certaine de ne pas avoir à en descendre de façon trop brutale et inattendue. Je me sentais heureuse et sereine, ce qui n’était plus arrivé depuis des mois, des années. L’impression d’être au bon endroit, au bon moment, sans le moindre doute.

Je sentais les mains de Logan moins brûlante de passion mais toute aussi pleine de tendresse. Elles me chatouillaient presque mais ça ne me forçait qu’à me coller encore un peu plus contre lui si c’était encore possible. Je sentais ses lèvres contre mon front et sa main glisser le long de mon visage puis de mon bras et j’avais relevé légèrement la tête vers lui, ouvrant les yeux en entendant mon prénom. Il y avait presque eu une fragilité dans sa voix, une fragilité que je devinais chez lui mais qui ne faisait pas d’ombre à la force qu’il dégageait. Logan était un roc, malgré les vagues que la vie projetait sur lui et qui pouvaient l’éroder par endroit, il tenait bon. Et il était devenue une ancre pour le cygne que j’étais et qui avait si souvent de se perdre comme cela était déjà arrivé par le passé.
Mon regard s’était perdu dans le sien, riche des mots que je ne prononcerai pas parce qu’il y avait beaucoup trop dans nos non-dits pour essayer de les rendre plus expressifs avec des mots maladroits. Il avait fini par me convaincre que par moment les mots n’étaient pas assez précis pour décrire ce que l’on ressentait. Il y avait de l’attachement, un vrai et pur attachement sur lequel je n’allais pas mettre de mots parce qu’il était trop tôt et que je n’étais plus une gamine qui pouvait dire « je t’aime » à tout va sans réaliser la portée de ces trois mots. Il y avait des éclats de bonheur et plus aucun doute dans mes prunelles. Il n’y avait plus l’envie de fuir mais la certitude d’être à ma place. Il y avait tout un tas de choses que le Lion saurait lire parce qu’il avait su me comprendre dès le début. Dès que je m’étais assise à ses côtés et qu’il avait joué le lac des cygnes. Je pouvais en fermant les yeux me souvenir encore de la sensation de chaleur de son corps contre mon flanc. J’avais fuis, effrayée et surprise mais je n’avais jamais réussi à rester loin de lui.

En entendant sa phrase j’avais étouffé un rire dans un souffle et un grand sourire s’était figé sur mon visage avant de prendre un air très concerné. « C’est vrai ça… Et puisque tu as promis de ne pas l’oublier, il faut que tu connaisses la date… » Je m’étais légèrement décalée et redressée légèrement tout en remontant les draps pour échapper à l’air plus frais de la chambre. Ainsi, je pouvais l’observer plus librement et me perdre dans ses yeux clairs. Tant que j’aurais le droit de m’y perdre, je savais que je retrouverai toujours mon chemin comme si son regard était devenu un phare que le cygne n’avait qu’à chercher pour savoir où il en était. « Tu as encore un peu de temps… C’est demain ! » J’avais tenté de garder un air sérieux avant de laisser échapper un rire de chipie, consciente d’avoir été à moitié crédible. « Non… C’est le 14 mai… » Et forcément, j’étais tout aussi curieuse de connaître la date de son anniversaire. « Et toi ? Que je n’oublie pas non plus… »

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I love making you believe What you get is what you see. But I'm so fake happy. I feel so fake happy. And I bet everybody here Is just as insincere. We're all so fake happy. And I know fake happy. I been doing a good job of makin' 'em think I'm quite alright But I hope I don't blink. You see its easy when I'm stomping on a beat But no one sees me when I crawl back underneath.

[29 mars] One night I will be the moon hanging over you, spilling all over your body, covering all your wounds

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