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[19 Mars] Once upon a time in Austin


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[19 Mars] Once upon a time in Austin, le Lun 13 Mar - 2:22

Le cocon ne s'est toujours pas percé et, dans cette bulle protectrice, le pianiste se refait une santé. Il cherche, dans la routine, une réassurance et ses pas, encore timides, prennent chaque jour un peu plus d'assurance. Antonine lui a donné les clefs, lui disant de venir quand il le voulait. Il l'a prise au mot. Alors que la plupart de ses camarades étudiants hantent les plages à la recherche d'alcool et de filles, lui se recentre sur ses études, sa thèse. Sa vie est réglée comme une partition. Il se réveille vers dix heures le matin et va chez elle. Il y travaille, interrompu par le Baron, quelques bavardages. Ils déjeunent à midi, il fait parfois une sieste quand il est vraiment fatigué, pas toujours mais toujours chaste. Pas de baisers, pas d'étreintes, pas de contact autres que ceux de deux amis. Il ne veut plus rien perdre bêtement. Il n'a pas encore réparé cette fissure là dans son âme.

A seize heures, il sort. Toujours. Parfois pour aller au conservatoire, lors des jours autorisés. Parfois pour aller voir sa mère à l'hôpital et l'accompagner dans sa maladie, jouant pour elle, lui parlant du monde extérieur et de rêves. Il a un don avec les mots, Logan. Il sait raconter le vent qui souffle sous les jupes trop légères des jeunes femmes, le bruit du métro le matin, l'impatience de la trotteuse de l'horloge de la salle d'attente chez le dentiste. Il sait prendre des tableaux et les peindre de syllabes. Par jeu, il passe avec elle de l'allemand à l'italien, du français à l'anglais. Elle ne le suit pas toujours. Elle se fatigue si vite. Ses cernes sont comme un reflet des siennes.

A neuf heures du soir, il quitte cet autre cocon. Cette autre ambiance. Il dîne quelque part, seul, peu importe où. Ou bien il revient voir son amie si vraiment la visite a été trop éprouvante. Il y reste en général jusqu'à dix heures bien sonnées, où il rentre chez lui, travaillant son piano, sa musique et Le Morceau qui lui trotte dans la tête jusqu'aux petites heures du jour. L'aube le voit souvent se coucher. Il s'endort comme on se noie, trop fatigué pour perdre du temps à s'ensommeiller, passant immédiatement de l'éveil à l'oubli, et de l'oubli au rappel d'une réalité qu'il aurait aimé oublier. C'est sa routine. Son quotidien. Ses vacances. A la rentrée, il y a ce stage qu'il doit commencer et dont il ne parle à personne. A la rentrée, il y a ce point qu'il doit faire sur sa thèse et la certitude qu'elle ne sera pas faite en un an. Et la peur de la réaction de son père à cette nouvelle.

Il est onze heures. C'est un matin comme les autres matins. Sur la table d'un salon qui n'est pas le sien, le jeune homme lève la tête de la feuille qu'il brunit d'une écriture élégante à l'encre marron. Autour de lui, trois livres ouverts narguent un ordinateur allumé sur Wikipedia et les sources citées par l'article. La stéréo joue du Sati, « Once upon a time in Paris ». Nine n'est pas là et il en a assez de Gymnopedie. C'est un bruit en dehors du CD qui lui a fait lever les yeux. Il s'attarde d'abord sur une tache d'encre qu'il remarque sur le col blanc de sa manchette, puis sur la jeune femme qui est venue le rejoindre dans la grande pièce. Elle est petite mais sa peau laiteuse et sa chevelure blonde obligent Logan à se rendre à l'évidence.

« Tu n'es pas Antonine. »
Sarabella M. Murray
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Re: [19 Mars] Once upon a time in Austin, le Mar 21 Mar - 16:57


La nuit avait été mouvementée. J'avais fais cauchemar par dessus cauchemar, entre les rêves de barres au bar, jusqu'aux interros surprises, des rêves les plus bizarres les uns que les autres. Il m'avait été impossible de trouvé le sommeil avant très tôt le matin. J'avais fini par m'apaiser autour de cinq heure du matin après avoir été me rafraîchir à la salle de bain. De ce fait, quand l'alarme de mon téléphone avait retentit à sept heure et demi, ayant trop peu dormi, j'avais décidé de sauter mon premier cours du matin et je m'étais de nouveau assoupie.  

Ce sont les miaulements du chat de ma coloc qui me sortir de mon sommeil léger. Je jetai un regard  sur l'écran de mon portable, affichant onze heure moins cinq. Je repoussai la couette jusqu'au pied de mon lit, étirant les membres de mon corps avant de m'asseoir sur le bord du matelas. J'enfilai mes grosses pantoufles en molleton ainsi que mon peignoir blanc avant de prendre la direction de la cuisine, quand une douce mélodie retentit à mes oreilles. Je ralenti le pas, il était rare d'entendre les notes d'un piano retentirent dans l'appartement, même s'ils provenaient de la stéréo.  Je m'arrêtai sur le bord du mur, je ne voulais surtout pas surprendre Nine avec mon arrivée silencieuse. Je tirai ma tête pour regarder du côté du salon, découvrant non pas ma colocataire, mais un jeune homme confortablement assis sur le canapé. Mon regard vagua jusqu'à la table, où je constatai que l'inconnu était installé comme s'il était chez lui. L'envie ne me manqua pas de le lui faire remarquer. Je fis deux pas en avant, le plancher craqua sous le poids de mes pieds. Oups! Je baissai la tête vers le parquet avant de la relevée en entendant les paroles du brunet. «Effectivement. Et vous êtes?» Je n'avais pas manqué le tutoiement du jeune homme, mais j'étais encore polie, même si je ne me présentai pas au damoiseau. «C'est Antonine qui vous a invité? Où est-elle?» J'étirai mon cou en direction de la chambre de ma coloc, pour voir si je ne la verrai pas. Normalement, à cette heure-ci, elle avait déjà quitté pour l'Université, mais sait-on jamais. Après tout, elle pouvait être la seule qui ait permis à l'individu d'être dans notre appartement. «Vous êtes son petit ami?» l'interrogeai-je en me dirigeant vers la bouilloire pour préparer mon café du matin. Indiscrète, moi? Jamais voyons. Ou alors, peut-être un tout petit peu... Je n'avais pas l'habitude que Nine ramène des hommes à la maison.

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Re: [19 Mars] Once upon a time in Austin, le Ven 31 Mar - 19:00

Il y a un silence étonné qui s'installe, l'une de ces pauses dont l'absence de bruit est plus révélatrice que pourraient l'être tous les mots du monde. Derrière sa simple remarque, il y a des questions dont la jeune femme, reprenant ses esprits en même temps que sa parole se fait l'écho. Et les mots, soudain, tournent et se bousculent en trois questions qui ressemblent à une salve, éparpillée d'abord puis se rapprochant un peu plus du centre à chaque lancée.

Pas dérangé, le pianiste sourit un peu, de ce sourire triste qui est le sien, tandis que l'amusement se dispute avec la lassitude dans ses prunelles claires. Il attend, regardant la jeune femme autant que la politesse peut le permettre. Elle est toujours petite, et elle est toujours blonde, effacée dans un peignoir blanc qui cache à la fois ses formes et ses nuances. Cette couleur trop claire ne lui va pas au teint et lui donne mauvaise mine. Maintenant qu'il regarde, il peut voir qu'elle a les yeux de cette couleur ambrée difficilement définissable qui va du miel au vert en passant par un noisette décoré de pastilles dorées. Ils ne sont pas bleus, c'est tout ce qui importe et leur profondeur donne à ce visage mutin et sévère toute la profondeur dont il a besoin. Elles ne se ressemblent pas, Antonine et sa colocataire. Elles sont opposées. Elles ont cependant la même énergie dans leurs mots, la même lame franche dans leur voix. Il note le vouvoiement. Il note aussi qu'elle ne s'est pas présenté. Il note plein de chose finalement qui le distraient un peu de la dernière question. La question piège. La question retorse. La question qu'il ne veut pas se poser.

A son tour, il laissé un silence étonné panser les plaies laissées par les mots lancés au hasard. Il réfléchit à ce qu'il va dire. Comment il va le dire. Il essaie de se rappeler du nom de la colocataire du Chaton mais s'il sait qu'elle est propriétaire d'un Baron, il ne se rappelle pas du vrai prénom de la Duchesse. Qu'importe. Doucement, il ferme les paupières, puis les rouvre, comme pour se donner du courage. Stupide mais efficace. N'est de stupide que la stupidité disait Tom Hanks dans Forrest Gump.

« Je m'appelle Logan. Je suis un ami d'Antonine mais pas vraiment son petit ami. Elle est actuellement en cours à l'Université mais m'a dit que je pouvais l'attendre et qu'elle serait de retour pour le déjeuner vers treize heures. Une histoire de tour d'ordinateur à ne pas voler dans une salle de math. Je n'ai pas tout suivi je vous avoue. Voulez-vous du café ? »

On pouvait tout faire passer avec du café. Le café, c'était la meilleure chose au monde. C'était chaud, amer et profond, trompeur aussi, exactement comme les relations sociales. D'un geste calme, il fit un signe vers la cafetière pleine du liquide sombre, plus fort que celui que l'on préparait habituellement de ce côté de l'Atlantique. Logan buvait son café européen. Il n'avait pas encore réussi à surmonter ses préjugés et à s'attacher aux sociétés américaines, que ce soit métaphoriquement ou non.

« Nine a un petit ami ? »

C'était sorti tout seul, sur le ton de la conversation, par curiosité pure. Il ne savait pas vraiment pourquoi il avait demandé plutôt que de se concentrer sur son nom à elle mais il se rendait compte que, finalement, c'était quelque chose de bien plus important à savoir. Il avait noté qu'elle faisait des efforts, ces derniers temps, pour ne plus s'habiller de façon aussi excentrique qu'auparavant. Il avait trouvé ça dommage mais n'avait rien pensé d'autre. Maintenant, si elle voyait quelqu'un, cela pouvait aussi faire sens. Vaguement.
Sarabella M. Murray
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Re: [19 Mars] Once upon a time in Austin, le Jeu 20 Avr - 4:10


La discrétion, ce n'était pas ma tasse de thé, même quand j'y mettais beaucoup de volonté. Il s'en était fallu de peu pourtant pour que j'arrive à observer l'inconnu qui était installé sur mon canapé. Un petit pas, celui de trop qui avait retourner l'attention sur ma petite personne. Constatation immédiate; je ne suis pas Antonine.  J'avais répondu à l'affirmative tandis que mince sourire c'était glisser sur mes lèvres. Ça aurait été difficile de le rater puisque toutes les deux ne nous ressemblions en rien. Si ce n'était que nous étions toutes les deux pas très grandes... J'avais enchaîné les questions tout en cherchant Nine du regard, qui semblait briller par son absence. Tout en faisant quelques pas, je cherchais à savoir qui était exactement cet homme étrange dans mon salon. Ami, ami moderne, un nouveau petit ami peut-être. J'avais beau vivre avec Antonine depuis quelques mois, je ne pouvais pas prétendre bien la connaître. En réalité je ne savais pas quel type d'homme elle préférait, ni même si elle avait eu des petits amis dernièrement. Et il aurait été difficile de manquer leur présence si elle en avait ramené à l'appartement. Pas que j'aurais eu un problème avec cela, puisque les dépenses relatives au domicile étaient partagées cinquante-cinquante et que, par le fait même, elle était ici chez elle autant que moi je l'étais. Je fus presque déçue en apprenant que Logan, puisqu'il s'était enfin présenté, et ma colocataire n'étaient que des amis. De bons amis, j'imaginais, puisque la brune n'aurait jamais osé laissé un parfait inconnu entre les murs de notre appartement seul avec lui-même. Je m'apprêtais à mettre l'eau dans la bouilloire quand Logan me pointa la cafetière. Un sourire se dessina sur mes lèvres, je prenais rarement le temps de faire le café au percolateur, mais c'était toujours meilleur au goût que l'instantané. «Oh, merci.» J'en déduisais que c'était lui qui avait pris l'initiative. J'attrapai une tasse dans l'armoire avant de le remplir de café, j'ajoutais le sucre et un peu de crème avant de prendre la première gorgée et je fermais les yeux pour m'en délecter. La gorgée du bonheur comme j'aimais bien la surnommée. Chaude et revigorante. «Vous en voulez-un aussi?» Tant qu'à y être, aussi bien lui en proposer. Je n'avais pas vu de tasse sur la table du salon, soit il n'avait pas encore pris le sien, soit la tasse reposait dans l'évier. Je n'y avais pas vraiment porté attention. Je me dirigeais vers le canapé, tasse(s) en main. «Jaloux? Ou simplement curieux?» demandais-je au brunet quand il me questionna à propos de la vie amoureuse de ma colocataire. «Pas à ma connaissance, c'est la raison pour laquelle j'ai demandé si vous l'étiez.» Je n'en savais pas d'avantage sur la vie amoureuse de Nine et ce n'était pas plus mal. Autant elle ne connaissait rien sur la mienne. Ce n'était pas exactement le genre de conversation que nous avions ensemble. «Au fait, je m'appelle Sarabella.» finis-je par dire en me rappelant que je ne m'étais toujours pas présenté à l'homme. Mon regard bifurqua sur les livres traînant sur la table, puis sur l'écran d'ordinateur. «Travaux scolaire?» C'était la conclusion que j'en faisais. Je portai de nouveau ma tasse à mes lèvres buvant une nouvelle gorgée.

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Re: [19 Mars] Once upon a time in Austin, le Ven 28 Avr - 22:32

 « Juste curieux. »

La jalousie n'était pas dans ses habitudes. Il avait assez confiance en lui pour ne pas se sentir menacé. Quelque part, il aurait presque voulu qu'elle en ait un. Qu'elle soit passé à autre chose. Qu'elle lui ait donné raison. Pas n'importe qui, attention. S'il n'était pas jaloux, il avait un naturel protecteur qui le poussait à vouloir le meilleur pour ceux qu'il aimait et tout compagnon potentiel serait bien évidemment passé au crible mais quelqu'un. Une preuve que sa déclaration n'avait été que le fruit des endorphines. Qu'il l'avait moins blessée qu'elle ne le pensait elle-même et qu'elle saurait relativiser leur nuit entre les bras d'un autre. Mais pas l'oublier. Toute erreur que cela ait été, il ne voulait pas qu'elle l'oublie.

Il se força à se recentrer et attrapa la tasse de café qu'on lui tendait avec un « merci » qui se glissa sans peine dans le flot de la conversation. Il huma l'amer breuvage dont il aimait la robe noire et pure. Les français le prennent crème mais lui aimait son café à l'italienne. Epais, sirupeux, fort, brûlé.

« Enchanté Sarabella. Et oui, je travaille sur ma thèse. Je suis étudiant à Austin. Nine et moi avons eu un devoir en commun de statistiques et c'est comme ça que l'on s'est rencontrés. Elle est vraiment douée avec les nombres. »

On ne pouvait se tromper sur l'affection qui teintait les joues du pianiste alors qu'il parlait de son amie, les yeux toujours perdus dans le café. Il l'appréciait beaucoup, cela était clair et s'entendait dans sa voix de basse. Il laissa passer un silence, juste histoire de lui laisser le temps et puis repris, curieux donc, puisqu'il avait été écrit quelque part que ce terme le définirait pour la journée.

« Et vous ? Comment l'avez-vous rencontrée ? Qu'est ce qui vous a poussé à vivre ensemble toutes les deux ? Comment se passe la cohabitation ? Ce doit être quelque chose de vivre avec un tel feu-follet toute la journée, non ? »

La rafale de question avait été renvoyée à l'expéditeur, avec quelques autres en prime et ce sans que cela ne gêne le jeune homme le moins du monde. Il y avait quelque chose de naturel pour lui à être là, dans ce salon qui n'était pas le sien, bavardant avec une jeune femme en peignoir d'une autre jeune femme qui pouvait les rejoindre à n'importe quel moment. Le Baron, sentant l'ambiance probablement, sauta dignement sur le canapé avec le ronronnement du chat qui annonce au monde qu'il a bien l'intention de se rendre dans SON coin, pour y dormir de tout son saoul, humains présents, ou pas. Le soucis étant que « son coin » ressemblait à s'y méprendre à l'endroit exact où Logan s'était assit. Maladroit avec les animaux, l'étudiant tentait donc tant bien que mal de repousser gentiment l'animal tout en évitant de laisser ses précieuses mains se faire griffer et de renverser du café chaud sur toute partie de son anatomie et/ou du meuble en tissu...

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