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I keep dragging around what's bringing me down. If I just let go, I'd be set free... [Marnie]


Swann Eberhart
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● On lui offre un job en or à New York.
● Elle a tenté de se suicider mais Lily lui a sauvé la vie.
● Elle vit chez Fred depuis sa sortie de l'hôpital.
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I keep dragging around what's bringing me down. If I just let go, I'd be set free... [Marnie], le Mer 1 Mar - 0:21



Le mois de mars à Austin n’avait rien à voir avec celui de New York. Revenue depuis quelques jours, j’avais rangé à nouveau mon manteau et mon écharpe pour enfiler un pull fin, une veste et un foulard. J’avais eu besoin de quitter mon loft pour prendre l’air. J’étouffais là-bas dans ma solitude. Lily était de sortie ce soir avec ses collègues. Elle m’avait proposé de la rejoindre mais j’avais décliné l’offre.
Ce matin j’avais trouvé du courrier dans ma boîte aux lettres. J’avais deviné au choix de l’encre et à la façon dont avait été calligraphié l’adresse, l’identité de l’expéditeur. L’enveloppe m’avait observée toute la journée et j’avais tenté de l’ignorer. Je mourrais d’envie de la lire autant que son contenu me faisait peur. En fin de journée, j’avais fini par attraper l’enveloppe, ma veste et j’étais sortie sans savoir où j’irai.
J’avais fini par m’arrêter sur un banc dans un petit square que les gens désertaient en ce début de soirée. J’avais décacheté l’enveloppe avec une patience infinie, voulant la préserver le plus possible. J’en avais déplié le contenu avant de me plonger dans ma lecture. Mon regard s’était embrumé avant qu’une larme ou deux n’arrivent à s’échapper malgré tous mes efforts. D’un revers de manche, je les avais essuyées avant de terminer ma lecture et de ranger la lettre dans son écrin de papier. Je détestais les lettres d’au revoir. Je détestais cet au revoir. Celui de trop.
Deux jours plus tôt, c’est Fred qui avait quitté Austin pour Harvard et ça avait été un au revoir chaotique. A croire qu’on ne savait pas communiquer autrement qu’en se disputant. Il était parti et moi j’étais restée là. Bêtement.
Deux au revoir en deux jours c’était un peu trop pour un seul cygne. J’avais rangé soigneusement l’enveloppe et avait quitté le banc. J’avais besoin de marcher pour me convaincre que je pouvais continuer de vivre même si j’avais l’impression d’un grand vide au fond de moi, d’un coup.

J’avais fini par pousser la porte d’un pub plein de vie. J’avais envie de me fondre dans la masse pour flinguer ma solitude avec la joie de vivre des clients. Je m’étais installée à une table près de la baie vitrée. Regard perdu dans le vide, je ne prêtais pas vraiment attention à ce qu’il se passait autour de moi. Mon thé glacé dégoulinait de condensation sur le bois de la table. Veste sur les épaules, je n’avais même pas pris la peine de la quitter en entrant dans le pub. Je n’avais plus envie de rester ici et je m’étais levée pour aller régler au comptoir. En fouillant dans mon sac pour y trouver mon portefeuille, je tombais sur la lettre que j’avais lu un peu plus tôt. « Je vais prendre… un scotch… s’il vous plaît. » Je venais de changer d’avis, c’était ça de ne jamais savoir ce qu’on veut et ça devenait un peu trop ma spécialité ces derniers temps. Le serveur glissait le verre à moitié rempli d’un joli liquide ambré devant moi et je lui donnais de quoi régler la note et se garder un pourboire. J’avais besoin d’un remontant et comme un pied de nez au destin, j’allais brûler la boule au fond de ma gorge avec la boisson préférée de Fred. Finalement je n’allais pas rentrer tout de suite. Ce soir j’avais besoin d’air. De vie. D’alcool, un peu, même si je n’aimais pas ça. Mais de compagnie aussi. Alors en croisant le regard de la personne installée au comptoir un peu plus loin, je levais mon verre « A la votre ! », avant d’en avaler une longue gorgée qui m’arrachait une grimace mais semblait dissoudre ma peine juste le temps de quelques secondes.

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Re: I keep dragging around what's bringing me down. If I just let go, I'd be set free... [Marnie], le Lun 13 Mar - 23:29



Cet homme était comme un vieux magnétophone d’époque, nasillard et monotone. Cela faisait une vingtaine de minutes qu’il avait accosté Marnie, aux prises avec le malvenu qui partageait désormais son verre avec elle. Jusqu’ici elle ne bronchait pas, mais ce babillage commençait à l’ennuyer et son seuil de tolérance frisait l’exploit en termes de contenance. Ces derniers temps, elle avait souvent écumé les bars, pour noyer ses soucis du moment. Trouver un nouveau travail s’était avéré être une tâche titanesque à la vue de tous les échecs qu’elle avait essuyée jusqu’ici. Et même si elle n’en laissait rien paraitre, cette situation lui pesait et cela valait son pesant d’ivresse pour s’aérer l’esprit, ou tout du moins se l’occuper à autre chose. Cela faisait deux mois qu’elle vivait en semi-léthargie et consacrait le plus clair de son temps à végéter sur son blog, mais cela ne payait pas les factures. Elle avait traversé des phases de lassitude telle que même devenir joueuse de poker professionnelle aspirait à plus de réussite qu’exercer dans un satané cabinet juridique.

Mais la croisade professionnelle reprendrait demain. Ce soir, elle était là pour faire affaire avec du gin tonic, et rien d’autre. Ainsi, un éphèbe au monologue mortel n’était absolument pas prévu au programme et Marnie réfléchissait distraitement à la manière dont elle pourrait l’évincer. En apparence, elle restait stoïque, sirotant son verre avec une ombre de sourire marquant un pseudo-intérêt grimacier. Son attention était plutôt portée sur l’effervescence du pub dans lequel elle se trouvait. Le Mean Eyed Cat était une institution dans le quartier, elle y avait passé d’excellentes soirées et l’endroit ne perdait nullement de son charme les années passant, au contraire il semblait se bonifier en vieillissant. Néanmoins la mélancolie qui l’habitait contrastait nettement avec l’ambiance festive du bar ; elle se sentait comme à contretemps plongée au milieu de toute cette emphase. A croire qu’elle n’était pas assez ivre pour se mêler aux oiseaux de nuit hilares dans le bar.

Alors que ses yeux se baladaient avec nonchalance dans la pièce, Marnie croisa soudain le regard d’une jeune femme qui leva son verre de scotch à son adresse avec un sourire. Cette inconnue arrivait comme un messie pour la jolie blonde éplorée au bras d’un orgueilleux. Son visage s’étira en un sourire tandis qu’elle levait également son verre afin d’en boire une gorgée. Coupant net les paroles de son cavalier du dimanche, elle prétexta des retrouvailles avec une amie de longue date pour s’éclipser et s’avancer vers celle qui était accoudée à quelques mètres de là. S’installant à ses côtés, la jeune femme ne perdit pas de temps en courbette polie. « Croyez-le ou non, je suis aux prises avec une sorte de bête soporifique à l’autre bout du bar et si vous pouviez accepter ma compagnie avant que je le griffe, nous éviterions une soirée sordide à tout le monde. » Lança-t-elle d’un ton malicieux.

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Re: I keep dragging around what's bringing me down. If I just let go, I'd be set free... [Marnie], le Mar 14 Mar - 22:37


La demoiselle avait levé son verre et je lui avais adressé un signe de tête avant de boire. Je ne m’attendais pas à la voir se hisser sur le tabouret à côté de moi quelques secondes plus tard. Une femme. Tant mieux. « Les mecs craignent » comme dirait Lily. Je l’observais assise à mes côtés alors qu’elle ne perdait pas de temps pour m’expliquer la situation. Par réflexe, mon regard s’était déporté du visage de la blondinette sur l’homme au bout du comptoir et je levais les yeux au ciel sans discrétion. « Quels imbéciles ces mecs… Soient ils vous collent, soit ils se barrent et s’en foutent… » Je réalisais le ton amer qu’avait pris ma voix et devant l’air malicieux de la jolie blonde, je ne pouvais que retrouver le sourire. Au moins un peu. « Ça serait dommage de le griffer… Il est assez moche comme ça… » C’était bête et méchant, ce qui n’était pas du tout dans mes habitudes mais il prenait pour les hommes en général. Désolée monsieur.

« Je m’appelle Swann » Si on devait jouer les meilleures amies du monde, autant se présenter. « Je suis ravie de te revoir, ça faisait un bail ! » avais-je glissé alors que le type nous observait de loin. Je lançais un clin d’œil à la demoiselle et avalait une nouvelle gorgée de ma boisson. « Je crois qu’il est déçu… » Il finissait néanmoins par détourner le regard et je souriais en coin en secouant la tête. « Comment on se retrouver à fuir une bête soporifique ? » Je me demandais si c’était un genre de rendez-vous qui avait dégénéré au moment où Marnie s’était rendue compte qu’il était inintéressant ou si le type l’avait abordé et joué les pots de colle jusqu’à ce qu’elle saisisse l’occasion de s’éclipser.

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Re: I keep dragging around what's bringing me down. If I just let go, I'd be set free... [Marnie], le Mer 15 Mar - 23:25


Marnie avait abordée l’inconnue sans fioriture avec une spontanéité caractéristique. Fort heureusement, sa nouvelle interlocutrice de la soirée semblait plutôt réceptive ou alors n’avait-elle pas encore osé lui annoncer que l’histoire biblique de ses rencards ne l’intéressait en rien. Marnie ne lui en aurait pas voulu ceci dit, le sujet n’étant pas franchement glorieux. Si cela avait pu faire tout son dépit auparavant, elle réagissait désormais avec un pragmatisme comparable à celui d’une sexagénaire passionnée de siamois. Si l’âme sœur existait, elle la croiserait par hasard un jour ou peut-être jamais. En l’attendant, elle se contentait d’éviter les soupirants incompatibles.

Et la jeune femme put rapidement constater qu’elle prêchait une convaincue sur la cause masculine du soir. Dans les creux de ses mots, Marnie n’avait pas besoin d’un acte de confirmation pour deviner un vécu, cela se lisait à son langage corporel. La jeune femme était curieuse de tout, très attentive aux détails et accordant une importance extrême au timbre de voix et aux tressaillements physiques. Mais rapidement la dénommée Swann s’éclaira d’une nouvelle teinte cordiale et commenta le physique grossier de ce pauvre bougre qui attendait, penaud, à l’autre bout du comptoir. Marnie eut un dernier regard à son égard avant de se retourner pour de bon vers sa nouvelle compagnie, bien plus agréable. La blonde incendiaire leva son verre à l’adresse de la jeune femme, l’air faussement solennel. « Trinquons à la gente masculine et à l’espoir qu’un jour ils évoluent de leur statut de primate et avancent vers une forme de sagesse. » Déclama-t-elle à la manière d’une prière, à l’exception faite que le Gin Tonic avait volé la vedette à l’eau bénite.

Prenant une gorgée de son cocktail, Marnie eut un sourire à l’égard de celle qui venait de se présenter. Elle ne l’avait encore jamais vu ici, et son regard énigmatique l’intriguait. Si Marnie se gardait bien d’épancher sa curiosité, elle se demandait ce qui avait pu pousser cette femme à se rendre ici, seule. La preuve en était qu’elles avaient sans doute été faites pour se croiser ici à la manière dont seuls les oiseaux d’aventure peuvent le faire. « Heureuse de te connaitre, je m’appelle Marnie ! » Répondit-elle avec emphase de sorte que d’un rendu extérieur on puisse penser que son effervescence était dû à ses retrouvailles improbables. Un coup d’œil discret ne put que confirmer les paroles de Swann, le prétendant était reparti bredouille. « Pas autant déçue que moi… » Lança-t-elle avec un dépit feint. « L’opération a été menée avec brio et diplomatie, merci de ta collaboration. » Acheva-t-elle d’une voix sardonique en rejetant derrière sa nuque des mèches de cheveux rebelles.

Elle entreprit de boire une dernière gorgée de son verre. « Ce genre d’animal est un prédateur fourbe. Il vous traque dans l’ombre toute la soirée, s’élance soudain dans la jungle de shooters pour finalement attaquer sans qu’on ne l’ait vu venir… De quoi vous ruiner une soirée prometteuse. » Expliqua-t-elle avec malice. Elle entreprit de commander deux nouveaux verres avant de se tourner finalement vers Swann. « Et qu’est-ce qui pousse quelqu’un à trinquer seul avec une inconnue en détresse ? Si ce n’est une forme de sixième sens ? » Demanda-t-elle finalement.
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Swann Eberhart
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Re: I keep dragging around what's bringing me down. If I just let go, I'd be set free... [Marnie], le Mer 15 Mar - 23:48

Je levais mon verre pour trinquer avec elle et je levais les yeux au ciel pour saluer son souhait, son espoir en lequel j’avais quand même du mal à croire. « Que quelqu’un exauce ta prière ! » Et j’avais avalé une bonne gorgée de mon scotch en faisant une grimace. Une fois le verre vide, j’allais prendre autre chose, c’était décidé.

« Enchantée Marnie. » avais-je glissé avec un grand sourire. Cette fille tombait à pic. Elle m’empêchait de sombrer définitivement dans la dépression et la mélancolie. Son côté pétillant et un peu décalé quand elle avait commencé à évoquer la « bête soporifique » m’avaient arraché des sourires que je n’aurais pas imaginer être capable d’offrir ce soir. « De rien ! Ce fut un honneur de servir ta cause » avais-je clamé avec fierté et exagération avant de laisser échapper un rire.

A ma question, Marnie s’appliquait à répondre de la meilleure des façon, métaphore à l’appui et ça m’arrachait à nouveau quelques petits rires. Je compatissais à son aventure et à cette soirée qui avait dû lui paraître interminable jusqu’à ce qu’elle puisse s’échapper de là. « Je devrais faire plus attention alors la prochaine fois que je me retrouve dans un bar… » j’avais pris un air très sérieux et concerné comme si on évoquait un sujet des plus sérieux. Elle nous commandait deux autres verres et faisait signe au barman que je voulais la même chose que la jolie blonde. Se tournant vers moi, elle me retournait en quelque sorte la question en me demandant les raisons de ma présence ici. Retour à la réalité.

« Je vais avoir l’air d’une idiote mais soit ! Il y a un type, on l’appellera Le Pianiste, qui me plaisait vraiment beaucoup et qui me plait toujours beaucoup, mais comme je suis fidèle et que je tiens beaucoup à la personne avec qui je… j’étais… Appelons-le, le Geek… Je lui ai écrit une lettre pour lui expliquer que je tenais à lui mais que je devais couper les ponts. » J’attrapais un des verres et tapait dedans pour me donner du courage. « Mais quelques jours plus tard, celui pour qui j’avais été raisonnable, le fameux Geek donc, parce que je tenais vraiment à lui, m’a envoyé un sms pour me dire qu’il partait à l’autre bout du pays jusqu’à l’été et qu’il prenait l’avion dans une heure… Mais bien évidemment, me prévenir plus tôt, me dire au revoir en face, ça ne lui n’était pas venu à l’esprit… et c’est fini. » Je terminais mon verre d’une traite tout en refaisant un geste de la main pour qu’elle attende la suite. « Et je viens de recevoir une lettre du pianiste et qui me laisse partir parce qu’il est respectueux, compréhensif et sage… » Je me tapais le front, consciente du ridicule de la situation et surtout de son côté pathétique. « Ok, il me faut déjà un autre verre… » Je hochais la tête pour confirmer mes propos. « Pardon… t’as pas quitté une bête soporifique pour une autre… » Et je levais les yeux, désespérée par mon propre cas.

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Re: I keep dragging around what's bringing me down. If I just let go, I'd be set free... [Marnie], le Lun 20 Mar - 21:20


Marnie ne regrettait nullement d’avoir fait le tour du bar pour rejoindre l’inconnue. La jeune femme avait toujours été d’un naturel sociable ce qui lui permettait une proximité facile avec les gens, elle était curieuse par nature. En l’occurrence Swann était réceptive et de bonne compagnie, elle dégageait en tout cas quelque chose qui plaisait à Marnie. Après tout il n’y a aucun étranger, seulement des amis qu’on ne connait pas encore, comme on pouvait le lire au-dessus du bar sur un grand panneau en bois. C’était la devise même de cet endroit, source de chaleur et d’humanité. De quoi regonfler quelque peu un cœur tourmenté.

Swann était une personne douce et enjouée, et visiblement elle avait autant envie que Marnie de s’embrumer l’esprit ce soir-là. C’était parfois la meilleure des thérapies, si tant est qu’on en abusait pas… Au risque de se réveiller un matin dans le lit d’un amant dont on ne se souvient pas du prénom. « Garde un œil partout, si tu ne veux pas te retrouver au bras d’un troll. » Conclut-elle finalement avec un clin d’œil avant de prendre une gorgée dans son verre. Elle écouta avec attention la réponse de son interlocutrice, et les raisons qui l’avaient poussé à venir en ce lieu. La jeune femme avait effectivement des histoires à noyer dans l’alcool, Marnie ne pouvait que lui donner sa bénédiction à ce sujet. L’amour était un sentiment aussi beau que destructeur, car s’attacher c’est aussi s’autoriser à souffrir. Marnie connaissait ces soirées où tout était gris et l’esprit troublé.  

Finalement, cette soirée prenait une tournure particulièrement incongrue, mais Marnie appréciait ce surprenant revirement de situation. Elle laissa Swann conclure son récit et se recommander un verre car visiblement le résumé de ses aventures de cœur l’avait éprouvé et Marnie ne pouvait que la comprendre. La brune était fébrile et pensive, s’excusant de son historique sentimental ainsi étaler sur la voie publique. Marnie esquissa un sourire tout en buvant à nouveau une gorgée de son verre. « Alors premièrement, tu n’es absolument pas un bonnet de nuit. Au contraire, je crois qu’on pourrait facilement négocier les droits d’auteur de ta vie sentimentale pour réaliser un film… C’est passionnant. » Répondit-elle finalement avec un sourire. C’était la vérité, toutes ces péripéties amoureuses l’avaient touché et sans connaitre Swann, Marnie pouvait tout de même deviner qu’elle traversait une période compliquée ; et ce n’était que le début. « Le moins que l’on puisse dire c’est que toutes ces histoires sont surtout une question de timing… Un très mauvais timing. » Enchaina-t-elle en finissant son verre. « Je pense que l’âme sœur existe. Pour chacun, il existe une moitié parfaitement compatible, car parfaitement complémentaire. Parfois certains ont la chance de croiser cette âme sœur dans leur vie, parfois non. Quoiqu’il en soit, si l’un de ces deux hommes est cette personne-là, tu la recroiseras tôt ou tard à un meilleur moment de ta vie et de la sienne… Et là, ça marchera. » Finit-elle d’exposer en recommandant un verre. Marnie avait une vision de l’amour pleine d’espoir et d’amertume. Etait-ce l’alcool qui déliait autant sa langue ? Peut-être que cela aidait un peu, oui. Néanmoins, c’était surtout la fibre morale de Marnie qui se faisait sentir, et son plaisir de faire la connaissance de Swann. Et si cette dernière descendait ses verres tel un cow boy, Marnie n’était pas en reste. Elle plongea son regard dans celui de Swann. « Et qui sait, peut-être que ton âme sœur, se trouve ici ce soir ? » Ajoute-t-elle en souriant avec malice.

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Re: I keep dragging around what's bringing me down. If I just let go, I'd be set free... [Marnie], le Lun 20 Mar - 22:33


Je la trouvais pétillante et drôle. Sympathique et pertinente aussi. C’était le genre de qualité que j’appréciais chez quelqu’un et j’étais contente qu’elle m’ait choisi comme alibi pour se soustraire à son troll maléfique. Ça me permettait de faire une jolie rencontre au milieu du nuage un peu sombre qui m’entourait. Ça faisait du bien.
J’avais vidé mon sac comme jamais ça ne m’arrivait. D’habitude je gardais tout pour moi. J’ignorais si c’était parce que l’alcool faisait déjà effet ou si c’était parce que j’avais le cœur particulièrement lourd ce soir mais tout était sorti spontanément. A tel point que j’avais ressenti le besoin de m’excuser d’avoir tout déballer de cette façon. Pourtant Marnie ne semblait pas s’en formaliser. Au contraire, elle continuait d’être gentille et drôle. Sa remarque sur ma vie sentimentale adapté en film m’arrachait un rire. « C’est une idée à garder sous la main… Je pourrais peut-être faire fortune ! » Je souriais amusée en secouant la tête parce que c’était quand même n’importe quoi.
Après cette plaisanterie, la jolie blonde reprenait plus sérieusement et je réalisais à quel point j’avais perdu espoir quand face au discours que j’aurais pu tenir à un moment donné de ma vie, j’avais l’impression que ce n’était qu’une chimère. D’accord, entre Fred et Logan c’était surement une question de timing et encore… Ce n’était pas que ça, bien entendu. Mais l’histoire de l’âme sœur, j’y avais cru. Un peu trop même. Et maintenant ? Ce n’était plus le cas. Finalement ça avait pris du temps mais mon espoir, mon côté fleur bleu s’était brisé. « Je fais partie de ceux qui ne croiseront pas cette âme sœur si tant est qu’elle existe… » Je haussais les épaules doucement, tristement. « Je voudrais que t’ai raison, mais je crois que ni l’un ni l’autre n’est mon âme sœur… » Et ça me donnait envie de pleurer et pour faire passer la boule dans ma gorge, j’attrapais mon verre pour avaler une gorgée d’alcool. « Si je suis ivre au point de ne pas réussir à passer un coup de fil, faut appeler la nana qui s’appelle « Lily la chieuse » dans mon répertoire ! C’est ma meilleure amie même si ça ne se voit pas comme ça ! » J’avais souris amusé et à la question de Marnie je balayais du regard le bar avec une moue dubitative. « Naaaah… Les mecs je laisse tomber. Au moins pour ce soir… » Je levais mon verre dans sa direction. « Si ça te va, je serai plutôt tentée par une soirée entre filles. »
Je me redressais sur mon tabouret et je me décidais à me montrer un peu curieuse au sujet de ma compagne de soirée. « Alors Marnie… Que fais-tu dans la vie ? » C’était une bonne façon de commencer non ? Et puis ça éviterait de parler des mecs, des âmes sœurs, et des troll soporifiques !

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