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Help me out of this hell} Raphael


Samantha G. Tucker
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Help me out of this hell} Raphael, le Lun 27 Fév - 1:06

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C’était une journée ensoleillée, même si je ne voyais plus le soleil. Je m’étais levée avec le visage un peu bouffie de la veille. Le réveil était difficile, j’avais passé beaucoup de temps au lit. Andy m’avait conseillé d’aller me promener dans les rues de la ville, dans un parc, aller au centre commercial, mais rien ne me disait. Je regardais le plafond, songeuse, le cœur en miette. Une journée en enfer débutait. Mes parents m’appelaient tous les jours, la sœur de Ben aussi. Tout le monde voulait me venir en aide, mais j’étais inconsolable. Après m’être raisonnée à sortir du lit, je me posai finalement devant la fenêtre, le regard vide.

Quelques minutes après m’être douchée, habillée et coiffée, je sortis de la chambre pour rejoindre Andy à la cuisine au premier étage. En arrivant dans la pièce, je remarquai une petite note sur le réfrigérateur. Mon frère avait du partir rapidement avec un architecte pour les plans d’un grand édifice à bureau, il ne serait là pour le souper. Je haussai les épaules et jetai le papier. J’ouvris le frigo et vit qu’Andy m’avait préparé une assiette de fruits frais, un jus d’orange et un pain au chocolat encore fumant se trouvait encore dans le four. D’ailleurs, je n’avais jamais capté l’odeur.

Curieusement, j’avalai le tout, alors que ces derniers jours, rien ne passait, j’avais envie de rien. Les rayons du soleil commençaient à pénétrer les fenêtres de la maison. Ma mère me dirait d’en profiter, Ben aussi. Lorsqu’il faisait un temps magnifique, j’allais marcher dans la nature avec mon mari. C’était d’ailleurs ce que je décidai de faire. Je pris alors ma casquette à l’effigie de l’armée et la posa sur ma tête, libérant la queue de cheval par le trou, ainsi que ma veste noire. Je marchai les quelques rues qui me séparait du Bull Creek Park. Arrivée à destination, je pris soin de m’arrêter sur un banc quelques minutes, silencieuse. Je regardai un peu aux alentours, l’air de rien. Je joignais mes pieds ensemble et les entoura de mes bras. Je déposai mon menton sur mes genous et fermai les yeux. Je ne savais pas trop ce que je faisais assise comme cela. La fatigue me prit soudain. C’est fou… un entraînement militaire ne m’avait jamais autant épuisé que le fait d’avoir sortit de mon lit ce matin. C’était insoutenable. Une larme coulait sur ma joue, je l’essuyai aussitôt pour me ressaisir et continuai mon chemin vers les sentiez. *Allez Gaby, fait un effort!* Après tout, j’avais promis à Ben de vivre pour lui…






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Raphael Blaxtone
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Re: Help me out of this hell} Raphael, le Sam 4 Mar - 13:08

Il y a des jours où je repense au passé, à tout ce que j’ai laissé derrière moi à Manhattan. Nous avions une vie heureuse avec Norah. Tout allait bien. J’étais heureux dans mon métier, heureux à la maison. Et puis voilà, tout s’est arrêté du jour au lendemain. Je me suis reconstruit ici mais Maxime me manque, ce petit bout de cinq ans que j’avais l’habitude de serrer fort dans mes bras et de border chaque soir. Cette nuit, j’en ai fait des cauchemars. Le pauvre enfant était tourmenté et je ne pouvais malheureusement pas l’aider. C’est en sursaut que je me suis réveillé, aux aurores, un sentiment d’impuissance et de manque immense. Ces émotions ne se sont d’ailleurs pas dissipées au fil de la matinée malgré un petit déjeuner copieux, une bonne douche bien chaude et l’interruption de la voisine pour savoir si je pouvais la dépanner en sucre. Cette visite m’a fait esquisser un sourire mais ce dernier s’est vite estompé.

J’ai ainsi fini par me convaincre d’aller faire un tour pour me changer les idées. L’air frais, la foule environnante… Il n’y a qu’à se promener dans le parc pour sentir son corps se revigorer. Et en effet, un sourire renait sur mon visage bientôt. Il n’aura pas fallu du temps. Je m’arrête au bord du lac un long moment, observant les canards. Puis, un cygne passe, majestueux. Son pelage blanc me donnerait presque envie d’être dans sa peau, jusqu’à ce que je me rende compte que lui aussi est seul. Je continue de marcher, puis je m’assois sur un banc, toujours pour observer la foule. J’avoue que je me délecte des jolies jeunes femmes parce qu’aux dernières nouvelles, il n’y a rien de mal à regarder.

L’une d’elle est assise quelques mètres plus loin sur ma droite. Elle a l’air triste, presque vide. Je ne suis personne pour la juger, c’est juste l’impression qu’elle me donne. Mais bientôt, elle se lève et s’en va. Je me concentre sur les enfants qui jouent un peu plus loin avant de revenir vers le banc où elle était assise. C’est alors que je remarque quelque chose sur le banc, qui attire mon attention. Je me lève et prend les écouteurs qui sont restés là. Elle a dû les oublier j’imagine ? Ni une, ni deux, je fais quelques foulées pour tenter de la rejoindre, en espérant la retrouver. C’est le cas, 500 mètres plus loin. Je mets ma main sur son épaule afin qu’elle s’arrête et j’espère ne pas lui faire peur. « Excusez-moi, je pense que vous avez oublié ça sur le banc tout à l’heure. » J’espère que c’est à elle car sinon, je n’imagine même pas ce qu’elle va penser de moi. « J’étais assis pas très loin. J’ai mis un peu de temps à les voir. Et j’aurais bien aimé qu’on me les ramène si ça avait été les miens donc… » Je sens le besoin de me justifier. Il ne manquerait plus qu’elle croit que je la suis.
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Re: Help me out of this hell} Raphael, le Mar 21 Mar - 17:54

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Alors que j’étais dans mes pensées, je sentis une main se poser sur mon épaule doucement. Je sursautai un brin et me retourna vers un jeune homme aux cheveux très courts. Silencieuse, j’écoutai ce qu’il avait à me dire. Il me tendit mes écouteurs que j’avais oubliés par manque d’attention. Je souriai : « Ah.. eum… je vous remercie beaucoup » Je ne savais trop quoi dire devant cet inconnu qui me paraissait être un bel homme avec de la classe et beaucoup de gentillesse. Il aurait pu garder mes écouteurs, sachant qu’il avait peu de chances de me recroiser. J’avouais qu’ils n’avaient rien de bien important, je les avais payé dans une boutique d’électronique, en soldes avec un son un peu pourri, mais qui me convenait tout de même. Il ajouta qu’à ma place, il aurait bien aimé les ravoir. Je lui souriai de nouveau sans trop savoir quoi rajouter. « Et bien… merci! » Je rougis un peu timide de ne pas engager la discussion davantage. Je ne me sentais pas trop en état, figée entre deux temps, deux émotions. Je ne savais pas si j’étais ennuyeuse pour les gens qui m’entourent. Je n’avais rien d’extraordinaire à raconter.

Je restais quelques secondes devant lui. Alors qu’il s’apprêta à tourner les talons. Je lâchai instinctivement : « Excusez-moi! » Je ne savais pas trop où je voulais en venir en l’interpellant de nouveau. Je me grattai l’arrière de la tête en baissant le regard. Je balbutiai timidement : « Je … je ne connais pas beaucoup les sentiers ici.. je me disais que vous pourriez m’aider à m’orienter si vous voulez… » Je me trouvais un peu bête de demander de m’accompagner, car j’imaginais que ce parc nous donnait tout de même des indications. Je crois que c’était plutôt le besoin de ne pas être seule en cette journée plutôt belle qui s’annonçait. Il aurait pu pleuvoir, j’aurais eu les émotions en convergence avec la température. Cependant, comme il faisait soleil, je voulais faire l’effort d’apprécier le moment. « En fait, je voulais plutôt dire… si vous vouliez m’accompagner dans ma promenade, j’en serais ravie! » Je n’avais rien à perdre et le pire que je pourrais recevoir comme réponse c’est non! Il ne m’avait pas l’air psychopathe dangereux. Je me disais donc que je ne risquais rien de faire connaissance avec ce jeune homme. Je lui souriai bêtement, attendant sa réponse.







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Re: Help me out of this hell} Raphael, le Lun 3 Avr - 19:33

Elle me remercie et j’avoue que sur le coup, je n’attends pas davantage. Je n’étais pas spécialement venu dans le but de faire la conversation, ni pour passer le temps, mais juste faire ce que je sais faire le mieux, c’est-à-dire être gentil et spontané. Ma mère me disait toujours de son vivant que ces traits de caractère faisaient de moi un prince et que grâce à eux, j’irais loin dans la vie. J’ai assez de foi pour dire qu’elle avait sans aucun doute raison si j’analyse ma vie. Je souris à la jeune femme, prête à la laisser tranquille et à retourner à ma petite vie, regarder les enfants encore ou me concentrer sur autre chose. Je pourrais peut-être enfin rentrer à la maison aussi mais je dois avouer n’en avoir aucune envie. Je finis par reprendre ma route, ou en tout cas, je suis prêt à le faire lorsque j’entends de nouveau la voix de la belle blonde à la crinière flamboyante. Je ne mets pas de temps à me retourner, sourire toujours affiché aux lèvres. Elle ne me dérange pas, elle n’a pas à s’excuser, mais je ne lui dis pas. Puis, je hoche la tête alors que je la sens un peu gênée de me demander de l’aide. Je tente de la rassurer de par mon expression de visage. « Je suis sans aucun doute l’homme qu’il vous faut alors. Je connais le coin comme ma poche. » Je n’y suis pas depuis longtemps pourtant mais je m’y suis tellement baladé dans l’unique espoir de noyer ma solitude. Et puis, il y a toute cette nostalgie des moments passés avec mon fils à jouer au foot, ou encore à le pousser à la balançoire le plus haut possible. J’avais fait preuve d’humour et lorsque la demoiselle reprend, c’est tout sourire que je réponds : « Avec grand plaisir. Je dois avouer que marcher seul n’est pas la meilleure des choses. » On aurait pu marcher en silence pendant des kilomètres que cela ne m’aurait sans doute pas dérangé d’ailleurs, ayant seulement envie, ou peut-être besoin d’un peu de compagnie de temps en temps.

Sans plus attendre, je reprends mes foulées, dans la même direction que prenait la demoiselle quelques instants plus tôt. Je reste quelques minutes sans parler d’ailleurs. Je ne suis pas d’un naturel timide mais j’avoue ne pas toujours savoir par quoi commencer des fois. Puis, instinctivement, je lui dis : « Je m’appelle Raphael. » Et je reprends presque aussitôt sans lui laisser le temps de se présenter : « Et je suis professeur de maths. » Franchement, à croire que j’ai envie qu’elle me laisse seul avec cette révélation pas forcément à mon avantage. Il faut dire que la matière n’attire pas forcément grand monde et a plutôt tendance à faire peur. Je me rattrape alors comme je peux : « Mais je vous rassure, j’aime bien d’autres choses plus passionnantes dans la vie ! » Sourire aux lèvres, je me sens toutefois un brin idiot.

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Re: Help me out of this hell} Raphael, le Mer 10 Mai - 5:53

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Je me disais que j’allais passé tout de même un bon moment sachant que j’étais accompagnée. Je ne serais pas seule avec ma peine et ma douleur, trio de feu que nous formions depuis quelques jours. Au moins, j’aurais quelqu’un à qui parler, à part mon frère Andy. Il avait été si gentil de m’accueillir chez lui et me laissait tout l’espace que j’avais besoin pour aérer un peu. Il ne pousse pas les choses et quand je suis prête à parler, il m’écoute avec toute l’attention qu’il se connait. J’étais enchantée que mon interlocuteur me suive et mon sourire à son égard le démontra. Je le précédai donc dans le chemin qui menait vers les sentiers où nous débutions notre promenade. Quelques secondes de silence s’ajoutais à l’ambiance, un silence paisible qui me chuchotait que tout irait bien, un silence qui me rassurait tout à coup. Raphaël enchaîna la discussion en soulignant la profession qu’il occupait. Enseignant en mathématique avait un charme. Les mathématiques c’était large tout de même. Les statistiques, les probabilités, le calcul intégral, bref. Je ne savais pas trop quel pouvait être son programme pour les étudiants et n’était peut-être pas si important de demander. Je baissai le regard sur le chemin pour éviter de lui piler sur les pieds. Puis, je pris la parole suite à sa déclaration. « Et moi, c’est Samantha, mais tu peux m’appeler Sam. » dis-je sur un ton amical, le sourire aux lèvres. Même si j’étais déprimée, ce n’était pas une raison pour ne pas sourire et me montrer heureuse devant un inconnu qui était, si j’ose le dire, un bel homme. « Les intimes m’appellent Gaby en regard à mon deuxième prénom Gabrielle. C’était le nom de mon arrière-grand-père qui a fait la guerre et tout… enfin! » ajoutai-je en lui démontrant d’un signe de main de laisser tomber. Ce n’était pas pertinent à rajouter enfin. Ma mère m’avait donnée ce nom pour la force qu’il avait, pour la détermination qu’il témoignait et surtout pour l’humeur qu’il dégageait. Il parait que le grand-père de ma mère, un patriarche admiré, ne se laissait pas impressionné et animer bien des fêtes de famille.

« Vous savez ce qui est génial avec les maths? Une équation, une réponse. 2+2=4 comme on dit. Pas de nuance, c’est la réponse et c’est tout! C’est ce dont nous sommes le plus certain dans la vie. » Je m’étais emportée un peu dans ma réflexion, mais j’avais parlé sur un ton amusé, pour détendre l’atmosphère. Il semblait un peu mal à l’aise d’avouer le métier qu’il pratiquait, mais je me contentai de lui sourire. Il n’y avait pas de sous-métier et c’était tout à fait légitime l’enseignement des mathématiques et cela avait son lot d’importance tout de même. « Et des choses plus passionnantes comme quoi?! » dis-je en arquant un sourcil, espiègle. Après qu’il ait répondu, je laissai quelques secondes se passe avant de reprendre : « Moi vous voyez je suis une officier des forces armées rapatriée au pays pour mauvaise conduite. Chacun son métier! » je lui fis un mince clin d’œil. Quelques pas nous menèrent vers la croisée des chemins. Je lui montrai le sentier de gaucher et celui de droite pour le faire décider où il voulait aller, vers où il voulait m’amener. « Il faut toujours suivre le nord, mais à défaut de ne pas avoir de boussole, suivons votre cœur! Nous pourrions avoir quelque chose d’intéressant! » dis-je en échappant un rire. J’étais bien, j’avais envie de rigoler, mais je ne voulais pas trahir mon mari. Être heureuse signifiait pour moi balayer ce que nous avions été, oublier ce pourquoi j’ai vécu.

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Re: Help me out of this hell} Raphael, le Sam 20 Mai - 20:03

Elle m’annonce son prénom qui me fait instantanément penser à une vieille amie du lycée, que j’ai malheureusement perdu de vue après notre entrée à l’université. Puis, elle m’explique que d’autres personnes l’appellent autrement, ce qui me fait esquisser une grimace d’incompréhension. « Pourquoi utiliser ton deuxième prénom alors que le premier est si élégant ? » Ma question paraitra peut-être idiote et déplacée. Je sais que certaines personnes n’aiment pas leur prénom qu’ils n’ont pas choisi et je peux également comprendre que le nom de son ancêtre soit important pour elle. Néanmoins, le prénom est selon moi un héritage donné par nos parents qui est aussi important que la mémoire que l’on peut avoir d’un ancêtre. « Je me contenterais de t’appeler Sam alors. » J’enchaine dans un sourire impeccablement poli. De mon côté, je n’ai pas vraiment de surnom étant donné que j’aime énormément mon prénom. Il y avait bien ce ‘pote’ à la faculté que me surnommait Raph, tout simplement mais rapidement, je l’avais sommé d’arrêter. Mon ton avait été si sec qu’il n’avait jamais recommencé d’ailleurs. Quant à mon ex-femme, elle se contentait d’un ‘mon chéri’ la plupart du temps. C’est dans ces moments là que je me dis que je devrais être moins borné, plus naturel avec les gens, même si je n’ai pourtant pas l’impression d’être méchant ou de donner une mauvaise image. Il faudra que j’y réfléchisse ultérieurement…

« Tu trouves ? » Je réponds d’instinct, presque surpris par cette réponse, cette forme d’enthousiasme envers les mathématiques. Je crois toujours qu’il n’y a que moi pour aimer cette logique où le hasard n’a aucune place. J’ai toujours rêvé que ma vie soit aussi logique que les maths d’ailleurs mais j’ai appris à mes dépends que ce n’est malheureusement pas possible. Mon regard se veut curieux, intéressé, dans l’attente d’une confirmation pourtant non nécessaire. « C’est tellement vrai ! D’habitude, les personnes me prennent pour un fou lorsque j’aborde cette passion que sont pour moi les mathématiques… » Mon sourire s’agrandit. Je suis aux anges, comme quoi il ne me faut pas grand-chose. « Oh euh… La musique… » Je m’abstiens d’ajouter ‘classique’. « Les musées… L’histoire… Tout ce qui est culturel en fait. » Je ne suis pas certain d’arranger mon cas en mentionnant ce que j’aime dans la vie. On m’a souvent dit que je suis un homme particulier mais j’estime que je suis bien comme je suis. Je sais ce que je vaux. Je sais aussi qui je suis et je ne prétends jamais être mieux que cela. « Pour mauvaise conduite ? » Je répète un peu bêtement, surpris d’apprendre qu’une personne au visage aussi doux et angélique a pu mal se conduire. « Est-ce trop curieux de ma part de te demander ce que tu as pu faire ? » Je rajoute, un brin amusé tout de même par la situation. La rébellion des fois, ça a du bon, mais cela n’a jamais été mon genre.

« J’opterais pour la droite dans ce cas. » Sourire aux lèvres, j’emboite le pas dans la direction que j’ai indiqué. Et soudain, une question totalement idiote me vient en tête. C’est tout sourire que j’interroge mon interlocutrice. « Si tu avais le choix – toute réponse est permise – qu’aimerais-tu voir au bout du chemin ? ou qu’aimerais-tu trouver comme lieu ou chose ? »
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Re: Help me out of this hell} Raphael, le Dim 21 Mai - 4:55

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« J’en sais rien, mes parents et mes frères m’appelaient comme cela et ma copine d’enfance. Disons les gens vraiment proches. Désolée, je ne sais pas pourquoi j’ai soufflé ce détail. » dis-je en reculant une mèche de cheveux derrière mon oreille. C’est vrai. Ce n’était probablement pas pertinent de parler d’un élément aussi personnel à un inconnu. La discussion convergeait vers la passion qu’il avait pour les mathématiques. J’aimais bien quand tout était clair, soit noir ou soit blanc. Je savais bien que chaque situation nécessitait ses zones grises. Néanmoins, dans l’état où je me portais, il n’y avait que que le noir et le blanc, qu’un seul côté à la médaille, qu’un seul tranchant au couteau. « Il faut être passionné et curieux pour travailler les mathématiques. C’est surtout que chaque problème à sa solution peu importe si l’équation est hardue et longue à résoudre… Si la vie pouvait être ainsi, bien des choses pourraient moins nous échapper. » dis-je en souriant. Je m’étais ensuite interrogé sur ce qu’il pouvait trouver plus passionnant que son métier. Je fis un sourire amical et répondis : « Ooooh! Et bien je crois que je partage tes passions. J’adore la musique, j’en écoute pour toute situation, à tout moment. Les musées j’aime certaines expos et je lis énormément sur la Seconde Guerre Mondiale » et comme je faisais partie de l’armée, j’étais particulièrement intéressé par ces moments importants de l’histoire.

Lorsque je lui avais dit ce que je faisais dans la vie, il sembla plutôt étonné. C’est vrai qu’à première vue, je n’avais rien de rebelle, de méchant, d’arrogant. Mauvaise conduite était simplement l’étiquette pour lequel on m’identifiait le mieux. Sa question me surprit tout autant. Je ne m’attendais pas à devoir entrer dans les détails. Je m’attendais à ce que l’on fasse fis de ce que je pouvais dire ou penser tout haut. « Eum… » dis-je timidement en baissant le regard. « Je… je n’ai pas su obéir correctement à mon sergent.. Problème d’attitude ceci dit.. » C’était vague, mais je sentais que je disais la vérité, puisque mon chef m’a renvoyé, car je refusais de prendre une permission, de me calmer avec les armes, de calmer mon attitude. Je ne voulais m’éparpiller davantage, je préférais faire cours sur le sujet.

Je le suivais tranquillement alors qu’il décida de prendre par la droite. Alors que je trainais derrière pour contourner des branches ou des petites roches, il m’interpela sur une question existentielle. Mon premier réflexe fut de sourire et d’échapper un rire, perplexe. « Pardon, je ne ris pas de toi ou de ta question, elle m’a prit de cours. Vraiment pardon attend je vais y penser… » En prenant quelques secondes pour analyser son interrogation, mon visage commença à changer. Mon cœur se serra. Je savais bien qui je voulais retrouver au bout du chemin, qui j’espérais retrouver à la fin de ce sentier. « Des chevaux, je crois… un chapeau de cowboy et… » je marquai une pause et respira calmement. « l’odeur de la campagne, des fleurs mêlés aux champs dévoilés sur des kilomètres. » Comme toute réponse était permise, j’avais osé décrire l’endroit qui me plaisait le plus et à partir duquel j’avais tellement de souvenir. Je regardai Raphaël d’un regard perçant et à la fois attendrissant. Sa question m’avait ramené loin mais au combien c’était paisible maintenant dans mon cœur, maintenant que ma tête avait voulu retrouver ses champs de blé. « Merci! » dis-je spontanément à Raphaël. « Merci de.. de m’accompagner » repris-je de plus belle. Je continuai notre chemin d’un pas tout aussi décidé. J’étais bien, j’étais calme et détendue. « Alors, qu’est-ce qui vous a amené à profiter de cette journée? Avant de me redonner mes écouteurs comme un bon samaritain, vous deviez avoir quelque chose au planning non? » dis-je en rigolant.


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Raphael Blaxtone
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Re: Help me out of this hell} Raphael, le Ven 26 Mai - 20:38

« Oh. » Je laisse échapper lorsque j’ai plus de détails, plutôt déstabilisé par cette annonce. Pas de raison logique, j’ai bien du mal à comprendre. Ce n’est pas mathématique et j’aurais bien besoin d’une véritable raison mais je décide de laisser tomber. Cette femme n’a pas à souffrir de mon caractère trop étrange et je n’ai sûrement pas à faire la moindre réflexion quand à ces paroles. J’opterai pour son premier prénom et tout ira bien. « Tu n’as pas à t’excuser. » Sans compter que je la mets mal à l’aise avec mes questions saugrenues… « Je suis bien d’accord. D’un autre côté, sans son caractère imprévisible, la vie serait bien plus ennuyeuse, ne trouves-tu pas ? » Un petit clin d’œil m’échappe. J’aime que tout soit carré et logique mais l’aventure a également un gout agréable. Est-ce qu’elle ne serait pas moins intéressante à vivre si on savait quelle solution apporter à chaque problème ? Il n’y aurait plus aucune satisfaction liée à la réussite puisque la seule inconnue serait le temps nécessaire à la résolution du problème avec la certitude que cette dernière existe. Oui, j’ai beau y penser, mon rêve n’est pas celui d’un monde mathématiques, juste d’un monde un brin plus logique concernant certains domaines uniquement. « Ah oui ? » J’enchaine avec les yeux qui se mettent à pétiller. « Quelles étaient les chances que je rencontre quelqu’un comme toi ? » Je me mets à sourire. Nous aurons tout le temps d’approfondir ces sujets passionnants ultérieurement, je me dis en mon for intérieur, me concentrant sur la suite de la conversation.

On aborde sa carrière et j’en apprends davantage, ce qui me laisse pour autant perplexe. « Une femme qui aime les musées, la musique, les mathématiques mais qui a des problèmes de comportement. Permets-moi d’avoir du mal à l’imaginer. » Pourtant, je ne la connais pas et comme on dit, il ne faut pas juger une voiture à sa carrosserie. Là, c’est un peu identique, même si on parle d’une personne en chair et en os. Je lui souris pour lui montrer que ce n’est nullement une forme de jugement de ma part. « Je t’aurais crû de nature très douce. » Pour ne pas dire docile. Peut-être un petit caractère bien caché qui apparait lorsqu’on la cherche trop éventuellement. Oui, malgré ses aveux, j’ai bien du mal à croire qu’elle est du genre à répondre à un sergent et à ne pas accepter les ordres.

Arrivé à l’intersection, je choisis la route qui m’inspire le plus avant de poser une question, qui je l’avoue, peut être un peu étrange. Cela déclenche un fou rire chez la jeune femme, sans que je ne sache trop pourquoi. Cependant, je l’accompagne volontiers. Une fois réponse obtenue, je souris, satisfait. « Une bien belle vision. Presque idyllique comme endroit. » Je n’ai jamais été très adepte de la campagne pour la simple et bonne raison que cela m’est inconnu. Ayant grandi en banlieue de New York, j’ai toujours eu affaire à la pollution et bien qu’Austin soit moins peuplé que la grosse pomme, la ville n’en reste pas moins gigantesque. « J’ai l’impression que tu me décris une carte postale qui me donnerait très envie de partir en vacances. » Des vacances. Quand était la dernière fois que j’en ai eu ? Quand est-ce que je suis parti ? J’ai bien du mal à m’en souvenir, j’en conviens. Puis, la voilà qui me remercie, sans vraiment de raison. Si elle savait que cela me fait un bien fou d’avoir sa compagnie. Je me contente de sourire pour toute réponse.

« Et bien… Disons que j’avais une folle envie de prendre l’air et de me retrouver entouré. Le parc est l’idéal pour cela avec tous les enfants qui crient et qui s’amusent. »
Moi aussi je peux être énigmatique quand je veux, même si ce n’est nullement mon intention. « Du coup, je suis resté à les observer pendant quelques temps avant de venir faire ma bonne action du jour. » Je grimace, soucieux de n’avoir rien de plus intéressant à raconter.
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Re: Help me out of this hell} Raphael, le Jeu 1 Juin - 18:53

Est-ce que j’allais dans les confidences aujourd’hui? Est-ce que j’allais discuter avec un inconnu de ma vie privée? Bien qu’il soit charmant et super gentil, je ne voulais pas provoquer de malaise… Je ne voulais que Raphael se sente mal de ce que je pouvais lui dire… Ambivalente, je n’avais fait que lui sourire en répondant : « Je suis une femme plein de surprise! Douce oui, mais bien étonnante! » j’échappai un rire et finalement me jetai à l’eau. Instinctivement, peut-être pour éviter d’autres questions, je me confiai : « En réalité, je suis rapatriée au pays parce que j’ai perdu mon mari dans une mission, il… il a été exécutée par bombe et comme j’étais la spécialiste en explosif, j’ai voulu le sauver, mais par manque de temps, je n’ai pas pu… » je marquai une pause pour reprendre mon souffle. C’était tout de même difficile d’admettre que mon mari était décédé, alors que moi-même je n’arrivais pas à le réaliser. « Après, c’était énormément difficile et je risquais parfois la vie de mes coéquipiers. Je prenais les armes et je tirais partout… Donc mon chef a décidé de me démobiliser, me renvoyer au pays… » Voilà. Il savait tout! « Alors voilà… depuis je cherche à me sortir de tout cela. Avec du recul, je réalise que c’est ce dont j’avais besoin… me retrouver seule dans mon pays, tranquille pour vivre ma peine! » Je lui souriai de mon plus beau sourire. Je me trouvais tout de même surprenante de ne pas éclater en sanglot, peut-être était-ce parce que je me trouvais devant un inconnu que je me contenais de la sorte.

Lorsque je lui décrivis mon endroit rêvé, il me souria comme s’il partageait ma vision. Ce qu’il ne savait pas c’est que c’était un endroit que j’avais pu partager avec mon mari et son chapeau de cowboy dont il ne se séparait jamais. « Et bien, je te ferai découvrir si tu veux! Tu me diras quand tu seras en vacances, tu m’amèneras dans ta valise! » dis-je toujours en parcourant la belle verdure du sentier dans lequel nous nous promenions.

Plus il parlait, plus je voyais que nous avions plusieurs points en commun. J’adorais les enfants. J’en aurais voulu une dizaine au moins si cela n’avait pas été de notre métier à moi et Ben. J’adorais être entouré de petites bouilles joyeuses et remplie de vie. « Vous avez raison, les enfants sont tellement mignons! » Il continua à me raconter ce qu’il faisait avant de venir à ma rencontre. Je souriai, il n’avait donc rien de vraiment pertinent au planning, il profitait de la journée et c’était tout. « Tu veux des enfants un jour? » dis-je spontanément comme pour continuer d’engager la conversation. Alors que je m’étais confiée un peu sur moi, je me rendais compte que je ne savais pas beaucoup de choses de lui. J’avais posé la question sans même me demander s’il avait déjà des enfants et une jolie femme qui l’attendait chez lui.
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Re: Help me out of this hell} Raphael, le Sam 10 Juin - 10:24

Voilà que j’apprends quelque chose de bien triste, déroutant. Je ne m’attendais pas à cette révélation alors que la discussion était partie de manière si joyeuse. J’espère juste qu’en ayant poussé autant mes investigations, je n’en viendrais pas à faire tomber la bonne humeur de la jeune femme et surtout, le splendide sourire qui trônait jusqu’alors sur son visage. J’ai ce petit regret, même si je suis bien heureux d’en apprendre plus. Il ne me vient pas à l’idée que cela ne me regarde pas dans le fond et qu’il y a encore une demi-heure nous étions deux inconnus installés sur des bancs voisins. Tout à coup, je suis comme son confident. Il y a de ces relations qui se font rapidement, de ces personnes avec qui on se sent aussitôt en confiance, et je suis dans cet état d’esprit présentement, sans vraiment comprendre pourquoi ni comment. « Je suis certain que vous avez fait tout ce qui était en votre pouvoir pour le sauver. » Je marque une courte pause, pesant mes mots pour tenter de ne pas être maladroit. « Parfois, c’est l’heure d’une personne et malheureusement, il n’y a rien que l’on puisse faire, aussi triste que ce soit. » Je baisse les yeux, regarde le sol et pense à ma mère, décédée bien trop tôt dans mon enfance. « Je comprends ce que vous voulez dire. Je suis loin d’avoir vécu une vie similaire mais je suis également venu m’exiler à Austin, pour fuir les souvenirs de mon ancienne vie. Un mariage qui n’a pas fonctionné. » Je ne cherche pas à ce qu’elle me plaigne. Je ne pourrais jamais être aussi triste qu’elle. La souffrance n’est absolument pas la même. Je voulais juste partager avec elle comme elle a partagé avec moi, qu’elle comprenne qu’elle n’est pas seule, bien que je ne sais pas si nous aurons un jour l’occasion de nous revoir. Ce n’est absolument pas ce à quoi je pense pour l’instant. En tout cas, je cerne mieux la raison pour laquelle il y a eu un tel changement dans son comportement. Je n’avais peut-être pas tort en disant qu’elle était douce, seulement, ça devait être le cas avant l’incident et plus forcément maintenant, emportée par un deuil bien difficile à supporter.

La discussion redevient plus légère et ce n’est pas pour me déplaire. Le sourire renait sur son visage, pour mon plus grand bonheur. « Et bien pourquoi pas ! » Je ne suis pas quelqu’un qui vit dangereusement et j’ai même tendance à tout caler à l’avance dans les moindres détails pour ne pas avoir de mauvaise surprise, mais là, c’est plutôt tentant. « Même si je doutes que tu rentres dans ma valise. Elle est toute petite. » Je ris. Je fais partie de ces hommes qui n’ont pas besoin de grand-chose quand ils voyagent. Le strict nécessaire de toilettes et de vêtements. On trouve toujours tout ce qui manquerait sur place non ?

« J’en ai déjà un à vrai dire. Il s’appelle Simon. Il a 5 ans. Mais malheureusement, mon ex-femme a obtenu la garde exclusive car ils habitent à New-York. Du coup, je ne le vois que pendant les vacances scolaires. » Ou quand j’ai l’occasion de sauter dans l’avion pour filer le rejoindre mais malheureusement, Jiya ne m’autorise pas pour autant à passer une après-midi avec lui ou même à l’emmener dans ma famille. Oui, une guerre entre deux ex-époux. C’est triste mais je ne peux rien y faire… J’ai essayé. Le juge n’a rien voulu entendre, m’expliquant que la mère de mon fils fait ce qu’elle estime le mieux pour lui. Comme si le priver de son père de la sorte est une bonne solution… Un jour, il ne saura plus qui je suis et moi, je serais anéanti. « J’adorerais en avoir d’autres. Au moins deux encore. Mais ce n’est pas en étant célibataire que j’y parviendrais. » Je me mets à sourire. Je n’ai pas essayé de reconstruire ma vie en même temps et il faut dire que je ne sais même pas si je suis prêt pour cela. « Et vous ? Même si j’imagine que vous n’avez aucunement envie de reconstruire votre vie pour l’instant. » Après tout, peut-être que je fais fausse route mais bon.
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Re: Help me out of this hell} Raphael, le Mer 14 Juin - 17:24

J’étais soulagée de constater qu’il ne semblait pas si inconfortable avec ce que je venais de lui dire. Au contraire, il était compréhensif. Il m’avait même dit que j’avais probablement fait tout ce qu’il avait fallu faire. Je lui souriai gentiment. On m’avait répété cette phrase maintes fois et je savais bien qu’au fond, tout le monde avait raison. La suite de son discours me fit sourire. L’heure d’une personne… comme si au fond, c’était la destinée des gens, un chemin tracé où un jour, tout se termine, où quelqu’un décide comme cela de retirer une personne de la map. « J’en sais rien… pour la maladie peut-être… si on pense aux gens atteints de cancer, on le sait que l’on peut rien y faire…. Dans le contexte où quelqu’un décide pour nous, avec une arme sur la tempe, disons que… j’ai un peu de mal à le croire… » Puis, la confidence poussa à la confidence puisque Raphaël me souligna qu’il était venu lui aussi prendre du recul sur sa vie. Il n’avait pas eu la chance de vivre un beau mariage. Je trouvais intéressant le fait qu’il parle d’ancienne vie… comme si après un événement douloureux, il y avait un avant et un après, un changement important qui nous pousse à prendre une nouvelle direction où on bifurque de manière définitive. « Nous avons plus de points communs que nous le pensons! »

Nous avions continué de rigoler sur un ton plus joyeux. J’aimais mieux détourner le sujet vers des éléments plus confortables à discuter. Ensuite, je lui avais demandé s’il voulait des enfants. Contente d’apprendre qu’il en avait un, j’effaçai mon sourire lorsqu’il me mentionna ne pas être en mesure de le voir assez souvent, comme il n’avait pas la garde. « Je suis vraiment désolée. Vous savez que vous avez des droits? Vous pourriez vous informer auprès d’un avocat pour voir si vous ne pourriez pas avoir de meilleures conditions avec ton fils… » m’étais-je contenté de dire. Ce n’est pas évident de passer à travers une séparation sans mêler l’enfant au travers de toute cette tourmente.

Malgré tout, je fus heureuse d’apprendre qu’il voulait deux autres enfants. « Vous avez encore le temps de vous trouver une douce moitié et fonder une merveilleuse famille » Je lui souriai de mon plus beau sourire. Je lui trouvais un charme, j’étais même persuadée qu’il n’aurait pas de mal à trouver une personne qui saurait prendre soin de son cœur. Il n’avait pas l’air d’avoir eu une vie facile ces derniers temps et nous avions tous besoin de soutien et de réconfort et parfois, il s’agissait que d’une seule personne. « Moi, je voulais au moins 4 enfants et si nous pouvions nous rendre à 6 moi et mon mari, nous aurions eu la famille parfaite. Je voulais avoir de l’énergie dans ma maison, je voulais courir les terrains de foot, les compétitions de gym ou de natation, faire des soirées pyjamas, des piscines party. J’ai toujours voulu que cela bouge dans la maison vous voyez. Aujourd’hui, je ne peux pas dire que je n’en veux plus, mais disons que je n’ai plus le même rêve… » Évidemment, mes rêves étaient tous partie en fumée lorsque mon mari avait fermé les yeux pour de bon. « Vous savez… c’est comme s’il y avait ce sentiment d’urgence… Avant la mort de Ben, je considérais avoir le temps, notre vie était tracée à la journée près, nous avions des projets plein la tête et je faisais confiance en notre amour, notre complicité… » Aujourd’hui, je ne pouvais pas dire que j’avais confiance en la vie, sachant qu’elle pouvait balayer tous nos efforts en un claquement de doigt. « Enfin presque rendu à trente ans, c’est comme si je devais tout recommencer à zéro… Bref… si je peux avoir au moins un petit bonhomme ou une petite princesse, je saurai que tout cela aura valu la peine! » C’était plutôt flou encore pour moi, je savais que j’avais une grande blessure à soigner avant de me permettre un nouvel homme dans ma vie, un nouvel amour à nourrir.
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Re: Help me out of this hell} Raphael, le Mar 20 Juin - 18:53

« Oui. » Je ne peux pas me permettre de juger qu’elle ait du mal à le croire car la vérité, c’est que si j’étais à sa place, je penserais sans doute pareil. Il est toujours tellement plus facile de donner des conseils et de dire aux gens ce qu’ils doivent faire ou même penser, quand on est soi-même extérieur au malheur mais la vérité, c’est que tant qu’une chose ne nous arrive pas, on ne peut pas savoir comment on réagirait vraiment. On peut émettre des hypothèses, supposer, mais c’est tout. Et je préfère largement ne pas être à sa place, garder la mienne bien plus confortable. C’est peut-être égoïste mais qui rêve de vivre un événement aussi traumatisant ? Sans doute personne au fond. Si je peux l’aider en discutant, en l’écoutant, alors je serais satisfait d’avoir pu être utile mais malheureusement, j’ai bien conscience de ne pas pouvoir faire plus. Je finis par un sourire, sincère, compatissant alors qu’elle avoue que nous avons plus de points communs que ce qu’on aurait imaginer. Elle a tellement raison. S’en est troublant d’ailleurs si on y pense.

Simon. Mon fils. Une partie de moi. Mon tout. Je m’ouvre à ce sujet comme je l’ai rarement fait auprès de mes amis austiniens. Il n’y a que Lily au courant, et encore. « Oh, croyez moi, j’ai tout essayé. Malheureusement, si je veux plus, il faut que je me rapproche. » Combien de fois est-ce que je me suis dit que c’est de ma faute si je ne peux pas le voir davantage. « En même temps, c’est compréhensible. Il ne va pas aller dans deux écoles différentes dans l’année. » Mon sourire essaye de se frayer un passage difficile sur mon visage, sans grand succès. Je me rassure comme je peux. « Enfin bon, c’est comme ça… Je préfère ne pas ressasser le passé. Ca ne serait pas bon. Je continuerais de me battre autant que possible. » Pour qu’il n’appelle pas son beau-père papa. Ce serait le pire pour moi… Mais ce que je veux, c’est que Simon soit heureux et épanoui, peu importe les conséquences que ca peut avoir sur moi.

« C’est ce qu’on me dit souvent figurez vous. » Je dis dans un petit rire. « Ca aurait fait bien du boulot tout ça ! » Je la taquine gentiment. « Je comprends votre ressenti. C’est pas évident. Qu’est-ce que je devrais dire moi avec mes 35 ans passés ? » Je tente de plaisanter sur un sujet qui ne s’y prête pas forcément. Et puis, c’est toujours plus facile pour un homme que pour une femme, d’avoir des enfants tard, même si j’aimerais être encore en état pour frapper dans la balle avec mes enfants, ou leur courir après par exemple. « Et puis, avec toutes les technologies d’aujourd’hui, les femmes peuvent avoir des enfants jusqu’à au moins 40 ans. » Là, j’essaye de la rassurer, lui montrer que tout n’est pas perdu, en espérant qu’elle ne m’en voudra pas d’être aussi intrusif. « L’amour c’est tellement imprévisible en tout cas… Difficile de faire des plans sur la comète. » Moi aussi j’aurais imaginé que tout était tracé mais du jour au lendemain, mon épouse en avait décidé autrement, mettant fin à une longue idylle.
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Re: Help me out of this hell} Raphael, le Lun 26 Juin - 18:52

J’étais Raphaël attentivement. J’étais particulièrement touchée par la situation qu’il vivait par rapport à Simon. Je sentais bien sa déception et sa frustration, mais le sacrifice qu’il faisait par amour pour lui me marquait encore plus. Je tentais de le faire un sourire avec le mien. Je ne poussai pas plus lorsqu’il me témoigna l’inutilité à ressasser le passé. S’il était en mesure de réussir à voir que le moment présent et à aller de l’avant, ce n’était pas vraiment mon cas. Disons que je devais me laisser du temps j’imagine, mais je le trouvais bien courageux. « Vous avez bien raison! » me contentai-je de dire. Probablement que la vent allait tourner un jour pour lui, peut-être que son ex-épouse allait changer d’idée.

La discussion dévia sur mes projets d’avoir des enfants. Raphaël me taquina, ce qui ajouta une sorte de légèreté à tous. Je pouffai de rire : « Je vous assure que vous ne les faites pas du tout! » dis-je en le scrutant du regard. Il avait l’air un peu plus jeune que 35 ans. Je le trouvais plutôt charmant, mais je comprenais également sa manière de voir les choses maintenant. Évidemment, on peut naître con et mourir con, mais avec l’âge, je me dis souvent que l’on voit les choses dans une autre perspective, avec un meilleur recul. Enfin… Il enchaîna sur le fait qu’aujourd’hui, les femmes pouvaient avoir des enfants jusqu’à 40 ans. Je lui souriai. « J’espère ne pas être obligé d’attendre jusque là! » dis-je toujours en rigolant. J’étais bien heureuse de l’avoir raconté en cette belle journée. Il apportait un certain réconfort, car cela me faisait du bien de pas rester dans ma tête, dans mes pensées obscures et remplies de chagrin. Ses mots me faisaient du bien. « Vous avez raison, elle vous a d’ailleurs mis sur mon chemin aujourd’hui… » Je lui souriai gentiment. Me rendant compte de l’ambiguité de ma réponse, je me ravisai dans un rire : « Je veux dire… comme quoi la vie est tellement imprévisible, pas juste l’amour! » Mieux ainsi..

La promenade nous mena pas bien loin d’une petite chute d’eau qui tombait dans un ruisseau. On entendait les oiseaux chanter de plus belle. Au loin, une petite marmotte se délecta de l’eau qui coulait vers elle. Je souriai devant cette beauté. Je n’avais pas besoin de choses spectaculaires. « Venez! » dis-je toute excitée. Je parcourus les quelques branches pour atteindre une énorme roche sur laquelle se poser avec mon nouvel ami. Je lui fis signe de me rejoindre tout en enlevant mes chaussures. Je posai mes pieds pour laisser l’eau les caresser. Les rayons du soleil me chatouillaient le visage. « C’est tellement beau! » dis-je à Raphaël. J’étais heureuse d’être à cet instant précis, présente dans ma tête et dans mon corps pour apprécier ce que je voyais, ce que je touchais… Cela faisait du bien. « Vous avez des plans pour le reste de votre journée? » dis-je tout bonnement. Je ne voulais pas lui empêcher de vaquer à ses occupations.
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Re: Help me out of this hell} Raphael, le Jeu 6 Juil - 0:11

« C’est sans doute la peau colorée ça. » Je me mets à rire avant d’ajouter. « On dit toujours que les blacks ne font pas leur âge. » Je me moque de moi-même et des on-dit, alors que je suis plus caramel qu’un véritable afro-américain. Il faut dire qu’avec une mère blanche et un père lui-même enfant d’un mélange, il ne me reste que très peu de gènes de mes ancêtres, mais ça ne m’empêche aucunement d’en plaisanter. « J’espère pour vous aussi. » Avoir des enfants, c’est vraiment une chance et même si pour elle, c’est sans doute compliqué de concevoir d’en avoir prochainement, j’espère qu’elle aura la chance de connaitre ce bonheur le plus tôt possible. Je lui adresse un sourire sincère et encourageant. « J’avais compris, ne vous en faites pas. » Je la rassure avant de me mettre à rire. C’est vrai que c’est une bonne chose cette rencontre alors que c’est tout à fait inattendu. C’est comme si la jeune femme avait le don pour m’apaiser, juste avec ses mots et sa présence. Elle a quelque chose de réconfortant et j’ai comme l’impression que le sentiment est partagé, ce qui est encore plus impressionnant et déstabilisant.

On finit par atteindre un endroit qui me semble paradisiaque et je ne me fais pas prier lorsque la jeune femme m’invite à la suivre. Je m’assois à ses côtés sur la roche. « J’ai un cours à donner dans une heure et demie environ, mais j’ai l’impression d’être à mille années lumières de ces obligations professionnelles là tout de suite. » Nous sommes dans un lieu que je n’ai jamais fréquenté depuis que j’habite à Austin, dont la beauté est subjuguante. « Et vous ? Si vous ne travaillez plus, les journées doivent être bien longues ?! » Je sais que je m’ennuierais pour ma part. « A moins que vous ayez une passion dévorante autre que ce dont on parlait tout à l’heure ? » Ce serait sans doute la meilleure des choses. « Moi, je lis lorsque j’ai beaucoup de temps libre, et je vais au cinéma aussi, beaucoup. » Je la regarde, pensant au dernier film que j’ai vu. L’actrice avait également une belle chevelure blonde, similaire à celle de Samantha. « Je dois avouer être le genre d’homme romantique à aimer les films à l’eau de rose. » Je me mets à rire, même pas honteux de cette révélation. « Mais au final, je ne suis pas difficile. Il n’y a que les films d’horreur ou les navets monumentaux sans histoire concrète que je n’apprécie pas particulièrement. » Et là, je suis littéralement capable de m’endormir sur mon siège même si je suis dans une salle pleine. « Le genre de films où le personnage principal passe 1h30 dans une champ de blé à avoir des réflexions sur sa vie et où à la fin il n’a toujours aucune réponse. » Je parle de vécu…
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Re: Help me out of this hell} Raphael, le Lun 31 Juil - 17:47

J’aimais bien la compagnie de cet homme si charmant. Il me faisait rire, me donnait un peu d’énergie, me permettait de sortir de ma petite bulle. Je lui avais demandé s’il avait des plans pour le reste de sa journée. Je lui souriai suite à sa réponse. « Je vais le prendre comme un compliment! » dis-je de mon plus beau sourire. J’aurais pu me dire que ce n’était que ce paysage enchanteur qui pouvait ne pas lui donner envie de partir donner son cours, mais j’aimais bien me dire que ma compagnie lui plaisait, comme c’était réciproque de mon côté. Il me posa la question à mon tour. Tout bonnement je lui répondis : « Oh moi… » il enchaîna pour savoir si au contraire, je pouvais avoir une quelconque passion avec laquelle je pouvais m’occuper. Je rigolai. Je ne savais pas trop quoi lui répondre. J’imaginais que j’avais besoin de ces journées longues… à réfléchir, à remettre tout en question, à penser à mon avenir. J’avais tout de même essayer quelques loisirs. Ma mère m’avait transmis un peu son plaisir pour le dessin. J’avais fait quelques esquisses des paysages de la ville. « Et bien, je dessine! J’ai fait quelques paysages. J’ai perdu un peu de techniques, mais cela me calme… » dis-je toujours tout sourire. Il ajouta par la suite les activités qu’il aimait faire. J’acquiesçai : « J’adore le cinéma!!!!!! » dis-je avec une pointe d’envie dans la voix. Je n’osais pas aller voir un film seul, d’où le fait que cela faisait très longtemps que je n’étais pas aller au ciné. Sa prochaine remarque me fit énormément rire. Pas que je voulais me moquer de lui, je le trouvais touchant. « Et bien!!! Il vous faut une copine et c’est pressant! » Plusieurs filles aimeraient tellement avoir un homme comme lui. Je ne pouvais pas comprendre qu’il soit seul.

Parlant de cinéma, il me partageait également son genre de film. Je n’étais pas particulièrement fan des films d’horreur non plus, probablement parce que je les trouvais chaque trop prévisible. « Moi, j’adore les films historiques, les histoires vraies… » Les personnes qui ont passé à travers le temps et les épreuves et qui ont fait ce que nous sommes rendus aujourd’hui me touchait, venait me chercher dans les tripes. « Je comprends… rien de bien constructif peut-être… L’évolution de la pensée des personnages ne te fascine pas? » parfois, seule avec eux-même, les gens arrivent à aller au plus profond d’eux-même, à grandir dans leur cœur et leur âme. Évidemment, il faut s’attendre à très peu d’action et je comprenais un peu qu’il se lasse de ce genre de film. « Moi, j’ai presqu’écouté tous les films parlant de la Seconde Guerre Mondiale. C’est une partie de notre histoire qui me captive, qui me fait me poser d’énormes questions. La cruauté des hommes pourtant rempli de jugement… Je trouve cela hallucinant! » Je ne voulais qu’il pense que je n’aimais les films de guerre que pour la simple raison que je faisais partie des forces armées. Je n’aimais pas trop ce cliché, je voulais que mon image aille au-delà de cela, que l’on comprenne plutôt mon esprit critique, mon empathie, la profondeur de mes pensées. « Après ton cours, si tu es libre, textes-moi. S’il y a un film qui t’intéresse au cinéma, je t’accompagnerai! » Je lui donnai mon numéro de portable et continuai de faire patauger mes pieds dans le petit ruisseau. « Ton cours porte sur quoi aujourd’hui? » dis-je pour enchaîner la conversation.
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Re: Help me out of this hell} Raphael, le Dim 13 Aoû - 12:54

« Des dessins ? » Je répète, l’air songeur. « Et dire que lorsque je tente de reproduire un cheval, tout le monde croit que c’est un carpeau… » Ouais, aucun rapport, j’en ai bien conscience mais pour le coup, je n’ai vraiment pas l’âme d’un artiste. J’adore cela pourtant, me rendant régulièrement dans des expositions pour admirer les œuvres, que ce soit de la photographie ou bien de la peinture ou même de la sculpture. Sauf que lorsqu’il s’agit de faire mes propres productions, c’est une horreur ! Je ris encore. On ne peut pas être doué partout. Je lui demanderais bien qu’elle me montre ses dessins un de ces quatre, si elle en a envie, mais je n’ai pas envie de paraitre déplacé alors j’enchaine sur le cinéma, ce qui a l’air de lui plaire également. Sa remarque suivante m’arrache un nouveau rire. « Je crois que certaines ne trouvent pas cela très viril et ça les effraye. » Pourtant, je sais être un homme, un vrai. Certes, je ne suis pas du genre à me battre mais je sais tout de même porter les coups, de manière le plus généralement verbal, lorsque cela est nécessaire. Il ne faut pas négliger la puissance des mots et d’une bonne éloquence.

J’hoche la tête. On pourrait bien s’entendre en matière cinématographique décidemment. « Quand c’est dans un contexte intéressant où il est confronté à des épreuves et genre qu’il doit se surpasser, je trouve ça bien mais sinon… » Les films que j’ai en tête n’ont en effet rien de constructif. « C’est vrai que c’est passionnant comme période, mais je crois que je suis loin de tous les avoir vu par contre. » Je ris. J’aurais aimé voyager en Europe pour découvrir sur place ce qui a pu se passer et le rôle qu’a pu jouer réellement notre beau pays dans tout cela, mais je me suis contenté de livres et documentaires jusqu’à présent. « J’ai toujours eu du mal à comprendre comment ça a pu être possible. Je veux dire… comment est-ce qu’on peut laisser quelqu’un d’aussi inhumain au pouvoir, comment est-ce qu’il a pu devenir comme ça aussi. » Par ‘il’ je fais alors référence à Hitler, mais elle me comprendra sans doute si elle est aussi passionnée qu’elle le mentionne. Je n’ai jamais aimé la cruauté, ni la violence alors cette période pourtant vieille de seulement 70/80 ans, me sidére. C’est comme si c’était dans un monde parallèle, juste inimaginable.

« Avec plaisir. »
Je réponds tout en prenant le numéro. « La bourse américaine et ses retombées dans le monde lors des différentes fluctuations. » Un cours de finance plus qu’un cours de mathématiques en lui-même mais cela permettant aux étudiants de comprendre la mise en pratique de la théorie, ils y accordent une grande importance, tout comme moi. « C’est un peu plus concret que les formules mathématiques pour une fois. » J’enchaine alors en riant.

Help me out of this hell} Raphael

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