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How I'm feeling and my pride is the one to blame | Libre


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How I'm feeling and my pride is the one to blame | Libre, le Dim 26 Fév - 18:43

Les chagrins d’amour, ça a de ça que c’est encombrant. Surtout quand ils sont considérés comme parfaitement stupides par l’une des parties. Antonine renifle, fait tourner la tige de plastique dans son verre à cocktail. C’est son oncle qui lui a dit d’aller boire un coup pour se changer les idées. Après avoir épongé des torrents de larmes de sa nièce et ses insultes dans un russe qu’il ne comprend pas envers le type en question , même si ordre avait été de laisser Ermolai-le-pacifiste-sauf-quand-on-brise-le-cœur-de-sa-petite-princesse-ou-qu’on-l’approche-d’un-peu-trop-prêt et sa fidèle hache à la lame émoussée mais ça, personne n’était censé le savoir, en dehors de tout ça. Donc pas de rapport à Olivia non plus. Elle ne saurait tenir le secret. Il lui avait remis les idées en place, à sa nièce. Il lui avait surtout décodé les différents messages sous-jacents au discours rapporté. D’abord, déclarer son amour après la première nuit, ce n’est pas cool, mais pas cool du tout. Antonine avait rétorqué que ça datait pas de là, que ça datait de bien avant, que juste, elle n’était vraiment pas sûre, euphémisme, elle était persuadée que ce n’était pas réciproque. Bon, elle n’avait pas dit ça en une seule traite, elle avait entrecoupé ça de sanglots, de « le monde est nul », « les autres sont nuls » et de « si c’est comme ça, j’irais élever des alpacas avec mon chat dans la cordillère des Andes toute seule en ermite ». Et à l’opposition que son père ne la laisserait jamais faire ça, elle avait répondu qu’il pourrait aller se brosser.

Bref, pour calmer son gloubi-boulga sentimental qui tournait dans son esprit au milieu des chiffres, des notions à apprendre et à maitriser pour les partiels. Le but premier était qu’elle valide son semestre, déception sentimentale ou pas. Seth avait donc trouvé l’adresse de ce bar dans South Austin, accessible grâce au bus qui tournerait toute la nuit et si besoin, parce que trop bourrée, pas loin d’un motel. Un bar serait plus safe qu’une boite de nuit, au vu de la dernière expérience. Elle avait rétorqué qu’il y’ avait bien que les vieux pour passer leur soirée dans un bar. Elle avait reçu une taloche réprobatrice, il n’avait pas apprécié la remarque. Il avait essuyé ses larmes et masqué le cocard tournant au jaunâtre avec du fond de teint récupéré on ne sait où. Il l’avait ensuite renvoyé chez elle pour qu’elle échange son sweat favori avec les eveelution et son vieux legging par une tenue un peu plus appropriée pour la sortie en question. Nine, une fois rentrée, avait opté pour la tenue Crème, soit une robe vaporeuse et courte dans un vert canard, serrée à la taille, des collants légers et des talons assez classiques ainsi qu’un cardigan sombre . Elle se coiffe un peu sans conviction, passe des boucles pendantes et direction le dit bar, nommé, ironiquement, le Mean Eyed Cat. Cela lui rappelle que c’est elle, le chaton. Mais ça, son oncle ne pouvait pas savoir.

Et c’est pour cela qu’elle a fini perchée sur une chaise haute devant le bar, maudissant sa tenue de l’alcool. Elle aurait bien aimé être ivre pour une fois. Parait que cela cause des amnésies. Elle se redresse un peu, regarde la salle clairsemée. En même temps, il est 19h. Elle prend son courage à deux mains, se cherche un interlocuteur, quelqu’un qui aurait envie de parler. Parce qu’aujourd’hui, elle n’a pas envie de parler, de mener ses discours sans queue ni tête qui l’infantilise aux yeux des autres. Elle croque dans la cerise de son Singapore Sling, repère sa proie et va la rejoindre avec son verre.


« Je peux m’assoir ? »

Marlon Ramirez
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Re: How I'm feeling and my pride is the one to blame | Libre, le Ven 3 Mar - 16:53


Marlon ne dirait pas qu'il est habitué du Mean Eyed Cat, parce que c'est pas vrai. Mais il y est venu la première fois il y a un mois environ avec quelques collègues (comment oublier ce moment mémorable où Stanley, bien éméché après 4 bières et 2 shots, s'est écrié 'Quoi, mais t'es pédé!' devant les regards horrifiés des autres), il est revenu hier pour boire un verre avec Jahan, après avoir effacé un tag raciste sur le mur du complexe sportif de la fac (deux mecs un peu bronzés avec des noms aux sonorités 'exotiques', forcément, ils se sont sentis solidaires), et le voilà aujourd'hui de retour. Tout seul, cette fois-ci, en prise à la mélancolie. C'est que ça fait un moment déjà qu'il ne sent pas très bien, et sa violente dispute avec Keaton il y a dix jours, au beau milieu de Bull Creek Park, n'a rien fait pour arranger les choses. Depuis, silence radio. Pas un coup de fil, pas un e-mail. Rien. Nada. Du coup, Marlon a craqué, et a envoyé un SMS plus tôt dans la soirée. Incapable de supporter le stress de l'attente d'une réponse éventuelle, il a caché son téléphone sous son oreiller, a enfilé une veste en cuir, attrapé ses clés, et s'est enfuit de l'appart. Le fait qu'il se retrouve dans un bar une demi-heure plus tard en dit sûrement long sur lui, et il préfère ne pas trop s'attarder là-dessus.

Apparemment, c'est soirée cocktail et la barmaid, une fille aux cheveux roses, au sourire colgate et au décolleté plongeant, a décidé en un coup d’œil sur sa gueule de mexicain dépressif qu'il lui fallait de la tequila. Marlon hausse les épaules, la tequila ou autre chose, hein... et elle lui sert un magnifique cocktail à base de tequila, de sirop d'agave, de citron et d'avocat (non, ça fait pas cliché du tout) qu'elle a sobrement baptisé Titty Twister. Marlon s'installe au bar, parce qu'il compte pas s'incruster à une table, et encore moins danser, et il a peut-être l'air con avec son cocktail couleur velouté de courgette, mais il doit reconnaître qu'il est pas mauvais. Il essaye de toutes ses forces de ne pas penser au message qu'il a envoyé et à sa vie complètement merdique quand une voix féminine lui demande si le tabouret à côté de lui est libre. Il la regarde un instant, en se disant que si Keaton était une femme, il ressemblerait un peu à elle (ce qui, il en est conscient, est totalement con comme réflexion), et il envisage un instant de lui répondre d'aller voir à Rome s'il y est, avant de soupirer et de lâcher un laconique, "Oui."
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Re: How I'm feeling and my pride is the one to blame | Libre, le Jeu 20 Avr - 2:01

Le type accepte alors Nine se décide à un peu plus s’intéresser à son interlocuteur. C’est quand même un minimum s’ils veulent avoir un semblant de conversation, même si pour l’instant, la chose semble mal engagée. Nine renverse la tête en arrière, parait que changer de point de vu, ça aide à réfléchir. Sauf que là, elle a beau tourner la tête dans tous les sens, il n’y a rien qui ne se passe, elle n’arrive pas à évacuer l’autre idiot de sa tête, au point qu’elle a, malgré l’alcool, encore envie de pleurer .Et si elle se met à pleurer, elle risque de faire fuir tous les plans de secours potentiel, le type qu’elle a en face compris. Les hommes, ça n’aime pas les pleurnicheuses. Ça n’aime pas non plus les filles trop fortes. Les hommes, ça croit encore à la bonne fée, à la princesse, la fille parfaite. Peut-être que c’est ça qu’il recherche, l’autre. C’est ça à quoi ressemble son adversaire imaginaire. Une fille avec un bon parti, bien sous tous rapports, ce qui éviterait, entre autre, d’ajouter une disgracieuse balafre sur son torse. Elle n’est pas dupe, Nine. Elle sait parfaitement que ces balafres ne sont pas là parce qu’un jour, Anshel s’est pris pour un mannequin de crash test humain. Elles sont là parce que une autorité parentale est très dure à contenter et qu’elle n’a rien trouvé de mieux que les poings ou tout autres objets contondants pour exprimer quelque chose autre qu’une approbation. Il y a des gens comme ça. Comme il y a des gens capricieux qui ne comprennent pas le non. Comme ce type en boite. Ca l’avait conduit au commissariat tout de même, cette histoire. Et à une nuit plaisante, si plaisante mais qu’il lui faut oublier au plus vite.

Nine tourne et touille de sa paille son cocktail comme pour en chasser de manière vigoureuse les bulles. Elle est assise en tailleurs sur sa chaise parce que, bien sûr, il lui est trop compliqué de faire comme tout le monde . Sa tête penche, d’un côté. Puis de l’autre, elle met la paille dans sa bouche, fixant le type en face. Se concentrer sur le type, s’intéresser à lui, on a dit. Facile à dire quand la demoiselle en question à l’attention d’un moineau. D’un colibri mathématique. Si bien que, comme elle s’est un peu perdue dans les méandres de sa pensée, les mots sortent tout seul.

« Les gens, c’est con, surtout quand ça joue avec les sentiments des autres. Pour décider à leur place ce qu’ils doivent ressentir. Toi, tu es triste. T’as l’air triste, en tout cas. Tu es triste ? Pourtant l’alcool, ça désinhibe tout, ça noie tout. Tout de tout. Sauf pour moi. Mon oncle a oublié mon ascendance. Je tiens bien l’alcool. Trop bien. D’habitude, c’est un avantage. Là je t’avoue que c’est plutôt un inconvénient, je ne peux pas m’en servir avec d’un coup d’oubliette, comme dans le monde sorcier. Ça serait un chouette sort à importer dans notre monde oubliette. »

Un silence.

« Toi aussi tu noies ? Ou c’est habituel de boire seul ? »
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Re: How I'm feeling and my pride is the one to blame | Libre, le Ven 21 Avr - 21:51

Il y a des gens, dans la vie, ils ne font pas exprès, ils n'ont pas le choix, ça les dépasse complètement : ils sont de véritables aimants à gens étranges. Les illuminés, les doux rêveurs, les gens complètement ivres, les drogués en train de planer, tu peux être sûr que ce sera pour leur pomme. Marlon fait partie de ces gens-là. Quand il voit la jeune femme s’asseoir en tailleur sur le tabouret, il soupire intérieurement et se demande à quoi il va avoir droit. C'est franchement trop demander, une soirée tranquille pour boire tout seul? Enfin, Marlon suppose qu'il est un peu con, parce que si tu veux boire tout seul, t'achètes une bouteille au supermarché du coin, tu vas pas dans un bar à la mode. Il ne peut que s'en prendre à lui-même.

Et puis elle commence à parler. Un vrai moulin à paroles, les mots sortent pour former un amas de phrases sans queue ni tête, mais Marlon décèle une certaine logique. Une logique légèrement alcoolisée, mais une logique quand même. Marlon veut bien la croire quand elle dit trop bien tenir l'alcool, mais il n'est quand même pas convaincu. Parce que si elle est comme ça sobre, c'est quand même un peu inquiétant. Elle finit par lui demander s'il a le cafard ou s'il est juste alcoolique (enfin, c'est comme ça que Marlon l'interprète), et il pourrait se fâcher, sauf qu'il a bizarrement envie de lui répondre. D'habitude, il raconterait pas sa vie à une totale inconnue, mais il se trouve qu'il a envie, non, besoin de parler, et au moins, une inconnue ne le jugera pas. En tout cas, sûrement moins que les gens de son entourage. "Moi aussi je noie. Ça marche pas vraiment, et c'est pas faute d'essayer. Et oui, les gens sont cons." Sauf que Marlon ne sait pas trop s'il parle de Keaton, ou s'il parle de lui. N'arrive pas à décider si c'est vraiment lui qui a un problème, ou si c'est Keaton qui n'accepte pas que Marlon ne soit pas à la hauteur de ses attentes et de ses exigences. N'est pas sûr si la faute lui revient, s'il devrait en vouloir à Keaton, si les torts sont partagés ou si c'est la faute de personne.

Toujours est-il qu'il est là, avec son cocktail à 10 dollars couleur caca d'oie, à s’épancher comme un adolescent perturbé. "Mais parfois, les gens savent pas qu'ils sont cons. Ou alors ils savent mais ils font pas exprès, et après ils arrivent pas à rectifier le tir, question de fierté, ou... J'en sais rien, en fait. Moi j'avais rien demandé à personne, à la base. Je veux juste vivre ma vie comme je l'entends, sans avoir à faire tout le temps des compromis, prendre des pincettes, acheter une maison ou déménager en Allemagne!" C'est confus dans la tête de Marlon, et ça l'est sûrement encore plus pour sa nouvelle connaissance, surtout qu'elle a pas l'air d'être quelqu'un de très attentif, mais bon, il parle plus pour lui que pour elle. Ce qui l'empêche pas de poser des questions à son tour. "Et toi alors? Triste? En colère? Les deux? C'est qui le con? Ou la conne?"
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Re: How I'm feeling and my pride is the one to blame | Libre, le Sam 29 Avr - 23:33

Antonine a l’esprit qui repart ailleurs. La paille est devenue une baguette magique avec laquelle elle semble s’exercer à lancer un wingardium leviosa très sérieux, espérant voir le verre s’élever dans le ciel comme une plume d’écriture. Il ne manquerait plus qu’elle porte le sweat à capuche avec le niffleur et le tableau serait parfait. Sauf qu’il est très compliqué de faire une soirée en sweat, ce n’est pas glamour il parait. La preuve, l’obligation de changer. La paille devient maintenant la sarbacane des indiens d’Amazonie. Son esprit, lui, s’empli de chiffres divers et variés pour avoir à cogiter et à calculer, bref faire quelque chose d’intelligent. Même si faire quelque chose d’intelligent et se pinter dans un bar était tout à fait antinomique. Mais bon, quand le corps fait son débile, il faut bien qu’il y ait quelque chose d’intelligent quelque part. Elle sait qu’elle n’est pas ivre, elle n’est pas affalée sur la table en train de sommeiller et de réciter les décimales de pi, en bon cliché de la mathématicienne un peu folle. Non. De la mathématicienne complétement barge qu’elle est. De toute façon, si c’est comme d’habitude, le type en face la croit déjà ivre. Il ne sait pas que ça, c’est son état tout à fait normal. Puis d’abord, elle est où la norme ? Ce n’est pas parce que des types ont décidé un beau jour qu’il fallait s’assoir les pieds au sol sur sa chaise et s’y tenir droit pour être normal que c’est forcément la vraie normalité.

Bon, c’est qu’elle a quand même posé une question mine de rien. S’agirait d’écouter la réponse et de s’y intéresser un minimum alors Nine pose sa paille dans son verre à moitié vide et le fixe en hochant la tête doucement. Il parait que ça montre qu’on écoute. Il se noie. Aussi. Camarade de Noyade donc. Il n’y a pas qu’un humain idiot sur terre visiblement. C’est évident. Statistiquement probable même. Pas besoin d’un khi² pour le déduire. Mais c’est encore une question de norme. Fichue norme. Lui aussi, ça a pas l’air de marche la noyade par l’alcool. Brusquement, elle se sent moins seule. Son esprit repart, encore alors qu’il disserte sur les gens qui sont cons mais qui n’ont pas conscience de l’être. Si , elle est de retour quand il lui parle d’Allemagne .


« Elever des Alpacas, c’est plus classe. L’Allemagne, c’est surfait, tout le monde y va. Au moins, les alpacas, ils ne sont pas cons. Juste Alpacas. C’est tout. En plus, tu peux les teindre en rose pour être original. »


Elle s’insurge un peu après. Juste le temps que toutes les informations remontent au cerveau et se fraient un chemin dans les nombres qui tournent.


« Il est pas con ! Il est …. Il est …. C’est un abruti. Voilà. C’est tout Un vrai abruti. Il pense savoir mieux ce que je pense que moi-même. Alors que moi-même, je ne sais pas ce que je pense. Alors lui, comment il ferait pour penser savoir ce que je pense vraiment. Mais ce n’est pas un abruti. Ou si. Je ne sais plus. Je veux voir la mer. Viens on va voir la mer. Ça sera mieux qu’ici. Les cocktails seront meilleurs. Viens avec moi. »

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Re: How I'm feeling and my pride is the one to blame | Libre, le Lun 1 Mai - 22:11

Plus Marlon observe et écoute sa voisine de tabouret parler, plus il est confus. Un instant elle est là, présente, juste à côté de lui, et le suivant c'est comme s'il n'y avait plus personne. Elle tient des propos étranges, mais sa voix ne traîne pas et sa grammaire et sa syntaxe ne sont pas celles d'une personne imbibée. Peut-être disait-elle la vérité. Peut-être qu'elle est juste très bizarre. Ou peut-être qu'elle est tout à fait normale et que c'est lui qui est pas foutu de la comprendre, comme il n'a pas été foutu de comprendre Keaton. Il ne sait pas, n'est plus sûr de rien. Parce qu'à force de sortir un jour sur deux et de boire comme un trou au lieu de dormir, son esprit n'est plus tout à fait aussi aiguisé qu'il devrait l'être.

Mais la jeune femme lui répond, et Marlon se dit que non, ce n'est pas lui, elle est définitivement étrange. Une étrangeté qui inspire la sympathie, cela dit. Pas une étrangeté qui fout les jetons. Enfin, pour le moment. Ça viendra peut-être plus tard. Promis juré, si elle commence à lui parler de sa collection de crânes de chat, Marlon s'enfuira à toutes jambes cette fois-ci. Il se demande pourquoi les alpacas, puis arrête de se prendre la tête. Pourquoi pas, après tout. Les alpacas, c'est mignon, même s'il n'a aucune intention de teindre un pauvre animal innocent couleur barbie. "Je suis jamais allé en Allemagne. Mais je veux pas y aller. Je suis bien ici. Au moins il fait chaud, au Texas. Et puis les gens blonds me font peur, je m'en méfie." Non mais qu'est-ce qu'il raconte? C'est lui qui commence à être ivre. Combien de tequila la barmaid a mis dans son cocktail?

Puis il met les pieds dans le plat, et sa nouvelle amie commence à s'énerver un peu, parce que le mec dont ils parlent, le mec qui est apparemment la raison de sa présence ici, le mec qui fait qu'elle cherche à noyer son chagrin dans l'alcool n'est pas un con. C'est un abruti, mais pas un abruti, mais peut-être que si, en fait. Compris. Ou pas. Mais c'est pas grave. Elle veut voir la mer, et Marlon a bien envie de voir la mer, lui aussi. Quand il habitait encore Sacramento, 40 minutes de voiture et il pouvait aller se baigner dans le Pacifique. Ouais, bon, d'accord, l'océan c'est pas la mer, mais c'est un peu pareil quand même. "Voir la mer à Austin ça risque d'être difficile, mais on peut aller au lac, si tu veux. Après je garantis rien pour les cocktails." Et puis, puisque l'alcool n'a l'air d'aider ni l'un ni l'autre, peut-être qu'ils pourraient essayer de faire sans. Une idée complètement révolutionnaire, sans aucun doute.
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Re: How I'm feeling and my pride is the one to blame | Libre, le Ven 26 Mai - 17:50

Antonine fronce les sourcils. Il n’y a qu’un seul grand blond dans sa vie et il n’est pas allemand, bien loin de là. Bon, le type en face n'a pas précisé si le type blond en question portait la barbe ou non. Le seul grand blond qu’elle connaisse, c’est son son père et c’est du made in URSS pur jus. Même pas Russie non, non , non. URSS, s’il vous plaît. Même avec le nouveau gouvernement, il n’y a pas pu remettre les pieds. Militant pur jus. Pourtant, les Collins le considèrent comme un rebut . Pour des gens dont le fond de commerce est la tolérance, c’est risible. Mais Nine les aiment quand même; c’est sa famille. Ils sont comme cela et on ne les changera pas.


“Mon père est blond. Mais pas dangereux. Il menace juste les gens avec une hache. Mais elle est émoussée, la lame. Ca fait 25 ans qu’il ne l’a pas aiguisé. Et puis , mon père est non violent. C’est ma mère, le soldat. C’est d’elle dont il faut avoir peur. Mais elle est pas blonde.Ton truc marche pas.”



La mer, trop loin. Nine se dresse, le feu dans son regard.


“La mer, c’est jamais trop loin . Suis moi. Je conduis. Mais paye ta consommation d’abord. Mais je conduis. Parce que t’as trop bu. Et puis, il faudra que tu t’occupes du Baron. Je ne pars pas sans lui, il déprime tout seul. Et mon GPS est mieux réglé que le tiens. Ma base SIG est mieux que la tienne. Dépêche toi.”



Fille de marin. Quand la mer appelle, il faut aller voir la mer. C’est sa mère qui l’a dit. Et sa mère a toujours raison. C’est son père qui me dit. Elle va payer sa consommation au comptoir avant de partir. Peu importe s’il suit. Il suivra. Qui m’aime me suive. Elle avance à grand pas dans l’avenue. Vingt minutes de marche pour atteindre Guadalupe Street.Vingt minutes dans la nuit où son esprit n’a jamais été aussi clair , vingt minutes où elle rêve d'envoyer un message à l’autre abruti, un message disant qu’elle va à la mer avec un autre mec et qu’elle compte y rester pour la fin de ses jours, juste pour l'embêter. Avec le chouia de malentendu pour déclencher un psychodrame dans son esprit de musicien, emballer l’adagio et le choeur de ténors d’un opéra. Elle manque de se faire renverser, deux fois. Une fois par une mobylette de livraison de pizza, l’autre par un type qui avait jugé bon de grillé le feu rouge et à qui elle a fait ma frayeur de sa vie. Mais c’est bien fait pour lui .


Elle s'arrête enfin devant la porte de l’immeuble cosy , montant à son étage , s’assurant pour la première fois que Marlon ait suivi ses pas. Elle a ouvert la porte de l’appartement et Baron , l’énorme chat, gros plein de poils et plein de soupe montre le bout de sa truffe. Il se frotte doucement contre Nine qui rentre en retirant sa robe. Il faut qu’elle se change, c’est urgent. Quoi, le type qui la suit ?
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Re: How I'm feeling and my pride is the one to blame | Libre, le Dim 28 Mai - 18:21

C'est personnel, ça n'engage que Marlon, mais il a moins peur des machines à tuer que sont les soldats que des civils qui menacent les autres avec des haches, mêmes émoussées. Peut-être l'habitude et le respect de l'uniforme. Et puis, niveau logique, ça tient pas debout. Enfin, il pense que ça tient pas debout. Il est plus très sûr de rien du tout. "C'est pas parce que les blonds me font peur que les autres ne peuvent pas me faire peur aussi. Et puis, même. J'ai peur de ce dont j'ai peur. C'est comme ça. C'est comme si je te disais que j'ai peur des chiens, et que tu me répondais que c'est pas des chiens qu'il faut avoir peur mais des chats. Tu vois ce que je veux dire?" Lui-même n'est pas sûr de voir ce qu'il veut dire. C'est pas très clair, tout ça. Les blonds, les allemands, les chiens et les chats...

Mais tout ça n'a strictement aucune importance, en fin de compte. Puisque la jeune femme dont il ne connait même pas le nom mais qui veut qu'il s'occupe d'un baron a décidé d'aller à la mer, et Marlon ne pense pas avoir trop bu jusqu'à ce qu'il réalise qu'il la suit à travers les rues d'Austin sans même chercher à comprendre, parce que lui aussi il a envie de voir la mer. Loin ou pas, il a envie de sentir l'iode dans l'air, de plonger ses orteils dans le sable, de marcher au bord de l'eau comme un enfant. Il ne fait pas remarquer qu'il n'a pas de GPS, qu'il n'a aucune idée de ce que base SIG peut bien dire. Ils marchent vingt minutes, et vingt minutes, c'est suffisamment long pour qu'il dessaoule un peu, se demande s'il ne devrait pas mettre un terme à cette folle escapade. Mais pourquoi se priver d'une aventure? Pour retourner se morfondre dans l'alcool pour un mec qui lui a fait une scène en public parce que... parce que quoi, d'ailleurs? Parce que Marlon refuse de tout changer dans sa vie pour un homme qu'il a rencontré un mois plus tôt, et qui lui fait une espèce de chantage affectif absolument dégueulasse? La fille qu'il suit a peut-être bu autant que lui, et elle a peut-être un pète au casque, mais au moins il lui demande pas de quitter le pays ou d'acheter une maison avec elle. Il est tellement absorbé dans ses pensées qu'il ne remarque absolument pas la mobylette et le chauffard qui manquent de renverser sa nouvelle amie, la suivant docilement jusqu'à son chez elle, où un gros chat les accueille avec beaucoup d'affection et où elle se déshabille devant lui sans aucune pudeur. Est-ce qu'ils sont censés s'envoyer en l'air et il n'a rien suivi? Improbable, mais pas impossible. "Je suis gay," déclare-t-il alors, en détournant le regard. "On va toujours à la mer, hein?" Si elle lui répond non, il sera sacrément déçu, c'est certain.

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