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Sarabella & Aimee


Aimee Coldman
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Sarabella & Aimee, le Mar 21 Fév - 20:51

La journée avait été particulièrement longue et risquait de l’être encore. Assise dans la salle d’attente de l’hôpital, j’attends avec un grand stress mes résultats d’examens. Il y a quelques années, j’apprenais que j’ai été échangée à la naissance. Jusque là, cela n’a pas tellement chamboulé ma vie. J’ai vu l’autre fille, une fois. Je n’ai pas osé l’aborder. Et puis, ça m’est passé. Nous n’en avons plus parlé dans la famille, comme si tout était oublié. Puis, il y a eu cette journée, il y a approximativement trois semaines. Zara, employée de la boutique, m’a retrouvée allongée par terre, inconsciente. Sur le coup, tout le monde a pensé à de l’anémie, ou à une sous-alimentation. Comment leur en vouloir quand on sait le poids que je fais avec ma maigre silhouette ? J’ai alors fait des tests sanguins et ai même passé plusieurs jours à l’hôpital. Malheureusement, les tests se sont avérés peu concluants, peu positifs. Sans être capable de formuler une hypothèse exacte sur la maladie qui me guette, les médecins n’ont pas été très enthousiastes et m’ont prescrits une batterie de tests complémentaires. J’ai pu rentrer chez moi tout de même. Bref, je ne sais pas ce que j’ai… Ils cherchent encore… Et en attendant, j’ai peur… Et j’ai faim, parce que forcément il fallait être à jeun. Assise, seule dans cette grande salle d’attente, j’angoisse. Je me ronge les ongles d’ailleurs, chose que je n’avais plus faite depuis des années. Puis, je finis par lever les yeux et contre toute attente, je reconnais quelqu’un : Sarabella. Un sourire s’affiche alors sur mon visage, qui vient égayer cette sombre journée. « Bonjour vous. »
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Re: Sarabella & Aimee, le Mer 22 Fév - 1:08


Dès que j'avais posé mes bagages sur Austin, j'avais contacté l'Hopital pour me mettre sur une liste d'attente. C'était bien beau le médecin de famille à New-York, mais je n'allais pas me taper le voyage jusqu'à la Grande Pomme simplement pour le rendez-vous annuel. Du coup, ça avait été long avant qu'on me contacte mais quelques semaines plus tôt j'avais enfin reçu le coup de fil pour booker une séance avec le doc. C'était aujourd'hui que ça se passait. Rien d'inquiétant mais j'avais entamé la trentaine et je trouvais nécessaire de faire les examens de routine pour m'assurer que tout était okai. J'avais beau savoir que les médecins étaient toujours en retard -ou la majorité du temps- j'avais quand même pris l'initiative d'arriver un peu d'avance, juste au cas ou il y aurait une exception, pour une fois. La chance me souriait il faut croire puisque cinq minutes à peine après mon inscription à l'accueil on m'appela à l'intercom. Une trentaine de minute plus tard je ressortais de la salle d'examen, passant par la salle d'attente. Je me dirigeai vers un distributeur quand une voix familière chatouilla mon oreille. Je beuguais quelques secondes, incertaine si c'était vraiment à moi qu'on parlait, puisqu'on ne m'avait pas directement adressé la parole. Je haussai les épaules en me retournant, après tout, je n'avais rien à perdre sauf deux secondes de mon temps. Quand je la vis, je lui souris avant de faire quelques pars vers elle. «Aimee! Comment tu vas? Ça fait longtemps.» On s'était revues quelques fois après notre première rencontre mais avec mes cours, mon boulot de soir, le temps des fêtes, on avait pas trop pris le temps de se voir et prendre des nouvelles. Je m'installai à la chaise libre à côté de la pâtissière. «Qu'est-ce que tu fais ici? Tu attends quelqu'un?»

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Re: Sarabella & Aimee, le Mer 1 Mar - 11:23

Je tente de dissiper le regard inquiet qui ne me quitte plus depuis quelques heures. Cette apparition de mon amie me fait un bien fou et un sourire apparaît sur mon visage pendant un long instant. Je repense à ce moment où nous étions allongées dans l’arrière-boutique, de la farine partout autour de nous. Nostalgie quand tu nous tiens. Mes yeux se mettent à briller un court instant, avant que je ne me souvienne de ce qui m’amène dans ce lieu. Et lorsque la blonde me demande de lui en parler, j’hésite, ne sachant pas si je suis prête à avouer toute la vérité. « Ça me fait vraiment plaisir de te voir. Je n’avais plus de nouvelles, je commençais à m’inquiéter. » Je sais qu’elle est très occupée entre ses cours et son travail mais j’avoue que l’absence de sa personnalité enthousiaste avait laissé un trou béant dans ma vie. « J’attends des résultats d’analyse. » Je lui dis tout en ne pouvant pas m’empêcher de baisser les yeux, fixant mes longs doigts crispés. « Tu es pressée ? Parce qu’on pourrait aller se chercher de quoi boire pour rattraper les dernières semaines perdues sinon ? » Qu’est-ce que j’espère qu’elle va dire oui. L’attente seule est vraiment un calvaire, surtout dans un moment difficile. « Et toi alors, qu’est-ce qui t’amène ? »
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Re: Sarabella & Aimee, le Jeu 2 Mar - 3:08


Lorsque l'on rencontre quelqu'un à l'Hôpital, on s'imagine tout de suite le pire. Étant ici pour une raison anodine, je décide de ne pas m'affoler et de montrer simplement ma joie à l'idée de revoir la brunette. Je sais bien que je n'ai pas été la personne la plus présente dernièrement et quand Aimee me dit qu'elle commençait à s'inquiéter pour moi, je pose une main rassurante sur son épaule. «Je suis désolée, j'ai été débordée au boulot pendant les fêtes et au retour je suis entré en session d'examens.» J'affiche une mine sincèrement désolée. Ce n'était pas l'envie qui avait manqué de passé à la boutique sans prévenir ou même de lâcher un coup de fil, mais le temps avait réellement manqué. Je me décide enfin à lui demander ce qu'elle vient faire ici, espérant que ce ne soit rien de grave. J'ose même espérer qu'elle ne soit qu'accompagnatrice. Quand elle me répond, j'affiche un petit sourire rassuré. «Non, non, je n'ai rien de prévu. J'allais justement au distributeur avant que tu ne m'interpelles.» Je me lève de ma chaise et lui tend une main amicale. «Allez viens.» Nous commençons à marché vers le couloir principal quand Aimee reprend la parole. «Examen de routine. J'ai l'impression d'avoir vieilli de dix ans.» Je venais tout juste d'entré dans la trentaine et ça me faisait carrément flipper. Je voyais bien que la demoiselle ne semblait pas toute là, même si elle semblait écouter ce que je disais. «Aim'? T'es sûre que ça va? Je te sens nerveuse et...» Je cesse de parler, prenant son bras sous le mien. «Laisse tomber.» dis-je en simulant un sourire. Je n'ai pas envie de brusquer quoi que ce soit, elle se confiera si l'envie lui vient. «Alors, les affaires marches toujours bien à la boutique?»

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Re: Sarabella & Aimee, le Dim 5 Mar - 12:08


Je me doutais bien qu’elle avait été débordée avec son emploi du temps surchargé et je ne pouvais pas lui en vouloir, ayant moi-même été dans la même situation. Les fêtes de Noel pour des pâtissiers, c’est un des moments les plus importants et les plus prenants de l’année. Et comme c’est aussi le moment où les gastro et grippes s’invitent dans nos demeures, les  arrêts maladies étaient tombés les uns après les autres, de quoi ne pas aider. « T’en fais pas, c’était pareil pour moi. J’ai même pas pris le temps de t’envoyer le moindre sms d’ailleurs. » J’émets une grimace. Au final, aucune de nous n’est mieux que l’autre. Je propose à la demoiselle de rattraper le temps perdu en allant chercher à boire, ce qu’elle accepte aussitôt. Je me lève et nous commençons à marcher dans le long couloir. Je souris lorsqu’elle me dit avoir l’impression de vieillir. « C’est ça quand on dépasse la trentaine ma vieille. » Je la taquine et cela me fait du bien, même si au fond, le cœur n’y est pas vraiment. J’ai la chance d’avoir quelques années de moins que la blonde et automatiquement, je me permets cette petite raillerie qu’elle ne prendra surement pas mal venant de moi. Après tout, elle commence à être habituée à mon humour quelque peu spécial. « Du moment que tout va bien, c’est le principal. La jeunesse, c’est dans la tête que ça se passe ! » Petit clin d’œil avant de rebaisser les yeux. C’est alors qu’elle m’informe me trouver nerveuse. « Désolée, je ne pensais pas que ça se voyait à ce point… » Mes mains se crispent davantage alors que je pensais cacher mieux que cela mon angoisse. Vu qu’elle me dit de laisser tomber et qu’elle enchaîne sur la boutique, je décide de répondre à sa dernière question. « Oui, je n’ai pas à me plaindre de ce côté. Toujours autant de clients. J’ai eu des vols dans la caisse dernièrement, mais j’ai finalement trouvé d’où ça venait et tout est réglé, heureusement. » Cela non plus n’avait pas aidé à ma condition et n’avait qu’augmenté mon stress. Je m’arrête et je me tiens à son bras, comme si j’avais besoin d’un soutien émotionnel pour lui révéler toute la vérité. « A vrai dire, si je suis ici, c’est parce que je fais des malaises depuis quelques semaines. Les médecins ne savent pas pourquoi. Les résultats de mes examens ne sont pas bons et j’en avais d’autres à faire, d’où ma présence ici. » Je reprends un instant de silence, une longue inspiration. « Ils n’ont pas l’air très optimiste et cela m’inquiète énormément. »
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Re: Sarabella & Aimee, le Mar 7 Mar - 3:57


Je regrettais de ne pas avoir eu le temps de prendre des nouvelles de mon amie. Ce n'était pas dans mes habitudes, même si elle me disait comprendre puisqu'elle avait été dans la même situation que moi, ça ne m'aidait pas à me déculpabiliser. Qui sait quand j'aurais pris le temps de l'appeler si je ne l'avais pas croisé par hasard ici. C'était pas l'idéal pour rattraper le temps perdu, mais valait mieux ça que rien du tout. Du coup, j'acceptais sa proposition de rester avec elle pour discuter et d'aller se chercher à boire. De toute façon, je n'avais rien de mieux de prévu. «Vous saurez, demoiselle, que je suis encore très en forme.» répliquai-je, suite à sa petite plaisanterie. Je n'aimais pas trop pensé au fait que j'avais tapé la trentaine, mais j'étais encore toute jeune d'esprit et je lui avais bien prouvé lors de notre première rencontre. «Normalement, on devrait m'appeler dans les prochains jours si ils trouvent des trucs anormaux mais sinon, j'crois que ça bien.» En général, je me sentais en forme, pas plus fatiguée qu'à l'habitude. J'avais quand même décidé d'alléger ma prochaine session a la FAC en ne me réinscrivant pas au cours de programmation. En une année, j'avais eu en masse le temps d'apprendre les bases et bien plus encore. Ça me permettrait de me consacré entièrement à ma branche et j'aurais un peu plus de temps libre pour les gens que j'aime.

Malgré les sourires d'Aimee, et sa bonne humeur habituelle, je sentais bien que quelque chose la tracassait. C'était probablement du au fait qu'on se côtoyait depuis quelques mois maintenant et que j'arrivais assez bien à lire en elle. «Non, c'est pas que ça se voit, c'est juste que je te connais bien maintenant.» dis-je avant d'ajouter de laisser tomber. Si elle était malade ou qu'elle n'allait pas bien, c'était pas à moi de la questionner, même si je m'inquiétais. «Il faut être dégueulasse pour voler son employeur.» Je secouai la tête en grimaçant. Jamais je pourrais faire un truc du genre. Enfin, je supposais surtout, puisque la brunette ajouta que le soucis était réglé, mais les trous dans la caisses n'étaient certainement pas du à la présence d'un fantôme. «Tu devrais penser a m'engager comme apprentie-pâtissière, je suis certaine qu'on ferait des malheurs à deux.» Je faisais surtout référence au bazar que nous avions causer à la boutique lors de notre rencontre. «Plus sérieusement, si tu as besoin d'aide et que je suis disponible, ça me ferait plaisir de donner un coup de main.»

Nous continuâmes de marcher quelques mètres jusqu'au distributeur, quand Aimee s'arrêta brusquement. Sur le moment, je ne compris pas ce qu'il se passait, puis elle commença à me parler de ce qui lui arrivait. Elle faisait des malaises à répétitions et je me sentis déboussolée suite à sa révélation. Je ne comprenais pas comment j'avais pu passer à côté de ça, comment j'avais pu ne pas me rendre compte que mon amie n'allait pas bien. Au du moins, pas aussi bien qu'elle le laissait entendre. «Aimee, pourquoi tu ne m'as en pas parler plus tôt?» Ce n'était pas un reproche, loin de là. Mon regard cherchait a capter le sien alors que ma main s'était posée sur la sienne. «Ils ne trouvent pas du tout?» Elle me confirma que les médecins était dans le néant le plus total, ce qui n'était vraiment pas rassurant.  Instinctivement, je la pris dans mes bras. C'était autant pour la réconforter elle, que moi. «Est-ce qu'il y a quelque chose que je peux faire pour toi? N'importe quoi, vraiment.» Je ferais des pieds et des mains pour lui apporter mon soutient, même si ça signifiait manquer quelques cours à l'Université.

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Re: Sarabella & Aimee, le Ven 10 Mar - 18:51

J’esquisse un sourire et lui adresse un clin d’œil. « C’est ce qu’on dit. » Je continue sur le ton de la plaisanterie avant qu’elle me réponde sur ses résultats d’examen. « On va prier pour que tu ne reçoives aucun coup de fil alors, même si je sais à quel point tu aimes que ton téléphone sonne. » A vrai dire, je ne suis pas certaine de ce dernier point mais la charrier me tentait trop. Prier, c’est pas trop mon style non plus, mais c’était façon de dire. En tout cas, je repense au fait que moi, mes résultats ne devraient plus tarder et que cela m’angoisse, mais je ne l’avoue pas encore à la jeune femme.

Je lui fais un petit sourire, plus forcé qu’autre chose. Elle est gentille de me dire cela et c’est vrai que les vraies amies reconnaissent les plus profonds sentiments normalement. Je lui avoues quelques soucis que j’ai eu au travail avant d’annoncer la vérité sur ce qui me tracasse le plus. « Je ne te le fais pas dire mais malheureusement, j’crois que le garçon était vraiment dans la merde. J’arrive même pas à lui en vouloir du coup. » Même si d’autres choses me préoccupaient fortement à ce moment, j’avais pris le temps d’écouter Dylan et tenté de comprendre ce qui l’a amené à un tel comportement. Sa mère malade, sa sœur en dépression, plus d’un salaire pour subvenir aux besoins de toute la famille. Je peux imaginer même si je n’ai pas vraiment de difficultés financières. Néanmoins, au bout de 4 ans à travailler pour moi, j’espérais qu’il serait capable de me faire confiance, de me parler, éventuellement demander une avance ou une augmentation… Non, au lieu de cela, il avait choisi de me trahir et je n’ai pas eu d’autre choix que de le virer, bien que cela m’ait fendu le cœur. Enfin bon, je préfère y penser le moins possible pour ne pas me faire de mal, même si j’ai l’impression d’avoir été un monstre inhumain sur ce coup-là.

« Je ne sais pas si tu te rappelles mais je t’avais proposé de t’aider à trouver du boulot lorsqu’on s’était rencontré. » Je lui réponds, un peu plus enthousiaste que dans mes précédentes réponses. « L’offre est toujours d’actualité… » Un sourire sincère s’affiche alors sur mon visage. De la bonne humeur comme celle de Sarabella, ça ne pourrait faire que du bien au moral des troupes. « J’y penserais en tout cas, c’est vraiment gentil ! » Je prends quelques secondes de silence, faisant mine de réfléchir, même si tout à coup je me reprends : « Mais j’embauche une femme de ménage pour nettoyer ensuite dans ce cas ! »

Et voilà que je relève la tête alors que nous sommes à quelques mètres du distributeur et j’avoue tout sur les circonstances de ma présence dans ces lieux. Bientôt, quelques larmes commencent à couler le long de mes joues et le peu d’enthousiasme et de folie que j’avais pu retrouver quelques minutes avant s’estompent totalement. « Je… J’ai voulu en parler à personne tant que je ne savais pas exactement. » J’avoue difficilement. Je donne un signe négatif alors qu’elle me demande s’ils ne trouvent pas du tout. Même pas une once d’hypothèse ne m’a été formulée depuis le début des examens, c’est pour dire. « Rester avec moi cette après-midi, ce sera déjà bien. Ne t’en fais pas, j’ai besoin de rien de plus.
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Re: Sarabella & Aimee, le Mar 14 Mar - 2:21


«Ce que j'aime surtout, c'est quand c'est ton numéro qui affiche sur l'écran de mon tel.» Je répondis sur le même ton de plaisanterie que mon amie, mais en vérité, ce n'était qu'une demi-blague. J'appris par la suite que l'un de ses employés avait volé de l'argent à la boutique. C'était vraiment pas sympa de faire ça à son employeur. D'autant plus que, de ce que je connaissait d'Aimee, elle était loin d'être un monstre comme patronne. J'étais persuadée que si le jeune homme lui avait demandé de l'aide gentiment, elle aurait accepté sans hésitation. Je comprenais la posture dans laquelle la jolie brune s'était trouvée et je comprenais d'avantage l'acte qu'elle avait commis en le congédiant. Il avait trahit sa confiance, voler dans la caisse de la boutique. Malgré sa mauvaise situation, cela n'excusait pas son vol. «Ma pauvre. J'espère au moins qu'il aura eu une bonne leçon. C'est le karma qui s'est chargé de lui comme on dit.» Car si Aimee n'avait pas trouvé d'où provenait les trous dans la caisse, elle n'aurait jamais pu deviner que c'était à cause de son employé. Je taquinais ensuite sur le fait qu'elle devrait m'embaucher comme aide-pâtissière. «Bien sur que je me souviens.» C'était une discussion qu'on avait eu vaguement par le passé, mais je ne l'avais jamais prise au sérieux à cause des circonstances et tout. «Tu engagerais vraiment une pauvre débutante qui n'a aucun diplôme de pâtisserie?» demandai-je perplexe. D'accord, ce n'était pas la mer à boire. Tout le monde est capable de faire un gâteau, mais normalement ça prend un minimum de qualification. «Écoutes, si tu te désigne comme volontaire pour m'apprendre les aléas du métier, pourquoi pas.» Il fallait bien admettre que bosser dans un Bar s'était pas ce qui a plus de classe. L'argent était peut-être facile de par les pourboires, mais j'en avais un peu marre des mecs relou qui s'essayaient chaque fois pour avoir un rencard. Alors oui, c'était une belle opportunité de songé à travailler pour Aimee, en attendant, je me proposais toujours pour l'aider en cas de besoin.

Quand mon amie me raconta ce qui l'emmenait à l'Hôpital, mon sourire disparu pour laisser place à la tristesse. Je n'aimais pas savoir qu'elle était possiblement malade, mais que les médecins n'arrivaient même pas à trouver exactement ce qu'elle avait. Si j'avais su plus tôt, j'aurais pris de ses nouvelles, je me serais montré plus présente, plus disponible. «Je comprend. Mon dieu, je ne sais même pas quoi te dire. Je suis stupéfaite. Tout semblait si bien aller. Je n'aurais jamais pu deviner...» Et pour ça, je m'en voulais. Alors je lui offrit de l'aider, qu'importe comment. Je voulais simplement pouvoir lui alléger un poids sur les épaules. «Évidemment que je reste avec toi. Quelle idée.» Peu m'importe que les résultat tombe huit heures plus tard, j'allais rester là, avec elle. L'écouter, l'épauler. Essayer de lui changer les idées au moins un tout petit peu. Je détachai mon étreinte, l’entraînant avec moi au distributeur qui n'était plus qu'à quelques pas de nous. Je fouillai dans mon porte-monnaie pour sortir quelques pièces que je mis dans le distributeur afin que l'on choisisse nos breuvages. J’optai pour un Cola, laissant Aimee faire de même.

Nous avions garder le silence au retour jusqu'à la salle d'attente. Ce n'était pas un silence pesant, mais je trouvais tout de même nécessaire de le briser. Je m'étais promis de lui changer les idées et c'était ce que j'allais faire. «Il faut que je te dise un truc. Mais tu rigoles pas d'accord.» J'étais tournée vers Aimee, mains sur mes cuisses. «T'es au courant du Speed Dating qui a eu lieu pour la Saint-valentin?» J'attendis quelques secondes qu'elle réagisse avant de poursuivre. «Et bien... J'y ai participé.» Je redoutais un peu sa réaction. Elle pouvait bien trouver cela un peu idiot comme contexte. Moi-même j'avais hésité avant de me lancer dans l'aventure. «Je vais avoir un rencard. T'imagines? Ça fait des mois que je n'ai vu personne.»

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Re: Sarabella & Aimee, le Sam 18 Mar - 13:13

Je hoche la tête de gauche à droite, alors que je suis amusée par la réponse de ma comparse. Que des bêtises qui sortent de sa bouche décidément, même si je dois avouer aimer particulièrement lorsque son nom s’affiche sur mon téléphone également et que je suis ravie d’apprendre que ceci est réciproque. Puis, alors qu’on aborde l’employé et que je ne me sens pas particulièrement bien dans mes baskets au sujet de cette situation, je sens que la belle blonde tente de me rassurer comme elle le peut. Je souris, faussement joyeuse, pas franchement convaincue.

« Oh bah tu sais, plusieurs de mes vendeuses n’avaient aucune expérience avant que je les embauche et maintenant elles s’en sortent très bien. » Les pâtissiers quant à eux ont tendance à avoir un minimum d’expérience mais les postes étant divers, il y aura toujours des occasions de trouver un poste qui convient à la demoiselle, et d’envisager une formation en binôme avec un des employés. Après tout, ce n’est pas le métier le plus difficile au monde et avec de la motivation et une tête pleine d’idées, je pense qu’on peut réussir à tout. « Ca pourrait se faire ! » Je lui souris, très enthousiaste à l’annonce de cette nouvelle. Je suis sure que j’arriverais à me libérer du temps, surtout s’il s’agit de passer du temps avec mon amie ! « Et il y a toujours les employés qui ont l’habitude de former les autres. » J’ajoute avec un clin d’œil. Il faut dire que les stagiaires et les contrats temporaires se sont accumulés cette année avec les différentes absences de chacun, plus que les autres années bizarrement, donc on a appris à travailler avec des débutants et les résultats financiers ne s’en sont pas ressentis, et aucun commentaire négatif de la part des clients non plus.

Un peu plus tard, après lui avoir avoué le pourquoi de ma présence dans cet hôpital, je tente de m’expliquer. « Je pense que personne n’aurait pu deviner, même pas moi. C’est venu vraiment du jour au lendemain, sans explication. » D’ailleurs, les premiers vertiges n’étaient pas spécialement inquiétants. C’est à force qu’ils se répètent que j’avais décidé de consulter un médecin et d’engager des examens complémentaires. On finit bientôt au distributeur et je sors la monnaie de ma poche avant de regarder longuement les choix qui s’offrent à moi. J’ai faim mais j’avoue n’avoir envie de rien. Il va falloir que je me force, encore. J’opte finalement pour une barre de céréales chocolatée, ce qui devrait me donner assez d’énergie pour tenir l’après-midi.

Puis, on retourne à la salle d’attente et je récupère la place que j’ai quittée quelques instants plus tôt. J’hoche de la tête lorsqu’elle me demande de ne pas rigoler. « Oui, j’en ai entendu parler. » Comment aurais-je pu passer à côté de l’événement alors que de la publicité était placardée sur tous les murs de la ville à la période de la saint valentin. Néanmoins, pas dans mon assiette ce soir-là, j’avais décidé de ne pas y aller. « Il n’y a pas de quoi rire… Tu sais que j’en fais en moyenne un par mois juste histoire de rencontrer du monde ? » Si elle est ridicule alors moi aussi dans ce cas, même si en général, j’ai peu d’espoir de rencontrer quelqu’un car les mecs ne sont pas des plus… enfin vous voyez quoi. Et bientôt, elle m’annonce qu’elle va avoir un rencard et étrangement, cela me procure un petit pincement au cœur, sans que je ne comprenne pourquoi. « C’est vraiment super ! » Je réponds tout de même ! « Homme ? Femme ? » Je n’oubliais pas la discussion que nous avions eu au sujet de sa sexualité. « Qu’est-ce que tu peux me dire sur lui/elle ? Je veux tout savoir ! » Même si ce n’était qu’un deuxième rencard, j’aime les détails croustillants !
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Re: Sarabella & Aimee, le Ven 31 Mar - 4:06


Plus nous discutions, plus l'idée de venir bosser pour Aimee me plaisait. Je n'avais pas vu les autres alternatives, avant que mon amie ne me les énumères. Dans ma petite tête blonde, j'avais tout de suite imaginé que si Aimee m'engageait, ce serait comme pâtissière, c'était pourquoi j'étais restée si perplexe. En l'écoutant me parler, je hochais la tête positivement. «Je dois admettre que je n'avais pas songé à toutes ces alternatives.» Je n'étais non plus contre le fait de me faire former pour être devant les fourneaux. J'avais bien aimé ma première expérience avec la brunette, même si nous avions fait tout un bazar. En fin de compte, le gâteau avait été terminé à temps et le client de Aimee avait été grandement satisfait. D'autant plus qu'il ne fut jamais au courant de la bourde qui s'était produit.  «On peut faire ça. Ça m'irait de commencer comme caissière/vendeuse de cupcakes.» dis-je sérieusement, même si un sourire persistait sur mes lèvres. «Je pourrais demander à faire moins d'heures au bar, comme ça, je pourrais combler en bossant à la boutique, puis on avisera au fur et à mesure.» À m'écouter, c'était presque comme si c'était déjà chose faite, mais je voulais surtout tester avant toute chose. La caisse enregistreuse, il n'y avait rien de compliquer là dedans, je m'en occupais déjà en bossant au Bar, mais là bas, il y avait toujours beaucoup d'action, ce qui faisait que les soirées étaient rarement longues. Si on oublie un peu les clients lourdingues, je le détestais pas tant que ça mon job.

S'en était suivit une discussion sur l'état de santé de mon amie et j'avais été surprise d'apprendre que quelque chose clochait. Rien n'avait prédit cela. Ce qui me déconcertait d'avantage, c'était de savoir que les médecins étaient dans le néant. Je n'aimais pas savoir que mon amie était possiblement malade. Que ça pouvait être grave et qu'en attendant de trouvé la cause exacte de ses malaises, il n'y avait aucun traitement qui la soulageait. Alors je pris la décision de lui changer les idées. Après avoir récupéré nos trucs au distributeur, et regagner nos places, je me lançais enfin à parler de ma rencontre anonyme lors d'une soirée Speed Dating. J'avais appréhendé la réaction de la brunette. Je m'attendais à des rires un peu moqueur- mais pas méchant- de sa part. Ce ne fut pas vraiment ce qui se produit. À la place, elle me révéla qu'il lui arrivait souvent d'en faire et j'avalai ma gorgée de cola de travers. Honnêtement, ça je ne l'avait pas vu venir du tout. «Non, je ne savais pas. J'avoue que je suis surprise.» Elle ne cessera donc jamais de m'étonner? De mon point de vue, Aimee n'avait pas besoin de ça pour trouvé quelqu'un. C'est une femme amusante, charmante, intelligente. Elle a beaucoup de discussions, toujours le mot pour faire rire ou pour essayer de détendre l'atmosphère. Et avouons-le... elle est foutrement jolie. Mais si les Speed Dating lui plaisait, je ne la jugeait pas, même si dans mon cas, il n'était question que d'une seule fois. Une seule fois, qui m'avait agréablement surprise. «Tu sais, je ne m'y en attendais pas du tout. Dans ma tête, j'allais discuter avec de parfaits étrangers avec qui j'aurais probablement rien en commun. J'allais repartir comme j'étais venue tu vois.» Même si j'avais sélectionnés des personnes qui semblait avec des caractères similaires au mien, j'avais garder en tête qu'il était facile de mentir et que ce n'était pas parce que moi j'avais été honnête en remplissant le questionnaire que c'était le cas de tout le monde. Ma franchise s'était prolongée sur le terrain, j'étais restée fidèle à moi-même et j'avais l'impression que ça avait plût. «C'est un homme. Je ne connais même pas encore son prénom.» dis-je en riant. «Je vais découvrir tout ça quand je le verrai enfin. Je dois avouer que c'est excitant mais flippant en même temps.» Je ne voulais pas avoir trop d'attentes. À quelque part, j'espérais que l'entente soit la même en face que dans le noir, mais ça, personne ne pouvait le prédire. Si j'étais déçue? Ou si lui l'était? «Je crois que tu seras déçue si tu veux tout savoir, je ne compte pas entré dans les détails.» Je lui tirai la langue gentiment histoire de la faire patienté un peu. «En vrai, tu sais, même s'il a paru sincère pendant notre conversation, je garde la possibilité que ce ne soit pas le cas. Même que c'est presque trop beau pour être vrai. On est deux passionnés de musique...» Je me coupai un instant. «D'ailleurs, ça me fait pensé que je ne t'ai jamais chanté la chanson que je t'avais promis.» Avec tout ce qui s'était passé ce jour-là, c'était un détail qui m'avait sortit de la tête, jusqu'à aujourd'hui. «Revenons à nos moutons. J'ai eu l'impression en discutant qu'on avait un peu la même folie lui et moi, qu'il était aussi ouvert a essayer de nouvelles activités, sortir du quotidien. Il m'a raconté une anecdote vraiment très personnelle de sa vie, c'était drôle mais à la fois tellement intime. Jamais je n'aurais osé raconté ça à un parfait inconnu. C'est aussi ce qui me pousse à le croire sincère dans ses démarches. Sans compter le pseudo qu'il a utiliser pour le coup. Ça faisait vraiment le gentil type à la recherche de l'amour. C'est mignon non?» Je n'avais pas manqué d'emmener le sujet non plus, pendant la rencontre à l'aveugle et j'avais vu juste. «Puis, tu sais, on a parler de l'avenir, comment chacun voyait cela. Dans tous les cas, je crois qu'on va bien s'entendre. Pour le reste... j'imagine que seul l'avenir nous le dira.» Je portai mon soda à mes lèvres, prenant une longue gorgée avant de fixer le fond de la salle d'attente en silence. Qu'on le veuille ou non, il me restait toujours une question en tête. «Et si on ne se plaît pas?» Je soupirai en m'affaissant contre le dossier de ma chaise. «Tu me connais, je suis ce genre de fille qui s'emballa sur un rien. Je sais même pas à quoi il ressemble que je pourrais déjà l'imaginer comme étant le prince charmant. Exception fait qu'il a bien mentionner ne pas aimer les films romantiques.» dis-je en faisant une moue, avant de me laisser aller a rire. «Et toi alors? Toujours pas le temps pour le grand amour?»

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Re: Sarabella & Aimee, le Dim 9 Avr - 19:16

Je souris. Moi, j’ai tendance à toujours imaginer toutes les solutions dans ma vie et lorsqu’il s’agit de ma boutique ou de quelque chose d’autre avec lequel je suis familier, je n’ai aucun mal à tout envisager. Et la voilà qui prononce enfin les mots comme quoi elle accepte et ma joie est grande. Il est difficile de trouver des personnes de confiance, encore plus après tout ce qui est arrivé alors pour le coup, c’est une aubaine qu’elle accepte ! Ensuite, je comprends que tout n’est pas gagné d’avance mais tout de même un bout du chemin est fait alors je ne perds pas de temps pour la rassurer : « Ca me va parfaitement. On pourra arranger les horaires sans aucun souci. » Après tout, après les fêtes de Noel et avant les vacances de Pâques, c’est un peu la période la plus tranquille de l’année, bien que les clients réguliers soient nombreux. C’est plus à partir de début avril que le rythme s’accélère et que j’ai tendance à embaucher des extras car on manque de personnel, d’autant plus avec les examens des étudiants embauchés qui se déroulent à cette période. Du coup, si elle ne veut que quelques heures par semaine pour l’instant, ça arrange tout le monde au final.

Nous finissons par revenir dans la salle d’attente, abordant mon état de santé. Cette simple marche m’a fatiguée légèrement et je ne me fais donc pas prier pour m’asseoir. Moi qui suis d’ordinaire si énergique, les examens m’ont mis dans tous mes états décidemment. Néanmoins, je continue de faire part de ma joie de vivre, ou j’essaye tout du moins, surtout lorsqu’on parle du speed dating. Cela me fait indéniablement sourire mais je ne me moque aucunement. « Il n’y a pas de quoi être surprise. » Je lui explique bientôt. « Avec les boutiques, j’ai peu de temps libre au final et peu d’occasions de rencontrer l’amour. J’avais testé les rencontres sur internet mais après quelques mauvaises rencontres, j’ai décidé d’abandonner. » Je n’ai aucune honte à avouer tout cela car de nos jours, tous les moyens sont bons pour rencontrer l’amour et puisque celui-ci ne vient pas à moi, je fais tout pour le trouver, sans grand espoir de réussite pour l’instant néanmoins et surtout sans succès. L’âge augmentant, l’envie de fonder une famille est de plus en plus présente. Puis, à la suite des explications de ma camarade, je hoche la tête, l’informant ainsi que je l’écoute attentivement. « Oh, je crois que je ne serais vraiment pas assez patiente pour ne pas savoir le prénom et tout ! » Je réplique vivement, avec un sourire amusé. « Tu te fiches de moi ? T’as juré de me changer les idées je te rappelle ! » Oui, sur ce coup-ci je suis vilaine. Me servir de cette excuse pour avoir de plus amples explications, ce n’est pas très fairplay mais en même temps, la demoiselle n’a aucune raison de ne pas m’en dire plus. Ce n’est que moi, une personne qui ne juge pas et qui ne fera aucune critique si elle n’est pas fondée. « T’en fais pas, tu me la chanteras plus tard ! » Je réponds presque du tac au tac, plus curieuse d’avoir la suite des détails – parce que oui, elle a craqué et elle me raconte tout – que d’entendre le son de sa voix. « C’est génial, vous avez plein de points communs ! » Je suis enthousiaste pour mon amie, même si un brin jalouse, sans raison apparente. « C’était quoi son pseudo dit ? » Je prends mon air de chien battu pour qu’elle me révèle tout ! « Comment veux-tu ne pas lui plaire ? Tu es ravissante et tu as tout pour toi ! Il est obligé de craquer pour la belle blonde que tu es. Sauf s’il n’aime pas les petites et là, t’es fichue ! » Pour la fin, j’avais usé de l’humour et bien évidemment que je plaisante, taquinant Sarabella au passage. Si quelqu’un ne l’apprécie pas à sa juste valeur, c’est que c’est un abruti et puis c’est tout ! « En même temps, il n’y a rien de mieux que de rêver non ? Alors protège ton petit cœur bien entendu mais profite de cette opportunité ! Ce n’est pas tout les jours qu’on rencontre quelqu’un ! » Oui, moi aussi je suis une grande romantique et une amoureuse de l’amour. Et moi aussi cela m’a provoqué des mals de cœur à de nombreuses reprises mais je continue d’avoir de l’espoir, encore et encore. « Oh moi non, toujours rien à l’horizon. Il viendra quand il viendra. Il y avait ce client qui passait régulièrement mais je ne le vois plus depuis quelques semaines. » M’enfin, ce n’est pas la fin du monde. « Ah si, j’ai fait la rencontre d’un homme quand même, lorsque j’étais en train de faire les magasins. Un politicien… » Je me mets à rire. « On a mangé ensemble à la boutique, c’était très agréable mais il a dû partir rapidement. On s’échange quelques messages de temps en temps mais il est en déplacement professionnel depuis quelques temps alors nous n’avons pas eu l’occasion de nous revoir. Et malheureusement, même si je pense qu’il serait l’homme parfait, j’ai quelques doutes sur le fait que ce soit réciproque, ainsi que sur notre timing. Il a l’air tellement occupé par son métier que j’ignore si cela l’intéresse d’avoir une vie amoureuse. » J’avais l’impression que c’était bien parti pourtant à l’époque mais depuis, j’étais un peu dans l’ombre et étant donné que je n’ose pas lui demander s’il veut qu’on se revoit et s’il a une place dans son planning surchargé, je ne me fais pas trop d’illusion, continuant ma petite vie.
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Re: Sarabella & Aimee, le Jeu 20 Avr - 4:50


J'étais contente d'être arrivée à une entente avec Aimee. Ça m'allait d'avoir deux boulots à la fois et vendre des petits gâteaux me changerait largement d'être clients louches et bourrés. J'allais diminuer mes heures au bar rapidement et nous verrions par la suite comment ça se passerait. Ça closait le sujet avant que nous retournions nous asseoir dans la salle d'attente. Ça m'avait fait un coup de savoir que mon amie avait possiblement des problèmes de santé, mais en attendant d'avoir les résultats, je voulais la faire sourire. J'espérais que lui raconté ma soirée de Saint-Valentin lui remonterait le moral. Ma vie amoureuse était tellement platonique depuis que l'on se connaissait que ça me changerait des nombreuses fois où je lui disais qu'il n'y avait rien de nouveau. J'avais abordé le sujet lentement, en tâtant le terrain pour voir sa réaction, je pensais qu'elle serait surprise d'apprendre que j'avais participer à un Speed Dating, mais c'est plutôt moi qui fut surprise quand elle m'annonça avoir participer plusieurs fois à ce genre d'événements. D'un côté, c'était rassurant puisqu'elle ne pourrait pas se moquer de moi. Quoi que, à la base, ce n'était pas son genre de se moquer, ou alors elle le faisait de manière gentille. Rien qui soit offusquant. «C'est vrai que les boutiques te prennent beaucoup de temps.» C'était tellement difficile de rencontrer, ou plutôt de bâtir une relation solide et la pâtissière le confirmant d'avantage en me racontant ses expériences qui n'aboutissaient à rien. «Non, mais les sites de rencontres, c'est pas pour dire, mais c'est LE moyen de rencontrer si tu veux des histoires de cul. C'est dommage mais les gens -hommes et femmes- qui vont la dessus, c'est rarement pour trouver du sérieux.» J'affichais un air désolé. Ce n'était pas pour juger, au contraire, j'y avais déjà songé aussi, j'avais fais l'inscription mais au final, tous les messages que j'avais reçus s'était du pareil au même. J'avais tout supprimé avant même de tenter une rencontre.

Ce qui était bien avec le Speed Dating, c'était que les gens qui s'y étaient présenté ne pouvait pas s'attarder sur le physique de leur partenaires, ce qui était plus difficile c'était que les informations donner par les candidats n'étaient pas beaucoup développer et qu'on avait du se baser sur trop peu pour le choix des sélections. Néanmoins, si mes deux autres rendez-vous n'avaient mené à rien, il y en avait au moins un avec qui le courant avait tout de suite bien passé. Il m'avait fallu moins de sept minutes pour savoir que j'avais envie de le rencontré en personne, à la lumière du jour. Aimee, curieuse de nature, avait réussi à me faire parler d'avantage que ce que je lui avais dis au départ. Je m'étonnais moi-même à m'entendre parler de ce parfait inconnu et de lui révéler de nombreux points de notre échange à l'aveugle. «Vraiment beaucoup oui.» À l'évocation du pseudo qu'il avait emprunté, Aimee me demanda ce qu'il était. Je croisais mes mains ensemble, haussant mes épaules pour la faire languir. «Je sais pas si je devrais....» dis-je en arborant un sourire malicieux sur mes lèvres. «Wait for it... tu vois, comme s'il attendait réellement que l'amour lui tombe dessus.» C'était d'ailleurs l'une des premières questions que je lui avais posé avant de découvrir que nous avions beaucoup en commun. Ça en faisait presque peur, et d'en parler, ça ne m'aidait vraiment pas à ne pas m'emballer. J'avais émis toutes sortes d'hypothèses possible pour notre future rencontre, comme le fait de finalement ne pas lui plaire, et le stresse commençait à monter en moi. «Ah non, mais lui il a intérêt à ne pas être plus petit que moi. Une femme a besoin de se sentir rassurée et en sécurité.» dis-je pour ajouter à la plaisanterie de mon amie. «Plus sérieusement, s'il me trouve fade ou sans intérêt? S'il ne me trouve pas drôle ou que nos personnalité ne s'accordent pas du tout ensemble?» Ce n'était pas tant une question de physique, même si rien n'était impossible. Pour ma part, si je ne me retrouvait pas devant un petit bedonnant boutonneux ou un grand maigrichon, je pouvais dealer avec le reste. Même si j'avais toujours eu un faible pour les beaux yeux bleus, ce n'était pas un critère de sélection pour mes relations amoureuses. «Ça ne coûte rien de rêver, certes, mais j'ai peur de tomber en bas de mon petit nuage. C'est moins cool ça. En plus, je crois qu'il y a trop longtemps que je n'ai pas partager ma vie avec quelqu'un. Si je sais plus y faire?» J'avais eu quelques amourettes passagères depuis les dernières années, mais personne dont j'étais réellement tombée amoureuse.

J'avais finalement détourné la conversation de moi, pour m'intéresser d'avantage à la vie de la brunette. Il avait pu s'en passer des choses dans la dernière semaine et si j'avais potentiellement rencontré quelqu'un, peut-être était-ce aussi le cas pour la pâtissière. «Ah, c'est dommage.» dis-je quand Aimee me parla d'un client régulier, plus si régulier que ça désormais. On ne sait jamais où ni quand l'amour nous tombera dessus et ça pouvait fortement arrivé pendant qu'elle était au travail. Elle reprit de plus belle et j'ouvris grand mes oreilles pour écouter. «Oh, un Politicien. Mademoiselle met la barre haute.» Il fallait avouer que je ne suivais pas vraiment la politique, pas du tout même. C'était le genre de truc qui m'intéressait aucunement. En plus, les quelques fois où j'étais tombée sur des nouvelles politiques, ce que je voyais à l'écran ne me donnait pas du tout l'envie de regarder ou d'écouter. «Ah tu vois, ça vous fait un point commun aussi, si vous êtes aussi occupé l'un que l'autre.» dis-je en lui adressant un clin d'oeil. «Je crois que si le courant a bien passer, tu devrais tenté ta chance. Envoie lui un sms, invite-le à prendre un verre où à sortir. Tu sauras instantanément s'il est intéressé ou pas. Mais il n'y a vraiment aucune raison pour qu'il refuse.» Je connaissais la Aimee souriante, la Aimee marrante, la Aimee souciante. J'avais découvert la Aimee intelligente, réfléchie et passionnée. Une perle d'amie, et une véritable beauté. «Tu mérites d'être heureuse.»

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Re: Sarabella & Aimee, le Sam 29 Avr - 10:17

J’hoche la tête doucement. Je suis heureuse que mon amie me comprenne. Nous commençons à être sacrément proches après cette rencontre improbable au parc et cela me réjouit particulièrement. Dans ma vie, je n’ai jamais vraiment eu de meilleure amie, ou de personnes avec qui j’étais particulièrement proche. Comme tout le monde, à l’école, j’avais une petite bande de copines mais avec l’emploi du temps de mes parents et ce que cela exigeait de moi, je ne les voyais jamais en dehors des horaires scolaires. Je ne m’en suis jamais plaint néanmoins. Puis, à la sortie de l’université, j’avais perdu tout contact avec mes camarades. Je me suis fait d’autres amies, pour la plupart des femmes qui tiennent des boutiques, comme moi et que j’ai rencontré dans les réunions du quartier des commerçants. Elles me comprennent bien elles aussi, et elles me poussent à sortir la plupart du temps, m’accompagnant de temps en temps. Néanmoins, elles sont plusieurs à avoir des enfants et cela entraine parfois quelques complications dans les disponibilités de chacune.

« Oui, surtout quand ce sont des sites non payants. Après, il y a toujours deux ou trois hommes qui te donnent l’impression qu’ils sont différents et qui ne sont pas forcément là pour une histoire sans lendemain mais bon… »
Elle a totalement raison Sarabella et la preuve en est les quelques rencontres que j’ai faite et où le feeling n’est finalement pas passé. « Je me dis que sur un site payant, ça serait peut-être un peu différent mais je ne suis pas assez désespérée pour aller mettre de l’argent là-dedans. » Les boutiques ont beau bien marcher, je n’ai pas pour autant d’argent à jeter par les fenêtres. De toute façon, comme je l’ai indiqué à la blonde, les sites de rencontres, c’est terminé pour moi !

Avec un peu d’insistance, la demoiselle finit par me révéler le pseudo de son mystérieux inconnu qui me fait aussitôt penser à une série bien connue que j’ai regardé en boucle pendant dans années. « Tu es consciente que c’est l’expression fétiche du plus gros dragueur/pervers dans How I Met Your Mother, aka Barney Stinson ? » Je me mets à rire doucement. Qu’est-ce que j’ai pu passer de bons moments à le regarder et même à essayer de l’imiter sans jamais y parvenir. Pour le coup, ce pseudo ne me donne pas du tout l’impression de quelqu’un qui attend l’amour, mais c’est purement à cause de cette référence. Si Sarabella pense ce qu’elle dit, je n’ai aucun doute sur le fait que ça puisse être vrai. Après tout, c’était elle qui était dans la salle avec lui ce jour-là et pas mois. « Tu n’as pas eu le temps de lui demander sa taille en 7 minutes ? » Je demande cela comme si c’était une question essentielle auquel elle n’avait pas pensé alors que ce n’est pas du tout le cas, avant de me mettre à rire. « Tu te fais vraiment du mouron pour rien ! De toute façon, que tu t’inquiètes ou non, cela ne changera rien, donc vois vraiment cela comme une belle expérience. Et puis, l’amour c’est comme le vélo, dès qu’on remonte dessus, on reprend la main. » Je tente de la rassurer comme je peux alors que je suis persuadée qu’il n’y a aucune chance que son interlocuteur ne l’apprécie pas à sa juste valeur. Sinon, c’est qu’il est vraiment abruti et je me ferais une joie de le remettre à sa place si besoin. « Et si vraiment c’était une déception, tu sais à quelle porte venir frapper pour te consoler. » J’espère sérieusement ne pas avoir besoin d’en arriver là, non pas que je n’ai pas envie de consoler la belle, mais surtout que je n’ai pas envie qu’il y ait besoin de la consoler. Qui souhaiterait du malheur à ses amis ?

Puis, c’est à mon tour de raconter les dernières nouveautés et même si dans un premier temps, je suis persuadée de lui avoir déjà tout dit, je finis par déterrer quelques anecdotes plutôt croustillantes. Je sourire, presque gênée lorsque sara me dit que je mets la barre haute. Cette rencontre m’était tellement tombée dessus sans prévenir que ça n’était pas forcément un choix. Et puis, le métier qu’exerce le futur homme de ma vie, j’avoue que je m’en moque bien, même si j’avoue que j’aimerais éviter un homme de ménage ou ce genre de choses. Non pas que j’aurais honte mais bon… « Ah oui, j’avais même pas pensé à ça ! » Pourtant, être occupé l’un et l’autre, ce n’est pas forcément le meilleur point commun au monde, surtout lorsque cela signifie des disponibilités très limitées pour se voir. « Il m’appelle de temps en temps et on discute. J’ai toujours décroché jusqu’à maintenant si ça peut te rassurer. » Je rougis, pas très à l’aise à cette évocation. «  Il est prévu qu’on se revoit à son retour mais je ne sais pas vraiment quand c’est, et je ne sais pas si ce n’est pas une promesse en l’air. » Je me force à sourire. « On verra bien. J’essaye de ne pas trop y penser et en général, j’y parviens pas trop mal. » Faut dire qu’avec ce qui me tombe dessus, j’ai d’autres choses qui me passent par la tête. Je finis tout de même par sortir mon téléphone et en quelques coups de pouce, je suis sur facebook et je tends l’appareil vers Sarabella, affichant une photo de Dorian. « Il est pas mal quand même hein ? » Je me mets à sourire de plus belle cette fois. Je n’avais pas pris le temps d’aller revoir sa petite tête à Monsieur le politicien et c’est un plaisir pour les yeux, toujours.

Mais, nous sommes rapidement coupés par mon médecin qui arrive enfin. J’en aurais presque oublié le but de ma présence dans ces lieux. Mon sourire s’efface, laissant place à une inquiétude certaine qui m’envahit. « Mle Coldman. J’ai les résultats. Est-ce que vous voulez venir dans mon bureau. » Je hoche la tête, anxieuse et d’une voix très saccadée, je me retourne vers mon amie. « Est-ce que tu peux m’attendre s’il te plait ? » Je suis le médecin. Je n’ai pas préféré qu’elle m’accompagne, sans trop savoir pourquoi. Ca aurait peut-être été mieux d’ailleurs. C’est une dizaine de minutes plus tard que je sors du cabinet du médecin, livide, toute blanche et dès que je me rassois, les sanglots font place, n’arrivant plus à m’arrêter de pleurer. C’est dans un souffle, un peu plus tard que j’explique à Sarabella : « J’ai… un cancer… du sein… » Je n’en reviens pas moi-même. Nous n’avions pas vraiment d’antécédent dans notre famille… Mais en même temps, ma famille n’est pas ma famille biologique et j’ai tendance à trop l’oublier… « C’est soignable… Mais je vais devoir supporter de lourds traitements… et de la chimio… » Je n’ose même pas aborder l’ablation du sein en fonction de l’évolution de la maladie et de l’avancement de celle-ci. Je ne pense même pas aux cheveux qui vont tomber, à la tête que j’aurais, rien… C’est le dernier mot que le médecin a dit qui me reste sur l’estomac et qui le noue. « Je… J’ai… Ils ne savent pas… si je pourrais avoir des enfants un jour à cause des séquelles… » Je n’ai pas compris ce qui entrainaient cela, si c’est les médicaments, la chimio ou juste une conséquence du cancer. Je m’effondre et j’ai l’impression que je ne pourrais jamais me relever…

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Re: Sarabella & Aimee, le Sam 20 Mai - 7:01

HRP:
 


Pour moi, le sujet était clos en ce qui avait trait les sites de rencontres. Je n'avais pas besoin de vivre plusieurs mauvaises expériences pour savoir que ce n'était pas fait pour moi. Il y avait tant de façon de rencontrer, la première étant de sortir de chez soi, bien évidemment. C'était comme ça que cela se passait dans le temps de nos parents et grands-parents. Tu sortais avec le petit voisin d'à côté, ou avec le frère d'une copine ou avec l'ami du copain d'un autre pote. Voyez le gens. À cette époque aussi, les gens se pressaient moins dans leur relation et ça durait des dizaines et des dizaines maintenant. Aujourd'hui, nous vivions à une époques des relations Kleenex. Au moindre petit effort à faire, on jette, on passe au suivant. Un sujet en entraînant un autre, je ne pouvais définitivement pas passer à côté de ma soirée Speed Dating. J'avais hésité un moment avant de révéler le pseudo qu'avait utiliser l'homme avec qui j'allais avoir rendez-vous quelques jours plus tard. Ce qui avait créer mon hésitation, c'était la crainte que mon amie trouve ça un peu trop ringard, alors que moi j'avais trouvé ça plutôt mignon. Mais ça c'était avant qu'elle ne me mette sous le nez une chose à laquelle je n'aurais jamais pu songer. Aussitôt, mon sourire se dissipa et mon visage devint livide. C'était pas exactement ce que j'avais dis plus tôt? Que c'était trop beau pour être vrai... «Tu sais... moi et les séries...» Je ne voulais surtout rien faire paraître, mais les traits de mon visage me trahissaient pleinement. «T'es sérieuse?!» concluais-je, en passant mes mains dans mon visage. Je devais avoir l'air bien naïve là. Pourtant, quand je repensais aux sept minutes -c'était bien peu, mais tellement suffisant à la fois- passé à discuter, je n'avais pas eu l'impression que WaitforIt recherchais uniquement un plan de drague. Ce n'était pas comme s'il avait simplement acquiescé à ce que moi je lui répondais, à bien des reprises c'étaient les réponses qu'il me donnait, qui me faisait réaliser que nous avions beaucoup en commun. «Tu sais, ça ne veut rien dire. Le hasard, peut-être?» De toute façon, je finirais bien par en avoir le cœur net. Qu'importe, j'allais tout de même me présenter à se rencard. Comme on dit, qui vivra verra.

Je ne voulais surtout pas être le centre de l'attention. J'avais voulu changer les idées de Aimee et ça semblait bien fonctionner. J'appris rapidement qu'elle avait rencontré quelqu'un récemment. Toutefois, elle ne savait pas vraiment si elle allait le revoir, même si l'envie ne lui manquait pas. En tant que personnage politique, il était clair que ce jeune homme devait être bien occupé, mais ce n'était pas plus mal, considérant que mon amie aussi était pas mal prise par le boulot. «Tu sais, si vous venez à vous revoir, vous apprécierez d'avantage le moment en sachant que vos horaires sont plus ou moins flexibles.» Ils sauraient que l'autre à réellement de le voir et que ce n'est pas juste pour boucher un trou dans un horaire trop peu rempli. «Tu le reverras, il semble t'avoir bien tapé dans l'oeil. Et puisque tu me dis que Monsieur t'a appelé de lui même, c'est que tu ne laisses pas indifférent, forcément.» Pourquoi une personne s'entêterait à vouloir voir quelqu'un s'il n'a aucun intérêt? Il n'y avait aucune raison. Elle sortit alors son téléphone portable. Pendant quelques secondes, je me demandai ce qu'elle trafiquait exactement, mais quand Aimee me tendit l'appareil, je restai sans mot sur le moment. Purée, alors là, je n'avais jamais eu aucun doute que mon amie pouvait avoir n'importe quel homme, mais là on pouvait dire que la pêche avait été bonne. Au bout d'un moment, je me ressaisis, clignant des yeux à quelques reprises. «Tu parles! Il est CA-NON!! Mais comment-ça se fait qu'il ne soit jamais apparu avant ça?» Il était clair comme homme comme celui-là ne passait pas inaperçu aux yeux de la gente féminine. «J'ai toujours eu la certitude que t'avais bon goût, mais là, tu m'épates, je l'avoues.» Je n'étais pas jalouse et je n'étais pas non plus à plaindre. J'avais eu quelques conquêtes dans les dernières années, mais le problème était toujours le même. Je m'accrochais rapidement à la première image que projetaient les personnes et quand je découvrais les vraies facettes de ces gens, je me détachais aussi rapidement. En gros, depuis le décès d'Alanna, je n'avais pas réussi à retomber amoureuse, mais ce n'était pas car je n'en avais pas envie. Le moment n'était sûrement pas encore venu...

J'aurais aimé prolonger la discussion sur nos potentiels prétendants, mais bien vite, Aimee fut appelée par son médecin. En général, ça mettait des heures dans ce genre de situations... Même si j'espérais que tout aille bien pour la brunette, une partie de moi me disait que si cela avait été aussi rapide, c'était parce que quelque chose clochait. Je voulais chasser cette idée de mes pensées. Je lui avais dis que tout irait bien, qu'il n'y aurait pas de soucis. Je voulais que ma promesse soit vraie, que je n'aies pas mentit. Je savais que son destin n'était pas entre mes mains, pourtant j'aurais tout donné pour avoir mon mot à dire la dessus. Pendant de longues minutes -qui me semblèrent interminables- j'attendis que mon amie revienne vers moi. Quand je la vis enfin réapparaître, elle était si blanche que j'aurais pu croire me trouver face à un spectre. Je me levai de ma chaise aussitôt. «Aimee?» Je la regardais avancer doucement avant qu'elle ne se rassoit. Au départ, pas un son ne sortit de sa bouche, mais quand les sanglots l'envahirent, je me réinstallais à ses côtés avec le cœur lourd. Je ne savais pas ce qu'il se passait, j'étais dans le néant le plus total, mais le simple fait de savoir qu'Aimee n'allait pas bien, cela me mettait dans tous mes états. Je posai une main sur la sienne, je ne voulais surtout pas la forcer à parler de quoi que ce soit, mais j'avais besoin de comprendre. C'est alors qu'elle prononça quelques petits mots, des mots qui changeraient non seulement sa vie, mais la mienne aussi. Je n'étais que spectatrice, mais je détestais cela. Comment était-ce possible? Comment une jeune femme aussi pétillante et en santé que Aimee pouvait avoir le cancer? Tout se mélangeait dans ma tête. Une part de moi avait envie de pleurer avec la pâtissière, tandis qu'une autre part me disait que je devais rester forte pour mon amie. Que je ne pouvais pas me laisser aller alors que celle qui souffrait de la situation, c'était Aimee et non moi. Je ne pouvais pas m'empêcher d'être anéantie par la nouvelle. Même si on ne se connaissaient que depuis quelques mois, je ne pouvais pas imaginer ma vie sans ne plus jamais avoir de nouvelle d'Aimee. Je ne pouvais pas imaginer un monde sans revoir son sourire, sans entendre son rire ou ses vannes parfois pourries. Bon pas autant que les miennes, mais quand même. Elle était ce qui se rapprochait le plus d'une meilleure amie à mes yeux et le verdict était beaucoup trop lourd à porter. Heureusement, les medecins avaient découvert la maladie assez tôt et elle pourrait faire de la chimiothérapie, mais ce ne serait pas de tout repos. «Aim' Tu vas y arriver. Je vais pas te lâcher d'accord? On affrontera ça à deux. Je vais pas t'abandonner. Jamais. S'il te plait, me laisses pas tomber.» Cette fois, c'était de trop. Je laissais échappé un soupir avant d'éclater en sanglots. Je passai mes bras autour de la brunette et la serrai contre moi. Était-ce possible que tout cela ne soit qu'un mauvais rêve? Si le choc de la découverte d'une cancer était une chose, ce n'était pas tout. Le corps d'Aimee subiraient de larges conséquences et parmi l'une d'elle, il était fort probable qu'elle ne puisse jamais enfanter. Nous en avions parler toutes les deux, je savais qu'elle désirait ardemment un jour avoir sa propre famille.  Je pouvais la comprendre parfaitement. Que je passe ma vie avec un homme ou avec une femme, j'avais toujours su que je voulais avoir des enfants et savoir du jour au lendemain que ce rêve pourrait ne jamais se réaliser, j'en ferais probablement une grand dépression. Je caressais doucement les épaules de la brunette. «Tu vas... on va trouver une solution. Je sais à quel point c'est important pour toi. Crois-moi, je te jure on va trouver une solution.» Quitte à jouer les mères porteuses un jour... J'étais prête à tout. «Aim.... Promets-moi que tu vas te battre.» J'avais pris son visage mes mains, entre deux sanglots, la forçant à me regarder dans le blanc des yeux. «J'accepterai pas que tu partes sans te battre.»

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Re: Sarabella & Aimee, le Jeu 25 Mai - 12:01

Je hoche la tête, un brin amusé. C’est à la fois la réaction de Sarabella et le fait qu’elle n’ait pas fait le rapprochement qui me fait rire. Il faut dire qu’il n’y a que moi pour faire de tels rapprochements. La pauvre est déjà si inquiète quant à cette rencontre et il faut que j’en rajoute… Je suis une amie pas si terrible… « Oui bien sûr ! » Je tente de la rassurer pour rattraper le coup. « Comme tu l’as dit toi-même, ça peut évoquer beaucoup de choses cette expression. » J’espère simplement qu’elle ne se fera pas avoir par cet homme. Je ne voudrais pas qu’elle soit déçue, et cela me semble logique, mais d’un autre côté, il est primordial qu’elle tente l’expérience afin de ne pas passer à côté de quelque chose.

Et nous voilà à discuter du politicien. Je ne sais pas s’il aurait fallu que je garde tout cela secret. Peut-être ne souhaite-t-il pas que l’on connaisse les détails de sa vie ? Il doit bien être médiatisé alors je me dis qu’il ne doit plus être à cela près… Et puis, Sarabella est une personne de confiance qui n’ira pas raconter mes propos à tous les passants. Je hausse les épaules quand elle parle de nos horaires. Je n’en suis pas à imaginer le futur, ou en tout cas je me le refuse. « Oui, j’imagine ! » Je tente de rester optimiste, ce qui n’est pas évident pour une femme comme moi, surtout dans les circonstances actuelles. Je montre la photo à mon amie et sa réaction m’amuse. « Tu comprends mieux pourquoi il m’a tapé dans l’œil ? » Je souris tout en regardant la photographie. Impossible de chasser mes yeux de cette image délicieuse. Je finis tout de même par ranger l’appareil sans quoi je risque de ne plus prêter d’attention à mon amie. « J’exige une photo de ta conquête dès que possible aussi hein ! » Parce que même si WaitForIt est encore un inconnu, j’espère bien avoir la chance de voir quelle tête il a un jour !

Et puis, le médecin arrive. Il a les résultats, alors je le suis. Je vais enfin être fixé et mon cœur se serre. C’est avec les larmes aux yeux et avant de m’écrouler que je reviens vers mon amie. Le contact de mon amie devrait me réconforter mais il n’en est rien. La nouvelle est bien trop difficile à digérer pour qu’un simple contact suffise à me calmer. J’aimerais pouvoir lui sourire et lui dire que je m’en remettrais mais j’ai l’impression d’avoir touché le fond, que le monde v’a s’écrouler littéralement autour de moi. Je hoche la tête lorsqu’elle m’annonce qu’elle va pas me lacher. Je sais qu’elle sera un soutien imparable, tout comme le seront mes parents et mes plus proches amis. Je sais que je ne suis pas seule dans cette épreuve mais cela ne rend pas la chose plus simple pour autant. Je m’attendais à beaucoup de choses du fait de ces vertiges mais sûrement pas à ça. Et la voilà qui se met à pleurer aussi. On doit avoir l’air sacrément bête à pleurer l’une contre l’autre mais ce n’est pas pour cela qu’on se retient. On passe un long moment comme cela, en silence. Je ne saurais prononcer plus de mots d’ailleurs. Mais bientôt, je lui avoue pour les séquelles en termes de maternité. Elle sait à quel point le fait de devenir maman est primordial pour moi. Et puis, il arrive ce moment où je ne dois plus avoir une seule larme pour pleurer car je me calme progressivement. Je ne sais pas pour combien de temps mais je reprends mon souffle. Il faut que je me batte et que je commence ce combat dès maintenant. Personne ne gagnera contre moi ! « Oui. » Je prononce difficilement malgré tout. « Je ne vais pas laisser tomber. » Je ne partirais pas. Le médecin a été clair sur le fait qu’il y a 90% de chance pour que je guérisse, même si le parcours va être semé d’embuche et très long. C’est déjà une bonne chose dont je devrais me réjouir et pourtant il n’en est rien. Je préfère tout de même rassurer la blondinette. « Le médecin m’a confirmé que le cancer est guérissable. Il l’a découvert tôt. » Je tente un léger sourire forcé mais on voit bien que cela est compliqué.

« Est-ce que je pourrais te demander de me ramener s’il te plait ? » J’ai bien ma voiture sur le parking mais je ne suis pas du tout en état de conduire. Je demanderais à mes parents de venir la récupérer au pire… « Je crois que j’ai besoin de rentrer et de me reposer… » Les murs de l’hôpital ne sont plus vraiment si accueillants et déjà que je risque de devoir y passer une grande partie de mon temps désormais, je ne veux pas que ça commencé dès aujourd’hui. Et puis, je ne me sens pas si bien, même physiquement. Mes jambes sont lourdes et ont bien du mal à me porter. Si ma mère était présente, elle insisterait pour que je rentre en fauteuil roulant, même si elle sait pertinemment que je n’accepterais jamais. Je regarde mes mains. Elles tremblent. « Je pensais bien que j’avais quelque chose mais… pas ça… » C’est toute ma féminité qui est remise en jeu… J’avoue que j’ai une peur bleue en l’avenir.
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Re: Sarabella & Aimee, le Mar 6 Juin - 4:47


«Tu parles!» dis-je quand mon amie me demanda si je comprenais l'attirance qu'elle avait pour le jeune politicien. «J'espère simplement qu'il n'a pas que son physique qui soit avantageux.» je fis un mince sourire en coin. Je ne voulais pas qu'Aimee tombe sur un naze qui se servirait d'elle pour son image publique, par exemple. Que sa personnalité soit belle et ses intentions, de bon augure. L'habit de fait pas le moine, comme on dit et je ne voudrais que elle comme moi tombions sur de mauvaises surprises.  Mais j'ai bon espoir que tout ira pour le mieux, autant pour moi que pour Aimee. «Si j'arrive à avoir une photo, tu seras la première à voir.» dis-je dans un sourire sincère.

Quand le médecin appelle mon amie, je ressens au fond de moi que tout n'ira pas bien. J'ai voulu y croire jusqu'au bout, mais quand la voix du médecin parvint à mes oreilles, j'y perçoit un léger trémolo dans ses paroles qui me fait tilter. J'ai envie d'espérer encore, mais rapidement Aimee me rejoint et son expression faciale en fit long. J'ai alors la gorge qui se serre, je ne suis pas prête à entendre ce qu'elle va me dire. J'ai le temps de me faire plein de scénario dans la tête et ils sont aussi horrible les uns que les autres. Ma plus grande crainte étant que mon amie m'annonce qu'il est trop tard et qu'elle ne s'en sortira pas. Pourtant, quand Aimee me dit qu'elle a consulté à temps et qu'elle pourra faire de la chimio, je ne me sens pas rassurée pour autant. Une part de moi se dit que tout finira pas aller, mais une part me dire que tous les traitements qu'elle recevra, ce ne sera pas de tout repos. C'est sans me douter des conséquences qui viendront avec le reste. Cette fois c'en ait trop et je n'arrive plus a contenir les larmes que j'essayais de refouler pour apporter mon support à la brunette. Je m'en veux d'avoir éclaté, j'aurais du être plus forte que cela, mais ça a été incontrôlable. Heureusement, ça ne dure qu'un court moment avant que je ne reprenne mes esprits, quand elle me confirme une fois de plus que le cancer est guérissable. J'arrive alors à décrocher un petit sourire, juste parce que je sais que la pâtissière va se battre contre la maladie. Ce ne sera pas de tout repos, mais je serai là en tout temps pour lui apporter tout le soutient nécessaire.

Je pris une grande respiration avant que mes mains ne quittent les joues de Aimee pour regagner mes cuisses. «Oui, bien sûr, je vais te ramener.» Je regarde mon amie tenter de se relever de peine et de misère et j'interviens doucement, sans la brusque ou la forcer. «Tu veux que je t'aides?» Je ne penses pas qu'elle soit incapable de marcher sur ses jambes et je me doutes bien que si je lui proposes de la pousser en fauteuil roulant elle refusera. Cela dis, je ne la laisserai pas non plus se peter la figure si le poids de la nouvelle l'empêche de fonctionner normalement. «Je sais bien.» dis-je en prenant doucement le bras de la brunette, qui a le regard river vers ses mains tremblotantes. La vie peut parfois être une belle salope, songeais-je alors que nous nous mettons en marche pour rejoindre le parking de l'Hôpital.

Dans la voiture, j'allume la radio en laissant le volume bas. Au départ, le silence pèse entre Aimee et moi, mais après quelques minutes à rouler, je décide de briser le silence. «Dis-moi, c'est quoi ton plat favoris?» C'est une question qui peut paraître sans intérêt pour le moment, mais j'ai juste envie de faire diversion, que nos conversations ne soient pas dirigées simplement vers le cancer d'Aimee. C'est un sujet délicat et important, mais connaissant mon amie, elle n'acceptera pas qu'on l'a prenne en pitié ou qu'on s'attarde trop longtemps sur ce sujet loin d'être joyeux. Nous arrivons finalement devant le domicile de la jeune femme et je me stationne devant, sans défaire la ceinture de sécurité. Je n'arrête même pas le moteur et me contente de me retourner vers Aimee. «Tu préfères être seule?» Je ne voudrais surtout pas déranger, mais si elle me dit que ma présence la réconforte, alors il est évident que j'entrerai pour lui tenir compagnie. Autrement, je respecterai son choix de solitude et je rentrerai sagement chez moi.

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Re: Sarabella & Aimee, le Mar 13 Juin - 16:37

« Je peux au moins te dire qu’il en a dans la cervelle. » Je me mets doucement à rire. Nos conversations avaient été passionnées, de mon point de vue. C’est un beau parleur, comme tous les orateurs, mais il a ce charme qui fait que tout ce qu’il dit a tout de suite un sens plus poussé. Ou c’est juste l’effet qu’il me fait… Sans doute. Bref, cet homme il a tout pour plaire, à se demander pourquoi il est toujours célibataire d’ailleurs. C’est louche ? Peut-être. Peut-être pas. Faudrait que j’investigue davantage. Zara, ma nouvelle employée, elle est douée pour ça. Dès qu’il y a une énigme, elle résout tout… Mais moi, c’est pas mon fort de mener les enquêtes. Je préfère me laisser porter par la situation, par le futur et voir ce que celui-ci me réserve, quitte à prendre une grosse claque en pleine figure, comme ce qui arrive quelques minutes plus tard.

Puis un peu plus tard, légèrement calmée – mais pas trop quand même – je demande à mon amie de me ramener chez moi, ce qu’elle accepte immédiatement. Je sais que je peux compter sur elle. « Oui, s’il te plait. » Là, j’aurais pourtant préféré refuser et si ça avait été une autre personne, j’aurais insisté pour me débrouiller seule mais je dois me rendre à l’évidence : je suis bien trop chamboulée pour que mes jambes me portent correctement. Et puis, je n’ai pas assez de force. Elles sont fragilisées, affaiblies par les premiers traitements que je suis depuis quelques jours, sans doute inadaptée vu qu’on ne savait pas encore de quoi je souffrais. Elle me prend le bras et avec difficultés, nous rejoignons sa voiture. Je m’appuies sur mon amie, bien plus que ce que j’aurais aimé mais bon. C’est un soulagement presque complet lorsque je peux enfin m’affaler sur le siège passager, même si je dois m’aider de mes mains pour rentrer mes jambes pourtant si maigres dans la voiture. J’ai sans doute perdu trop de poids, déjà que j’étais bien mince… 3 kilos en moins et c’est la fin… Il faut dire que j’ai perdu tout appétit en ce moment.

Il faut croire que la jeune femme a lu dans mes pensées car elle me demande bientôt quel est mon plat favori. Je ne m’étais même pas rendu compte qu’on était déjà en route, plongée dans mes pensées. D’habitude, j’aurais usé d’humour, lui indiquant qu’il est inadmissible que ma meilleure amie ne connaisse pas mes gouts mais ce sera pour une autre fois. « Des lasagnes saumon épinards. » Oui, j’ai des goûts particuliers. N’importe qui aurait choisi steak frites, ou je ne sais quoi d’autre… Je reste silencieuse durant ce trajet, ce qui ne me ressemble vraiment pas. Je me battrais dès demain mais pour ce soir, je crois que je n’ai vraiment la force de rien.

Une fois arrivées devant chez moi, je réponds à la jeune femme. « Oui. » Cela me brise le cœur de me dire que je refuse qu’elle entre, mais elle comprendra sans doute. « Je vais aller me coucher. Demain sera un nouveau jour. » Et là, je me bénis presque d’avoir ma chambre qui est juste à côté de l’entrée. Avec difficulté, j’ouvre la porte de la voiture et me penche vers mon amie, lui faisant un gros bisou sur la joue. « Merci Sara. Je t’envoie un sms dès que je suis dans mon lit et un autre demain matin dès que je me lève. » Je lui souris, timidement, pas très prononcé. Je veux lui faire comprendre que ça va aller et qu’au besoin, je n’hésiterais pas à l’informer. Je réussis tant bien que mal à me diriger vers la porte d’entrée et une fois cette dernière ouverte, je me retourne et fais un signe de la main à la blonde. Je rejoins mon lit et m’endors aussitôt, bien qu’on ne soit que dans l’après-midi.

Sarabella & Aimee

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