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I know I’m dancing with the devil [Antonine]


Swann Eberhart
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● On lui offre un job en or à New York.
● Elle a tenté de se suicider mais Lily lui a sauvé la vie.
● Elle vit chez Fred depuis sa sortie de l'hôpital.
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● Elle danse à nouveau.
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I know I’m dancing with the devil [Antonine], le Dim 12 Fév - 16:29


Je n’avais en théorie rien à faire au conservatoire. Du moins, je n’avais pas vraiment de raisons d’y mettre les pieds aussi souvent que je le faisais, puisque je n’étais ni élève ni professeur. Je prenais plaisir à rejoindre Lily, ma meilleure amie mais depuis que j’avais croisé la route d’un mystérieux pianiste dont je ne connaissais pas encore l’identité, j’avais une raison de plus de venir me perdre dans les couloirs du bâtiment. Souvent je m’aidais des notes de piano qui envahissaient les lieux pour retrouver le pianiste. On discutait alors musique et je filais rejoindre Lily.

Aujourd’hui, pas de notes de musique du côté de la salle où se trouvait en général le mélomane. Lily en avait encore pour un petit moment. Je m’étais quand même installée dans la salle, bien triste sans mélodie pour la remplir. J’osais appuyer sur quelques touches du piano mais c’est bien tout ce que je savais faire. Je déposais mes affaires dans un coin avant d’explorer la salle de répétition. En approchant de la chaine qui servait surement à diffuser de la musique quand aucun pianiste n’était là pour jouer pour les ballerines, je découvrais la pile de disque posée à côté. Dire que petite, j’avais dansé ici. Je n’aurais jamais imaginé que je reviendrais un jour. Pas de cette manière. Pas après avoir tout perdu.

J’avais glissé un CD dans le lecteur et j’étais restée immobile alors que les premières notes se faisaient entendre.  Je balayais la salle du regard, jetais un coup d’œil à travers la porte. Le couloir semblait désert. Et puis il y eut mon reflet. Je n’avais jamais fait attention jusque-là à ces miroirs qui me renvoyait mon image. Ces miroirs qui étaient devenus des instruments de torture. Source d’illusions et d’hallucination. Pourtant cette fois je n’y voyais que moi. Je tentais un pas chassé et me figeais sur place. Moins de grâce qu’autrefois. Moins d’équilibre aussi. Pourtant j’avais envie de recommencer, de tenter d’autres pas. J’avais envie d’aller trop vite et pourtant au lieu de m’en empêcher je me jetais à l’eau.

Ce n’était pas parfait, c’était frustrant. J’oubliais le risque que quelqu’un me surprenne pour recommencer à esquisser quelques pas. Puis d’autres. Dans ma tête, la technique était toujours là, mais mon corps me donnait l’impression de ne pas faire ce que je voulais exactement. Je tentais même une pirouette mais je perdais l’équilibre et me retrouvais à terre. Je sentais la colère bouillonner en moi. Cette peur de l’échec, cette haine en même temps qui me donnait envie d’hurler. Je me contentais de serrer les dents tout en étouffant ma respiration teintée de colère.

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Re: I know I’m dancing with the devil [Antonine], le Ven 17 Fév - 4:22

Antonine esquisse un pas de danse dans la rue qui remonte jusqu’au conservatoire de la ville. Elle est heureuse, elle ne saurait dire pourquoi, juste que ça la fait danser, elle qui danse comme un éléphant et que pour une fois, elle s’en fiche. D’abord, personne n’a prouvé que les éléphants ne savent pas danser. Ce n’est pas parce que personne n’a vu d’éléphant danser que forcément, cela fait preuve. Absence de preuve ne signifie pas absence de réalité. Absence de preuve signifie juste absence de preuve. Non mais. Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, elle a câliné le Baron Chat avant de partir. Le Baron Chat n’a rien dit, il a juste ronronné puis s’est échappé dès qu’il s’est aperçu que sa gamelle avait été remplie comme par enchantement durant son sommeil de félin. Sans s’en rendre compte, Nine a apporté un soin tout particulier à sa tenue, ne pestant pas pour une fois sur les tenues à code couleur de sa grand-mère, censé lui faciliter la tâche, à elle et à son non-sens de la mode. Là, le choix n’a jamais été aussi dur et elle se demande bien pourquoi. Elle a d’abord choisi une robe un peu courte avant de se souvenir, bah, que le conservatoire, c’est du sérieux et que donc il faut être sérieux, plus qu’à la fac. Elle a rangé la robe par une tenue plus sage, un pantalon proche du corps taille haute couleur framboise, un chemisier cintré crème avec un nœud auquel s’ajoute un gilet bleu marine orné d’un badge à l’effigie de nymphalie, seule concession à sa passion geek. Elle a coiffé ses cheveux, accroché à ses oreilles une paire de boucle fantaisies ornée de clés de sol. Elle s’est observé, s’est considérée bien. Pas besoin de maquillage, de toute façon, elle ne se maquille que pour aller en boite et ça, ça, il n’est pas censé le savoir. Elle a ensuite enfilé une paire de bottine à petit talon, a réuni ses affaires dans un sac en bandoulière et tout ce qu’elle devait à Logan dans un tote bag bleu turquoise orné d’une tête de chat. Les CDs, c’est bon, oui parce qu’il n’y a que Logan pour encore prêter des CDs, comme les vieux. Elle y a ajouté le devis pour les pièces de l’ordinateur qu’elle lui fabrique et de quoi grignoter ensemble, histoire de payer son gymnopédie personnel. Il en a toujours pas, de l’entendre réclamer encore et toujours le même morceau. Le premier Gymnopédie. D’ailleurs, elle ne se souvient plus du compositeur. Ça lui reviendra.

Elle passe la porte du conservatoire un peu plus tard, se glisse au milieu d’étudiant pour que personne ne lui pose de question avant de s’engager au pif dans un couloir. Elle sort son portable. Deux heures d’avances. Elle grogne. Elle aurait dû danser plus dans la rue et s’offrir un chocolat liégeois. Faire un détour par la librairie et le magasin de jeu vidéo. Bref, faire du Nine au lieu d’être sérieuse. Elle a du temps, beaucoup de temps et elle n’a jamais su ne rien faire. S’assoir, rêvasser, se mettre en pause sont des mots et des faits absents de son vocabulaire et de son art de vivre. Doucement, elle remonte jusqu’à la salle du piano pour y déposer son petit sac. Sauf que la salle est occupée. Il y a de la musique. Mais ce ‘n’est pas le piano de Logan. Ça peut être un tout autre piano mais ce n’est pas son piano, pas sa musique. Mais la Musique l’attire, comme un papillon de nuit à une lampe. Musique. Art qu’elle ne comprend pas et qui aiguise sa curiosité. A l’intérieur, il y a une femme qui danse. Nine s’assoit en tailleur doucement, faisant face au mur de miroir, esquissant une grimace comme à chaque fois qu’il y a une glace. La femme danse, comme dans les films. Nine ferme les yeux, cherche le temps de la musique, ça, Logan lui a appris et elle a compris parce que c’était tout à fait régulier et logique. Elle l’attrape, tapote sur sa cuisse de l’index avant de les rouvrir. A ce moment, la femme s’écroule. Nine reste un instant figée avant de se lever souplement et d’aller rejoindre la femme, approchant sa main avec hésitation comme si elle était de porcelaine, d’abord pour signaler sa présence, ensuite pour l’aider.

« C’était très joli. »


Un silence … puis …

« Ça se danse, Gymnopédie ? Le premier, il ne faut pas que je confonde. Parce qu’il y en a trois, vous savez. Mais moi, c’est le premier »


Un éclair de pensée lui traverse l’esprit, version petit ange qui l’enguirlande. Avec le visage de grand-mère. Ce n’est pas par ça qu’elle était censée commencer.

« Vous ne vous êtes pas fait mal ? Il faut mettre de la glace là où on a mal. »


Hochant la tête, très sûre de son coup.
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Re: I know I’m dancing with the devil [Antonine], le Ven 17 Fév - 19:49


Paume sur le parquet, je tentais de maîtriser ma respiration. Ce n’était pas grave. Ce n’était qu’une chute. La première depuis longtemps et sans doute pas la dernière si je persévérais à vouloir danser à nouveau. Si je tombais, cela prouvait que j’avais d’abord été debout et c’était une idée à laquelle je devais me raccrocher. Il y a des mois de ça, j’étais clouée dans un fauteuil. Une pirouette ratée c’était au final une victoire. J’étais en train de me raisonner quand une main apparue dans mon champ de vision. J’avais sursauté sous l’effet de la surprise et à son premier commentaire, je comprenais qu’elle devait avoir été là depuis un moment.

Elle évoquait Gymnopedie et j’en oubliais de me relever. J’avais déjà entendu parler de l’œuvre de Satie, ici-même mais la personne qui l’avait évoquée n’avait rien à voir avec la demoiselle plantée à mes côtés. « Comme une impression de déjà-vu » avais-je murmuré pour moi, entre amusement et questionnement. La coïncidence me laissait perplexe, assez pour laisser passer de longues secondes avant de répondre à l’étrange jeune femme. « Je n’ai jamais dansé dessus, mais ce serait possible. Oui… » Et je trouvais même l’idée intéressante mais avant de pouvoir réaliser une vraie chorégraphie sur ce morceau, il me faudrait du temps et beaucoup d’entraînement. Je finissais par me redresser alors que mon esprit se baladait encre un peu du côté des Gymnopédies. Si je croisais Le Pianiste aujourd’hui ou bientôt, je lui demanderais sans doute de me les rejouer.

Je frottais mon pantalon par réflexe alors que la jolie brunette s’inquiétait enfin de mon état. Je l’observais avec un petit sourire, amusée de rencontrer quelqu’un d’aussi lunaire et aérien. Rien dans mes mots n’avait de consonances négatives. Loin de là. « Non ça va… Plus de peur que de mal. » Plus de frustrations surtout et de déception que de douleurs. « Mais c’est gentil de vous en inquiéter. » Je lui adressais un petit sourire avant de glisser jusqu’à la chaîne pour interrompre la musique. Je n’aimais pas appuyer sur stop au milieu d’un morceau. Je trouvais ça trop brutal. J’avais ce petit « toc » de baisser la musique comme si elle mourrait d’elle-même avant de stopper la machine.

Ce n’est qu’en me retournant vers la demoiselle que je réalisais qu’elle était peut-être là pour la salle. « Je suis désolée si je vous ai volé l’endroit. Comme c’était vide, je me suis laissée un peu emportée. » Je ne faisais même plus parti du conservatoire et ça me donnait l’impression d’être entrée par effraction. « Mais je vous laisse la place ! »

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Re: I know I’m dancing with the devil [Antonine], le Ven 17 Fév - 20:24

Antonine penche la tête, elle a l’air d’être un petit oiseau comme cela, un petit oiseau qui est sortie pour la première fois du nid, de sa zone de confort et qui est curieux sur tout ce qui ne fait pas partie de son monde. Elle s’inquiète un peu pour la dame. « La dame. » Parce qu’elle lui semble à la fois jeune et âgée. Comme une poupée de porcelaine datée. Celles qu’on trouve dans les brocantes par exemple. Quelque chose comme ça. Alors, la porcelaine, ça casse facilement, surtout si ça rate ses pirouettes. Nine fronce les sourcils, répète phonétiquement le mot « déjà-vu ». Pris tel quel du français, elle a tendance, comme tous les mots qui ne sont pas bien anglais avec les bonnes sonorités, à les prononcer à la russe avec un fort accent. Normal, ce sont les mots qui font plus partie du vocabulaire d’Ermolai plus que d’Olivia. On n’aime pas les gallicismes dans l’armée. Bon par contre, elle a sa réponse. Dans les milles et unes utilisation du Gymnopédie, premier du nom, la danse en fait partie. Du coup, deuxième question.

« Comment ça se danse du coup ? D’ailleurs, comment on note la danse ? Je veux dire, par exemple, en musique, y’a les portées, là, avec le faux système binaire et le faux système ternaire qui sont pas vraiment des bases comme il faut parce qu’on ne compte pas le zéro, c’est tout emmêler. »


Elle fait des signes avec sa main au-dessus de sa tête pour mimer l’embrouillement, très contrariée par la question visiblement. Quelques incompréhensions encore dans l’enseignement des bases des solfèges encore, le professeur a, on peut le dire, encore un peu de travail pour traduire ça pour la jeune femme.

La dame dit que ça va, elle stoppe la musique du poste. Dommage, pense tout fort Nine. Cette musique était bien. Moins bien que le Gymnopédie mais bien quand même. Elle parle de laisser la salle alors Antonine fronce encore ses sourcils sous ses airs de feu follet.

« Je ne suis pas musicienne. Pas danseuse. La dernière fois que j’ai faite du sport, j’ai fini à l’infirmerie. A cause de la trajectoire du ballon. Elle était étrange. La trajectoire. Donc le ballon aussi. Il n’avait pas la trajectoire parabolique de d’habitude, un ballon, ça a toujours une trajectoire parabolique, contrairement à la balle d’un fusil. Du coup, la fonction de calcul ne marchait pas. Mais le prof ne m’a pas cru. J’ai dû avoir D cette fois ci je crois. Mais je ne présentais pas sport aux examens alors ce n’était pas grave. Moi je suis là pour le Gymnopédie. J’ai des CDs à rendre et une commande d’ordinateur à honorer. Ma spécialité, ce sont les algorithmes en mathématique. Ils sont chouettes. Vraiment. »


Alors Nine se relève et va remettre la musique. Sa grand-mère dit qu’il ne faut jamais s’arrêter après être tombé pour ne jamais se laisser aller au découragement. Toujours, toujours. Il faut persévérer, toujours. Et papa était d’accord. D’ailleurs, c’est le seul point sur lequel ils sont d’accord tous les deux. Le seul qu’elle connait.

« Faut pas s’arrêter sur un échec. Faut recommencer. Allez-y madame ! »
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Re: I know I’m dancing with the devil [Antonine], le Sam 18 Fév - 0:21

J’avais l’impression d’être en face d’une enfant. Vous savez, quand vous avez répondu à une première question et que votre réponse en appelle d’autres, encore et encore. Eh bien avec la demoiselle en face de moi, j’ai l’impression d’être face à une petite fille qui ne manque pas de question. Je réfléchis, songe au morceau que je fais jouer dans ma tête. « Eh bien, j’irai sans doute plutôt du côté de la danse contemporaine mais la danse classique pourrait quand même convenir. » Je n’ya vais jamais vraiment pensé. Je n’avais jamais vraiment dansé sur Gymnopédie à part peut-être quand j’étais toute jeune, pendant les cours, pour travailler encore et encore les pas. « Quant à la notation… Tout le monde ne s’en sert pas… On crée une chorégraphie, un enchaînement de pas, de positions, d’attitudes ou encore de mouvement. Certains prennent le temps de les noter. En utilisant un code par exemple pour chaque élément, des symboles qui correspondent à chacun d’eux… Mais la plupart du temps, le chorégraphe va montrer les pas, le danseur les répètera jusqu’à les connaître par cœur. Ce n’est pas vraiment comme la musique, les traces écrites existent peu. Cela donne un côté éphémère aux ballets et autres pièces... » c’était étrange de parler de tout ça et en même temps naturel. Comme si je venais d’être baignée à nouveau dans la danse d’une façon douce et que je m’y sentais à nouveau comme un poisson dans l’eau.

Quiproquo. Elle n’est pas là pour la salle. Ni danseuse, ni musicienne dit-elle. J’ai du mal à comprendre ce qu’elle fait là mais après tout, on pourrait me poser la question aussi. Je l’écoute me parler de sport, de ballon et de trajectoire. Elle me perd un peu dans son monologue qu’elle déroule à vive allure. Je m’accroche à ses mots et dès que j’ai l’impression de suivre cette histoire de sport elle repart de plus belle, en sens inverse, évoque à nouveau Gymnopédie et à nouveau je trouve la coïncidence étrange. Elle parle de CDs, d’ordinateur, son tote bag s’agite sous ses gestes. Je le trouve amusant avec sa tête de matou dessus. Le temps d’être distraite par le sac, voilà que la brunette parle de mathématique. J’ai du mal à faire le lien entre tout ce qu’elle vient de me débiter mais je l’observe avec un peu d’amusement. Comme quand on se perd à contempler quelque chose qu’on ne comprend pas vraiment mais qu’on trouve fascinant et plein de légèreté. A sauter du coq à l’âne de cette façon, elle me donne l’impression de faire des bons, des saltos et de s’envoler. Virevoltant d’un sujet à un autre. Ça donne le tournis mais ça intrigue aussi.

Je n’ai pas le temps de réagir, de lui demander pour le Gymnopédie qu’elle se lève et remet la musique en route. Je me retrouve seule au milieu du parquet et d’un seul coup je me sens mise sou pression. « Non… Non ça va… Je recommencerai plus tard… Une autre fois. » J’avais déjà du mal à danser quand j’étais seule. Aujourd’hui était d’ailleurs ma première réelle tentative. J’avais donc encore plus de difficulté à le faire, observée et scruté par un petit oiseau curieux et si plein d’énergie. Je me retrouve immobile au milieu du parquet, incapable de me mettre en mouvement malgré la musique.

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Re: I know I’m dancing with the devil [Antonine], le Dim 26 Fév - 7:36

La dame est patiente, la dame prend le temps de répondre à toutes ses questions. Ça, c’est plutôt rare. Nine a plus l’habitude de se faire envoyer paitre. Alors elle conclut qu’elle parle à une passionnée. Quelqu’un qui aime vraiment ça. C’est rare de croiser ce type de personne alors la demoiselle en profite, elle a déjà mille et une question qui trotte dans sa tête, plus ou moins proche du sujet d’origine, hein, on parle d’Antonine et garder son attention est toujours une tâche ardue. Il y en a bien un présentement qui y arrive à peu près mais force est de constater qu’il fait toujours parti des grands absents. Chaque idée abordée amène son lot de rebondissements d’esprit, de passerelles et de raccourcis. Si on ne peut pas noter , comment fait-on pour se souvenir même si la fonction première de l’écriture est la notification et la quantification d’un bien pour souvenir des années précédentes .Et si les chorégraphies n’étaient pas figées , comment faisait on pour se souvenir de vieilles, vieilles chorégraphies ? Et puis, c’est triste d’oublier, surtout des choses qu’on peut être amené à réutiliser par la suite. Ca mouline, vraiment beaucoup là-haut. Ça se mélange aux chiffres, ça lui brule les lèvres mais si elle parle maintenant, elle risque de sortir un baragouin qui lui sera étranger, même pour elle, encodeuse du message et ce serait vraiment embêtant. D’autant plus que la dame ne semble pas pressée de partir alors bon, autant prendre son temps pour continuer la conversation. Surtout qu’elle ne semble pas vouloir redanser tout de suite. Il y a la réaction qu’Antonine ne comprend pas, c’est tout juste si elle ne l’a pas remarqué alors que pourtant elle saute au visage de tout autre personne. Ce refus de danser est cependant étrange, elle semble aimer ça pourtant.

Nine penche encore sa tête d’un côté puis de l’autre, se mordant la lèvre inférieur. Si la femme ne danse pas, alors la salle est occupée d’une manière inutile puisque ni l’une ni l’autre ne sait visiblement jouer du piano. Et ça, ça embête Antonine, elle n’a pas été élevé comme ça, bien au contraire. Alors elle se lève, ferme les yeux. Logan dit qu’il faut chercher le rythme d’une musique alors elle cherche. Elle finit par trouver après une bonne minute. Le trouver, c’est une chose. Maintenant, il faut le suivre. Mais le ridicule n’a jamais tué. Alors Nine s’y met, s’appuie sur le balancement de la musique, se déplace en tournant sur elle-même, trébuche souvent, s’équilibre à l’aide de ses bras, elle ressemble plus à une funambule qu’une danseuse. Brusquement, elle s’arrête, fixe Swann de ses grands yeux, avec un immense sourire jusqu’aux oreilles.


« C’était très mauvais. Heureusement qu’on ne peut pas le noter. Mais une salle de musique qui ne s’utilise pas comme une salle de musique, je trouve ça triste. »

Elle attrape les mains de Swann, décidément, Nine a un truc avec les mains des gens dont elle apprécie la compagnie.

« Du coup, si on danse plus, on fait quoi ? Et vous faites quoi dans la vie, si vous ne voulez plus danser ? Chorégraphe ? Professeur ? Pour créer de l’éphémère. Il faut des créateurs d’éphémère, c’est important pour que le monde continue de tourner normalement, je trouve. »


Son estomac grogne, encore, ça la fait rire , elle garde un œil sur la porte, sait-on jamais.
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Re: I know I’m dancing with the devil [Antonine], le Dim 26 Fév - 12:58


J’observais la jeune femme sans trop savoir sur quel pied danser. Quelle ironie. J’avais remarqué que mon attitude avait eu l’air de la laisser perplexe mais je n’avais pas eu envie de me justifier plus que ça. Pendant une bonne minute je l’avais observé sans bouger. Elle avait fermé les yeux et semblait presque se fondre dans la musique. Elle s’était ensuite mise en mouvement et j’avais eu l’impression de voir une petite fée en train de jouer les funambules. C’était joli, maladroit et imprécis aussi mais pure et donc touchant. Je l’observais en enviant un peu sa capacité à se lancer sans peur du ridicule ou du faux pas. Son côté perfectionniste était revenu en même temps qu’elle avait retrouvé ses jambes et si pendant sa rééducation, cela l’avait boosté, pour reprendre la danse, c’était devenu une barrière. La petite fée s’était mise à me regarder avec un sourire auquel il était difficile de ne pas répondre. « Non. Non ce n’était pas mauvais… Mauvais est un mot trop fort... C'était maladroit mais léger. » et j’étais sincère en disant ça. Je l’avais trouvé légère malgré ses déséquilibres et puis une fée qui déambule et trébuche, ce n'est absolument pas mauvais.

Ses mains avaient attrapé les miennes avant qu’elle ne se lance dans une pluie de question que je m’empressais d’essayer de mémoriser pour en oublier aucune. Son esprit était vif, presque trop pour qu’on arrive à le suivre du premier coup. Elle avait ri et j’avais eu l’impression à cet instant qu’elle avait bousculé tous les petits bouts de coton gris dans lesquels je me cachais et qui formaient un nuage sombre autour de moi. Une fée de lumière, voilà ce qu’était la jeune femme devant moi. « Je ne sais pas… ce qu’on fait quand on ne danse plus. » C’était bien là mon problème depuis des mois, je ne savais pas quoi faire de ce nouveau départ. J’avais songé à la chorégraphie mais comme à chaque fois qu’on s’approchait de la danse, j’avais fait marche arrière. « Créateur d’éphémère, c’est joli… » La jolie brune me bousculait sans même s’en rendre compte et m’avait laissé silencieuse quelques secondes peut être un peu trop longues.

« On doit utiliser la salle alors ? » Je m’assurais d’avoir repris la logique de la brunette. Logique qui me forçait à aller à contre-courant de ce que j’avais décidé quelques minutes plus tôt : ne plus danser pour aujourd’hui. « Je ne peux pas être chorégraphe ou professeur si je n’ai pas d’élève… » Je faisais mine de balayer la salle du regard avant de le reposer sur la petite fée avec un sourire. « Mais on peut créer de l’éphémère à deux. Si tu le veux. » ça n’engageait à rien d’esquisser quelques pas et de les apprendre à la demoiselle si elle en avait envie.

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Re: I know I’m dancing with the devil [Antonine], le Dim 26 Fév - 20:12

Débat de vocabulaire, de définition sur le sens du mot mauvais. Pour Nine et son univers souvent bien binaire, ce qui n’est pas bon est forcément mauvais, il n’y a pas d’entre deux. Elle a toujours réfléchis comme ça et elle ne croit pas que ce soit une question d’éducation, plus une question de formatage d’esprit. Quand on vient d’une science dure qui ne connait que peu de nuance et qui n’admet en général qu’une seule réponse , tempérer un propos est toujours un peu compliqué. C’est soit feu, soit glace, pas eau, à la fois chaude et froide. Elle ne comprend pas, Nine, la raison de cette nuance. Ses sourcils sont suffisamment expressifs pour le montrer. Et puis, maladroit, ce n’est pas quand on casse des choses qui échappent des mains ? Quand on tombe en trébuchant sur quelque chose qu’on n’avait pas vu ? Et puis, il y a créateur d’éphémère. C’est son mot, à elle, avec lequel elle peut définir beaucoup de métier qui lui semble un peu étranger. Il y a beaucoup de créateurs d’éphémère dans le monde et ce sont tous ces petits éphémères qui font avancer le monde, dans une parfaite addition.

Antonine joue avec les mains de Swann, semble intégré ses paroles, les assimiler pour comprendre ce qu’on lui demande. Elle grimace un peu à l’évocation d’elle, élève danseuse. La dernière fois qu’elle a fait du sport, comme elle l’a mentionné précédemment, ça n’a pas très bien fini. Une vague histoire de ballon, de trajectoire, de cocard due au ballon susmentionné, d’infirmière scolaire pas très compétente, de père poule qui avait câliné sa princesse jusqu’à manquer de l’étrangler et de mère militaire qui avait menacé de descendre le professeur de sport assassin responsable et l’infirmière pas faite pour le job visiblement et qui avait espéré n’avoir à distribuer dans ce petit lycée tranquille de base militaire que des préservatif et des conseils bateaux. La famille Matveïev dans toute la splendeur de son excès.

Mais là, c’est de la danse, ça n’inclus aucun ballon, aucun contact avec l’autre danseur à son niveau, elle ne risque rien de plus qu’une chute ou une tête qui tourne, tout du moins, c’est ce qu’elle imagine. Et puis on doit utiliser la salle pour danser, c’est impératif. Elles ne vont pas pianoter sans but et sans savoir de toute façon. Alors la gamine hoche vigoureusement. Elle va changer la musique, fouillant dans son sac pour en sortir son smartphone et son câble d’alimentation. Elle le connecte au poste, fouille son application de musique pour choisir Cheap Thrills, parce qu’il est hors de questions qu’elle démonte le preux et pur Gymnopédie avec ses pas de danse d’éléphant. Quoi que ça serait insulter le peuple pachyderme que de l’identifier à elle. Nine retire aussi ses chaussures, préférant être pied nue sur le parquet lisse, pour plus de confort. Dans la même optique, elle retire son gilet et ouvre les premiers boutons de son chemisier, regrettant de ne pas avoir prévu une tenue plus ample.

Antonine revient vers Swann, imitant le salut militaire pour la dérision Son sourire est éclatant.

« Je suis prête, prof chorégraphe. On danse sur ça parce que ça nous correspond bien dans le peu de moyen mais ça ne nous empêche de nous amuser. »
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Re: I know I’m dancing with the devil [Antonine], le Dim 26 Fév - 20:42


Comme chaque réaction de Nine, je m’attendais à tout. La brunette pouvait aussi bien refuser qu’accepter ma proposition mais en la voyant hocher la tête, j’affichais un grand sourire. Je la laissais tout organiser, du choix de la musique à sa façon de se mettre à l’aise. J’ignorais totalement ce que cela donnerait, j’avais encore l’impression d’être gauche avec mes jambes alors apprendre à quelqu’un quelques pas était déjà un challenge. C’est comme si mon corps et ma tête avaient été dissociés trop longtemps et qu’il leur fallait du temps pour se mettre en adéquation. Dans mon esprit les pas étaient précis, exacts mais quand je me mettais en mouvement ce n’était qu’imprécision et hésitation.

La jolie petite fée était revenue et à son salut militaire j’avais à nouveau souris. Elle avait choisi un morceau qui ne nous mettrait pas la pression, à elle, comme à moi et j’avais apprécié. Sia et son utilisation de la danse contemporaine avec Maddie Ziegler était le choix idéal pour s’amuser. « C’est parfait… Mais appelle moi Swann plutôt que prof. » parce que je n’en avais pas l’étoffe. J’avais pris mon courage à deux mains pour faire à nouveau face à la glace. Je n’aimais toujours pas mon reflet, je n’aimais toujours pas ces surfaces qui me renvoyaient une image que j’avais toujours peur de voir se dédoubler. Au lieu de poser mon regard sur ma silhouette c’est sur celle de Nine que je le posais. Soudain je ressentais une pression qui n’avait pourtant pas lieu d’être mais que j’étais incapable de maîtriser. J’avais envie de m’excuser d’avance pour la catastrophe annoncée. Toujours cette fichue pression que je me mettais. « D’accord… Euh… Je vais essayer des choses et tu peux essayer de faire pareil. » J’attendais une confirmation dans le reflet du miroir et après avoir profondément inspiré en fermant les yeux je me jetais à l’eau.
J’avais mis de côté les pas de classique pour essayer de me laisser aller à la liberté du contemporain, un tout petit peu moins exigeant que le classique et ses positions. Tout était question de relâchement et d’émotion. Je me hasardais à quelques bas que Nine tentait de suivre. La première lecture du morceau donna des bouts de chorégraphie pas très aboutis. J’avais froncé les sourcils, contrariée mais l’enthousiasme de Nine avait le don de faire partir un peu du poids que je me mettais bêtement sur les épaules.
A la seconde tentative, j’avais commencé à me dérider, à retrouver certains automatismes. Tout n’était pas parfait, loin de là, mais je commençais à m’en moquer. C’était un grand pas en avant. A la fin de la deuxième lecture j’avais couru mettre pause. Je n’avais pas envie de tout créer sans que Nine ait son mot à dire. « Comment tu le danserais toi, ce morceau… On s’en fiche pour le moment de savoir si c’est joli ou pas… On va tenter l’inverse… Tu fais ce que tu veux et je te suis. » Parce que je savais qu’il en sortirait surement des choses à rajouter à notre chorégraphie éphémère. Et en remettant la musique en route, j’avais souris. C’était bel et bien confirmé, Nine était une fée avec des pouvoirs magiques.

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Re: I know I’m dancing with the devil [Antonine], le Mar 28 Fév - 23:06

Les nuages cessaient de s’amonceler de Swann, nuage qu’Antonine n’avait pas vu. Elle était toujours comme ça, interlocuteur triste ou pas triste en face, peu importe. Son interlocutrice avait donné son prénom, Swann, ironique pour une danseuse de musique classique. Swann, c’est le cygne et le lac des cygnes est surement l’un des ballets le plus célèbre de l’histoire de la musique, connu par des incultes même comme elle. Nine ne se dépare de son grand sourire. Il y avait elles. Il y avait leurs reflets. C’était comme un quadrige, une danse à quatre. Et c’était Swann qui menait ce quadrige, demandant à Nine de suivre, Nine qui hoche vigoureusement la tête, prête à suivre le plus symétriquement possible les gestes de la danseuse professionnelle. Ou Ex-professionnelle. Les gestes de l’élèves ne sont pas parfaitement en rythme parce qu’elle ne sait pas anticiper ceux du professeur, ses pointes deviennent des demi pointes sur ses pieds nus, ses angles brisés de danse contemporaine un peu moins brisé que le modèle parce que pas assez souple. Elle avait trébuché plusieurs fois mais s’était toujours rattrapé, aussi légère qu’un feu follet. C’était amusant de danser finalement, très amusant même. Et même pour quelqu’un comme Nine qui était plutôt maladroite pour tout ce qui concerne le sport. Elle en rit, s’en amuse, monte plus haut, agrandi ses gestes à la fin de la première fois. La seconde fois est plus facile à suivre, maintenant qu’elle sait à quoi s’attendre. Et puis la musique est assez répétitive.


Puis Swann lui demanda son avis, Nine se désigne d’abord incrédule. Elle, chorégraphe ? Elle ferme les yeux, réfléchis. Avant d’utiliser les paroles comme fil conducteur de ses pas surement tout sauf conventionnel .Elle ne démarre vraiment qu’au premier refrain. Un premier pas de balancier, des bras qui s’envole entre danse classique et danse moderne, avec un visage expressif au possible. Elle tourne, virevolte un peu pataude, trouve une base, ses pieds appuient les phrases du refrain, elle tourne encore, elle aime tourner, elle finit par arrêter et se laisser tomber sur les fesses à la toute fin de la chanson, secouant vigoureusement la tête pour retrouver les pieds sur terre. Elle rit, cependant, elle s’est bien amusée, elle se couche sur le parquet et fixe le plafond, levant un peu les jambes. Le problème, c’est qu’elle a déjà des crampes. Ça, c’est de la faute à son peu de sport. Elle pari que Baron aurait le même type de crampe si jamais il lui venait, un jour, l’envie de chasser. Et encore, il risquerait d’avoir peur de la souris ou du moineau plus qu’autre chose, instinct chasseur quand tu nous tiens.

« C’est quand même dur d’être danseuse. Ça fait mal aux jambes, presque qu’autant que de porter des talons. Ça doit être la crampe du débutant. En mathématique, c’est plutôt des crampes au cerveau qu’on attrape au début. Mais c’était amusant. Vraiment amusant. Et vous dansez bien, très bien, faut arrêter de se dévaloriser comme ça. Vous serez une super bonne prof, vous avez vu ce que vous êtes arrivée à faire de moi alors que je n’avais jamais fait de danse. Ça s’apprend être prof ? Parce que faudrait vraiment que vous fassiez ça. Comme ça, je serais votre première élève et mon père arrêtera de pleurer ses racines russes artistiques qui n’ont pas passé la génération. »
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Re: I know I’m dancing with the devil [Antonine], le Mar 28 Fév - 23:43


Ce n’était pas un vrai cours. C’était une façon de s’amuser. Si au départ je n’étais pas convaincue de l’exercice pour ne pas dire que j’étais presque tétanisée, à la fin de chaque morceau, je remerciais les lutins où je ne sais qui d’avoir fait entrer Nine dans la pièce. Elle avait l’air de s’amuser et c’est ce qui comptait pour moi. Elle avait réussi à me suivre un peu plus lors de notre seconde tentative. Je m’étais parfois mélangée dans les pas mais ça n’avait donné lieu qu’à des rires et je n’avais même pas pesté contre moi intérieurement.
A la troisième écoute de la chanson, c’est Nine qui avait les commandes. Je m’étais mise à la suivre comme je le pouvais, avec ce léger temps de retard normal quand on suit une chorégraphie jamais dansée auparavant. Les rires étaient revenus, le plaisir de danser aussi. En la voyant assise sur le parquet, tout sourire, je ne pouvais qu’arborer le même sourire. Je finissais par m’asseoir à côté d’elle, l’observant s’allonger et j’en faisais autant. Au moins le plafond n’avait pas de miroir pour me renvoyer un reflet que je craignais un peu trop.

« Je suis sûre qu’on peut trouver un lien entre les mathématiques et la danse, autre que les crampes… »  Je me promettais d’y réfléchir ou de faire quelques recherches. Ça pourrait être drôle de les montrer à… à la brunette dont je ne connaissais toujours pas le prénom. Tout comme Logan rencontré ici la première fois et qui ne me l’avait pas donné. J’allais finir par appeler cette salle, « la salle des prénoms cachés ».
Je ne m’étais pas dévalorisée, du moins pas verbalement et je me retrouvais surprise par la remarque de Nine. Je tournais la tête vers elle alors qu’elle continuait à débiter ses phrases sur un rythme effréné qui n’appartenait qu’à elle. Je la laissais faire avant de reprendre la parole. « C’est gentil… Mais je ne sais pas… » C’était décidément une phrase très à la mode chez moi. « Je cherche ma voie, je ne suis pas certaine de l’avoir trouvée… Mais je vais garder en tête notre moment de création éphémère. »  J’avais haussé les épaules avant de reposer mon regard sur le plafond. Je repensais à ce qu’avait dit la demoiselle. « Tu étudies les mathématiques ? » Je la soupçonnais d’être étudiante parce qu’elle me faisait l’effet d’être assez jeune. C’était sans doute cliché mais tant pis. « Je n’ai jamais rien compris aux mathématiques… » C’était même catastrophique quand j’étais à l’école. Si je n’avais pas eu la danse, j’aurais sans doute fait des études littéraires car les sciences et moi n’étions pas trop amis.  

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Re: I know I’m dancing with the devil [Antonine], le Lun 13 Mar - 2:19

La route de l'Université au Conservatoire se fait seule. Ses pieds, habitués du chemin, se déplacent en harmonie avec le tempo de la Ville. Il n'a pas besoin d'y réfléchir aussi se laisse-t-il aller au plaisir innocent de la rêverie, écoutant les bruits urbains autant pour éviter une quelconque voiture que pour y trouver la musique du jour. L'Impressionnisme, c'est ça, capturer un moment, le retranscrire par petites touches en un tableau étrange dont l'image générale n'est jamais évidente et pourtant toujours présente. Il n'y a rien d'abstrait là dedans, pas de recherche de limites, non, l'Impressionnisme, c'est la science de l'illusion, savoir occuper le vide avec du plein, se servir des défauts des sens humains pour les aiguiser au lieu de les souffrir en silence. Il marche longtemps, parce que ce n'est pas tout prêt mais qu'il déteste les transports en commun. Ce n'est pas grave, il a du temps et l'air de février a quelque chose de léger, comme un matin de printemps.

Il passe la porte du conservatoire un peu plus tard, se glisse au milieu des étudiants. Personne ne lui pose de questions, il est un habitué des lieux à présent et c'est tout juste si on ne lui tend pas la clef de sa salle préférée. De fait, c'est probablement parce qu'elle n'est jamais fermée.

Ce jour, pas de silence dans son antre. Il l'entend tout de suite, avec toutes ses imperfections de musique pré-enregistrée et traitée en studio. La qualité du jeu du musicien est bonne – ce n'est pas le problème – mais les effets en impression tuent toute la beauté d'une interprétation live. Il ne dit rien, il n'a rien à dire, lui-même, pour avoir enregistré, est familier avec les dilemmes que cela engendre. Alors, doucement, il pousse la porte et passe la tête pour voir qui occupe la salle et s'ils ne seraient pas intéressé par une vraie musique nécessairement plus souple qu'un disque. Rien. Il baisse les yeux sur le parquet, distinguant deux formes allongées. Doucement, il pousse un peu plus la porte qui grince un peu et regarde pour de vrai. Antonine et Swann. Swann et Antonine. Deux antithèses, deux opposés, deux incompatibles qui se retrouvent étrangement dans sa pièce, lutins échappés des cordes venus le narguer. Il entre totalement, toujours surpris, posant son sac sur le sol.

« Il n'y a qu'Antonine pour comprendre quelque chose aux mathématiques, Swann. »

Dans sa voix, il y a un sourire qui ne se voit pas sur son visage, de la tendresse, de la surprise aussi, quelque chose comme de l'admiration au fond. Il fait un clin d'oeil à la jeune femme dont il parle et un signe de tête à la danseuse à laquelle il s'adresse, ajoutant au mélange un soupçon de complicité avec cette dernière. Lui non plus n'avait jamais vraiment aimé les chiffres. Il en voyait l'utilité. Il avait toujours été bon élève. Et cela s'était arrêté là.

« Et sinon, l'une de ces dames voudrait-elle de la vraie musique ? »
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Re: I know I’m dancing with the devil [Antonine], le Jeu 20 Avr - 2:26

Antonine sourit, c’est agréable de discuter avec Swann. Faudrait vraiment qu’elles échangent une présentation d’usage. Si Nine n’oublie pas. Elle serait capable de quitter la salle après un semblant de câlin amical. Nine continue son espèce de gymnastique à crampes, avant de se redresser, avec un éclair dans les yeux, un éclair d’inspiration. Elle a parlé de math, de musique, de danse.

« Les mathématiques, on en met partout, c’est juste bien, bien planqué. On en fait aussi sans le savoir. Y’en a qui en font même de la musique en déterminant par formule algorithmique la note suivante. Sauf que ça le fait genre, pas des masses harmonique dans les sons. De la musique sérielle, elle a appelé ça, le type qui essaie de me faire mon éducation musicale. En échange, je lui construis un ordinateur, c’est moins cher comme ça qu’un ordinateur du marché. Et comme c’est moi qui monte et qui place les éléments, je peux calculer le meilleur endroit pour placer les pièces. Comme ça, adieu obsolescence programmée. La seule unité centrale que je n’ai pas monté et que j’aime bien, c’est Igor. Mais j’ai du la rendre, déjà, le professeur de progra informatique est une espèce de psychorigide quand on touche à ses ordis. Du coup, l’ouvrir pour voir comment il est construit, j’oublie. Et je ne sais pas qui l’a monté. Ça me fait tourner le cerveau. »


Elle mime avec de grands yeux et ses mains, un peu clown, drôlesse.

« Mon truc à moi, c’est la programmation en mathématique. Ce n’est pas exactement la même chose que la programmation informatique même si c’est lié, merci Ada Lovelace. Ça s’appelle l’algorithmique, en vrai, pour les maths. Personne ne connait. »


Elle penche la tête, Nine quand Swann dit ne jamais rien avoir compris au mathématique, elle fait la moue. Ça c’est tabou, personne n’a jamais rien compris au math, on a toujours compris la base de la base. Après, c’est une question de cerveau et de pédagogie. Et puis, à défaut de se répéter, les mathématiques, y’en a partout alors il arrive qu’on en fasse sans le savoir. Elle s’apprête à répondre lorsque qu’une voix masculine répond à Swann. Nine gronde un peu, se retourne en tournant sur ses fesses, se levant élégamment pour prendre les mains du nouvel arrivant, posant son menton sur son torse comme une enfant, avant de commencer à danser ne lâchant pas ses mains à ses côtés.


« Toi les chiffres, tu les prostitues alors t’as rien à dire. Rien à dire. Du tout. T’es en retard. Même si on n’avait pas rendez-vous, t’es en retard. C’est tout. C’est à cause de ton GPS. Je suis sûr que c’est de sa faute et de son SIG mal programmé. Système d’information géographique. T’as fait la mise à jour ? Et puis, tu sais quoi, joue Gymnopédie. Le premier. C’est toujours bien et y’a pas que moi qui peut en profiter. Swann un peu aussi. Tu t’appelles Swann, Swann ? C’est joli. Ça vient d’un roman français, je crois. Je ne suis pas sûre. Je suis nulle en littérature. En musique aussi. Mais la musique ça va. Alors que la littérature, ça me file des frissons et de l’urticaire. Swann, ça sonne bien en anglais. Si tu le traduis en russe, par contre, c’est moins joli. Joue Gymnopédie, Logan, hein ? J’ai tes CDs. Et ton devis. »
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Re: I know I’m dancing with the devil [Antonine], le Ven 21 Avr - 23:04

Je l’écoute me parler de mathématiques. Peut-être que si les profs à l’école avaient eu autant de passion que Nine, ils auraient réussi à m’embarquer avec eux. Peut-être que j’aurais compris la musique des mathématiques ainsi. Elle me parlait d’une musique créée par algorithme si j’ai bien suivi mais je ne parviens même pas à imaginer à quoi cela pourrait ressembler. Il faudrait que je me renseigne, que je tente d’écouter à l’occasion. Elle me parlait d’un type qui lui apprenait la musique et qui lui avait parlé de cette musique sérielle. Avec Nine, il fallait faire de la prise de note en temps réel pour parvenir à la suivre mais ça ne me dérangeait pas vraiment. J’aimais son côté vif et insaisissable. Et des mathématiques mêlées à la musique elle était passé à un ordinateur qu’elle fabriquait elle-même. J’avais du mal à suivre mais quand elle parlait d’un « professeur de progra informatique » qui avait râlé au sujet d’un ordinateur, l’histoire m’avait paru drôlement familière. Fred’ avait râlé sur une histoire d’unité centrale qui avait disparu avant de se réjouir de l’avoir récupéré quelques temps plus tard. Si c’était bien ce que je pensais, le monde était petit.

Sans même avoir le temps de répliquer, elle reprenait la parole, évoquant une certaine Ada Lovelace. « Je t’avoue que j’ai suivi et retenu tout ce que tu m’as dit mais cela reste très flou pour moi… » Je sens bien que je l’ai contrariée en disant que je n’ai jamais rien compris aux maths. Bien sûr que je connaissais les additions, soustractions et que j’avais même d’autres souvenirs mais je n’aimais pas ça. Ça n’était pas assez concret pour moi et comme ma mère se fichait de mes notes de maths tant que j’excellais en danse, personne n’avait vraiment pris le temps d’essayer de me faire aimer les maths et de les rendre plus clairs pour mon esprit. Mais avant que Nine se lance à nouveau dans un discours qui aurait été aussi chaotique bien que logique que les précédents, c’est une voix familière qui se faisait entendre. Je me redressais alors que Nine était déjà campée sur ses deux jambes, partie à la rencontre du Pianiste qui venait de faire son entrée. En croisant son regard, j’avais souris, retrouvant notre complicité comme à chaque fois que l’on s’était vu lors du dernier mois.

J’avais observé Nine virevolter autour de Logan et j’avais souris en l’observant fidèle à elle même. Une petite fée sautillant et dansant avec légèreté. Il y avait dans la nouvelle tirade de la demoiselle un fourmillement d’idées qui s’entremêlait. Transpirait une certaine complicité entre eux et beaucoup d’attachement. L’espace d’un instant, je me demandais de quel nature était leur lien. Bien évidemment, les pièces du puzzles se mettaient en place. Celui qui faisait l’éducation musicale d’Antonine était Logan. En échange, elle lui avait fabriqué un ordinateur. Même sans Fred dans le tableau, le monde était petit.
Ils avaient des habitudes ensemble, elle avait noté son retard. Et d’un coup je m’étais retrouvée mêlée à la conversation, mon prénom avait fait l’objet d’un commentaire ce qui m’avait donné l’impulsion pour me relever. Elle avait évoqué la littérature et j’avais compris l’allusion aux romans de Proust même si mon prénom ne venait pas vraiment de là. Son orthographe peut-être, mais ma mère n’était pas du genre à dévorer Proust. J’avais alors tenté de balbutier quelques mots entre deux interventions de la jolie brune « En réalité, ça vient du « Swan Lake » de Tchaïkovsky… Ma mère avait une obsession pour le lac des cygnes » Obsession dont j’avais hérité mais dieu merci c’était loin tout ça. Pas assez néanmoins, pour que je ne prenne pas la peine de tourner le dos aux miroirs qui bordaient la salle de répétition. Ce reflet que je n’aimais pas et qui m’effrayait tellement, je le fuyais.
Nine avait réclamé « Gymnopédie » et une fois de plus je faisais le lien avec l’amie que Logan avait évoqué lors de notre rencontre. Chaque protagoniste avait maintenant un visage et les histoires prenaient tout leur sens. Je n’avais rien à redire au choix de la demoiselle puisqu’elle aimait particulièrement ce morceau. J’avais haussé les épaules légèrement, signe d’approbation.

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Re: I know I’m dancing with the devil [Antonine], le Ven 28 Avr - 22:32

 Elle attrape ses mains. Il ne sait pas d'où vient cette fascination qu'elle a pour elles, les touchant à chaque fois qu'elle le peut sauf lorsqu'elles sont sur un clavier. Il les lui abandonne cette fois encore. Il a renoncé à tenter de comprendre. On n'a pas besoin de disséquer un arc-en-ciel pour en savourer la beauté. Dansant doucement avec Antonine, le menton de la demoiselle sur son torse, il regarde Swann, posée et tranquille. Arc-en-Ciel et Crépuscule. Il ne manque que la Pluie et il décide que ce sera son rôle dans cette pièce à trois qu'ils dessinent sur le parquet de la salle de danse. Doucement, il sourit aux reproches et embrasse le front qui s'offre à lui.

« Je te laisserais regarder le GPS de mon téléphone, si tu le veux, Nine. Comme ça, tu me diras si son SIG est à jour. Tu me connais. Tu sais que je suis toujours un peu trop à l'Ouest. Pour le reste... » il prend l'air légèrement plus sévère mais toujours dans un doux amusement, comme un rôle. Celui de la pluie qui coule et lave et rafraîchit, glissant sur les carreaux mal lavés d'une salle de classe embrumée d'ennui. « Il serait probablement plus poli de demander à Swann ce qu'elle voudrait écouter, tu ne penses pas ? Danser sur Gymnopédie requiert plus de deux personnes, c'est une œuvre qui ne peut être rendue que par les mouvements lents de tout un tableau. Tu l'entends dans les accords. Ce sont des pas, mais des pas lents. Ce sont les pas de tout un peuple. Pas les sauts d'une seule ballerine. Et puis je te joue Gymnopedie à chaque fois. Satie a écrit d'autres jolies choses tu sais ? »

Impossible de répondre à l'accusation de retard puisqu'ils n'avaient pas rendez-vous et que la logique de la jeune femme est très personnelle. Quant aux histoires de CD et de devis, ils mettraient trop la ballerine de côté. Il fait un sourire d'excuse à la danseuse qui ne s'est pas rapprochée. Il sait que le feu-follet ne le fait pas exprès. Elle dit ce qui lui vient en tête avec la spontanéité d'une enfant de cinq ans et l'intelligence d'un ingénieur de 43. Mais cela ne doit pas être forcément facile à suivre pour la danseuse, moins extravertie. Il aimerait l'attirer dans leur cercle et pourtant la bulle d'Antonine n'est pas extensible et il n'arrive pas à se résoudre à la repousser. Doucement cependant, il arrête de valser et fait un signe de main à la jeune femme pour lui proposer de les rejoindre. Il y a de fortes chances pour que cela la fasse s'éloigner à nouveau et il le sait mais il veut tenter toute de même de partager le tableau avec elle, de l'intégrer dans ce qui sera peut-être un trio.

« Qu'est ce que tu en penses, Swann ? Qu'est ce que tu aimerais que je vous joue ce soir qui ne soit ni Gymnopédie, ni le Lac des Cygnes, ni le Carnaval des animaux ? »

Il aimerait trouver un morceau qui les dépeigne tous les trois, avec leurs lumières et leurs ombres mais il doute de le trouver. C'est vraiment spécifique. Et pourtant, il se sent bien. Seul avec deux des personnes qu'il aime le plus à Austin et qui discutaient mathématiques au milieu d'une salle de danse. Un trésor derrière une porte capitonnée.

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Re: I know I’m dancing with the devil [Antonine], le Ven 12 Mai - 22:01

Antonine fait la moue. Elle fait la moue parce que Swann, en russe, c’est vraiment, vraiment moche. C’est pleins de consomme qui trébuche. Elle préfère l’explication de l’origine liée au personnage de Proust, Charles Swann. Cela fait partie du peu de culture inculqué par son père, que ce livre fait beaucoup rire. Parce que c’est un livre écrit par un français de la fin du XIXème siècle , que ce texte est possiblement un monument de leur littérature mais que les plus grosses communauté d’étude de Proust sont … aux Etats Unis. Il n’y a bien qu’Ermolai pour trouver drôle et rire de ce genre de chose. Grace à ça, sa fille, peu féru de littérature, sait qui est Swann et peut parfois, inconsciemment, faire illusion. Nine joue avec les mains de l’homme, encore, massant ses phalanges parce qu’il va bientôt jouer. Swann s’emble s’être effacée d’un coup, elle est devenue silencieuse et c’est presque triste. Nine n’a pas conscience de son envahissement progressif de l’espace de conversation. Elle n’était plus que devenue une spectatrice de ce qui se passait devant elle.

Logan reprend la parole, il dit qu’il lui prêtera son téléphone pour qu’elle vérifie. Il ne faut pas plus que Nine commence à lui faire les poches à la recherche du précieux objet, sans gêne, le sortant avec un sifflement de victoire, le déverrouillant on ne sait comment, récupérant les codes d’accès au wifi du conservatoire avec la même facilité déconcertante, tirant sa langue contre sa lèvre, concentrée. Si bien qu’elle ne l’écoute à moitié quand il lui refuse Gymnopédie. Dans le cas contraire, il aurait un caprice de petite fille mécontente qu’on lui refuse sa madeleine musical. Mais Antonine est monomaniaque. Et tout ce qui l’intéresse, c’est ce fichu SIG du téléphone portable de Logan et la surcouche qui bouffe les capacités qui pourraient être allouées à une meilleure mise à jour en temps réel des informations de l’application de guidage. Donc mission une, virer la surcouche sans tout péter dans le téléphone. Elle retourne s’assoir en tailleur à côté de Swann. La proposition de faire choisir cette dernière est accueillie par un « mh mh » désintéressé, signe qu’elle n’a pas plus écouté son grand laïus sur les autres compositions de Satie, sur le fait qu’il faut peut-être penser à changer de disque …

« C’est bon je l’ai ! Cette saleté de surcouche, c’est ce qui embête la localisation de ton téléphone. La surcouche, c’est quelque chose que les fabricants de téléphonie ajoutent en plus des systèmes d’exploitation Android de base et ça bouffe un peu de rame. Je pense que c’est ça. Je tente de la virer. Ce n’est pas trop compliqué juste un peu long. Pourquoi tu ne joues pas gymnopédie ? Swann ne veut pas ? Moi je ne connais pas de musique qui se danse après. Y’avait de la musique qui se danse dans ce que tu m’as prêté ? Peut-être. Je n’ai pas trouvé. Et puis danser sans musique, c’est bizarre. Qu’est ce qui donne le rythme alors ? Le rythme, j’ai compris ce que c’est. Swann, dit lui quelque chose, il faut qu’il joue. Parce qu’après, il déprime et c’est pas bon. Faut lui trouver un truc à jouer. »
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● On lui offre un job en or à New York.
● Elle a tenté de se suicider mais Lily lui a sauvé la vie.
● Elle vit chez Fred depuis sa sortie de l'hôpital.
● Elle est heureuse que Barth reste aux USA.
● Elle cherche un nouvel appartement, une nouvelle maison.
● Elle danse à nouveau.
● Elle crée son association et sa compagnie de danse.





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Re: I know I’m dancing with the devil [Antonine], le Ven 12 Mai - 22:26


Comme la passionnée que Nine était, elle s’était dépêchée de faire les poches de Logan pour en sortir son téléphone. Je l’observais siffler sa victoire avant de se mettre à pianoter avec frénésie sur l’appareil. Et tandis que son attention était happée par le SIG ou je ne sais quoi, Logan semblait parler dans le vent. Mon nom se retrouvait associée à sa remarque et je me sentais mal à l’aise. Je n’avais pas envie de perturber leur duo. Je n’avais pas envie de changer leurs habitudes. Je n’avais pas envie de danser non plus. Mais Nine n’écoute même pas, elle pianote, concentrée. Elle répond vaguement et je ne suis même pas sûre qu’elle sache à quoi elle répond. Quoique. Avec Nine, tout était possible.

Pendant tout ce temps j’étais restée à distance, debout à présent mais loin de leur duo. Il y avait un lien entre eux, assez fort. N’importe qui aurait pu le deviner en entrant dans la salle et cela ne lui aurait pris que quelques secondes pour ça. Je n’étais pas à l’aise, c’était un duo, pas un trio. Même invitée par Logan d’un geste de la main pour les rejoindre, je préférais ne pas m’approcher, esquissant à peine un pas vers l’avant, juste pour la forme. On me demandait de choisir et je ne savais pas quoi choisir. J’aurais dû trouver quelque chose à dire mais je n’avais pas de morceaux en tête.

Nine s’activait sur le téléphone, elle s’était à nouveau assise par terre, près de moi et je me retrouvais un peu coincée entre elle assise et Logan debout. Entre elle perdue dans sa bulle électronique et Logan qui me demandait de lui donner un titre de morceau à jouer. Je n’aimais pas ce genre de ballet à trois. Je n’aimais que les solos ou les duos.
Et puis la jolie demoiselle repris la parole, je n’avais plus besoin de me casser la tête. Elle parlait électronique, j’aurais pu entendre Fred dans ses mots quand il discutait avec l’un de ses collègues. Comme je l’avais deviné, Nine n’avait pas vraiment écouté les propos de Logan et je me sentais mal à l’aise quand elle pensait que je ne voulais pas que le pianiste lui joue Gymnopédie. J’avais tenté de riposter, mais le débit de parole de la brunette m’en avait empêchée. A deux j’arrivais à suivre le rythme de Nine, à trois, pour le cygne sauvage que j’étais, c’était trop compliqué. Et voilà qu’elle me remettait à nouveau sur les épaules le rôle de celle qui devait décider de la musique.

« Jardin sous la pluie ? » J’avais haussé les épaules, pas vraiment certaine que ce soit un bon choix. D'ailleurs je changeais d'avis. « Je n’ai pas envie de danser de toute façon, tu peux jouer Gymnopédie, ça ne me dérange vraiment pas. De toute façon je ne vais pas tarder. » Il était de retour le Cygne qui déploie ses ailes pour s’enfuir. Je m’étais éloignée pour aller ramasser mes affaires, jetant un coup d’œil à ma montre. En relevant la tête j’avais croisé mon reflet dans le miroir et j’avais comme une boule au ventre. La pièce me donnait l’impression d’être devenue trop étroite d’un coup. Je détournais le regard pour le poser alternativement sur Logan et Antonine. Je n’étais pas douée pour les trios.

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I love making you believe What you get is what you see. But I'm so fake happy. I feel so fake happy. And I bet everybody here Is just as insincere. We're all so fake happy. And I know fake happy. I been doing a good job of makin' 'em think I'm quite alright But I hope I don't blink. You see its easy when I'm stomping on a beat But no one sees me when I crawl back underneath.

I know I’m dancing with the devil [Antonine]

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