Partagez| .

Le Héros, la Survivante et le Fantôme : Scène Finale


Anabella Blake
ADMIN ∎ ✒︎ Des livres et moi...
avatar
Inscrit le : 26/10/2015
Messages : 505
Avatar : Rachel McAdams
Crédits : Avatar: Hallows - Gifs : Mcadamsdaily (Tumblr)
Date de naissance : 28/05/1985
Mes rps :

DISPONIBLE

Vietman ❥ Leah
Retrouvailles ❥ Ethan
Révélations ❥ Leo
Jalousie ❥ Jacky
Allo Allo! ❥ Oskar

Bloc notes :
EN CE MOMENT :
● Elle est amoureuse de Jacky
● Elle a tué l'assassin de sa famille
● Elle ne sait plus où elle en est
● Elle part en mission humanitaire avec Leah
● Elle a coupé ses cheveux
● Elle a des idées pour sa nouvelle librairie mais n'y pense plus vraiment



Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light. #Leobella



Mon p'tit trophée:
 


Afficher

DERRIÈRE L'ECRAN
• PSEUDO: Mag'
• ÂGE : 28
• BLOC NOTE :


Le Héros, la Survivante et le Fantôme : Scène Finale, le Lun 30 Jan - 22:06


Dans la peau de Lily Wetherhold

Jacky… Jacky je l’adorais. Je ne le lui montrais pas tout le temps parce qu’on était un peu fait de la même façon lui et moi. On ne montrait pas facilement nos sentiments, on ne les exprimait pas vraiment spontanément, même si Jacky me battait toujours sur un point : sa capacité à se montrer bavard.
Bavard et maladroit. Comment faisait-il pour l’être autant ? Il y a des jours où il ne se passait presque rien heureusement, mais il y avait aussi des jours où Jacky semblait encore plus à l’ouest que d’habitude. Ce jour-là il avait fait fort. J’ignorais les évènements de la nuit qui avait précédé cette journée, sans doute aurais-je compris ce qui lui arrivait. Mais j’allais en avoir bientôt un aperçu.
Au moment de la pause déjeuner, j’étais allée nous chercher de quoi manger et nous avions décidé de rester à nos bureaux puisqu’il n’y avait plus que nous à l’étage. Les autres étaient sur le terrain ou sortis manger à l’extérieur. Je secouais ma boîte à salade pour répartir la sauce au moment où Jacky prenait la parole. « J'ai une question à te poser, mais je ne suis pas concerné. Admettons qu'un homme embrasse une femme mais que ce ne soit pas le bon moment, d'après toi, si cette dernière repousse ce baiser mais genre au dernier moment est-ce que c'est parce que c'était pas le bon moment ? » Je m’étais arrêtée en plein élan, observant longuement Jacky. Je savais me montrer délicate parfois et j’avais décidé de jouer le jeu pour lui répondre même si je n’avais aucun doute sur le fait que l’homme en question et Jacky ne faisaient qu’un. « Je dirai que si la demoiselle ne l’a pas repoussé tout de suite, c’est que c’était peut-être pas le bon moment… » mais je n’avais pas pu m’empêcher de rajouter. « Surtout s’ils ont l’habitude de passer beaucoup de temps ensemble et que ça les a rapprochés. » Jacky ne parlait jamais d’Anabella mais il l’avait fait avec Elizabeth et Elizabeth m’en avait un peu parlé. Du moins, elle m’avait confié ce qu’elle savait et même si c’était peu, il était évident que cette fille avait une certaine importance pour Jacky. Sans parler du jour de mon arrivée quand Garisson l’avait taquiné en évoquant la blonde. « Je dirais que ça vaut la peine que le type s’accroche, qu’il laisse quand même passer un peu de temps avant de parler à la demoiselle… Mais que ça vaut peut-être la peine d’y croire. » Je n’étais pas dans la tête de cette mystérieuse blonde mais je doutais que Jacky se soit emballé pour rien. Il était peut-être maladroit avec les témoins, les suspects, ses collègues et à peu près tous ceux qui l’entouraient – je t’aime Jacky, je dis ça avec beaucoup d’affection - mais il savait en général décrypter les gens. Qu’il se soit trompé à ce point me laissait perplexe. « En tout cas je souhaite bonne chance à ce type… J’espère que ça finira bien. » Et j’avais adressé un sourire à Jacky avant de changer de sujet pour qu’il ne se sente pas mal à l’aise.

Dans la peau d'Anabella Blake

Je m’étais endormie au petit matin, fatiguée de lutter contre le sommeil qui pesait lourd sur mes paupières et qui faisait picoter mes yeux rougis d’avoir trop pleuré. Au réveil la réalité m’avait percutée de plein fouet. Ma tête me faisait souffrir, rappel douloureux de la présence du Fantôme qui s’était introduit chez moi. Très vite pourtant, c’est le visage de Jacky qui avait pris la place de celle du monstre du passé. Le baiser. La tasse brisée en mille morceaux. Et ses pas dans l’entrée avant qu’il ne s’en aille. J’aurais préféré réaliser que ça n’avait été qu’un cauchemar, qu’un mauvais rêve… J’aurais vraiment préféré.
J’avais menti à John les jours suivant. J’avais prétexté une chute en voulant changer une ampoule pour expliquer ma blessure à la tête. Je ne sais pas s’il m’avait crue, mais j’avais tout fait pour. Je n’avais pas eu envie de l’inquiéter en lui parlant du Fantôme. Si je l’avais fait, j’aurais dû parler de Jacky qui m’avait sauvé la vie, de ce qu’il avait fait pour moi avant ça, et je n’aurais pas pu regarder John en face en lui parlant d’un homme que j’avais embrassé. J’aurais été obligée de le lui avouer mais j’étais trop lâche pour ça.

J’avais passé les jours suivants dans un flou sentimental total. J’avais trouvé refuge au cimetière en prenant soin d’y aller le lundi pour ne pas croiser Jacky là-bas le mardi, jour il rendait visite à sa maman. J’avais apporté un gros bouquet de rose rouge que j’avais déposé sur la tombe de Lise et d’Henri, les yeux humides de larmes qui ne s’étaient pas mises à couler tout de suite. J’avais commencé à parler, toute seule au milieu de ce cimetière désert et chaque petit coup de vent un peu plus présent me donnait l’impression que le couple me répondait. « J’ai fait n’importe quoi… J’ai fait de la peine à Jacky. J’ai trahis John. Je ne dors plus, je ne mange plus, j’ai peur. Peur de moi. Peur de ce monstre. Si seulement vous étiez là… Je me sens tellement seule… » Les larmes avaient commencé à couler et j’avais déversé mes mots et mes maux et je m’étais sentie un peu plus légère après. Les yeux gonflés, le cœur toujours en miette mais plus légère. En repartant, j’avais retiré une rose du bouquet pour la déposer en passant sur la tombe de la maman de Jacky. Comme si je pouvais m’excuser auprès d’elle d’avoir blessé son fils. « C’est quelqu’un de bien votre fils… Vous devez être fière… » Et j’avais repris mon chemin à travers la pelouse avant de quitter le cimetière.  

Dans la peau de Lily Wetherhold

Quelques jours s’étaient écoulés, une dizaine depuis notre fameuse conversation sur la dite Anabella. Je me demandais si Jacky était retourné la voir et même si ma curiosité en avait très envie, je n’avais rien demandé au policier. Ça ne me regardait pas tant que ça et s’il avait eu envie d’en parler, il en aurait eu dix mille fois l’occasion.
Il avait sans doute autre chose en tête de toute façon. En effet, quelques jours plus tôt, le capitaine avait fait une remarque à Jacky au sujet de l’utilisation de la voiture de police pendant son temps libre. Jacky avait répondu. Mais attention, pas comme d’habitude. Il s’était montré un poil insolent, comme je le faisais d’habitude, comme si je lui avais soufflé la réplique et le ton à adopter. Je n’avais pas pu m’empêcher de lui lancer un regard surpris et d’afficher un sourire, heureuse qu’il se rebelle enfin un petit peu. Mais hier, mes soupçons avaient été confirmés quand Mary m’avait interpellée pour me donner un dossier. « J’ai fait ce que j’ai pu, mais je pense que ça vous aidera déjà. » Je n’avais pas eu le temps de demander plus d’informations qu’elle était déjà repartie. En arrivant à mon bureau, c’est Hans cette fois que je croisais et qui semblait attendre Jacky, en tournant en rond. Il avait l’air soulagé de me voir et me tendait lui aussi un dossier. Décidément, c’était la journée. J’allais lui demander des explications mais en voyant son hésitation quand il commençait à douter que je sois au courant du contenu de ce dossier, j’avais fait semblant de me souvenir pour qu’il ne s’enfuit pas avec les papiers. Et cela avait marché. J’avais jeté un regard à l’intérieur des deux chemises. Ça parlait de caméra. Hans lui avait apporté quelques infos et de la documentation là-dessus. Quand à Mary elle s’était penchée sur l’aspect technique. Cela parlait de périmètre d’émission. Des choses que je ne saisissais pas vraiment en ne faisant que survoler les feuilles. Quand le capitaine était entré j’avais rapidement refermé les dossiers et les avais planqué sous une des piles de mon bureau. « Un souci Wetherdler ? » « Wetherhold. » « Ouai… Wetherhold » « Non Patron, aucun. » « Bien… Et Wandler ? » « Weinhandler. » « Ouai… Weinhandler. » « Aux archives, chef. » « Bien… Eh bien allez ! Au boulot ! » Et avec un air suspicieux il était reparti.
Quand Jacky était finalement arrivé, j’avais attendu que Garisson et Johnson arrivés entre temps s’éclipsent. J’avais tendu les dossiers à Jacky, l’air sérieux. « Je ne sais pas ce que tu fais, mais je crois que le capitaine a des doutes… Fais attention. » Je n’avais pas envie qu’il ait des problèmes. Je m’étais déjà attachée à lui même si je ne savais pas toujours comment le lui montrer. J’allais le couvrir quitte à me mettre en danger, mais il fallait qu’il me facilite un peu la tâche quand même. « Si tu as besoin d’aide… Tu sais que je suis là. » Et j’étais retournée à mes dossiers en le laissant continuer son enquête officieuse.

Dans la peau d'Anabella Blake

J’avais dû me rendre à l’évidence plus tôt. J’avais manqué d’honnêteté. Quelque chose n’avait pas tourné rond. Moi en l’occurrence. Si je n’avais jamais parlé à de Jacky à John, ni de John à Jacky, ce n’était pas anodin. Comme si j’avais toujours eu conscience que tout n’était pas clair et que faire se croiser ces deux liens brouillerait surement davantage la situation.
Jacky était quelqu’un de vraiment attachant. Sa maladresse pouvait parfois être fatiguante mais on finissait toujours par en rire. Il avait toujours été là pour moi et je m’étais toujours sentie en sécurité quand il était là. Je m’étais rappelée de cette soirée chez lui, avec ses chiennes, à danser sur Wake me up. Il connaissait déjà mon histoire, il l’avait étudiée avec Henri. Il avait seulement mis un visage plus adulte sur celui enfantin de la survivante. Pourtant je n’avais jamais eu l’impression d’être une victime dans ses yeux. J’étais Anabella. J’étais moi. Il m’avait véritablement sauvé la vie ce soir-là, en faisant fuir le Fantôme et je l’avais mis à la porte sans le ménager. Injuste.
John... Ça avait été le coup de foudre. J’avais osé lui réclamer un rendez-vous et j’avais adoré la soirée qu’on avait passé à la librairie. Et puis j’avais quitté Austin, par peur, avant même qu’il se passe quelque chose. Les messages qu’il m’avait envoyé après mon départ avaient été une torture et j’avais souvent eu envie de faire demi-tour pour rentrer. Mais c’était peut-être parce que rien ne s’était officiellement passé entre lui et moi avant mon départ, que je n’en avais pas parlé à Jacky. Parce qu’à l’époque, John et moi, c’était un lien fort mais il n’y avait rien d’officiel. Ensuite, Il y avait eu l’incendie et les ruines de ma librairie dans lesquelles John était venu me retrouver. Tout s’était ensuite précipité et je n’avais jamais vraiment trouvé l’occasion de parler de lui au policier. L’inverse aurait été possible et pourtant, je n’avais jamais prononcé le prénom de Jacky devant le professeur. Lâche.
Sans doute parce que je savais que tout n’était pas clair. Et au lieu d’agir tant qu’il en était encore temps, j’avais laissé les choses se compliquer. Maintenant, j’espérais pouvoir recoller les morceaux mais le courage me manquait. A plusieurs reprises j’avais failli appeler l’officier de police. J’avais toujours raccroché avant même que ça ne sonne. Je tentais de m’imaginer quel genre de conversation on pourrait avoir mais je n’avais pas la force de lui dire « Tu es un type bien mais j’ai quelqu’un dans ma vie que j’aime et je ne veux pas tout gâcher. » une façon détournée d’avouer et de m’avouer que dans une autre vie, je n’aurais peut-être pas mis un terme à notre baiser. Mais j’étais amoureuse de John, plus que tout. Je tenais à lui plus que de raison et je refusais l’idée de le perdre. Je serais incapable de m’en remettre si ça devait arriver. Même si je m’imaginais difficilement une vie sans ne plus jamais voir Jacky.
J’étais perdue. Quand je pensais à l’un, venait forcément l’autre. Et inversement. Perdue. J’étais complètement perdue.

Pour essayer d’occuper mon esprit, le Fantôme se faisant plus discret ces derniers jours, j’avais planché sur mon projet de librairie. C’était une lueur d’espoir à laquelle j’avais parfois envie de m’accrocher. Si toute cette histoire se terminait sans trop de casse, si j’en sortais vivante, j’avais envie de rebâtir un cocon pour les livres, les lecteurs et moi. Jacky n’était jamais très loin dans mon esprit et en dessinant les croquis d’une potentielle devanture, j’avais dessiné un phénix. Il aimait les phénix, leur légende et je m’étais parfois vue comme un phénix moi-même. La survivante. Et si la librairie venait à renaître de ses cendres, ce symbole était parfait. « Le jardin du Phénix » C’était un joli titre, non ?
D’avoir pensé à Jacky en dessinant l’oiseau, j’avais été prise d’une pulsion. J’avais décidé d’aller le voir. Peut-être qu’en face à face ce serait plus simple d’expliquer, de réparer. Mais quand j’étais arrivée devant le commissariat, il était justement en train de sortir de sa voiture de service. J’avais souris tristement en le voyant ouvrir la portière à la blondinette qui devait être sa coéquipière. Ils étaient en train de rire et j’avais ressenti un pincement au cœur. Jacky le gentleman. Pas Jacky le manchot comme ses collègues pouvaient le dire. Et la lâcheté avait refait surface. J’avais fait demi-tour et j’étais rentrée chez moi. C’était peut-être plus sage de le laisser tranquille. Je ne voulais juste pas le faire souffrir.

Perturbée, je n’avais pas fait attention qu’en ouvrant la porte de ma maison, la serrure était déjà déverrouillée. Je ne voyais que Jacky avec cette fille et je pensais à John à qui je m’en voulais de cacher tout ça. J’aurais dû lui parler de ce baiser qui ne voulait rien dire. Ça aurait été l’occasion de dédramatiser la situation et de tuer dans l’œuf ce doute envahissant. Il fallait que je lui en parle. Demain. Et que j’assume mes actes, malgré la peur.
J’avais posé mon sac sur la table et après avoir vérifié mon téléphone je l’avais glissé dans la poche de mon jean. « Cupidon » le chat roux à l’origine de ma rencontre avec John était là. Je devais lui trouver un autre nom, moins cliché mais en attendant, c’était celui que j’utilisais. « Bah qu’est-ce que tu fais là toi ? » Le chat avait miaulé en guise de réponse mais au moment où j’allais me pencher pour le prendre dans mes bras, comme une ombre, le Fantôme avait surgi de nulle part. « Puisque ton policier et ton professeur interrompent toujours nos retrouvailles… On va aller faire un dernier petit tour… » J’avais tenté de me débattre de toute mes forces mais le mouchoir posé sur mon visage me forçait à respirer des vapeurs de chloroformes. Anesthésiée, j’avais fini par perdre connaissance.
Ce n’est que de longues minutes plus tard, au milieu de nulle part que j’avais repris connaissance. Je n’avais pas la place de me retourner, mes poignets étaient noués tout comme mes chevilles. Il faisait noir et les secousses me faisaient réaliser la situation dans laquelle j’étais. J’étais dans un coffre de voiture, ligotée, et trimballée je ne sais où.
John de venait pas venir me voir ce soir, il avait une réunion à l’université qui se terminerait tard. Jacky et moi n’avions pas parlé depuis dix jours. Personne ne se rendrait compte de ma disparition. J’avais longtemps, avec fatalisme, accepté l’idée que le Fantôme arriverait un jour à ses fins. Que j’allais mourir entre ses mains. J’avais imaginé Jacky l’arrêter, même si c’était trop tard pour moi. Mais coincée dans ce coffre, en proie à la panique car depuis l’assassinat de ma famille j’étais claustrophobe, je réalisais que je ne voulais pas me résoudre au pire. Je voulais vivre.

___________________
Je viens de croiser le diable. Il avait le sourire en pensant à demain

De la beauté du marbre j'ai parfois la froideur mais c'est au bout d'un sabre que j'accroche mon coeur. Ma cage d'or et d'acier. Des choses derrières les choses. Des choses qu'on ne voit pas. Devenir victime de son intimité, c'est ma face cachée...
Jacky Weinhandler
CLUMSY & ROMANTIC
avatar
Inscrit le : 08/04/2016
Messages : 352
Avatar : Jesse Eisenberg
Crédits : Camelot_queen sur livejournal / Neil Sandman sur ouat-storybrooke-rpg.com / Tumblr
Mes rps : Indisponible (3/3)
#Alex Homicides moi? Et avec lui sérieusement?
#Lily Welcome Back To The Real World
#Anabella Quand je te dis de t'en aller, de partir, ne m'écoutes pas...

Bloc notes :
EN CE MOMENT:
- Il est en couple avec Anabella et c'est le pied
- Il a menacé son Capitaine pour couvrir Anabella, Lily & lui-même. Ça semble avoir plutôt bien marché mais a quel prix ?
- Il commence à mettre de l'argent de coté pour faire une surprise à Anabella
- Jacky commence à se renseigner pour prendre des cours de boxe





Afficher

DERRIÈRE L'ECRAN
• PSEUDO:
• ÂGE :
• BLOC NOTE :


Re: Le Héros, la Survivante et le Fantôme : Scène Finale, le Ven 17 Fév - 13:03


Je n'avais pas fermé l'oeil de la nuit et pour la première fois depuis le début de ma carrière, je n'avais pas envie d'allez au travail. J'étais triste. Non, je me sentais bête. Bête d'avoir pensé que je pouvais plaire à la douce Anabella et stupide de croire qu'hier soir avait été le meilleur moment pour l'embrasser pourtant elle m'avait rendu mon baisé, j'en étais sûr, mais elle m'avait aussi demandé de partir, non, elle m'avait supplié de partir, comme si ma présence lui faisait plus de mal qu'autre chose. Ça me brisait.

Aujourd'hui je bénissais presque le Capitaine de nous avoir assigné avec Lily aux rapports. À la pause de midi, nous étions seuls au bureau (l'expression "seul" dans un poste de police est relatif) et alors que j'entamais mon sandwich crudité, j'osa. « J'ai une question à vous poser mais je ne suis pas concerné.. » Je marqua une courte pause pour avaler l'énorme bout de sandwich que je venais de prendre mais je ne suis pas concerné. «... Admettons qu'un homme embrasse une femme mais que ce ne soit pas le bon moment, d'après vous, si cette dernière repousse ce baiser mais genre au dernier moment est-ce que c'est parce que c'était pas le bon moment ? » Lily arrêta de secouer sa salade dans tout les sens et m'observa. Malaise.  « Je dirai que si la demoiselle ne l’a pas repoussé tout de suite, c’est que c’était peut-être pas le bon moment… Surtout s’ils ont l’habitude de passer beaucoup de temps ensemble et que ça les a rapprochés. » J'hocha la tête, encore perdu dans mes pensées. Je ne sais pas si Lily disait ça pour me rassurer ou non, mais dans les cas ça marchait, j'arrivais presque à me convaincre que ce n'était uniquement pas le bon moment (ce qui en vu de la situation n'était franchement pas impossible). « Je dirais que ça vaut la peine que le type s’accroche, qu’il laisse quand même passer un peu de temps avant de parler à la demoiselle… Mais que ça vaut peut-être la peine d’y croire. » « Merci de vos conseilles agent Wetherhold. »  "Y croire".. Je passais ma vie à croire aux choses sans pour autant en profiter.  «En tout cas je souhaite bonne chance à ce type… J’espère que ça finira bien. » « Qui ? Ah oui euh... Je lui dirais»

Comme promis à Anabella, j'avais transmis les caméras à Mary de la Scientifique et Hans des archives dans l'espoir de résoudre enfin cette affaire. Au-delà des sentiments que j'éprouvais pour mademoiselle Blake et ce qui c'était passé hier entre elle et moi, il y avait lui. Le Fantôme. Et il était hors-de-question qu'il s'en sorte une nouvelle fois, cette affaire devait être bouclé et rapidement !

10 jours plus tard.

10 jours se sont écoulés et je n'ai toujours pas eu de nouvelle d'Anabella, pour être honnête j'ai peur de faire le premier pas, de lui sembler lourd et qu'elle finisse par me détester. Inconsciemment j'ai peut-être juste envie de vivre dans l'illusion que ce n'était pas le bon moment. Lorsque j'avais transmis les données à Mary et à Hans, je leur avais demandé de se pencher dessus quand ils auraient le temps - n'étant pas une enquête officielle, et l'utilisation des services de police à des fins personnelles étant interdit par la loi, je n'avais pas osé leur mettre la pression mais là, le temps se fait long.

Mon passage sur South Austin n'était apparemment pas passé inaperçu et Capitaine m'en avait fait la remarque. « Je faisais mon travail Capitaine. Un policier n'a pas d'horaire.» J'avais répondu de façon insolente et à en voir la tête que tiraient mes collègues, tout le monde semblait surpris. Moi le premier. Jacky Weinhandler, l'agent docile. Je pense que j'arrive dans un stade de ma vie où je réalise que même si on y croit, non, tout n'est pas rose et que parfois il faut se battre.

Légèrement impatient je descendis aux archives pour retrouver Hans et les infos qu'il avait pu trouver. « Bonjour Hans, avez-vous eu le temps d'étudier ce que je vous avez passez ?» « Oui je viens juste de le donner à la jolie blonde.» « Anabella ?» « Hein ? » « Qui est la jolie blonde ?»  « Bah ta coéquipière là, Lily Wether-quelquechose. La communication dans votre service c'est pas votre fort hein..  » « Wetherhold.»   « Oui c'est ça ! » « On a du se louper. Merci beaucoup Hans.» « Mais avec plaisir.» Lorsque je suis dos à Hans mon sourire tombe immédiatement. Et merde. J'espère que mademoiselle Wetherhold a un degré de curiosité proche de zéro. Mon corps commence à bouillir. Je vais enfin avoir plus d'informations sur ses caméras et donc sur le Fantôme. Sont-elles anciennes ou récentes ? De quelle marque ? On peut-on les acheter ? Quelle est leur périmètres d'émissions ? Je suis excité à l'idée d'avoir du nouveau. Anabella, tout ira bien.

De retour sur l'open space, Lily est assise à son bureau, du coin de l'oeil j'observe Garisson et Johnson s'éclipser dans la salle de réunion et ça me rassure, je n'ai franchement pas envie qu'eux aussi s'immiscent dans mes affaires. Je m'approche de son bureau et avant même que je ne demande quoi que ce soit, Lily me tend deux dossiers. «Je ne sais pas ce que tu fais, mais je crois que le capitaine a des doutes… Fais attention» J'attrape les deux pochettes d'une main mais Lily ne semble pas vouloir les lâcher.  «Si tu as besoin d’aide… Tu sais que je suis là.» Elle les lâches enfin. « Merci.»

Assis sur mon bureau, mon coeur bat à cent à l'heure, j'ai l'impression que Lily peux l'entendre de sa chaise, je me redresse et réajuste ma chemise avant d'ouvrir le premier dossier - celui de Hans - il confirme que ce sont des mini-caméra espion et qu'elles sont facilement trouvable sur le marché, que lui modèle lui ai inconnu et qu'il pense que l'utilisateur a volontairement modifié les capacités de ce dernier et que ce genre d'appareille peuvent se contrôler à l'aide d'un système wifi et peuvent également être retranscrit via des applications mobile. J'attrape la seconde pochète et Mary a noté quasiment les mêmes informations rajoutant des infos concernants la résolution vidéo, la marque, qu'elles se déclenchent aux mouvement et confirme l'hypothèse de Hans, elles ont étaient modifiées. Je jette un rapide coup d'oeil vers Lily, qui a la tête plongée dans ses papiers. Un fou furieux rode dans Austin et hormis Anabella et moi, personne en a conscience. « Wetherhold, je.. » Je dois contacter Anabella et lui faire part des découvertes, j'hésite à donner plus d'infos à Lily mais je me rétracte. « Je dois passer un coup de fil.» Je n'attends aucune réponse de sa part et quitte le bureau pour me retrouver devant le poste de police.

Certains policier en pause et autres citoyens sont postés devant le poste café à la main ou cigarette au bec, la fumée m'englobe et je manque presque de m'étouffer. Satané fumeur. Je descends rapidement les petites marche, la main tremblante et sort mon téléphone. Anabella. Ça sonne mais personne ne répond. Répondeur. Elle n'a surement pas envie de me parler, redoutant peut-être que je veuille lui parler de ce qui c'était passé. « Bonjour Anabella, c'est euh Jacky, enfin tu dois surement t'en douter euh.. J'ai les résultats concernant ce que tu sais et ça ne sent pas très bon euh.. Enfin.. Rappelle-moi au plus vite s'il te plait. » J'inspire une grande bouffé d'air demi-frais et retourne à mon poste. Même si Anabella n'a pas envie de me parler, je sais que cette affaire est importante pour elle et qu'elle est bien résolu à y mettre un terme. Quand elle recevra mon message, elle me rappellera.

2 heures plus tard je n'ai toujours pas eu de nouvelle de mademoiselle Blake. J'ai retenté l'action mais j'étais une nouvelle fois tombé sur son répondeur. C'est étrange car même occupée, elle aurait du me rappeler. Je la connais. Quelque chose ne tourne pas rond et je dois en avoir le coeur net. « Je dois régler quelque chose, je reviens d'ici une heure. » Je m'adresse à Lily sur un ton sec, quelque chose ne va pas, je le sens. Je me lève rapidement mais arrivé à la sorti du service je reviens sur mes pas. Je ne suis pas tendre avec Lily, pourtant elle est géniale, peut-être qu'elle n'est pas arrivé au bon moment dans ma vie (ou peut-être que si finalement). « Merci pour tout Lily, je te revaudrais ça. » J'avais volontairement utilisé le tutoiement, c'était ma façon de la remercier pour tout.

Sur la route pour me rendre chez Anabella, je tente plusieurs fois de l'appeler et ça reste sans succès. Je suis tétanisé à l'idée du pire mais aussi à l'idée qu'elle puisse penser que je la harcèle (ce qui sans la présence du Fantôme aurait été clairement le cas).

Arrivé devant chez elle, un frisson me parcoure, je repense à ce salopard mais aussi à se baiser, à notre baiser. Je me gare directement dans l'allée, de loin il me semble n'y avoir personne à l'intérieur mais je dois en avoir le coeur net. Au pire elle m'enverra chier. Je tape à la porte. «Anabella ?  » Toc, toc. «C'est Jacky, tu es là ?» Toc, toc, toc. Sans succès. Je tente d'ouvrir la porte mais elle est fermée à clef. Quelque chose ne va pas, j'en suis sûr.. Ou peut-être que je fais un film ? Discrètement je jette un rapide coup d'oeil par la fenêtre qui mène sur le salon, la même par laquelle j'avais été spectateur le soir de Son retour. De toute évidence, il n'y a personne.

Je m'apprête à partir quand mon regard se pose sur un mouchoir blanc étendu sur le sol, seul, qui fait clairement contraste avec le salon parfaitement rangé. Au même moment un gros matou aux poils roux passent à côté du mouchoir et y enfoui sa tête avant de s'écrouler. «Merde ! » J'attrape ma matraque et casse la fenêtre d'une traite qui explose dans le salon, en passant je m'écorche les bras mais j'y suis enfin. J'attrape rapidement le chat groggy et endormi, il n'est plus qu'une énorme masse rousse et le pose sur le canapé. Du chloroforme. Et il est frais, je peux sentir l'odeur d'ici et je n'ai pas le super-pouvoir de Lily. Lily. Elle m'a dit que si j'avais besoin d'aide, elle était là et là j'en avais clairement besoin. Ma main tremble et mon coeur se serre. «Lily j'ai besoin de toi ! Rejoins-moi tout de suite au 1 South Austin, je viens d'entrer par effraction, il l'a enlevé.. Il l'a kidnappé... Dit rien à personne, rejoins moi maintenant ! Il faut que je la retrouve.»

Seul dans le salon, Il est revenu et Anabella n'est plus.
Anabella Blake
ADMIN ∎ ✒︎ Des livres et moi...
avatar
Inscrit le : 26/10/2015
Messages : 505
Avatar : Rachel McAdams
Crédits : Avatar: Hallows - Gifs : Mcadamsdaily (Tumblr)
Date de naissance : 28/05/1985
Mes rps :

DISPONIBLE

Vietman ❥ Leah
Retrouvailles ❥ Ethan
Révélations ❥ Leo
Jalousie ❥ Jacky
Allo Allo! ❥ Oskar

Bloc notes :
EN CE MOMENT :
● Elle est amoureuse de Jacky
● Elle a tué l'assassin de sa famille
● Elle ne sait plus où elle en est
● Elle part en mission humanitaire avec Leah
● Elle a coupé ses cheveux
● Elle a des idées pour sa nouvelle librairie mais n'y pense plus vraiment



Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light. #Leobella



Mon p'tit trophée:
 


Afficher

DERRIÈRE L'ECRAN
• PSEUDO: Mag'
• ÂGE : 28
• BLOC NOTE :


Re: Le Héros, la Survivante et le Fantôme : Scène Finale, le Ven 17 Fév - 23:19


Dans la peau de Lily Wetherhold

Je ne sais pas ce que trafiquais Jacky. J’aurais aimé qu’il m’en parle mais de la même façon que je ne lui avais pas tout dit sur moi, je respectais le fait qu’il ait ses propres secrets. Tant qu’il ne se mettait pas en danger vis à vis de la hiérarchie et qu’il ne s’attirait pas de problèmes, cela m’allait. Sauf que j’avais l’impression que quelque chose n’allait pas et ça n’avait rien à voir avec une « simple » histoire de baiser arriver au mauvais moment. J’avais entendu mon nom et en relevant la tête vers Jacky j’avais eu l’impression pendant quelques secondes qu’il se confierait mais il avait botté en touche et était parti passer son coup de téléphone. J’avais froncé les sourcils, observé le dossier qui reposait sur le bureau de Jacky, mal dissimulé sous la pile de dossier à remplir. J’avais eu envie d’y jeter un œil mais ce n’était pas comme ça que je gagnerai la confiance de Wein’ et j’avais renoncé en me replongeant dans les dossiers.

Les deux heures qui avaient suivi avaient mis mes nerfs à rude épreuve. En plus d’un odorat très fin, j’avais gardé une ouïe particulièrement développée et je pouvais entendre le claquement de la semelle de Jacky sur le sol. Il devait taper du pied nerveusement et quand je relevais la tête d’un dossier je le voyais justement trépigner par moment. Je lui lançais dans ces moments-là un regard et un sourire mais ne cherchait pas à en savoir plus. Il s’était à nouveau éclipsé pour appeler et était revenu à chaque fois, plus contrarié encore que la fois précédente. Sans relever le nez de mes dossiers, j’avais fini par dire quelque chose. Le stress de Jacky était contagieux sans même savoir ce qui le mettait dans un tel état. « Ce n’est pas parce que tu vas regarder ton portable qu’on va te rappeler plus vite tu sais… » Le ton était un peu taquin mais en aucun cas méchant. C’est alors qu’il me faisait savoir qu’il serait de retour dans une heure. Il avait quelque chose à régler. « Prend le temps qu’il te faudra. » J’allais trouver un moyen de le couvrir. Et j’étais certaine que Jacky aurait fait la même chose pour moi. En sortant de l’open space, il s’était retourné et j’avais souris en l’entendant me tutoyer. Il était déjà reparti quand j’avais murmuré « De rien Wein… De rien. »

Malheureusement, il fallu moins d’une heure pour que mon coéquipier ne m’appelle. J’avais froncé les sourcils avant d’attraper mon téléphone et de me faufiler hors de la pièce. Garisson et Johnson étaient revenus entre temps et je préférais éviter qu’ils ne m’entendent. J’avais à peine décroché que la voix affolée de Jacky s’était fait entendre et en un quart de seconde, son angoisse était devenue la mienne alors que je ne savais pas encore ce qui se passait. « De quoi tu parles ? Calme toi… » Mais rien à faire. Je n’aurais pas d’informations au téléphone. « J’arrive. » J’avais raccroché et j’étais retournée chercher mes affaires. Johnson était d’humeur taquine aujourd’hui mais ce n’était pas le moment. « Tu vas où comme ça Wetherhold ? Chercher ton gros bébé de coéquipier ? » « Ta gueule Johnson » Mon ton l’avait surpris mais je n’avais pas le temps de faire dans la subtilité. « Hé…Où tu vas comme ça ? Tu crois que tu peux parler comme ça à un coéquipier ? » « Laisse-moi passer. » « Où quoi ? » « Où ça ! » Je lui avais flanqué mon poing dans la figure et je m’étais éclipsée à toute vitesse hors des bureaux puis hors du commissariat. J'allais avoir de sérieux problèmes mais tant pis. C'était le dernier de mes soucis. Je me retrouvais face à la voiture de service. Je l’avais conduit une fois. Quand Jacky avait été absent, retenu au tribunal et que j’avais du conduire Jack Hudson avec moi sur une scène de crime. « C’est ton coéquipier Lily ! Merde ! Reprend toi ! » J’avais déverrouillé la voiture et m’étais installée au volant. Pas le temps de flipper, chaque minute comptais et je me mettais en route. Sirène allumée, je me dépêchais de me rendre à l’adresse que Wein m’avait donné et que je connaissais trop bien puisqu’il se trouvait que j’habitais dans le coin.

Arrivée sur place, je tombais sur un Jacky passablement affolé. Ma maison n’était qu’à quelques mettre et je réalisais que l’Anabella de Jacky était l’Anabella de mon petit coin de quartier. On se connaissait au moins de vue de ce côté-ci et je marquais un temps d’arrêt avant de me reprendre. Mon nez se retrouve en sentant l’odeur de chloroforme. « Jacky, qu’est-ce qu’il se passe ? » Je balayais la pièce du regard et m’approchais de Jacky, posant mes mains sur chacune de ses épaules. « Maintenant faut que tu me dises tout. C’est Anabella, c’est ça ? Tu sais qui l’a enlevée ? » Je ne doutais même pas des conclusions de Jacky. S’il avait parlé d’enlèvement au téléphone, c’est que c’en était un. Et le mouchoir confirmait sa thèse. « ça a un rapport avec les caméra ? » Je n'avais pas lu les détails des dossiers mais je les avais survolés assez pour savoir qu'ils parlaient de dispositif de surveillance. Je le laissais m’expliquer et la première chose à laquelle on pensait était d’essayer de localiser le téléphone d’Anabella. Et le fait qu’il sonne dans le vide était au moins une bonne nouvelle. Il continuait d’émettre. J'avais plongé mon regard dans celui de Jacky et avait affirmé sans l'ombre d'un doute « On va la retrouver... ça va aller. » Je n'avais objective aucune raison d'être aussi sûre de moi mais il était hors de question que l'on échoue.


Dans la peau d'Anabella Blake

Dans le coffre j’avais tenté de me libérer de mes liens, en vain. Je me sentais suffoquer, étouffer. Mes larmes coulaient sans vraiment que j’y prête attention. Je n’avais qu’une obsession : sortir de là. J’avais sursauté en entendant un bruit à côté du coffre. La voiture avait ralenti en me chahutant. Nous avions crevé. Le coffre s’était ouvert peu de temps après et j’avais été éblouie par la lumière du jour après avoir passé un certain temps dans le noir. Mes yeux s’étaient ensuite accommodés et j’avais pu voir le visage de l’assassin de ma famille. Il ne se cachait plus. C’était donc la fin. « Sors de là. » Il me faisait basculer hors du coffre et j’atterrissais lourdement sur le bitume. Pieds et poing liés, il m’avait trainée jusque dans un fourré alors qu’il cherchait un moyen de changer la roue. En sentant mon téléphone dans ma poche, j’avais tenté de l’attraper. Il m’était difficile de manœuvrer mais si je pouvais ne serait-ce que lancer un appel, même sans pouvoir parler, je savais que ça attirerait l’attention. Est-ce que comme dans les films on pourrait me retrouver grâce à mon mobile ?
Comme si quelqu’un avait soufflé l’idée au Fantôme, il était revenu vers moi à grandes enjambées. Il avait réalisé qu’un détail lui était passé sous le nez. Il m’arrachait le téléphone des mains et le balançait plus loin. « Tu me feras vraiment chier jusqu’au bout… » Il perdait son sang-froid. Si ça se trouve, il me tirerait une balle ici et s’enfuirait en me laissant là, au bord de la route. Un frisson me parcourait la colonne vertébrale rien qu’à cette idée.

Mais au lieu de m’exécuté, il avait décidé d’abandonner la voiture. Il avait attrapé brutalement mon bras après avoir libéré mes jambes non sans avoir pris des précautions pour que je ne m’en serve pas pour me débattre. Il commençait à me trainer derrière lui. Sa planque n’était surement plus très loin pour qu’il décide de terminer notre fuite à pied. Dans un dernier réflexe, j’avais trouvé un moyen d’arracher mon bracelet pour le laisser tomber sur la terre humide. J’avais raconté à Jacky que ce bracelet m’avait été offert par Henri. J’y tenais plus que tout mais désespérée je l’avais sacrifié. Si ça pouvait attirer l’attention de quelqu’un… Mais j’en doutais. J’allais disparaître et personne ne viendrait me chercher.

A des kilomètres au nord d’Austin, le Fantôme me trainait derrière lui. Dès que je le pouvais j’accentuais les traces de notre passage. Comme un dernier geste motivé par mon instinct de survie. Et puis il s’était arrêté aux abord d’une maison. J’avais observé le bâtiment décrépit. J’en avais froid dans le dos. Le Fantôme avait repris sa marche en m’entraînant avec lui et j’avais l’impression d’être une condamnée à mort en train d’arpenter le couloir qui la menait à sa fin. J’allais mourir.

Il m’avait lâchée une fois enfermés dans la maison. Je n’aurais pas pu m’enfuir même si la porte était restée ouverte. J’étais figée sur place par le décor dans lequel je me trouver. Si l’extérieur de la maison était en piteux état, l’intérieur avait été entièrement rénové. Il se penchait à mon oreille et murmurait avec un ton à vous donner la nausée. « ça te rappelle des souvenirs ? » Je n’avais pas répondu. Mes yeux s’étaient seulement empli de larme en observant cette réplique exacte du salon de mes parents. Là où ce monstre les avait tué. Là où il avait abattu mon frère et ma sœur. « Je n’ai pas fait de bibliothèque… Tu te doutes bien. Pour pas que tu puisses te cacher cette fois. » Il avait éclaté de rire et j’avais fondu en larme. Ce type était complètement tordu. Il me bousculait pour me faire avancer dans la maison. Je trébuchais et m’étalais de tout mon nom, incapable de me rattraper avec les mains attachées. En relevant la tête, j’observais une photo de mon père, mort, collée sur le canapé. Les yeux écarquillés d’horreurs j’étais incapable de me détacher de cette image. Avait-il pris des photos ce jour-là ou les avait-il récupérées après ? Je n’en savais rien mais quitte à mourir, j’en venais à espérer que les choses s’achèvent rapidement. Voir ce salon et les photos de ma famille réveillait une douleur vive qui me coupait le souffle. C’était pire qu’un cauchemar. C’était une terreur nocturne en plein jour. Je m’étais mise à hurler mais je ne m’entendais même plus. Le Fantôme éclatait à nouveau de rire face à ma panique et j’avais dû perdre connaissance sous l’effet du choc car je n’avais plus aucun souvenir après ça. Jusqu’à ce que je me réveille un peu plus tard, assise dans le canapé à côté de l’endroit où il avait apposé la photo de mon père. Impossible de savoir s’il s’était écoulé quelques secondes, minutes ou heures. Mais je pouvais situer ce moment dans le temps. J’étais à quelques minutes de ma mort. Je l’avais compris en voyant le Fantôme arriver, arme à la main…


___________________
Je viens de croiser le diable. Il avait le sourire en pensant à demain

De la beauté du marbre j'ai parfois la froideur mais c'est au bout d'un sabre que j'accroche mon coeur. Ma cage d'or et d'acier. Des choses derrières les choses. Des choses qu'on ne voit pas. Devenir victime de son intimité, c'est ma face cachée...
Jacky Weinhandler
CLUMSY & ROMANTIC
avatar
Inscrit le : 08/04/2016
Messages : 352
Avatar : Jesse Eisenberg
Crédits : Camelot_queen sur livejournal / Neil Sandman sur ouat-storybrooke-rpg.com / Tumblr
Mes rps : Indisponible (3/3)
#Alex Homicides moi? Et avec lui sérieusement?
#Lily Welcome Back To The Real World
#Anabella Quand je te dis de t'en aller, de partir, ne m'écoutes pas...

Bloc notes :
EN CE MOMENT:
- Il est en couple avec Anabella et c'est le pied
- Il a menacé son Capitaine pour couvrir Anabella, Lily & lui-même. Ça semble avoir plutôt bien marché mais a quel prix ?
- Il commence à mettre de l'argent de coté pour faire une surprise à Anabella
- Jacky commence à se renseigner pour prendre des cours de boxe





Afficher

DERRIÈRE L'ECRAN
• PSEUDO:
• ÂGE :
• BLOC NOTE :


Re: Le Héros, la Survivante et le Fantôme : Scène Finale, le Ven 24 Fév - 12:35

Je n'ai jamais défié la loi, ni même tout ce qui pouvait ressembler de près ou de loin à une figure d'autorité. Jamais. Je n'ai jamais volé un bonbon dans une boulangerie, ni même un gadget sans intérêt dans une boutique paumée sur South Austin pour ''rire'' ou pour tester mes limites, je n'ai jamais mal parlé à un professeur ou envoyé chier mon patron même quand j'en avais cruellement envie et pourtant, j'étais là, debout en plein milieu d'un salon qui n'était pas le mien, les bras parsemés d'égratignure, entouré des débris de la fenêtre que je venais de briser avec pour seul compagnon un chat drogué. Le chat respire, mais moi, je manque clairement d'air. Anabella a disparu, parti, envolé et je n'ai absolument aucune idée où elle est. Ce soir-là si je ne l'avais pas embrassé, elle ne m'aurait pas supplié de partir et on serait resté en contact, j'aurais pu la protéger et tout ceci ne serait pas arrivé. Encore une fois, j'avais tout foiré. J'avais foiré il y a quelques années, j'avais foiré il y a quelques jours et j'avais peur de foirer encore une fois. Je n'arrive à penser à rien d'autre. À rien d'autre qu'à elle et qu'à ce putain de Fantôme. Il a tout prévu. En attendant l'arrivé de Lily, je tente de résumer la situation et j'arrive à la conclusion que j'aurais de sérieux problèmes une fois toute cette affaire terminée. Entré par effraction, utilisation des services de police à des fins personnelles, mise en danger d'autrui et surtout s'ajouterait à ma liste, même si rien n'était encore fait, homicide. Comment je pourrais expliquer ces derniers jours sans mettre Lily, Anabella ou moi dans une situation délicate ? Et si je perdais Anabella ? Et si je perdais mon travail ? Qu'est-ce que je deviendrais ? Ça serait ma fin, la fin de Jacky Weinhandler.

Lorsque Lily arrive, je lui déballe tout et réponds à toutes ses questions, peut-être même que j'en dis plus que ce qu'Anabella m'aurait permis de dire, mais tant pis, je ne peux plus me la jouer cowboy. Je dois être le pire coéquipier de l'histoire. Avant de partir, je demande à Lily de nettoyer les légères taches de sang que j'ai laissé sur la vitre pendant mon effraction, il faut que ça ressemble à un vol qui aurait mal tourné. Je compte sur elle pour me couvrir, plus le temps passait, plus ma dette envers Lily s'allongeait et je me jurais intérieurement de lui rendre l'appareille une fois tout ça terminé. Elle se proposa de m'accompagner, mais je refusai, hors de question que je la mette en danger. Je ne pouvais pas me le permettre.

Avant de sortir de la maison, j'enfile le gilet par balle que Lily m'a apporté (sans doute avait-elle pressenti le véritable danger de la situation). Je ne sais même pas par où commencer, même si la présence de Lily arrive à me calmer, mon esprit part quand même dans tous les sens. La panique, l'adrénaline, la peur, je suis abrité par tellement de sentiment que, assis au volant, j'ai peur de succomber à une crise cardiaque. J'ai activé le haut-parleur sur mon portable et Lily me transmet les données transmises par le téléphone d'Anabella, sa voix qui résonne dans l'habitacle me rassure. C'est comme si elle était avec moi. Très rapidement ''nous'' quittons Austin pour se diriger vers le nord- ouest et une nouvelle pression s'ajoute à moi, je ne suis plus dans mon secteur. Je suis les indications de Lily, droite sur Hudson Bend, droite jusqu'à Lakeway, direction Largo Vista en passant par Briardcliff, j'arrive au niveau de Balcones CanyonLands National Wildlife refuge et je me retrouve sur Cow Creek Road et... « Qu'est-ce qui ce passe ? » « Je ne comprends pas, je n'ai plus aucun signal à partir de Co Road.. » « Comment ça ? » « Les émissions transmises par le téléphone d'Anabella s'arrêtent pile ici.. Je suis désolé Jacky.. » Après avoir tenté tant bien que mal de me rassurer et me rappeler qu'elle était là pour moi, nous raccrochons. Je roule doucement, à la recherche du moindre indice. Il est facile de se perdre sur les routes Texanne, et s'il est facile de se perdre, il est tout aussi facile de disparaître si vous choisissez le bon moment.

La chaleur étouffante m'oppresse un peu plus, de longue route entourée d'une faune sèche et verte m'encercle, j'ai besoin de sortir. Je gare ma voiture sur le bas-côté et sors. J'ai besoin d'air. Ils se sont arrêtés ici, ou en tout cas, le téléphone d'Anabella a cessez de transmettre à partir d'ici et si le Fantôme n'était pas seul ? Et si une seconde voiture les a récupérés ? « Aaaaaaah » dans un cri de colère, je balance mon pied contre la roue de ma voiture et passe mes mains sur mon visage. Je dois me concentrer. Inspire, expire. J'observe le no man's land qui m'entoure et puis au loin, caché par les feuillages, je remarque une énorme masse noir (ou peut-être grise). Je retourne dans ma voiture et m'approche de la masse cachée à quelques mètres. Je me gare juste derrière et m'approche, arme à la main. C'est une voiture dont l'intérieur est vide. Je pense reconnaître la voiture avec laquelle le Fantôme c'était enfui quelques jours auparavant, mais dans ces moments-là tout nous semble un indice pas vrai ? Je m'apprête à retourner dans ma voiture de fonction pour signaler à Lily la présence de la voiture et confirmer l'adresse à laquelle je me trouve et puis mon regard est ébloui, faiblement, mais éblouie quand même par un objet au sol. Je m'approche doucement, comme si cet objet abandonné était dangereux, un piège. Accroupi, je récupère le bracelet et le tiens quelques secondes très fort dans ma main. C'est son bracelet. Je l'ai reconnu et là, ce n'est pas un indice accordé par ma volonté, c'est un fait. C'est Henri qui lui avait offert pour l'un de ses anniversaires, ses 21 ans, je crois. Elle est là, tout près, tout près de moi. 

Je retourne rapidement à ma voiture et appelle Lily « Lily ? Je suis actuellement au … 10935 Cow Creek Road, il y a une voiture laissée sur le bas-côté et j'ai trouvé son bracelet... » ma voix s'étrangle sur le ''son'' « ...Si tu n'as pas de nouvelle de moi d'ici une heure, rejoins-moi avec tout le monde. Je vais laisser ma voiture sur le bas-côté et par mesure de sécurité, je vais également y laisser un t-shirt de couleur bleu avec pour écriture Latino Club. » En même temps que je lui parlais, j'effectuais la tâche et attrapa mon arme de service et puis, avant de raccrocher, comme un adieu, je remerciai une nouvelle fois Lily pour tout ce qu'elle avait fait pour moi.

Armé et préparé, j'inspira une nouvelle fois avant de m'aventurer dans les petits chemins discrets, presque invisible, m'égratignant les bras une nouvelle fois contre les branches sec et dur. Était-ce déjà trop tard ? Arriverais-je à temps pour la sauver ? Je marchais sans trop savoir vers où j'allais, est-si il était parti de l'autre côté ? Et si c'était un nouveau piège orchestré par le Fantôme ? Il en serait fini d'elle, de moi, de nous. Un frisson me parcouru si brutalement et j'en eu presque envie de vomir.

Au bout de "l'allée" une maison délabré (et incontestablement abandonnée) se tenait fièrement en plein centre, instinctivement je serra un peu plus fort mon arme et inspira doucement tout en m'approchant de la bâtisse. C'était une petite maison qui avait du par le passé appartenir à des fermiers. Les murs étaient noir de suie et de crasse et les fenêtres avaient grossièrement étaient condamnés avec des morceaux de bois. De loin, caché par les feuilles, j'observais le lieu silencieux. Après quelques secondes je m'approcha un peu plus du bâtiment, si ils n'étaient pas là j'étais clairement en train de perdre mon temps. Arrivé au niveau de la maison, je posa mon oreille contre le mur en prenant bien garder à ne pas passer trop près des fenêtres, ni de marcher sur une branche trop craquante. Des voix. À l'intérieur, il y avait des voix. Mais aucune ne ressemblait à celle que j'avais entendu quelques jours plus tôt. Je m'apprête à faire marche arrière quand j'entends un hurlement suivi d'un... fou rire ? Oui c'était bien ça, un rire, un rire tout aussi glaçant que l'hurlement qui avait précédé.

Cette fois-ci pas de temps à perdre avec les 1,2,3, pas de temps de perdre à a la réflexion, je le savais, Il n'allait pas laissé passer sa chance. Je contourna la maison jusqu'à la porte de derrière qui menait à la cuisine (architecture classique pour les maisons de campagne) et bien que la porte arrière soit fermé, un énorme trou se trouvait en son centre. Encore une fois, était-ce un piège ? Le Fantôme aurait-il oublié ce détail ?

L'intérieur de la maison n'avait absolument rien à voir avec l'extérieur. C'était joliment décoré, comme si les lieux étaient encore habité et étrangement ça me rappelait vaguement quelques choses, l'impression d'être déjà venu mais impossible de savoir où. Et puis, posé sur la table de cuisine il y avait des photos, leur photo, ses photos. Celle d'Anabella et de toute sa famille. Une photo qui reflétait la vie qu'elle avait perdu 20 ans auparavant. Je serra un peu plus fort mon arme, ils étaient ici, et m'avança dans le couloir. Silence. Il n'y avait plus aucun bruit.
Anabella Blake
ADMIN ∎ ✒︎ Des livres et moi...
avatar
Inscrit le : 26/10/2015
Messages : 505
Avatar : Rachel McAdams
Crédits : Avatar: Hallows - Gifs : Mcadamsdaily (Tumblr)
Date de naissance : 28/05/1985
Mes rps :

DISPONIBLE

Vietman ❥ Leah
Retrouvailles ❥ Ethan
Révélations ❥ Leo
Jalousie ❥ Jacky
Allo Allo! ❥ Oskar

Bloc notes :
EN CE MOMENT :
● Elle est amoureuse de Jacky
● Elle a tué l'assassin de sa famille
● Elle ne sait plus où elle en est
● Elle part en mission humanitaire avec Leah
● Elle a coupé ses cheveux
● Elle a des idées pour sa nouvelle librairie mais n'y pense plus vraiment



Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light. #Leobella



Mon p'tit trophée:
 


Afficher

DERRIÈRE L'ECRAN
• PSEUDO: Mag'
• ÂGE : 28
• BLOC NOTE :


Re: Le Héros, la Survivante et le Fantôme : Scène Finale, le Ven 24 Fév - 19:36


Dans la peau de Lily Wetherhold

On allait avoir des problèmes. De gros problèmes. J’avais foutu mon poing dans la tronche de Johnson et j’allais aider Jacky en modifiant une scène de crime. Mais Jacky était mon coéquipier et j’étais prête à tout pour lui. C’était comme ça, je lui faisais confiance à 100%. Et il pouvait compter sur moi.
Je l’avais regardé partir la boule au ventre. J’avais voulu venir avec lui mais il me l’avait presque interdit. J’avais insisté mais il n’avait jamais changé d’avis. Alors docile, j’avais accepté de tracer le mobile d’Anabella et de lui servir de GPS. Je lui indiquais la route, les changements de direction et puis le signal avait arrêté de bouger. « Qu'est-ce qui ce passe ? » « Je ne comprends pas, je n'ai plus aucun signal à partir de Co Road... » « Comment ça ? » « Les émissions transmises par le téléphone d'Anabella s'arrêtent pile ici... Je suis désolé Jacky… » Désolée de ne pas pouvoir lui donner de nouvelles indications. Désolée de peur que ça veuille dire qu’on avait perdu la blondinette à qui il tenait temps. Et ça me rendait malade.
Je restais néanmoins en contact avec lui alors qu’il explorait les environs, le forçant à me parler alors qu’il cherchait une aiguille dans une botte de foin. Et puis il s’était arrêté, je l’avais entendu crier et j’avais fermé les yeux, ressentant sa frustration. Et puis il était revenu et m’avait fait savoir qu’il avait repéré quelque chose. Un long silence avait suivi alors que j’étais là, à guetter le moindre bruit. J’aurais dû partir avec lui, je n’arrêtais pas de me le répéter.
Alors que je ne supportais plus la situation, j’étais à deux doigt de partir quand la voix de Jacky s’était faite entendre. Il me donnait l’endroit où il se trouvait. Il avait trouvé le bracelet d’Anabella. Je savais déjà ce qu’il allait me dire. Il allait foncer. Seul. Je n’étais pas d’accord mais il m’avait demandé une heure. C’était trop long. « Je te donne 30 minutes et je pars. 1h et j’appelle les renforts pour qu’ils nous rejoignent. » C’était un compromis qu’il n’avait pas le droit de me refuser.
Le ton de sa voix avait changé et j’avais froncé les sourcils. « Tu me remercieras quand on se reverra. » Parce qu’il était hors de question que quelqu’un crève dans cette affaire. Du moins pas mon coéquipier, ni l’élue de son cœur.
Pendant les 30 minutes que j’avais accordé à Jacky, je m’étais occupée de la maison. J’avais essuyé les traces de sang et puisqu’on était parti sur un cambriolage, j’avais retourné les meubles et la plupart des bibelots. C’était crédible pour une scène de cambriolage, j’avais même emporté avec moi des bijoux que j’allais bien sûr rendre à Anabella. Parce qu’elle s’en sortirait. Je m’échappais par la fenêtre pour rejoindre ma voiture et rejoindre Jacky.

Dans la peau d'Anabella Blake

J’avais dû perdre connaissance un certain temps. C’est maintenant que je remarquais la lumière moins vive de la fin d’après-midi. Le Fantôme faisait les cent pas dans la pièce alors que je pleurais en silence. Mes yeux n’arrivaient pas à se détacher des photos macabres. Ma mère. Mon frère Nathan et ma sœur Rose. Mon père. Tous. Ils étaient tous là. Ce type était vraiment tordu.
Il avait rattaché mes jambes pendant mon inconscience et j’étais incapable de me redresser même si j’avais essayé plusieurs fois. Il s’était approché, accroupi devant moi et en croisant son regard je savais enfin où je l’avais croisé. « Je vous connaissais… » « Tu te souviens enfin, Anabella. Tu en as mis du temps… » Sa façon de prononcer mon prénom me donnait envie de vomir. « Mon frère travaillait pour vous. » Nathan s’occupait de son jardin comme un ado ordinaire de 16 ans qui voulait se faire un peu d’argent. « Mais votre maison a brûlé… » « Et ma famille avec… » Je commençais à comprendre. Il avait perdu sa femme et ses trois enfants. Les familles qu’il ciblaient comptaient toutes 3 enfants. « Si tu avais vu le regard de ta mère quand j’ai tiré sur Nathan et Rose… C’est beau le désespoir d’une mère pour sauver ses enfants. » Et il prenait le temps de me raconter ce que je n’avais pas vu mais que j’avais entendu depuis ma cachette. Je serais les dents. Si j’avais pu, je me serais jetée sur lui. J’aurais pu le tuer. Une noirceur qui ne me ressemblait pas habituellement. « Tu as le même regard qu’elle… » Sa main avait attrapé mon visage alors qu’il me scrutait. « Mais ton sourire, c’est celui de ton père… Si fier de sa famille… » Je baissais les yeux mais il relevait mon visage pour me forcer à le regarder. « ça aurait pu être parfait… Mais tu t’es cachée et je n’ai pas eu le temps de trouver avant que la police arrive… 23 ans… J’ai attendu 23 ans qu’on en arrive là… 23 ans pour achever enfin cette nuit-là… La survivante. Ils en avaient de l’imagination ces journalistes hein ? » Il réveillait la gamine sombre et pleine de colère avec ses mots. Il était déjà en train de tuer la douce Anabella. « Au début ils ont changé ton nom et je ne t’ai pas retrouvé. Et puis tu as repris le nom de tes parents et j’ai retrouvé ta trace. Mais tu courrais Anabella… Tu as toujours couru. A peine je retrouvais ta trace que tu disparaissais à l’autre bout du pays. » Je fermais les yeux en réalisant que ma façon de vivre m’avait sauvé la vie depuis des années. « Mais tu as fini par t’arrêter… Pour Henri et Lise… J’aurais aimé voir la tête du vieux s’il avait su qu’en t’encourageant à t’arrêter de courir il me rendait service. » Je serrais les dents, restant toujours muette. « Mais c’est en toi Ana hein ? La fuite… Alors t’as repris ta course mais il était hors de question que tu t’échappes. Qu’est-ce qui pouvait compter pour toi assez pour que tu reviennes ? Ta librairie… Et ça a marché.. Si tu avais vu le désespoir dans ton regard quand les flammes dévoraient tes livres. Les flammes m’ont pris ma famille, elles ont pris tes amis les livres… C’était beau… » Je lui crachais au visage en guise de réponse. Il me lança un regard noir tout en s'essuyant le visage d'un revers de manche. Il souriait, ravi d'avoir pu obtenir enfin une réaction. Il se redressait après avoir coupé mes liens. Je ne cherchais même pas à me lever, frottant seulement mes poignets endoloris. J’avais besoin de savoir et il était en train de tout me raconter. De toute façon si je cherchais à me sauver il n’avait qu’à tirer sur moi et tout était terminé. Autant avoir le droit à la vériter avant de mourir. « Mais y’a eu ce fouille-merde. Ce manchot. Ton héros… Je ne comprenais pas ce que ton Henri lui trouvait mais il est plus malin qu’il en a l’air. » Jacky. J’espérais qu’il aurait la force de me pardonner avec le temps même si je n’avais jamais pu m’excuser avant de mourir. « Je pensais que le prof serait le plus gênant mais finalement… Non. » Il haussait les épaules comme s’il me racontait une histoire quelconque, sans importance. « Et on y est Anabella… Le tableau parfait… » Il mimait un appareil photo et je baissais la tête alors qu’il se félicitait de son chef-d’œuvre.
Il tendit son bras et en relevant les yeux, je voyais le canon de l’arme braqué sur moi. Le silence s’était abattu dans la pièce. « C’est presque trop facile… » Il s’était approché, et je sentais à présent le métal sur mon front. Je n’avais toujours pas bougé.
Clic. Il avait tiré mais aucune balle n’était sortie. Jusqu’au bout il allait jouer avec moi et j’étouffais un sanglot. « Oups ! Ce n’était pas celle-là. » Il affichait un sourire sadique comme s’il avait été l’incarnation humaine du diable. « Peut-être la suivante ? » Et il avait à nouveau tiré. Cette fois je ne supportais plus d’être qu’une souris entre les pattes d’un chat. Quitte à mourir, ce ne serait pas en le laissant s’amuser. Je me redressais et lui fonçais dessus.
J’avais dévié l’arme et me retrouvait à lutter contre lui. Des années de vie dans la rue me restait certaines techniques d’auto-défense qui allaient me servir. Je parvenais à le faire chuter et il avait lâché son arme. Après un échange de regard, nous avions compris. Le premier qui attraperait l’arme s’en sortirait vivant. Je m’étais jetée à terre pour attraper le pistolet. Je l’avais alors vu fondre sur moi mais au lieu de m’arracher l’arme des mains il me regardait d’en haut. « Si je ne lutte pas… Tu ne tireras pas… Tu es trop douce... Trop faible comme tes parents... » Son regard plongé dans le mien me provoquait. Je repensais à ses proposes sur ma famille, et je sentais la haine et la colère bouillir. J’avais appuyé sur la gâchette. Mais c’était à nouveau un tir à blanc. Lui comme moi avions été surpris par mon geste et réalisant que j’avais été capable de lui tirer dessus, prête à le tuer, il tentait de m’arracher l’arme des mains. Mon index avait alors pressé la détente plusieurs fois jusqu’à ce que la balle parte.
Le Fantôme s’écroula sur moi et je restais là, incapable de me dégager sur le moment. Je sentais le liquide rouge chaud et poisseux m’envelopper si bien que je me demandais si ce n’était pas moi qui avait été touchée. Mais le visage inerte et le regard sans vie du Fantôme à proximité de ma tête me faisait réaliser que c’était fini. J’avais tué le Fantôme. Mon fantôme. « Va en enfer… »

___________________
Je viens de croiser le diable. Il avait le sourire en pensant à demain

De la beauté du marbre j'ai parfois la froideur mais c'est au bout d'un sabre que j'accroche mon coeur. Ma cage d'or et d'acier. Des choses derrières les choses. Des choses qu'on ne voit pas. Devenir victime de son intimité, c'est ma face cachée...
Jacky Weinhandler
CLUMSY & ROMANTIC
avatar
Inscrit le : 08/04/2016
Messages : 352
Avatar : Jesse Eisenberg
Crédits : Camelot_queen sur livejournal / Neil Sandman sur ouat-storybrooke-rpg.com / Tumblr
Mes rps : Indisponible (3/3)
#Alex Homicides moi? Et avec lui sérieusement?
#Lily Welcome Back To The Real World
#Anabella Quand je te dis de t'en aller, de partir, ne m'écoutes pas...

Bloc notes :
EN CE MOMENT:
- Il est en couple avec Anabella et c'est le pied
- Il a menacé son Capitaine pour couvrir Anabella, Lily & lui-même. Ça semble avoir plutôt bien marché mais a quel prix ?
- Il commence à mettre de l'argent de coté pour faire une surprise à Anabella
- Jacky commence à se renseigner pour prendre des cours de boxe





Afficher

DERRIÈRE L'ECRAN
• PSEUDO:
• ÂGE :
• BLOC NOTE :


Re: Le Héros, la Survivante et le Fantôme : Scène Finale, le Mar 14 Mar - 17:05

Après Calamity et Jane (mes deux chiennes), Anabella est le seul être vivant qui arrive à m'apaiser quand ça ne va pas, quand rien ne va plus comme maintenant. Sa voix, sa présence, son odeur, son rire.. Je dois me rendre à l'évidence, j'en suis tombé amoureux. J'ai peur. Peur de ne plus jamais la revoir, de ne plus jamais être bercé par sa douce voix, de ne plus sentir sa présence et son odeur à côté de moi, de ne plus jamais entendre son merveilleux rire. J'ai peur de la perdre pour de vrai.

Lily me laisse trente minutes avant de débarquer et une heure avant d'ameuter la cavalerie – et par extension les emmerdes qui vont avec, ces derniers temps, parmi la pluie de merde qui s'abat sur moi, les cieux y ont placé quelques trésors comme Anabella, ou comme Lily.

Je marche dans le couloir faiblement éclairé par la lumière de la cuisine qui est derrière moi, le silence qui m'entoure me donne l'impression que, finalement, il n'y a personne d'autre que moi ici et ça ne va pas pour me rassurer. Est-il trop tard ou je deviens juste dingue ? Je regarde ma montre, 26 minutes. Il nous reste donc 26 minutes avant l'arriver de Lily. Je m'approche doucement d'une première porte, elle est fermée et j'ai peur de ce qui s'y cache derrière. J'ai peur de la retrouver morte, de la perdre, d'avoir échoué par la énième fois. Les voix se font de nouveau entendre, au début de façon faible et puis de plus en plus distinctement. J'entends sa voix. Elle est vivante. Je pose doucement ma main sur la poignée, je tenterais de l'arrêter dans les règles mais si il riposte, même un tout petit peu, je le tuerais. Je tourne la poignée et... personne. La pièce est vide, pourtant j'entends encore les voix, comme si elles étaient là, tout près de moi. Je m'apprête à repartir, mais mon attention se fige sur la table de pique-nique au centre de la pièce.

La pièce est en contraste au reste de la maison (en tout cas de ce que j'ai vu), le sol craque en même temps qu'il est gonflé par l'humidité, le papier-peint est à moitié déchiré par endroit et il n'y a aucune fenêtre. Il n'y a que des vieux cartons à moitié moisi et cette table de camping sur laquelle est posé des feuilles et des canettes de Dr Pepper. J'entends toujours les voix. Je m'approche timidement de la table en rangeant mon arme à ma taille. Il y a des plans de maison parfaitement dessinés avec punaisé dessus des photos.. Pas n'importe lesquelles c'est la maison d'Anabella. Je n'avais pas fait le rapprochement en entrant la cuisine, c'est pour ça que la décoration me disait quelque chose, Il avait parfaitement reproduit SA maison. « Putain de merde. » et puis dans le coin de la table, une photo vieilli et abimé à force d'avoir été plié était posée au coin. Un homme, une femme et trois enfants (deux filles et un garçon), la famille cible parfaite du Fantôme, rapidement j'essaye de me souvenir des visages des anciennes victimes, de ces familles brisées mais, dans mes souvenirs, aucun ne correspond. Serait-ce une affaire dont Henri n'avait pas entendu parlé ? Ou serait-ce... J'entends un grincement et avant même que je ne puisse faire quoi que ce soit, la porte de la pièce se referme dans un claquement. Au même moment j'entends des objets tomber, non, se fracasser au sol. Ça y'est, il est en train de la tuer, elle va mourir. 18 minutes.

Il faut que je trouve un moyen de sortir d'ici et vite, j'analyse rapidement la porte, il ne l'a pas changé et je remarque que les gonds sont rouillés. Avec le bon angle et la bonne puissance elle pourra se briser rapidement, mais encore faut-il les trouver. Je commence par donner des coups de pieds, rien de bouge. Vite, vite, une autre idée. Le silence qui est revenu ne m'aide pas à me concentrer. La table ? Trop lourd et pourcentage de réussite trop faible. Carton ? Absolument aucun intérêt ! « Dr Peeper ! » je retourne vers la table et attrape deux bouteilles de Dr Peeper vide avant de trouver une encore pleine. Je retourne à la porte et verse le liquide sur les gonds. Les boissons acides (type Coca-Cola, Pepsi, etc...) contient des régulateurs de PH dont un, appelez, acide phosphorique qui permet de détruire, entre autre, la rouille. Une fois tout le contenu vidé sur le gond, je balance la canette à l'autre bout de la pièce avant de revenir à la charge. La porte a craquelé, mais ce n'est pas suffisant. Les voix se font une nouvelle fois entendre. Elle est en vie mais pour combien de temps ? 16 minutes.

Je balance les cartons vides autour de moi, et puis caché derrière un des cartons, j'aperçois des produits d'entretien : eau oxygéné, javel, vinaigre d'alcool et des éponges poussiéreuses. Je n'entends de nouveau plus rien. Est-elle déjà morte ? Mon cœur se serre. Non ! Elle et moi sortirons vivant d'ici ! J'attrape une des éponges et attrape la javel et le vinaigre d'alcool. Si je les pose assez longtemps sur les gonds, ils vont se briser en quelques secondes et je n'aurais plus qu'à donner un grand coup dedans, je pourrais enfin la rejoindre. 13 minutes. J'attrape la bouteille de javel et en verse sur les gonds, je répète l'action avec le vinaigre d'alcool avant de frotter dessus avec l'éponge. Ne respire pas, ne respire pas. J'entends une nouvelle fois des voix, mais elles me semble plus loin que tout à l'heure. Des morceaux de rouille se collent à l'éponge et les produits commencent à me bouffer le bout des doigts sans parler de mes poumons qui me brulent. Coup de feu. Je m'arrête. C'est la fin. Ma main continu de frotter, un bribe d'espoir continu de m'habiter. C'est un coup dans le vide, juste pour lui faire peur. C'est du bluff, elle est vivante, elle est.. Cric. Ça marche ! Je laisse tomber l'éponge presque troué par terre et donne un énorme coup de pieds dans la porte. Elle s'ouvre enfin ! Putain de porte, putain de Fantôme !

11 minutes. Enfin libre je m'avance jusqu'au fond du couloir (une porte après la pièce où j'étais), il est là, l'homme est couché sur le ventre, au sol. Si il est par terre, mort, où est Anabella ? Je m'approche du corps qui me semble inerte et tiens toujours mon arme fermement dans les mains, pointé sur lui, il bouge, je tire. Avec mon pied je donne un léger coup dans les siens, aucune réaction, je regarde autour de moi, aucune trace d'Anabella. Et si elle avait réussi à s'échapper une nouvelle fois ? Et si le Fantôme n'agissait pas seul (comme je le pensais) et qu'il y avait une autre personne dans la maison ? Je ne peux pas prendre le risque de l'appeler si elle est en sécurité. Je regarde autour de moi, il ne semble y avoir personne. Toujours avec mon pied, je pousse le corps inerte du Fantôme qui s'écoule juste à côté d' « Anabella ? » je me baisse à son niveau, elle a du sang qui coule sur son – magnifique – visage et le long de son cou. « Tu es blessé ? » Moi aussi j'ai les mains pleins de sang mais elle est là, en vie. La Survivante, la Battante.

Après avoir vérifié que ''tout allait bien'', je l'aide à se relever. 9 minutes. Je dois contacter Lily le plus rapidement possible, tout en serrant Anabella dans mes bras je l'appelle. « Lily ? Je.. Je suis avec elle, elle est en vie » sans que je ne puisse contrôler quoi que ce soit, une larme coule sur mon visage quand je dis qu'elle est en vie, car oui, elle l'est. Vivante. « Il est mort, je.. » je regarde Anabella et ses mains pleines de sang, même dans un cas de légitime défense l'accusé risque la prison et je me refuse de la voir partir, je refuse qu'elle y aille, je l'aime tellement. « … je l'ai tué par légitime défense. J'emmène Anabella à l'hôpital d'Austin. Appelle le Capitaine et uniquement lui, ne parle à personne d'autre et d'y lui de me rejoindre à l'hôpital seul. Merci pour tout, on se voit tout à l'heure. »  J'ai peur de la suite, j'ai peur pour moi mais elle est vivante, elle est là, je sens son souffle chaud dans mon cou et finalement c'est tout ce qui m'importe. J'attrape son visage et la force à me regarder « Tu n'a tué personne Anabella, tu m'entends ? C'est moi qui l'ai fait. Tu étais prisonnière, j'ai tenté de l'arrêter et il m'a attaqué, je l'ai tué parce que je le devais. Tu n'as rien fait Anabella, d'accord ? Rien du tout. »

En réalité je ne sais pas encore ce que je vais dire au Capitaine, il n'est pas bête. J'ai le bout des doigts légèrement brulé à cause des produits toxiques et Anabella est couvert d'un sang qui n'est pas le sien, la scène de crime ne correspond en rien à ce que je vais lui dire. Je compte sur ma bonne étoile pour qu'il ferme les yeux, pour qu'il croit à mon histoire sans chercher à faire plus. J'ai besoin d'y croire. Il faut que ça marche.

Sur la route, assis dans la voiture, j'ai envie de la prendre dans mes bras, j'ai envie de lui dire qu'elle est forte, qu'elle n'a rien fait de mal, que tout est fini, que je l'aime, que je veux pas la perdre, que j'ai eu peur, j'ai envie de l'embrasser. « Tout est fini mademoiselle Blake, je suis là. » finis-je par dire sobrement, en attrapant sa main.
Anabella Blake
ADMIN ∎ ✒︎ Des livres et moi...
avatar
Inscrit le : 26/10/2015
Messages : 505
Avatar : Rachel McAdams
Crédits : Avatar: Hallows - Gifs : Mcadamsdaily (Tumblr)
Date de naissance : 28/05/1985
Mes rps :

DISPONIBLE

Vietman ❥ Leah
Retrouvailles ❥ Ethan
Révélations ❥ Leo
Jalousie ❥ Jacky
Allo Allo! ❥ Oskar

Bloc notes :
EN CE MOMENT :
● Elle est amoureuse de Jacky
● Elle a tué l'assassin de sa famille
● Elle ne sait plus où elle en est
● Elle part en mission humanitaire avec Leah
● Elle a coupé ses cheveux
● Elle a des idées pour sa nouvelle librairie mais n'y pense plus vraiment



Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light. #Leobella



Mon p'tit trophée:
 


Afficher

DERRIÈRE L'ECRAN
• PSEUDO: Mag'
• ÂGE : 28
• BLOC NOTE :


Re: Le Héros, la Survivante et le Fantôme : Scène Finale, le Mar 14 Mar - 20:12


J’entends la voix de Jacky, vaguement. Il me semble que c’est sa voix, mais je ne réalise pas. Je suis en état de choc et je n’ai même pas essayé de me dégager du corps inerte de l’assassin de mes parents. C’est Jacky qui le fait rouler sur le côté mais je ne bouge pas, comme paralysée. Je ne réponds pas à sa question, je ne suis plus vraiment là. Anabella, la douce Anabella de Jacky s’est envolée au moment d’appuyer sur la gachette. J’ai tué un homme et si au moment du coup de feu fatale, c’était en me défendant, j’avais réellement voulu le tuer de sang-froid quelque secondes plus tôt. J’avais vendu mon âme au diable et j’étais comme une coquille vide. Choquée.

Je sens Jacky s’assurer de mon état, il me force à me relever et je suis comme une poupée de chiffon. Je me laisse, je crois que je suis contre lui et s’il relâche son étreinte, je pourrais m’écrouler à nouveau. Le policier dit que je suis en vie mais j’ai pourtant l’impression d’être hors de la réalité. Je ne peux que l’écouter parler sans vraiment me connecter au moment présent et à la réalité. Mon regard se pose sur le fantôme et je réalise que je ne ressens rien. Pas une once de culpabilité. Et puis Jacky s’accuse et je relève la tête vers lui. Le voilà le moment où je redeviens consciente de la situation. Cependant, je ne trouve pas la force de l’interrompre ou de protester mais non. Non, il n’a pas tué le fantôme par légitime défense. Je l’ai fait. Et je ne le laisserai pas s’accuser.

Il raccroche et je sens ses mains sur mon visage. Je tiens debout par je ne sais quel miracle et mon regard fuit le sien un moment avant de croiser ses prunelles intenses. Il cherche à me convaincre de le laisser s’accuser. Il cherche à me faire croire que je n’ai rien fait de tout ça. Il me demande de mentir mais je ne peux pas. Je fais non de la tête et je tente d’articuler quelque chose en vain. Mon regard s’est durci, il y a quelque chose de brisé chez moi. Plus rien ne sera comme avant mais j’ai vengé ma famille et je ressens presque du soulagement.  

Je ne sais pas comment Jacky parvient à me faire sortir de là mais je me retrouve dans sa voiture. J’ai dû sang partout et je me demande comment il compte convaincre tout le monde que je n’ai pas tué cet homme. Je sens sa main dans la mienne et je la serre à peine. Je suis là sans être là. Je fixe la route qui défile en repassant encore et encore les mêmes scènes dans ma tête. J’ai l’impression de sentir encore le froid du métal de la gâchette sous mon index.

On arrive à l’hôpital, et pour ne pas choquer les autres patients avec ma tenue ensanglantée on m’emmène rapidement dans une pièce pour me faire attendre de voir un médecin. L’infirmière chargée du triage constate que physiquement je ne suis pas blessée mais je ne parle pas et mon état de choc est évident. Jacky quitte la pièce à un moment donné et je comprends que son capitaine est arrivé. C’est une blondinette qui entre dans la pièce et je la reconnais, c’est la coéquipière de Jacky. Elle me lance un regard et je sais qu’elle a compris. « Je dirai la vérité. » Elle m’observe encore un moment avant de trancher. « Je sais. » Et je sais qu’elle ne le laissera pas s’enfoncer pour moi alors qu’on sait toutes les deux que c’est moi qui ait abattu le fantôme. Je sais que je peux compter sur elle.

___________________
Je viens de croiser le diable. Il avait le sourire en pensant à demain

De la beauté du marbre j'ai parfois la froideur mais c'est au bout d'un sabre que j'accroche mon coeur. Ma cage d'or et d'acier. Des choses derrières les choses. Des choses qu'on ne voit pas. Devenir victime de son intimité, c'est ma face cachée...
Jacky Weinhandler
CLUMSY & ROMANTIC
avatar
Inscrit le : 08/04/2016
Messages : 352
Avatar : Jesse Eisenberg
Crédits : Camelot_queen sur livejournal / Neil Sandman sur ouat-storybrooke-rpg.com / Tumblr
Mes rps : Indisponible (3/3)
#Alex Homicides moi? Et avec lui sérieusement?
#Lily Welcome Back To The Real World
#Anabella Quand je te dis de t'en aller, de partir, ne m'écoutes pas...

Bloc notes :
EN CE MOMENT:
- Il est en couple avec Anabella et c'est le pied
- Il a menacé son Capitaine pour couvrir Anabella, Lily & lui-même. Ça semble avoir plutôt bien marché mais a quel prix ?
- Il commence à mettre de l'argent de coté pour faire une surprise à Anabella
- Jacky commence à se renseigner pour prendre des cours de boxe





Afficher

DERRIÈRE L'ECRAN
• PSEUDO:
• ÂGE :
• BLOC NOTE :


Re: Le Héros, la Survivante et le Fantôme : Scène Finale, le Lun 3 Avr - 13:04

Dans la vie, il y a toujours un avant et un après. Il y avait eu un moi avant ma rencontre avec ma Anabella et il y avait eu un moi après. Il y avait eu un nous avant se baiser et un autre après et aujourd'hui il y avait eu un avant cet homicide et il y aurait un terrifiant après.

Arrivé à l'hôpital d'Austin, Anabella est rapidement prit en charge par une infirmière et est emmenée dans une pièce à part. Lily est déjà sur place et je n'ai encore jamais été aussi ravi de la voir, je lui dois beaucoup mais je n'ai pas les mots pour la remercier maintenant et pour être honnête je n'ai pas non plus la tête. Je lui fais un sourire au loin et avant même que je ne puisse profiter d'Anabella – ma douce Anabella – une autre infirmière m'informe que mon capitaine est là et qu'il souhaiterait me parler. J'expire un bon coup, j'attrape la main d'Anabella « Je reviens, tout va bien aller. » et instinctivement, dans un élan inexplicable j'embrasse son front.

Dans la voiture j'ai pu réfléchir à mon histoire, à ce que j'allais lui dire mais certaines zones de mon récit sont encore sombres, confuses. Ce moment allez être particulièrement désagréable. Lorsque j'entre dans la salle d'attente – décoré d'une table basse débordante de magasine datant au maximum de 2005, de quelques plantes verte poussiéreuse et d'une machine à café – j'ai l'impression que le ciel va me tomber sur la tête. L'atmosphère est étouffante. Trop étouffante.

« Bordel Jacky c'est quoi cette histoire ! » Nous n'avons même encore discuter qu'il est déjà rouge de rage. Depuis mon entré au poste de police j'avais plus ou moins enchainé les réussites mais aussi les mini gaffes désagréables pour l'équipe mais jamais ô grand jamais mes actions avaient dépassé à ce point les limites, concrètement j'étais dans la merde (veuillez excuser l'expression mais je ne peux trouver meilleur image pour refléter la situation) et avant que je ne puisse entamer mon demi-mensonge ses yeux se posèrent sur mes mains légèrement rongée par les produits chimiques. « Qu'est-ce que c'est que ça ? » Je ne réponds rien et les ranges dans mes poches.  « L'agent Wetherhold et moi-même étions au domicile de mademoiselle Anabella Blake après avoir reçu un signalement concernant une effraction, arrivé sur place mademoiselle Blake était absente mais nous avons trouvé un chiffon imbibé de chloroforme et je.. je connais mademoiselle Blake personnellement et par extension son histoire. » J'enchaine sans réellement prendre le temps de respirer et je sens mes joues bruler  « En 1993 sa famille – et trois autres – ont été assassiné par un homme encore non identifié qui l'a traque depuis lors. Au courant de la situation que vit mademoiselle Blake et en vu de la scène que nous avions découvert j'ai entamé personnellement une procédure de recherche et ai retrouvé sa trace au 10935 Cow Creek Road et.. » « Mais ce n'est pas votre secteur ! Putain.. » « Laissez moi terminer Capitaine ! » Mon ton est dur et ma phrase tourne comme un ordre. « Après avoir pris des mesures de sécurité conforme à la procédure je suis entrer dans la maison dans laquelle mademoiselle Blake était prisonnière, quand je suis arrivé l'homme l'a menaçait avec une arme à feu. J'ai tenté de l'arrêter mais il n'a pas souhaité coopérer et a tenté de m'agresser.. » Ça y'est, c'est le moment de dire la phrase qui va à tout jamais changer ma vie. « ..  Pour la sécurité de mademoiselle Blake et ma propre sécurité j'ai conformément à la procédure dû tirer. En vu de la situation urgente concernant mademoiselle Blake je l'ai emmené en priorité aux urgences. Le corps de l'homme est toujours là-bas. » C'est dit. Tout est dit. L'avant, l'après.  « Qu'est-ce que tu me fais Weinhandler ? C'est une blague ? C'est quoi ce bordel ? Dans quelle putain de merde tu me fou encore   » Je ne sais pas comment mais son visage est encore plus rouge qu'avant. Il commence à me taper sur le système et puis d'un coup, une force s'empara de moi. Une force et une agressivité que je ne me connais pas. J'approche mon visage du sien et avec une voix glaciale je m'exprime distinctement.  « Capitaine, je vous fait par de cette affaire car bien que ce soit un cas de légitime défense je ne souhaite pas que cette malencontreuse histoire ne quitte ces murs. Il est préférable pour elle, pour moi et pour vous que ce cas soit réglé rapidement et en toute discrétion, malheureusement sans votre pouvoir je ne peux rien faire. Je vous ai dit où était le corps et ma version des faits qui ne doit en aucun cas être discuter. » «  T'es en train de me menacer ? »  « Oui. » Mon petit moi (le Jacky maladroit et sympa) veux dire que non, qu'il est désolé, qu'il ne pense pas tout ce qu'il dit mais ce nouveau Jacky a un tempérament beaucoup plus imposant et c'est lui qui gagne la mini bataille. « Écoutez cette femme a vécu bien plus de chose que vous comme moi pourrions supporter et elle ne doit en aucun cas être mêlée à cette affaire. Suis-je claire ?  » «  Mais pour qui tu te prends ? Je suis ton Capitaine alors va te faire..  » « Thelma Bishop. » J'ai lâche ma bombe secrète. Son visage rouge vire instantanément au blanc. Il a comprit le message. Mon histoire n'est pas crédible certes, mais si le capitaine fait en sorte qu'elle le soit tout ira pour le mieux à l'avenir. Il se recule et son ton agressif se transforme en peur. «  Qu'est-ce que t'as dit ? »  « Thelma Bishop capitaine, cette affaire vous dit peut-être quelque chose chef ? C'est quand même étrange que toutes les éléments ayant eu affaire à cette histoire ai été accidentellement brulé non ? » Il voulu dire quelque chose mais il se rétracta. Je sais des choses et à présent il sait que je sais. «  Je»  il se racle la gorge «  Je prends notes des informations que vous venez de me délivrer et après avoir vérifié personnellement vos dire sur place, j'enverrais une patrouille pour récupérer le corps de cette homme. Je vous croit agent Weinhandler. »  Il se rapproche une dernière fois de moi et malgré la peur sur son visage, le reste de son courage décide de montrer une dernière fois les crocs. «  Mais ne vous avisez plus jamais de me menacer, vous risquerez de le regretter.» et il quitte la pièce.  Je souffle un bon coup, j'ai l'impression d'étouffer et que la dernière fois que j'ai respiré depuis le début de cette journée était avant que je n'entre par effraction au domicile d'Anabella. J'ai besoin de deux secondes, juste deux secondes de répit. Je sortis une pièce de ma poche et me servit un café avant de m'assoir. Je pose ma tête entre mes mains et ferme les yeux quelques secondes. Juste deux secondes.

« Jacky, Jacky » une voix me sorti de mon demi-réveil et je senti un main sur mon épaule. C'est Lily, je me suis vraiment endormi ? Depuis combien de temps ? Anabella ! Je me releve rapidement, chose à ne pas faire, et senti ma tête tourner. « Je suis parti pendant combien de temps ? » « Pas longtemps, ça doit faire 10-15 minutes. Ça va aller ? » « Oui oui.. » dis en passant ma main sur mon visage comme pour me réveiller. Son ton est doux, rassurant, Lily est du genre à qui je peux faire confiance et elle me l'a prouvé à plusieurs reprise. « Tu as réussi à tout régler ?  » « Oui. Je.. Merci pour tout Lily, je ne sais même pas comment te remercier.. merci. » Je n'ai plus les mots à rien, j'ai juste envie de voir Anabella, de lui dire tout ce que j'ai sur le coeur, de reprendre ma vie, notre vie, comme avant. Le Fantôme était parti, tout ira mieux maintenant. « Anabella est encore avec les médecins ? » « Non, un homme est venu la voir. Il voulait lui parler et elle m'a demandé de venir te voir pour savoir si tout allait bien.   » Mon cerveau s'est stoppé sur le mot « homme » pendant une demi-seconde j'ai pensé au Fantôme et puis je me suis souvenu qu'il ne lui ferait plus jamais de mal maintenant. « Je vais allez la voir » je regarde ma montre « Les visites vont bientôt se terminer. Je te dis à demain. » Je l'attrape dans mes bras et lui sourit. Tout va mieux maintenant. Tout le monde et sain et sauf.

Avant d'entrer dans la chambre j'inspire profondément, c'est peut-être un ami ? Ou son voisin curieux dont j'ai oublié le nom. J'ouvre la porte prêt à le rembarrer et.. Elle, lui, bouche contre bouche. C'est son petit ami. Elle a un petit ami. Sont-ils fiancés ? Depuis combien de temps ? Qu'est-ce qu'il fou là ? D'où il sort ? Il est mieux que moi. Je suis mieux que lui. Elle le préfère. Elle l'aime. Je ne pourrais jamais rien lui dire. Je l'ai perdu.

« Pardon, je euh je.. je voulais pas vous déranger, je euh.. Calamity et Jane doivent avoir faim » Rire nerveux « Tu es bien accompagné alors je euh enfin je vais vous laisser. Bisous»  Je me retourne prêt à partir « Enfin euh non pas bisous mais, salut. Et um je voulais juste te.. enfin vous dire que tout est réglé. Vous n'avez plus rien à craindre.. » je force mon plus beau sourire et referme la porte en même temps qu'une avalanche de larmes coulent sur mes joues.

Tout n'ira pas mieux maintenant.
Anabella Blake
ADMIN ∎ ✒︎ Des livres et moi...
avatar
Inscrit le : 26/10/2015
Messages : 505
Avatar : Rachel McAdams
Crédits : Avatar: Hallows - Gifs : Mcadamsdaily (Tumblr)
Date de naissance : 28/05/1985
Mes rps :

DISPONIBLE

Vietman ❥ Leah
Retrouvailles ❥ Ethan
Révélations ❥ Leo
Jalousie ❥ Jacky
Allo Allo! ❥ Oskar

Bloc notes :
EN CE MOMENT :
● Elle est amoureuse de Jacky
● Elle a tué l'assassin de sa famille
● Elle ne sait plus où elle en est
● Elle part en mission humanitaire avec Leah
● Elle a coupé ses cheveux
● Elle a des idées pour sa nouvelle librairie mais n'y pense plus vraiment



Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light. #Leobella



Mon p'tit trophée:
 


Afficher

DERRIÈRE L'ECRAN
• PSEUDO: Mag'
• ÂGE : 28
• BLOC NOTE :


Re: Le Héros, la Survivante et le Fantôme : Scène Finale, le Mar 4 Avr - 21:13


Lily était restée avec moi jusqu’à ce qu’un homme entre dans la pièce. Il n’avait pas une tête relativement sympathique mais je m’en fichais un peu. Lily en le saluant me permettait de savoir qui il était. Il était leur capitaine. Il lui avait lancé un regard qui me laissait comprendre qu’il était en colère contre elle mais il n’avait rien dit pour autant. Peut-être parce que j’étais là. Il s’était tourné vers moi mais avant qu’il ne dise quoi que ce soit, j’avais ouvert la bouche. « J’ai tué cet homme… Peu importe ce que Jacky vous a dit… Sa coéquipière vous le dira. » Je lançais un regard à Lily, attendant sa confirmation. « Elle pense que Weinhandler aura des problèmes alors elle se dénonce à sa place mais mon coéquipier à agit en état de légitime défense patron. » Elle venait de me trahir. Elle laissait Jacky s’accuser. Je croyais qu’elle serait de mon côté et qu’elle m’aiderait à protéger l’officier mais elle venait de le laisser s’enfoncer. Je protestais mais le capitaine m’interrompait. « Les faux témoignages sont sévèrement puni mademoiselle Blake. Je serai vous j’arrêterais de m’accuser à tort. L’histoire est close, compris ? » Son regard avait une drôle de lueur et avant que je puisse à nouveau affirmer la vérité il était sorti.

Seule avec Lily, je sentais la colère bouillir en moi. « Pourquoi ? Pourquoi vous le laissez s’accuser ? » Elle levait les yeux au ciel avant de s’approcher. « Parce que si vous allez en prison, il ne s’en remettra pas Anabella. S’il s’accuse, l’affaire sera étouffée mais si vous vous accusez, l’enquête révèlera toutes les règles que lui et moi avons transgressé… Je viens de le protéger contrairement à ce que vous pensez… Je prendrai une balle pour lui, alors ne me regardez pas comme une traitresse… » « Mais il n’a pas tué ce… » « Je sais, mais il va falloir que vous appreniez à vivre avec ça… Vous n’aviez pas d'autre choix. » C’était faux, j’avais eu le choix et j’avais tiré. Il n’y avait pas eu de balle à ce moment-là mais dans le cas inverse, je l’aurais tué de sang froid. J’allais dire quelque chose quand on entrait soudainement dans la chambre.
J’avais du donner son numéro quand je m’étais retrouvée aux urgences pour une broutille. A mon arrivé, une infirmière avait du consulter mon dossier et avait décidé de l’appeler. John venait d’entrer et de se précipiter à mes côtés pour me prendre dans ses bras. J’aurais du être soulagée de le voir entrer mais ce n’était pas le cas. Je ne me sentais pas digne de son angoisse et de son inquiétude et de son amour. Il me serrait contre lui alors que je restais inerte. Lily prenait congé et je restais avec John. « Comment tu te sens ? » « ça va aller… » Non, ça n’irait pas mais je ne supportais pas de le voir s’inquiéter comme ça. « Qu’est-ce qui s’est passé ? » « Je n’ai pas envie d’en parler. » J’aurais bien éclaté en sanglot mais rien, j’étais vide. Une coquille vide.
John ne semblait pas se douter une seconde de ce qui s’était passé, ou plutôt à quel point ça avait été grave. Il se contentait de se montrer aux petits soins et il avait fini par m’embrasser au moment où la porte s’ouvrait à nouveau. Surpris, John s’était détaché sans lâcher mes mains pour autant. J’aurais aimé dire quelque chose. Pour John ça n’était pas évident mais pour moi qui commençait à connaître Jacky, je savais qu’il n’allait pas bien. Je ne pouvais pas le retenir, John était là et je repensais au baiser que j’avais échangé avec l’officier. J’arrivais à peine à murmurer un au revoir. « Qui c’est ? » « Jacky… Il enquêtait sur le Fantôme… » « Il est… spécial. » Je n’avais rien répondu. Je n’avais pas envie de commenter ça.  « Enfin bref… je vais te ramener à la maison dès que possible… ça va aller… »

Non… ça n’irait pas mieux…

___________________
Je viens de croiser le diable. Il avait le sourire en pensant à demain

De la beauté du marbre j'ai parfois la froideur mais c'est au bout d'un sabre que j'accroche mon coeur. Ma cage d'or et d'acier. Des choses derrières les choses. Des choses qu'on ne voit pas. Devenir victime de son intimité, c'est ma face cachée...

Le Héros, la Survivante et le Fantôme : Scène Finale

Page 1 sur 1

La boite à souvenirs :: Hors jeu :: Archive des rps-