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Noyer son angoisse au milieu de la vie... [Libre]


Anabella L. Blake
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Acte II, Scène Finale ❥ Jacky
Cadeau littéraire ❥ Leah
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Bloc notes :
EN CE MOMENT :
● Elle a tué l'assassin de sa famille
● Elle ne sait plus où elle en est
● Elle a coupé ses cheveux
● Elle a des idées pour sa nouvelle librairie mais n'y pense plus vraiment



Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light. #Leobella



Mon p'tit trophée:
 



DERRIÈRE L'ECRAN ...
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• BLOC NOTE :


Noyer son angoisse au milieu de la vie... [Libre], le Dim 10 Juil - 8:35

Depuis que la librairie avait brûlé, depuis que le fantôme de mon passé s’était montré pour ne plus me laisser en paix, je tentais de vivre au jour le jour. J’avais l’impression qu’à tout moment ma vie pouvait basculer et que tapis dans l’ombre, le monstre attendait le moment opportun pour se jeter sur moi et m’ôter la vie. C’était la promesse qu’il avait faite au gré des messages laissés sur mon répondeur et des sms qu’il m’envoyait. Il avait décimé ma famille alors que je n’avais que 8 ans. Il n’avait pas pu achever son « œuvre » car je lui avais échappé mais il comptait prendre son temps pour parfaire le tableau. Je n’étais qu’une souris entre les pattes d’un chat et encore, un chat semblait moins cruel que l’homme qui me tourmentait.

J’étais restée enfermée dans ma maison tout ce temps, ne sortant que lorsqu’il me fallait faire le plein de nourriture ou autres fournitures. Comme si me retrancher dans ma maison pouvait me protéger. C’était idiot de le penser et je m’étais rendue compte de cela quand en rentrant d’une course, j’avais retrouvé une lettre posée sur la table de la cuisine. Quelqu’un était entré et ressorti sans aucun problème, sans que la porte n’ait été forcée ou une fenêtre brisée. J’avais eu l’impression que le danger s’était encore plus rapproché. J’avais tout posé en vrac sur la table, fais demi-tour et quitté la maison pour tenter de trouver de l’oxygène ailleurs. Je me sentais oppressée.

J’avais besoin d’un lieu public, dans ce genre d’endroit, j’avais peu de chance de me faire tuer, non ? Je devenais parano, observait les gens qui passaient près de moi, me retournait bien trop souvent pour que ma démarche semble naturelle. Alors que des familles, des amoureux et des groupes d’amis pique-niquaient tranquillement en profitant de l’été, je me faufilais entre eux pour m’installer au milieu de l’espace de verdure. A la vue de tous et donc de mon harceleur, mais peut être plus à l’abri que dans ma maison isolée, ou il pourrait venir m’achever.

Assise dans l’herbe, j’ouvrais mon petit sac que je portais en bandoulière pour en sortir un livre. Mes mains se crispaient autour de l’ouvrage comme on s’accroche à une bouée de sauvetage quand on est sur le point de se noyer. J’étais à deux doigts de me noyer dans mes angoisses, de suffoquer sous la pression de mon passé et toute ma foi se dirigeait vers ce livre pour m’arracher un peu à la réalité. J’aurais pu opter pour un polar, un de ceux où le méchant est arrêté à la fin mais je n’étais pas sûre que de m’accrocher à de tels scenarios soit une bonne idée. Parce que les fins heureuses n’étaient pas vraiment pour moi et que je savais mes heures comptées, ma vie en danger. Un danger auquel je n’allais pas pouvoir échapper.

J’ouvrais le livre, et mes yeux glissant de mot en mot, parvenaient petit à petit à m’entraîner avec eux dans le livre. J’aurais aimé qu’ils forment une sorte d’incantation pour éloigner les démons mais c’était peine perdue. Le flot de mes pensées se calmait pour prendre celui du rythme des mots que j’avalais. Tout allait bien. Là. Maintenant. Tout allait bien. Le soleil était au rendez-vous, le brouhaha couvrait les battements de mon cœur encore un peu trop rapide. Je venais de relire pour la dixième fois la même phrase, preuve que mon angoisse était encore là, mais si je restais là, au milieu de la foule et un livre dans les mains comme une sorte de grigri, alors tout irait bien… N’est-ce pas ?

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Je viens de croiser le diable. Il avait le sourire en pensant à demain

De la beauté du marbre j'ai parfois la froideur mais c'est au bout d'un sabre que j'accroche mon coeur. Ma cage d'or et d'acier. Des choses derrières les choses. Des choses qu'on ne voit pas. Devenir victime de son intimité, c'est ma face cachée...

Noyer son angoisse au milieu de la vie... [Libre]

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