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(alistaire) apocalyspe.


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(alistaire) apocalyspe., le Ven 5 Avr - 15:22





 




J’ai le sourire jusqu’aux oreilles. C’est un très grand jour. Aujourd’hui, j’ai rendu ma thèse. Corrigée, reliée, toute parfaite à mes yeux. J’ai fini sans la moindre pression. Bien qu’il reste l’oral dans quelques temps, c’est déjà un très gros poids en moins. Pour fêter ça, j’ai envie de rejoindre Alistaire ce soir, en petite tenue. Je prends le temps de me préparer quand je rentre. J’ai investi, un ensemble avec un porte-jarretelle noir. J’effleure la lingerie du bout des doigts, c’est beaucoup trop joli. Je me regarde dans le miroir. Une encre à lèvres bordeaux foncé, un léger smoky eye et du mascara. Tout est génial, j’ai hâte de voir la tête qu’il va faire. J’enfile un trench camel en retirant mes cheveux libres du col. Je vais enfiler mes Louboutins et je prends mon sac à main. Barry dort déjà, Benny a fait une belle balade et ronfle dans son panier. Je peux partir en paix.

Il est presque vingt-deux heures à ma montre. La clé se glisse et ouvre la porte de l’appartement de mon beau brun. Je la ferme discrètement derrière moi. J’entends la douche, j’ai un petit sourire sur le visage. J’avance dans la cuisine, mes talons claquent sur le parquet. Je pose mon sac sur le comptoir à côté de son téléphone et j’ouvre le trench, faisant descendre le tissu jusqu’à mon coude. Les épaules dénudées, je marche jusqu’à l’encadrement de la porte de la salle de bain et m’appuie avec un sourire en coin sur les lèvres. « Surprise, chéri. » Je me mords la lèvre. Je me sens sexy comme ça, fait suffisamment rare pour être souligné. J’attends qu’il me voit avant de m’échapper, laissant échapper un petit rire avant de retourner à mon sac à main, le temps qu’il termine sa douche. Tandis que je cherche un truc dedans, je fronce les sourcils quand je vois son téléphone vibrer à plusieurs reprises et de façon très rapprochée. Je n’y peux rien, mon œil a ripé et là, j’ai vu. Putain, non. Je suis bouche bée, je perds mon sourire. « J’ai envie de toi comme une petite chienne, ça me manque nous deux. Viens me prendre, encore. » Je me décompose peu à peu que je lis. Mon souffle s’accélère. « Tu sais que je vaux bien mieux que ta sainte-ni-touche, il n’y a que moi qui saches te faire jouir. » J’ai un haut-le-cœur. Il y en a plusieurs comme ça, je ne veux même pas en lire plus. J’ai la vue qui se brouille, je déglutis difficilement. C’est qui cette fille ? Je ne me sens pas bien tout d’un coup. J’ai besoin de me tenir au comptoir sinon je sens que je vais défaillir. Il me trompe, ça me paraît relativement explicite. Ma main contre mes lèvres, je fixe le téléphone. J’explose soudain quand je vois le nom de cette fille qui s’affiche sur son téléphone. Les larmes inondent mes joues sans vraiment que je m’en rende compte. J’entends la voix d’Alistaire et je me tourne vers lui, ne lui laissant pas le temps d’en placer une. « Alors, elle est bonne, cette Caroline ? » Ma voix claque dans l’air alors que je lui lance son téléphone qui n’arrête pas de sonner dans ses mains. « Va retrouver ta petite chienne. » Un sanglot secoue mon petit corps alors que je remonte mon trench et le referme sur moi. « Fais-lui bien l'amour surtout, je ne voudrais pas que tu manques à ton devoir ! » Quelle conne, comment j’ai fait pour être autant aveuglé ? « La sainte-ni-touche, elle va vous foutre la paix, ne t’en fais pas. » Je le vois faire un pas. « Ne m’approche pas, bordel ! » Je hurle soudain, je tremble comme une feuille. Je m’accroche à mon trench comme à ma vie. Je suis tétanisée, j’ai envie de me tirer loin de lui mais mes jambes ne sont pas encore d’accord. Je le regarde. Il est tellement beau avec sa serviette qui lui descend sur les hanches. Je suis si amoureuse de lui et il est là, le problème.
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Re: (alistaire) apocalyspe., le Ven 5 Avr - 19:07





 




Je viens de rentrer du sport. C’est décidé, je m’y remet vraiment. Il faut que je fasse bonne impression pour ma princesse, je n’ai pas envie qu’elle se retrouve avec un homme qui ne lui plaît plus au bout de six mois, hors de question. Je dépose mes affaires dans le salon, mes fringues vont au sale et je pose mon téléphone sur le comptoir dans la cuisine. En sueur, à cause de mon footing, je me glisse sous l’eau chaude. Je profite de ce moment calme après cette journée bien chiante. Je prévois ce que je vais faire ce soir : une petite surprise à ma brune, j’irais devant chez elle avec cette fameuse bouteille de vin, elle doit avoir terminé sa thèse aujourd’hui et il faut fêter ça. Rien qu’à l’idée de la féliciter, j’ai le sourire aux lèvres. Cette nana est tellement géniale. Presley est douce, aimante, gentille et bordel, qu’est-ce qu’elle est bonne. Je me savonne puis je décide de sortir. J’enroule ma serviette autour de ma taille et je retourne dans le salon pour me faire couler un café, le temps de sécher. En poussant la porte coulissante de ma chambre, je tombe nez à nez avec ma brune. C’est d’abord un sourire qui se place sur mes lèvres avant de voir ses larmes sur ses joues et mon téléphone entre ses doigts. Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? « Bébé ? » Elle se retourne vers moi, sa question me baffe. J’ai les yeux qui triplent de taille. « Mais pour.. » Je n’ai pas le temps de terminer ma phrase que mon téléphone traverse la pièce, je vais le chercher une fois qu’il tombe. Je reste bouche bée devant son état d’énervement mais je prends le temps de la regarder, elle et son sublime trench coat accompagné de ce putain de porte jarretelle. Je ne sais même pas ce qu’il se passe et je m’en prends pleins la gueule. J’ose enfin regarder ce qu’elle a pu voir sur mon téléphone et là, je deviens fou. Cette fois-ci, c’est moi qui m’énerve. Elle peut gueuler tant qu’elle veut, je vais réellement m’énerver. Je jette mon téléphone contre le parquet de mon appartement. « J’espère que tu te fous de ma gueule, Presley. » J’ai les sourcils froncés. « Comment tu peux croire une seule seconde que je te trompe avec cette espèce de pute ? » J’éclate en rage quand elle me commandite de lui faire l’amour comme un soit disant devoir. « FERME LA, BORDEL ! » Je l’entends s’appeler elle-même une sainte-nitouche. Je suis en train de péter un câble, bordel de merde. J’attrape mon téléphone entre mes doigts. Je le serre. « Presley. Caroline est mon ex petite copine, elle est totalement cinglée et crois-moi, je ne veux même pas repenser à elle. » Cette nana est totalement marbrée et visiblement, Presley croit dur comme fer que je l’ai baisé récemment. A force de froncer les sourcils, ce sont mes larmes qui commencent à sortir. Des larmes d’énervement. Putain. Ca me déçoit terriblement qu’elle pense que je suis capable de la tromper. Elle hurle et moi je me retrouve à hurler aussi, sur elle. « COMMENT TU PEUX CROIRE QUE J’AI BAISE CETTE CONNE QUAND JE T’AI TOI, PUTAIN ! » Je suis a bout de souffle. « TU ME PRENDS VRAIMENT POUR LE DERNIER DES CONNARDS, HEIN. » Je donnerais ma vie pour la sienne mais non, elle pense que je peux baiser cette grande conne blonde. Je jette mon téléphone contre le mur tandis qu’il continue de sonner. « MERDE ! A LA FIN ! »

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Re: (alistaire) apocalyspe., le Ven 5 Avr - 23:31





 





Chienne de vie, putain. Je m’étais faite jolie pour lui, je voulais qu’on passe une belle soirée à fêter le rendu de ma thèse et tout ce que ça pouvait impliquer après l’oral. Un pas de plus vers mon diplôme. Seulement, comme le destin est une pute, il en a décidé bien autrement. Alors que je cherche un truc dans mon sac à main en attendant qu’il sorte de la douche, j’ai découvert le pot aux roses. J’ai failli faire un malaise quand j’ai les messages de cette fille, une certaine Caroline. Sans le vouloir, je suis tombé dessus et j’ai lu. Oui, j’ai lu parce que ça m’a beaucoup trop attiré l’œil. J’aurai peut-être dû jamais le lire. Mon cœur s’est fracturé net, d’un seul coup. Des messages, une bonne dizaine. Elle a envie de mon homme, que je gêne clairement leurs petites affaires et je-ne-sais quelles horreurs encore. Je n’ai pas tout lu, le choc. La vraie désillusion, elle est bien là. J’entends la porte coulissante et qu’il m’interpelle par ce surnom qui me broie un peu plus la poitrine. Il ne semble pas comprendre quand je parle de sa pouffe alors je lui lance le téléphone. Il va vite comprendre. Des secondes qui me paraissent interminables pendant qu’il lit. Je tente de stopper les larmes qui coulent le long de mes joues. Je sursaute presque quand j’entends un bruit sec contre le parquet, je tourne la tête vers lui et je serre les dents. J’ai le souffle coupé quand il commence à parler. Ses paroles fendent l’air comme un couperet. Je suis soufflée par sa question. Je remets mon trench coat et recouvre mon corps, je me sens conne de n’avoir rien vu. J’ignore superbement sa question et je retrouve soudain l’usage de la parole pour lui scander qu’il lui fasse bien l’amour. C’est de l’ironie la plus totale. L’idée qu’il pose ses mains sur le corps d’une autre femme me donne la nausée, bordel. Je ne veux même pas l’imaginer en train de faire l’amour à une autre. Jamais. Il me hurle dessus de me la fermer et là, je vois rouge. Mon faciès mue en une de ces colères. Je croise son regard et je le harponne, bien décidée à lui montrer que je ne vais pas me laisser traîner dans la boue. « D’OU TU CROIS QUE TU PEUX ME PARLER COMME CA, ALISTAIRE ? » C’est vrai, merde. « Tu peux parler comme tu veux à ta pouffe mais pas comme ça, pas à moi. » Je vis un cauchemar, réveillez-moi. « Je suis courtoise malgré ce que tu m’as fait, j’en ai des raisons pour mal te parler mais je ne le fais pas ! » Mon corps est quand soulevé par certains sanglots. Oui, la sainte-nitouche va vite dégager le plancher, pas de panique. Je l’écoute me dire qui est cette fille mais je n’entends qu’une oreille, je ne sens que la douleur qui me serre la gorge. « Peu importe qui elle est, je m’en fiche. » Je vois soudain des larmes dans les yeux de mon brun. C’est terrible ce qu’il est en train de se passer, je suis déçu car je ne le pensais pas comme ça. Baiser juste pour satisfaire une pulsion, parce que pour moi, c’est purement ça. Je lui hurle de ne pas approcher alors que je suis dans un piteux état. Il me répond sur le même ton et ces paroles me lacèrent, encore une fois. Qui fera le plus mal à l’autre ? «  C’est vide de sens, ce que tu dis. » Je retrouve soudain un calme inquiétant, comme si j’étais vide et complètement détachée de la situation. Je suis un peu comme dans un état second, comme si mon cerveau me protégeait de la violence de ce qui vient de mon tomber sur le coin de la gueule. « J’y peux rien si tu l’as fait. » Mes larmes recommencent à couler. « Je veux juste être loin de toi. » J’entends la seconde d’après son portable s’écraser contre le mur. Je pince les lèvres et je m’avance vers sa salle de bain. Je veux juste récupérer la chaîne de ma grand-mère que j’ai oublié la fois dernière et je vais m’en aller. J’ouvre le meuble sous l’évier, vu que je ne le vois nulle part ailleurs, je prends la chaîne. Ce que je vois, ça me glace le sang. Je prends entre mes doigts fins, un paquet de capotes. Il est ouvert. Je ferme les yeux, ça ne s’arrêta jamais. Lui et moi, on s’était dit que l’on allait arrêter de se protéger. Notre relation était suffisamment stable pour que l’on soit fidèle. On s’était dit de dégager tous les préservatifs que l’on avait. Je l’ai fait. Pas lui, manifestement, puis elles sont planquées là. Je me relève et retourne dans le salon. « Je peux savoir ce que c’est ça ? » Je serre les dents. « Comment tu veux que je te crois, Alistaire ? » Trop de trucs, là. Mon cerveau n’arrive plus à réfléchir. J’en ai marre, je veux juste partir. J’ai mal au cœur. Si je ne vomis pas mon repas de ce soir, c’est un miracle.
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Re: (alistaire) apocalyspe., le Sam 6 Avr - 1:59





 




Elle me demande d’où je lui parle comme ça mais putain. « MAIS BORDEL MAIS TU DECONNES OU QUOI ? T’AS VU CE QUE TU INSINUES, PRESLEY ? » Y a plus de « Bébé », y a plus de « mon amour » là. C’est mort. Elle a dit trop de choses qui ne vont pas. Ca ne me plaît pas du tout cette histoire. « MAIS PUTAIN MAIS JE NE LUI PARLE PAS ! » J’enrage, encore plus quand elle me dit qu’elle est courtoise malgré ce que j’ai fais. Je vais éclater quelque chose avant la fin de cette discussion putain. « Presley, écoute moi. Je n’ai rien fait avec cette nana. Donc tu redescends là. » Manquerait plus qu’elle trouve les capotes que je n’ai pas eu le temps de jeter et là, je suis cuit. Je n’ai rien fait mais elle va me défoncer. J’ai beau lui expliquer qui est Caroline, elle n’en a rien à foutre en fait. Elle s’est déjà fait une idée et je crois qu’elle va compliqué à dégager, celle-ci. Je me passe une main sur le visage alors que je sens mes larmes d’énervement qui commencent à couler. C’est vide de sens ? Ce que je dis ? Je suis en train de lui expliquer que Caroline n’est rien à mes yeux parce qu’elle prend toute la place mais c’est vide de sens. Elle me tape sur le système. Je n’ai même plus envie de répliquer. Elle est terriblement calme et ça a le don de me pousser à bout, d’autant plus qu’elle continue de m’incriminer. « Presley, je le jure sur la tête de Lily et de Rufus que je ne t’ai pas trompé avec elle. » J’ai beau jurer, elle n’y croira pas. Je soupire en me passant une main sur le visage. Sa phrase me déchire le cœur. Je veux juste être loin de toi. Mais je refuse qu’elle soit loin de moi, bordel. Je serre le poing tandis qu’elle part dans la salle de bain. Je renifle dans mon coin en éclatant mon téléphone contre le mur. Je soupire en posant un instant contre le comptoir de la cuisine alors qu’elle fouille. Je lui ai dis que je n’avais rien fait avec cette femme, mais elle refuse de me croire. J’entends ses talons qui claquent en revenant de la salle de bain, elle, avec la boite de préservatifs dans les mains. Elle continue. « Je n’ai pas eu le temps de les jeter. » Je me passe une main sur le visage. « Éventuellement en me faisant confiance mais visiblement, c’est trop demandé pour Madame. » Je fronce les sourcils et je viens près d’elle. Mon regard ancré dans le sien. « T’es pas foutue de voir à quel point je t’aime et finalement, la seule chose que je vois, c’est que tu ne me fais pas confiance malgré les explications que je te donne. » Je prends une pause. Ca me déchire le coeur. J’ai les yeux éclatés par l’énervement et les mains qui tremblent. « Tu prends le peu d’affaire qu’il y a ici et tu dégages de mon appartement. Je ne veux plus te voir Presley. T’es pas foutue de voir que je pourrais faire n’importe quoi pour ta gueule alors, tu dégages. » Je me décale et je lui ouvre la porte. « Bon vent. » Je la hais.

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Re: (alistaire) apocalyspe., le Sam 6 Avr - 2:52










Je l’ai jamais vu comme ça et moi, je ne me reconnais plus. Je suis perdu dans une sorte de limbes, j’ai tellement mal à la poitrine. C’est horrible là-dedans. Ça cogne comme jamais, comme s’il m’avait arraché le cœur à main nu. Il continue d’hurler et je n’arrive plus à supporter sa voix brisée. Je passe mes deux mains sur mes tempes et j’essaie de faire le tri mais rien, juste lui et l’amour que je lui porte. Il me scande qu’il ne lui parle pas, que je dois redescendre. « TAIS-TOI, ALISTAIRE ! » Ma voix se brise, mon souffle est court. Je l’entends me parler d’elle, je ne fais presque pas attention. Je suis bien trop concentré à essayer de me calmer. Je veux essayer d’y voir clair mais je ne peux. Je lève les yeux et je ne cherche plus m’énerver. Je suis rincée de cette merde, il ne cherche pas à répliquer non plus. Le silence est pesant, j’éclate encore en sanglots alors qu’il me jure qu’il ne m’a pas trompé avec elle. « Ah non, arrête de jurer ! » Par pitié, qu’on arrête le massacre, bordel. Je veux juste être loin de lui et je le dis, tout haut et bien fort. C’est ce que je ressens en cet instant. Prendre le large pour y voir plus clair. Je vais juste chercher la médaille, si précieuse à mes yeux, mais je trouve les préservatifs dans le meuble. Ceux qu’on s’était dit ne plus utiliser parce qu’on se faisait confiance. Au moins, il a eu l’élégance de se protéger et de m’épargner un minimum de ses conneries. C’est presque classe de sa part. Je reviens et je balance la boîte devant ses yeux sur le comptoir. Je renifle légèrement pendant les larmes ne s’arrêtent pas de couler. Je ricane presque d’un air mauvais quand il me dit qu’il n’a pas eu le temps. « Evidemment, comme de par hasard. » Je secoue la tête de gauche à droite. Je lui demande comment il est possible que je puisse le croire avec tout ça. Comment m’en vouloir d’avoir un putain d’énorme doute ? Qui ne l’aurait pas eu à ma place ? « Tu sais ce qu’elle te dit, la Madame ? » Je serre les poings alors qu’il s’approche. Je recule à mesure qu’il avance. « Tu ne t’approche pas de moi, Alistaire. Deuxième fois. » J’ai peur de ce qu’il pourrait se passer s’il était trop près de moi, torse nu. Oui, parce que bordel, tout est encore bien place. Le désir, tout. Son regard dans le mien. Je me prends un premier pied dans le cœur, je serre les dents. La suite ? Elle m’achève littéralement. Tu dégages, bon vent. Je relève, essayant de puiser dans mes dernières forces et le fond de dignité qu’il me reste. Il me quitte alors que je lui laissais au moins le bénéfice du ne doute en ne rompant pas dans l’instant. Je vais chercher mon sac et sors son récent cadeau, où un petit porte-clés de bois représentant une maison avec un cœur à l’intérieur tient l’unique clé du trousseau. Celle de son appartement. Je m’approche de lui et lui colle la clé sur le torse. « Va la baiser, ça va te calmer. » Ce ne sera certainement moi qui va le faire. Dernier coup de lame lorsque mon regard tarde une seconde sur ses lèvres délicieuses. « Je te déteste, Alistaire, autant que je t’aime et c’est bien ça, le problème. » Je sors de là et je descends le plus vite possible les marches pour ma voiture. J’ai dû faire des pauses sur la route pour pleurer. J’ai vidé mes stocks de larmes pour six mois au moins. J’ai finis par dormir avec Barry, on a discuté quasiment toute la nuit. Il m’a ramassé à la petite cuillère. J’ai tout coupé. L’interphone, le téléphone, l’ordinateur. Je veux être coupée de tout, surtout de lui s’il lui vient l’idée de me contacter. Au moins pour demain.
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