AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez

Creepy baby ft. Azrael


Invité
Invité
Anonymous


Creepy baby ft. Azrael  Empty
Creepy baby ft. Azrael , le Ven 15 Mar - 17:31





 




Le vendredi, c’est mon jour préféré. Je sors du boulot à 19h et le temps de rentrer, je me pose dans le canapé à 19h45. A la maison, c’est la foire. Mes affaires sont par terre, je fous tout dans n’importe quel sens et j’en ai rien à foutre, c’est le week-end. Je retrouve souvent ce tableau où mon chemisier est en boule, mes escarpins à chaque coin de la pièce, mon jean qui repose sur l’accoudoir du canapé, mon manteau sur la chaise du salon. Bref, je me fais mon petit monde le temps d’un week-end avant de reprendre pour une semaine chargée. Du coup, vendredi rime avec détente. La première chose que je fais, c’est de me faire couler un grand thé, de me rouler un grand joint et de m’allonger comme une grosse merde devant la télévision, avec le chat contre moi. Vers 21h, je décide de me commander une pizza devant ma série du moment. Vers 23h, c’est un film d’horreur que je lance avec du popcorn bien chaud entre les mains. Ce week-end, c’est The Sinister qui fait l’objet de ma convoitise. L’histoire d’un tueur en série bien flippant. Je hais ce film et je l’adore en même temps. J’suis a fond dans le film avec ma clope au bec et mon café. Le protagoniste découvre les cassettes dans le grenier, celles où les meurtres sont explicités. Je frémis devant en m’enfonçant dans mon plaid. Bordel, je vais me chier dessus et maintenant, j’entends des bruits dans ma serrure. Faut vraiment que j’arrête de fumer, hein. Ca me détruit le crâne. Je me tourne quand même vers la poignée mais celle-ci bouge bel et bien. La porte s’ouvre sous mes yeux écarquillés. J’ai le cœur qui s’accélère beaucoup trop là. Je vais vraiment crever. Je me retiens de crier en tentant de me faire violence pour voir qui est cette personne qui rentre chez moi. Trop tard. Ca part. « Y A RIEN A VOLER ICI ! » Une main allume la lumière du salon et je me cache les yeux avant de voir le visage de mon soit-disant voleur. Je fronce les sourcils, totalement défoncée par les deux joints que je suis enfiler auparavant. « AZRAEL ! » Je grogne en le regardant avant de porter ma main au cœur, un peu plus détendue mais tout aussi flippée. Je reprends mon souffle lentement mais je me tourne vers lui. « Tu comptais me prévenir que tu passais ou c’était une sorte de surprise bizarre ? » J’attrape la fin de mon joint dans le cendrier avant de le rallumer et de tirer dessus. « Putain, laisse tomber, tu m’as fais trop peur. » Je me remet bien dans le canapé en m’enfonçant dedans. « Tu regardes avec moi ? J’suis pas loin du début. » Le joint dans la main gauche, j’attrape une part de pizza qui me reste dans mon carton et je croque dedans, je m'adresse à lui la bouche pleine. « T’as manché bébé ? »

(c) DΛNDELION
Invité
Invité
Anonymous


Creepy baby ft. Azrael  Empty
Re: Creepy baby ft. Azrael , le Sam 16 Mar - 17:05





 





Putain, je suis une vraie tapette en ce moment. Je voudrais que quelqu’un m’explique ce qu’il m’arrive, bordel. Dès qu’on me dit un truc, je pète les plombs, je crie, je suis de mauvais poil. On dirait une gonzesse qui a ses règles, c’est insupportable. Alors, au grands maux, les grands remèdes. J’ai posé une semaine de congés, j’ai refilé les dossiers à mes collaborateurs. L’avantage d’être patron. J’ai été à Houston pour aller prendre le large dans mon bateau, quelques jours. Respirer, voguer au gré du vent pour faire le point avec moi-même. J’ai coupé mon téléphone, même la sexologue ne pouvait plus l’envoyer de messages, ce n’est pas plus mal. Oui, parce que je sens que tout vient d’elle. Enfin, pas directement d’elle. De ce qui s’est passé, plutôt. J’ai fait une note à moi-même : ne jamais se repointer bourré chez son plan cul en pleine nuit. Entre mon crise de larmes, ces câlins et cette baise vanille là, je ne sais plus quoi en penser. D’où je baise comme ça avec un plan cul, maintenant ? Je n’ai jamais fait ça puis, me dire que c’est l’alcool, bonjour la lâcheté. Ça ne rend pas tendre, la boisson. C’est même plutôt le contraire, en règle générale. Je ne comprends pas, je ne comprends plus. Moi et ma Mustang, on arrive tout droit de Houston justement. Il est tard et j’ai besoin d’une explication, peu importe l’heure. J’ai toujours ses putains de clefs, en plus. Je gare la voiture. J’irai chercher Roan demain, toujours chez un couple d’ami à Austin. Je marche vers chez elle, ajustant ma veste sur mon dos. J’arrive rapidement devant chez elle. J’ouvre la porte de son appartement quand j’entends gueuler qu’il y a voler. J’hausse un sourcil en claquant la porte derrière. Je lance les clefs sur son meuble et j’avance vers le canapé. Elle a les mains sur les yeux. Je m’arrête, regardant autour d’elle. C’est un bordel là-dedans, ça pue la weed en plus. Je secoue la tête de gauche à droite quand elle hurle mon prénom. « Non, c’est le Père Noël, tu vois bien. » Le Azraël aimable fait son grand retour. Apparemment, je lui ai fait peur puis elle me demande ce que fous ici. « J’en sais rien, je passe, c’est tout. » dis-je en enlevant ma veste que je jette sur le plan de travail de sa cuisine. Elle ne s’en remet pas, la pauvre, alors que j’arrive près d’elle. « Non, faut qu’on parle. » Ma seule réponse est d’éteindre la télé et de me poser mes fesses sur la table basse, en face d’elle. Je lui prends le joint des mains. « Je crois que t’as assez fumé, là. » Je porte le pétard entre mes lèvres et tire une grosse latte dessus. Pile poil ce qu’il me fallait, putain. Si j’ai mangé ? « Non. » dis-je en soufflant la fumée. Je n’ai même pas envie de manger, ça risque de changer bientôt mais là, non. Allez, maintenant, on se prend le chou. « Pourquoi on a baisé comme ça ? » C’est direct, précis. Je veux savoir, je veux essayer de comprendre parce que ça commence à me rendre fou. « Ça ne te pose pas le moindre problème ? » dis-je, mon regard planté dans le sien. Je n’en peux plus.
(c) DΛNDELION
Invité
Invité
Anonymous


Creepy baby ft. Azrael  Empty
Re: Creepy baby ft. Azrael , le Sam 16 Mar - 17:48





 




Sa réponse me rend dingue. « C’est le Père Noël », tsss, même défoncée j’sais encore faire la différence entre lui et le Père Noël, hein. Je fronce les sourcils. « J’aimerai bien me faire baiser par le Père Noël dans ce cas. » Je ricane, contente de ma blague de merde. Il a l’air d’une humeur de chien mais je préfère tout de même ça à ses crises de larmes et l’odeur rance de l’alcool. Il fait comme chez lui en posant ses clés et sa veste. Je le regarde faire alors que je lui demande ce qu’il fout chez moi. « Mh. » C’est même pas la peine d’argumenter, je le sens gros comme une maison. Soudain, j’entends des mots que je n’aime pas. Cette suite de mots m’angoisse. Je fronce les sourcils. « Pose ton cul. » Ok, je fais la fière mais je me chie tellement dessus. Il vient d’éteindre ma télé, sans mon autorisation. Putain, je vais lui en coller une. Je le regarde s’asseoir sur ma table basse en haussant un sourcil. « Je te préviens, c’est du marbre, si elle tombe mon parquet est mort et tu payes. » J’ai pas envie de la casser, j’y tiens. Sa main vient attraper mon joint et je fronce encore plus les sourcils quand il me dit que j’ai assez fumé. « Mais, rends moi mon.. » Bon, ok, il fume un petit coup. Ca va le détendre. Il est relativement sexy quand il fume d’ailleurs mais passons. J’attrape une part de pizza et je lui demande s’il a mangé. La réponse est négative, ok. Bon. Je vais pas tarder à sortir de chez moi visiblement, je ne suis plus la bienvenue. Sa question résonne comme le glas dans un village. « J’en sais rien, moi. T’avais envie, j’avais envie. On étaient fatigués. On a … baisé comme d’hab.. » Non, on a pas baiser comme d’habitude. C’était pas que du cul pour du cul, c’était du putain de sexe vanille. Je me voile la face mais lui aussi, il veut pas dire le terme. Il ne veut pas et moi non plus, bon sang. Le sexe vanille, c’est pas pour nous deux mais ça nous a pas empêcher de le faire la dernière fois. Je relève le regard vers lui et je reprends mon pétard. Je tire une longue latte dessus avant d’oser lui répondre. Son regard est planté dans le mien. « Visiblement, ça t’en poses un à toi. » Je soupire. Je me voile tellement la face que je vais finir enfouie dans mes mensonges. A moi aussi ça me pose un problème, moi aussi c’est cette tendresse qui m’a surprise. Aussi bien de l’un que l’autre. Non, je ne dis rien mais, oui, ça me rend folle. Folle de voir ses grands yeux bleus ancrés dans les miens et de sentir mon ventre qui se serre quand je sens son parfum. On devrait arrêter de baiser ensemble mais j’veux pas, putain. « P’tête que de revoir ta femme ça t’a chamboulé, aussi.. » Je soupire en baissant le regard. « J’ai pas envie d’en parler. J’veux juste me détendre après cette semaine de merde. » En vérité, ma semaine s’est très bien passée. J’avais juste le cerveau ralentit par mes questions existentielles sur notre relation soit-disant saine.

(c) DΛNDELION
Invité
Invité
Anonymous


Creepy baby ft. Azrael  Empty
Re: Creepy baby ft. Azrael , le Sam 16 Mar - 20:51










La brune défoncée me demande de pose mon cul quand je lui dis qu’il faut qu’on discute. Elle a l’air de s’en battre royalement les couilles et ça me fait monter d’un cran. J’ignore son invitation dans le canapé et je m’assois sur sa table baisse, la tête presque dans mes mains. « Oh, ça va, hein. » dis-je un peu sèchement. « Traite-moi de gros tas direct, ça ira plus vite. » Non mais c’est vrai ! J’suis pas un bœuf non plus. D’ici que sa table pète sous mon poids, on se sera plus sur Terre. Qu’est-ce qu’elle vient me chercher des noises, là ? Je lui pique son joint, elle commence à protester quand je lui prends et que je lui dis qu’elle a déjà bien fumer la moquette. Je tire dessus, j’en ai besoin là, c’est une urgence vitale pour éviter de péter les plombs. Je lui pose la question qui me taraude depuis des jours et toujours pas la moindre réaction. Bordel de merde. « On a baisé comme d’habitude ? Tu te fous de ma gueule, j’espère ? » Je la regarde avant de tirer une autre grande latte avant qu’elle le récupère. « J’étais peut-être bourré comme un ivrogne mais je me souviens, Bambie, hein. » dis-je en roulant des yeux. « On a fait l’amour. » Putain, mes entrailles se serrent avant que je ne soupire longuement. « Je m’en souviens qu’on a eu ces mots-là, ne prend pas pour un con. » Je passe ma main rageusement dans mes cheveux. « Descend de ton nuage, s’il te plaît. » Mon ton se fait soudain implorant, je suis en détresse et elle reste là, avec son pauvre joint comme une paumée. J’en ai marre, mais vraiment. Soudain, elle me sort le pire truc possible. Ma femme ? Non mais là, elle veut que j’hurle ou quoi ? « Elle vient foutre quoi ici, elle ? » Je me lève en la fixant. « Tu m’expliques ? » Je vous jure, on dirait une gamine qui se cherche un excuse de merde pour ne pas aller en cours. Elle n’a pas envie d’en parler, très bien, parfait. Ras-le-cul de ces conneries. « Parfait, allez, j’en ai assez entendu pour ce soir. » Je vais chercher ma veste et l’enfiler rapidement. « Quand t’arrêtera de jouer à la gamine et que tu seras disposée, tu m’appelles, tu viens me voir, j’en sais rien. » J’allume une cigarette dans sa baraque, je m’en fous. « Tu te démerdes, t’es grande, Bambie. » Je marche rapidement vers la sortie avant de claquer la porte derrière moi. Non mais c’est incroyable, je fais un pas vers elle pour une fois et voilà, chacun son tour de faire le gamin, apparemment. Je m’adosse contre le mur à côté de la porte, un instant, pour reprendre mon souffle. Je baisse la tête vers le sol, la lèvre mordue entre mes dents. Je me sens beaucoup vulnérable quand je parle avec elle. La preuve, je suis à deux doigts de craquer sur son pallier. Qu’est-ce que je deviens une pauvre merde, il faut que je me ressaisisse. Je reste encore un peu adossé à son mur, perdu dans mes pensées et tentant de me décider à bouger de là.
(c) DΛNDELION

Invité
Invité
Anonymous


Creepy baby ft. Azrael  Empty
Re: Creepy baby ft. Azrael , le Sam 16 Mar - 22:25





 




Je crois qu’il est un petit peu trop susceptible en ce moment, le lion. Je fronce les sourcils quand il m’incrimine. Il a la tête dans les mains, et il râle comme un chancre. Bon sang, où est passé ce lion féroce qui me fait tant bander ? Je pose ma main sur sa cuisse quand il me dit que je devrais traiter de « gros tas » directement. « Az, je rigolais. Tu te détends le slip, là. » Bordel, je vais jamais pouvoir passer une soirée tranquille, hein. Je soupire quand la conversation commence, celle-ci prends un tournant qui ne me plaît guère. Je me voile la face royalement tandis qu’il veut aller au fond des choses, on va s’engueuler, je le sens. C’est parti. Ding, ding, ding. Je me passe une main sur le visage alors qu’il plonge son regard dans le mien. J’ai pas envie de me confronter à lui. Je prends une grande inspiration, je me redresse un peu dans le canapé. Il enchaîne tandis que je regarde ailleurs. Il continue à m’en coller plein la gueule et cette fois-ci, je me renfonce. Je sais qu’on va vite arriver au point dont je ne veux pas parler et bordel, il le dit. Littéralement. Je reste là, a le regarde avec mes grands yeux de biche ancrés dans les siens. J’ai le bide noué quand il le dit, et le pire, c’est que j’ai carrément envie de recommencer. « Tais-toi. » Ignorer la chose plutôt que de se l’avouer. Si c’est pas du voilage de face niveau royal, je ne sais plus ce que c’est. Je prends une grande inspiration et je tire sur mon pétard. « Az, arrête. » Qu’il arrête de me dire qu’on a eu ces mots là, c’est lui qui a commencé à me dire des choses pareilles. Je baisse les yeux vers mes pieds en me triturant la lèvre. « Et je te prends pas pour un con. » J’ai juste peur qu’il me prenne pour une conne, lui. Je vois sa main passer dans ses cheveux, il est nerveux le lion. Je me pince les lèvres quand il me demande de descendre de mon nuage. Je plonge mon regard dans le sien en soupirant. J’hoche la tête pour lui dire que oui, je vais descendre de mon nuage. Ce foutu nuage où je suis si bien, installée dans mes nuages de THC et de douceur. Je lui sors le pire truc du monde, au pire moment. Il va me tuer, c’est certain. Son regard est plein de haine quand il parle d’elle et putain, je commence à bafouiller. « Mh, euh.. » Super. Bravo Bambie. Élocution/20, zéro. J’ai pas envie d’en parler, merde à la fin. Il se lève pour prendre sa veste sous mon regard impuissant. « Ouais, ouais. » La porte claque et le sillon de sa clope m’arrive au nez. Ok, il m’emmerde.

Je me lève d’un coup, j’allume la lumière de l’allogène, j’attrape une paire de basket, mon trench coat noir que j’enfile à la va vite. Mes clés et mes clopes. Je prends tout. Il veut qu’on parle, on va parler, très bien. Je sors en vitesse mais je manque de me péter la gueule sur lui qui est adossé au mur. Je viens me mettre en face de lui, contre l'autre mur. Les yeux plantés dans les siens, je commence ma tirade. Digne de Shakespeare l'enfant. « Tu veux qu’on parle ? On parle. Je suis terrifiée à l’idée de t’expliquer tout ça parce que j’ai aucune idée de ce qu’il s’est passé, du pourquoi du comment. Je suis pas douée pour parler de ce que je ressens, j’aime pas ça. C’est la porte ouverte à tout et n’importe quoi. J’ai aucune envie que tu me la colles à l’envers, Az. Aucune. On me l’a beaucoup trop mise ces dernières années et je refuse de souffrir, encore. C’est mort, et l’idée que tu puisses le faire me déplaît encore plus. » Je reprends mon souffle en plantant mon regard dans le sien. « Je pars du principe que si on a fait l’amour comme ça, l’autre soir, c’est parce qu’on en crevait d’envie. J’adore quand tu me baises, mais on avait cette foutue alchimie qui m’a mis dans le mal toute la semaine. J’ai refusé des clients pour essayer de comprendre notre putain de situation mais justement, je ne comprends pas ! » Je me passe une main dans les cheveux en grognant. « Le pire, c’est que c’est mon métier mais nous deux, j’arrive pas à mettre quelque chose dessus. J’y arrive pas. »Putain, ça m’énerve. J’ouvre la porte de chez moi. « Viens à l’intérieur, bébé. Les gens ont pas besoin de savoir ce qu’on fait ensemble. » J’attends qu’il rentre et je me remet en t-shirt, toujours ce vieux t-shirt pourri. J’ouvre la baie vitrée pour aérer la pièce, ça sent le fauve ici. J’ébouriffe mes cheveux en soupirant, je viens près de lui. « C’était pas que du cul pour du cul, l’autre soir. » Je grimace. « J’ai pas envie de m’excuser pour ça alors qu’on était deux et que putain, j’ai tellement pris mon pied. » Je plonge mon regard dans le sien. « Toi aussi t’as pris ton pied, bébé. Me mens pas, s’il te plaît. » Depuis quand je l’implore, depuis quand je parle comme ça aussi ? Je m’effondre sur l’un de mes poufs. « T’arrive bien trop à me faire parler, bordel. »  

(c) DΛNDELION
Invité
Invité
Anonymous


Creepy baby ft. Azrael  Empty
Re: Creepy baby ft. Azrael , le Dim 17 Mar - 17:23





 





Hors de question que je me détende le slip, comme dit la sexologue défoncée depuis son canapé. J’en ai marre d’elle et de son petit jeu à la con, putain. En plus, elle me scande de me taire. Non mais puis quoi encore ? J’ignore complètement ses supplications. Je m’en fous, je suis dans un tel état de nerf que je l’enchaîne. Elle ne se remue même pas le cul alors que je fais un pas historique vers elle. Elle qui se plaint qu’on ne parle pas, que machin. C’est bon, elle me gonfle tellement. Elle est juste là, les pupilles éclatées à me regarder d’un air détaché. Moi, je vois rouge quand elle me parle de ma femme. Je ne comprends pas ce qu’elle vient foutre ici et elle balbutie quelque chose d’incompréhensible. Tiens, d’ailleurs, je m’arrache parce que là, elle se comporte comme une gamine alors qu’elle me le reprochait il n’y a pas si longtemps que ça. Fatigué de supporté ses sautes d’humeurs et de ces putains de caprices de princesses. Je finis par claquer la porte très fort derrière moi, la clope au bec. Putain de gonzesse de merde.

Je me suis adossé quelques instants sur le mur à côté de la porte, pour reprendre mon souffle et d’éviter de m’effondrer comme un pauvre crétin. J’allais partir quand soudain, la porte s’ouvre sur une Bambie en furie qui manque de me rentrer dedans. Je fronce les sourcils, ce n’est pas le moment. Vraiment pas. Je n’ai pas le temps d’en placer une qu’elle déballe son sac. Les bras croisés, je tire sur ma cigarette. Je la toise d’un air presque mauvais. Je suis au bout avec elle, encore plus quand j’écoute ses paroles. Je ne me laisse pas attendrir. C’est fini là. C’est sûr que ça me touche ce qu’elle dit. Je comprends, vraiment, ce qu’elle me dit mais là, c’est bon. J’ai ma dose de meuf. Il n’est peut-être pas tout à fait trop tard pour changer de bord. Je commence vraiment à au moins y réfléchir parce que ça commence à me gonfler. Il a trop d’informations à encaisser, je ne vais pas me souvenir de tout ce qu’elle me débite. Par contre, le fait qu’elle me dit qu’on crevait d’envie de faire l’amour ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd. Je soupire. C’est sûr que j’ai senti quelque chose et ce n’était pas du flan. Elle se flagelle elle-même sous mes yeux mais ça ne prend plus. Elle a l’air vulnérable mais ça suffit. Elle me demande de rentrer par pudeur, j’ai envie de rester planter là. Je m’en bats royalement les couilles que quelqu’un entende. Soudain, le voisin sort sur le palier et commence à gueuler dans son pyjama immonde. « Juste ta gueule, mec. » dis-je, d’un air dédaigneux. Je rentre en soufflant la fumée avant de m’adosser à la porte d’entrée. Non, je n’irais pas plus loin. Je la regarde faire un peu d’air dans son appartement avant de revenir vers moi. Je lui fais comprendre par le regard de ne pas approcher trop près. Je mords là, chien méchant. Voilà, ce que je redoutais d’entendre. Ce n’était pas juste du cul et elle me dit que j’ai pris mon pied. Madame l’affirme, attention. Même si c’est le cas, ça n’a plus d’importance maintenant. Ma décision est prise. Alors qu’elle va s’assoir sur un pouf, je la regarde. J’ai gardé ce même air impassible sur le visage. Poker face. Quelques secondes après qu’elle ait terminé, des applaudissements viennent feindre le silence. Mes mains frappent théâtralement avant de s’arrêter. « C’est bon ? Vous avez fini, votre altesse ? » Je décroise les bras. « Tu veux savoir la vérité, Bambie ? » dis-je en soupirant. « J’en ai putain de marre de tout ça, mais à un point que tu ne soupçonnes même pas. » J’hausse le ton, ça y est. « Stop là, je ne veux plus te revoir. » Quelle violence. « J’ai fait l’effort de me bouger le cul pour te voir et tu m’as rejeté comme une pauvre merde puis maintenant, tu viens me chercher juste après ? C’est quoi ton problème, hein ? Je ne suis pas ton petit chien que tu trimballes comme ça te chante ! » Mon indépendance, je me battrais pour elle, à jamais. « Même si t’es le meilleur coup que je me suis tapé depuis des années, ça ne justifie rien du tout. Je ne suis pas ta petite pupute, Bambie, merde ! » Allez, maintenant, on enfonce le couteau et je me casse. J’en ai trop vu pour ce soir. « On arrête la baise, tout, t’as compris ? » C’est on-ne-peut-plus clair. « T’inquiètes, tu ne pas souffrir longtemps, il y en a d’autres de connards donc tu t’en trouveras un autre sans problème, je ne me fais pas de soucis pour toi. » Je suis vraiment blessé, ça doit se voir à ma gueule. On dirait que je viens d’enterrer un cadavre mais c’est pour le mieux. Je dois me défaire de cette relation toxique parce que là, ça va beaucoup trop loin.
(c) DΛNDELION
Invité
Invité
Anonymous


Creepy baby ft. Azrael  Empty
Re: Creepy baby ft. Azrael , le Dim 17 Mar - 19:17





 




Je m’effondre dans le pouf en soupirant. Il a réussit à faire sortir beaucoup de chose mais je me retrouve à m’en prendre pleins la gueule avec ses applaudissements et son débit de parole impressionnant. Il enrage, il bout, je le vois dans la pièce en train s’exciter le poil. J’entends ses mots mais je ne réponds pas. Je reste là à le regarder tandis que je fronce les sourcils, je m’énerve dans mon coin mais je me sens incapable de bouger. J'encaisse tout, tout ce qu'il me dit. Sauf ça. Sauf cette idée que nous deux, ça doive s'arrêter. Je ne veux pas, j'en ai aucune envie mais c'est son droit. Je sens un long sanglot monter dans ma gorge, il roule, il arrive. J’ai les larmes aux yeux, putain. Il m’interroge quand il me dit ne plus jamais vouloir me revoir, que nous deux, c’est terminé. Je ferme les yeux en soupirant, fort. Les larmes coulent le long de mes joues mais je reste stoïque. Je fronce les sourcils avant de me lever d’un coup, je me sens mal comme coupée en deux, éviscérée. Je balaie mes larmes, je croise son regard. Je viens lui ouvrir la porte. Je plonge mon regard dans le sien. « Je.. Va t’en. » Je n’ai rien à lui dire à part de partir, de me laisser avec le bordel qu’il a foutu dans ma vie et dans mon coeur, putain. Quelle enflure. Il passe la porte et je m’effondre derrière celle-ci, pleurant à chaudes larmes.

(c) DΛNDELION
Contenu sponsorisé


Creepy baby ft. Azrael  Empty
Re: Creepy baby ft. Azrael , le

Creepy baby ft. Azrael

Page 1 sur 1

La boite à souvenirs :: Hors jeu :: 2019-